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ENTRE STING et MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 30 mai 2016

 

 

Les coulisses d’une rencontre

 

C’est à Londres, « quelques années plus tôt », que Mylène Farmer a rencontré la première fois Sting en assistant à l’un de ses concerts dans une église. « J’ai trouvé ça très impressionnant, très beau et poétique. L’année suivante, je me suis envolée pour New York car je voulais vraiment voir sa pièce que j’ai trouvée très sombre et touchante. Les chansons étaient magnifiques, l’interprétation incroyable – j’en suis tombée amoureuse. Je lui ai demandé s’il voulait faire quelque chose avec moi et il a dit oui. »

 STING ET MYLENE

Séduit par Mylène Farmer, Sting ne tarit pas d’éloges, tout au long de l’interview, sur celle qui a marqué le monde de la musique avec des titres tels que XXL ou encore Désenchantée. « J’attendais la bonne femme pour chanter ce titre, et Mylène était une candidate parfaite (…) Je pense que nous avons produit quelque chose bien meilleur que ce que j’ai pu faire tout seul ou aurait pu faire tout seul. Il y a une nouvelle dimension qui est merveilleuse. (…) Elle remplit ces stades géants encore et encore et encore. Elle est énorme et à juste titre. C’est une personne charmante et c’est le plus important. »

 

L’animateur vedette de Bel RTL, Serge Jonckers, a rencontré en exclusivité Mylène Farmer. La chanteuse aux onze millions de disques vendus vient de sortir son dixième album. Le temps d’une chanson, elle forme un duo avec Sting. Serge Jonckers a rencontré les deux artistes à Paris.

Amants dans le clip de « Stolen car » et complices en studio, Mylène Farmer et Sting semblent s’être trouvés. La chanteuse française a mis sa touche personnelle dans ce morceau chanté par Sting en 2003. Elle en a fait le titre phare de son nouvel album. « Ce qui manquait à ma version, c’était un ingrédient magique… qui était ‘ma femme« , confie l’artiste britannique. « J’ai toujours pensé que cette chanson serait un beau duo, entre une belle femme et moi. Mais j’attendais la bonne personne« , ajoute Sting. « C’est une rencontre assez magique pour moi. C’est quelqu’un qui m’apprend beaucoup de choses, c’est quelqu’un de très généreux, il a une folie que j’adore. Autant de qualificatifs qui font que c’est un homme assez exceptionnel« , explique de son côté Mylène Farmer, visiblement touchée par l’ancien chanteur de The Police.

STING
« J’ai besoin de temps pour retourner sur scène »

Le nouvel album de Mylène Farmer s’intitule « Interstellaires ». La tête dans les étoiles, la star française veut plonger dans les mystères de l’espace. Avec le producteur de Sting et de Lady Gaga, elle signe un album plus rock, mais en parfait accord avec son style.

La tournée, par contre, risque bien de se faire attendre. « Pour l’instant non. J’ai voulu me donner un petit peu de temps avant de retourner sur scène, pour essayer justement de recréer et de réinviter« , confie Mylène Farmer. « J’ai besoin de ce temps-là pour retourner« , ajoute la chanteuse de 54 ans.

Retrouvez l’entièreté de cet entretien exclusif sur Bel RTL ce vendredi dès 8H40 et ce samedi à 18H30.

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PARCE QUE C’EST MYLENE F.

Posté par francesca7 le 13 mai 2016

 

`·.¸¸.·´´¯`··._.·Bienvenue à tous`·.¸¸.·´´¯`··._.·

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22 ans déjà, qu’elle rayonne dans le paysage musical francophone, offrant à son public des shows pharaoniques, des clips originaux, des albums léchés, des apparitions aussi rares que précieuses. Quelle est donc cette artiste qui dure, dont l’aura s’avère inégalée en France, et qui possède un noyau d’admirateurs aussi important et actif? Quelle est somme toute cette artiste si absente des media, et pourtant si présente dans le coeur de son public? Un admirateur répondrait « Mylène », tout simplement.

Tel autre « L’Ange roux ». Le grand public dirait plus prosaïquement « MYLENE FARMER ». Quoi qu’il en soit, il est une chose qui ne varie pas: le talent. Et ce site rend un hommage appuyé à la plume de Mylène Farmer. Auteur, compositeur, interprète, c’est à travers les mots qu’elle a pu construire au fil  des ans, et des albums, une oeuvre cohérente et fructueuse, ouvrir des pistes qui font sens, autant d’échos palpables et salvateurs pour le public. Vous trouverez donc sur ces pages une ressource littéraire régulièrement mise à jour sur Mylène Farmer et son univers, mais aussi vos rubriques habituelles.

Fruit de nombreuses années de travail, ces pages n’ont d’autre vocation que de vous présenter une vision personnelle de l’univers de MYLENE FARMER.. Faire partager une passion, tout simplement.

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Bonne visite sur le blog à l’image de Mylène Farmer

 

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Jeff Dahlgren partenaire de film de Mylène

Posté par francesca7 le 7 mai 2016

 

Il est le partenaire de Mylène dans le film Giorgino. C’est sur le tournage du film que Mylène s’est beaucoup rapprochée de Jeff Dahlgren. Suite à l’échec du film en 1994, Mylène est partie vivre un an à Los Angeles (Etats-Unis) avec Jeff. Notons que le refrain de California (« C’est sexy le ciel de Californie… ») fait référence à des souvenirs visiblement torrides de Mylène avec le bel Américain. Après cette parenthèse californienne, Jeff a été guitariste sur les albums et tournées de Mylène entre 1995 et 2000. Mylène et lui se sont séparés en 1999.

 Blog de Francesca

Le 5 octobre 1994, la France découvre pour la première fois le visage et le jeu d’acteur de Jeff Dahlgren à l’occasion de la sortie sur grand écran du film de Laurent Boutonnat, « Giorgino ». Alors âgé de 29 ans, il y incarne le personnage de Giorgio Volli, un médecin de retour du front en 1918 qui part à la recherche des enfants orphelins dont il s’occupait avant la guerre. L’acteur et musicien revient longuement sur son expérience avec Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. Il nous raconte sa rencontre avec le duo, le casting, le froid, les petits incidents qui ont ponctué le tournage mais aussi sa vision du film, vingt ans après sa sortie. Des souvenirs visiblement impérissables…

Quels souvenirs avez-vous de votre première rencontre avec Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ?
J’ai été présenté à Mylène à Los Angeles, par une amie commune. A l’époque, elle travaillait sur « Que mon cœur lâche ». Nous avons longuement parlé de musique, de cinéma et de « Giorgino ». Etant donné que j’ai toujours une guitare avec moi, ça a collé immédiatement entre nous, et une longue amitié est née. Alors que j’étais à Los Angeles avec Mylène, j’ai rencontré Laurent, et nous avons, là encore, eu de longues conversations tous les trois. Nous parlions de musique et de cinéma. Nous sommes devenus proches en très peu de temps. Mes souvenirs de ces rencontres sont ceux de deux nouvelles amitiés.

Vous êtes connu comme musicien. Qu’est-ce qui vous a poussé à passer une audition pour un film ?
J’avais étudié le cinéma pendant plusieurs années et tourné dans beaucoup de publicités. J’ai aussi fait de petites apparitions télévisées. La motivation, pour moi, a toujours été présente. Lorsque Laurent m’a demandé si j’étais intéressé pour passer l’audition pour « Giorgino », j’ai immédiatement répondu « Oui ».

Où a-t-elle eu lieu ?
C’était à l’hôtel Château Marmont, à Hollywood.

Et comment s’est-elle déroulée ?
Bien ! Il n’y avait que Laurent et moi. Il n’y avait pas d’équipe en charge du casting. C’est Laurent qui a fait son choix tout seul. Ça a duré environ une heure. A la base, il m’avait donné un monologue extrait de « Giorgino » à lire pour l’audition. Mais lorsque je suis arrivé, nous nous sommes assis et avons commencé à parler. Au final, je n’ai jamais eu à lire le monologue en question ! Lorsque Laurent a allumé la caméra, j’ai simplement parlé de moi.

Avez-vous dû repasser l’audition par la suite ?
Non. Le soir même, j’ai reçu un appel téléphonique de Laurent qui m’informait que j’avais été retenu pour le rôle de Giorgio.

Est-ce que Laurent recherchait quelque chose de particulier pour le personnage de Giorgio Volli ?
Pas nécessairement. Je ne crois pas qu’il recherchait quelqu’un en particulier. Il cherchait plutôt une qualité, celle d’une innocence d’enfant pour le rôle de Giorgio ; et pour mon bonheur, il s’est avéré que j’avais cette qualité.

Savez-vous si Hugh Grant a été casté pour le personnage de Giorgio Volli ?
Il a été fait mention de Hugh Grant mais aussi de Rutger Hauer.

Venons-en au tournage. Combien de temps a-t-il duré en tout, scènes extérieurs et studio comprises ?
Environ quatre mois et demi.

Avez-vous souffert des conditions climatiques lors des scènes extérieurs ?
Absolument ! A certains moments, les conditions météo étaient vraiment beaucoup trop dures pour nous permettre de travailler. Parfois, il faisait tellement froid qu’il m’était difficile de bouger les lèvres. Donc oui, il y a eu un peu de souffrance, mais globalement, c’était plutôt agréable.

Les scènes studio ont-elles été filmées en une seule fois ?
Oui, nous avons tourné toutes les scènes studio en même temps, et avant celles en extérieur. Elles ont été filmées au studio Barrandov en République Tchèque (ex Tchécoslovaquie, ndlr).

Répétiez-vous certaines scènes avec Mylène Farmer avant de les filmer ? Quelqu’un vous guidait-il lors des répétitions ?
Oui, bien sûr, Mylène et moi répétions ensemble. Laurent, quant à lui, nous guidait et décidait de l’emplacement de chacun des acteurs, et nous en discutions en détail tous les trois.

Y a-t-il eu des scènes plus difficiles que d’autres à tourner ?
Oui, le sauvetage de Catherine à Sainte-Lucie. Cette scène a été la plus difficile. La mise ne place des personnages a été plus approfondie et le tournage de la scène très technique. Il s’avérait difficile de réaliser des gros plans durant le tournage à cause des mouvements rapides. Laurent a alors décidé de nous attacher avec une corde, Mylène et moi, afin que la distance focale reste toujours la même. Dans cette scène, j’utilise un revolver et j’ai Catherine dans les bras, tous les gros plans de cette ont été tournés de cette façon. C’est intéressant de filmer une scène très attendue et énergique avec une caméra située à 60 centimètres du visage.

Il semble que l’atmosphère durant le tournage était tendue. Qu’avez-vous ressenti ?
L’atmosphère était tendue lorsque les scènes que nous tournions étaient intenses, ça fait partie du job. Ça n’était pas comme ça tout le temps ! Ce dont je me souviens le plus, c’est que c’était détendu et professionnel. Nous nous sommes beaucoup amusés.

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Et comment était la relation entre Mylène et Laurent ?
Entre Mylène et Laurent, la relation était bonne et amicale.

Vous souvenez-vous d’anecdotes ou de moments particulièrement marquants durant cette période de tournage ?
Oui, j’en ai même plusieurs ! Tout d’abord, j’étais toujours à l’heure sur le tournage ! (Rires)
Lorsque j’attendais entre deux scènes, je sortais Moreno, mon cheval préféré, et je partais me promener avec lui à travers les collines. Une fois, alors que Jean-Pierre Aumont m’aidait à tirer Moreno pour l’amener à la calèche, il s’est cabré et, en retombant, m’a cassé un orteil ! (Rires) Et puis, les weekends, j’empruntais la voiture de quelqu’un de l’équipe à son insu et je partais aussi loin que je le pouvais, parfois même jusqu’en Pologne !

Je me souviens aussi de mon hôtel, à Prague, qui a dû être évacué à trois reprises à cause d’alertes à la bombe. La troisième fois, j’ai mis vingt minutes pour descendre. J’étais habillé bien chaudement car je savais que j’allais attendre plusieurs heures dans le froid. Mais après vingt minutes d’attente, le rez-de-chaussée de l’hôtel a finalement explosé !

Mais la meilleure anecdote est la fois où j’ai eu le hoquet pendant un jour et demi. J’étais donc dans l’incapacité de tourner une scène, mais la production en a profité pour tourner d’autres scènes avec d’autres acteurs. J’avais depuis peu fait la connaissance de Louise Fletcher. Ce jour-là, nous nous sommes croisés dans le hall de l’hôtel. Elle m’a dit qu’elle savait que j’avais un problème, ce à quoi j’ai réussi à répondre « Oui ». Nous nous sommes assis au bar et elle a demandé au barman une tranche de citron, un petit sachet de sucre et de la sauce Worcestershire (sauce anglaise à la saveur aigre-douce, ndlr). Elle a mélangé cette mixture et m’a dit de l’avaler. Tout de suite après, le hoquet avait disparu, et je reprenais le tournage !

Dans quel était d’esprit étiez-vous avant la sortie du film ?
J’étais dans un très bon était d’esprit. Mylène et moi travaillions sur l’album « Anamorphosée » à cette époque-là. C’est à ce moment que la chanson « Tomber 7 fois… » a été initialement composée. C’était moi l’interprète de cette chanson à la base, mais Mylène l’a tellement aimée qu’elle m’a demandé si elle pouvait l’enregistrer pour l’album.

Avez-vous été impliqué dans le montage du film ?
Il arrivait parfois que je donne des conseils par rapport à la sélection des scènes dans lesquelles j’apparaissais. J’étais également souvent avec Laurent quant il composait la bande originale et, là encore, je donnais mon opinion. En dehors de ça, je n’ai pas eu de rôle dans la postproduction.

Avez-vous été déçu que la sortie soit repoussée de plusieurs mois ?
Non pas du tout ! Il m’est difficile de me rappeler les raisons exactes, mais si nous avions sorti le film en temps et en heure, nous aurions eu comme concurrent le film « True Lies ». Pour la petite histoire, le film en sorti en même temps que « Forrest Gump » qui, à l’époque, était le plus rentable de l’histoire.

Qu’avez-vous pensé de la version finale du film ?
Je n’ai jamais regardé le film en entier ! (Rires)

Pensez-vous que le film soit trop long ?
Pourquoi pensez-vous que je ne l’ai pas regardé en entier ? (Rires) C’est plutôt une question qu’il faudrait poser à Laurent. Je pense qu’il a pris le temps dont il avait besoin afin de raconter au mieux l’histoire qu’il avait imaginée. Avec le recul, j’ai le sentiment que le film est bien mieux compris aujourd’hui.

Quelle est votre scène préférée ?
Comme je vous l’ai dit, je n’ai jamais regardé le film dans sa totalité, mais je dois avouer que c’était sympa de mourir. Toutes les scènes à Sainte-Lucie ont été géniales à tourner !

Quelle a été votre réaction quand vous avez lu les critiques négatives de la part de la presse et que vous avez compris que le film était un échec commercial ? Comment ont réagi Mylène et Laurent ?
Ça ne m’a pas affecté car mes critiques à moi étaient positives ! C’est surtout Laurent qui en a pris plein la tête, principalement à cause de la longueur du film, ce qui, pour moi, n’est pas une raison pour le descendre. Ce n’est jamais facile pour personne de gérer ce genre de situation, mais avec du recul, « Giorgino » est en quelque sorte, devenu un succès. Rétrospectivement, j’ai le sentiment qu’il y a eu une meilleure compréhension du film et de sa beauté. « Giorgino » a maintenant une vie à lui…

Avec du recul justement, que pensez-vous de votre jeu d’acteur et de celui de Mylène ?
Je suis fier de ma prestation… enfin, du peu que j’en ai vu ! Et je pense que la prestation de Mylène était bonne également.

Aujourd’hui, que pensez-vous de cette expérience ? Seriez-vous tenté de jouer dans un nouveau film ? Joueriez-vous à nouveau pour Laurent ?
C’était une expérience géniale et j’en garde de très bons souvenirs. Donc oui, je serais prêt à tourner encore et à travailler à nouveau avec Laurent.

Il semblerait que l’échec commercial du film n’ait pas affecté votre relation avec Mylène et Laurent puisque vous avez ensuite collaboré avec eux pour deux albums et deux tournées. Quels souvenirs gardez-vous de ces expériences ?
C’est une question très importante sur laquelle je pourrais écrire un livre entier. Mais pour faire court, cela faisait déjà quatre ans que l’album « L’autre… » était paru et, après la sortie de « Giorgino », Mylène avait besoin d’un album très fort et d’une nouvelle direction artistique. Elle et moi avions déjà passé beaucoup de temps en studio avant « Anamorphosée », donc c’était une continuité naturelle. Mylène aimait le son de ma guitare qui apportait une dimension puissante à sa musique. Après le succès du Tour 1996, les clips vidéo, les singles et le « Live à Bercy », que je travaille pour l’album « Innamoramento » nous a semblé couler de source. J’ai beaucoup de souvenirs fantastiques de cette période, beaucoup de travail, de bon temps, d’amis… et énormément de fans !

Etes-vous toujours en contact avec Mylène et Laurent ?
Oui, Mylène et moi sommes toujours resté en contact. Quant à Laurent, nous avons pas mal échangé mais ça fait un bout de temps que je n’ai pas de ses nouvelles !

Pourquoi n’avez-vous pas continué à votre collaboration avec eux pour les albums suivants ?
Tout simplement parce que je n’étais pas disponible.

Suivez-vous la carrière de Mylène ? Y a-t-il un album ou une chansons que vous appréciez tout particulièrement ?
Oui, je la suis, comme tout le monde, et nous en parlons. Pour moi, son album le plus fort reste « Anamorphosée ». Mais de par mon implication durant l’enregistrement de l’album, et tout particulièrement dans l’écriture de la ligne de guitare de « XXL », je ne suis pas très objectif ! (Rires)

Continuez-vous de jouer avec votre groupe, Jeff Dahlgree/S.T.E.P. ?
J’ai produit, enregistré et mixé onze albums pour divers artistes et je suis actuellement en train de travailler sur mon album qui sortira au printemps prochain. Il y aura quelques singles qui précéderont sa sortie. En ce moment mon groupe Jeff Dahlgren/S.T.E.P. marche très bien et mon single, « California », dépasse mes attentes en termes de rotations radio.

Est-ce que le titre de votre single, « California », est une allusion ou une référence à celui de Mylène ?
Sans commentaire !

Quelle est votre actualité ?
Je produis et je compose. En tant que guitariste professionnel, j’ai joué sur de nombreux albums. Je vais aussi bientôt ouvrir mon site web, jeffdahlgrenmusic.com , grâce auquel je vais débuter, à distance, le mixage et le mastering d’albums d’artistes issus de la scène indépendante. Cela leur permettra de profiter d’une production et d’un son professionnels. Et cela me donnera aussi l’opportunité de travailler avec des artistes français belges et russes. Je travaille beaucoup à distance en ce moment et on m’a beaucoup sollicité. Que ce sot des fans, des musiciens ou des groupes, tous m’ont demandé de mixer pour eux et même de chanter sur leurs compositions. Je vais pouvoir le faire maintenant. J’aime soutenir la scène indépendante. Enfin, grâce au bon retour de mon single « California », j’ai des opportunités pour jouer à Paris et sa région. Ça sera super de vous voir tous là-bas ! En dehors de cela, tout va bien pour moi !

 

Sophie Khairallah et Julien Autier pour Styx Magazine – 2014

 

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TRISTANA a vu le jour grâce à Gaëtan

Posté par francesca7 le 4 mai 2016

GAETANGaëtan
Mylène évoque régulièrement cet homme vivant au milieu de nombreux animaux à ses débuts, dans la presse (la première fois dans un reportage photo accordé à « Télé 7 jours » paru le 15 novembre 1986) et même à la télévision (« Les animaux du monde », TF1, 22 mai 1988).

Mylène dira de lui : « Gaëtan et sa femme Christine sont des gens formidables. Ils ont élevé leur fils de trois ans Uryen au milieu de cette faune et il n’en a pas du tout peur. » La plupart des animaux que l’on peut voir dans les premiers clips de Mylène sont les siens (Tristana, Ainsi soit je…)
On n’en entendra plus parler après 1988, date à laquelle il est certainement sorti de l’entourage de Mylène Farmer.

 

On a vu son nom pour la première fois lors du dressage des loups dans TRISTANA chanson interprétée par Mylène Farmer extrait de son premier album studio, Cendres de lune (1986). La chanson est sortie en tant que quatrième et dernier single de l’album en janvier 1987. Il y fut rajouté lors d’une réédition.

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Synopsis de TRISTANA

Au milieu des plaines de Russie, dans un château, une cruelle tsarine (interprétée par Sophie Tellier) convoque un moine (Sacha Prijovik), son fidèle serviteur, pour avoir des nouvelles du royaume. La révolte couve… Mais la tsarine en a assez. Elle veut savoir si elle est toujours la plus belle du royaume. Le moine lui répond en lui disant que, bien qu’elle soit très belle, il y a aussi la jeune Tristana (Mylène Farmer), dont les gens disent que la peau est plus douce qu’une pêche… Folle de rage, la tsarine ordonne au moine de la tuer et de lui ramener sa peau de pêche, avant d’éclater d’un rire diabolique. Dans la forêt enneigée, Tristana s’amuse avec son amoureux, Rasoukine. Mais le moine et ses sbires arrivent. Rasoukine (Vladimir Ivtchenko), qui tentait de la protéger, se fait taillader la joue à l’épée. Folle de chagrin, Tristana prend la fuite et roule dans la neige. Elle est recueillie dans une maison par sept nains, qui l’hébergent et la nourrissent. Un portrait de Karl Marx est suspendu dans la maison. Le moine rapporte à la tsarine l’épée qui a tué Rasoukine. Celle-ci lèche le sang qui la macule, ses yeux se révulsent, et des images d’archives apparaissent à l’écran : Lénine faisant des discours enflammés, un peuple révolté… Au petit matin, alors que les nains vont travailler, Tristana est perdue dans ses pensées, qui vont vers Rasoukine. Elle ne perçoit pas le danger : la tsarine, les yeux toujours révulsés, s’approche d’elle. Tristana, endormie, est réveillée par le rire de la tsarine, qui lui jette une pomme à la figure, ce qui éclabousse de sang le portrait de Marx. La tsarine prend alors la fuite, mais finit dévorée par les loups. Le moine, lui, périt par le froid. Les nains, au chevet de la belle Tristana, sont inconsolables. Rasoukine entre dans la pièce et dépose un baiser sur les lèvres de Tristana. Avec les sept nains autour de lui, il porte Tristana dans ses bras, vers un lieu ensoleillé et enneigé. « Tristana, es-tu vivante, ou es-tu morte ? ». Elle rit au soleil, et joue avec la neige… « Je ne sais pas ».

Publié dans Les Clips de Mylène, Mylène 1987 - 1988, Mylène dans la PRESSE, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Salman Rushdie rencontre Mylène F.

Posté par francesca7 le 4 mai 2016

Mylène était conviée au mariage de l’écrivain qui a eu lieu le 17 avril 2004 à New York (Etats-Unis). Mais on sait qu’ils se connaissent depuis au moins 2000, année à laquelle on les a vus ensemble à un cocktail new-yorkais 

 

En 2002 : photo de Mylène et le fils de Salman

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Salman Rush­die: un poète contre les anathèmes – Article paru dans Gala

Comment je fais connaître les sites patriotes aux fans de Mylène Farmer 

Salman RushdieContrairement à l’imam de Brest, je pense qu’il faut s’enivrer de musique et je ne me prive pas pour le faire. La musique adoucit les mœurs et j’apprécie particulièrement la chanteuse française Mylène Farmer. J’entends déjà grincer des dents, notamment parce que son pseudonyme est anglo-saxon, mais c’est une célébrité qui, de mon point de vue, incarne très bien les valeurs de la France et de la civilisation occidentale. 

Je n’aurais sans doute pas les mêmes opinions politiques si je n’étais pas un admirateur de celle qui interpréta, entre autres, « Libertine », dans un clip évoquant le libertinage du XVIIIème siècle. Elle a su, tout au long de sa carrière, incarner une femme libre, provoquer avec une élégance que j’apprécie, contribuer à lever des tabous – il est vrai que le terrain était bien préparé depuis mai 1968 et l’œuvre féministe, notamment – et proposer des références culturelles de qualité, tout en visant un large public et en utilisant les media. Pour cette raison, elle est généralement méprisée par les «bobos», comme les Inrocks qui ne la loupent jamais à chaque sortie d’album (mais sa musique se vend extrêmement bien depuis trente ans).

J’en parle ici aussi parce que la récompense pour la fatwa contre Salman Rushdie a été augmentée très récemment par l’Iran ; or, la chanteuse est connue pour s’être liée d’amitié avec l’écrivain depuis fort longtemps. Alors, je suis allé sur un site non officiel (elle est l’une – voire la seule – chanteuse française médiatique à ne pas avoir de site officiel) pour partager l’information relative à l’auteur des Versets sataniques. En effet, les admirateurs de la chanteuse ont l’habitude de relayer l’actualité de Salman Rushdie, quoique Mylène Farmer n’ait jamais pris de position politique à ce sujet. J’avais alors décidé de partager un lien vers l’article que Riposte laïque a consacré très récemment à Salman Rushdie (http://ripostelaique.com/liran-offre-39-millions-de-dollars-futur-tueur-de-salman-rushdie.html), mais j’ai été censuré…

Ne baissant pas les bras et convaincu de ne pas être d’extrême-droite, j’ai relancé le débat en publiant sur le même site un message où j’expliquais ceci, entre autres : « la liberté d’expression, les valeurs républicaines, la libération des interdits religieux sont des idéaux élevés et tous ceux qui connaissent Mylène Farmer comme artiste, ses paroles et actions comme femme publique, aussi discrète soit-elle, doivent DEFENDRE cela. Les ténèbres progressent dans le monde, revoyez le clip de Leila*, par exemple, réécoutez la Poupée qui dit non, dans toute sa carrière Mylène Farmer a incarné la femme insoumise. Les horreurs de l’Etat islamique et le recul de ce qui fait notre civilisation, celle dans laquelle Mylène Farmer a puisé pour construire son univers, ne peuvent plus vous laisser indifférents. On ne peut plus tolérer qu’un imam à Brest prétende que la musique est la créature du diable et que celui qui écoute régulièrement de la musique court le risque d’être transformé en singe ou en porc par Allah ». * extraite de l’album « Bleu Noir », cette chanson évoque une fille du Shah d’Iran, qui s’était engagé dans la construction d’un Etat laïque, jusqu’à ce que la Révolution islamique de 1979 l’écarte du pouvoir.

J’en ai alors profité pour glisser une petite publicité pour Résistance républicaine, que j’ai décrite comme un mouvement « apolitique de lutte pour que la liberté ne meure pas en France » et en terminant ainsi mon message : « apprenez à vous poser les vraies questions et à défendre l’héritage des lumières. On a besoin de toutes les forces vives pour lutter contre le recul de la liberté ».

Description de cette image, également commentée ci-aprèsQuand elle était un peu au creux de la vague, cette chanteuse a fait un duo très marginal dans sa carrière avec un Algérien (Khaled) dont la vie familiale avait été par la suite médiatisée pour des raisons peu réjouissantes (sa femme avait porté plainte contre lui pour violences conjugales et il fut condamné pour abandon de famille ; sources :http://www.liberation.fr/france-archive/1997/06/14/khaled-traine-devant-le-juge-par-sa-femme_207001 et http://www.leparisien.fr/faits-divers/deux-mois-de-prison-avec-sursis-pour-khaled-08-05-2001-2002152994.phpet voici ce qu’il dit de l’islam… :

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=yGXdb_aQl8k  

Toutefois, ce duo aux accents « raï » était une reprise de la chanson de Polnareff « La poupée qui dit non », ce qui me semble plein de sens à présent ! Interpréter avec ce chanteur alors en vogue – c’était l’époque où on nous bassinait de raï – une chanson qui parle de la libération sexuelle des jeunes filles en incarnant « la poupée qui dit non », c’était ne pas manquer de toupet.

On peut penser ce qu’on veut de Mylène Farmer – s’il vous plaît, Christine, ne lui faites pas un portrait à la Michel Delpech, je vous en voudrais beaucoup. Loin de moi de prétendre que, contrairement au reste du « show business », elle serait indifférente au dieu Ploutos, auquel Aristophane consacra une pièce quelques millénaires avant que nous naissions… Cependant, sans jamais prendre de position politique, contrairement à moult artistes « bobo » – si ce n’est le mariage homosexuel, auquel elle a reconnu qu’elle n’avait aucun motif de s’opposer, mais sans se livrer à aucun militantisme – elle sait, par ses textes, clips, inspirations et choix artistiques poser des questions essentielles à notre temps. Pour toutes ces raisons, Michel Onfray, il y a quelques années – c’était à l’époque je l’appréciais bien, jusqu’à ce que je lise la critique qu’Eva lui a consacré à propos des Evangiles – avait expliqué qu’il l’appréciait particulièrement.

Il n’est pas étonnant qu’elle ait indiqué que Georges Bataille ou Stefan Zweig, entre autres, ont inspiré ses textes. Elle a su mettre en musique mieux que quiconque les sombres poèmes de l’ermite de Solesmes, Pierre Reverdy. Je connais assez son travail pour dire qu’elle ne mérite aucun reproche de la part des patriotes !

Qui plus est, elle est l’une des rares chanteuses françaises à être très connue et appréciée des Russes, au point que la Russie est, à chacune de ses dernières tournées, un passage obligé, chacune de ses dates de concert faisant alors le plein là-bas. Fait remarquable, alors qu’un journaliste l’interrogeait très récemment sur la Russie en raison des lois récentes sur l’homosexualité, elle a affirmé, contrairement à certains chanteurs qui refusent de se rendre en Russie pour des raisons politiques, qu’elle n’a jamais été ennuyée en Russie pour ses concerts (elle est réputée pour ses tenues très sensuelles voire provocantes) et ses chansons (certains textes étant aussi sulfureux).

J’ai apprécié de l’apprendre, car, ne parlant pas le russe, je ne sais quelle opinion me faire sur ces textes ainsi que sur les lois réprimant les offenses aux sentiments religieux (http://www.lesechos.fr/12/06/2013/LesEchos/21455-067-ECH_russie—vote-d-une-loi-reprimant-les—offenses-aux-sentiments-religieux–.htm).

Il est vrai que la Russie nous intéresse, nous, Français, avant tout pour sa politique internationale. Je ne sais pas ce qui se passe exactement en Russie quant aux mœurs, s’agissant de leur politique interne, mais les évolutions du droit russe sont bien loin de la folie des interdits de la charia. Mylène Farmer ne pourrait pas faire en Arabie Saoudite les concerts qu’elle propose en Russie !

Posté par Maxime dans http://resistancerepublicaine.eu/2016/03/02/comment-je-fais-connaitre-les-sites-patriotes-aux-fans-de-mylene-farmer/

 

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MC Solaar et l’aventure de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 avril 2016

         

Le chanteur travaille également avec Thierry Suc, manager de Mylène. Dans le livret de ses albums Cinquième As (2001), Mach 6 (2003) et Chapitre 7 (2007), MC Solaar remercie Mylène Farmer dans ses remerciements ainsi que Thierry Suc, TS3, Calogero, et bien d’autres artistes… A noter d’ailleurs que la chanson Outro de l’album Chapitre 7 propose un jeu de mots sur Jacquou le Croquant.

 

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Sur l’album « Cinquième As » de Mc Solaar, il y a dans la partie remerciement de la jackette: « Merci à Thierry SUC et à Mylène… » Mmmm.. peu etre bien que c’est elle, Le saviez vous? Si oui

 

il a donné une interview à Ouest France. A la question : avec quel(le) artiste souhaiteriez-vous faire un duo, il a répondu qu’il n’envisageait pas d’en faire pour l’instant… mais que si Mylène Farmer lui demandait, il ne dirait pas non…

 

En fait pour la petite histoire le clip de « JTRTA » et de »Solaar pleure » ont été tourné dans la même abbaye… car Mylène l’a conseillé a Claude!

 

En 2001, Diam’s mettait un pied dans la cour des grands en signant avec marc Lumbroso, alors le patron du label EMI. Ex-boss des labels Polydor et Polydor IK, manager de Jean-Jacques Golman, on lui doit aussi les signatures de MYELENE FARMER, Vanessa Paradis, Patricia Kass, MC SOLAAR, Keren Ann, Raphaël et tant d’autres. C’est un des rares directeurs artistiques, A and R comme on dit aux Etats-Unis, à être devenu patron d elabel. Il est l’une des figures artistiques et créatives les plus brillante sud monde du disque.

 

Dans Mylène Farmer : une grande astronaute: Biographie non officielle de l’artiste, Mylène dit : 

Au départ, le rap me tapait sur les nerfs ! Je me demandais si c’était vraiment quelque chose d’important. Certainement, puisque cela marchait si bien. Mais je trouvais dommage que cela devienne tout et n’importe quoi. Je ne voyais pas un groupe que l’on puisse sortir du lot. Ça me cassait vraiment les pieds ! Depuis, j’aime PC SOLAAR parce qu’il a apporté, indépendamment de ce rythme du rap et de ces boucles une vraie richesse dans ses textes. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup aussi.

 

 

 

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Alizée protégée par Mylène

Posté par francesca7 le 24 avril 2016

            
Il peut paraître surprenant de citer la petite protégée de Mylène dans cette rubrique, et pourtant la relation entre Alizée et Mylène Farmer peut clairement être qualifiée d’amicale, tant les deux femmes passaient du temps ensemble, Mylène étant comme une « grande soeur » pour Alizée. Mais cette dernière a souhaité ‘rompre’ avec Mylène, aussi bien artistiquement qu’amicalement, après son unique tournée en 2003 (lorsqu’elle s’est mise en couple avec Jérémy Chatelain).

 alizée et Mylène

Article paru dans le Magazine le Parisien de 2003 :  Alizée : « Mylène Farmer me protège »

La Lolita a laissé la place à une jeune femme de 18 ans qui s’affirme de plus en plus. Alizée sort un nouveau single demain, avant une série de concerts à l’Olympia à la rentrée. Avec, toujours, Mylène Farmer dans son ombre.

Propos recueillis par Sébastien Catroux | 24 Févr. 2003, 00h00

DÉCOUVERTE

par la mystérieuse Mylène Farmer en 1999 après un passage à l’émission « Graines de star » sur M 6, Alizée a vite rencontré le succès en Europe avec son tube « Moi… Lolita », puis avec l’album « Gourmandises » vendu à près de 4 millions d’exemplaires. Son nouveau single, « J’en ai marre ! », qui sort demain, devrait enrichir un parcours mené avec flair par le duo Laurent  Boutonnat-Mylène Farmer.

 Aujourd’hui, l’adolescente corse a grandi : à 18 ans, elle a rompu sa scolarité pour se consacrer uniquement à son métier de chanteuse.

Vous vous êtes faite discrète en France, depuis quelque temps…

Alizée.

J’ai beaucoup voyagé dans toute l’Europe. En Allemagne surtout, le plus gros marché pour moi après la France. J’ai été première avec « Moi… Lolita » en Espagne et en Italie. Je suis aussi allée en Pologne, en Angleterre, en Russie, en Hollande… Ensuite, j’ai enregistré l’album avec Laurent Boutonnat et Mylène Farmer.

Dans quelle mesure intervenez-vous dans la conception d’un disque ?

Laurent Boutonnat me propose des dizaines de chansons et je choisis. Ensuite, avec Mylène, on écrit sur ces musiques. Cette fois, j’ai plus osé intervenir que pour le premier album. A l’époque, on me demandait si ça me plaisait et je n’osais pas donner vraiment mon avis.

Votre nouveau single s’appelle  « J’en ai marre ! ». Mais de quoi exactement ?

C’est quelque chose que je dis souvent. Je suis impatiente et je m’énerve volontiers contre les gens qui traînent les pieds. « Je n’ai jamais eu le sentiment d’être manipulée. Si ça arrive un jour, je le dirai »

Quel rôle joue exactement Mylène Farmer dans votre vie ?
 
Une grande soeur, une copine. Une amie à qui je me confie, avec qui je vais au restaurant. Elle me protège . Elle m’aide à avancer. Elle me donne des conseils sur la façon de m’habiller lorsque je passe à la télé. Ça fait dix-huit ans qu’elle fait ce métier, elle est bien au courant. Dans son image, elle joue sur l’ambiguïté sexuelle. Vous, c’est plutôt sur la précocité.

Sans doute mais à aucun moment, à la vision de mes clips ou de mes photos, je n’ai été mal à l’aise. J’essaie juste d’être naturelle et jamais vulgaire. Je n’ai jamais eu le sentiment d’être manipulée. Si ça arrive un jour, je le dirai.

Il plane toujours une aura de secret autour de Mylène Farmer, et donc autour de vous. C’est calculé ?

Lorsqu’on s’est rencontrées pour la première fois Mylène et moi, on ne parlait pas. On est timides et réservées toutes les deux et on s’est bien trouvées. Moi, même avec mes amis, j’ai du mal à parler. Ce n’est pas tant un goût du secret qu’un goût des surprises en temps et en heure. Comme pour les sept concerts à l’Olympia programmés à la rentrée . Nous avons décidé de ne pas faire de publicité et ça se remplit déjà pas mal. C’était juste pour voir si les gens m’aimaient toujours, alors qu’on me voit finalement peu, comparé à d’autres. C’est vrai que vous n’êtes plus seule dans le registre femme-enfant. Il y désormais Lorie, Priscilla…

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Régis Wargnier rencontre Mylène

Posté par francesca7 le 19 avril 2016

        festival

Le réalisateur est un ami de Mylène, comme nous l’a appris le magazine people « Voici », qui a publié en 2009 des photos volées de Mylène et Régis dans la rue.

 

On en parle dans la Dépêche.fr  

 EXCLUSIF

 

Une jeune femme, aux longs cheveux roux et aux pouvoirs surnaturels, provoque une véritable orgie autour d’elle. Dans son dernier clip, Mylène Farmer revient aux fondamentaux.

Pour « Dégénération », elle se met en scène, dans un rôle extrêmement sensuel, qui n’est pas sans rappeler « Libertine » ou « Pourvu qu’elles soient douces », qui ont fait son succès dans les années quatre-vingt.

« Point de suture », son nouvel album, est véritablement l’événement musical de la rentrée. Un passage à la télévision, trois concerts au Stade de France – tous complets en moins de deux heures -, Mylène Farmer sait toujours, après près de 20 ans de carrière, mobiliser ses fans.

Il faut dire que la mode pour cette rentrée musicale, est aux chanteuses des années quatre-vingt. Le succès de Mylène Farmer laisse présager le meilleur aux autres icônes de cette décennie, qui se préparent à déferler sur les rayons des disquaires.

Très attendue aussi, Vanessa Paradis. Après le succès l’an dernier de son « Divinidylle », l’album live qui débarquera le 15 septembre prochain devrait s’arracher. Au menu, le meilleur de l’éternelle chanteuse de « Joe le taxi », plus rock que jamais, à l’image du premier extrait de l’album, « Les piles », un duo avec M.

Et puis les amateurs de voix douces et suaves attendront lundi prochain pour se jeter sur le nouvel album d’Elsa. Dorénavant affublée de son nom de famille, Lunghini, l’ancienne gamine qui chantait « T’en vas pas » dans le film de Régis Wargnier, s’est alliée à Da Silva pour livrer un disque à la simplicité toute travaillée.

Alors, oui, c’est vrai, elles ne sont plus toutes jeunes. Oui, aussi, les critiques ne sont pas forcément très tendres . Mais à l’heure des succès éphémères, 20 ans de longévité, ça se salue. Chapeau bas !

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Non, Mylène Farmer n’est pas toujours à poil

Posté par francesca7 le 19 avril 2016

Contrairement à une idée apparemment répandue chez les non fans de la Belle, Mylène n’est (encore) jamais apparue offerte sous les yeux d’un photographe, (j’entends offerte: dévoiler l’ensemble de ses charmes: poitrine et compagnie) exception faite de la séance qui a servi à illustrer la pochette de Rêver, où l’on découvre une Mylène ayant pour unique tenue un maquillage efficace, mais sans qu’aucune partie intime ne soit dévoilée :

Mylène est en effet recroquevillée sur elle-même, à l’instar de Je te rends ton amour. Mylène a toujours refusé les séances photos nues, qui sont selon elle définitivement motivées par la cupidité. (elle s’en explique après le clip Libertine, indiquant le nombre impressionnant de personnes qui ont voulu exploiter ce filon de nudité).

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En revanche, Mylène se dévoile totalement dans Libertine ou l’amour n’est rien. Quand un interviewer lui demande si elle est au courant des clichés qui circulent sur le net, Mylène avoue qu’il serait inutile de les interdire, puisqu’il est très facile de faire des arrêts sur image. Si Mylène n’est apparue de façon totalement suggestive qu’à une seule reprise, et ce pour les besoins de Libertine, elle n’a jamais rechigné à se montrer dans des poses sensuelles ou érotiques. Un journaliste n’a pas hésité à qualifier les photos illustrant le best of Les mots, réalisées par Ellen Von Unverth, de « porno chic. ».

La chanteuse s’en était offusquée « La pornographie n’a, à ma connaissance, jamais été chic. » en ajoutant qu’aucune « nudité apparente » ne s’y trouve proposée, avant de reprendre l’expression dans Porno Graphique: « je dis qu’il n’y a pas de porno chic »: cette expression l’a apparemment vraiment choqué.

Il est évident que comparée à une Hélène Ségara, Mylène Farmer fait figure de scandaleuse. Signalons que Mylène Farmer, contrairement à Madonna, ne se dénude jamais gratuitement.

Et puis, remercions de façon triviale Mylène : elle a un beau corps, et elle a la générosité de nous en faire profiter… (dois-je préciser qu’il s’agit d’humour, au risque de passer pour un fan aveuglé par sa passion ? )

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Luc Besson a invité Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 avril 2016

            

Le célèbre réalisateur est un ami de longue date de Mylène Farmer. Il a invité la chanteuse sur le tournage de son film Atlantis au Pôle Nord en 1991. L’année suivante, Mylène lui a confié la réalisation de son clip Que mon coeur lâche.
15 ans plus tard, Luc Besson a confié à Mylène la voix de l’un des personnages de ses films d’animation Arthur et les Minimoys (notons d’ailleurs que le personnage en question, Selenia, ressemble de façon troublante à Mylène Farmer).

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Luc Besson est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 18 mars 1959 dans le 15e arrondissement de Paris.

En tant que réalisateur, il s’est démarqué avec les films Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément, Jeanne d’Arc, Arthur et les Minimoys, The Lady et Lucy. En tant que producteur avec sa société de production Europa Corp, il est surtout connu pour les séries de films Taxi, Taken et Le Transporteur. Il est à l’origine de la Cité du cinéma.

Pour tous ses films, il est nommé de nombreuses fois aux César. En 1998, il reçoit celui du meilleur réalisateur pour Le Cinquième Élément.

 

Malgré ses liens privi­lé­giés avec des gens du 7eme art comme feu Claude Berri, Vincent Lindon, Luc Besson, Jean Roche­fort ou encore David Lynch, Mylène Farmer n’a pas fait son cinéma. Un premier rôle dans Gior­gino, premier long-métrage de son ancien complice Laurent Bouton­nat, le doublage de la prin­cesse Sélé­nia, trou­blant avatar animé, dans Arthur et les Mini­moys et puis… plus rien. A ce jour, du moins… Qu’im­porte. Troi­sième enfant d’un ingé­nieur des ponts et chaus­sés muté au Canada où elle passera les premières années de sa vie, Mylène Gauthier a fait mieux : elle a déroulé le film de sa vie et créé Mylène Farmer, un peu comme Dieu créa la femme. Patiem­ment.  Méti­cu­leu­se­ment. De ses propres mains.

 

Leur première association fut pour Que mon cœur lâche a pour thème le SIDA et les préservatifs. Le texte est similaire à celui de la chanson Si d’amour à mort écrite par Barbara. Contrairement à ce que nombre de gens ont pensé, Mylène Farmer ne recommande pas de ne pas utiliser le préservatif, mais les paroles sont simplement un commentaire sur ce sujet. En effet, lors d’une interview pour le magazine Télé 7 jours, la chanteuse a déclaré : « Dans la condition actuelle, la conduite à adopter pour se prémunir contre la maladie me paraît aller de soi. Pourtant, je ne crois pas qu’il m’appartienne d’aller dire aux gens « mettez ou ne mettez pas de préservatif ». Mon rôle d’artiste consiste à communiquer mes émotions. Dans cette chanson, je fais tout simplement un regard sur l’amour de nos jours. Un amour perverti par la menace de la maladie, par la question du préservatif qui se pose d’emblée dès que l’on ressent un élan vers l’autre. C’est triste, mais c’est là une réalité quotidienne à laquelle chacun, moi y compris, est confronté. Vous ne me ferez pas dire que mettre un préservatif, c’est lâche. Il appartient à chacun de prendre ses responsabilités.« 

 

Claude Berri chez lui avec Luc Besson. En novembre 2006, les deux hommes s’apprêtent à travailler ensemble, pour la première fois, sur «L’ombre des autres» avec Mylène Farmer. Pour Luc Besson, «Tchao pantin» est un film culte.

 

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Stop aux préjugés sur MYLENE

Posté par francesca7 le 7 avril 2016

 

Sulfureuse, scandaleuse, satanique… Les qualificatifs utilisés par la presse depuis plus de vingt ans sont innombrables, mais l’idée reste la même : Mylène Farmer choque et dérange. En raréfiant ses interviews, Mylène n’a pu éviter la prolifération de préjugés édictés comme autant de vérités générales… Ces idées reçues sont plus nombreuses qu’on ne pourrait le soupçonner. J’ai enquêté sur ces préjugés et autres folles rumeurs, qui courent, et qu’on aimerait voir tout simplement diminuer. Mais on ne peut pas changer la société et l’intolérance qui la scande. Constatons donc quels sont ces préjugés, et tentons un décryptage.

MYL AMOUR

Mylène Farmer est folle.

Sublimation très étonnante du clip Je te rends ton amour. / « La Farmer est folle, je l’ai vu dans Voici, même que quand elle va à l’Eglise, elle se met nue et se roule dans du sang. ». Et pourtant véridique. Il va sans dire (mais ça va mieux en le disant) qu’une telle phrase apparaît ridicule aux yeux des fans, qui reconnaissent ici très aisément un délire (ou une lecture très inquiétante) à partir du clip Je te rends ton amour, où Mylène (pour résumer brièvement, c’est le cas de le dire) incarne une jeune femme qui effectivement se dénude et se « roule dans du sang » (si on puit dire). Le problème, c’est qu’il est possible de comprendre de telles interprétations : là où la majorité des stars de la chanson proposent des clips où l’on peut les voir en tant que chanteuses, femmes ordinaires, telles qu’elles sont dans la réalité, Mylène Farmer a choisi, elle, de faire évoluer dans ses clips, non pas la femme qu’elle est, mais le personnage qu’elle s’efforce de construire.

Les fans perçoivent instinctivement la différence entre la Mylène des clips, et celle que l’on entrevoit dans les clichés volés ou plus rarement les interviews. En revanche, puisque Mylène n’est pour ainsi dire jamais présente à la télévision en tant que femme (interviews, dossiers, reportages…), le grand public, avide de littérature croustillante dont Voici, Closer et Public se font les représentants, n’a que les clips et les analyses psychologisantes qui sont faites dans ces magazines pour se forger une idée (fausse). Ne généralisons pas non plus, et espérons que l’opinion sache faire la différence entre un clip à la Je te rends ton amour, d’allure cinématographique, où l’on comprend aisément qu’il s’agit d’une interprétation, et le dernier clip d’Eve Angéli où cette dernière évolue entre sa cuisine et sa salle-à-manger.

Il est donc possible de comprendre ce préjugé, mais il est bien dommage en revanche de constater que la différence entre un personnage et une femme n’est pas clairement établie. Sans doute parce que le « clip film » n’est pas vraiment généralisé (quoiqu’on dise) et que les clips farmeriens font toujours figure d’Ovni dans le paysage visuel.

Ces confusions récurrentes sont, selon moi, sans doute en partie dues au fait que Mylène surfe sur le métier d’actrice sans en être exclusivement une. Il est rare de voir l’opinion courante faire de telles confusions avec des acteurs à part entière : si l’on n’entend pas dire la ménagère de cinquante ans : « Oh mon Dieu Ewan McGregor a violé une jeune femme après l’avoir rossée, et recouverte de ketchup, de poivre, de sel et de crème fouettée » après avoir vu Young Adam, en revanche on entend dire « Mylène Farmer s’est saignée dans une Eglise, a osé coucher avec un curée ! Elle est folle, c’est une créature du diable »…Mais ce préjugé ne touche (heureusement ?) pas que Mylène.

Nous disions qu’il était rare que de tels éparpillements apparaissent avec des acteurs à part entière. Rare mais pas inexistant. En effet, l’acteur Ewan McGregor, après avoir tourné Trainspotting, où il incarne un jeune drogué, s’est fait arrêté par la douane américaine, qui après l’avoir vu dans ce rôle, le soupçonnait à tort de posséder des produits illicites…

Nous dirons pour conclure que ce métier d’image peut en troubler beaucoup, eu égard aux multiples travestissements que l’actrice Farmer a par exemple connu dans sa carrière. A-t-on besoin de préciser que la femme Mylène, loin d’être folle, est pour reprendre les termes de ses proches, parfaitement « saine », ce que nous montrent les photos de Mylène au naturel régulièrement. D’ailleurs, il est amusant de voir Mylène presque choquée par l’attitude excentrique de Madonna : « qu’on épouse ou non ses revendications, ses excès, c’est malgré tout quelqu’un de grand talent ».

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Elsa Trillat ET Mylène

Posté par francesca7 le 7 avril 2016

  

Mylène et la photographe Elsa Trillat se rencontrent en 1987. Les deux femmes se lient alors d’une très forte amitié – Elsa Trillat participant même à la création du titre culte Sans contrefaçon – jusqu’à la rupture à l’été 1988. Retrouvez les confidences d’Elsa Trillat ici.

Les autres amis Ainsi soit je… est le huitième single de Mylène Farmer, et le deuxième extrait de l’album du même nom, sorti deux semaines plus tôt.

Mylène

        Elsa Trillat, photographe et amie de Mylène en 1987-1988, raconta des années plus tard que ce texte fut écrit par Mylène en une nuit. C’est la première chanson lente de Mylène à sortir dans le commerce, l’occasion de proposer un nouveau ‘personnage’ au public : celui d’une femme mélancolique. La chanteuse apparait ainsi vêtue de magnifiques robes de princesse, ses cheveux lâchés ou en chignon entourant son visage de porcelaine. A huit reprises, elle entonne la chanson sur des plateaux de télévision. Déjà, alors qu’elle n’est qu’au début de sa carrière, Mylène réduit sensiblement ses apparitions dans les médias (prestations télévisées et interviews), signe tangible de son succès grandissant. On notera un passage télé absolument culte : Jean-Pierre Foucault reçoit Mylène dans ‘Sacrée soirée’ le 18 mai 1988, et la fait pleurer à plusieurs reprises en lui montrant des images de son enfance au Canada, et en lui offrant… une peluche de ‘Bambi’ !

        Pour la première fois, le clip qui illustre la chanson n’est pas scénarisé, le thème ne s’y prêtant pas d’après Mylène. Elle apparait dans un univers onirique aux tons sépia, se réveillant sous la pleine lune aux côtés d’une biche et d’une chouette. Le clip se termine par une scène de noyade…

        C’est un nouveau succès pour Mylène, non seulement parce que le single se vend très honorablement (plus de 180.000 exemplaires), mais surtout parce qu’il perdure à travers les années, faisant aujourd’hui partie des classiques de Mylène fortement connus du grand public. On note en tout cas que Mylène semble beaucoup tenir à cette chanson : elle est présente sur quatre de ses cinq spectacles (pas forcément sur toutes les dates de chaque tournée cela dit), et Mylène l’a rechantée à deux reprises en télévision bien des années après sa sortie : en 1997, et en 2010. La chanson est même ressortie en single live en 1997.

Pour dire à quel point leur complicité est totale : Elsa Trillat est souvent invitée chez la mère de Mylène pour l’accompagner à des réunions familiales, un privilège extrêmement rare car, pour pénétrer au sein du clan Farmer, il faut montrer patte blanche ! 

Elsa Trillat (Photographe) entre autre pour La pochette d’Ainsi soit je…

 ELLE NOUS DIT : Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide

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Erotico-morbide Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 avril 2016

 

Erotico-morbide, élec­tro- gothique, lyrique et enfan­tin, le nouvel album de la rousse icône comble les fans. Auréolé de mystère jusqu’à sa sortie, ce 7ème opus entre­tient le mythe «Mylène», chan­teuse sombre et tortu­rée. En vente depuis ce matin, le disque suscite déjà des réac­tions. Et dérange. Sa pochette repré­sente une poupée scari­fiée, déman­ti­bu­lée, sangui­no­len­te… Tout un programme.

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Tris­tesse


Entre génie marke­ting et phobie de la média­ti­sa­tion, l’idole mystique a entouré d’un épais brouillard son grand retour. Point de Suture sort offi­ciel­le­ment aujourd’hui dans le commerce. Mais la créa­ture au teint opalin ne sort pas de l’ombre pour autant. Pas la peine de s’ex­po­ser au grand jour et aux flashes des photo­graphes. Les plus mordus de la liber­tine ont déjà placé ses nouveaux titres en tête des plate-formes de télé­char­ge­ment sur Inter­net. Il faut dire que le clip de Dégé­né­ra­tion, sur les écrans depuis quelques jours, a de quoi ensor­ce­ler. La sculp­tu­rale Mylène, écar­te­lée sur une table d’opé­ra­tion, soigne sa douleur en s’adon­nant à la jouis­sance physique. Pas éton­nant que le coffret collec­tor qui contient des outils chirur­gi­caux s’ar­rache depuis ce matin. Peut-être les incon­di­tion­nels espèrent-ils avoir le plai­sir de décor­tiquer la star?


Success


Entre ballades roman­tiques et provo­ca­tions sexuelles, ce nouveau disque est mis en place à près de 350 000 exem­plaires. Paral­lè­le­ment, 250 000 portables SFR-Sony Erics­son conte­nant l’al­bum en exclu­si­vité sont en vente, soit 100 fois plus qu’a­vec les ritour­nelles du dandy Julien Doré.

Avec sa tour­née à guichet fermé prévu en 2009 et ses deux dates au Stade de France, dont les billets se sont écou­lés en deux heures, la dépra­vée âgée de 47 ans fait mieux que Madonna, U2 et même notre Jojo natio­nal. Aux dix titres origi­naux s’ajoute un morceau caché. Il s’agit d’une reprise de l’Ave Maria de Schu­bert. Notre inter­prète avait déjà chanté ce cantique lors des obsèques du compo­si­teur Frédé­ric Botton (ex-mari de Natha­lie Rheims et grand ami de la chan­teuse) en juin dernier.


Confesse


Marie-Hélène Gautier de son vrai nom (et pas Chuckie), se confie dans le maga­zine Têtu daté du 20 août, le seul média auquel elle aura accepté d’accor­der une inter­view. Habi­tuel­le­ment si secrète, la star évoque sa carrière, son dernier disque, son senti­ment après le raz-de-marée des ventes de places pour ses concerts en 2009, son public gay et ses futurs projets. Pour cette couver­ture excep­tion­nelle, elle a accepté d’être reloo­kée en garçon et pose en train de se raser. Et confesse: « Je partage avec le public gay le senti­ment d’être diffé­rent, qui provoque des diffi­cul­tés de vivre dans ce monde. »

On y découvre notam­ment que pour le nom de son nouvel album Point de Suture, elle s’est réfé­rée à une phrase d’Al Pacino dans le film L’Im­passe: « Tous les points de suture du monde ne pour­ront nous recoudre ».

Enfin, à la ques­tion « imagi­nons qu’une personne ne connaisse abso­lu­ment pas votre œuvre, par quoi lui diriez-vous de commen­cer pour vous connaître un peu? », elle répond: « Par le titre caché dans ce nouvel album… ». Ave Mylène.


Article du Lundi 25 août 2008- par le Magazine GALA.

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MYLENE aux multiples déchirures

Posté par francesca7 le 1 avril 2016

 

 BANDEAUACCUEIL

 

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer englou­tit tous ses secrets depuis bien­tôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophé­lie des temps moder­nes… Une héroïne noyée, remon­tant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insai­sis­sable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profon­deurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flam­ma­rion)? Eh bien…

Surprise! S’ap­puyant sur divers témoi­gnages, le jour­na­liste de Voici Hugues Royer, égale­ment psy de forma­tion, offre une clé qui déca­de­nasse l’œuvre de la chan­teuse, plom­bée par l’in­ceste, l’hys­té­rie et une fasci­na­tion pour le morbide. Chez les Gautier, véri­table patro­nyme de l’icône liber­tine, maman a long­temps eu tort, alors que papa incar­nait l’homme idéal. Comme Mylène le confir­mera à une amie, la photo­graphe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’en­fance, en 1987, t out commence par une «déchi­rure» : sa nais­sance à l’hô­pi­tal du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépê­ché pour parti­ci­per en tant qu’in­gé­nieur des Ponts et Chaus­sées à l’édi­fi­ca­tion du barrage Daniel-John­son.

La chan­teuse est un bébé robuste. L’ac­cou­che­ment est un trau­ma­tisme pour sa mère, Margue­rite. Fragi­li­sée physique­ment par des problèmes de dos, cette dernière mini­mise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi instal­ler une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faci­li­ter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en gran­dis­sant, qu’à travers le jeu et l’ex­pé­ri­men­ta­tion. Gamine intré­pide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand déses­poir de Margue­rite, femme discrète, sa benja­mine aime trem­per les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grim­per aux arbres, dans leur jardin de Pier­re­fonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capa­cité à se replier dans le silence, héri­tée de son père mais vécue comme une provo­ca­tion.

Deuxième «déchi­rure», le retour des Gautier en région pari­sienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creu­ser ce goût pour la réserve. A l’école, l’ac­cent québé­cois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moque­ries. Des séances chez l’or­tho­pho­niste l’ai­de­ront à corri­ger sa pronon­cia­tion, expliquant aujourd’­hui encore son phrasé précieux. Mais, humi­liant, ce travail ne l’en­cou­rage guère à s’ou­vrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont instal­lés, l’en­fant prend la fuite à chaque fois que des incon­nus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jean­nette, la grand-mère pater­nelle, devient une confi­dente privi­lé­giée. La vieille femme n’a pas seule­ment le chic pour agacer sa belle-fille, Margue­rite. Premier prix du conser­va­toire de Marseille, elle initie égale­ment sa petite-fille à la musique, à la litté­ra­ture, à la pein­tu­re… et aux prome­nades dans les cime­tières.

Mylène s’épa­nouit enfin

A sa dispa­ri­tion, Mylène conti­nuera d’ap­pri­voi­ser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’ado­les­cence, elle préfé­rera philo­so­pher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la décou­verte des plai­sirs sexués. Un comble pour une future liber­tine ! La troi­sième «déchi­rure» se produit à sa majo­rité. Au bout de deux jours en termi­nale A4, Mylène annonce à Margue­rite et Max, aussi catas­tro­phés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour deve­nir moni­trice d’équi­ta­tion. Elle quit­tera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Bouton­nat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choi­sit pour chan­ter sa comp­tine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier mana­ger, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui appren­dra à incar­ner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répé­ter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congé­die et qu’il se suicide, en 1999.

Les liens se desser­re­ront avec Bouton­nat, après l’échec de leur film Gior­gi­no… Libé­rée de toute rela­tion trian­gu­laire, Mylène s’épa­nouit aux côtés du produc­teur Benoît Di Saba­tino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduc­tion ambi­guë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tour­menté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’­hui à sa mère lors de leurs déjeu­ners domi­ni­caux…

Thomas Durand pour le magazine Galla 

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Des critiques sur Mylène

Posté par francesca7 le 28 mars 2016

 

 

 

 A quoi je sers… » n’a pas laissé la presse insensible, entre les éloges niaises des magazines pour ‘d’jeuns’ de la fin des 80’s et la critique purement gratuite des journaux plus ‘sérieux’, on peut dire qu’il y a à boire et à manger ! Voici une compilation de ces critiques.

 MYL

Mylène a découvert un nouvel instrument : une guitare s’est égarée dans son univers oppressant de techno-disco obsessionnel. Tous les lacaniens, toutes les lacaniennes sont contents. Revoilà la marionnette sous influence qui terminera sa tournée triomphale par Bercy en décembre.

La Farmer, toujours aussi masochiste, sait poser les bonnes questions. « A quoi je sers… » (doute, doute) est un écho misérabiliste à « On est tous des imbéciles », « Sans logique » et « Dans quel état j’erre », le prochain, encore inédit. J’ajouterais à ce propos : « Quand est-ce qu’on mange ?« .
FRANCE SOIR – 1er Août 1989

On a tout dit sur le personnage, et de savantes plumes trempées dans le vitriol s’énervent à disséquer ses textes sous prétexte d’y déceler je ne sais quelle portée psychanalytique chère à Marguerite Duras (Si vous ne savez pas qui c’est, c’est pas grave, moi non plus).
Ces pseudos-plumitifs, disais-je, considèrent notre rouquine nationale comme une attraction foraine, poussée sur le devant de la scène par un producteur esclavagiste, lui faisant ingurgiter sa dose de spleen par intraveineuse sans aucun scrupule (fin de l’introduction).

Désolé les intellos, mais j’aime « la » Farmer et je ne succomberai pas à la tentation, si facile pourtant, de dénigrer l’artiste maintenant qu’elle est une star. D’autres le font très bien à ma place ; et puis flûte après tout !!!!

Ce n’est pas la peine de s’affubler d’un gros nez rouge pour faire twister les foules (z’avez vu la tronche à Carlos ?). Le spleen peut-être une force, si on sait bien le doser sans jamais basculer dans la déraison. Ceux qui étaient au Palais des Sports à applaudir Libertine l’ont bien compris. Ce nouveau 45 tours, c’est la cerise sur le gâteau. Alors que nous attendions tous un nouvel extrait de l’album « Ainsi soit Je… » (« Allan » aurait été le bienvenu, mais bon je dis ça comme ça), Mylène Farmer se targue d’un inédit, avec, en plus du clafoutis, un remix fabuleux sur le maxi. En face B, un autre inédit, « La veuve noire », prolonge intelligemment « A quoi je sers… », alors que d’autres (des noms, des noms !!) auraient pu se contenter d’une version instrumentale.

Alors vous, les scribouillards moisis, et mous du Stypen, prenez garde !!!! A force de critiques et d’injures, à force de coups bas et d’insultes, Mylène se taire, et nous n’aurons plus personne pour faire vivre une chanson française déjà moribonde (merci Jean-Pierre François !!). Alors Mylène, s’il te plaît, continue et oublie ces vautours. Et puis… si tu as encore besoin de moi pour le tournage d’un de tes clips, fais-moi signe. Je répondrai présent.
MAXI FUN – Août 1989

A quoi elle sert ? Mais on rêve !!! Mylène, tu nous as offert le plus beau show de l’année, deux heures de bonheur, tes disques sont toujours de beaux cadeaux que l’on écoute et réécoute. Cette chanson, est-ce de la fiction ou est-ce des états d’âme ? En tout cas, elle est bien belle et on a hâte maintenant de te revoir sur scène pendant ta grande tournée le mois prochain. Mon petit doigt m’a dit aussi que tu allais sortir une vidéo et un album live à la rentrée. De quoi rassasier tous tes fans de plus en plus nombreux.
SPOTLIGHT – Août 1989

A chaque nouveau simple, Mylène avait su nous surprendre, pas cette fois-ci… Mais ça n’est absolument pas rédhibitoire… On trouve sur celui-ci (le dixième), « A quoi je sers… », une ritournelle qui ressemble en effet furieusement à « Sans logique » (un brin à « Tristana » aussi…). Une chanson fluide, gracile et vite inoubliable qui a le don de vous emmener par la main sur le piste de danse la plus proche (là, oui ! devant la platine ! …) Bref, une ritournelle qui saura susciter l’intérêt des foules… D’ailleurs je parie qu’à l’heure où vous lirez ces lignes, Mylène sera déjà haut dans le Top…
GRAFFITI – Septembre 1989

L’année 1989 fut l’année Farmer après l’énorme succès du palais de Sports, une tournée et enfin Bercy. « A quoi je sers… » est peut-être un des plus beaux textes qu’elle ait chanté. Du grand Farmer que les fans apprécieront.
JEUNE ET JOLIE – Septembre 1989

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Mylène se demande encore A QUOI JE SERS

Posté par francesca7 le 28 mars 2016

 

 MYL

MYL1

 

 

À QUOI ELLE SERT ? 
Le décor est planté : nous sommes en mai 1989, Mylène vient d’achever une série de concerts au Palais des Sports, ses tous premiers concerts, et s’apprête à partir sur les routes de France et de Navarre (Belgique, Suisse, Nord-Pas-de-Calais) à la rencontre de son public pour cette première tournée qu’elle voit « à la fois comme une mort et comme une naissance. ». Une mort dont le diptyque « A Quoi je Sers… / La Veuve Noire » sera le requiem…
(Musique dramatique)

TU PÉRIRAS CE SOIR DE MAI
Ces premiers concerts sur la scène du Palais des Sports sont une étape essentielle dans la carrière de Mylène Farmer, surtout car ils signent la fin d’un cycle, le premier. Et oui, en l’espace de cinq ans, la petite Mylène aux boucles brunes qui chantait « Maman a tort » avec sa veste rose fluo sur les plateaux de FR3 Midi-Pyrénées a bien changée ! Nous en sommes en 1989, et telles des SDF dans un squat sordide de la banlieue rouennaise qui redoutent la fin de la trêve hivernale, les chanteuses made in 80’s redoutent quand à elles le passage à la décennie suivante. Et Mylène n’y échappe pas. Elle aussi a peur ne pas voir l’aube de cette décennie nouvelle qui verra naître les sitcoms AB, les chanteurs AB, les jeans tailles hautes, les t-shirts fluo, le Bigdil, les Pokémons, Lââm, Larusso, Sandy Valentino… ainsi que votre serviteur ! Et quitte à ce que tout s’arrête, autant finir en beauté. C’est ainsi que Boutonnat et Farmer concoctent peu après le Palais des Sports un 45-trs inédit intitulé « A quoi je sers… », et sa face B, « La Veuve Noire ». Deux titres fatalistes à souhait dans la pure tradition Farmer ‘première cycle’.

 

PISCINE PARTY
Le 45-trs sort le 17 juillet 1989, la pochette est illustrée, comme toutes les pochettes des singles de Mylène de 1988 à 1992, par une photo de Marianne Rosenstiehl-Sygma (C’est son nom de jeune fille), prise dans la loge de Mylène au Palais des Sports, tout un symbole ! Il ne laisse pas les médias indifférents, qui se demandent alors pourquoi Mylène, qui est au sommet de sa gloire et de son art voudrait bien mettre fin à sa carrière Car à ce moment là, la belle ne calme pas le jeu en laissant planer le doute quand à des possibles adieux. Et le clip qui accompagne le morceau enfonce le clou : on peut y voir Mylène traverser un fleuve qui fait furieusement penser au fameux Styx, si cher à son coeur, avant qu’elle ne retrouve tous les personnages cultes de ses précédents clips et qu’in fine, ils s’avancent tous ensemble vers le fond pour, on le devine, une noyade collectifve C’est tellement gai ! Et c’est de cette façon que Boutonnat et Farmer commencent à enterrer, ou plutôt noyer dans le cas présent, un cycle de cinq ans qui a atteint son apogée grâce au spectacle de 1989, dont ils ne tarderont pas à détruire le décor, toujours sous l’œil de la caméra de Boutonnat, pour dire que oui, même si l’histoire n’est pas terminée, une page se tourne. Et il faut dire que ça en jette un max’ quand même.

REQUIEM POUR L’ÉCHINE
Même si « A quoi je sers… » ne sonne pas le glas de la carrière de Mylène, il est néanmoins un préambule à ce que va être la « nouvelle Mylène Farmer ». Premier changement, même si cela peut paraître anodin, « A quoi je sers… » est le premier 45-trs de Mylène Farmer co-édité chez Requiem Publishing, société d’édition musicale fraichement créée en compagnie de Laurent Boutonnat, l’autre moitié des éditions revenant toujours à Bertrand Lepage, qui a édité tous les titres de Mylène Farmer depuis 1984. Or cette petite histoire d’ordre purement financier a mis de l’eau dans le gaz dans leur relation, Lepage n’ayant pas trop apprécié que Farmer et Boutonnat commencent à prendre leur indépendance. En octobre 1989, Mylène Farmer confessait « Aujourd’hui je suis à la fin d’un cycle. Il va y avoir des choix à faire, je ne sais pas encore lesquels« . Le premier choix sera pris deux mois plus tard à la fin de la tournée lorsque Mylène remercia (vira) Bertand Lepage, ne supportant plus ses excès en tout genre.

 

LA PROMO ? À QUOI CA SERT ? 
Autre changement, c’est à partir de ce titre que Mylène commencera à s’effacer de la scène médiatique, passant de Mylène ‘la mystérieuse’ à Mylène « l’inaccessible »., et qu’elle limitera ses prestations télévisées. Ainsi « A quoi je sers… » n’aura le droit qu’à seulement trois passages télévisés (comparé à la douzaine de prestations pour « Pourvu qu’elles soient douces » c’est pas grand chose !), mais sur trois prime-time de TF1, à grande écoute donc. Mylène devient une star et se permet d’avoir les exigences qui vont avec son statut (adieu profil gauche…)

Qui se demande encore à quoi sert « A Quoi Je Sers… » ?!

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Mylène et Valérie Bony

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

Danseuse sur le Tour 96 et le Mylenium Tour (1999/2000), Valérie Bony a fait partie de l’entourage proche de Mylène Farmer au moins jusqu’en 2003 (lors de la tournée d’Alizée). Après quoi on ne l’a plus du tout aperçue auprès de Mylène. Pour autant, on sait que les deux femmes sont parties en vacances ensemble après le Tour 96.

 danseuses

 

Elle participe à de nombreuses prestations télé de 1996 jusqu’en 2002. Sa dernière prestation en tant que danseuse avec Mylène est pour le titre C’est une belle journée. Rappelons que le 9 mars 1996, c’est dans l’émission Top à Maritie et Gilbert Carpentier sur TF1 que Mylène embrasse sur la bouche sa danseuse Valérie Bony. Enfin, c’est Valérie qui fait la doublure pour le titre Mylène is calling sur le Mylenium Tour permettant ainsi à la chanteuse de se changer entre 2 chansons.
Depuis 2003, Valerie a participé à de nombreuses émissions musicales sur France 2 et TF1 en tant que danseuse et chorégraphe. Entre 2002 et 2005, elle a notamment fait avec Christophe Danchaud les chorégraphies des émissions de classement du type « Les plus beaux duos », « Les plus belles chansons de comédie musicale »… Emissions généralement présentées par Daniela Lumbroso.

Elle est également la chorégraphe du film « Jacquou Le Croquant » (2005).
En 2014, elle est créditée comme chorégraphe de la pièce de théâtre « Je préfère qu’on reste amis » de Laurent Ruquier.

Danseuse et choriste pour le « Tour 96″.
Doublure de Mylène Farmer pour le clip « L’Âme-Stram-Gram » (1999).
Danseuse pour le « Mylènium Tour » (1999/2000).
Chorégraphe pour la tournée d’Alizée en 2003.
Chorégraphe pour le film Jacquou le croquant.
Coordinatrice de la chorégraphie « Oui mais non » avec Christophe Danchaud pour la tournée « Timeless 2013″

D’autres article ici : http://francescax7.unblog.fr/search/Val%C3%A9rie%20Bony

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Les amitiés de Mylène avec Nathalie Delépine

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

            
La première fois que la photographe Nathalie Delépine apparait autour de Mylène, c’est en 2009, puisque ses photos d’une Mylène au naturel illustrent le programme de la tournée qu’effectue la chanteuse cette année-là.

Par la suite, les deux femmes sont devenues – jusqu’à aujourd’hui encore – inséparables, et Nathalie a par ailleurs effectué de nombreux shootings photo pour Mylène Farmer.

Nathalie_Delepine_Home 

La photographe Nathalie Delépine a mis en ligne récemment en 2012 un site officiel regroupant un grand nombre de ses clichés.

Et, on retrouve évidemment de nombreuses photos de Mylène de l’époque Bleu Noir, du clip Oui mais… Non mais aussi des pochettes de cd et des articles de presse.

Des photos connues mais pour certaines en meilleure qualité que celles dont nous disposions auparavant.

A noter également des photos de Reed Kelly l’un des danseurs du Mylène Farmer Tour 2009.

À découvrir sur ce lien : http://www.nathaliedelepine.com

 

A toi Mylène

Publié le 27/11/2013 dans la Presse : http://www.ladepeche.fr/article

 Mylène Farmer, heureuse d’être sur scène./Photo Nathalie Delepine

 

Ses fans ne la verront que sur la scène du Zénith, ce soir encore et samedi. Ou alors, par une chance incroyable, derrière les vitres fumées de sa grosse voiture. Car avec Mylène Farmer, la discrétion entretient le mythe, depuis son arrivée en jet privé à sa chambre d’hôtel.

Ne la cherchez pas dans les rues de Toulouse, faisant son shopping entre deux gardes du corps.Mylène Farmer n’a pas l’habitude de montrer son joli minois dans les boutiques, effectuant toujours de rapides parcours entre son hôtel et le Zénith, sans détours inutiles. Quand on évoque les déplacements de la chanteuse avec son équipe, les visages se ferment, le silence s’installe. «Mylène estime qu’elle dit tout dans ses spectacles et ses disques, que sa vie privée ne regarde qu’elle, lâche une collaboratrice. Ses admirateurs l’ont compris depuis longtemps : ce sont des gens normaux qui la respectent.» http://francescax7.unblog.fr/2013/12/02/discretion-extreme-arrivee-de-mylene-farmer/

Retrouvez les archives du Blog où l’on parle de Nathalie Delépine http://francescax7.unblog.fr/search/Del%C3%A9pine

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Les amis intimes de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 mars 2016

 

            Anthony Souchet
On peut considérer Anthony Souchet comme LE meilleur ami de Mylène Farmer, et ce depuis une vingtaine d’années. Sa première apparition (connue) aux côtés de Mylène remonte à 1995, lors du Festival du Centenaire du Cinéma. Depuis lors, on a pu voir Anthony Souchet à de nombreuses reprises aux côtés de Mylène, aussi bien lors d’apparitions publiques que dans le privé. Il l’accompagne notamment sur chacune de ses dates de concert.

Anthony Souchet travaille dans le milieu de la télévision. Notons d’ailleurs qu’il travaillait sur la plupart des émissions de télé où Mylène Farmer s’est produite depuis 2005 (« Symphonic Show », « Johnny Hallyday – Ca ne finira jamais », « Encore une chanson »).

 anthony

Anthony SOUCHET Directeur de la promotion du groupe EMI

Anthony Suchet est aussi le meilleur ami de Mylène, il lui rend visite très souvent et l’accompagne partout, surtout lors de ses déplacement en concert, on le voit avec elle au concert d’Elton John et au défilé J.P Gauthier entre autres…. C’est aussi lui le propriétaire du cocker dénommé Quick que certain magazines des jeunes attribuent à Mylène.

Il est aussi l’attaché de presse-france de Madonna et s’occuped’émission TV comme la chanson numéro 1 sur la A2 (dont les chorégraphies sont signées Valérie Bony et Christophe Danchaud)

 

Article Gala :

Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars 2015, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

SOUCHET ET MYLENEAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

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LA CONQUERANTE DE ROCK NEWS

Posté par francesca7 le 4 mars 2016

 

Mylène Farmer : la conquérante janv-87 – Entretien avec Christian OUVRIER

« Cendres de Lune » est sorti il y a maintenant six mois. Le premier album est une étape importante…

- C’est vrai, cela permet de sortir de l’image désuète de chanteuse de 45-trs. Pour moi, il était très important de faire cet album. Avec « Cendres de Lune » j’ai essayé d’étonner les gens. C’est d’autant plus nécessaire qu’il est très difficile de s’imposer actuellement. Il a été salué par quelques critiques élogieuses. Avec l’accueil de « Cendres de Lune » et le succès du simple « Libertine », j’ai maintenant la certitude de pouvoir faire un nouvel album…

March16

Outre « Libertine », on retrouve dans cet album « Maman a tort » et « Plus Grandir », alors que ton deuxième 45-trs n’y figure pas…

- « On est tous des imbéciles » ne figure pas sur l’album pour des raisons contractuelles, dues en fait à mon changement de maison de disques. C’est une chanson que j’aime toujours, et si nous n’avions pas eu ces problèmes, elle aurait figuré sur l’album.

Bien que le public ne le connaisse pas, Laurent Boutonnat joue un rôle déterminant dans ta carrière : auteur-compositeur, producteur, réalisateur de l’album et du clip, photographe même… Serait-il pour toi, ce que -par exemple- Michel Berger est à France Gall ?

- Ca, c’est la genre de fantasmes de journalistes ! A partir du moment où il y a une association homme/femme, les gens peuvent effectivement faire des comparaisons avec des situations déjà existantes… Mais ce n’est pas mon problème ! Tout ce que je peux dire, c’est que nous avons, Laurent Boutonnat et moi, beaucoup de points communs.

 

Cela ne t’empêche pas de signer parfois certains titres. Penses-tu écrire de plus en plus souvent ?

- Je ne sais pas… J’avoue que je ne fais pas ce genre de calculs, c’est une démarche qui ne se programme pas.

La façon dont tu as défendu « Libertine » à la télévision t’a donné une image sexy et provocante. Vas-tu entretenir cette image ?

- « Libertine » n’est qu’une chanson de l’album. Les autres, bien que formant une certaine unité, sont assez différente. Divers paramètres ont fait que, d’une part, « Libertine » a fait l’objet d’un 45-trs, et que d’autre part, elle est devenue un succès, me donnant ainsi cette image. Elle devrait néanmoins changer, car mon prochain titre sera radicalement différent.

Ecoutes-tu les disques de tes consoeurs, et peuvent-ils être parfois sources d’inspiration ?

- Non, je n’écoute pas particulièrement les disques d’autres chanteuses, excepté celui des Rita Mitsouko, que j’aime beaucoup. Je crois qu’il ne faut pas trop se préoccuper de son voisin, il faut croire en soi et foncer. Quand à l’inspiration, on peut la puiser ailleurs que dans les chansons des autres…

Parmi les longues carrières féminines (Hardy, Vartan, Sheila ou Gall…), y en a-t-il une qui t’inspire, qui te fasse rêver ?

- Non, pas vraiment. On peut effectivement espérer suivre le cheminement ou connaître la longévité de telle ou telle artiste, mais plus rien n’est comparable, le métier a profondément changé en quelques années. Et puis, personnellement, je pense qu’il vaut mieux ‘faire’ dix années performantes, que vingt chaotiques…

Penses-tu à la scène ?

- Oui, mais c’est encore prématuré pour l’instant. Je n’ai pas un nombre suffisant de chansons. Lorsque j’aurai à mon actif deux ou trois albums, peut-être… J’ai l’esprit ‘gladiateur’, mais faire de la scène ne s’improvise pas. C’est une entreprise qui nécessite une longue préparation et beaucoup de travail afin de réduire au maximum les risques d’échec.

 

Enfin, question quasiment incontournable : les projets ?

- Un nouveau 45-trs pour le début de l’année, un clip, et après, c’est l’inconnu…

biographie-

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UNE Mylène au TIP TOP

Posté par francesca7 le 1 mars 2016

 

Mylène Farmer est l’invitée principale de cette émission de seconde partie de soirée. Elle en est aussi la marraine puisque c’est la grande première (il n’y en aura d’ailleurs que deux au total).

Après avoir interprété « Comme j’ai mal », la chanteuse rejoint ensuite Eric Jeanjean dans un coin du studio, près d’un piano, pour une interview qu’elle a acceptée à la seule condition que ce soit en tête en tête avec l’animateur.

téléchargement

EJ : Bonsoir. Merci d’être avec nous dans « TipTop » pour cette première. Je sais que vos télés sont rares donc d’autant plus précieuses. Merci d’être avec nous ce soir pour cette première de « TipTop ». « Comme j’ai mal », c’est un single qui semble particulièrement prédestiné. Alors, une question qui paraît anodine quand on la pose normalement, mais qui là ne l’est pas du tout : comment ça va ?

Mylène Farmer : Très bien, merci !

EJ : Votre poignet ?

MF : Beaucoup mieux ! (sourire)

EJ : C’est vrai ?

MF : Il bouge !

EJ : Il bouge ! (rires) On a eu peur un peu ?

MF : J’ai eu peur oui, bien sûr.

EJ : Alors, on va expliquer pour tout le monde ce qu’il s’est passé en fait : c’était le 15 juin dernier, Mylène est à Lyon, sur scène. Qu’est-ce qui s’est passé ?

MF : Je suis tombée de scène. C’est haut, et ma foi j’ai été entraînée par un danseur, mais peu importe. J’ai eu le poignet donc fracturé, fracture ouverte. Donc c’est du temps pour remettre tout en place.

EJ : Est-ce que vous remontez sur scène parce que vous êtes une femme de parole et que vous aviez promis à vos fans de terminer cette tournée, ou est-ce que vous avez vraiment envie, comme quelqu’un qui tombe de cheval par exemple, de remonter sur cette scène parce que c’est un véritable challenge ?

MF : Parce que j’en ai très, très envie, parce que le spectacle s’est arrêté brutalement, donc indépendamment de ma volonté, et que j’ai très envie de retrouver le public bien sûr.

EJ : Est-ce que le spectacle va changer ?

MF : Oui : je vais éviter de tomber à nouveau ! (Mylène se garde bien d’ajouter qu’une nouvelle version de « Ainsi Soit Je… » intégrera le spectacle sur certaines dates)

EJ : J’aimerais qu’on parle maintenant de votre image en général, sur scène notamment, on a vu de superbes images. Moi, j’ai eu le plaisir d’être là pour la première de votre tournée, c’était dans le Sud de la France. Et, par rapport à cette image que les gens ont de vous, de quelqu’un de timide, de quelqu’un qui ne se donne pas facilement, là, sur scène, vous êtes beaucoup plus extravertie, beaucoup plus dévêtue. C’est toujours cette dualité entre Mylène Farmer, la véritable personne je dirais, et puis aussi Mylène Farmer telle qu’elle est sur scène, un peu agressive, même agressive sexuellement…

MF : Sur scène, agressive sexuellement, je ne le pense pas ! (rires)

EJ : Un peu déshabillée !

MF : J’ai cette dualité en moi – je crois que beaucoup d’artistes l’ont – : j’aime l’ombre et la lumière. Et c’est vrai que je choisis la scène, et c’est un moment de lumière, donc je donne tout ce que je puis donner : l’émotion et, j’espère, un peu de plaisir, une fois de plus, au public.

EJ : Je voudrais qu’on parle de vos clips vidéo. Le clip vidéo, c’est quelque chose d’important, j’ai cru le remarquer, pour vous. Vous vous impliquez beaucoup dans la fabrication des clips vidéo ?

MF : Je m’investis. C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup, qui m’a toujours intéressée, l’image. J’aime les metteurs en scène.

EJ : J’ai en tête justement le clip que vous avez fait pour le single « California », un clip qui a été fait par Abel Ferrara, grand réalisateur s’il en est. Alors comment ça s’est passé ? Il vous a proposé un script, un scénario ou vous y avez travaillé un petit peu ?

MF : Un petit peu différemment : je l’ai appelé, nous avons conversé. Il m’a demandé qu’est-ce que je voulais faire, qu’est-ce que j’exprimais dans ma chanson. Je lui ai dit que je souhaitais jouer une prostituée et nous avons longuement conversé, puis il m’a demandé de travailler sur le scénario parce qu’il pensait que c’était intéressant dans la mesure où j’ai écrit le texte donc que j’avais probablement des idées, puis nous avons à nouveau conversé et je suis allée à New York pour le rencontrer. Et, ma foi, je lui ai proposé quelques idées, il a ajouté les siennes, et nous avons travaillé de cette façon.

EJ : On connaît Ferrara sur ses films qui sont souvent un petit peu violents. Mais là, il vous a poussée à l’extrême ou c’est vous qui avez joué ce rôle de la prostituée ? Il y a une scène extrêmement violente où la prostituée se fait frapper, etc. dans le clip et ça, ça vous plait encore ?

MF : Quand on va vers un metteur en scène comme Abel Ferrara, on sait ce qu’on fait, donc je savais à quoi je m’attendais, et j’avais envie de cet excès.

EJ : Vous êtes l’invitée principale de cette émission, Mylène Farmer. Une nouvelle fois, merci d’être avec nous.

MF : Merci. (sourire)

EJ : Et on se retrouve tout à l’heure pour une grande et belle surprise avec Mylène Farmer.

Plus tard dans l’émission, Mylène Farmer est présente sur le plateau avec Khaled pour interpréter leur version de « La poupée qui fait non ». C’est l’unique occasion d’entendre la version studio de cette reprise, qui sera jouée live sur scène à deux reprises quelques semaines plus tard.

Après la prestation, Mylène et Khaled répondent brièvement aux questions de Eric Jeanjean.

EJ : Alors quand on a un duo, la première idée qui nous vient à l’esprit c’est qui a eu l’idée, et pourquoi cette chanson de Polnareff, Mylène ?

MF : C’est une idée commune. Nous avions envie de chanter ensemble. Et qui a eu l’idée ? Nous aimons tous les deux Polnareff. Moi, personnellement, c’est, je crois, la première chanson que j’ai apprise il y a très, très longtemps.

EJ : Et la version, je dirais, plus arabisante, c’est Khaled, c’est toi, ça ?!

Khaled : Ah ben oui ! (en réalité, les arrangements de cette nouvelle version sont signés Yvan Cassar, nda)

EJ : J’espère en tous cas qu’on vous reverra très, très bientôt tous les deux ensemble, c’était un vrai bonheur de vous avoir dans « TipTop ». Mylène, on en parlait, nous, tout à l’heure, lorsque nous étions face à face : vous, Bercy c’est le 12 décembre…

MF : 12 décembre.

EJ : …et ce que je vous propose, pour donner un petit avant-goût à ceux qui n’ont pas encore vu le spectacle, lors de sa première partie je dirais, c’est de regarder quelques images !

Diffusion d’un long medley vidéo d’extraits du spectacle (« Désenchantée », « California », « Alice », « L’instant X ») dans le montage qui sera celui de la vidéo du spectacle.

EJ : Mylène, une question un peu naïve, mais ça vous fait quoi de voir ces images ?

MF : (qui entend mal en raison des cris du public) Qu’est-ce que ça me fait de voir ces images ?

EJ : Est-ce que ça vous fait quelque chose, est-ce que ça vous trouble ? Comment vous vous sentez lorsque vous voyez le public qui réagit comme ça, notamment sur « L’instant X », vous vous rappelez, on en avait parlé la dernière fois quand on s’était vus à la radio ? (cf. NRJ, octobre 1995, nda)

MF : (en désignant du doigt le public présent) C’est surtout quand je les entends que ça m’émeut toujours, bien sûr !

EJ : Il vous tarde le mois de décembre maintenant ? (Mylène acquiesce d’un hochement de tête) Est-ce que vous avez une petite appréhension ?

MF : On en a toujours, on a toujours le trac. Je crois que Khaled est pareil ! Mais j’ai l’impression que c’est presque plus difficile de faire des moments, comme ça, de télévision que de monter sur scène.

EJ : Pourtant, moi je trouve que vous vous en sortez particulièrement bien. On est d’accord ? Mylène, pour finir, la question que tout le monde se pose en ce moment – on murmure ça dans les couloirs des télés, des radios : est-ce que c’est votre dernière tournée ?

MF : Je n’ai pas la réponse. Je ne sais pas.

EJ : On n’espère pas !

MF : Je ne l’espère pas non plus ! (rires)

 

Les animateurs lancent alors la chanson suivante

 Article du 24-oct-96 – Présenté par Eric Jeanjean et Nathalie SIMON sur TF1

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EUROPE 1 pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 24 février 2016

1995

18-oct-95 : Entretien avec Jean-François RABILLOUD

Jean-François Rabilloud : Mylène revient. Vous connaissez peut-être son dernier clip, mais c’est le nouvel album de Mylène Farmer qui sort cette semaine, ça s’appelle « Anamorphosée ». Bonjour, Mylène Farmer.

Mylène Farmer : Bonjour.

JFR : Dans le dictionnaire, l’anamorphose c’est l’image d’un objet déformé par un dispositif optique, une déformation. Pourquoi vous avez choisi ce titre ?

MF : J’ai choisi « Anamorphosée » parce que j’ai pensé à ma perception du monde qui s’est élargie, et l’idée de l’anamorphose c’est pour moi le moyen de rassembler toutes ces impressions, tous ces sentiments pour n’en faire qu’un et pur.

JFR : C’est ça, ça veut pas dire que c’est un monde déformé que vous voyez…

MF : Absolument pas, non. Non.

JFR : Alors, il y a une douzaine de chansons – douze chansons – dont la musique est signée Laurent Boutonnat et les paroles Mylène Farmer. Ca a été écrit aux Etats-Unis ?

MF : Oui, à Los Angeles.

JFR : Est-ce que l’air du temps, si ce n’est l’actualité, vous ont inspirée dans cet album ?

MF : Fatalement. Je parle de moi, mais je parle de l’autre. Oui, le monde m’intéresse.

JFR : Vous n’êtes en France que depuis un mois, après donc ce séjour prolongé aux Etats-Unis. (Mylène acquiesce) Comment est-ce que vous avez retrouvé la France ? Dans quel climat, sur fond d’attentats, puisque vous êtes arrivée il y a un mois, donc, c’est ça ? (à l’été 1995 se sont produit coup sur coup deux attentats, l’un très meurtrier à la station de RER Saint-Michel et l’autre à proximité de l’Arc de Triomphe suivis en septembre d’autres tentatives toujours à Paris, nda)

MF : Oui. Climat extrêmement difficile, extrêmement lourd. Paris est plombé et ma foi, c’est difficile d’y trouver un sourire.

JFR : Vous sentez ça en marchant dans la rue ? C’est quelque chose de pesant ?

MF : Je crois que le ciel est bas. Bas et lourd ! Et puis ma fois, l’actualité et puis je crois si c’est presque vibratoire…

JFR : Vous trouvez que ça se sent…

MF : Oh oui ! Oui. Bien sûr.

JFR : Et quand on marche dans les rues de Los Angeles, on sent quoi par rapport à Paris ?

MF : C’est plus spacieux, je dirais. Peut-être que c’est plus hypocrite, dans le fond !

JFR : Vous trouvez pas que les français réagissent bien, finalement ? Que les gens se comportent pas mal ? Que ça soit les parisiens ou les autres…

MF : Qu’est-ce que vous entendez par ‘se comporter mal ou bien’ ?!

JFR : Ils gardent leur calme, par exemple…

MF : Ca, je ne sais pas. Je ne sais pas bien. Je ne vais pas dans le métro, je suis quelqu’un dans le fond de très protégée. Ils vivent probablement très, très mal. Est-ce qu’ils sont calmes, je ne le pense pas.

JFR : Vous dites qu’on sent ce mal de vivre à Paris : vous allez repartir, vous, aux Etats-Unis ou vous restez là, en France ?

MF : J’ai envie de bouger, j’ai envie du voyage. Maintenant, repartir aux Etats-Unis, je ne sais pas mais c’est vrai que ça donne en tout cas, oui, l’envie que de partir, c’est vrai.

JFR : Aux Etats-Unis, il y a toujours plein d’actualité : la solidarité, par exemple, retrouvée entre Noirs américains et le succès d’une grande marche de ces Noirs américains sur Washington. Est-ce que vous pensez, par exemple avec votre expérience américaine, que les deux communautés noire et blanche finiront par vraiment vivre ensemble un jour ?

MF : Ca, je ne sais pas. C’est pas à moi de me prononcer. C’est le souhait de tout un chacun, maintenant c’est vrai que ça paraît presque utopique.

JFR : On a fait des progrès, quand même !

MF : On a fait des progrès, mais c’est vrai que la violence est j’oserais dire inhérente à ce pays. C’est vrai qu’il y a ce conflit qui est là. Une fois de plus, on le voit quand on se promène dans Los Angeles. Je ne suis pas sûre de l’avoir, moi, rencontré, maintenant c’est vrai qu’il y a des quartiers qui sont plus difficiles et que c’est quelque chose qui est omniprésent, oui.

JFR : Vous me disiez que vous êtes arrivée aux Etats-Unis au moment où commençait le procès Simpson (long procès très médiatisé à l’époque du comédien O.J. Simpson, accusé d’avoir assassiné son ex-femme et l’amant de celle-ci, nda). Vous l’avez suivi, là-bas ? C’était impossible de ne pas la suivre !

MF : Presque malgré moi, j’oserais dire ! (rires) C’est vrai que c’est assez passionnant et assez dérangeant : c’est du voyeurisme mais c’est aussi de l’information. Nous ne sommes pas éduquées et habitués à pénétrer…

JFR : (il la coupe) Donc vous tranchez pas ? Vous dites que c’est trop de reportages à la télé, trop de direct sur ce procès, par exemple ou est-ce que c’est bien ?

MF : Non, je pense que c’est trop. C’est allé trop loin, mais c’est tout de même passionnant.

JFR : Vous avez une idée, comme on en a tous une, sur sa présumée culpabilité ? Il est coupable, il est pas coupable ?

MF : Ha non. Je ne me permettrais pas de dire quoi que ce soit sur ce sujet parce que c’est…

JFR : Et pourtant, toute l’Amérique a un avis là-dessus, pour ou contre…

MF : Tant pis pour l’Amérique !

JFR : Vous êtes rentrée en France il y a quelques temps : les collections, par exemple, c’est aussi l’actualité à Paris. Vous allez beaucoup aux défilés ?

MF : Non. Très, très peu mais j’avais très envie d’aller voir le défilé de Jean-Paul Gaultier (auquel Mylène a en effet assisté la veille de la diffusion de cet entretien, nda). J’aime beaucoup ce créateur.

JFR : Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres ?

MF : De plus ? Peut-être la fantaisie. Mais il a surtout un grand talent, il a une grande maîtrise de son métier. Une folie, peut-être, en plus, oui…

JFR : Le coup de cœur de Mylène ces jours-ci, qu’est-ce que c’est ?

MF : Depuis un petit moment, c’est un livre que je crois beaucoup, beaucoup de personnes ont découvert, qui est « L’Alchimiste »…

JFR : Oui, qui est un gros, gros succès de ces dernières semaines…

MF : Oui, qui est un livre qu’on a plaisir à conseiller, et c’est une très, très jolie histoire.

JFR : Alors on va se quitter sur un hymne à l’amour, quoi ! « XXL », c’est l’une des chansons de cet album. En résumé, c’est ‘on a tous besoin d’amour’, c’est ça ?!

MF : Oui, c’est ça ! (rires) Merci !

Diffusion d’un extrait de « XXL » pour clore l’entretien.

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FRANCE INTER RECOIT MYLENE

Posté par francesca7 le 19 février 2016

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C’est une première aujourd’hui, nous recevons Mylène Farmer. Alors, Mylène Farmer, d’abord merci d’être venue nous présenter ce film. Pour vous, c’est aussi une première mais on vous a vue dans beaucoup de clips qui ont beaucoup marqué, souvent. Je me demandais ce qui vous avait incitée à franchir le pas des clips au cinéma…

Mylène Farmer : L’envie de jouer, tout simplement. Tout naturellement.

Jean­-Luc Hess : Ca remonte à loin, cette envie de jouer ?

MF : Très longtemps, oui.

 JLH : Vous aviez quel âge, à peu près ? Enfin, toute petite fille ou adolescente ?

MF : Non. J’ai peu de souvenirs. Peut-­être l’âge de onze, douze ans. J’ai découvert le théâtre à l’école et j’ai suivi moi­-même des cours de théâtre un peu plus tard, et cette envie de jouer.

JLH : Qu’est­-ce qu’il y a de si formidable à jouer ? Enfin, c’est parce qu’on est quelqu’un d’autre ? C’est parce que… ?

MF : C’est une schizophrénie tolérée ! (rires)

JLH : Une ambivalence !

MF : Et cette envie que de jouer des personnages qui sont différents de moi et de rendre la vie moins fade.

 JLH : Elle est très différente de vous, la Catherine du film « Giorgino »?

MF : Je pense que nous avons des points communs.

 JLH: Par exemple ? Parce que c’est pas un rôle facile : c’est un personnage, on va dire ­ je sais pas comment on va dire, d’ailleurs, Vincent Josse ! ­ on va dire autiste…

Vincent Josse : Oh, je sais pas si on peut dire ça ! Je crois que vous préférerez femme-­enfant : c’est­ à ­dire qu’elle est femme épanouie et jolie comme l’est Mylène Farmer (rire gêné de Mylène) mais qu’elle est restée dans l’univers de l’enfance et qu’elle n’a visiblement pas envie de rentrer dans le monde des adultes. On peut dire ça ?

MF : Oui. C’est quelque chose que j’ai en commun avec elle, très certainement.

JLH : Alors, est­ce que c’est facile à vivre sur un plateau ce genre de rôle ?

MF : C’était un tournage difficile, avec des émotions difficiles à donner mais maintenant, avec le recul, c’est quelque chose que j’ai aimé profondément, même si violence, même si les difficultés de tournage.

JLH : Le metteur en scène est un de vos amis, enfin c’est quelque chose qui est très proche de vous…

MF : Oui…

JLH : …donc ça devrait faciliter le travail, non ?

MF : En ce sens que je connais sa caméra, que je connais sa direction d’acteurs, j’ai une grande, grande confiance et je savais qu’il était là pour me demander le meilleur et après, lui, c’est sa magie de création, de montage et de toutes ces choses qui font que c’est certainement ­ et c’était ­ une facilité pour moi et à la fois une difficulté, parce que c’est difficile que de travailler avec des gens que l’on connaît très, très bien et qu’on n’a pas envie de décevoir. C’était une telle, telle entreprise ! Ce n’est pas un très joli mot pour ça, mais c’était quelque chose de lourd à porter pour lui, donc c’était un climat assez tendu, assez violent.

JLH : On a peut­-être peut aussi –enfin, je sais pas, moi, je suis pas actrice !­ mais quand c’est la première fois qu’on tourne un film, on n’a peut­-être pas envie de montrer tout de soi ? Ou on se sent un peu tout nu ?!

MF : Je crois que je me suis pas posé ce genre de problème. J’ai essayé d’être le plus juste possible par rapport au rôle de Catherine, le rôle qui m’a été donné, avec toujours ces choses, cette pudeur qu’on peut avoir en soi et cette volonté que de se mettre sous la lumière. C’est toujours un dilemme et un paradoxe qui est difficile à gérer.

JLH : Qu’est­-ce qui vous a semblé difficile encore ? Parce que je sais que les conditions du tournage étaient difficiles ­ c’était en Tchécoslovaquie ­, qu’il faisait froid…

MF : Oui… JLH : …

mais qu’est­-ce qui vous a semblé encore difficile ? J’ai l’impression qu’on est un petit peu seul, aussi, quand on est comédienne…

MF : Je crois qu’on est toujours seule. (rires) Toujours seule. Mais je crois à la fois quelque chose de magnifique, qui est le travail d’équipe et à la fois qui est, là aussi, quelque chose de difficile, parce qu’on est confronté à des personnes qu’on ne connaît pas et on est obligé de vivre en autarcie et ça, ce sont des choses qui sont un peu difficiles pour moi, puisque je m’en suis beaucoup protégée.

JLH : Vous recommencerez, quand même ? Ca vous a plu !

MF : Oui !

VJ : Moi, je voudrais dire que c’est un film justement qui m’a plu. C’est un film intéressant parce que je le trouve un petit peu atypique : il ressemble pas aux films que font traditionnellement les jeunes auteurs, notamment pour un premier film. Aujourd’hui, les jeunes cinéastes nous font surtout du cinéma intimiste, et c’est d’ailleurs intéressant. Certains on leur reproche même de parler de leur nombril et visiblement Laurent Boutonnat n’a pas eu envie de parler de son ego ou de son moi mais il a eu envie de nous raconter une belle histoire, comme quand on était petit, vous vous souvenez ?

On se mettait dans notre lit et on écoutait nos parents ouvrir un livre et nous raconter une histoire. Alors, ça commence comme ça : on pourrait dire que… il était une fois un jeune médecin qui rentre de la guerre, qui a une trentaine d’années et qui recherche des enfants. Il s’est occupé de ces enfants avant la guerre et il ne trouve plus trace de ses enfants. Son enquête le mène dans un village très, très mystérieux, un village qui est peuplé d’êtres pas vraiment ordinaires ­ comme votre personnage, Catherine, qui est cette jeune femme accusée par les villageoises d’avoir tué ces enfants ­ et il va chercher la vérité. C’est un conte, un conte pour enfants, pour adultes aussi parce qu’il y a une violence certaine, une cruauté certaine. Il y a tous les ingrédients d’un conte, tout ce qui fait la saveur d’un conte : il y a cette atmosphère très inquiétante, cette atmosphère de suspens, de suspicion, il y a des femmes qui ressemblent à des sorcières, il y a des spectres. On se croirait quelques fois dans un tableau de Goya…

MF : Sans le soleil ! (rires)

VJ : Je voudrais savoir il est né de quelle envie, ce scénario : est-­ce que Laurent Boutonnat, justement, a voulu retrouver ce frisson qu’était le frisson de l’enfance ?

MF : Probablement. Ca, c’est plutôt une question qu’il faudrait lui poser directement. Moi, c’est vrai que je suis là pour parler du film mais en aucun cas je ne peux me prononcer pour lui, si ce n’est que c’est quelqu’un qui a son propre univers et qui aime les contes, qui aime la cruauté des contes.

VJ : C’est un univers quand même commun avec le vôtre…

MF : Oui. Je pense que c’est pour ça que nous nous sommes rencontrés et c’est pour ça que nous avons travaillé ensemble et que cette rencontre a été magique pour moi : c’est parce que nous avions des choses très, très proches, très communes.

JLH : Mylène Farmer, vous vous intéressez de près aux enfants ?

MF : J’aime les enfants, oui.

JLH : Mais vous avez de l’intérêt pour eux ? Parce que j’ai ouï dire, j’ai lu ça dans une gazette que quand vous étiez très jeune, enfin adolescente, vous aviez visité un hôpital où il y avait des enfants handicapés…

MF : Je m’occupais de temps en temps d’enfants handicapés, oui. C’est quelque chose que j’avais envie de faire et tous les dimanches, je crois, j’allais les voir et essayer de communiquer avec eux et de jouer, de leur apporter quelque chose et c’est quelque chose qui vous marque fatalement à vie.

JLH : Ca vous a marquée positivement ou négativement ?

MF : Je ne sais pas si on peut qualifier ça de positif ou de négatif. Ce rend triste définitivement. Même si ces enfants prétendent être heureux, c’est quand même une condamnation qui est lourde et une injustice. Ca, c’est mon regard donc c’est quelque chose qui est intolérable, oui.

 JLH : Mais est­-ce que c’est apparu pendant ce tournage, justement, cette expérience-­là ?

MF : Probablement. Des choses enfouies en moi, des… Vous expliquer et vous dire que, là, j’ai fait référence à telle ou telle chose : non. Je crois que ça fait partie de moi également. Maintenant, j’ai souhaité pour le tournage ­ peut­-être vous faites allusion à ça ­ rencontrer des personnes malades en milieu psychiatrique pour essayer de capter des choses que Catherine pouvait avoir en elle, donc un regard ­ parce qu’ils ont ça, quelque chose de très, très fort : c’est le regard et les mains, les gestes…

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VJ : Une démarche un peu cassée, aussi…

MF : La démarche, là c’est plus la mienne ! (rires) Je crois que ça se situait plus dans le regard et dans les mains. Il y a une gestuelle qui leur est très propre.

JLH : Ca a été difficile, par exemple, d’aller à ces consultations en hôpital psychiatrique ?

MF : Je l’ai fait une fois et brièvement, donc ce serait mentir que de dire… Mais c’est troublant parce qu’à la fois il y a ce côté voyeur, qui est aussi dérangeant pour soi. J’ai une anecdote qui me revient à l’esprit : c’est pendant une consultation, il y avait cette personne en face de son médecin et qui avait beaucoup d’humour, et c’est vrai que j’avais envie d’éclater de rire et c’était la seule chose qu’il ne fallait pas faire parce que c’est étrange que d’arriver dans cet univers­l à. C’est troublant.

JLH : L’humour pourrait soigner certains problèmes, on en parlera peut-­être avec Georges Wilson quand on parlera de « Henri IV » de Pirandello. Vincent… ?

VJ : Parler de « Giorgino », c’est aussi parler de la mort parce qu’elle est omniprésente dès le début du film puisque quand on vous découvre en Catherine, votre mère vient de se pendre. On apprend aussi que votre père est interné. Vous-­même allez essayer de vous pendre mais vous allez survivre. Est-­ce que ça fait froid dans le dos, tout bonnement, de jouer un rôle comme celui­-là avec des scènes comme celles-­là ?

MF : Je dirais que ça fait partie de la vie ­ pas la vie de tous les jours ! ­ mais ça fait partie de la vie : la mort et la vie sont des choses qui sont inséparables.

VJ : Et avoir un rôle aussi difficile dans cette ambiance ? Je rappelle que le film fait trois heures, donc il y a souvent des scènes d’une grande intensité et d’une grande violence, justement. Est­-ce que ça vous a fait découvrir des choses en vous, des choses que vous ne connaissiez pas ?

MF : Non.

VJ : Non ?

MF : Non, si ce n’est la volonté que de faire un autre film ! (rires) Mais sinon…

JLH : Sans avoir froid aux pieds, cette fois, parce qu’il faisait très froid, il paraît !

MF : (rires) Il faisait froid, oui !

VJ : Un autre film qui sortirait peut­-être complètement de cet univers : pourquoi pas un film comique, une comédie ?

JLH : C’est pas votre genre…

MF : (dans un éclat de rire) Tout le monde me le demande si je veux faire quelque chose de comique ! Pourquoi pas ? J’avoue que c’est l’inconnu, ça ne m’appartient pas. Pour l’instant, je n’en sais rien.

VJ : Vous n’avez pas de désir particulier…

MF : Non. J’ai plus un souhait…

JLH : (la coupant) Vous êtes qui, Mylène Farmer ? Vous êtes qui : vous êtes quelqu’un de pessimiste ou vous êtes quelqu’un de joyeux ? Vous n’êtes pas obligée de répondre ! (rires)

MF : Si, je peux vous répondre : je ne suis pas optimiste. Je peux avoir des moments de gaieté, de grande gaieté, oui. (sourire)

GZ : Moi je me demandais : c’est vrai que votre grand-­mère vous emmenait visiter les cimetières ?

MF : Oui. C’est le seul souvenir que j’ai de cette femme. Je l’ai découvert au travers de lettres que je lui avais adressée et c’est vrai, je crois tous les dimanches, elle m’emmenait au cimetière, donc c’était une… (rires)

GZ : Et vous croyez que ça peut expliquer un goût ­ que vous revendiquez ­ pour ce que d’autres diraient morbide… ?

MF : Mais quand on me demande ­ parce qu’on vous demande toujours des justifications, ce qui est naturel ­ ‘pourquoi aimez-­vous ci, pourquoi ça, pourquoi être attirée par telle chose ou telle chose ?’, j’avoue que je n’en ai pas les clés moi­-même, si ce n’est que vous dire pourquoi, donc, j’ai eu ce souvenir-­là, je me suis dit peut­ être ça a été le détonateur de quelque chose, ou cette fascination, ce désir que d’aller vers ces choses-­là.

 JLH : C’est bien d’être une comédienne mais c’est bien d’être une chanteuse aussi : vous n’allez pas abandonner la chanson, le disque, la scène non ?

MF : Bien sûr que non. Non. Non, non.

GZ : Parce que là, ça a tout de même fait une parenthèse de deux ans, je crois, dans votre vie, dans votre carrière…

MF : Oui, qui m’a été un peu imposée puisque le réalisateur est lui­-même le compositeur de mes chansons, donc je l’attends ! (rires)

JLH : Une toute dernière question, Vincent ?

VJ : Oui, très courte : on vous connaît bien sûr, Mylène Farmer, en France mais on ne connaît pas le comédien principal qui a le rôle­-titre de « Giorgino », qui incarne Giorgio : c’est Jeff Dahlgren (il prononce ‘dahlgreen’ et Mylène rectifie la prononciation). Vous pouvez nous dire deux mots de ce comédien ?

MF : C’est quelqu’un qui est américain, de nationalité américaine. C’est quelqu’un qui a une grande, grande sensibilité et qui a un charisme que je juge étonnant et qui est quelqu’un dans la retenue quant à son jeu.

VJ : Les filles qui ont vu le film sont déjà toutes folles de lui, parce qu’il est beau il faut le préciser !

MF : Oui, il est très beau mais il est au­-delà de ça, Dieu merci ! Il a une âme, une très belle âme.

VJ : Il avait une expérience de comédien aux Etats-­Unis ?

MF : Oui. De la même façon que moi j’ai pris des cours de théâtre, lui a du passer aussi dans des cours. Mais je pense qu’il aime ça aussi.

JLH : Je vous remercie, Mylène Farmer…

MF : Merci.

JLH : Donc le film s’appelle « Giorgino », ça sort aujourd’hui. Il faut y aller à 14h !

MF : Merci.

 

 

FRANCE INTER 5 Octobre 1994 INTER 13/14 Entretien avec Gérard ZÉNONI, Jean-Luc HESS et Vincent JOSSE Gérard Zénoni  

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MYLENE DANS LE SALON D’UN PALACE PARISIEN

Posté par francesca7 le 19 février 2016

 

Dans le salon d’un palace parisien, Mylène livre avec Guillaume Durand la plus longue interview donnée à l’occasion de la sortie du film. Choisissant ses mots avec (trop de) soin, Mylène répond longuement et parfois laborieusement aux réflexions confuses d’un Guillaume Durand qui semble cependant passionné.

Guillaume Durand : (…) Un film, il faut le vendre. Vous qui êtes si timide, ça vous barbe pas tout ça ?

Mylène Farmer : Je ne sais pas si ‘barber’ est le mot juste, mais c’est un exercice difficile pour moi.

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GD : Est-ce que vous avez un petit peu peur, un petit peu d’angoisse parce que un film, c’est pas comme une tournée, c’est pas comme un disque : c’est énormément de travail et tout se joue en une semaine. Quel effet ça vous fait ?

MF : C’est quelque chose de presque inhumain. C’est difficile, c’est difficile. Je crois que je serai contente le jour où ça sortira, et essayer de se déposséder de la chose totalement…

 GD : Alors, « Giorgino » : ça fait combien de temps que ce projet existe pour vous ?

MF : De mémoire, parce que…C’est huit années, je dirais. Et réellement, l’écriture a commencé il y a trois ans. Et il a vu le jour il y a environ un an et demi, je crois.

GD : Donc ça vous a occupée toutes ces dernières années, quoi. L’obsession, c’était de faire ça…

MF : Oui. Surtout Laurent Boutonnat, je dirais, le réalisateur. Moi, j’ai eu beaucoup plus de temps libre, assez pénible là aussi parce que n’ayant pas la faculté que de me tourner vers la musique, puisqu’il est le compositeur. Donc ça a été une période très longue et pas très agréable.

GD : Alors pourquoi fait­-on quelque chose qui n’est pas très agréable à vivre? Quelle est l’exigence de fond ?

MF : La passion, je dirais. D’abord, je pense que c’est un besoin pour moi que de faire des choses, à savoir ou l’écriture, ou des films, créer quelque chose. Faire les choses en termes de plaisir, dans le fond, ce n’est peut-être pas très, très important ou si important. Je crois que ça se passe à une autre dimension.

GD : C’est vraiment quelque chose, on parlait tout à l’heure d’exigence, c’est une importance de la liberté ou… ?

MF : Parce que je ne sais pas gérer cette liberté, de même que j’ai besoin du regard de l’autre pour exister, même si ça paraît quelque chose d’assez dramatique comme confidence ! Mais cette liberté, je la trouve réellement dans mon métier, dans le fond.

GD : Alors, on va évidemment pas raconter le film, parce que les films sont faits pour être vus. On va simplement, avec la bande-­annonce que vous avez eu la gentillesse de nous confier, avoir un petit peu une idée de l’ambiance du film et puis on va parler justement de ce monde qui vous habite et qui habite aussi Laurent Boutonnat. D’abord, donc, des extraits de ce film.

Diffusion de la bande-­annonce de « Giorgino ».

GD : Voilà donc pour le climat du film. Alors pourquoi ce film commence en novembre 1918, si ma mémoire est bonne ? Pourquoi cette date ?

MF : Je vais essayer de répondre pour Laurent Boutonnat. Il me semble qu’il voulait…La guerre 14­18 est en toile de fond, réellement. Je crois que ce scénario est né d’un désir de femmes, de femmes rudes et violentes, donc dans un univers de guerre. Donc c’était plus facile pour lui, j’imagine. C’est difficile pour moi que de répondre à sa place. Pourquoi la guerre de 14­18 ? Parce que c’était une période extrêmement difficile. Avoir des femmes esseulées, c’est un moment qui est effectivement, la guerre, propice pour…

GD : Mais ça vous touche parce que vous connaissez, comme tout le monde, ce qui s’est passé justement à cette époque-­là : bon, non seulement il y a la mort, et elle est très présente aussi dans le film, mais il y a cette idée aussi que ce sont les femmes qui prennent la société à bras-le-­corps. C’est une idée qui vous touche, ça ?

MF : Si je ne porte mon regard que sur ce groupe de femmes : non, définitivement pas ! (rires) Mais une société de femmes, non en aucun cas, dirigée par les femmes, non, je pense qu’une balance, une bonne balance est ce dont nous avons tous besoin.

GD : Alors, le climat on en parle. C’est vrai que souvent quand vous avez fait des clips, des clips longs, des clips qui étaient proches du cinéma on s’est dit « Ça y est, Boutonnat va certainement faire un film, Mylène Farmer a envie de faire un film », maintenant le film est là.

Mais ce climat qui est à la fois historique et à la fois fantastique, il vient d’où ? Pour lui, forcément il répondra d’un coté, mais pour vous, pour l’avoir accepté c’est que ça vous touche aussi…

MF : Moi, c’est plus une grande confiance en Laurent Boutonnat et en son travail. Quant à l’univers, j’ai aimé le scénario et j’ai aimé le personnage de Catherine. Maintenant, essayer de réfléchir… Non, c’est plus des sensations, des odeurs et moi, cette sensation que de pouvoir justement mettre quelque chose dans ce personnage.

GD : C’est quand même pas un monde ordinaire, parce que donc, on va pas raconter, on a dit tout à l’heure le déroulement mais on peut raconter un petit peu le début. Donc, c’est un jeune médecin, il sort, il est démobilisé, il s’occupait d’un asile d’enfants et il essaye de retrouver ces enfants. On a tout une, comment dirai-­je…c’est un itinéraire, au fond…

MF : Oui, tout à fait, oui.

GD : …qui est un itinéraire initiatique. Ça se passe dans la neige, c’est à la montagne, c’est très beau, il y a un père, il y a les femmes qui fument, enfin ce sont des images qui sont des images rares au cinéma.

MF : Je le pense, je le pense. Je pense que son cinéma est rare. Il a une façon de filmer et de raconter des histoires qui lui sont très, très personnelles.

GD : Alors mettez vous à sa place : pourquoi ce monde-là le touche, lui ?

MF : Moi je crois que je ne pourrai pas répondre à sa place. Pour avoir moi­-même posé ces questions dans le fond et lui ne trouvant pas de réelles réponses quant à ces fondements, pourquoi être attiré plus par quelque chose ou autre chose, je ne sais pas bien. C’est comme la peinture, dans le fond : pourquoi est­-ce qu’on est attiré par un peintre ? Moi je crois que je ne saurais pas l’expliquer. Pourquoi tel peintre plutôt que celui­-ci ?

GD : Mais c’est un monde qui est quand même très poétique et qui est très détaché, enfin qui parle un petit peu du réel, on en a parlé un petit peu au début, il y a la guerre de 14, il y a des professions, il y a des gens, il y a des solitudes, il y a des gens ensemble, il y a beaucoup de violence. Mais en même temps, c’est très onirique.

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MF : Oui. C’est sans doute cette attirance pour tout ce qui est conte, l’irrationnel peut­-être, la poésie je pense, oui. Mais des choses qui peuvent faire partie de notre monde et de notre vie de tous les jours, mais c’est vrai qu’il a une attirance pour ça. Maintenant, je suis en train de m’embrouiller parce que je ne sais pas bien pourquoi ! Si ce n’est que j’en reviens à, ne serait­ce que moi, un paysage… Je préfère un paysage, je vais vous dire, fracassé qu’un paysage avec des pommiers en fleurs. Pourquoi, je ne le sais pas. Ce sont des choses, comme ça, qui vous appartiennent.

GD : Qui vous sont donc sensibles, qui sont exprimées très largement. Alors il y a aussi une autre chose qui est très particulière dans le film, bon on va pas comparer avec des metteurs en scène comme Visconti parce qu’il y a pas de rapport, mais c’est vrai qu’il y a un parti pris, on va dire, de lenteur. Parce que si on dit ça, les gens vont dire « On va pas y aller, c’est lent » ! C’est pas du tout lent et ennuyeux, mais c’est volontairement, comment dirais­-je, c’est un rythme comme ça, un peu comme une espèce de mélopée.

MF : Parce que justement, j’en reviens à ces odeurs, à toutes ces choses. Je crois que ça prend du temps pour des personnages, plutôt que justement ce cinéma très monté, très rapide et des personnages qui sont rétrécis, qui ont cette valeur. Je crois que lui justement allait vers une expression plus lente et plus, moi j’oserais dire plus enrichie, mais ça n’engage que moi. Plus généreuse, peut­-être.

GD : C’est vrai que c’est un peu le contrepoids de tout ce dont on parle beaucoup actuellement, de Quentin Tarantino à Luc Besson, où ce sont des hommes en blanc et noir qui deviennent…

MF : Oui, qui ont du talent. Mais c’est vrai que c’est, je pense, une autre expression, une autre façon de raconter les choses.

GD : Comment devient-­on ­ pardonnez-­moi la question ­ mais comment devient-­on justement quand on est chanteuse, quand on fait de la scène, comment devient­-on actrice ? Même si on a fait des clips, ça, ça doit pas être une expérience finalement si facile que ça.

MF : C’est quelque chose que je pense, et sans prétention aucune, avoir en moi. En tout cas, je l’ai souhaité et je le veux depuis tellement longtemps. La chanson est venue à moi un peu par hasard, j’avais envie moi de jouer. J’ai suivi des cours de théâtre, mais ça on s’en moque un peu. C’était simplement un passage, comme ça, dans ma vie. Une envie de jouer, une envie d’interpréter les personnes qui sont autres que moi-­même et cette chose, enfin ce côté ludique quoi, qui est…

GD : …qu’on trouvait énormément dans les clips.

MF : Qu’on trouvait déjà dans les clips, mais en mode tellement rétréci. Mais malgré tout, c’est vrai que c’est comme ça que j’ai pu, bon indépendamment de l’écriture, de la scène, de tout ce qui fait que ce métier est vraiment passionnant, qui m’a fait tenir quand même, parce que c’est long ! J’ai attendu presque dix ans pour réellement faire un premier film. C’est long… (rires)

GD : Oui mais justement alors, est­-ce que ça veut dire que maintenant, parce que finalement quand un film est terminé, c’est vrai que vous allez être délivrée par le fait qu’il sorte, de savoir s’il y a un accueil avec le public, on vous le souhaite évidemment, c’est normal, mais est-­ce que immédiatement, maintenant, vous vous dites « C’est une autre carrière qui commence et c’est vers ça que je veux aller définitivement ». Et es-ce qu’il va falloir attendre longtemps que lui refasse un film, ou est-­ce que vous pouvez tout à fait imaginer de jouer, travailler avec d’autres metteurs en scène ?

MF : Non, je crois qu’aujourd’hui je peux réellement imaginer travailler avec quelqu’un d’autre. Maintenant, je pense que je serai difficile dans mes choix, je le sais. Aussi bien par rapport au réalisateur que l’histoire elle-même. Donc je pense que je, si je puis me projeter sur quelque avenir, faire très peu de films, certainement. Certainement.

GD : Et qu’est­-ce que vous aimez, alors, justement ? Parce que ce cinéma de climat est un cinéma bien particulier, alors qu’est­-ce que vous aimez, vous ?

 MF : Je crois avoir des goûts très éclectiques. Je vais essayer de…J’aime beaucoup Jane Campion, tous ses films, ses premiers films également. J’aime Oliver Stone, j’aime Kubrick, j’aime David Lean, j’aime David Lynch, Bergman…

GD : Donc, c’est un goût éclectique, quoi…

MF : Oui. Oui, dans le fond oui. GD : Mais pas très français, d’après la liste que vous venez de donner ! MF : Polanski, heu… (rires)

GD : Ha oui, c’est toujours du cinéma où il y a beaucoup de spectacle, ou au contraire beaucoup d’onirisme, beaucoup de choses qui sont quand même… C’est pas le mari, la femme et l’amant qu’on trouve !

MF : Non, j’aime les choses qui ont une âme, une histoire et une magie, et qui portent le spectateur. Je peux moi­-même être un spectateur qu’on qualifie de moyen, mais c’est­-à-­dire ne pas avoir cet œil trop critique. Et si un film m’emmène, si une histoire m’emmène, mais c’est magique ! C’est la chose la plus magique, je crois.

GD : Alors à la fin, le héros, Jeff Dahlgren, et vous, vous vous retrouvez dans un cimetière. On va pas dire ce qui se passe, mais c’est vrai qu’il y a quand même comme en peinture, puisque vous avez parlé de peinture, une espèce d’imagerie qui existe : des croix, des églises etc., etc. Ça vient d’où tout ça ?

MF : Ce que cela peut suggérer, bien évidemment, mais d’un point de vue esthétique je crois aussi, qui est important. Une croix, c’est beau. Une tombe…Je trouve qu’une tombe, un cimetière est un endroit magique. C’est quelque chose une fois de plus que nous avons en commun, mais je crois que c’est expliqué par cette rencontre que nous avons eue et qui a été une rencontre fondamentale pour moi dans ma vie et assez immédiate. Donc en ce sens, je crois que c’est presque normal que d’avoir des mondes un peu communs et des attirances.

GD : Vous voulez dire que d’une certaine manière, peut­-être, il vous a aussi arrachée à ce qui pouvait être une carrière de show­-business traditionnelle, que vous n’avez jamais vraiment voulu mener.

MF : Que je n’ai, je crois, jamais menée quoiqu’il arrive ! Mais…envie de faire quelque chose, envie de faire ce long-­métrage et envie de prendre des risques.

GD : Alors comment s’est passé le tournage ? Parce que je suppose que les conditions, étant donné que ça se passe en hiver, en plus y a énormément de scènes qui se passent en hiver mais il fait beau en même temps, ce qui sont des conditions météos pas faciles à trouver parce qu’en général il fait pas toujours beau, ça a dû être un peu long et un peu compliqué. Alors, comment ça s’est passé ? Racontez­-moi…

MF : Le tournage était très, très long, je crois qu’il a duré cinq mois. Quant aux conditions de tournage, c’était difficile à cause du temps bien évidemment, parce que très, très, très froid. Donc par moments, même le tournage a dû s’arrêter parce que trop froid, parce qu’on ne pouvait presque plus jouer. Maintenant, je crois que toutes ces difficultés sont malgré tout inhérentes à un tournage. La réelle difficulté était je crois le…la difficulté de… (Mylène rit de ne pas trouver ses mots) j’allais dire la tension qui régnait sur ce tournage, la tension que toute cette chose que Laurent portait dans le fond qui est extrêmement lourde.

 GD : Vous vous êtes faits totalement, parce que finalement lui, c’est son premier film, vous c’est votre premier grand rôle, vous vous êtes faits mutuellement et définitivement confiance dès le début, ou tout d’un coup du coin de l’œil vous vous êtes un petit peu surveillés l’un l’autre ? Parce que c’est vous qui portez tout : et lui, et vous.

MF : Je crois qu’il y avait à la fois une grande confiance, puisque c’est vrai qu’on a très peu parlé du rôle par exemple. J’ai lu le scénario. Et une fois sur le tournage bien sûr, des indications de mise en scène. Mais de sa part, en tous cas, je suppose que c’est une confiance. ‘Regardés du coin de l’œil’, malgré tout de temps en temps. C’est-­à­-dire moi je l’ai quand même observé travaillant avec d’autres, puisqu’il y avait quand même beaucoup d’acteurs. Et parfois probablement des réactions assez violentes, oui, parce que c’est vrai que dans ces moments-­là, on vous dit « Moteur, action ! » et vous avez une espèce, d’abord d’angoisse profonde, et de demande qui est énorme quant à ou le regard ou même un mot, et que parfois ce mot n’arrive pas et que là on fait abstraction de toute une vie commune.

GD : Ça devient professionnel…

MF : Oui. Oui, dans le fond oui. Beaucoup plus cruel et plus…Mais je crois que c’était aussi essentiel. Je n’aime pas moi être trop protégée. J’étais réellement considérée comme une actrice engagée sur un film, et non pas comme le petit oiseau qu’on va couver. En aucun cas, non.

GD : On se retrouve dans un instant pour parler de ce film de Laurent Boutonnat, avec Mylène Farmer et Jeff Dahlgren. Flash info.

 GD : On se retrouve donc avec Mylène Farmer qui a la gentillesse de nous recevoir pour un film qui va, je l’espère, vous surprendre : « Giorgino », donc, de Laurent Boutonnat, avec Jeff Dahlgren. Alors est­-ce qu’on peut Mylène parler du fait que le film a été tourné en anglais ? Il est tourné en Tchécoslovaquie, il est tourné en hiver et en plus il est tourné en anglais. Pourquoi ? C’est pour rechercher la plus grande audience possible à travers le monde, ou c’est l’histoire…

MF : (elle l’interrompt) Non, sincèrement non. C’est parce que Laurent Boutonnat voulait travailler avec des acteurs comme Louise Fletcher, Joss Ackland, et a trouvé son premier rôle aux Etats­-Unis, donc c’est plus une volonté que d’aller vers des acteurs, donc une langue qui s’est imposée.

GD : Louise Fletcher, tout le monde connaît, c’était l’infirmière de « Vol au Dessus d’un Nid de Coucou » et donc qui parle français, si mes souvenirs sont bons et elle était très charmante. C’est pour aller vers ces acteurs­-là qu’il a choisi ce parti pris là ?

MF : Absolument, oui parce que…Mais lui-­même dit ça « J’aurais pu tourner ce film en espagnol, russe… ». Peu lui importait la langue, dans le fond.

GD : Alors donc un travail qui a été compliqué, et tout à l’heure vous nous disiez que c’était très difficile d’expliquer les raisons pour lesquelles vous étiez dans ce monde-­là, dans à la fois ces rêveries, cette poésie et aussi ces fantasmes. Et pourtant quand on essaie de trouver une logique à tout ça, parce qu’après tout il y a forcément une logique même si on la veut pas, la première chanson c’était « Maman a Tort », après c’était « Libertine », et maintenant c’est un film où il y a énormément de femmes, même si c’est une envie de l’auteur. Est­-ce que cette logique vous apparaît ou est­-ce que c’est un hasard total ? MF : Je pense que c’est un hasard. Mais là une fois de plus, c’est difficile, pardonnez-­moi de le redire… (rires)

GD : C’est pas grave !

MF : …parce que ce film, dans le fond, ne m’appartient pas, en tous cas son histoire et son…

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GD : Mais vous êtes sûre qu’il ne l’a pas écrit pour vous ? Parce que quand vous dites qu’il ne vous appartient pas, il l’a quand même probablement en partie, enfin il savait que vous alliez jouer le rôle principal de Catherine.

MF : Oui. Maintenant je… (elle cherche ses mots) G

GD : C’est du sur­-mesure, quand même…

MF : C’est une bonne couture. Est­-ce que c’est du sur­-mesure ? Je ne sais pas bien, mais là c’est peut-­être plus par pudeur, je ne sais pas bien. Est­-ce qu’il a écrit réellement ce rôle pour moi ? Je ne sais pas, parce que le personnage principal c’est peut­-être lui qui a voyagé avec lui le plus longtemps, et peut-­être que Catherine est arrivée plus tard, donc…

GD : Et est-ce que lui justement, sans sombrer dans une espèce de simplification extrême, est­-ce que lui il s’est vécu un petit peu comme Jeff Dahlgren, donc qui est le héros du film, à savoir ce médecin qui recherche des enfants ?

MF : Je crois qu’il est…Cette chose commune d’avec ce personnage, c’est cette âme d’enfant qu’il a en lui et cette quête, cette quête essoufflée. Je crois qu’il a ça en lui.

GD : Mais quand on a fait un film comme ça, qui est justement un film poétique, est-­ce que c’est, comment dirais-­je, vous savez que la critique en France n’aime pas trop le mélange des genres, ça peut être aussi bien un artiste qui a réussi dans un domaine qui est la variété, le fait de faire du cinéma, ça paraît presque pour beaucoup de gens qui sont extrêmement bien­pensants et extrêmement rigides…

MF : Obscène ? (rires)

GD : Oui. C’est pas obscène, mais on n’a pas le droit de changer de registre, et pourtant vous, vous avez ce besoin et vous en avez même exprimé tout à l’heure l’envie. Ça vous gêne qu’on vous oblige à vous enfermer dans un même registre ?

MF : L’idée de l’enfermement me gêne. Maintenant, est­-ce que moi j’ai été gênée par ça : non. Non, parce que j’ai essayé au maximum de me protéger et de ne pas écouter, de ne pas entendre. Sinon, effectivement si on écoutait et si on entendait réellement, je pense que c’est trop mutilant. Non. J’oserais dire je me moque de ce qu’on pense et de ce qu’on dit. C’est presque vrai.

GD : C’est pour ça que depuis des années vous avez toujours choisi de faire votre métier, d’être extrêmement discrète sur vous, sur votre vie, enfin sur beaucoup d’aspects du travail d’artiste qui en général sont surexploités et plombent votre carrière ?

MF : Oui, parce que je pense… Moi, j’essaye de ne pas m’essouffler et de ne pas essouffler l’autre. Donc en ce sens, je suis obligée d’être absente. Et puis je crois que c’est ma nature profonde, tout simplement donc je n’ai pas à me faire violence pour ça.

GD : Et vous, quand les disques se vendent comme ça énormément, ça veut dire, bien au­-delà du succès commercial, qu’il y un intérêt profond entre un artiste et les gens. Vous croyez que les gens vous aiment pour quoi, au fond ?

MF : Je ne sais pas ! Non… (large sourire) GD : Pour ce mélange entre la fragilité et la provocation ?

MF : Je crois pour, s’il y a à trouver une expression, peut­-être pour la sincérité, parce que je crois que c’est une valeur qui existe toujours. Mais c’est difficile que d’exprimer pourquoi l’autre vous aime. Je ne sais pas…

GD : Et quand est-ce que vous vous êtes rendue compte, vous dans votre carrière, parce que en général les carrières de chanteurs démarrent, elles surfent un petit peu sur les vagues adolescentes, ça a été aussi le début de votre carrière quand vous avez chanté « Maman a Tort » etc. Quand est­-ce qu’on se dit « Moi, je vais faire autre chose », c’est­-à-­dire je pars sur ce plongeoir­-là mais je vais aller dans une autre piscine, quitte à être décrédibilisée un petit peu ?

MF : Là, vous parlez d’un genre plus que de changement radical de vie ?

GD : Non, pas de vie pour vous, mais quand est-­ce que vous vous êtes dit que vous alliez prendre au fond tout ça en mains, sérieusement pour obtenir, pour aller vers des objectifs précis ?

MF : Je crois, le goût du risque. Là encore, c’est…Le calcul n’y est pas pour grand­-chose, si ce n’est que une ‘carrière’, même si c’est un mot qui n’est pas très joli, c’est quelque chose qui se pense, qui se gère. Maintenant, c’est quelque chose qui, je ne sais pas, qui s’est construit comme ça…

GD : Petit à petit…

MF : Oui, qui s’est fait lentement. Mon début n’a pas été fulgurant. J’ai eu trois bonnes années pour apprendre mon métier et apprendre ce que j’aimais et ce que je n’aimais pas, dans le fond, par rapport à moi­-même et par rapport à l’extérieur également.

GD : C’est-­à­-dire ?

MF : C’est­-à­-dire de « Maman a Tort », qui a été un succès mais j’étais quand même encore pas très connue jusqu’alors. Et après il y a eu deux autres 45­tours qui étaient plus discrets. Et puis après, le fameux « Libertine » qui là a été réellement…les projecteurs ont été mis sur moi. Mais donc, pendant cette période… Enfin, tout ça pour essayer d’expliquer que ça n’a pas été quelque chose, comme ça, d’immédiat, on vous donne tout. Ça a été quelque chose d’assez progressif, donc probablement de moins perturbant pour moi.

GD : Donc d’une certaine manière, vous pouvez vous dire que la même attitude, vous allez, c’est donc la même expérience, vous allez l’utiliser pour le cinéma ? C’est-à­-dire que c’est quelque chose qui commence, vous êtes habituée aux hauts et aux bas de ce qui s’est passé dans la chanson, et comme vous semblez avoir derrière la fragilité une assez grande volonté, vous allez attaquer un deuxième monde, tranquillement et avec le temps. C’est ça l’idée ?

 MF : Oui, là c’est plus une façade sereine, qui en aucun cas n’existe, dans le fond, si ce n’est que là je suis plus posée que d’ordinaire. Mais c’est plus un parcours angoissant qu’autre chose. Maintenant, pour répondre à votre question, je le ferai effectivement avec un maximum de réflexion et de réelles envies. C’est­-à­-dire, me perdre dans quelque chose pour le rien : non, en aucun cas.

 GD : Donc, ça veut dire qu’il faut forcément trouver des textes extrêmement forts, des scénarios extrêmement forts…

MF : Ça va être de plus en plus difficile, je le sais. Mais c’est…

GD : Mais est-ce que vous avez envie, puisque vous avez dit tout à l’heure que vous aimez bien les choses très différentes, d’Oliver Stone à d’autres metteurs en scène, ça veut dire est­-ce que vous pouvez jouer une comédie, par exemple, par goût du fait de jouer ? Ou est-­ce que tellement pas dans votre registre que ça vous paraît surréaliste ?

MF : Si vous me proposez Woody Allen, je vous dis oui, j’accours ! (rires) Maintenant, tous les genres de comédie : non, je pense pas. Je ne sais pas, d’ailleurs, mais je ne pense pas avoir ce talent­-là, et peut­-être cette envie tout simplement. Une bonne comédie, oui c’est aussi intéressant et passionnant qu’un…

GD : Sûrement, mais je veux dire tout le monde a envie de jouer avec Woody Allen, parce que on entre sans frapper, enfin si jamais il vous appelle, on s’assoit, vous lui dites de s’asseoir et on lit même pas le scénario, à la limite ! Mais le monde, le fait de changer de monde, parce que c’est un monde tellement particulier, celui du film donc qui sort mercredi, que c’est vrai qu’il y a aussi le risque d’être cataloguée dans une espèce de fantastique, onirique…

MF : Ma foi, j’en ai pris le risque, et puis j’espère avoir la chance que d’avoir des propositions différentes. Je fais appel, j’allais dire, à l’intelligence du metteur en scène, plus qu’à quelque chose, comme ça, qui…

GD : Mais est­-ce qu’après on se dit pas, quand on a fait un film comme ça, ou quand on a eu une expérience comme ça qui est très profonde, parce que vous avez attendu plusieurs années, vous avez tourné pendant cinq mois, et puis c’est compliqué etc. et puis le film sort, est­-ce qu’on a envie après, j’allais dire, de retourner dans le travail d’avant ? Est­-ce que vous pourriez vous dire « Bon, ben maintenant, il faut s’y remettre », ou est-ce que vous y avez déjà pensé, écrit, travaillé, fait des musiques, ou pas du tout ?

MF : Non. J’ai eu pendant effectivement le tournage même, plutôt juste après le tournage, quand le tournage s’est terminé, une envie que de tout abandonner, tout délaisser. Pour aller vers quoi, c’était le point d’interrogation et plutôt une période d’anéantissement qu’autre chose. Aujourd’hui, oui j’ai très envie de retourner vers l’écriture, enfin mon écriture, en tous cas, pour essayer de découvrir des choses que je ne connais pas moi­-même, je suppose, parce que je ne sais pas ce que je vais faire, je ne sais pas ce que je vais écrire. Mais non, j’ai toujours cette envie. Je sais que si cette envie me quitte, j’arrêterai. J’aurai en tous cas cette honnêteté.

GD : Il y a quelque chose qui peut apparaître paradoxal, c’est que finalement vous êtes très pudique, réservée, timide, et en même temps vous faites des choses qui sont toujours, qu’elles soient habillées ou pas habillées, toujours un peu explosives. C’est jamais… Pourquoi ? MF : Parce que je crois que ça fait partie de mon propre paradoxe. C’est cette envie que de se cacher, cette envie de lumière et qui se reproduit dans le moindre de mes actes et pensées. C’est quelque chose de conflictuel mais nécessaire.

GD : Vous savez que par rapport justement aux années précédentes, on a appelé ça un peu pompeusement les années 80, celles qui s’annoncent sont plus tellement les années de la provocation. Mais quand je dis « la provocation », c’est pas la provocation au sens idiot mais la provocation au sens presque artistique des choses. Maintenant, ceux qui essaient de sortir le bout du nez pour faire des choses un peu différentes, on leur tape sur le bout du nez. Ça vous fait peur, ça ?

MF : J’ai l’impression que ça a existé toujours, ça, que c’est omniprésent, que dès qu’on essaye de faire quelque chose qui n’est pas, effectivement, dans ce chemin balisé, on vous tape sur les doigts. Mais…

GD : On vous a tapé, vous, sur les doigts ?

MF : Attaquée, bien évidemment ! Mais une fois de plus, peu m’importe, ça ne nous touche pas. Un artiste existe parce qu’un public est là. Au fond, j’enfonce des portes ouvertes, mais c’est la vérité vraie! Donc, tant qu’un public me dit « Continue ! C’est quelque chose que nous aimons », je continue !

 GD : Est­-ce que vous vous reconnaissez, non pas personnellement, mais dans des attitudes qui peuvent vous ressembler, par exemple pour quelqu’un comme Isabelle Adjani qui vit un peu…qui au fond montre à l’écran des choses souvent excessives et puis qui le reste du temps disparaît ?

MF : Je ne sais pas si nous sommes pareilles, mais c’est vrai que on m’a fait souvent cette réflexion, par exemple, que nous avions… Mais c’est plus pour évoquer des choses, dans le fond, des choses négatives en fait. Cette comparaison a été…

GD : Non, mais là c’est dit…

MF : Non, je le sais mais là je pense à ça parce que c’est quelqu’un qui, je crois, a essayé réellement de gérer sa carrière et son image et de faire ce qu’il lui plaisait, et parfois de s’évanouir et qu’on le lui a reproché. Maintenant, est­-ce que je…Je ne sais pas, c’est quelqu’un qui a un grand talent.

GD : La dernière question : est-­ce que la vie quotidienne, c’est-­à­-dire celle qui est ni sur les planches, ni dans les studios, ni en tournage, est­-ce qu’on y trouve un peu de bonheur, de plaisir, ou est­-ce que finalement il faut attendre désespérément de faire quelque chose et de se montrer ?

MF : Je crois que j’ai besoin effectivement de faire quelque chose, et ce métier… Sinon, je le vis mal.

GD : En tous cas, on vous souhaite le plus grand succès pour le film…

MF : Merci beaucoup.

GD : …à vous et à Laurent Boutonnat. Le film donc qui est sorti aujourd’hui sur les écrans et que je vous encourage vivement à aller voir, parce que c’est un film qui ne ressemble pas aux autres et c’est tant mieux ! Ciao, à demain. MF : Merci beaucoup… Générique de fin de l’émission.

TALKSHOW 5 OCTOBRE 1994 Présenté par Guillaume DURAND LCI

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MYLENE A la veille de la sortie de Giorgino

Posté par francesca7 le 16 février 2016

A la veille de la sortie de « Giorgino » dans les salles, Mylène Farmer est présente dans les trois rendez­vous d’information des trois premières chaînes. Le sujet commence par des images du film. Michel Vial (en voix-­off sur des images du film) :

De retour de la guerre en 1918, Giorgino est un jeune médecin qui tente de retrouver les enfants attardés dont il s’occupait avant d’être mobilisé. Et il rencontre une jeune fille étrange qui a l’esprit d’une enfant et qui paraît sombrer, peu à peu, dans la folie. Mylène Farmer incarne cette femme­-enfant dans un récit tourmenté, peuplé de fantômes et de loups. Mylène Farmer apparaît alors à l’écran.

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Mylène Farmer : Ça fait très longtemps que j’ai envie de jouer, d’interpréter des rôles qui sont des personnages autres que moi­-même. J’ai eu la chance de commencer par la chanson parce que c’est vraiment un métier que j’aime et j’aime l’écriture. Maintenant, c’est vrai que c’est quelque chose qui était en moi et qui avait envie de naître, et que j’ai enfin pu accomplir avec ce long métrage. Extrait de la bande­-annonce de « Giorgino ».

MV (en voix-­off) : Dans ce film, « Giorgino », on retrouve un univers qui vous semble familier, à vous et à Laurent Boutonnat : l’amour, la mort, la folie. Ce sont quand même vos thèmes favoris….

MF : Oui. Notre rencontre a quand même été très, très forte et capitale dans notre vie. Donc il est difficile, non pas d’envisager un autre univers, mais il est difficile de ne pas prolonger cet univers. Extrait du clip de « Beyond my control ».

MV : (par dessus ces images) Laurent Boutonnat réalisait les clips de Mylène Farmer depuis dix ans. Dans « Giorgino », il met en scène leur goût commun pour la mélancolie et le mal de vivre, grâce à quoi elle est devenue la chanteuse culte de toute une génération.

MF : C’est vrai que j’ai besoin de l’autre, et j’accepte.

MV : Qu’est­-ce que vous cherchez dans le regard de l’autre ?

MF : Une envie de continuer, une sympathie, un amour, toutes ces choses qui font que…qui vous aident à vivre, tout simplement. Nouvel extrait du clip de « Beyond my control ».

MV : Avec « Giorgino », Mylène Farmer n’aura pas manqué son rendez­-vous avec le cinéma. Héroïne à la fois candide et perverse d’un film qui revisite, non sans brio, les chemins singuliers de l’enfance.

AU 19/20 4 OCTOBRE 1994 – Entretien avec Michel VIAL France 3

 

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