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Mylène Farmer, La lectrice cannibale

Posté par francesca7 le 14 septembre 2015

 

 

Moscou, mars 2000. Cheveux hérissés, jupe en soie brodée de motifs indiens et blouson en jeans, Mylène répond aux questions d’un journaliste russe. « Comment avez-vous fêté la venue du nouveau millénaire ? » La belle hésite : « Je ne me rappelle pas. » Puis se lance : « Probablement avec un livre dans les mains. Le soir du 31 décembre n’est pas spécialement une fête pour moi… Oui, c’est ça, je lisais. Je ne me souviens plus quel livre, mais ce devait probablement être une œuvre de Henry James ou Edgar Poe, mes écrivains préférés. »

 Mylene-Farmer

Une réponse qui détonne. Dans le paysage de la variété française, peu d’artistes évoquent leurs lectures avec autant d’enthousiasme. Au début de sa carrière, c’est d’ailleurs du bout des lèvres que Mylène révèle son goût pour les livres, de peur de passer pour « une intellectuelle pimbêche ». Par la suite, elle n’hésitera pas à évoquer ses coups de cœur en interview. Une jolie parade pour éviter de trop parler d’elle-même ? Pas seulement. D’abord parce que citer les ouvrages qu’on aime est sans doute la façon la plus intime qui soit de se dévoiler. Ensuite, parce que Mylène n’a jamais caché que c’est dans les livres qu’elle puise son inspiration. 

Comme une étudiante, elle lit avec un crayon à portée de main. Comme une étudiante, elle note les mots, les phrases qui l’interpellent. Elle n’est pas de ces lectrices passives qui se laissent entraîner sans réagir. Elle veut extraire une nourriture de ses lectures. Sinon, à quoi bon ? Le crayon lui garantit qu’elle gardera le contrôle, qu’elle ne se laissera pas submerger par le discours d’un autre, fût-il séduisant. 

Lorsqu’elle se trouve en période de promotion, elle sait qu’elle n’aura pas l’énergie d’écrire, alors la lecture lui semble une solution de repli salutaire. « Tout ce que je peux faire, c’est extraire des phrases de mes lectures ou des pensées », dit-elle. Ainsi elle collecte des bouts de phrases, comme des feuilles qu’elle glisserait dans un herbier, et qui, un jour peut-être, au contact de son imaginaire, formeront des chansons.

 Il serait fastidieux de recenser toutes les citations d’auteurs présentes dans le répertoire de Mylène, même si le sujet mériterait à coup sûr de faire l’objet d’un mémoire universitaire. Mots empruntés en forme d’hommage ou reformulés, fondus dans la chanson qui les accueille, ils sont souvent parfaitement identifiables. Parmi les exemples les plus connus, un vers d’Allan, qui figure sur l’album Ainsi soit je, reprend in extenso une phrase d’Edgar Poe extraite de Ligeia : « Pauvres poupées qui vont et viennent. » Mais quoi de plus naturel, puisque la chanson est un hommage à l’auteur des Histoires extraordinaires , un des livres de chevet de la chanteuse ? « Elle m’en lisait des passages tous les soirs avant d’aller se coucher», me raconte Elsa Trillat, qui a partagé des vacances avec la chanteuse durant l’été 1987. 

Autre référence explicite, Baudelaire, qui fut aussi, on le sait moins, le traducteur d’Edgar Poe. Comment Mylène la sulfureuse pourrait-elle ne pas vouer une adoration sans borne à l’auteur des Fleurs du Mal, recueil condamné en 1857 « pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs » ? Très en verve, Laurent Boutonnat mettra en musique L’Horloge, le dernier poème de la section « Spleen et idéal », qui introduit brillamment l’album Ainsi soit je. Hommage appuyé, encore, mais cette fois à Virginia Woolf, grâce au titre Dans les rues de Londres, sur l’album Avant que l’ombre … Une évocation subtile des pérégrinations de Mrs Dalloway, l’une des héroïnes les plus emblématiques de la romancière anglaise, dans la capitale de l’Angleterre. Le destin de cette écrivain proche de la folie, qui se suicidera par noyade, ne pouvait pas laisser Mylène indifférente. 

Rendre à César ce qui est à César, c’est la moindre des choses. Et la chanteuse se plie à cette exigence de bonne grâce. Ainsi, Sogyal Rinpoché, dont la sagesse bouddhiste plane sur l’album Anamorphosée, est-il remercié dans le livret. De même, Mylène ne cache pas que la thématique de Innamoramento est fortement inspirée d’un essai de Francesco Alberoni, Le Choc amoureux 196, publié en 1979. Une citation de l’auteur ouvre d’ailleurs le livret de l’album : « L’amour naissant, l’innamoramento italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur l’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires. »

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D’une manière générale, d’ailleurs, ce cinquième opus est une véritable mine d’or pour tous ceux qui traquent les références littéraires dans le répertoire farmerien. Ainsi le titre Souviens-toi du jour est- il une allusion directe à Si c’est un homme, le témoignage bouleversant de Primo Levi sur l’Holocauste. Le clip, qui montre la chanteuse sexy en diable au milieu d’un incendie, semble lui-même avoir été inspiré d’un poème d’Apollinaire, Le brasier. « Et pour toujours je suis assis dans un fauteuil [...] / Les flammes ont poussé sur moi comme des feuilles », écrit le poète. Quant à Dessine-moi un mouton, tout le monde aura reconnu l’hommage au Petit Prince de Saint-Exupéry, que Mylène apprécie tellement qu’elle aurait envisagé de lui consacrer un spectacle musical. Si l’on ajoute les références cinématographiques (L’Amour naissant renvoie à La Fille de Ryan de David Lean) et picturales (Je te rends ton amour au peintre Egon Schiele), on voit combien l’album  Innamoramento constitue une foisonnante aventure pour l’esprit. 

Mais ce que certains reprochent à Mylène, ce ne sont pas tant ces hommages explicites que l’inspiration non avouée qui peut laisser penser qu’elle serait l’auteur de mots qui, en réalité, lui ont été suggérés par d’autres. Ainsi, l’écrivain Luc Dietrich, que la chanteuse a dévoré sur la recommandation de Bertrand Le Page, va lui offrir sur un plateau l’expression « poussière vivante », qui ouvre si joliment À quoi je sers. Le thème de la chanson semble lui-même inspiré de deux vers de L’Apprentissage de la ville : « Si je ne sers à rien, ce n’était pas / La peine de m’empêcher de mourir. » Fascinée par cet auteur, sans doute parce qu’il n’a « jamais perdu ses yeux d’enfant », comme l’écrira son ami Lanza del Vasto, Mylène a puisé chez lui d’autres pépites. « Et même si je parvenais à me redresser, pour quoi, pour qui ? », trouve-t-on chez Dietrich. Des mots que la chanteuse reprend à sa façon, toujours dans À quoi je sers : « Chaque heure demande / Pour qui, pour quoi se redresser. » 

Dans son tube Rêver, la star s’inspire du poète Pierre Reverdy. « Nous ne marcherons plus ensemble » correspond au dernier vers d’un poème intitulé Dans le monde étranger. « Dansent les flammes, les bras se lèvent » rappelle le poème Esprit pesant, où l’on trouve ces mots : « À droite dansent quelques flammes qui n’iront pas plus haut, et si les bras se lèvent ils touchent le plafond. » Quant aux paroles « Le monde comme une pendule / Qui s’est arrêtée », elles font écho au poème Toujours là ,extrait du recueil La Lucarne ovale. « Le monde comme une pendule s’est arrêté / Les gens sont suspendus pour l’éternité », y écrit Reverdy. Encore une fois, la belle image chantonnée par Mylène est le fruit de ses lectures. 

L’œuvre d’Emily Dickinson constitue également une source d’inspiration. Ainsi, dans Les Mots, plusieurs vers en anglais traduisent cette filiation. Lorsque Seal, qui partage le duo avec la chanteuse, fredonne « I will tell you how the sun rose », sait-il qu’il s’agit du titre du poème de Dickinson ? Certes, on peut y voir un hommage appuyé à la poétesse américaine. Mais alors, pourquoi avoir omis de citer ne serait-ce que son nom ? 

Mylène s’amuserait-elle à semer derrière elle des mots dont seuls quelques fins limiers sauront reconnaître l’origine ? Cette hypothèse n’est pas exclue, surtout lorsqu’on sait combien elle invite ceux qui veulent savoir qui elle est vraiment à écouter avec attention les paroles de ses chansons. 

Reste qu’il faut poser sans détour la question de ces emprunts nombreux et tacites. Si les auteurs cités appartiennent tous au domaine public, peut-on pour autant s’en abreuver sans prêter le flanc à la critique ?

 

Les détracteurs de la star n’hésitent pas à répondre par l’affirmative. Pour eux, un artiste doit puiser son inspiration en lui-même, et non dans les mots des autres. Une position de principe qui ne résiste pas, toutefois, à un fait incontestable : l’histoire de la littérature consiste en une relecture permanente par les jeunes générations des œuvres de leurs aînés. Comme tous ceux qui ont quitté l’école un peu tôt, Mylène éprouve un appétit féroce face à tout ce qu’elle n’a pas pu apprendre à cause du besoin urgent qu’elle ressentait de faire ses preuves. Sans diagnostiquer de complexe à proprement parler, il est évident qu’elle a tenu à cultiver ce goût des livres auquel son tempérament réservé la prédisposait. Ce qu’elle cherche dans la lecture, ce sont des mots qui répondent à ses états d’âme, les reformulent mieux qu’elle ne l’aurait fait elle-même. 

Où est le crime ? Où sont les victimes ? Au pire, la chanteuse invite son public à la suivre dans ses pérégrinations livresques. Combien de ses fans ont lu La Mort intime de Marie de Hennezel ou Le Choc amoureux de Francesco Alberoni, simplement parce qu’elle avait évoqué son plaisir de les découvrir ? 

Qui d’autre, dans le paysage de la variété, pourrait se targuer d’un tel exploit ? « Pour lire, j’ai besoin de temps, de repos, comme un recueillement », dit-elle. Par son attitude, qui sacralise la chose écrite, Mylène montre qu’on peut encore, à l’époque de l’Internet triomphant, être bouleversé par un livre. L’élitisme qui l’anime passe aussi par là, par cette volonté de tirer son public vers le haut. Ce qui lui vaut le statut inédit de chanteuse littéraire. Une singularité dont elle aurait tort de rougir. 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008


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Mylène Farmer, Influences

Posté par francesca7 le 11 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, InfluencesMylène Farmer influences

 

Titre: Influences

Auteur: Benoît Cachin

Édition: Tournon

Type de livre: Analyse

Aspect physique: Beau livre Broché

Date de parution: Octobre 2006

Prix Fnac: 23 €


Influences – Livre de Benoît Cachin

Le livre Influences de Benoît Cachin rassemble les influences de Mylène Farmer : références littéraires et tout ce qui a inspiré la chanteuse de près (Edgar Allan Poe, Egon Shiele…) ou de loin (Les Razmokets…)

 Présentation de l’éditeur

Tout au long de sa carrière, tel le Petit Poucet, Mylène a semé les références, les allusions, les citations. Une façon de se dévoiler et de nous dire, à travers ses textes, ce qu’elle aime et ainsi ce qu’elle est.

résumé du livre

Après son dictionnaire des chansons, Benoît Cachin revient dans un nouvel ouvrage mettre en relief les inspirations de la chanteuse Mylène Farmer. ‘Influences‘ est un ouvrage atypique sur une artiste atypique, nous proposant une exploration de son univers artistique à travers ses influences. Tout au long de sa carrière, Mylène Farmer a semé les références, les allusions, les citations. Une manière de se dévoiler et de dire à travers ses textes ce qu’elle aime et ce qu’elle est. Chaque double page reprend une référence utilisée pour une chanson composée ; une page de texte revient succinctement sur l’histoire de la chanson et sur le lien entre Mylène Farmer et l’artiste cité. L’autre page est une illustration de l’influence. Au rythme du livre, on constate que cet univers artistique est divers, riche et cohérent.

http://www.amazon.fr/Myl%C3%A8ne-Farmer-influences-Beno%C3%AEt-Cachin/dp/2351440269

                                                    Mylène Farmer, Influences dans Mylène et BIOGRAPHIES 2ff46ccd

 

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Mylène apprécie E.A. POE

Posté par francesca7 le 25 novembre 2011

L'écrivain en novembre 1848, daguerréotype de W.S. Hartshorn, Providence, Rhode Island Edgar Allan Poe (Boston, 19 janvier 1809 – Baltimore, 7 octobre 1849) est un poète, romancier, nouvelliste, critique littéraire, dramaturge et éditeur américain, ainsi que l’une des principales figures du romantisme américain. Connu surtout pour ses contes — genre dont la brièveté lui permet de mettre en valeur sa théorie de l’effet, suivant laquelle tous les éléments du texte doivent concourir à la réalisation d’un effet unique — il a donné à la nouvelle ses lettres de noblesse et est considéré comme l’inventeur du roman policier. Nombre de ses récits préfigurent les genres de la science-fiction et du fantastique. 

Poète et critique littéraire, mais surtout nouvelliste d’exception, auteur de contes mystérieux et macabres. L’occulte, le satanisme, le vampirisme, la passion morbide et la mort sont quelques uns de ses thèmes.

Mylène Farmer lui rend hommage avec sa chanson Allan (également sur l’album Ainsi sois-je) où elle évoque le « Ligéia », qui est une de ces nouvelles funestes. 

Plus d’informations sur Edgar Allan Poe ! 

Né à Boston, Edgar Allan Poe perd ses parents, David Poe Jr. et Elizabeth Arnold, dans sa petite enfance ; il est recueilli par John et Frances Allan de Richmond, en Virginie, où il passe l’essentiel de ses jeunes années, si l’on excepte un séjour en Angleterre et en Écosse, dans une aisance relative. Après un bref passage à l’Université de Virginie et des tentatives de carrière militaire, Poe quitte les Allan. Sa carrière littéraire débute humblement par la publication anonyme d’un recueil de poèmes intitulés Tamerlan et autres poèmes (1827), signés seulement « par un Bostonien ». Poe s’installe à Baltimore, où il vit auprès de sa famille paternelle et abandonne quelque peu la poésie pour la prose. En juillet 1835, il devient rédacteur-assistant au Southern Literary Messenger de Richmond, où il contribue à augmenter les abonnements et commence à développer son propre style en matière de critique littéraire. La même année, il se marie avec Virginia Clemm, sa cousine, âgée de 13 ans. 

Une éducation pour Edgar Allan Poe 

Mylène apprécie E.A. POE dans Mylène et les AUTEURS 280px-Poe_Grave_at_Westminster_1Edgar passe son enfance à Richmond, chez ses parents adoptifs, qui l’élèvent avec tendresse. En 1814, à peine âgé de 5 ans, il commence ses études primaires sous la conduite de Clotilda ou Elizabeth Fisher. L’année suivante, il passe brièvement, à l’école de William Ewing. En 1815, en effet, John Allan (1780-1834), qui est d’origine écossaise, décide de partir en Grande-Bretagne pour y étudier le marché et, si possible, ouvrir à Londres une succursale. La Bible occupe une grande place dans la vie d’Edgar, et ce malgré le rationaliste John Allan. Edgar, qui a six ans, quitte l’école de Richmond et embarque avec ses parents et la jeune sœur de Mme Allan, Ann Moore Valentine (appelée Nancy) à Norfolk (Virginie) à bord du Lothair.

 Débarqués à Liverpool le 28 juillet, les Allan gagnent d’abord l’Écosse. Mais le marché écossais se révèle mauvais, et la famille s’installe bientôt à Londres. Edgar suit, de 1816 à 1818, des études primaires à l’école des demoiselles Dubourg (146 Sloan Street, Chelsea, Londres), où il est connu sous le nom de « Master Allan », puis à la Manor House School de Londres, à Stoke Newington, dirigée par le révérend John Bransby (elle pourrait avoir servi de modèle au collège de William Wilson), sous le nom d’« Edgar Allan ». Il suit des études classiques et littéraires solides. Mais la situation se dégrade. D’abord, sa mère adoptive, dont la santé a toujours été fragile, tombe sérieusement malade, ce qui a pour effet de la rendre nerveuse, irritable. Par ailleurs, John Allan connaît de graves ennuis financiers : la bourse de tabac s’effondre, puis un employé l’escroque. Le jeune Edgar, qui est séparé de sa famille, fait une première fugue. En 1817, Edgar est envoyé à l’école de Stoke Newington, à la campagne. 

Œuvres de Edgar Allan Poe à voir sur la Source wikipédia.com 

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Edgar Allan PoeSur les autres projets Wikimedia : 

·         « Edgar Allan Poe », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia) 240px-Edgar_Allan_Poe%3B_a_centenary_tribute_-_signature dans Mylène et les AUTEURS·         « Edgar Allan Poe », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia) 

·         « Edgar Allan Poe », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)  ·         « Edgar Allan Poe », sur Wikisource (bibliothèque universelle) ·         « Edgar Allan Poe », sur Wikiquote (recueil de citations) 

Liens externes  

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Mylène apprécie Ch. Baudelaire

Posté par francesca7 le 25 novembre 2011

Baudelaire par Etienne Carjat Charles Pierre Baudelaire est un poète français, né à Paris le 9 avril 1821 et mort dans la même ville le 31 août 1867. Il est l’un des poètes les plus célèbres du XIXe siècle : en incluant la modernité comme motif poétique, il a rompu avec l’esthétique classique

Aujourd’hui reconnu comme un écrivain majeur de l’histoire de la poésie mondiale, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d’Aurevilly a vu en lui « un Dante d’une époque déchue ». 

Dans ses poèmes il a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l’idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares). Il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l’envie d’ailleurs (L’Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l’horreur (Une charogne).

 Poète français, également critique d’art, il ouvrit la voie à la modernité en poésie. Son œuvre maîtresse « les Fleurs du mal« , consacre une partie au « spleen » (l’ennui, au sens d’angoisse métaphysique, le dégoût généralisé de la vie dont souffre le poète). Et l’autre aux « Paradis artificiels« , célébration des drogues qui permettent les ailleurs. Le célèbre poème « la Mort des amants » se singularise par la sensualité donnée au thème macabre. 



Mylène Farmer rend hommage à Charles Baudelaire en chantant son poème L’horloge (c’est le 1er  titre de l’album Ainsi sois-je). Dans toute son oeuvre, Mylène reprend de nombreux thèmes Baudelairiens tels que le spleen, la drogue, l’amour et la mort… 

Mylène apprécie Ch. Baudelaire dans Mylène et les AUTEURS MF80_161a 

Plus d’informations sur Charles Baudelaire !  Le Spleen de Baudelaire 

Charles Baudelaire écrit à sa mère, Mme Aupick, le 30 décembre 1859 : « Ce que je sens, c’est un immense découragement, une sensation d’isolement insupportable, une peur perpétuelle d’un malheur vague, une défiance complète de mes forces, une absence totale de désirs, une impossibilité de trouver un amusement quelconque»

Le spleen baudelairien est la quintessence de profonds sentiments de découragement, d’isolement, d’angoisse et d’ennui existentiels que le poëte des Fleurs du Mal exprime dans plusieurs de ses poèmes Le spleen est une des composantes essentielles de l’angoisse d’exister. « Les Limbes », second titre envisagé pour Les Fleurs du Mal, visait à « représenter les agitations et les mélancolies de la jeunesse moderne ». On voit que ce serait une erreur de s’en tenir à un spleen éprouvé par Baudelaire, qui en serait en quelque sorte la victime ou la proie, alors que le poète cherche précisément à représenter cette ancienne passion, dont il connaît les mimes (Lamartine, Musset). Si la Joie peut être un moment de la Beauté, elle n’en est le plus souvent qu’un des ornements les plus vulgaires, dit Baudelaire, « tandis que la Mélancolie en est pour ainsi dire l’illustre compagne ». Perte d’idéal, inhibition de toute activité, les composantes de la mélancolie baudelairienne n’excluent même pas l’ouverture vers la charité (« cette nuit de mélancolie et de charité », écrit-il dans Fusées XV).

Citation «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» (Mon cœur mis à nu

Toutes les grandes œuvres romantiques témoignent de ce passage de l’horreur à l’extase et de l’extase à l’horreur. Ces impressions naissent chez Baudelaire du sentiment profond de la malédiction qui pèse sur la créature depuis la chute originelle. En ce sens, les Fleurs du Mal appartiennent au Génie du christianisme

«  L’œuvre entière offre un aspect étrange et puissant, conception neuve dans sa riche et sombre diversité, marquée du sceau énergique d’une longue méditation.(…) Les Fleurs du mal appartiennent au Génie du Christianisme ». 

200px-Charles_Baudelaire dans Mylène et les AUTEURSAnalysant ce qu’il appelait « le vague des passions » dans la préface de 1805 à cet ouvrage, Chateaubriand écrivait : « Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes, et qui ne se repose qu’au tombeau. » Pour Baudelaire, il ne s’agit ni de littérature, ni de notions plus ou moins abstraites, mais « du spectacle vivant de (sa) triste misère ». Comme la nature, l’homme est souillé par le péché originel et, à l’instar de René ou de Werther (Goethe), Baudelaire n’éprouve le plus souvent que le dégoût pour « la multitude vile » (Recueillement). Ce qui le frappe surtout, c’est l’égoïsme et la méchanceté des créatures humaines, leur paralysie spirituelle, et l’absence en elles du sens du beau comme du sens du bien. Le poème en prose La Corde s’inspirant d’un fait vrai, raconte comment une mère, indifférente pour son enfant qui vient de se pendre, s’empare de la corde fatale pour en faire un fructueux commerce. Baudelaire devait en souffrir plus que tout autre : L’Albatros dénonce le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le poète. Dans L’Art romantique, Baudelaire remarque : « C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme. ». Des poèmes, comme Le Mauvais Moine, L’Ennemi, Le Guignon montrent cette aspiration à transformer la douleur en beauté. Peu avant Baudelaire, Vigny et Musset avaient également chanté la douleur. 

Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. Il a su se défaire de l’influence encore énorme de la morale des mœurs qui régnaient en son temps. Il a été jugé  » dérangé mentalement  » car il était différent. Différent dans sa manière de concevoir les choses, et avoir une conception originale du monde et de l’humain a posé beaucoup de problèmes à certain (Spinoza par exemple). Le poète avait conscience que son œuvre pourrait être pleinement  » comprise » et appréciée dans les années à suivre, (tout comme Nietzsche), avec la délibération des mœurs d’aujourd’hui on reconnait le travail de Baudelaire. Comment Baudelaire aurait-il pu croire à la perfectibilité des civilisations ? Il n’a éprouvé que mépris pour le socialisme d’une part, pour le réalisme et le naturalisme d’autre part. Avec une exception pour le realiste Honoré de Balzac dans lequel Baudelaire voyait bien davantage qu’un naturaliste « Si Balzac a fait de ce genre roturier [le roman de mœurs] une chose admirable, toujours curieuse et souvent sublime, c’est parce qu’il y a jeté tout son être. 

Le Spleen de Paris (autrement appelé Petits poèmes en prose) est édité à titre posthume en 1869, dans une nouvelle édition remaniée par Asselineau et Théodore de Banville. À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. L’éditeur Michel Lévy l’acquiert pour 1750 francs. La troisième édition des Fleurs du Mal que préparait Charles Baudelaire, accompagnée des 11 pièces intercalaires, a disparu avec lui. 

Principaux ouvrages de Baudelaire 
 

Baudelaire fut également parmi les premiers traducteurs en français d’Edgar Allan Poe (qu’il réunit dans plusieurs recueils, notamment les Histoires extraordinaires), qu’il contribua à faire connaître.

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Les goûts de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 4 novembre 2011

Citations sur Ses Goûts – Ce qu’elle aime ou pas

Les goûts de Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS MF80_159aDans un paysage détruit, je vois toute la beauté du monde. Alors que quelqu’un d’autre dira qu’il la voit dans un arbre qui fleurit. Moi, définitivement, je préfère l’arbre calciné. Pourquoi ? Je ne sais pas.

Qu’il s’agisse de lecture ou de peinture, je me dirige spontanément vers des oeuvres sombres. Cioran, Baudelaire, Julien Green, Edgar Allan Poe, Egon Schiele… J’y trouve un dialogue, une famille.

J’ai toujours aimé l’idée d’exister dans le regard de l’autre.

J’aime qu’on me reconnaisse, j’aime l’idée d’avoir accompli ce petit bout de chemin… Mais c’est pesant. Quand j’ai besoin d’anonymat, je vais à l’étranger. Je pourrai vivre à New York, je m’y sens bien. Sans me soucier de savoir si je suis jolie ou si je marche droit, je peux y marcher dans la rue, entrer dans un café, des choses toutes bêtes.

J’aime certains excès comme j’aime la démesure. Je me méfie de la destruction et de l’irrespect de soi, mais revendique le droit à la frénésie.

Je crois que je me sentirais mal dans toutes les époques. Mais, tout compte fait, c’est au XIXe siècle que j’aurais aimé vivre, ne me demandez pas pourquoi.

Je ne m’aime pas beaucoup… Je ressemble à une peinture inachevée. Il me manque quelque chose. Dans quelques années, j’aurais peur de vieillir… Je ne me supporte pas. Je me regarde peu, je ne vois jamais mes clips. C’est très douloureux.

Je ne me sens bien que dans le froid… mon aversion pour la saison chaude s’est un peu estompée depuis que j’ai vécu en Californie.

Citations sur L’Anamorphose et le Désenchantement

MF80_158a dans Mylène et mes BLABLASL’anamorphose : un grand angle. Pour moi, ce mot signifie à la fois une perception plus large du monde et un moyen de rassembler toutes ses impressions, toutes ses sensations, en une seule image.

Etre désenchanté est pire qu’être perdu.

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Le style Farmer

Posté par francesca7 le 22 août 2011

Le style Farmer Bio5

 

La chanteuse collabore dès ses débuts avec Laurent Boutonnat, qui compose sa musique et réalise ses premiers clips. Les textes qu’écrit Mylène Farmer sont imprégnés de thèmes récurrents comme le sexe, la mort, la religion ou l’amour, et contiennent souvent des références à certains écrivains tels que :

Edgar Allan Poe :

L'écrivain en novembre 1848, daguerréotype de W.S. Hartshorn, Providence, Rhode Island

La plus ancienne des maisons existant encore où ait vécu Poe se trouve à Baltimore. Elle est conservée sous la forme d’un Musée Edgar Allan Poe. Poe est censé avoir vécu dans cette maison à 23 ans, quand il s’installa une première fois avec Maria Clemm et Virginia ainsi que sa grand-mère et, peut-être, son frère William Henry Leonard Poe. Elle est ouverte au public, de même que le siège de la Société Edgar Allan Poe.

 

Poe, son épouse Virginia et sa belle-mère Maria ont, par la suite, loué plusieurs maisons à Philadelphie, mais seule la dernière de ces maisons est encore debout. La maison de Spring Garden, où vécut l’auteur en 1843-1844, est aujourd’hui conservée par le Service des parcs nationaux en tant que Site historique national Edgar Allan Poe. Elle se situe entre la 7e rue et la rue Spring Garden et est ouverte du mercredi au dimanche de 9 heures à 17 heures.

La dernière maison de Poe, un cottage dans le Bronx, à New York, est également conservée.

La plus ancienne maison de Richmond, baptisée « Virginia », où Poe n’a jamais vécu, est aujourd’hui le siège d’un Musée Edgar Allan Poe, centré sur les premières années de l’écrivain auprès de la famille Allan.

 

 Luc Dietrich,

dietrich2Dietrich raconte lui-même son enfance et son adolescence dans un livre publié en 1935, Le Bonheur des tristes, qui fut en lice pour le Prix Goncourt. Dans ce livre l’auteur parvient à s’extirper d’un certain niveau émotionnel pour transcender le côté pathétique de sa vie. À la mort de son père, il n’était âgé que de quelques années. Sa mère, droguée, intoxiquée, ne peut pas toujours le garder. Elle finit par mourir quand son fils aura 18 ans. Entre-temps le jeune romancier est placé dans des hospices pour enfants débiles, ou comme garçon de ferme (notamment à Songeson dans le Jura).

Une rencontre avec Lanza del Vasto constitue un tournant dans sa vie. Le futur fondateur de la communauté de l’Arche, assis sur un même banc au parc Monceau à Paris, lui demande soudainement : « Êtes-vous bon comme ce pain ? ». Lanza del Vasto passera des heures auprès de Luc Dietrich pour lui faire améliorer ses livres (notamment L’Apprentissage de la ville) ; mais il refusera d’être cité comme co-auteur.

Luc et Lanza partagent tout, même les femmes. La seule chose qui les séparera sera l’appréciation de l’enseignement d’un maître spirituel. Lanza s’en éloignera très vite mais il avait aussi connu Gandhi ou Vinoba Bhave. Luc rencontre Philippe Lavastine qui travaille chez Denoël, et notamment le poète René Daumal. Il s’ensuivra une abondante correspondance.

Luc Dietrich avait été initié à la photographie par André Papillon. Il avait réalisé et publié un recueil de son vivant : Terre (Denoël). Un autre ouvrage avait semble-t-il disparu, quand Jean-Daniel Jolly-Monge, disciple de Lanza, exhuma et compléta patiemment ce second ouvrage : il fut publié bien après la mort de ces protagonistes par les éditions Le temps qu’il fait, Emblèmes végétaux (1993).

Bouleversé par la mort de Daumal, Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis auprès duquel il semble trouver sa place, habillé d’une blouse blanche, allant d’un blessé à un autre, dispensant des paroles réconfortantes. Pris dans un bombardement, il est touché indirectement au pied, par des pierres. Le mal ne semble pas si grave mais il est de santé fragile, il a passé des années sans domicile, dans des gares désaffectées ou non, perché dans des arbres.

Après avoir été progressivement hémiplégique, gangrené, il est pris à son tour en photo (par René Zuber) sur son lit de mort, trois mois après la mort de René Daumal.

 

 

Francesco Alberoni :

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En 1979, Alberoni publie Le choc amoureux qui a eu un succès mondial. Dans ce livre, qui développe ultérieurement les idées et les modèles de Mouvement et d’institution, Alberoni soutient que l’expérience de l’amour est par essence la condition naissante d’un mouvement collectif comprenant exclusivement deux personnes. Alberoni explore ainsi le sujet de manière approfondie en utilisant le plus possible le langage amoureux plutôt que le jargon abstrait de la psychanalyse ou de la sociologie. Ce livre, rigoureusement scientifique tout en étant innovateur du point de vue linguistique, devient un best-seller international, traduit en vingt langues. Édité à maintes reprises, il est encore réimprimé dans beaucoup de pays.

 

Il publia L’amicizia (1984) et Erotismo (1986), livre dans lequel apparaît l’érotisme masculin et féminin. Puis Il volo nuziale (Garzanti, Milano, 1992) où il se penche sur l’attirance pré-adolescente et adolescente pour les stars de cinéma et par conséquent sur la tendance générale de la femme à rechercher des objets d’amour supérieurs.

Ses livres de sociologie comprennent Genesi (1989), qui illustre ses théories sur l’expérience fondamentale de l’État naissant, sur les différences entre état naissant et Nirvana, sur le concept de démocratie. Il complète l’analyse des mouvements et définit les complexes institutionnels nés de mouvements tels que le christianisme, l’islam et le marxisme comme « civilisations culturelles ».

Des recueils de courts essais sur le sujet des mouvements collectifs ont été inclus dans La sorgente dei sogni (Rizzoli, Milano, 2000). On peut en général trouver ses éditoriaux pour le Corriere della Sera aux éditions Rizzoli.

Oscar Wilde :

Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony.

On pourrait distinguer deux esthétiques correspondant aux deux périodes marquantes, bien qu’inégalement longues, de la vie littéraire de Wilde. La première, décrite ci-dessus, pourrait se résumer à l’éloge de la superficialité. L’intuition de Wilde, fortement influencée par les écrivains français de son temps qu’il lisait dans le texte, était que dans la forme même, gît le sens et le secret de tout art. Dans Le Portrait de Dorian Gray, il fait dire à Lord Henry : « Seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences ». Son écriture d’ailleurs correspond exactement à ses conceptions : se refusant aux descriptions naturalistes, il se contente de poser une ambiance en égrenant quelques détails : la couleur d’un rideau, la présence d’un vase, le passage d’une abeille près d’une orchidée. La deuxième période, celle de la prison et de la déchéance prend l’exact contre-pied théorique : dans son De Profundis, Wilde répète comme une litanie pénitentiaire ce refrain : « Le crime, c’est d’être superficiel ». On assiste dans cette œuvre, ainsi que dans l’autre production de cette période, dans la vie de Wilde, La Ballade de la geôle de Reading, à la reprise de formes d’écriture, comme la ballade, qui sont plus traditionnelles, jouant plus sur la répétition et l’approfondissement que sur la légèreté et l’effet de contraste.

 

La deuxième esthétique ne s’inscrit pas en faux envers la première : l’œil averti trouvera qu’elle la révèle. Le masque du Dandy et l’affectation de superficialité, chez un esprit aussi puissant et cultivé que Wilde, étaient la marque d’une volonté de dissimuler des conflits sous-jacents. L’éloge wildien n’était pas un éloge de la superficialité, ce qu’il révèlera lui-même lorsqu’il déchut de son statut de « lion » (au XIXe siècle, on appelait lion les personnes en vue dans les salons anglais) pour tomber en celui de réprouvé.

 ou encore Charles Baudelaire.

Baudelaire par Etienne Carjat

Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» (Mon cœur mis à nu)

 

Toutes les grandes œuvres romantiques témoignent de ce passage de l’horreur à l’extase et de l’extase à l’horreur. Ces impressions naissent chez Baudelaire du sentiment profond de la malédiction qui pèse sur la créature depuis la chute originelle. En ce sens, les Fleurs du Mal appartiennent au Génie du christianisme.

«  L’œuvre entière offre un aspect étrange et puissant, conception neuve dans sa riche et sombre diversité, marquée du sceau énergique d’une longue méditation.(…) Les Fleurs du mal appartiennent au Génie du Christianisme ».

Analysant ce qu’il appelait « le vague des passions » dans la préface de 1805 à cet ouvrage, Chateaubriand écrivait : « Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes, et qui ne se repose qu’au tombeau. » Pour Baudelaire, il ne s’agit ni de littérature, ni de notions plus ou moins abstraites, mais « du spectacle vivant de (sa) triste misère ». Comme la nature, l’homme est souillé par le péché originel et, à l’instar de René ou de Werther (Goethe), Baudelaire n’éprouve le plus souvent que le dégoût pour « la multitude vile » (Recueillement). Ce qui le frappe surtout, c’est l’égoïsme et la méchanceté des créatures humaines, leur paralysie spirituelle, et l’absence en elles du sens du beau comme du sens du bien. Le poème en prose La Corde s’inspirant d’un fait vrai, raconte comment une mère, indifférente pour son enfant qui vient de se pendre, s’empare de la corde fatale pour en faire un fructueux commerce.

Baudelaire devait en souffrir plus que tout autre : L’Albatros dénonce le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le poète. Dans L’Art romantique, Baudelaire remarque : « C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme. ». Des poèmes, comme Le Mauvais Moine, L’Ennemi, Le Guignon montrent cette aspiration à transformer la douleur en beauté. Peu avant Baudelaire, Vigny et Musset avaient également chanté la douleur.

 

La musique de Mylène Farmer a habituellement une tonalité pop, parfois accentuée de rythmes plus dance/électro, ou rock.

thumb5_1300016590_mylene_farmer_referenceSes clips sont de véritables courts-métrages (Pourvu qu’elles soient douces dure près de 18 mn). Réalisés par Boutonnat, Luc Besson (Que mon cœur lâche), Abel Ferrara (California), ou encore Ching Siu-tung (L’Âme-Stram-Gram), ces vidéos ont largement contribué au succès de la chanteuse. Il arrive cependant que les chaînes de télévision censurent certains clips au contenu jugé trop explicite, comme Beyond my control ou encore Je te rends ton amour. Ce dernier, interdit de diffusion dans son intégralité, sortit par la suite dans les kiosques au profit de la lutte contre le SIDA.

En quelques années, Mylène Farmer s’est forgée un personnage auquel les fans vouent parfois un véritable culte pouvant tourner à l’obsession : en 1991, un fan tue d’un coup de fusil le réceptionniste de Polydor, car celui-ci refusait de lui donner l’adresse de son idole. C’est à cette époque que la chanteuse prend de la distance vis-à-vis de son personnage public, en se faisant de plus en plus discrète dans les médias.

Éloignée du monde du show-business, elle ne se déplace alors plus qu’aux remises de prix attribués par le public, et refuse toutes soirées mondaines. Par ailleurs, la chanteuse n’accorde que peu d’interviews, estimant que ce qu’elle a à dire se trouve dans ses chansons, et décline systématiquement d’autres reconnaissances pourtant prestigieuses comme la Légion d’honneur, sa statue au Musée Grévin, son nom dans le dictionnaire, etc.

Bibliographie

Mylène Farmer a conçu 2 livres : un conte philosophique, Lisa-Loup et le conteur, dont elle a écrit et illustré les pages en 2003, ainsi qu’un album de photos, Avant que l’ombre… À Bercy, pour lequel elle a sélectionné les meilleurs clichés issus de la série de concerts du même nom qu’elle donna en 2006.

Les biographies à son sujet ont été assez restreintes jusqu’au début des années 2000, à cause du procès (et du retrait des librairies) consécutif à la sortie du 1e ouvrage consacré à la chanteuse en 1989. 2 ans plus tard, afin de contrer ce livre, est parue la seule biographie autorisée, Ainsi soit-elle

Début 2000, quelques albums-photos (légendés ou avec très peu de texte) paraissent, suivis quelques mois plus tard par une petite biographie sous forme d’abécédaire. Mylène Farmer ne réagissant pas, de nombreux auteurs se lancent dans la rédaction de biographies entières. Dès lors, les ouvrages consacrés à la chanteuse pullulent (jusqu’à 6 sorties de livres en 2007).

 

Filmographie 

Arthur et les Minimoys est un film d’animation français réalisé par Luc Besson tourné en France et sorti en 2006

Giorginoest un filmfrançais (1994) réalisé par Laurent Boutonnat

 

Arthur et la Vengeance de Maltazard est un film français réalisé par Luc Besson, sorti en France le 2 décembre 2009. Il s’agit de la suite d’Arthur et les Minimoys et du second volet de la trilogie.

Arthur 3 : La Guerre des deux mondes est un film français de Luc Besson tourné en Normandie et produit par la société EuropaCorp, sorti le 13 octobre 2010. Il s’agit du troisième volet de la saga Arthur et les Minimoys.

 

 

mylene-farmer1-1    La femme d’affaires

Mylène Farmer s’implique fortement dans la gestion de ses affaires. Elle détient la quasi-totalité des droits sur ses chansons à travers ses propres sociétés, et est également productrice.

Liste des sociétés appartenant tout ou partie à Mylène Farmer née Gautier 

Nom 

Immatriculation 

Forme juridique 

Activité 

Siège social 

Capital 

Divers 

Requiem Publishing 

1989102626 octobre 1989 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

200 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Stuffed Monkey 

1993121313 décembre 1993 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

100 000 € 

Effectifs : 5 personnes (Mylène Gautier, Paul Van Parys…) 

Innamoramento 

1997121212 décembre 1997 

SARL 

Production de films institutionnels et publicitaires 

4 Rue de la Paix, PARIS 

045 000 € 

Dichotomie 

2000112929 novembre 2000 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

008 000 € 

Isiaka 

2002022727 février 2002 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

008 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

SCI ML 

2003021919 février 2003 

Société civile 

Location de terrains et d’autres biens immobiliers 

15 Rue de Douai, PARIS 

225 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Fan-clubs non officiels

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

 

 

8tyc0doy

pour moi Mylène Farmer rime également avec Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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