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Carole Fredericks Denise et la MYLENE

Posté par francesca7 le 11 février 2016

Carole Fredericks Denise était un chanteur américain le plus célèbre pour ses enregistrements en France. Carole sortit de l’ombre de son frère, le blues légendaires musicologue Taj Mahal , pour atteindre la gloire et la popularité en Europe et dans le monde de langue française. Depuis plus de deux décennies de Paris, France , a été adopté sa maison et à Dakar, au Sénégal, était son lieu de vacances favori. Bien que Fredericks a quitté son pays de mère, elle n’a jamais quitté ses racines.

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Ancré dans les traditions musicales fertiles de ses parents, luttant professionnels des Carolines et les Antilles, elle est apparue comme un chanteur puissant qui tisse les fils passionnés de blues, jazz, gospel et R & B dans une tapisserie à la française

Carole est arrivée en France avec l’espoir de poursuivre une carrière de chanteuse en Janvier 1979. Elle ne connaissait personne. Dans une rencontre fortuite, Carole a rencontré le propriétaire de La Belle Hélène à l’aéroport.

« Il a appelé ses amis et je me suis retrouvé à travailler presque immédiatement. Je commençais à chanter partout. Il était à peine trois semaines après mon arrivée que je a été signé avec Carla Musique d’enregistrer un album disco intitulé Black Orchid . « 

L’un des auteurs-compositeurs pour Black Orchid est une autre chanteuse américaine, Ann Calvert. Grâce à Calvert, Fredericks a rencontré Baltimore natif Yvonne Jones. Ensemble, ils forment un trio de choristes qui étaient en demande par les plus grands artistes d’enregistrement - Dalida , Johnny Hallyday , Hugues Aufray , Carlos et Sylvie Vartan .

Fredericks était déterminé à apprendre le français le plus rapidement possible. Comme sa maîtrise de la langue améliorée, engagements étendus du studio à la scène. En 1985, Fredericks gagnait un salaire confortable en tant que chanteur et en donnant des concerts avecLaurent Voulzy , Michel Berger , France Gall et Eddy Mitchell . En 1981, elle a été choriste pour Jean-Claude Pascal sur le Luxembourge ntrée au concours de l’Eurovision , à égalité au onzième place.

1985 En 1985, Carole a été présenté dans le Gilbert Bécaud spectaculaire. Plus tard cette année, elle part en tournée en Scandinavie avec Mireille Mathieu . Elle a été coulée dans Je vous aime par Claude Berri et Roman Polanski s ‘ Pirates opposés Walter Matthau . D’autres rôles de films suivies.

1986 la détermination de Fredericks à maîtriser la langue française a grandement contribué à son succès. Non seulement la langue viennent facilement à elle, elle a compris ses nuances qui lui a permis de chanter en français comme si elle était sa première langue. En maintenant Fredericks chantait avec les principaux artistes francophones - Johnny Hallyday , Mylène Farmer , François Feldman , Patricia Kaas , Julien Clerc , et Liane Foly .

Sa réputation en tant que chanteur doué disposé à prêter son talent musical à l’appui d’un autre artiste et les compétences bilingues désireux apporté son nom à l’attention du compositeur de la musique pop Jean-Jacques Goldman .

Populaire en France et en Europe depuis plus de deux décennies, Carole Fredericks était relativement inconnu aux États-Unis. Au cours des dix dernières années, ses frères et sœurs survivants avec l’aide d’éducateurs français ont fait prendre conscience de sa carrière en utilisant la musique de Carole pour enseigner la langue française.

En mai 2002, un an après sa mort, la famille Fredericks (Connie Fredericks-Malone et ses frères, le blues icône, Taj Mahal, Edward Fredericks, Richard Fredericks et Osborne Williams) a établi CDF Musique Legacy, LLC , une entreprise familiale dédiée à la préservation de leur L’héritage de soeur défunte. CDF Musique héritage obtenu les droits mondiaux à l’ensemble des enregistrements en solo Carole Fredericks en France.

En 2003, CDF Musique héritage fixé la permission de créer des matériaux d’enseignement du français qui utilisaient le catalogue de Mme Fredericks de la musique, y compris les chansons enregistrées avec le groupe, Fredericks Goldman Jones . En hommage à sa mémoire, biographie, chansons et musique et clips de Carole Fredericks ont été transformés en livres d’activités que formellement combinés de la musique populaire française et de la méthodologie de l’enseignement. Tant Qu’Elle Chante, Elle Vit! Apprendre le français Grâce à l’héritage de Carole Fredericks a été introduit pour les éducateurs à l’ Association américaine des professeurs de français conférence en Martinique.

En 2004 ses albums solo, Springfield et Couleurs et parfums étaient disponibles pour la première fois aux États-Unis. Plus tard cette même année, CDF Musique hérités uni leurs forces avec les services éducatifs Tralco (Hamilton, Ontario, Canada) pour développer une deuxième activité livre basé sur l’album de langue française de Fredericks. En 2005 Couleurs et parfums: Apprendre le français Grâce à l’héritage de Carole Fredericks a été dévoilé au Québec, au Canada, à l’Association américaine des professeurs de français Conférence.

Carole-Fredericks1À compter d’aujourd’hui, à la fois Tant Qu’Elle Chante, Elle Vit! et Couleurs et parfums Livres d’activité sont utilisés par les professeurs de français dans plus de 2000 écoles K-12 et 65 collèges et universités à travers les États-Unis, le Canada et d’aussi loin que Singapour.

Le 18 Août 2006, la famille et une équipe d’éducateurs de langue française ont établi la Fondation Carole D. Fredericks, Inc. , un but non lucratif 501 (c) (3) organisme de bienfaisance voué à la promotion de l’étude du français comme langue seconde, la étude des cultures francophones et de la préservation de l’héritage musical Carole Fredericks. La Fondation publie les livres d’activités, et développe des méthodes connexes qui emploient sa musique.

Toujours en 2006, la vie et la contribution à l’étude du français Carole Fredericks ont été reconnus à titre posthume par la Conférence Nord-Est sur ​​l’enseignement des langues étrangères . Carole et Taj Mahal ont reçu le prix James W. avocat Dodge Memorial langue étrangère en reconnaissance de l’honneur qu’ils brillent sur ​​le vaste potentiel de la musique pour favoriser une véritable communication interculturelle et de maintenir les héritages culturels.

Jean-Jacques Goldman a écrit les commentaires suivants dans une note qui a été lu lors de la cérémonie NECTFL.

«Je suis particulièrement touché par ce prix décerné à notre ami Carole.

Carole est né fois aux États-Unis, la terre de ses parents, de son enfance, de sa préparation, de sa culture musicale. Elle est née une seconde fois en France, le pays de sa reconnaissance artistique, l’aime et les amis, de ses plaisirs, de sa maison. Pourtant, une troisième fois, elle est née au Sénégal, la terre de ses racines, de son cœur, peut-être l’endroit où elle se sentait mieux, la terre de son départ, ainsi.  »

Bien que Carole était profondément américaine, elle était le symbole du mélange des cultures qu’elle représentait dans la plus belle des manières: par sa voix, par le biais de la musique. Merci pour ce geste qui honore sa mémoire. Elle vit toujours en France, à travers ses chansons et dans de nombreux cœurs. Grâce à elle, il est l’Amérique que nous aimons « .

 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

SYSTÈME 21 reçoit MYLENE

Posté par francesca7 le 7 février 2016

 

 L’émission débute par un enchaînement de très brefs extraits de tubes de Mylène Farmer (« Sans Contrefaçon », « Pourvu qu’elles soient Douces », « Sans Logique », « Libertine », « Maman a Tort ») qui s’achève sur l’introduction de « L’Horloge ». L’heure tourne. Quatre ans d’absence. Mais cette fois, ça y est : Mylène revient avec un nouvel album.

Rencontre exceptionnelle avec l’artiste la plus énigmatique et la plus adulée du show­biz français.

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Disponible, attentive : c’est l’instant X !

Diffusion d’un jingle dans lequel Mylène invite les auditeurs à découvrir son nouvel album sur la station.

C’est vrai que vous donnez très, très peu d’interviews radio. C’est une des premières fois ? (ce site d’archives, même s’il ne saurait prétendre être exhaustif, permet d’apporter une réponse négative à cette question ! nda)

Mylène Farmer : C’est très, très peu d’interviews en général ! Peu de radio, peu de presse.

C’est la deuxième je crois, puisque je débute la promotion. (la promotion d’ « Anamorphosée » a en effet débuté par les médias belges, nda)

Vous n’aimez pas ?

MF : C’est un exercice difficile pour moi, donc je préfère le rendre rare. Votre tout nouvel album s’appelle « Anamorphosée ».

Ca signifie que Mylène Farmer a décidé de rompre un petit peu avec l’image qu’elle donnait, ou est­-ce que vous avez envie de la transformer ? Quelle métamorphose est en train de se produire ?

MF : C’est plus ma perception du monde qui a changé et qui s’est élargie, donc l’idée de l’anamorphose était pour le moyen de rassembler toutes ces idées, de les concentrer pour n’en faire plus qu’une. Voilà, ce pourrait être l’image autorisée de l’image réelle. Et puis, c’est un jeu de mot ! (sourire)

Vous avez enregistré cet album aux Etats­-Unis, à Los Angeles. C’était la première fois. C’est un passage obligé, les Etats­-Unis, pour un artiste confirmé ? D’où est partie cette envie d’aller travailler là­bas ?

MF : J’ai passé beaucoup de temps aux Etats­-Unis : neuf mois à Los Angeles, un mois à New York. C’est un pays que j’aime bien. L’idée de l’album là­-bas, il se trouve que j’étais là­-bas et que j’avais un besoin, moi, de liberté donc c’est pour ça que j’ai choisi ce pays et qu’il y a de bons studios. Maintenant, l’idée de l’Amérique pour faire un album en aucun cas n’est définie parce que l’Amérique. Il se trouve, une fois de plus, que j’étais là­-bas, donc c’était plus simple pour moi d’amener tout le monde là­-bas !

Qu’est­-ce qui vous plaît, aux Etats-­Unis ? Qu’est-­ce qui vous attire là­-bas qu’il y a pas ici ?

MF : Déjà, le fait que je ne sois pas connue, donc qui pour moi est ‘une grande liberté’, à savoir je peux vivre comme tout le monde. D’autre part, j’aime bien cette notion d’espace, de grandeur. Je préfère définitivement New York à Los Angeles. Aujourd’hui, je peux me l’avouer, en tout cas !

Pourtant, vous consacrez une chanson entière à la Californie !

MF : Oui, parce que c’était un passage qui était quand même important, et une fois de plus, vivre neuf mois dans un pays ou dans une ville, c’est un moment qui est important dans la vie, et c’était un moment important pour moi donc « California », cette chanson, est née effectivement de ce passage.

Diffusion de « California ».

Lorsqu’on écoute, j’ai noté « Rêver », « Comme j’ai Mal », « California » et « Laisse le Vent Emporter Tout », ça parle beaucoup de rupture. C’est un sujet qui vous préoccupe pour l’instant, qui vous inspire particulièrement pour écrire des chansons, des textes ?

MF : Moi j’y vois dans la notion de rupture plus pas quelque chose, pas une notion négative mais au contraire, là encore, je parlerais de passage. C’est plus peut­-être parler d’un niveau de conscience, en tout cas l’esprit qui s’échappe donc, en ce sens c’est probablement une rupture.

Donc peut-­être n’y voyons-­nous pas la même lecture, dans le fond ! Après, ça, c’est quelque chose qui vous appartient puisque ça ne m’appartient pas… La rupture, c’est peut-être un nouveau départ, aussi…

MF : J’y vois dans ce cas-­là effectivement, oui, quelque chose de porté vers le haut, l’esprit qui s’échappe, une fois de plus. Donc oui, c’est une rupture.

Diffusion de brefs passages de « Laisse le Vent Emporter Tout », « Rêver », « Eaunanisme », « Mylène s’en fout », « California ».

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Pour la première fois, vous enregistrez un album aux Etats­-Unis, vous êtes photographiée sur la pochette de l’album par Herb Ritts et pas par Marianne Rosenstiehl qui d’habitude travaille avec vous, je crois, vous avez un nouveau manager (Thierry Suc occupe cette fonction depuis déjà presque cinq ans au moment de cet entretien, pourtant, nda), vous avez un nouveau clip, « XXL », qui a été filmé par Marcus Nispel, si je ne me trompe pas : ça fait pas mal de changements aussi, de ruptures avec le passé. Vous avez décidé de tourner une page par rapport aux gens avec lesquels vous étiez habituée de travailler ?

MF : Je pense pas que ça se… C’est pas quelque chose qui a été défini de cette façon-­là, décidé. Il s’est trouvé donc que ce passage à Los Angeles a provoqué d’autres choses en moi. Par exemple, pour parler du clip, j’ai quand même travaillé dix ans avec Laurent Boutonnat et je pense qu’il était intéressant que d’avoir un autre regard sur moi. Quant à cette volonté que de travailler avec un autre photographe, ça, ça fait appel à la même chose : cette envie que d’avoir un nouveau regard. Maintenant, parler de métamorphose radicale : non, bien sûr que non, si ce n’est qu’on apprend tous les jours et que la vie fait que ou vous changez, ou une fois de plus vous apprenez des choses et cette vie va vous diriger vers d’autres choses, d’autres envies, d’autres pensées. Une fois de plus, en parlant de ce photographe, je savais que lui pouvait m’amener, non pas dans mon univers mais en tout cas photographiquement, amener quelque chose qui était propre à lui et peu t -­être enrichir le mien.

En parlant de changement, justement, on vous sent ­ enfin, c’est une impression toujours personnelle ­ plus préoccupée qu’auparavant des problèmes de société, de la vie qui nous entoure, des problèmes de chacun…

MF : Sans doute. Sans doute, puisque ma vraie préoccupation est dans le fond mon passage et notre passage dans le monde, enfin notre vie terrestre donc c’est vrai que fatalement, on regarde l’autre avec un peu plus d’attention. Auparavant, il me semble que c’était plus axé sur vous.

Là, j’ai l’impression que vous regardez tout à coup plus vers l’autre…

MF : Oui, probablement. Probablement. Mais j’ai toujours regardé l’autre, j’ai toujours été sensible à la sensibilité de l’autre, maintenant c’est vrai que c’est peut­-être moins concentré sur moi.

Peut-­être d’avoir décidé tout simplement d’accepter de vivre, et cette acceptation vous ouvre des portes énormes et vous ouvre très certainement, en tout cas vous acceptez le regard de l’autre et vous acceptez de porter le regard sur l’autre. C’est une certaine maturité…

MF : Très certainement. En tout cas, je ne dirais pas que c’est agréable mais c’est vrai que c’était important pour moi, en tout cas, que ça arrive. (sourire)

Diffusion de « Rêver ».

C’est un album où émerge plusieurs paradoxes : vous parlez d’amour mais à la fois de séparation, vous parlez d’envie de vie et à la fois toujours de cette attirance un petit peu morbide. C’est quelque chose que vous gérez bien, d’être attirée par des extrêmes, comme ça ?

MF : Je vais dire une énorme banalité, probablement mais la mort fait partie de la vie, donc c’est vrai que est-ce que j’ai apprivoisé la mort ou est­-ce que la mort m’a apprivoisée : je ne sais pas bien, si ce n’est que être attirée par les mêmes choses, moi j’appelle pas ça de la morbidité mais simplement un intérêt, en tout cas une interrogation quant à la mort. Maintenant, la vie ­ comme je l’ai dit auparavant­ je tente de l’accepter et de l’apprivoiser.

C’est quelque chose qui vous préoccupe au quotidien ?

MF : Je vis au quotidien de la même façon que vous vivez, donc bien sûr que c’est une préoccupation !

Oui, mais tous les jours vous vous posez une question par rapport à la mort ? C’est quelque chose qui est là, qui est latent, qui vous travaille ?

MF : Dans la mesure où j’ai à la fois, oui, une vraie question que je me pose, des livres qui m’accompagnent qui parlent de ça. J’ai découvert ­ je vais essayer d’être un petit peu plus précise ­ un livre qui je pense m’a beaucoup aidée et qui est très, très intéressant, qui s’appelle « Le livre tibétain de la vie et de la mort » et qui parle justement de cette acceptation de la mort et qui vous parle de la vie comme jamais on n’en a parlé, en tout cas moi c’est mon sentiment.

Vous êtes partie en Inde. Ca a un rapport direct avec ça ?

MF : Non, parce que mon passage en Inde c’était juste un voyage éclair (à l’été 1989, nda), à savoir que quelquefois on a des urgences, il faut absolument partir, donc j’avais choisi l’Inde parce que…je ne sais pas ! Je n’ai pas, non, ressenti grand­-chose en Inde. Maintenant, je sais qu’aujourd’hui, si j’y retournais, je sais que ça serait tout à fait différent. Donc l’Inde, a priori en tout cas sur ce premier voyage, n’a été en aucun cas dirigé par telle ou telle pensée.

Diffusion de « Vertige ».

Est-­ce que vous êtes consciente que sur ce nouvel album ­ certainement, vous l’êtes ­ votre voix a changé ?

MF : Oui, je le suis parce qu’on me l’a dit beaucoup, et puis c’est vrai qu’en studio on s’en rend compte aussi quand on chante.

Certains morceaux sont plus rock qu’auparavant. Vous vous sentez plus rock’n’roll qu’il y a quelques années ?

MF : Non !! (rires) Non, non, non. Simplement faire appel à des instruments lives, ça donne toujours cette connotation rock’n’roll mais en aucun cas ce n’est ma revendication. Non, j’avais réellement le souhait que de travailler, d’avoir des guitares, avoir une batterie live, une basse donc toutes ces choses font que le climat est un peu différent, mais en aucun cas une revendication, non.

Vous écoutez quoi en ce moment, comme musique ?

MF : J’écoute beaucoup Bob Marley, je me suis racheté « Hotel California » (des Eagles, nda), j’ai découvert ­ comme tout le monde, je pense ­ (Alanis) Morissette, que j’aime bien, « Harvest », Neil Young donc, que j’aime vraiment, vraiment beaucoup et je m’aperçois de plus en plus que, indépendamment de l’aspect musical, c’est la voix et la particularité d’une voix qui me touche énormément et c’est vrai qu’entre Neil Young et Bob Marley, ce sont des voix qui sont tellement…qui viennent d’ailleurs !

Diffusion de brefs passages de « Tomber 7 fois… », « L’Instant X », « Vertige », « Comme j’ai Mal » et « XXL », puis de « L’Instant X » cette fois en entier.

Quels souvenirs gardez­-vous de cette grande tournée que vous avez fait il y a six ans, maintenant ?

MF : Oui. Un grand souvenir. Je me souviens du public belge très, très bien. Je l’ai réellement en mémoire. Je sais pas…Un moment qu’on a une fois dans sa vie, parce que je crois que la première fois est la première fois. Si je dois refaire une scène, je ressentirai des choses différentes mais c’est de la même façon que quand on rencontre quelqu’un, la première fois, la première nuit, le premier moment est quelque chose d’absolument magique et qu’on ne peut pas vous enlever, donc c’est quelque chose d’assez étonnant.

Il faut être deux à un rendez­-vous, et là en l’occurrence le public était là, nombreux…

1995-07-dMF : J’ai beaucoup de chance, je le sais. Beaucoup, beaucoup de chance. J’ai eu beaucoup de monde mais ce qu’il y a de plus important, toute cette masse finit par ne faire plus qu’un aussi, donc c’était une attention qui était… Oui, c’est un beau cadeau de la vie, ça !

Quand pourra-­t-­on vous revoir sur une scène en Belgique ?

MF : Je n’ai pas la réponse moi-­même. Je préfère dire que je ne sais pas, parce que je pense que je ne sais pas, dans le fond ! Je ne sais pas…

Diffusion de la fin de « Je voudrais tant que tu comprennes » qui s’enchaîne avec « Eaunanisme » pour clore l’émission.

ISSU de RADIO 21 (Belgique) 21 OCTOBRE 1995

Publié dans Mylène 1995 - 1996, Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Mylène est une Charlie, titrait Gala

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

Par le biais d’un dessin signé de son nom et diffusé sur le compte insta­gram de sa maison de disque, l’ange roux de la chan­son française a décidé de prendre parti contre la barba­rie.

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Ses fans ont reconnu son joli coup de crayon. A défaut de prendre la parole dans une vidéo comme Johnny Hally­day, la discrète Mylène Farmer a fait diffu­ser sur le compte insta­gram de Poly­dor, sa maison de disque, un dessin repré­sen­tant Lonely Lisa, son person­nage fétiche et son lien silen­cieux avec le public, tendant à bout de bras une pancarte « Je suis Char­lie ». La signa­ture de la star figure au pied de son drôle d’alter ego, qu’elle avait déjà esquissé sur une pleine page du quoti­dien Libé­ra­tion pour remer­cier ses fans de leur fidé­lité, en mars dernier.

Une façon pour la chan­teuse de mani­fes­ter son profond dégoût pour les actes barbares qui ont frappé la rédac­tion de Char­lie Hebdo et de rendre hommage à ses dessi­na­teurs assas­si­nés (parmi lesquels Cabu et Georges Wolinski), alors qu’elle ne manque jamais de chan­ter sur scène, depuis la fin des années quatre-vingt dix, ces quelques mots: « j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer/ au souffle du vent/ s’élevait l’âme, l’huma­nité/ son manteau de sang/ j’irais cracher sur vos tombeaux/ n’est pas le vrai, n’est pas le beau/ j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer » (chan­son Rêver).

Pour la star, idolâ­trée parfois jusqu’à l’excès, contre son gré, les évène­ments du 7 janvier ne sont pas sans réveiller le trau­ma­tisme de la fusillade d’un stan­dar­diste de Poly­dor par un de ses fans, déséqui­li­bré, au début des années quatre-vingt dix.

Mélan­geant sexe et reli­gion dans ses textes et ses clips, la chan­teuse a toujours farou­che­ment défendu la liberté d’expres­sion d’un artiste. Quitte à être elle-même victime de la censure.

Répu­tée agnos­tique, mais tout aussi oppo­sée aux anathèmes et aux amal­games, l’inter­prète de Ainsi soit-je n’hésita pas à enton­ner sur la scène du Palais Omni­sports de Paris Bercy une reprise de La Poupée qui fait non avec l’artiste Khaled, en 1996, après la montée du FN aux élec­tions muni­ci­pales de 1995.

Atta­chée à la liberté de conscience, elle compte égale­ment parmi les plus fidèles amies de l’écri­vain Salman Rush­die, auteur des sulfu­reux Versets Sata­niques, capable de lui rendre visite à Londres alors qu’il était encore sous le coup d’une fatwa.

Source originale : http://www.gala.fr 

Publié dans Mylène 2015 - 2016, Mylène Autrement, Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

Mylène PARMI LES STARS 90

Posté par francesca7 le 20 janvier 2016

 

11 JANVIER 1993 Présenté par Michel DRUCKER TF1

Après avoir interprété « Que mon Cœur Lâche » accompagnée de deux danseuses, Mylène Farmer rejoint Michel Drucker, qui reçoit Alain Prost. Devant eux trône le disque de diamant décerné à Mylène pour un million d’exemplaires de son album « L’Autre… » vendus, qui prend la forme d’une grande pyramide en verre.

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Michel Drucker : En ce début d’année, on peut encore faire les bilans de l’année passée.

Je vous présente : Alain Prost, Mylène Farmer.

 Mylène Farmer : Bonsoir.

MD : Mylène Farmer qui était, avec ce disque de diamant une des grandes triomphatrices de l’année. Je voudrais revenir sur la chanson : le clip n’a pas été fait par votre cinéaste habituel, mais par Luc Besson.

MF : Oui.

MD : Ça a été difficile pour vous d’abandonner votre complice habituel pour vous confier à un autre metteur en scène, même si vous l’aimez bien, que vous le connaissez ?

 MF : Un petit peu difficile, mais je connais bien Luc Besson. Nous nous sommes rencontrés, il nous a invités en Arctique pour un très, très beau voyage (cf. « Stars 90 » le 09.09.1991), donc nous le connaissions bien, et puis c’est un très bon metteur en scène, donc c’était à la fois difficile et facile !

MD : Et c’était un changement. C’est un changement d’atmosphère par rapport à vos derniers clips…

MF : Oui, c’est vrai que nous avons des univers assez différents, et Luc, je crois, a su nous apporter une légèreté, et peut­être une dédramatisation par rapport au thème de la chanson.

MD : C’est une de vos dernières apparitions à la télévision comme interprète, comme chanteuse, puisque vous partez en Tchécoslovaquie pour tourner pendant plusieurs mois votre premier long métrage.

MF : Oui. (le départ de Mylène pour rejoindre le plateau de « Giorgino » est effectivement imminent, nda)

MD : Vous allez revenir à la chanson plus tard, vous ne savez pas ?

MF : Bien évidemment, oui ! Bien sûr ! (sourire)

MD : Vous voulez poser une question à Alain Prost ?

MF : Ecoutez, oui, je vais essayer…

MD : C’est un univers que vous ne connaissez pas, mais qui vous fascine quand même…

MF : Que je connais très peu, mais j’avoue que je suis capable de regarder des…

MD : Des Grands Prix de Formule 1.

MF : Des Grands Prix, oui, absolument. Je sais que M. Prost, et tous les coureurs automobiles, côtoient la mort et j’aurais voulu savoir : que représente­-t­-elle ?

MD : Que représente ce flirt permanent avec la mort ?

Alain Prost : En réalité, c’est la grande difficulté. On en parle très, très peu, mais malgré tout, sans être macabre, de temps en temps, vous laissez vos affaires dans la chambre le matin, et vous vous dites « Tiens, ce soir, on sait jamais, je vais peut­-être pas les retrouver ».

Et vous y pensez…

Avant de laisser partir Mylène, Michel Drucker présente des ouvrages sur les différents films de Luc Besson. Il offre celui de « Nikita » à la chanteuse, puis la salue, en lui souhaitant bonne chance pour son film.

Mylène le remercie, puis remercie le public. Elle reste assise, tandis que Drucker lance un autre sujet.

Publié dans Mylène 1989 - 1990, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaires »

QUATERBACK MAI 1987 – avec Mylène

Posté par francesca7 le 16 janvier 2016

 

Entretien avec François TAURIAC

 1987-17Le contexte de cet entretien est à préciser avant d’en lire la retranscription : il s’agit d’un magazine sportif entièrement dédié au football américain qui propose donc une courte rencontre avec Mylène Farmer, au hasard d’une page…

L’interview est totalement incongrue puisque passées les questions d’usage sur son actualité, le journaliste s’entête à faire parler Mylène de sport…

Que représente la chanson dans ta vie ? ­

La chanson est pour moi ce que le sang est à Dracula : entendez par là que musique et chanson sont deux éléments indispensables dans mon existence. Je ne peux pas m’en passer.

En fait, la chanson est une sorte de Gardénal ? (médicament contre l’anxiété, nda) ­

 Vous n’avez qu’à téléphoner à Dracula, il ne manquera pas de vous expliquer ses sensations !

Quelle a été ta première rencontre avec le sport ? ­

L’équitation. J’en ai fait très tôt, mais lorsque j’ai commencé à grandir, j’ai dû arrêter. Mais dans tous mes clips, je fais du cheval !

Bon, si je te dis Quaterback ? ­

Ha oui, c’est une marque de biscuits d’apéritif ?!

Non, c’est un nouveau mensuel traitant du football américain. Au fait, que penses-­tu de ce sport ? ­

Si ça ne tenait qu’à moi, je mettrais moins d’épaulettes !

Tu connais les règles du jeu ?

 ­ Je n’y connais pas grand­-chose, mais je pense que tout est permis, sauf de taper en dessous de la ceinture…

Aimerais­-tu commenter un match ? ­

Non, j’aimerais plus que ça : je voudrais arbitrer une rencontre. De cette façon, je pourrais voir tout ce qui se passe, sans pour autant prendre part à cette fantastique bagarre !

Tes projets ? ­

Je viens d’achever le tournage du clip de mon dernier titre, « Tristana ». Laurent Boutonnat est en train de le monter en studio. D’autre part, je prépare mon deuxième album. S’il me reste un peu de temps, j’aimerais prendre des cours de football américain.

 Sans blague ! 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Le Clip Stolen car

Posté par francesca7 le 14 janvier 2016

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Le clip est réalisé par Bruno Aveillan. Le tournage a eu lieu à Paris les 1er et 2 septembre. Il se déroule devant le Royal Monceau et dans une suite de l’hôtel le premier jour. Le second jour Mylène quitte le Royal Monceau afin de poursuivre le tournage avec Sting sur les quais de Seine. Le clip est diffusé dans la nuit du 11 au 12 octobre sur le site Findspire.com avant d’être supprimé. Il est remis en ligne sur la chaine Youtube de Polydor le 12 octobre

Un clip très artistique qui a cependant été un peu difficile pour Mylène Farmer. Dans une interview pour le magazine Rolling Stone, la jolie rouquine a avoué qu’elle s’était cassé la jambe quelques mois plus tôt et que, même si tout allait bien aujourd’hui, porter des talons aiguilles n’avait pas franchement été une partie de plaisir. « Sting a été très gentil avec moi et très attentionné car je ne pouvais pas marcher. Il devait me tenir bien serrée contre lui« , a également confié la star française à propos de son partenaire de jeu.

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City of love de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 janvier 2016

City of love : Notre coup de cœur, dès la première écoute. Piano, batte­rie, basse, chœurs, refrain impa­ra­ble… Le meilleur de Mylène Farmer se concentre dans ce dixième morceau qui n’est pas sans nous rappe­ler l’étrange mais convain­cante asso­cia­tion des groupes U2 et Boyzone sur le titre Swee­test Thing datant de 1998.« Les mots au bout des lèvres / Un chemin vers la vie / Si je m’aban­donne / Je bati­rai / The City of love (…) » : par ces quelques mots, la fragile et rétive Mylène révèle la force créa­tive et protec­trice que lui insuffle le senti­ment amou­reux. L’in­sou­mise devient maître-d’œuvre et gardienne. Il ne s’agit plus de redou­ter ce qui pour­rait corrompre l’amour, mais d’éri­ger plus haut les remparts qui sauront le préser­ver.

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Paroles de la chanson

Quand la danse cessera
Trop tard
Tout prendra un goût de cendres
Hum Hum
Si seulement chemin faisant
L’amour surgit du néant
N’avoir d’autres voeux que l’autre
Même un instant

Les mots au bout des lèvres
Un chemin vers la vie
Si je m’abandonne
Je bâtirai
The city of love…
Oh Oh
Si je sais que je l’ai
Et le monde et l’envie
Si là je t’attends
Je bâtirai
 
The city of love
The city of love

Qui ne connaît pas la peur
Ne connaît pas le courage
Si je suis de belle humeur
Pas de rage
Quand progressant dans le noir
Quand j’étudie l’infini
Je vois des flocons de neige
De poésie

écrit par Mylène Farmer, Matthew Koma (2015)

 Mylene-Farmer-metamorphosee-dans-le-clip-de-City-of-Love

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Inson­dables de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 janvier 2016

 Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

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Paroles de la chanson

Plus rien n’enchante le monde
Insondables sont les flots
Et là contemple les ombres
Il lui dit à demi-mots

Qu’il l’aime et qu’il l’adore
Qu’il l’aime
Mais le chaos du corps
A ses raisons, a ses remords

Et le ciel est sans nuages
Et les jours semblent longs
A perdu son point d’ancrage
Il rentre dans sa maison

Il l’aime, il l’adore
Il l’aime encore

Plus rien n’enchante le monde
Insondables sont les vents
Et là contemple les ombres
Un silence assourdissant

Il l’aime et il l’adore
Il l’aime
Mais le chaos du corps
A ses raisons, a ses remords

Et le ciel est sans nuages
Et les jours semblent longs
Perdu le coeur d’une femme
Et la mort porte son nom

Il l’aime, il l’adore
Il l’aime
Il saignera encore
Jusqu’à sa mort
Sa mort, sa mort, sa mort

écrit par Mylène Farmer (2015)

 

 insondables

Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre 2015 Mylène Farmer sort un second extrait de son dixième album sans qu’aucune annonce n’ait été faite au préalable. Il ne s’agit pas du deuxième single de l’album mais d’un extrait mis en téléchargement pour promouvoir l’album avant sa sortie.

Le mercredi au soir Polydor publi 4 photos extraites du clip vidéo. Le clip vidéo est réalisée par Eve Ramboz et Annie Dautane, il contient de nombreux clins d’œil à la carrière de Mylène, à sa vie mais aussi à des artistes qu’elle affectionne probablement particulièrement.

 

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Le dernier tournage de Mylène

Posté par francesca7 le 26 décembre 2015

 

 

Après quelques photos volées lors du tournage en septembre dernier, on peut enfin découvrir le clip de Stolen Car, le duo de Mylène Farmer et Sting. Dans un décor parisien (on se balade sur les quais, dans les quartiers chic ou encore sous les ponts), la vidéo met en scène Sting qui vole une voiture devant un hôtel chic et s’imagine une vie à la hauteur de son luxueux véhicule. C’est là qu’apparaît Mylène Farmeren maîtresse sensuelle. Le couple factice s’enlace, s’embrasse langoureusement et finit même sous les draps dans une chambre d’hôtel, le tout dans une ambiance aussi mystérieuse que sexy (suggérée par les jeux d’ombres et de lumières et les scènes fugaces).

1 photo volée

2 Photo volée

Un clip très artistique qui a cependant été un peu difficile pour Mylène Farmer. Dans une interview pour le magazine Rolling Stone, la jolie rouquine a avoué qu’elle s’était cassé la jambe quelques mois plus tôt et que, même si tout allait bien aujourd’hui, porter des talons aiguilles n’avait pas franchement été une partie de plaisir. « Sting a été très gentil avec moi et très attentionné car je ne pouvais pas marcher. Il devait me tenir bien serrée contre lui« , a également confié la star française à propos de son partenaire de jeu.

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Une Mylène qui fait peur

Posté par francesca7 le 26 décembre 2015

 

dans son dernier clip, c’est une Mylène flippante que nous voyons…

CLIP DE MYLENE

La chanteuse française s’est métamorphosée en étrange créature pour la vidéo accompagnant son titre City of Love, tiré de son nouvel album.

 la rousse incendiaire s’est en effet transformée en extraterrestre nue, pâle et pourvue d’ailes diaphanes, de longues griffes et d’une chevelure faite de pics oranges. Le résultat aussi beau que flippant est signé Pascal Laugier, spécialiste français du film d’horreur à qui l’on doit notamment Saint Ange et Martyrs. 

Fidèle à elle-même, c’est plus un mini-métrage qu’un simple clip que nous offre l’interprète de Libertine. Mise en scène théâtrale et très esthétique, ambiance surnaturelle, à la fois burtonesque et pesante, paroles prônant l’amour comme salut… on retrouve bien là la patte de l’artiste performeuse.

Pour se mettre dans la peau de cette curieuse créature découvrant par le biais de divers images ce qu’est l’amour tel que les humains le conçoivent avant de s’éprendre d’un mannequin en bois, Mylène Farmer a dû faire preuve de beaucoup de patience puisque sa transformation a nécessité près de 7h de maquillage avant chaque prise de vue. Heureusement, le tournage qui a eu lieu au château de Chambly dans l’Oise, n’a duré que deux jours, ou plutôt deux nuits.

 

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City of Love le nouveau clip de Mylène Farmer réalisé par Pascal Laugier

Posté par francesca7 le 26 décembre 2015

 

Une vidéo très atten­due, qui a demandé des heures et des heures de travail à Pascal Laugier, son réali­sa­teur : City of Love, le nouveau single de Mylène Farmer, profite enfin d’un clip. Et pas n’importe lequel : inspi­rée notam­ment d’Edward aux mains d’argent, il offre à la chan­teuse un rôle éton­nant de créa­ture ailée.

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Elle en avait révélé les premières images il y a main­te­nant dix jours : Mylène Farmer a enfin mis en ligne le clip de City of Love, son nouveau single – après Stolen Car en duo avec Sting. Habi­tuée à produire de véri­tables petits films pour illus­trer ses morceaux, la chan­teuse n’a une fois de plus pas lésiné sur les moyens :quarante personnes ont été mobi­li­sées pour le tour­nage, qui s’est étendu sur près de 48 heures. Instal­lée au Château de Cham­blis, à une cinquan­taine de kilo­mètres de Paris, l’équipe a notam­ment passé six heures trente à maquiller Mylène Farmer – un temps néces­saire, pour la trans­for­mer en une créa­ture étrange et touchante.

 A mylène blog

Il y a du Hitchock, du Guillermo Del Toro, et surtout du Tim Burton dans le clip de City of Love. Mylène Farmer y incarne une version fémi­nine d’Edward aux mains d’argent pas de ciseaux à la place des mains ici, mais des griffes – et surtout des ailes abîmées dans le dos, inuti­li­sables. Comme son prédé­ces­seur incarné par Johnny Depp, Mylène Farmer cherche l’amour dans un manoir vide. La chan­teuse, dont le dernier album Inters­tel­laires est sorti le 6 novembre, ne trou­vera alors le récon­fort qu’auprès d’un mannequin de bois. Un ersatz d’être humain, dont l’étreinte suffit à rassu­rer la créa­ture et à lui faire réali­ser que l’amour existe – quelles que soient les appa­rences.

Article paru sur http://www.gala.fr/

 

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LE REVE DE LAURENT BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 24 décembre 2015

 

A mylène hier et aujourd'huiGIORGINO, ce fils c’est avant tout le rêve de tout eune vie, le rêve de Laurent Boutonnat ; Le projet est né dans son esprit dès son adolescence. Il rêvait d’un film à gros budget, avait écrit u premier script s et tenait déjà un titre : Giorgino. Le succès de Mylène Farmer dans la chanson permettra à Laurent Boutonnat de créer deux sociétés de production, Toutankhamon en 1987 puis Heathcliff en 1989, rendant alors possible la concrétisation de cet ambitieux projet cinématographique.

Dès l’été 1987, il travaille sur une nouvelle version du scénario avec Gilles Laurent qui aurait été terminé en 1989 pendant l’interruption du Tour 89. Le film est financé à 68 % par Heathcliff. Polygram, Canal Plus et le CNC ont également participé. Le budget oscillerait entre 80 et 85 millions de francs (soit environ 12 millions d’euros). Le rôle de Catherine a été écrit spécialement pour Mylène Farmer.

Boutonnat a voulu un casing international. Le casing s’est donc déroulé à Londres, Prague et Los Angeles. On retrouve dans un petit rôle Christopher Thompson, le fils de la scénariste et réalisatrice Danièle Thompson. Il avait prêté sa voix en 1991 pour la chanson Agnus Dei sur l’album l’Autre…

Le tournage de Giorgino, exclusivement en anglais, commence le 2 janvier 1993 et se termine fin mai. La première partie (cimetière, maison, auberge…) se déroule dans les plaines de Slovaquie, puis l’équipe se rend à Prague en Tchécoslovaquie pour les autres scènes tournées dans les studio Barrandov (orphelinat, forêt, marais…) Pour préparer au mieux son rôle, Mylène a souhaité visiter des hôpitaux psychiatriques et assister à des consultations grâce à un ami psychiatre. Les relations ente elle et Laurent auraient été souvent assez tendues. Le montage du film débute en juin 1993 et va prendre dix mois. L’équipe du film, avec notamment Mylène, Laurent Boutonnat et Jeff Dahlgren, est présente à l’avant première parisienne le 4 octobre au cinéma Gaumon Marignant des Champs Elysées.

La salle est bondée, mais l’accueil est comme le long métrage, glacial. Initialement, la sortie du film est prévue pour le 24 août 1994. C’est d’ailleurs cette date qui figure sur les premiers plans promo. Cependant, à la demande du distributeur, Boutonnat va créer une version plus courte du film que celle proposée en avant-première. Finalement Giorgino est sur les écrans le mercredi 5 octobre 1994 mais est interdit aux moins de 12 ans.

Soixante mille entrées en France et deux millions de francs de recettes, cette évidement très peu pour un tel projet. Le film ne reste que trois semaines à l’affiche à Paris et seuls deux cinémas d’art et essai (Le Studio Galande à Paris et La Fourmi à Lyon) le proposeront jusqu’en février 1995. Les projections à l’international sont annulées. Laurent sera profondément meurtri par cet échec. Il rachètera même les droits de Polygram afin d’en bloquer les diffusions ou l’exploitation en vidé. En 1995, Laurent Boutonnat s’opposera à la du film en vidéo, il faudra patienter jusqu’au 5 décembre 2007 pour que celle-ci soit enfin possible.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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Mylène et ses relations avec les hommes

Posté par francesca7 le 24 décembre 2015

A Mylène - FrancescaPour le quatrième et dernier extrait de la chanson Beyond my control, les yeux sont majoritairement tournés vers Pas de doute, titre très apprécié des fans. Trop évident probablement, puisque Mylène choisit un titre plus sombre et complexe,…. Un texte fort évoquant le rapport trouble de Mylène avec l’Autre, l’être aimé qui la trompe et sur lequel elle semble ne pas avoir aucun contrôle. La seule solution s’offrant à elle serait la mise à mort de celui qui lui échappe.

« Quand je ne sens très attirée par un homme, je fais en même temps un rejet total. J’avoue que les relations avec les hommes me font peur… J’ai parfois un sentiment de complète incommunicabilité avec eux. Je n’arrive pas à parler d’amouren termes de bonheur, de sérénité.

Je suis en quête d’un idéal qui n’existe pas« . dit Mylène Farmer en juin 1992.

Le titre commence par le surprenant : « Its beyond my control ». Il s’agit clairement d’une référence au film de Stephan Frears, Les Liaisons Dangereuses, film inspiré du livre de Choderlos de Laclos et dans lequel John Malkovich, qui incarne Valmont, prononce cette phrase : « I am so bored, you see ; It’s beyond my control ».

Beyond my control sort le 13 avril 1992. On retourne dans les bacs en France un 45 Tours, un Maxi 33 Tours, un CD Maxi, une cassette single, et pour la première fois dans la carrière de la chanteuse, un CD 2 titres. Beyond my control entre à la 10è place du TOP singles français et atteindra la 8-è position de ce classement. Il se vend à environ 189 000 exemplaires ; En mai, la radio NRJ organise un concours proposant de gagner un maxi vinyl picture-disc limité à 50 exemplaires.

Mylène n’interprétera jamais ce titre en télévision. Le clip, qui va créer le scandale, est réalisé par Boutonnat. Le tournage dure deux jours, exclusivement dans les studios Sets à Stains où Mylène a déjà tourné de nombreuses fois. L’équipe est réduite au minimum car, à l’époque du tournage, Boutonnat est déjà en plein préparatifs de son filsm Giorgino. Sans le savoir, Boutonnat réalise son dernier clip pour Mylène jusqu’en 2001 où ils se retrouveront pour Les mots. Les scènes sont très (trop) érotiques. Le clip va être diffusé uniquement après minuit sur M6, seules les chaînes Canal+ et MCM le diffuseront en journée. Toutefois il va échapper à la censure du CSA.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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Les Questions que se pose Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 décembre 2015

 

mylene farmerMylène Farmer vient de vivre sa première tournée en 1989. Trois cent mille spectateurs, plus de 40 dates et 3 pays (France, Suisse et Belgique). Elle s’achève le 8 décembre 1989 à Paris-Bercy. La tension retombée, la chanteuse s’est posé beaucoup de questions.

« C’est un moment de vide, et non pas de doute. Une absence d’idées quant à une écriture pour un autre album. C’est pour cela que j’ai laissé passer un peu de temps avant d e me remettre à écrire. C’est difficile d’envisager d’écrire après un moment pareil….

Le retour au quotidien a été un peu à l’image d’une dépression, mais j’étais quand même relativement entourée. Mais tous ces états de choses très puissantes et puis rien, c’est presque inhumain. Tout artiste est amené à vivre cela heureusement ou malheureusement…« . déclare-t-elle.

L’année 1990 est calme pour Mylène. Début 1991, les 11 et 12 janvier, elle « change de tête » et confie sa nouvelle coupe de cheveux au célèbre coiffeur Jean-Marc Maniais. Un nouveau look très androgyne. En février, Mylène et Laurent Boutonnat sont à Budapest en Hongrie pour le tournage des deux premiers clips du prochain album. En mars 1991, c’est le grand retour avec la sortie de Désenchantée, premier extrait de l’album L’autre…

C’est une véritable tornade. Les supports sont en vente le 18 mars. Désenchantée va devenir le plus gros tube de Mylène avec neuf semaines consécutives à la première place du TOP 50 français, mais aussi en pôle position en Belgique. Plus de 800 000 exemplaires vendus et deux disques d’or. Le succès va encore se confirmer avec la sortie du clip le 3 avril de la même année. La promotion de l’album débute le Dimanche 7 avril 1991 avec la diffusion sur M6 de l’émission Pour un clip avec toi. Laurent Boyer a eu l’honneur de pouvoir filmer le tournage du clip et d’interviewer Mylène et Laurent en Hongrie, une première, et il n’y a d’ailleurs pas eu de nouvelle initiative identique depuis.

Le lundi 8 avril 1991, Mylène est aussi pour la première fois l’invitée d’un journal télévisé de 20 heures, celui de Patrick Poivre d’Arvor sur TF1, l’album L’autre…. est disponible en magasin le même jour ; Pour Désenchantée, Mylène propose cinq prestations télévisées très travaillées, chorégraphiées, dans une à l’étranger, en Italie. La promotion se fait aussi en radios avec de longues interviews (NRJ, RTL…) et surtout dans la presse. L’autre… entre directement à la première place du TOP albums français, place à laquelle il restera pendant vingt  semaines consécutives, établissant alors un record. L’album est certifié disque de diamant pour plus d’un million d’exemplaires vendus et les ventes totales en France sont estimées à plus de 1 800 000 exemplaire. Beau succès aussi à l’étranger. L’autre… est n° 1 et disque de platine en Belgique francophone et album d’Or en Suisse.

Pour succéder au tube Désenchantée, le choix se porte sur le duo (le premier) avec Jean-Louis Muras, Regrets. C’est Mylène qui aurait proposé ce duo après avoir écouté et aimé l’album Cheyenne Autumn du chanteur ; Alors même que Désenchantée est toujours intensément diffusée sur les ondes, Regrets est envoyée en radio dès le début de l’été et l’accueil est excellent.

Belle audace que de lancer cette ballade mélancolique, qui sera de surcroît illustrée par un clip en noir et blanc et enneigé, à une saison habituellement dévolue aux tubes dansants et sentant bon le soleil et la plage. Le single est disponible le 19 Juillet 1991 et plusieurs supports sont proposés : un 45 Tours, un CD maxi (dont une édition limitée avec un pin’s), un maxi 45 tours et une cassette single ; Les ventes en France sont estimées à plus de 250 000 exemplaires, le single est donc certifié disque d’or. Le clip est réalisé par Laurent Boutonnat à Budapest fin février 1991, en même temps que celui de Désenchantée et diffusé pour la première fois à la télévision le 9 septembre dans l’émission Stars 90 animée par Michel Drucker sur TF1.

Mylène est également présente sur le plateau pour évoquer son voyage avec Luc Besson en Arctique pendant l’été.

Pour le troisième single extrait de l’album L’autre…, e choix de Mylène se porte sur Je t’aime mélancolie, un titre très différent des précédents. Avec des consonances rap, il est plus rythmé et plus dansant ; Fait très rare, c’est une nouvelle version ixée par Laurent Boutonnat et Thierry Rogen qui est proposée aux radios, une version plus brève (introduction raccourcie), plus dynamique et encore plus efficace que celle de l’album. Les couplets de cette chanson sont plus parlés que chantés.

Début novembre 1991, un CD promo est envoyé aux radios. Et, pour la première fois pour un single de Mylène, un « promo luxe » est créé par Henry Neu : une pyramide en 3D. En choisissant ce titre, Mylène semble vouloir s’éloigner transitoirement des textes uniquement sombres et mettre en avant non seulement une autre facette de son personnage, mais aussi la richesse de sa plume.

Beaucoup d’humour dans ces paroles, avec une évidente référence aux médias, notamment à la presse qui ne lui a pas épargné les rumeurs infondées ou critiques souvent gratuitement assassines depuis des années.

Mylène déclare en septembre 1991 :

« Il est vrai que la mélancolie fait partie de mes thèmes de prédilection. L’état de mélancolie est quelque chose d’aigre-doux. J’ai essayé de développer cette idée… J’aime bien ces états même s’ils sont parfois un peu douloureux. On peut se laisser un peu bercer dans ces états même si cela mène sur les larmes. Mais les larmes j’aime ça aussi« 

MylèneLe 19 novembre, quatre supports sont proposés : un 45 tours, un maxi 45 tours, un CD maxi et une cassette audio. La photo utilisée pour illustrer les pochettes de ces différents supports est de Marianne Rosenstiehl, Les supports offrent des contenus assez variés, ce qui fera le bonheur des collectionneurs déjà très nombreux ; Les fans ont également la joie de découvrir un titre inédit, Mylène is calling, uniquement sur le CD Maxi France. Cette chanson qui fait partie des titres les plus « expérimentaux » du duo Farmer-Boutonnat passe en boucle un message qu’airait laissé Mylène sur le répondeur de Laurent. Je t’aime mélancolie est également l’un des singles de Mylène à bénéficier du plus grand nombre de supports destinés à l’étranger.

Malheureusement, le titre y passera plutôt inaperçu, même en Allemagne ou Mylène effectuera pourtant une prestation télévisée : il se classera tout de même à la 79è du TOP single allemand. Le single entre à la 15è place du TOP50 français. Il atteindra la 3è positon quelques semaines plus tard et s’écoulera au total à environ 300 000 exemplaires.

S’ensuit un très joli succès à peu près équivalent à celui du single précédents, Regrets. Mylène interprète le titre lors de quatre prestations télévisées :

 Sacrée Soirée le 11 décembre 1991 sur TF1,

Tous à la Une le 27 décembre 1991 sur TF1 Ein Kessel Buntes sur la chaîne allemande MDR.

Le clip est réalisé aux Studio Sets à Stains en novembre 1991. Le tournage dure quatre jours (deux jours pour les scènes de combats et deux jours pour les cènes chorégraphiées avec dix danseuses). Un tournage intensif, l’équipe travaillant chaque jour de 7 heures 30  à 20 heurs 30. Le photographe de plateau est Claude Gassian, il s’agit d’une première collaboration.

La chorégraphie a été conçue par Mylène. Pour les scènes de combats, Mylène s’est entraînée durant six jours avant le tournage avec un coach professionnel. Le boxeur présent dans le clip est un boxeur professionnel yougoslave ; Mylène est vêtue d’un porte-jarretelle cuir, d’une guêpière et d’une ceinture également en cuir, le tout créé par Jean-Paul Gaultier ; Le clip est diffusé pour la première fois à la télévision le 15 décembre 1991.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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Un titre n° 1 au TOP 50 des années 1990

Posté par francesca7 le 23 décembre 2015

 

Sans titreDès la sortie de l’album Ainsi soit je… une chanson est particulièrement appréciée par les fans de Mylène. Il s’agit de Pourvu qu’elles soient douces ; qualifiée « d’ode à la sodomie ».

La chanteuse choisit ce titre comme troisième extrait. Le single sort le 12 septembre 1988, jour de l’anniversaire de la chanteuse. En radio, une version plus courte et légèrement remixée est proposée. Même avant la sortie du clip, le succès est au rendez-vous, puisque le titre se classe numéro 1 du TP50 pendant cinq semaines consécutives. Pourvu qu’elles soient douces se vend à plus de 700 000 exemplaires. Il est certifié disque d’or et reste encore aujourd’hui l’un des trois plus gros succès de Mylène Farmer. On retrouvera sur la face B des 45 Tours et en piste 2 du CD maxi un titre inédit : Puisque.

Le tournage du clip se déroule dans la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines, fin août 1988  il va durer 8 jours, dans des conditions difficiles : « Nous nous levions tous les matins à 5 heures et nous couchions le lendemain à 1heure », confiera la chanteuse. Pour les fans, c’est du « pur Farmer ». Le budget : 4 000 000 francs soit 600 000 € ; plus de 600 figurants choisis dans l’armée française ; 50 techniciens. Laurent Boutonnat va également faire appel à un conseiller historique. Ce court-métrage de dix-huit minuits (le plus long de la carrière de Mylène Farmer) est la suite de celui tourné pour Libertine en 1986.

Après me gros succès de Pourvu qu’elles soient douces qui marquera l’année 1988, Mylène Farmer souhaite proposer un dernier single extrait de son album Ainsi soi je… Ce sera Sans Logique. Un 45 Tours, un Maxi 45 Tours et un CD Mai (en carton) illustrés par une photo prise par Marianne Rosenstiehl sont mis en vente le 20 Février 1989. Le cliché montre une Mylène tête baissée, le visage pâle, une larme de sang coulant sur sa joue gauche.

Pour la face B du Vinyle, la chanteuse, très généreuse à cette époque, propose un nouvel inédit, Dernier sourire, même si au départ c’est la reprise du titre Je voudrais tant que tu comprennes (initialement chanté par Marie Laforêt) qui avait été envisagée.

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En 1989, Sans logique sera l’une des 10 chansons à générer le plus de droits d’auteur et atteindra la 10è place du TOP singles en France en se vendant à environ 200 000 exemplaires.

  »Sans logique c’est le paradoxe satanique et angélique. Ma personnalité et ma dualité, c’est réellement ça. Je peux basculer très facilement d’un extrême à l’autre« , dit Mylène Farmer.

Le clip va encore une fois être réalisé par Laurent Boutonnat et sera diffusé en exclusivité sur M6 le 15 mars 1989, trois jours avant le premier concert du Tour 89 au Palais des Sports. Le décor : un terrain vague, un ciel sombre, de la brume, des costumes ternes. Le scénario. Mylène combat son amant sous les yeux amusés d’enfants gitans, d’adultes et de vieillards, avant de le transpercer mortellement avec ses deux cornes en lames de couteaux. Le tournage va se dérouler en un peu moins d’une semaine, exclusivement dans les studios d’Arpajon, près de Paris.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

 

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Le premier Champs Elysées de Mylène

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

 

 Champs Elysées

Le 6 mai 1987 : Mylène Farmer pense probablement à ce moment-là qu’il faut monter sur scène pour promouvoir ses preemières chansons et rencontrer ses fans. Mais d’abord, il lui faut réaliser un nouvel album. Avant l’arrivée de cet album, Ainsi Soit je… la chanteuse propose un premier extrait : Sans contrefaçon. Le public, de plus en plus nombreux, va pouvoir acquérir trois supports : Un 45 tours, un Maxi 45 Tours et un maxi CD avec une pochette carton façon Single 2 titres, le premier de la carrière de Mylène.

Avec cette chanson, les contours de l’univers assez spécifique de la chanteuse se désignent progressivement ; elle devient aussi une icône gay. Dans un premier temps, Laurent Boutonnat qui travaille d’arrache-pied sur les musique sdu prochain album de Mylène, avait pensé proposer en sigle une reprise de la célèbre chanson de Juliette Gréco, Déshabillez-moi mais, pendant l’été 1987, les projets vont être modifiés, le nouveau single de Mylène sera Sans Contrefaçon. La première de Déshabillez-moi n’est pas pour autant écartée. On la retrouvera sur l’album Ainsi soit je….

Le futur tube sort le 16 octobre 1987. On découvre sur la face B du 45 Tours in inédit : La route triste, avec une musique de Laurent Boutonnat et des paroles de Mylène Farmer, ce qui sera dorénavant monnaie courante. Le duo travaille sur le scénario du clip et, le 19 octobre, Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication d’une marionnette.

Le démarrage de Sans contrefaçon en radio est plutôt laborieux se qui n’est guère du goût de Mylène, qui lance un défit à son manager Bertrand Le Page : « Je me souviens qu’elle m’avait téléphoné en me disant : « Si tu es un bon manager, tu vas me le prouver : je veux deux fois plus de passages sur NRJ pour Sans contrefaçon ».J’ai eu le trac, mais je les ai obtenus ».

Parallèlement, la chanteuse va débuter la promotion en télévision à partir de mi-novembre 1987 et va interpréter le titre pas moins de seize fois jusqu’ne févier 1988. Des efforts qui seront récompensés. L’extrait du futur album entre le 5 décembre 1987 à la 21è place du TP50 et atteindra la 2è place, son meilleur classement, le 20 février 1988. Le hit de l’époque de la chanteuse Sabrina, Boys, Bosy, Boys, l’empêchera d’accéder à la première marche du podium. Sans Contrefaçon se vendra à plus de 500 000 exemplaires en France et sera certifié Singe d’or. C’est alors le plus gros tube de Mylène Farmer.

Le tournage du clip se déroule du 9 au 14 décembre 1987 sur les plages de La Hague dans le Cotentin. Il est réalisé un peu tardivement alors que la chanson est déjà un succès. C’est la première fois que Mylène participe aussi activement à l’écriture du scénario. Sa première idées était que l’histoire se déroule dans un camp de concentration.

Le clip est diffusé en avant-première pour la presse au cinéma Max Linder à Paris en janvier 1988 et est nommé aux Victoires de la Musique la même année. Mais le trophée est remporté par les Rita Mitsouko pour le clip C’est comme ça réalisé par Jean-Baptiste Mondino.

Ainsi soit- je… est le second album de Mylène Farmer. Il sort le 14 mars 1988. Ainsi soit-je… c’est aussi le nom d’une chanson qui va devenir le second extrait un mois plus tard. Il fait suit e au précédent tube sulfureux Sans Contrefaçon. C’est la première fois que Mylène décide de sortir une ballade, elle prend donc un risque. C’est peut-être une manière de monter plusieurs univers musicaux.

http://www.dailymotion.com/video/x37mqa

Le single sort le 4 avril 1988 sur différents supports : à côté des classiques 45 tours et maxi 45 tours, on découvre pour la deuxième fois un CD Maxi et pour la première (et unique) fois un CD Vidéo. Le single se vend à environ 150 000 exemplaires en France et atteint la 12è place du TOP50. Un des rares singles de Mylène à  ne pas avoir réussi à rejoindre le TOP10, mai peu importe, il a séduit les fans. D’après nombre d’entre eux, la version studio serait parfois fatigante, mais c’est l’une des chansons qui dégage le plus d’émotions lors d’un concert. Le clip réalisé par Laurent Boutonnat en deux jours sur fond vert aux Studio Sets de Stains en région parisienne est diffusé en avant-première le 22 mai 1988 dans l’émission Les animaux du monde sur TF1, émission à laquelle Mylène participe ce jour-là.

En 1988, Ainsi soit je.. ; est interprété dans huit émissions différentes.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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L’AVANCEE DE LA CARRIERE DE MYLENE – extrait du livre

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

 

News136La carrière de Mylène Farmer avance mais ce n’est pas encore suffisant. En ce début d’année 1986, elle n’a plus le choix, il lui faut un tube. En mars 1986, Mylène et son équipe créent Libertine, qui devait au départ s’appeler L’amour tutti frutti. Il avait été initialement prévu que la chanson sorte en 1885, mais la maison de disques avait alors imposé Plus grandir. Sur la pochette de 45 Tours et du Maxi 45 Tours, Mylène est toujours châtain, vêtue d’une veste orange. Pour le moment le titre ne déchaîne guère les passions … pour le moment.

Le 1er avril sort le premier album Cendres de Lune. Le texte de Libertine est très hardi. Il enchaîne les métaphores et les connotations à caractère sexuel. C’est une révolution dans le domaine musical. au départ, Boutonnat, auteur du texte, voulait : « Je suis libertine, je suis une putain », mais « putain » fut remplacé par « catin » pour ne pas scandaliser les mentalités encore chastes durant ces années 80.

Le titre va devenir un succès grâce à deux éléments : une couleur de cheveux et un clip pour lequel Laurent Boutonnat, toujours aux manettes, va bénéficier d’un budget de 75 000 euros. quatre jours seront nécessaires à la création de ce petit bijou de onze minutes. Pour le tournage, deux châteaux vont être choisis : celui de Ferrières et celui de Brou, en Seine et Marne. C’est la première fois qu’il y a autant d’acteurs et de cascadeurs. Boutonnat a désormais sa propre équipe. Près de 50 personnes vont travailler à ses côtés. Les décors sont fabriqués par Emmanuel Sorin, qui a entièrement réaménagé la pièce principale du Château de Ferrières afin de recréer un style XVIIIè siècle, et les costumes sont dessinés par Carine Sarfati. Des perruques sont spécialement conçues pur l’occasion.

Chateau_de_Ferrieres

Le clip est projet en avant-première pour la presse au cinéma Mercury des Champs Elysées le 18 juin 1986 et une version courte sera proposée à la télévision. Désormais Mylène est rousse et le restera.

Le clip connaît un véritable succès malgré quelques mauvaises langues, il va propulser Mylène vers la gloire et son travail est enfin récompensé. Durant ‘été 1986, deux nouveaux 45 Tours vont sortir. Sur la pochette, une photo de Mylène extraite de la vidéo. En septembre la chanson entre au TOP 50 et parviendra à la 10è place, restant classée vingt semaines. Il s’en vendra environ 300 000 exemples et Libertine deviendra le premier disque d’argent de la carrière de la chanteuse. Une version anglaise de la chanson, Bad girl, est enregistrée mais ne sortira jamais. Cette dernière peut toutefois être écoutée sur internet .

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Mylène chantera 22 fois le titre à la télévision et, pour la première et dernière fois (à ce jour), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat sont invités ensemble le 1er septembre 1986, lors du journal de 13 heures d’Antenne 2. L’album Cendres de Lune sera réédité dans une nouvelle version en 1987 avec un titre inédit, Tristana et parmi les bonus, un Remix Spécial Club de Libertine.

Après le succès de Libertine, il ne faut pas s’arrêter. De plus, Mylène bénéficie désormais d’une couverture médiatique suffisante pour se faire connaître du grand public. Tristana va devenir le quatrième extrait de l’album Centres de Lune (après Maman a tort, Plus grandir et Libertine). Le 12 février 1987, trois supports sont proposés à la vente : un 45 Tours un Maxi 45 Tours et une cassette audio. Cette chanson c’est avant tout un texte sombre autour de l’ennui et de la mélancolie. Sur la face B, le titre Au bout de la nuit, qui avait d’ailleurs été pressenti, avant Tristana, pour devenir le nouvel extrait. On retrouve sur la pochette une photo de Christophe Mourthe. Le single démarre doucement au TOP50 mais va grimper progressivement les marches du classement pour atteindre la 7è place. Il se vendra à environ 250 000 exemplaires en France et sera certifié disque d’argent.

Mylène défendra ce titre à la télévision en l’interprétant pas moins de vingt six fois ; Pour la première fois elle est accompagnée pur chaque prestation par deux danseuses : Sophie Tellier, déjà connue pour son apparition dans le clip Libertine, et Dominique Martinelli. En mars 1987, nouveau tourna à  La Chapelle en Vercors, dans la Drôme. Le clip est parfaitement scénarisé, l’histoire se déroule en Roussi alors de la révolution de 1917, et est directement inspirée de Blanche Neige et les sept nains ; La tsarine veut savoir si elle est toujours la plu belle du royaume. Elle l’est mais il y a aussi la jeune Tristana. Folle de rage, la tsarine ordonne à un moine de la tuer et de lui ramener sa peau de pêche, avant d’éclater d’un rire diabolique.

Dans la forêt enneigée, Tristana s’amuse avec son amoureux, Rasoukine, mais le moine arrive. Rasoukine, qui tente de la protéger, se fait taillader la joue à l’épée. Tristana prend la fuite.

Elle est recueillie dans une maison par sept nains qui l’hébergent et la nourrissent (…) Le budget est estimé à environ 900 000 francs (soit environ 140 000 euros). Le tournage a mobilisé une équipe d’une quarantaine de personnes (la même que celle du clip Libertine). Le premier assistant réalisateur est François Hanss, qui réalisera des années plus tard des clips et des films de concerts pour Mylène. Le clip est proposé en avant-première à l’UGC Normandie des Champs Elysées le 6 mai 1987. Les diffusions à la télévision seront assez régulières même si le court métrage de douze minutes arrive à un moment difficile, après la disparition de la chaîne hertzienne musicale TV6.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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PREMIER PASSAGE TV de Mylène Farmer, raconté dans son livre

Posté par francesca7 le 20 décembre 2015

 

reine du clipLe premier passage TV de Mylène Farmer en tant que chanteuse a lieu sur TF1 dans l’émission Jour J en mars 1984.

La chanson connaître une première censure dans l’émission Salut les Mickey, le co-producteur américain l’ayant trouvée un peu trop « perverse ». Mais la chance semble enfin tourner.Mylène est invitée par Michel Drucker dans Champs Elysées sur Antenne 2, le 22 septembre 1984. On peut donc dire que la stratégie de Bertrand Le Page a été payante. Maman a tort sera de plus en plus diffusée par les radios durant l’été. Le 45 Tours se vendra à environ 100 000 exemplaires.

Désormais, il est temps de réfléchir à la suite ; Lors d’une interview, Mylène dit avoir prévu de sortir un deuxième 45 Tours à l’automne 1984, puis repousse le projet à janvier 1985. C’est le titre Bip be bo qui est annoncé. La chanteuse aurait également enregistré à cette période une chanson intitulée I do love you, mais finalement c’est le titre On est tous des Imbéciles qui verra le jour.

Les paroles et la musique ont été écrites par Jérôme Dahan. La chanson évoque le monde cruel du show-business. Sur la face B, autre titre inédit. L’annonciation, écrit par Laurent Boutonnat. Le vinyle est dédié à « Papa et sainte Thérèse d’Avila ». Ayant vécu une éducation religieuse, Mylène Farmer a toujours été fascinée par sainte Thérèse, dont on raconte qu’elle aurait plusieurs fois rencontré et parlé avec Dieu. A la sortie du titre, les citriques se montrent moyennement favorables et les radios le programment rarement. Pourtant, Mylène l’interprète quatorze fois à la télévision. On est tous des imbéciles ne rencontre pas le succès du public, ne rentre pas au TOP 50 des meilleurs ventes en France (il ne s’est vendu qu’à 40 000 exemplaires), ce qui a pour conséquence qu’aucun clip n’est envisagé.

Cet échec signe la fin du contrat avec RCA. Mais la roue tourne encore ; Alain Lévy propose à Mylène Farmer un nouveau contrat pour trois albums chez Polydor.

Nous sommes en 1985 et Mylène Farmer n’est toujours pas une star. Sa carrière est maigre ; Maman a tort a connu un petit succès, mais pour On est tous des imbéciles et My mu mis wrong on peut clairement parler de fiascos.

Plus grandir est le premier disque chez Polydor. C’est aussi la première fois que Mylène écrit une chanson. Il s’agit d’un texte largement autobiographique dans lequel la chanteuse parle de sa phobie de vieillir. Il n’y a pas d’âge pour avoir peur… Le 45 Tours sera proposé au public le 25 septembre 1985 et, sur la face B, on découvre une nouvelle comptine, plutôt sombre et tragique, Chloé, écrite par Laurent Boutonnat. Mais de nouveau, même si le titre est accueilli de façon convenable par la critique, ce n’est pas un grand succès. Il ne va pas se classer parmi les 50 meilleures ventes et ne se vendra qu’à 70 000 exemplaires, ce qui pour l’époque est assez faible 

Pour le clip vidéo, Laurent Boutonnat, dans le rôle du réalisateur, va voir grand. Le budget est de 330 000 francs, soit 50 300 euros. Il s’agit du premier « véritable » clip de Mylène Farmer. Il comporte un scénario et dure plus de sept minutes (pour Maman a tort, les fans parlent plus aujourd’hui d’une vidéo amateur). Tourné principalement dans les Studios Sets à Stains, en région parisienne, et au cimetière de Saint Denis, c’est un court métrage ambitieux. Il est réalisé en cinémascope et diffusé en avant-première au Kinoparanorama à Paris le 13 novembre 1985. Le clip passera régulièrement à la télévision malgré une censure dans certaines émissions ( à cause d’une scène suggérant un viol).

Mais cette vidéo, c’est surtout la création de l »univers » Mylène Farmer, symbolisé par la mort, le sexe et le désespoir. C’est Rambo Kowalski qui est chargé d’ »agresser » Mylène. Il est aujourd’hui connu sous le nom d’Hervé Lewis en tant que photographe et coach physique de la chanteuse. Pour la réalisation, Laurent Boutonnat obtiendra une subvention de Polydor. Le tournage durera cinq jours et, pour l’anecdote, trois heurs de maquillage et trois maquilleurs professionnels seront nécessaires afin de vieillir Mylène de cinquante ans. Le clip est diffusé pour la première fois à la télévision dans l’émission de Jacky, Super >Platine, sur Antenne 2, le 21 Décembre 1985.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

 

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Mylène Farmer Ses mots, Ses clips

Posté par francesca7 le 20 décembre 2015

 

Même si aujourd’hui elle est arrivée au sommet, ses débuts ont été bien difficiles. Mylène Farmer est connue pour ses textes très recherchés et ses clips hors-normes. Tout ça lui a permis de créer son propre univers avec ses codes, ses références… La chanteuse a choisie de ne s’exprimer que dans ses chansons, seule auto-biographie officielle. Elle y évoque sa mélancolie, ses doutes, son mal de vivre mais aussi ses joies, ses rires. L’interprète de Libertine est d’ailleurs souvent décrite comme la chanteuse la plus secrète de France car à part ses mots, on ne sait dans le fond pas grand chose. Retour sur un parcours pas comme les autres.

  • Discipline: art-musique-et-cinemamylene-farmer-ses-mots-ses-clips-explicit-publishing
  • Parution: 23-06-2014
  • Auteur: Explicit Publishing
  • ISBN: 979-10-290-0061-4
  • Format: 150×230 mm
  • Nombre de pages: 112
  • Serie / Collection: Chapitre.com

 

Même si c’est peut-être l’une des chansons de Mylène qui a le plus mal vieilli, Maman a tort symbolise d’abord des rencontres. Le texte est signé Jérôme Dahan. Il écrira cette comptine pour adulte bien avant que l’interprète ne soit choisie et trouvera l’inspiration lorsqu’il regardera le deuxième volet du film Psychose. Laurent Boutonnat, dont il est l’ami depuis le début des années 89, composera la musique. Une fois le titre prêt, le duo sent qu’il s’agit des prémices d’un tube ; Il décide donc d’organiser un casting à la fin de l’année 1982 afin de trouver une chanteuse. Celui-ci se déroule dans le studio de Jean-Claude Déquéant, ingénieur du son,  Auberviliers(93)

Une cinquante de candidates fera le déplacement, et par elles, une certaine Mylène Gautier.

A cette époque la future artiste n’a pas plus de vingt ans et ne connaît pas vraiment un grand succès dans sa carrière (professionnelle. Elle a arrêté ses études en 1978, au début de son année de Terminale. Ensuite, comme beaucoup de jeunes, elle a cherché sa voie et effectué des petits boulots tels qu’assistante dans un cabinet dentaire ou vendeuse de chaussures. Mylène s’est aussi essayée au mannequinat et au théâtre, mais sa timidité s’est révélée rapidement un problème. En revanche, le jour du casting, elle est plutôt détendue et a même un fou rire lors de l’écoute  de son enregistrement. Plus tard, Laurent Boutonnat déclarera qu’avant même d’entre chanter Mylène , son choix était fait. Il la volait, elle et son côté « psychotique » et personne d’autre.

Les jours suivants seront consacrés aux arrangements et au mixage. Même si la chanson est enregistrée le plus dur reste à venir : il faut trouver une maison de disques.. C’est une grande difficulté et les recherches vont prendre plus d’un an.

Durant cette période, Mylène poursuit ses expériences de mannequin en faisant quelques photos et des publicités pour la télévision, mais tout cela ne la passionne pas. Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat vont essuyer des refus systématiques, mais le duo ne se décourage pas pour autant et la persévérance finit par payer. François Dacla accepte de sortie le titre chez RCA et propose un petit contrat à Mylène Gautier. Il est désormais l’heure de se trouver un nom de scène. Très vite, elle va choisir le psychodrame de Farmer, en hommage à Frances Farmer, actrice au destin tragique.

Maman a tort qui sera dédié. Pour commencer, la maison de disques va sortir en mars 1984 deux supports ; un maxi 45 Tours puis un 45 Tours. La couverture sera en noir en blanc, illustrée par une photo prise par John Frost quelques années plus tôt, lors de la constitution d’un book. La face B du vinyle propose une version instrumentale du titre, les moyens manquant pour produire une nouvelle chanson. Laurent Boutonnat qui, malgré son jeune âge, a déjà un film à son actif, La Ballade de la féeconductrice, va prendre en charge la création d’un clip. Avec un budget de 5000 francs, soit environ 750 euros, le clip va être rapidement qualifié de « Clip le moins cher de l’histoire de la musique ». Le titre, pourtant accueilli RECORDS DE MYLENEfavorablement par la presse, peine à s’imposer et la maison de disques semble y mettre peu de volonté.

C’est à ce moment là qu’intervient Bertrand le Page. Editeur et manager, il va changer la destinée de cette chanson. D’abord, il souhaite sortir une nouvelle version du 45 Tours qui sera proposée durant l’été. Même si la photo de Mylène désormais Farmer, est toujours en noir et blanc, la chanteuse sourit et une touche de couleur va êtres apportée. L’objectif ; séduire les adolescents. Ensuite, Le Page va programmer des passages à la télévision, des interviews dans la presse « jeune » et demander une version anglaise du titre, My mu mis wrong, qui n’aura aucune exploitation à l’étranger 

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Mylène Farmer a dévoilé un teaser

Posté par francesca7 le 17 décembre 2015

Mylène Farmer a dévoilé un teaser du clip de son nouveau single « City of Love » qui promet d’être aussi terrifiant qu’envoûtant.

1Nouveau clip Mylène

 

Mylène Farmer continue d’assurer la promotion de son dixième album, Inters­tel­laires, déjà écoulé à près de 200.000 exem­plaires en un mois. Il y a quelques semaines, les fans avaient découvert le titre Stolen Car en duo avec le chanteur Sting. Une collaboration qui lui avait même permis d’être invité sur le plateau du Tonight Show, talk show star de la chaine NBC, présenté par Jimmy Fallon.

Cette fois ci, la chanteuse nous dévoile quelques images d’un clip vidéo qui fait froid dans le dos. D’après le teaser mis en ligne par Polydor, la vidéo qui assurera la promotion de City of Love, sera plutôt horrifique. La scène d’ou­ver­ture dépeint un château hanté, dont le perron est jonché de colombes mortes, alors qu’un orage gronde. Des carcasses d’oiseaux morts dont une voix informe qu’ils chutent du ciel « les ailes brisées » et une main (extraterrestre ?) s’écrasant contre une vitre sont aussi au programme… La vidéo reprend les codes de l’effroi qui ont fait d’elle une star notamment dans les clips de Plus grandir et de Dégénération.

Le clip de City of love a été réalisé par Pascal Laugier, que les fans de cinéma d’horreur connaissent d’ailleurs bien, notamment pour Saint-Ange ou Martyrs, film ultra-violent autant adoré que décrié, qui avait effrayé plus d’un spectateur.

 

source : http://lci.tf1.fr/people

 

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Mylène Farmer – City Of Love – LE CLIP

Posté par francesca7 le 17 décembre 2015

 

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Le réalisateur Pierre Laugier, spécialiste du film d’horreur, a revisité l’œuvre d’Alfred Hitchcock pour illustrer une chanson d’amour à double sens tirée de l’album Interstellaires.

 

Depuis ses débuts, la confusion des sentiments est une source d’inspiration infinie pour Mylène Farmer. Pour illustrer sa chanson City of love - littéralement: La Ville de l’amour - elle a décidé de travailler avec un réalisateur français, Pierre Laugier, spécialiste du film d’horreur.

En moins d’une minute, l’ambiguïté du texte de Mylène Farmer trouve ici un écrin horrifique. Une maison abandonnée, un ciel de nuit noir corbeau, la foudre qui tombe, ces premières images rappellent irrésistiblement la demeure hantée de Norman Bates dans l’un des chefs-d’œuvre d’Alfred Hitchcock, Psychose (1960).

1 Sting-et-mylene-farmer-a-la-17eme-950x0-3 - CopieLes clips de Mylène Farmer jettent l’effroi

Le lien de parenté entre le clip de City of love et la manière si particulière du maître du suspense s’observe aussi dans le message de la voix off: «Un orage électrique se dirige vers le nord… doublé d’un vent tourbillonnant fait chuter les oiseaux… leurs ailes brisées les laissant abîmés…» On peut y voir aussi un deuxième emprunt. Après Psychose Pierre Laugier s’est aussi inspiré du thriller Les Oiseaux (1963).

Mylène Farmer aime jouer avec la peur. D’autres clips de ses chansons n’ont pas hésité à jeter l’effroi sur ses fans. On peut citer Plus GrandirDégénération, et bien sûr l’excellent Beyond my control.

 

Article paru sur LEFIGARO.FR 

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PASCAL LAUGIER et Mylène

Posté par francesca7 le 13 décembre 2015

 

AUGIER Pascal

Pascal, Repéré par Christophe Gans pour ses premiers courts-métrages, Pascal Laugier se voir offrir par ce dernier de réaliser le making-of de son film Le Pacte des loups (2001). Fort du succès du film et du making-of dont la qualité est saluée, Pascal Laugier se jette à l’eau et réalise en 2004 son premier long métrage, Saint Ange, un film d’horreur fantastique dans lequel il dirige Virginie Ledoyen et Lou Doillon. Malgré son relatif échec commercial, le film est discrètement salué par la critique pour les promesses qu’il apporte, sans qu’elles soient considérées comme tenues pour l’instant.

En 2008, il crée la polémique avec son second long-métrage Martyrs, tourné au Canada, qui, à cause de son gore extrême, passe à deux doigts d’être interdit au moins de dix-huit ans. Heureusement pour le réalisateur, l’accès n’en sera finalement limité qu’aux moins de 16 ans avec avertissement, ce qui permit au film une meilleure distribution.

Durant six mois il travaille sur le reboot de Hellraiser, mais sa version sera refusée par les studios de la Weinstein. Toutefois, il se consacre alors à The Secret.

 

City of Love » : Mylène Farmer s’offre un teaser terrifiant pour son nouveau clip titrait ce jour le site CHARTS en France

Mylène Farmer a fait son choix : son nouveau single sera « City of Love ». Le deuxième extrait de l’album « Interstellaires » va s’offrir un visuel sombre et terrifiant si l’on en croit le premier teaser du clip, signé du réalisateur Pascal Laugier.

Jugez plutôt  sur le site : http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-100174.html#I1p4fw8iQbYePTjv.99

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La dernière surprise de Mylène

Posté par francesca7 le 12 décembre 2015

 

le dernier mylène

Connu pour ses longs-métrages « Martyrs » (2008) et « The Secret » (2012), le réalisateur français n’a pas été choisi au hasard : spécialiste du cinéma d’horreur, il a été chargé de donner vie aux cauchemars les plus obscurs de l’artiste. A-t-elle été inspirée par la série « American Horror Story », dans laquelle Lady Gaga campe une tenancière vampirique et démoniaque ? Quoi qu’il en soit, la vidéo de « City of Love » prend place dans un manoir sinistre balayé par les vents lors d’une nuit d’orage, à en croire un premier teaser terrifiant. Dans cette demeure, la nature semble éteinte et les cadavres sans vie de colombes sont là pour en témoigner. Dans une pièce où les meubles sont recouverts de toiles d’araignée, une voix grave émane d’un poste radio pour annoncer la météo capricieuse et l’étrange phénomène qui touche les oiseaux. Soudain, sur le carreau embué, une main blanchâtre aux griffes pointues fait son apparition… A l’évidence, Mylène Farmer nous réserve de drôles de surprises !

Mylène Farmer a fait son choix : son nouveau single sera « City of Love ». Le deuxième extrait de l’album « Interstellaires » va s’offrir un visuel sombre et terrifiant si l’on en croit le premier teaser du clip, signé du réalisateur Pascal Laugier.

Juste avant les fêtes de fin d’année, Mylène Farmer met ses fans en émoi. Pour poursuivre la promotion de son son dixième album « Interstellaires », déjà écoulé à près de 200.000 exemplaires en un mois, la chanteuse a jeté son dévolu sur « City of Love ». C’est ce nouvel extrait, lumineux et aérien, qui prend la succession de  »Stolen Car », son duo avec Sting. Alors qu’elle a défendu ce titre remixé par The Avener à la télévision américaine il y a quelques jours, Mylène Farmer songe déjà à la suite et a confié à Pascal Laugier le soin de réaliser son nouveau clip. 

Jugez plutôt !

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-100174.html#BczqSKxt5gOqejUL.99

 

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Mylène À LA TÉLÉ – TMC

Posté par francesca7 le 12 décembre 2015

 

Sans titreTMC a consacré un documentaire à la chanteuse à l’occasion de la sortie de son nouvel album (2015).

Certains construisent leur mythe sur leur présence accrue dans les médias. D’autres font tout le contraire. Ainsi Mylène Farmer, véritable stratège du silence, dont chaque single est attendu par des millions d’admirateurs en transe. Et TMC de profiter de la sortie de son nouvel album, Interstellaires (le 6 novembre), pour lui consacrer un documentaire inédit, Mylène Farmer: sur les pas d’une icône le 8 décembre 2015.

Trente ans de carrière et dix albums n’auront pas permis de lever le plus petit coin de voile sur Mylène Farmer. Depuis Libertine, l’un de ses premiers tubes, la chanteuse vend des millions de disques, réalise pour certains de ses titres des clips cinématographiques durant jusqu’à vingt minutes et joue à guichets fermés. Plus remarquable encore, la chanteuse a été érigée au rang d’icône par ses fans sans jamais sortir de son silence, sinon en de très rares occasions.

«Je trouve regrettable que la parole soit devenue si facile, si peu réfléchie, si inconséquente», confira-t-elle un jour sur le plateau d’un JT avant d’ajouter: «Tout ce temps passé à parler de soi et à se montrer, c’est autant d’heures volées à la réflexion, à l’amour, à la création. Je ne suis pas discrète par dédain. Je suis discrète par respect pour mon public, pour mon entourage et pour moi-même. C’est aussi ma nature profonde. Il n’empêche, je suis bien vivante.».

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De la sortie, en 1986, de Cendres de Lune, à aujourd’hui, comment s’est-elle imposée comme une icône? D’où lui vient l’inspiration de l’univers si mélancolique qui est le sien? Pourquoi l’aimons-nous? Et qui est-elle, au juste? Réponse en images d’archives, en séquences de concerts, en extraits de clips, et au travers des nombreux témoignages de ceux qui ont eu la chance de la rencontrer et de la côtoyer. «C’est un génie!, s’exclame ainsi le producteur Dominique Besnehard. Une star fatale, lointaine, comme Marlène Dietrich ou Greta Garbo. Et, en même temps, le public, avec lequel elle a des rendez-vous espacés, mais colossaux, reste fou d’elle. C’est incroyable!»

Ce dont attestent Thierry Suc, son manager depuis toujours, Vincent Lindon, ancien camarade de conservatoire, mais aussi Pierre Palmade, Jean-Paul Gaultier et Sting, qui chante avec elle Stolen Car. Reste l’absence de l’artiste du documentaire, peut-être source de déplaisir pour certains.

Record de disques de diamant pour une chanteuse, de vente de DVD musicaux, de rapidité de vente de billets de concert (elle a rempli, lors de sa dernière tournée, l’équivalent de deux stades de France en trois heures) et record de fidélité du public. «La vie a ses hauts et sas bas, mais ma plus vive appréhension, dira-t-elle encore, serait de décevoir mon public.» Bref, depuis trente ans, la petite Française innove, progresse, célèbre l’amour, le sexe, la mort et envoûte les foules lors de shows spectaculaires. À 54 ans, Mylène Farmer vient de sortir Interstellaires, son premier album distribué aux États-Unis.

À savoir

À tous les fans qui n’auraient pas pu accéder à ses plus récentes interviews, Mylène Farmer était le 10 novembre sur le plateau du JT d’Anne-Claire Coudray (TF1) et le 4 décembre dans l’émission The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, sa première participation à une émission de télévision aux États-Unis (NBC). Les deux programmes sont visibles sur YouTube et en replay.

 

article paru sur FIGARO.FR

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MYLENE dans la Presse pour un film

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

C’est un effeuillage dans les règles de l’art que s’offre la chan­teuse avec Fragile, livre de photos sensuelles réali­sées par Sylvie Lancre­non, à paraître ce 15 mai (aux Editions Anne Carrière). En atten­dant notre sujet exclu­sif sur cette colla­bo­ra­tion, en kiosque dès ce mercredi 13 mai, arrêt sur un détail anato­mique parti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’icône Farmer.

mimi (2)

Comme Isabelle Adjani, autre modèle de la photo­graphe Sylvie Lancre­non, autre figure statu­taire du spec­tacle français, autre mystère au teint d’al­bâtre et aux accès de fièvre, de ceux dont les fêlures laissent passer la lumière, elle aurait pu incar­ner une formi­dable Camille Clau­del, sœur du drama­turge Paul Clau­del et sculp­trice de talent, brisée par son mentor et amant Auguste Rodin, réduite en éclats d’elle-même entre les murs l’asile de Ville-Evrard, en Seine-Saint-Denis.

Malgré ses liens privi­lé­giés avec des gens du 7eme art comme feu Claude Berri, Vincent Lindon, Luc Besson, Jean Roche­fort ou encore David Lynch, Mylène Farmer n’a pas fait son cinéma. Un premier rôle dans Gior­gino, premier long-métrage de son ancien complice Laurent Bouton­nat, le doublage de la prin­cesse Sélé­nia, trou­blant avatar animé, dans Arthur et les Mini­moys et puis… plus rien. A ce jour, du moins… Qu’im­porte. Troi­sième enfant d’un ingé­nieur des ponts et chaus­sés muté au Canada où elle passera les premières années de sa vie, Mylène Gauthier a fait mieux : elle a déroulé le film de sa vie et créé Mylène Farmer, un peu comme Dieu créa la femme. Patiem­ment.  Méti­cu­leu­se­ment. De ses propres mains.

Alors que sort ce 15 mai Fragile, bel ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de l’ar­tiste, et, véri­table réflexion sur la créa­tion, la pulsion de vie et le mouve­ment, entre­prise en colla­bo­ra­tion avec Sylvie Lancre­non, il s’agit juste­ment de reve­nir sur… les mains de Mylène Farmer ! Au même titre que ses pieds ou son regard, elles sont photo­gra­phiées en détail dans Fragile, le livre de 168 pages publié par les éditions Anne Carrière. Un juste choix, car pour avoir rencon­tré la chan­teuse, s’il est bien une partie de son anato­mie qui vous surprend, vous saisit, voir vous imprègne, ce sont ses deux mains.

Je n’y avais pas prêté atten­tion, dans le cadre de notre première inter­view, réali­sée dans la foulée encore hale­tante de sa tour­née Time­less 2013 et parue dans les pages de Gala le 24 décembre 2013. Le 27 mars 2014, l’oc­ca­sion me fut donnée de procé­der à un petit erase and rewind. Rencontre, prise 2, moteur… action ! Invité au Gaumont Opéra, dans le 9e arron­dis­se­ment de Paris, à décou­vrir le film de sa dernière odys­sée scénique (avant qu’il n’at­teigne des records de vente sous la forme d’un DVD quelques semaines plus tard), l’humble et pour­tant si talen­tueux réali­sa­teur François Hanss, un proche, surtout le sien bien­tôt trente ans, m’in­vite au géné­rique de fin à rejoindre la coupole de la salle de cinéma pour célé­brer le succès de la projec­tion sur le plan natio­nal ce soir-là (plus de 100 000 spec­ta­teurs dans toute la France). Les fans évacuent les lieux, encore ébahis, sonnés, par le voyage de deux heures qu’ils viennent de vivre. Je ne vais pas être déçu par celui que j’amorce, en emprun­tant un dédale de coulisses et de marches. En pleine discus­sion avec Pascal Nègre, p-dg d’Uni­ver­sal Music, elle est là. La surprise tient en sa seule présence. D’or­di­naire, Mylène Farmer ne goûte guère à l’au­to­cé­lé­bra­tion, encore moins à cette bulle vite soûlante que peut être la vie nocturne pari­sienne. Au soixan­tième anni­ver­saire de Domi­nique Besne­hard, fêté un moins plus tôt au Théâtre du Rond-Point, elle fut la seule star à se sous­traire à la mitraille des photo­graphes. Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

MYLENE TVAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

Nous avons choisi, pour l’ou­ver­ture de notre sujet exclu­sif en kiosque ce mercredi 13 mai, une photo du livre Fragile réali­sée par Sylvie Lancre­non, sur laquelle, Mylène pose allon­gée, visage tourné, main tendue. Comme une invi­ta­tion à saisir cette main. Avant que le mythe Farmer ne dispa­raisse. Encore une fois. Peut-être défi­ni­ti­ve­ment. Atten­tion, Fragile ! Atten­tion aux chefs-d’œuvre en péril…

Source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_jeux_de_mains_jeu_de_m_341374

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