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EUROPE 1 pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 24 février 2016

1995

18-oct-95 : Entretien avec Jean-François RABILLOUD

Jean-François Rabilloud : Mylène revient. Vous connaissez peut-être son dernier clip, mais c’est le nouvel album de Mylène Farmer qui sort cette semaine, ça s’appelle « Anamorphosée ». Bonjour, Mylène Farmer.

Mylène Farmer : Bonjour.

JFR : Dans le dictionnaire, l’anamorphose c’est l’image d’un objet déformé par un dispositif optique, une déformation. Pourquoi vous avez choisi ce titre ?

MF : J’ai choisi « Anamorphosée » parce que j’ai pensé à ma perception du monde qui s’est élargie, et l’idée de l’anamorphose c’est pour moi le moyen de rassembler toutes ces impressions, tous ces sentiments pour n’en faire qu’un et pur.

JFR : C’est ça, ça veut pas dire que c’est un monde déformé que vous voyez…

MF : Absolument pas, non. Non.

JFR : Alors, il y a une douzaine de chansons – douze chansons – dont la musique est signée Laurent Boutonnat et les paroles Mylène Farmer. Ca a été écrit aux Etats-Unis ?

MF : Oui, à Los Angeles.

JFR : Est-ce que l’air du temps, si ce n’est l’actualité, vous ont inspirée dans cet album ?

MF : Fatalement. Je parle de moi, mais je parle de l’autre. Oui, le monde m’intéresse.

JFR : Vous n’êtes en France que depuis un mois, après donc ce séjour prolongé aux Etats-Unis. (Mylène acquiesce) Comment est-ce que vous avez retrouvé la France ? Dans quel climat, sur fond d’attentats, puisque vous êtes arrivée il y a un mois, donc, c’est ça ? (à l’été 1995 se sont produit coup sur coup deux attentats, l’un très meurtrier à la station de RER Saint-Michel et l’autre à proximité de l’Arc de Triomphe suivis en septembre d’autres tentatives toujours à Paris, nda)

MF : Oui. Climat extrêmement difficile, extrêmement lourd. Paris est plombé et ma foi, c’est difficile d’y trouver un sourire.

JFR : Vous sentez ça en marchant dans la rue ? C’est quelque chose de pesant ?

MF : Je crois que le ciel est bas. Bas et lourd ! Et puis ma fois, l’actualité et puis je crois si c’est presque vibratoire…

JFR : Vous trouvez que ça se sent…

MF : Oh oui ! Oui. Bien sûr.

JFR : Et quand on marche dans les rues de Los Angeles, on sent quoi par rapport à Paris ?

MF : C’est plus spacieux, je dirais. Peut-être que c’est plus hypocrite, dans le fond !

JFR : Vous trouvez pas que les français réagissent bien, finalement ? Que les gens se comportent pas mal ? Que ça soit les parisiens ou les autres…

MF : Qu’est-ce que vous entendez par ‘se comporter mal ou bien’ ?!

JFR : Ils gardent leur calme, par exemple…

MF : Ca, je ne sais pas. Je ne sais pas bien. Je ne vais pas dans le métro, je suis quelqu’un dans le fond de très protégée. Ils vivent probablement très, très mal. Est-ce qu’ils sont calmes, je ne le pense pas.

JFR : Vous dites qu’on sent ce mal de vivre à Paris : vous allez repartir, vous, aux Etats-Unis ou vous restez là, en France ?

MF : J’ai envie de bouger, j’ai envie du voyage. Maintenant, repartir aux Etats-Unis, je ne sais pas mais c’est vrai que ça donne en tout cas, oui, l’envie que de partir, c’est vrai.

JFR : Aux Etats-Unis, il y a toujours plein d’actualité : la solidarité, par exemple, retrouvée entre Noirs américains et le succès d’une grande marche de ces Noirs américains sur Washington. Est-ce que vous pensez, par exemple avec votre expérience américaine, que les deux communautés noire et blanche finiront par vraiment vivre ensemble un jour ?

MF : Ca, je ne sais pas. C’est pas à moi de me prononcer. C’est le souhait de tout un chacun, maintenant c’est vrai que ça paraît presque utopique.

JFR : On a fait des progrès, quand même !

MF : On a fait des progrès, mais c’est vrai que la violence est j’oserais dire inhérente à ce pays. C’est vrai qu’il y a ce conflit qui est là. Une fois de plus, on le voit quand on se promène dans Los Angeles. Je ne suis pas sûre de l’avoir, moi, rencontré, maintenant c’est vrai qu’il y a des quartiers qui sont plus difficiles et que c’est quelque chose qui est omniprésent, oui.

JFR : Vous me disiez que vous êtes arrivée aux Etats-Unis au moment où commençait le procès Simpson (long procès très médiatisé à l’époque du comédien O.J. Simpson, accusé d’avoir assassiné son ex-femme et l’amant de celle-ci, nda). Vous l’avez suivi, là-bas ? C’était impossible de ne pas la suivre !

MF : Presque malgré moi, j’oserais dire ! (rires) C’est vrai que c’est assez passionnant et assez dérangeant : c’est du voyeurisme mais c’est aussi de l’information. Nous ne sommes pas éduquées et habitués à pénétrer…

JFR : (il la coupe) Donc vous tranchez pas ? Vous dites que c’est trop de reportages à la télé, trop de direct sur ce procès, par exemple ou est-ce que c’est bien ?

MF : Non, je pense que c’est trop. C’est allé trop loin, mais c’est tout de même passionnant.

JFR : Vous avez une idée, comme on en a tous une, sur sa présumée culpabilité ? Il est coupable, il est pas coupable ?

MF : Ha non. Je ne me permettrais pas de dire quoi que ce soit sur ce sujet parce que c’est…

JFR : Et pourtant, toute l’Amérique a un avis là-dessus, pour ou contre…

MF : Tant pis pour l’Amérique !

JFR : Vous êtes rentrée en France il y a quelques temps : les collections, par exemple, c’est aussi l’actualité à Paris. Vous allez beaucoup aux défilés ?

MF : Non. Très, très peu mais j’avais très envie d’aller voir le défilé de Jean-Paul Gaultier (auquel Mylène a en effet assisté la veille de la diffusion de cet entretien, nda). J’aime beaucoup ce créateur.

JFR : Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres ?

MF : De plus ? Peut-être la fantaisie. Mais il a surtout un grand talent, il a une grande maîtrise de son métier. Une folie, peut-être, en plus, oui…

JFR : Le coup de cœur de Mylène ces jours-ci, qu’est-ce que c’est ?

MF : Depuis un petit moment, c’est un livre que je crois beaucoup, beaucoup de personnes ont découvert, qui est « L’Alchimiste »…

JFR : Oui, qui est un gros, gros succès de ces dernières semaines…

MF : Oui, qui est un livre qu’on a plaisir à conseiller, et c’est une très, très jolie histoire.

JFR : Alors on va se quitter sur un hymne à l’amour, quoi ! « XXL », c’est l’une des chansons de cet album. En résumé, c’est ‘on a tous besoin d’amour’, c’est ça ?!

MF : Oui, c’est ça ! (rires) Merci !

Diffusion d’un extrait de « XXL » pour clore l’entretien.

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Olivier Theyskens et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

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Olivier Theyskens et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE rmymi-adio-02-cOlivier Theyskens est né en 1977 d’un père belge ingénieur en chimie et d’une mère française. Enfant, doué pour le dessin et doté d’un sens précis du détail, il veut « être une fille », car il est« jaloux que les filles deviennent des princesses et portent des jupes, ça m’a tourmenté ».

Ses parents ont encouragé son intérêt pour la couture apparu très jeune : à sept ans il déclare déjà qu’il souhaite « faire de la haute couture ».

En octobre 1995, à l’âge de 18 ans, il entre à l’école de École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre pour étudier la couture. Il la quitte dès 1997 pour lancer sa propre marque. Ses premières collections sont souvent qualifiées d’« extravagances gothiques » ; il n’hésite pas à utiliser de simples draps de lits réclamés à sa grand-mère. Mais disposant de peu de moyens financiers, l’expérience tourne court, malgré un certain succès commercial. Son amie Laetitia Crahay, assistante-designer chez Chanel dira « je ne m’inquiète jamais pour Olivier, c’est un gagnant ».

Olivier Theyskens poursuit alors son expérience en créant les costumes du Théâtre de la Monnaie. Mais il continue à dessiner des vêtements comme un passe-temps. Il se fait remarquer à seulement 21 ans quand la chanteuse Madonna, en 1998, porte l’une de ses robes en satin noir aux Academy Awards. Viendra également Mylène Farmer qui apparait alors dans JE TE REND TON AMOUR lorsqu’elle entre dans un confessionnal, vêtue d’une superbe robe rose et blanche du couturier Olivier Theyskens.

Depuis trois saisons, le créateur belge Olivier Theyskens, qui défile à la Fashion Week de New York ce lundi 10 septembre 2012, triomphe chez Theory. Portrait. 

S’il ressemble à Jésus, Olivier Theyskens est surtout, depuis peu, le visage du « middle luxury », concept qui associe un design créatif et de jolies matières à des prix franchement raisonnables. Voilà trois saisons, ce beau page au teint d’albâtre encadré de baguettes noires soyeuses choisissait en effet de donner un virage tout à fait iconoclaste à sa carrière couture. Après avoir enchanté -et parfois étonné- comme directeur artistique de Rochas (de 2002 à 2006) puis de Nina Ricci (2006-2009), il quittait Paris pour New York, et les salons ouatés du VIIIe arrondissement pour une entreprise plus mass market: Theory, une griffe lancée en 1997. 

Les vêtements y sont contemporains mais ni trop pointus ni trop chers, afin de toucher l’Amérique moyenne. La marque est entrée en 2004 dans le giron de Fast Retailing, le groupe japonais propriétaire d’Uniqlo ou deComptoir des cotonniers. En même temps qu’il a l’oeil sur l’ensemble de Theory, le créateur signe Theyskens’ Theory (TT), sa ligne dotée d’une touche plus personnelle et plus affûtée. Où l’on retrouve les tocades de ce trentenaire exigeant: des lignes pures, une allure urbaine et néanmoins enchanteresse, un romantisme aux tonalités sombres. En somme, avec TT, on s’offre du Theyskens démocratisé, de la même manière qu’on s’achète désormais du Felipe Oliveira Baptista à prix accessible chez Lacoste

« Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements »

« Je ne pense pas être sorti du luxe », assure Theyskens, qui s’appuie sur une équipe de six stylistes et un atelier d’une centaine de personnes, installé à Meatpacking, à New York. « Cette notion m’habite depuis mes débuts, mais je ne voulais pas m’emprisonner dans ce privilège. Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements, qui vont aller à la rencontre de femmes réelles dans la rue, confie-t-il. Cela me convient parfaitement, car je n’ai jamais travaillé à partir d’un fantasme ou d’une muse. De plus en plus, quand je dessine, je me dis : « Si j’étais une fille, aurais-je envie de porter cela ? » ou « Au-delà du délire esthétique, est-ce flatteur ? »" 

Un sens du réel assez nouveau pour Theyskens, Belge diplômé en 1997 de l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de la Cambre, à Bruxelles, à la sortie de laquelle il fit sensation en lançant sa griffe, d’une grâce folle et nourrie de références oniriques. Dès 1998, alors qu’il n’a que 21 ans, Madonna porte aux Oscars une de ses fameuses robes éthérées en satin noir, suivie par d’autres reines des red carpets, Nicole KidmanReese Witherspoon. Ses premiers défilés parisiens restent dans les mémoires des cérémonies à la grâce planante, emplie de robes d’héroïnes tourmentées façon épopée XVIIIe siècle, une esthétique qu’empruntera Riccardo Tisci quelques années plus tard chez Givenchy

olivier-theyskens dans Mylène et L'ENTOURAGE

« On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! »

« Beaucoup de clichés ont circulé sur moi à la suite de ces collections assez « dark », mélancoliques. On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! » En mars 2009, il est congédié de Nina Ricci par le propriétaire, le groupe Puig, sept mois avant l’expiration de son contrat, prétendument parce que ses collections coûtent trop cher à produire commercialement. Dans l’édition d’avril du VogueaméricainAnna Wintour, l’un de ses plus fervents soutiens, écrit que « le rôle vital du talent artistique a été dissous dans le climat économique actuel. Nous avons été choquées, mon équipe et moi, d’apprendre que le contrat de Theyskens ne serait pas renouvelé ».  

C’est peu après qu’Andrew Rosen, président et fondateur de Theory, parfois présenté comme le « Bernard Arnault de l’alternatif » depuis ses investissements récents dans Proenza Schouler, lui fait les yeux doux. « Il y a de brillants créateurs aux Etats-Unis mais je cherchais quelqu’un doté d’une sensibilité européenne, pour ne pas dire couture, explique Rosen. J’adore l’idée que quelqu’un comme Olivier veuille faire des vêtements démocratiques. Sa force vient du fait qu’il suit le design d’aussi près que le business. » 

La féminité que Theyskens esquisse aujourd’hui chez TT est moins empruntée, plus ambiguë et androgyne. Il y mêle des classiques urbains (vestes, jeans, shorts et tee-shirts), quelques pièces luxueuses (cuir, manteaux en fourrure), et toujours une poignée de robes longues à la gravité trouble. « La fille theyskénienne n’a jamais été premier degré, trop sexy, trop fatale. Mais, avant, j’étais dans une quête de perfection absolue, explique le créateur. Maintenant, j’apprécie au contraire une pointe de laisser-aller, quelque chose de plus cool. » Une nouvelle dégaine immédiatement désirable, un glamour street cousu de pantalons loose et de vestes masculines collant bien à New York, ville où il compte ses plus grandes fans, Anna Wintour, donc, mais aussi Sarah Jessica Parker ou Julia Restoin-Roitfeld.  

« Theyskens traduit en version américaine son style poétique et rock’n'roll, analyse Agnès Barret, fondatrice d’Agent Secret, agence de conseil en luxe. Il réalise avec Theory un produit moderne adapté au marché, très réaliste, portable et abordable, sans pour autant rien renier de son immense talent. Il apporte un coup de frais et de poésie urbaine sur ce que l’on appelle aux Etats-Unis le « contemporary market » (les vêtements destinés aux femmes actives). Il a gagné en maturité, et, fort de ce succès notamment commercial, je le vois bien revenir un jour vers une grande maison de luxe. » Ayant fait preuve de sa capacité de vendre, Theyskens est lui-même devenu plus « bankable » sur l’échiquier des créateurs. 

« Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. »

Lui semble plus détaché que jamais du jeu des ego couture. « Je prends mes distances par rapport à la mode ; je me suis surpris à ne pas aimer quand les gens sont trop modeux. Je déteste les désirs de consommation liés à un affichage social. Beaucoup de gens réfléchissent à trois fois avant d’acheter un vêtement à 500 dollars. Même moi, d’ailleurs ! Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. » Theyskens a grandi en Belgique au côté d’une mère « qui était la première à dire qu’elle n’était pas sapée », et d’un père ingénieur chimiste. Petit, il révèle un talent hors du commun pour le dessin et le sens méticuleux du détail : « J’ai vite compris, enfant, que je pouvais me faire aimer en donnant mes dessins », se souvient ce grand admirateur d’Yves Saint Laurent. Il griffonne toujours énormément, des croquis de mode et de voyage, des peintures à l’huile ou des aquarelles esquissées au Chili ou en Asie. 

L’homme est plus instinctif que cérébral. « Je laisse parler mes petites voix intérieures et ne perds pas trop de temps à tergiverser. En règle générale, j’ai assez confiance en moi. Je ne suis jamais nerveux même si je ne suis pas exempt de doutes. » Seule la vision d’un chat noir peut déclencher, chez ce superstitieux assumé, une « crise de nerfs ». « J’ai toujours aimé les contrastes dans les caractères, comme les limites entre bonheur et tristesse. La fragilité émotionnelle m’intéresse. La délicatesse, aussi », poursuit ce lecteur de Stefan Zweig. L’Antechrist de la mode ajoute : « Melancholia, de Lars von Trier, c’est moi en film. » On ne lui souhaite pas la même fin. 

http://www.lexpress.fr/

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Interview J.L Viau sur Mylène farmer

Posté par francesca7 le 10 août 2012

Jean-Louis Viau (Conseiller historique)
interview sur le Le clip PQSD

 

Pourquoi a-t-on fait appel à vous pour ce clip ?
A l’époque, j’étais rédacteur en chef d’une revue d’histoire militaire ancienne, « Tradition magazine ». Un jour, mes collègues de la librairie Armes & Collections, spécialisée dans les ouvrages et les maquettes militaires, m’ont appelé parce qu’une costumière cherchait de la documentation pour un film se déroulant au XVIIIème siècle. C’était Carine Sarfati, la styliste de Mylène Farmer, et elle préparait le tournage de « Pourvu qu’elles soient douces ». Rapidement, elle m’a proposé de rencontrer le réalisateur. J’ai donc eu un rendez-vous avec Laurent Boutonnat et ses assistants dans les locaux de la maison de production du film, à la porte Maillot.

Interview J.L Viau sur Mylène farmer dans Mylène en CONFIDENCES coulisses-de-pourvu-quelle-soient-douce-300x182

Qu’attendait-on de vous à ce moment-là ?
Il s’agissait de placer le film dans un contexte très précis, celui de la Guerre de Sept Ans (1756 – 1763). J’ai rapidement compris que Laurent Boutonnat tenait à faire un film le plus proche possible de la réalité historique, visuellement parlant.

Cela vous a-t-il surpris ?
Oui, parce que ce n’est déjà pas quelque chose de systématique dans le milieu du cinéma, alors dans celui de la chanson, n’en parlons pas ! Beaucoup de clips ne sont qu’une « bouillie » d’images qui vient « habillez » une chanson. Certes, je n’ignorais pas que les clips de Mylène Farmer échappaient à cette triste règle, mais j’ai été agréablement étonné de constater que Laurent Boutonnat, manifestement passionné de cinéma, voulait vraiment raconter une histoire en la plaçant « dans l’Histoire », tout en respectant cette dernière. J’ai également été frappé du perfectionnisme de son travail.

A quel stade en était l’équipe dans la préparation du clip de « Libertine II » lorsque vous êtes arrivé ?
Comme bien souvent dans ces cas-là, le conseiller historique arrive au dernier moment. J’ai été contacté en juillet pour un tournage en août : ils avaient donc déjà bien avancé. Les costumes des acteurs principaux avaient déjà été choisis, mais ils commençaient seulement à s’occuper des tenues pour les soldats. Lorsque je suis arrivé, la première question qui m’a été soumise fut celle de la couleur des uniformes : ils avaient choisi le rouge pour les troupes anglaises, ce qui correspondait parfaitement à la réalité historique. En revanche, pour les troupes françaises, ils étaient prêts à commettre une erreur assez classique pour qui n’est pas un spécialiste des uniformes de cette époque : ils voulaient du bleu alors que l’infanterie française de cette époque était vêtue de blanc. J’ai donc expliqué que le bleu était réservé aux régiments étrangers au service de la France (irlandais, allemands, etc.).

D’où l’intérêt de faire appel à un spécialiste en uniformes…
Certainement, mais un conseiller historique est parfois un « empêcheur de tourner en rond » et mes demandes compliquaient la tâche de la styliste Carine Sarfati et de son équipe : où trouver des habits blancs, infiniment plus rares chez les costumiers que les habits bleus ? De plus, le temps pressait…

Vous avez eu des contraintes de temps ?
On en a toujours, mais notre gros problème c’est surtout qu’à cette époque – nous étions en juillet 1988 – beaucoup de producteurs préparaient des films ou des téléfilms pour la célébration du bicentenaire de la Révolution : les costumiers avaient été littéralement dévalisés et il était extrêmement difficile de se procurer des uniformes fin XVIIIème – début XIXème.

6iao1py6vn-300x266 dans Mylène en CONFIDENCESComment avez-vous fait alors ?
Il a fallu aller jusqu’à Marseille ! Nous y avons enfin déniché les tenues dont nous avions besoin, mais d’autres problèmes se sont alors présentés : les uniformes rouges destinés aux troupes anglaises étaient, en fait, des uniformes de Gardes Suisses au service du Roi de France, mais la silhouette pouvait coller. En revanche, pour les uniformes français, nous n’avons trouvé que des habits de la période Révolution-Empire, bleus avec des revers blancs (sur la poitrine), des parements (à l’extrémité des manches) et des retroussis (au bas des basques) rouges qui évoquaient beaucoup plus la silhouette du fantassin napoléonien que celle des soldats du Roi. Nous avons donc dû nous contenter de ce qui était disponible, mais j’ai alors demandé, sans grande conviction car je m’attendais à un refus, s’il était possible de modifier ces costumes pour qu’ils se rapprochent un peu plus de la réalité de l’époque. A ma grande surprise, Carine Sarfati et les membres de son équipe ont accepté et je dois dire que j’ai été bluffé par leur professionnalisme que je tiens à saluer ici : elles ont décousu et ôté tous les revers blancs et leurs boutons et elles ont recousu ces derniers de façon différente. Je peux vous dire que retravailler une cinquantaine d’uniformes de ce genre en si peu de temps est un exploit.

Et pour les uniformes blancs ?
J’ai proposé à Laurent Boutonnat de contacter un groupe de reconstitution militaire de Mauberge, l’association Renaissance Vauban afin qu’ils participent au film en tant que figurants. Ses membres présentaient l’avantage de posséder des uniformes blancs au règlement de 1767, donc légèrement postérieurs à ceux de la Guerre de Sept Ans, mais dont la silhouette était parfaitement crédible. Par ailleurs, ils étaient armés de fusils à silex conformes à ceux de l’époque, en état de tir et dont ils savaient parfaitement se servir, ainsi que de reproductions de canons d’époque, également en état de tir. En tout, une vingtaine de participants parfaitement habillés, équipés, armés et entraînés, ce qui nous a bien facilité le travail.

Qui étaient les autres figurants ?
Il s’agissait de « civils » recrutés dans la région et de militaires « prêtés » par le 501ème RCC (Régiment de Chars de Combat) caserné à Rambouillet, non loin du lieu de tournage. Donc, à l’exception des quelques civils qu’il a fallu entraîner, tous les figurants, militaires ou passionnés, étaient des gens sachant manœuvrer, marcher au pas et utiliser des armes. C’était un atout non négligeable.

Le conseiller historique que vous êtes devait être plutôt satisfait…
A vrai dire, oui, car au départ, je m’attendais au pire. Bien sûr, un tas de détails clochaient : les fleurs de lys cousues aux basques des habits des anglais, les soldats, tant français qu’anglais, armés de sabres du modèle 1816 alors qu’ils auraient dû porter une épée, les costumes des officiers comportant des épaulettes d’un modèle largement postérieur à l’époque, etc. il faut savoir qu’un conseiller historique, quand il est appelé au dernier moment et que le budget de la production n’est pas pharaonique, ne peut que sauver les meubles quant à la réalité historique absolue : il fait ce qu’il peut avec le temps et l’argent qui sont mis à sa disposition. Ceci étant, je dois vous dire que grâce à son souci de coller au plus près cette fameuse réalité historique, le film de Laurent Boutonnat est sacrément plus crédible que bien des productions dotées d’un budget infiniment supérieur.

Vous avez assisté à l’ensemble du tournage ?
Non, j’ai été présent pendant quatre jours, dans la forêt de Rambouillet, pour superviser les scènes de camp et de bataille. Je me souviens qu’à certains moments, nous avons été embêtés par la pluie, ce qui est dommage en plein mois d’août !

En quoi consistait votre travail sur place ?
Cela commençait très tôt le matin, à l’hôtel : la production avait loué des salles habituellement réservées à des séminaires d’entreprise et les avait transformées en salles d’habillage, de coiffure et de maquillage. Dès six heures du matin, il fallait aider l’équipe du film à habiller, équiper et coiffer tous les figurants, et leur distribuer les armes. Une fois sur le tournage, il s’agissait pour moi de placer les gens correctement, de leur montrer comment se tenir, comment évoluer, de vérifier les tenues et les chapeaux. J’entraînais les figurants à marcher au pas et à présenter les armes comme cela se faisait à l’époque.

Pourquoi étiez-vous en uniforme ?
Tout simplement parce que, durant certaines scènes de bataille, il était plus simple pour moi de diriger les figurants de l’intérieur du rang. Cela me permettait de donner les ordres de manière naturelle et en temps réel : quelle allure ne pas adopter, à quel moment accélérer, à quel moment tirer ou croiser les baïonnettes pour charger, etc. En gros, mon travail consistait à faire que tout sonne vrai : un fusil à silex ne se manipule pas comme une canne à pêche…

Dans le making-of du clip, on vous voit d’ailleurs donner une leçon de tir à Sophie Tellier, la rivale de Libertine…
Oui, car lorsqu’on ne connaît pas les armes à silex, on peut être très surpris : même chargées à blanc, elles sont très lourdes (plus d’un kilo), la détente est très dure (il faut appuyer très fort), le fonctionnement du mécanisme de mise à feu déstabilise la prise en main de l’arme, et le départ du coup est très violent (ça balance une flamme de vingt centimètres et occasionne un recul important). J’ai également dû insister sur les consignes de sécurité élémentaires qui échappent souvent aux gens qui ne sont pas habitués à manipuler des armes à feu.

Cela a été difficile pour l’éternelle rivale de Libertine ?
Sophie Tellier partait confiante car elle avait déjà tiré au pistolet dans le premier clip. Mais elle avait alors utilisé une arme de duel beaucoup plus fine et beaucoup plus légère, et qui était dotée d’un mécanisme de mise à feu à percussion plus souple et donc moins déstabilisant. Elle s’est rapidement rendue compte de la différence (rires). Pour l’anecdote, il faut savoir que dans le premier « Libertine », les pistolets de duel à percussion utilisés ne correspondent absolument pas à l’époque puisqu’ils n’apparaîtront qu’aux alentours des années 1830.

2000-Claude-Gassian-022b-192x300D’où venaient les armes du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » ?
Une vingtaine de vrais fusils à silex avec leur baïonnette ont été loués chez un armurier de cinéma pour les plans rapprochés. Le reste de l’armement destiné aux figurants évoluant en arrière-plan était constitué de faux fusils, mais… à silex : le souci du détail qui fait vrai ! Nous disposions évidemment des fusils des membres de l’association Renaissance Vauban, armes avec lesquelles ont été exécutés tous les tirs réels (à blanc, bien sûr). Concernant les cavaliers, ils étaient équipés de sabres et comme il était impossible, en si peu de temps et avec un budget serré, de leur procurer des armes à feu spécifiques à la cavalerie, j’ai fait appel à un ami, Raphaël Huard, un artisan-armurier de Champagne-au-Mint-d’Or, qui fabrique de superbes répliques d’armes à silex. Il nous a prêté des mousquetons de cavalerie et des pistolets pour le tournage. Quand au pistolet utilisé par Sophie Tellier, la production avait d’abord envisagé de louer une arme d’époque authentique, mais cela coûtait trop cher, surtout à cause de l’assurance prévue en cas de détérioration. J’ai donc apporté une reproduction de pistolet à silex modèle An IX de ma collection personnelle, cadeau de mon ami Raphaël. J’ai d’ailleurs une anecdote amusante à propos de ce pistolet : Laurent Boutonnat, qui m’avait vu tirer avec cette arme, était fasciné par le bruit et la flamme qu’elle produisait. Il m’a demandé de le lui prêter et il s’est amusé, pendant une partie de la journée, à donner les départs de scène en tirant en l’air. Je rechargeais entre chaque prise (rires).

Le décor, réalisé par les frères Lagache, vous paraissait-il correspondre à la réalité historique ?
Le seul détail qui m’ait chiffonné, c’était la couleur de certaines tentes qui étaient kaki alors qu’elles auraient dû être blanches, mais il était hors de question de les changer et nous les avons utilisées telles quelles. Par ailleurs, j’ai fait placer une sentinelle à l’entrée de la tente du capitaine. Ceci mis à part, le camp était tout à fait crédible.

Ce clip a également été pour vous l’occasion d’un reportage photo…
Oui. J’avais demandé à pouvoir publier un article sur ce tournage dans mon magazine, pour son côté reproduction historique. Ils ont accepté et m’ont laissé une totale liberté pour prendre les photos que je voulais. J’ai travaillé pendant les répétitions ou les périodes de repos afin de ne pas gêner le tournage. Et, chose importante, je demandais toujours l’autorisation avant de photographier. Je n’ai volé aucune image.

C’était la première fois que vous étiez consultant sur un tournage ?
Oui. C’est également pour cela que je souhaitais garder des souvenirs de cette aventure.

Vous avez renouvelé l’expérience depuis ?
J’ai été appelé pour trois longs-métrages : « Jefferson à Paris » de James Ivory, avec Nock Nolte et Gwyneth Paltrow en 1994, « Les enfants du siècle » de Diane Kuyrs, avec Juliette Binoche et Benoît Magimel en 1998 et, plus récemment, « Madame Sans-Gêne » du regretté Philippe de Broca, avec Mathilde Seigner, Bruno Slagmulder et Bruno Solo, en 2002.

Comment s’est passé le travail avec Mylène Farmer ?
A l’époque, elle était déjà connue, mais n’était pas encore l’idole qu’elle est devenue depuis. Néanmoins, elle avait déjà la réputation d’être très secrète. J’ai effectivement trouvé une personne très discrète, sur la réserve et concentrée sur son travail, mais néanmoins ouverte, et avec qui il était très agréable de discuter. J’ai mangé une ou deux fois à sa table et nous avons eu des échanges tout à fait normaux : elle répondait volontiers à mes questions de novice du cinéma et je l’ai trouvée intéressante et sympathique. Lorsque j’ai quitté le tournage, elle a pris la peine de me remercier et m’a spontanément et gentiment fait la bise. Elle m’a également invité à la première du clip et m’a salué très normalement lorsque nous nous sommes rencontrés. Et pourtant, je peux vous dire qu’elle était très nerveuse ce jour-là !

On est bien loin de l’image d’une star surprotégée…
Pour ma part, j’ai rencontré une grande professionnelle, perfectionniste, volontaire et patiente. J’ai notamment le souvenir de la scène où le petit tambour se fait fouetter : Mylène était en chemise de nuit, pieds nus. Nul n’ignore qu’au cinéma, on passe un temps fou à attendre entre les plans, lesquels nécessitent des mises en place longues et compliquées (décor, éclairages, etc.). Eh bien, entre les prises, elle attendait tranquillement, sans jamais broncher, dans cette tenue peu confortable. Je n’ai jamais eu l’impression qu’elle se prenait pour une diva. Lorsque les gens de l’équipe ou les figurants venaient se faire photographier à ses côtés ou demandaient des autographes, je ne l’ai jamais vue refuser. Bref, comme tous les vrais grands, c’est une personne normale et accessible.

Qu’avez-vous pensé du clip la première fois que vous l’avez vu ?
C’était fabuleux. Projeté en 35 mm dans une grande salle, c’était extraordinaire. C’est vrai que mon premier regard a été plutôt professionnel – je vérifiais que je n’avais pas fait trop de bêtises – mais j’ai rapidement été subjugué par la magie de ce clip. La salle a d’ailleurs applaudi longuement.

Alors, pas trop d’erreurs ?
Non, ça va (sourire). En y regardant de près, un spécialiste y trouvera évidemment toujours plein de choses à redire, mais dans l’ensemble, compte tenu des circonstances, nous avons bien travaillé. Le rendu était très réussi. Il n’y a guère qu’une chose qui m’ait un peu déçu, ou du moins frustré, c’est le faible nombre de scènes de batailles retenues au regard du nombre de plans que nous avons tournés.

Issu du magazine  IAO – 2006

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Mylène, la Libertine

Posté par francesca7 le 21 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, La libertineMylène Farmer : La libertine

 

Titre: La libertine

Auteur: Thierry Wolf

Édition: Editions de la Lagune

Type de livre: Biographie

Aspect physique: Livre Broché

Date de parution: 23 Octobre 2008

 


La libertine – Biographie de Thierry Wolf

 

Pour ses fans, elle n’est plus qu’un prénom : Mylène… Comme avant elle Janis (Joplin) ou Edith (Piaf)… La diva rousse est définitivement entrée au firmament des icônes, collectionnant sans contrefaçon les disques de diamants, de platine et d’or ainsi que les concerts  » hollywoodiens  » dans les stades de Paris à Moscou. Femme moderne et radicale à la conquête de sa liberté ou simple muse soumise à de vénaux manipulateurs ? Cet ouvrage retrace la carrière de la rousse libertine. De son premier 45 tours  » Maman a tort  » jusqu’à son dernier disque  » Point de Suture « . D’un petit studio d’Aubervilliers jusqu’au stade de France, vingt-cinq années d’une carrière auréolée d’énigmes, de légendes et autres sulfureuses rumeurs. Qui est cette femme au mystère savamment entretenu, submergeant, tel un raz de marée, les billetteries de l’Hexagone à l’annonce de chacun de ses concerts ? Qui se cache réellement derrière le masque de cette  » alchimiste  » des hit-parades ? Une exubérante libertine ou une sage poétesse de la chanson ? Tantôt romantique ou sexy, macabre ou provocante, ce livre – incluant la discographie complète de l’artiste et de nombreux témoignages – raconte pour la première fois vingt-cinq années de la vie de Mylène Farmer, la diva au visage de porcelaine.

 

Biographie de l’auteur

Ecrivain, auteur de plusieurs biographies de référence mais aussi parolier à succès, chroniqueur d’émissions de radio et producteur de nombreuses stars du rock et de la variété française et internationale, Thierry Wolf a également collaboré à de nombreuses collections et biographies autour du cinéma et de la musique.

 

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J.Paul Gaultier et Mylène

Posté par francesca7 le 20 août 2011

Jean-Paul Gaultier.jpgJean-Paul Gaultier, né le 24 avril 1952 à Arcueil (Val-de-Marne), est un styliste français, fondateur de la société Jean Paul Gaultier, membre de la Chambre de la Haute couture.

fils unique d’une mère caissière et d’un père comptable. Ses parents déménagent pour habiter la ville voisine d’Arcueil. Il est entouré de parents affectueux et d’une grand-mère bien-aimée qui l’initie à la couture, alors qu’il est très jeune. C’est ce milieu qui sera une des sources d’inspiration de ses futures créations. Le jeune Jean-Paul faisait déjà, alors qu’il n’avait que six ans, des expériences « stylistiques » sur son ours en peluche, après avoir découvert des corsets, dans une malle de sa grand-mère, qui deviendront les symboles de sa future marque. A 15 ans, il dessine les esquisses d’une collection de vêtements pour enfants.

C’est après avoir vu le film Falbalas, de Jacques Becker, qu’il se décide à faire de la couture sa profession. Il envoie ses croquis à Pierre Cardin. Le jour même de ses dix-huit ans, il intègre la prestigieuse maison de couture, où il restera un peu moins d’un an avant de rejoindre Jacques Esterel, puis, en 1971 l’équipe de Jean Patou.

  

J.Paul Gaultier et Mylène dans Mylène 1991 - 1992 SHEILA-ET-JEAN-PAUL-GAUTHIERSheila sera la première chanteuse habillée par Jean-Paul Gaultier pour son Zénith en 1985 et le sera encore en 2004, avant Yvette Horner avec sa robe Tour Eiffel. Puis Madonna qu’il a habillée lors de ses deux tournées Confessions Tour en 2006 et le Blond Ambition Tour en 1990à qui il fera porter ses mythiques « seins pointus ». Un soupçon de provocation s’ajoutera dès lors aux collections.

jean-paul-gaultier-apportant-un-bouquet-de-roses-noires-a-mylene-farmer-a-la-fin-de-son-defile_90621_w250 dans Mylène 1991 - 1992Jean-Paul Gaultier a aussi créé, entre autres, des tenues pour Mylène Farmer dans les années 1990 ; il signera les tenues sexy que la chanteuse porte sur le shooting de son album Anamorphosée, dans le clip Je t’aime mélancolie ainsi que la robe semi-transparente du clip L’instant X et dans le clip « Lonely Lisa » en 2011. Il l’habille à nouveau lors de sa tournée « No5 on Tour » de 2009. Il a également habillé Kylie Minogue pour sa tournée de 2008.

Il a lancé également des parfums à son nom.

En 1995, il a présenté les MTV Europe Music Awards à Paris.

En mai 2011, Jean-Paul Gaultier réalise un reportage intitulé « Gaga by Gaultier où il interview la chanteuse Lady Gaga sur sa vie intime..

Du 17 juin au 2 octobre 2011, il fera l’objet d’une exposition au MBAM (Musée des Beaux-Arts de Montréal). Elle étalera les 35 ans de travail du designer avec quelque 120 pièces de Haute-couture et certaines de prêt-à-porter.

Ouvertement homosexuel, il est considéré comme un symbole de la culture gay française et internationale.

Le 06 juillet 2011 défilé haute-couture automne/hiver 2011/2012 avec comme pour invité « exceptionnel » Mylène Farmer qui a clôturé le défilé. Elle présentait ainsi une robe de mariée noire faite de plumes comme la plupart des créations de cette collection. Cette robe prédestinée pour la chanteuse a été nommée par le créateur : Libertine Swan.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Gaultier 

 

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