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Tournage du film de Mylène F. Terminé

Posté par francesca7 le 2 novembre 2017

 

Vivre entre l’ombre et la lumière, le « je » et le « jeu », le hors-champ et le cadre… Elle s’y est habi­tuée. Elle y a même pris goût. Quelques mois avant de révé­ler ses talents d’actrice dans le thril­ler Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, la chan­teuse a bien voulu nous accor­der un entre­tien exclu­sif… libre et passionné !

ghost-land

Elle arrive avec quelques minutes de retard… vécues comme une éter­nité. Trois jours plus tôt, elle s’est lais­sée photo­gra­phier, en comité restreint, par Sylvie Lancre­non. Ambiance déten­due – bercée par la bande-origi­nale du film Tree of life et quelques morceaux de Sting – mais studieuse – choix des vête­ments, retouches maquillage, rien n’échappe à cette perfec­tion­niste. On a beau l’avoir déjà appro­chée, son absence, avant qu’elle ne surgisse devant nous, nour­rit les fantasmes. Trop fragile pour affron­ter nos ques­tions ? Lorsqu’elle finit par se présen­ter, ses jambes fines ne vacillent nulle­ment sur ses stilet­tos. Trop sauvage pour des retrou­vailles ? Cheveux lâchés et visage à peine maquillé, elle porte un collier aux allures d’amu­lette, mais elle a accepté, après le jeu des photos, notre rendez-vous, déta­ché de tout enjeu promo­tion­nel. Son prochain film, Incident in a Ghost Land réalisé par Pascal Laugier et tourné au Canada l’hi­ver dernier, ne sortira proba­ble­ment que début 2018. Soit près de vingt-cinq ans après Gior­gino, premier long-métrage en costumes, thril­ler enneigé et incom­pris de Laurent Bouton­nat. Musi­ca­le­ment, malgré une récente signa­ture avec Sony Music, la parti­tion est encore vierge. Mylène Farmer a l’élé­gance de ceux qui n’im­posent rien… sinon leur présence au monde, diffé­rente, inspi­rée, et inspi­rante.

Gala : Il y a cinq mois, vous avez terminé le tour­nage du film Incident in a ghost land. Un thril­ler éprou­vant qui confronte une famille à des esprits malfai­sants. Aucune séquelle à déplo­rer ?

Mylène Farmer : Toujours le même cauche­mar : Pascal Laugier, le réali­sa­teur, me pour­suit inlas­sa­ble­ment avec sa caméra dans les couloirs de la maison du film ! (Rires). C’était impres­sion­nant de le voir au travail, d’ob­ser­ver comment il faisait corps avec son long-métrage. Je garde un souve­nir très fort de ce tour­nage et de « mes filles » à l’écran.

Gala : Vous avez fait confiance à un réali­sa­teur, récent dans votre galaxie, et vous avez endossé un rôle inha­bi­tuel, celui d’une mère de famille. Le tout, en langue anglaise. Vous aimez pous­ser les curseurs de la diffi­culté ?

M.F. : Je ne parle­rais pas de diffi­culté, mais d’exi­gence. J’aime les projets ambi­tieux, précis, qui demandent l’in­ves­tis­se­ment de toute une équipe pour un résul­tat encore incon­nu… Il y a une certaine beauté dans ce geste collec­tif. J’ai accepté ce film, essen­tiel­le­ment parce que mon rôle était très bien écrit et parce que Pascal maîtrise remarqua­ble­ment ce genre. Son scéna­rio est formi­dable. Me glis­ser dans la peau d’une mère prête à défendre ses enfants était un chal­lenge, mais je l’ai fina­le­ment abordé de façon assez natu­relle, instinc­tive. Quand le tour­nage à débuté à Winni­peg, j’étais une actrice parmi les autres. 

Gala : Reve­nir au Canada, votre pays de nais­sance, a-t-il agité quelques émotions ?

farmer FILMM.F. : Une immense émotion ! J’ai retrouvé la maison de ma petite enfance, à Pier­re­fonds. J’ai pu en redé­cou­vrir l’in­té­rieur, le jardin… Je suis égale­ment reve­nue dans ma première école, tenue par des reli­gieu­ses… Alors que j’em­prun­tais la rue du Belvé­dère, où j’ai grandi, la neige a commencé à tomber. J’étais comme accueillie… 

Gala : Qu’est-ce qui prime pour vous : dési­rer ou se sentir dési­rée ?

M.F. : Sentir le désir… C’est fonda­men­tal pour moi. Vital, même.

Gala : Comment avez-vous préparé votre rôle dans Incident in a Ghost Land ?

M.F. : J’ai travaillé. Claude Berri m’a dit un jour : « Mylène,  si tu connais ton texte à la virgule près, ainsi que les répliques de tes parte­naires, tu pour­ras tout oublier et t’aban­don­ner. » Depuis le cours Florent, je suis amie avec Vincent Lindon, qui m’impres­sionne infi­ni­ment  dans chacun de ses rôles. Son aide fut précieuse. Il m’a conseillé son coach. J’ai répété. Et puis… j’ai fait le grand saut dans le vide !

Gala : Isabelle Adjani a récem­ment déclaré : « jouer, c’est répa­rer ». Qu’est-ce que cela vous inspire ?

M.F. : C’est une défi­ni­tion qui corres­pond parfai­te­ment à cette grande actrice. Mais pour moi… Je ne crois pas à la répa­ra­tion. Je dirais plutôt qu’on apprend à vivre avec soi. Ce qui, déjà, n’est pas une partie de petits chevaux … 

Gala : Pardon­nez la ques­tion, mais la dispa­ri­tion de votre maman, quelques mois avant de tour­ner avec Pascal Laugier, a-t-elle influencé votre inter­pré­ta­tion d’une mère de famille ?

M.F. : Permet­tez que je ne vous réponde pas direc­te­ment. Chacun d’entre nous est touché par des deuils. J’ai la chance de pouvoir écrire sur « mes » absents… Sans les nommer… Et de pouvoir, par la magie des mots, aspi­rer un peu du chagrin des autres. 

Gala : Isabelle Huppert, que vous connais­sez bien, a dit : « être actrice, c’est trans­for­mer en excel­lence ce qui ne l’était pas : la fragi­lité en force, la timi­dité en assu­rance. » Cela vous ressemble, non ?

M.F. : J’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour Isabelle Huppert, sa déter­mi­na­tion, ses choix artis­tiques, son jeu unique. Je ne sais pas si ses mots me ressemblent, mais je partage son point de vue. Le dépas­se­ment de soi est un mini­mum, lorsqu’on veut parta­ger avec les autres. Vivre est une aven­ture exigeant que l’on se réin­vente sans cesse, sans jamais se trahir, ni sacri­fier aux modes. Je suis une instinc­tive et ma timi­dité, que j’as­sume, m’a sans doute proté­gée ! 

Gala : Quels sont les mots qui vous touchent le plus ?

M.F. : Les mots pronon­cés au moment où l’on ne s’y attend pas. Je suis fasci­née par la puis­sance des mots portés par la bonne personne, au bon moment. Et « Mon Amour » m’émeut telle­ment… 

 

Propos recueillis par Thomas Durand 

article paru dans http://www.gala.fr/l_actu

Publié dans Mylène 2017 | 1 Commentaire »

Mylène s’est confiée à GALA

Posté par francesca7 le 25 mai 2017

 

Paris Match| Publié le 17/05/2017 à 18h10Anthony Verdot-Belaval

 

mylène chez francesca

image : Mylène Farmer à Cannes en 2015.Tony Barson / Paris Match

Après de longs mois de silence, la star Mylène Farmer se prépare à faire son grand retour. L’occasion de se confier dans un entretien au magazine «Gala» sur son retour au Canada, sur son envie de jouer, mais aussi sur une mère absente.

Ses nombreux fans attendent son retour musical, après l’immense succès de son dernier opus «Interstellaires», en 2015 (plus de 320.000 exemplaires). Mais encore une fois, Mylène Farmer a décidé de surprendre. Dans les colonnes du magazine «Gala», la star de 55 ans a annoncé son grand retour au cinéma dans le film «Incident in a Ghost Land», réalisé par Pascal Laugier. Tourné au Canada l’hiver dernier, le film est prévu pour l’année prochaine, mais Mylène Farmer se confie déjà sur l’incroyable expérience de tournage, un tournage qui lui a permis de revenir dans son pays natal. Une immense émotion. «J’ai retrouvé la maison de ma petite enfance, à Pierrefonds. J’ai pu en redécouvrir l’intérieur, le jardin… Je suis également revenue dans ma première école, tenue par des religieuses… Alors que j’empruntais la rue du Belvédère, où j’ai grandi, la neige a commencé à tomber. J’étais comme accueillie.»

Vivre entre l’ombre et la lumière, le « je » et le « jeu », le hors-champ et le cadre… Elle s’y est habi­tuée. Elle y a même pris goût. Quelques mois avant de révé­ler ses talents d’actrice dans le thril­ler Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, la chan­teuse a bien voulu nous accor­der un entre­tien exclu­sif… libre et passionné !

Dans ce même entretien, Mylène évoque aussi le travail du réalisateur avec qui elle avait travaillé sur son clip, «City of Love». «J’aime les projets ambitieux, précis, qui demandent l’investissement de toute une équipe pour un résultat encore inconnu… Il y a une certaine beauté dans ce geste collectif. J’ai accepté ce film, essentiellement parce que mon rôle était très bien écrit et parce que Pascal maîtrise remarquablement ce genre. (…) Me glisser dans la peau d’une mère prête à défendre ses enfants était un challenge, mais je l’ai finalement abordé de façon assez naturelle, instinctive».

FILM DE MYLENE

—-> a voir sur https://www.innamoramento.net/mylene-farmer/incident-in-a-ghost-land

« Aspirer le chagrin des autres »

Alors en toute sérénité, visiblement touchée par ce jeu des confessions, Mylène accepte de répondre à une question sur le décès de sa mère, survenu en 2016 (Mylène avait déjà perdu son père il y a vingt ans, ndlr).

«Chacun d’entre nous est touché par des deuils. J’ai la chance de pouvoir écrire sur « mes absents ». Sans les nommer. Et de pouvoir, par la magie des mots, aspirer un peu de chagrin des autres».

Publié dans Mylène 2017 | Pas de Commentaires »

MUSIC NEWS des années 1996 avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 octobre 2016

 

 Entretien avec Eric JEANJEAN

 Comme à chaque sortie d’album (jusqu’en 1999), Mylène Farmer accorde un entretien à NRJ, mais celui-­ci diffère des précédents dans sa forme, puisqu’il est diffusé en plusieurs parties diffusées tout au long de la journée et accompagnées à chaque fois d’une chanson du nouvel album.

Lors du week-­end spécial Mylène Farmer du 31 mai au 2 juin 1996, cet entretien est rediffusé en partie avec quelques passages qui n’avaient pas été diffusés en octobre 1995. Vous retrouvez donc ici la retranscription intégrale reconstituée.

Eric Jeanjan : Lorsque Mylène Farmer sort un nouvel album, c’est sur NRJ qu’on le découvre avant tout le monde, et quand Mylène Farmer parle, c’est sur NRJ qu’elle le fait. Journée spéciale Mylène Farmer en exclusivité sur NRJ. Donc, « Anamorphosée », c’est le nom du tout nouvel album de Mylène Farmer.

Un album qui nous procure un double plaisir : d’abord celui de réentendre Mylène Farmer avec de nouvelles chansons sur les ondes radios, et puis un vrai plaisir, celui de vous rencontrer aujourd’hui.

Bonjour !

 mylène

 

 Mylène Farmer : Bonjour. EJ : Merci une nouvelle fois d’avoir accepté notre invitation. Une invitation d’autant plus précieuse que les interviews que vous donnez sont rares. Ce sera d’ailleurs ma première question : comment se fait-­il que vous soyez si rare chez nous, les médias français ? Est­ce que c’est parce que vous n’avez pas envie de vous dévoilez, que vous craignez pour votre tranquillité ? Ou simplement parce que vous pensez que le média, c’est un mets à savourer avec parcimonie pour éviter l’indigestion ?

MF : Un peu tout ça, je dois dire, mais surtout parce que c’est un exercice qui est difficile pour moi et parce que je redoute la justification en général.

EJ : On revient encore une fois sur cet album, qui a été enregistré à Los Angeles. C’est la première fois que vous enregistrez à Los Angeles ?

MF : Oui.

EJ : D’accord. Qu’est­-ce qui s’est passé ?  Vous en aviez marre de la France, marre d’être en France ? Peut-être aussi du statut de star, qui parfois peut être lourd à porter…

 MF : J’avais envie effectivement de…toujours cette idée du voyage. Auparavant, je redoutais l’idée de prendre une valise, un avion et de partir vers l’inconnu, et aujourd’hui j’avoue que c’est quelque chose qui m’enchante ! Est­-ce que j’en avais marre de la France, comme vous dites : non.

Peut­-être que j’en avais marre de moi, quelque part, et ce quelque part se rétrécissait au fur et à mesure donc j’ai senti pour moi une urgence que de m’envoler. Il se trouve que c’était Los Angeles parce que j’y connais quelques personnes, donc c’est plus facile et que c’est une ville qui offre une qualité de vie assez étonnante –si tant est qu’on puisse se l’offrir, j’en suis consciente. Mais…voilà !

 mylène0

EJ : Vous aviez envie de partir, de vous exiler, ou vivre quelques temps là-­bas, ou vous aviez vraiment décidé d’écrire l’album là-­bas ? Ou c’est une fois que vous étiez là-­bas que vous avez fait l’album ?

 MF : Non, ça n’était pas prémédité. Je suis partie là-­bas, j’y suis restée et après, effectivement, j’ai demandé à Laurent de m’y rejoindre.

 EJ : C’est là que vous avez écrit cette belle chanson, qui est la première de l’album : « California ». J’ai relevé quelques phrases que j’aime bien ­ c’est assez significatif d’ailleurs de ce que vous avez dit, vous allez confirmer ou infirmer : « Aéroport, aérogare mais pour tout l’or m’en aller / C’est le blues, le coup d’cafard / Changer d’optique, prendre l’exit / M’envoyer l’Amérique »… (sic)

MF : Voilà, c’est le résumé de ce que je viens de dire ! (rires)

EJ : C’est exactement ça ! (Mylène acquiesce d’un murmure)

Diffusion de « California »

Image de prévisualisation YouTube

https://youtu.be/JAS2XAvINtc

 

EJ : On va parler d’ « Anamorphosée », maintenant. C’est donc le nom du nouvel album (Mylène acquiesce). Alors, je me suis amusé ­ on le disait tout à l’heure hors antenne­ à regarder dans le dictionnaire, donc la définition du mot ‘anamorphose’, d’ailleurs puisque le mot réel c’est ‘anamorphose’­ dans le Larousse 1995 : ‘Image déformée d’un objet donnée par certains systèmes optiques, ou bien représentation volontairement déformée d’une forme ou d’un objet et dont l’apparence réelle ne peut être distinguée qu’en regardant l’image sous un angle particulier ou au moyen d’un miroir courbe’. Alors, est­-ce que je dois m’attarder à ce titre ? Ca veut dire que vous avez choisi ce titre parce que les gens ont une image déformée de vous, ou bien est­-ce que c’est simplement un titre qui fait joli ?

MF : Non. Moi, j’y ai trouvé une autre définition : ma perception du monde, j’ai ce sentiment, s’est élargie, s’est agrandie. L’idée de l’anamorphose, pour moi, c’est le moyen de tout re-concentrer, de tout rassembler pour n’en faire qu’une. Voilà.

EJ : Qu’est-­ce qui a fait que votre vision du monde s’élargisse ?

MF : J’ai l’impression que le voyage m’a donné une clé, et puis ça fait partie de l’apprentissage de la vie, j’imagine. Je pense avoir changé, je pense avoir découvert des choses que je ne connaissais pas auparavant, avoir accepté surtout beaucoup de choses.

 EJ : Qu’est­-ce qui a changé chez vous ?

MF : Quelque chose d’assez fondamental, à savoir que je n’appréhende plus la mort de la même façon, à savoir j’ai peut-­être aujourd’hui accepté la mort, j’ai probablement accepté une vie après la mort, ce qui me permet aujourd’hui, moi, de vivre et d’accepter la vie, tout simplement. Donc je pense que c’est le vrai changement en moi.

EJ : Ca veut dire que pendant toutes ces années où on vous a découverte, vous aviez une espèce d’angoisse permanente ­ j’allais dire une angoisse résiduelle­ qui a toujours été au milieu de ce que vous faisiez ?

 MF : Une hantise de la mort, oui, absolument. Oui.

EJ : Et ça s’est traduit par quoi ? Vous avez découvert Dieu, ou vous avez découvert un… ?

MF : Non. C’est au travers de, je dirais, de réflexions. Il y a des choses qui sont venues spontanément à moi. Je considère que j’ai eu de la chance. Et puis c’est au travers de lectures, également.

EJ : Vous avez peur de l’autre ? Ou des autres, en général ?

MF : Non.

EJ : Non ?

MF : Non. Il ne m’effraie plus ! (rires)

 

Diffusion de « XXL »

Image de prévisualisation YouTube

https://youtu.be/itT1IzQW82o

 

EJ : Est­-ce que vous êtes susceptible de vous engager, de mettre votre notoriété au bénéfice d’une cause quelle qu’elle soit ? D’abord, est-­ce que vous l’avez déjà fait et est­-ce que vous pensez que c’est important de le faire et de profiter justement de cette notoriété et du fait que vous soyez un vrai vecteur de communication, puisque vous avez des gens qui vous écoutent et qui vous aiment ?

MF : Je crois que c’est important de le faire dès l’instant qu’on sait le faire et qu’on a envie effectivement de s’y prêter. Maintenant, je l’ai fait et…

EJ : (la coupant) Vous l’avez fait pour quoi ?

MF : C’était pour la recherche contre le sida (sur l’album « Urgence » sorti en juin 1992, nda). Maintenant c’est vrai que des choses publiques, j’ai un petit peu plus de mal à le faire. Je préfère que ça se fasse dans le privé. Qu’on le sache ou qu’on ne le sache pas, ça n’a pas grande importance du moment que je peux le faire.

EJ : Parlons de « Eaunanisme ». Alors là, c’est une chanson qui m’a beaucoup amusé de par l’orthographe d’ « Eaunanisme » : vous avez écrit ‘eaunanisme’ (il épelle le mot). Le vrai mot, c’est onanisme, qui vient ­ j’ai cherché encore dans le dictionnaire, je me suis beaucoup amusé avec vous dans le dictionnaire !

(rires de Mylène) ­ qui vient du personnage biblique de Onan, et ça veut dire masturbation. Alors, qu’est­-ce que je dois comprendre, là ?! Eau : c’est une relation particulière avec l’océan ? Un texte très sexe, enfin me semble-­t-­il !

MF : Plus sensuel que sexe, je pense ! J’avais envie de l’élément eau, maintenant l’onanisme c’est effectivement la recherche du plaisir par soi­-même. Moi, quand j’ai écrit cette chanson, je pensais à l’écriture, donc je pense qu’il y aura des milliers de lectures quant à cette chanson. J’ai essayé d’évoquer l’écriture : l’écriture est aussi un plaisir solitaire, en tout cas dans un premier temps, et j’avais envie d’écrire comme un petit conte, en évoquant un personnage. Voilà !

 mylène1

EJ : Est-­ce que ça veut dire que vous écrivez pour vous faire du bien ? Est­ce que c’est une forme, je dirais, de thérapie ?

MF : Je crois que c’en est une. Maintenant, c’est aussi, je pense, un intérêt pour l’autre, une fois de plus. Diffusion de « Eaunanisme »

EJ : C’est important, pour vous, l’image ? Je me rappelle de clips fantastiques. D’ailleurs, pratiquement tous les clips sont des mini films extraordinaires : « Pourvu qu’elles soient Douces » était génial ; « Libertine », c’était génial ; le clip de Besson, effectivement je me rappelais plus que c’était lui qui l’avait fait, mais c’était vachement bien ! C’est très important, pour vous, l’image que vous donnez ?

MF : C’est important, et l’image tout simplement pour moi est importante dans ma vie. J’adore le cinéma, j’adore la photo, oui.

EJ : On parlait cinéma justement avec le film de Laurent Boutonnat, « Giorgino ». Moi j’ai eu l’impression d’une petite cabale. On va pas polémiquer là­-dessus, moi je suis pas d’accord, simplement c’est un film qui nous a permis de découvrir un vrai talent : le vôtre, en tant que comédienne. Est­-ce que c’est une expérience que vous retenterez, le cinéma ?

MF : Probablement ! Je me le souhaite. Maintenant, c’est vrai que ça ne fait pas partie, ou plus partie, de l’état obsessionnel. C’est vrai qu’avant…

EJ : (la coupant) Ca l’a été ?

 MF : Ca l’était, parce que c’est vrai que j’ai eu ce désir il y a très, très longtemps que de faire ou du cinéma, ou du théâtre et que j’ai eu cette rencontre avec Laurent Boutonnat, et que nous sommes nés tous les deux d’une chanson toujours avec cette envie que de pouvoir faire un film, lui le réaliser et moi l’interpréter. Pendant ces dix années, c’est vrai qu’on a pensé à ce film, à un film, et voilà nous l’avons fait !

EJ : Vous avez des propositions au cinéma ? MF : J’en ai quelques-­unes, oui. EJ : Et pour l’instant, pas de réponse positive ?

MF : Pas pour l’instant, non.

EJ : On parlait justement, puisqu’on reste dans les médias, on parlait de la télé tout à l’heure, hors antenne. Quelle est votre opinion justement face à la télé telle qu’elle existe aujourd’hui en France et puis aux Etats­-Unis que vous connaissez bien maintenant ?

 MF : Oui. La télévision en France, d’abord je la regarde très, très, très peu, si ce n’est que le peu d’émissions que j’ai vues c’est vrai qu’il y avait cette idée de répétition aujourd’hui, de banalisation de tout, et surtout ce ton qui se veut sarcastique, cynique et tout le monde n’a pas le talent pour ça ! Donc j’ai l’impression que ça n’a dans le fond pas grande importance, la télévision, en tout cas la façon dont ils la font. Diffusion de « XXL » à nouveau

EJ : On va parler des chansons, maintenant. Il y en a une qui m’a marqué, c’est peut­-être celle que j’ai le plus écouté, qui s’appelle « L’Instant X ». C’est autobiographique, ça ?!

MF : D’une certaine manière. C’est­-à­-dire qu’il est toujours difficile de s’extraire de son texte, maintenant je parle de moi et je peux parler aussi de l’autre dans ces moments-­là…

EJ : Avec le jeu de mot sur ‘zoprack’…

MF : J’ai été obligée ! (rires)

EJ : Ha bon ?! Pourquoi ? Pourquoi vous avez pas dit Prozac ?

MF : Parce que c’est interdit.

EJ : Ha oui ? Dans une chanson vous n’avez pas le droit ?

MF : On n’a pas le droit de faire la publicité d’un médicament, donc plutôt que de l’enlever et de le tuer, j’ai préféré le mutiler et m’en amuser ! (rires)

EJ : En changeant deux lettres, d’accord ! Une chanson, je dirais, un peu spleen, c’est-­à-­dire je raconte l’histoire pour ceux qui l’ont pas encore écoutée –mais on va l’écouter tout à l’heure, de toute façon­ on ne peut plus vivre sans cette fameuse petite pilule qui va nous rendre heureux. Qu’est­-ce que vous pensez, vous, de cette, je dirais, façon de vivre-­là qui est très américaine, d’ailleurs ?

MF : C’est vrai. La dépendance est une notion qui n’est pas agréable, maintenant si ça peut aider des gens, pourquoi pas ? Si c’est pas dangereux, si les effets secondaires ne sont pas…

 EJ : C’est un vrai débat, le Prozac, quand même…

MF : Oui. Est­-ce qu’il est fondé ? J’avoue que je n’en sais rien. Je ne connais pas bien le sujet, si ce n’est que je connais beaucoup de personnes qui l’ont utilisé, ou continué de l’utiliser…

EJ : Pas vous ?

MF : J’ai essayé. J’ai abandonné très vite, mais plus parce que c’est l’idée que d’être justement dépendant de quelque chose qui m’est insupportable, donc c’est vrai que parfois quand on va très, très bas ­ et je crois qu’on a tous dans sa vie une période comme ça, période parfois répétée ­ on fait appel à quelque chose de l’extérieur…

EJ : Qui peut nous aider à nous en sortir…

 MF : Oui, mais c’est vrai que ça fait réellement partie de notre société aujourd’hui. EJ : Vous, vous préférez vous battre ! MF : J’ai ça en moi, donc j’ai de la chance, je pense.

Diffusion de « L’Instant X »

Image de prévisualisation YouTube

https://youtu.be/D4xaUXQ4wEE

 

 EJ : On va parler de vos projets maintenant, si vous le voulez bien. Un album, en règle générale, c’est suivi d’une tournée. Est­-ce qu’il va y en avoir une ?

 MF : Je ne sais pas.

EJ : Ha bon ? Vous n’êtes pas sûre ?

MF : Je n’ai pas la réponse.

EJ : D’accord ! C’est difficile de monter sur scène quand on est timide ?

MF : Oui et non. C’est quelque chose que je peux tout à fait surmonter, puisque je l’ai fait. Et puis il y a toujours ce sentiment de dédoublement…

EJ : C’est pas vous…

MF : C’est moi ! Bien sûr que c’est moi, mais là on parlait plus de l’appréhension et de la peur. Ca fait partie des paradoxes que l’on a en soi. J’ai toujours cette idée de l’ombre et de rester dans l’ombre, et puis avoir cette faculté que de pouvoir aller sous la lumière dès l’instant que l’on décide de le faire. Voilà. Et à ce moment-là, c’est vrai que là, la réflexion n’existe plus. C’est plus quelque chose d’animal, je dirais, plus d’instinctif que la réflexion.

EJ : C’est quoi, c’est un besoin d’amour le fait de monter sur scène ? Ou besoin de donner aux gens qui vous aiment, justement, et qui font l’effort de venir vous voir ?

MF : Je crois que c’est un partage. C’est donner et puis c’est recevoir. L’un ne peut pas aller sans l’autre.

EJ : Vous avez un message à donner à ces gens-­là ?

MF : C’est toujours difficile ! Je n’aime pas cette idée de porter un message, mais…

EJ : Ne serait­-ce que dans vos chansons, est-­ce qu’il y a un message, au final ?

 MF : Je ne sais pas. Je ne sais pas, c’est plus un témoignage, je dirais, qu’un message. Maintenant, je pense à ces personnes qui ont du mal à vivre et j’aimerais qu’elles puissent rencontrer la personne ou la lecture ou qu’il se passe un moment, comme ça, dans leur vie qui va les aider. Voilà, si je puis souhaiter ça, je le souhaite !

EJ : Et si vous, vous pouvez être ça, c’est bien !

MF : Je n’aurai pas cette prétention.

EJ : Oui, mais vous l’êtes quand même, je veux dire. A partir du moment où il y a des gens qui vous aiment aussi fort, c’est que quelque part vous leur faites du bien…

MF : Je l’espère !

EJ : Est-­ce que vous avez, après la promotion de cet album et après cet album-­là, d’autres projets ?

MF : Non, parce que je ne pense pas de cette façon-­là, c’est-­à-­dire que j’essaye ­ et je crois j’arrive­ de vivre l’instant présent. Et c’est ce qui est important pour moi, dans ma vie : c’est de ne pas ni faire appel aujourd’hui au passé, ni me projeter dans l’avenir mais avoir cette attention sur ce moment présent. Et je crois, puisqu’on a évoqué plusieurs fois ­ en tout cas, moi ­ cette idée du changement, je crois qu’elle réside exactement ici.

EJ : Sur scène, justement, tant d’amour, ça doit faire du bien pour l’ego, ne serait-­ce que de savoir qu’il y a des gens qui font vraiment l’effort d’être là, qui arrivent des heures avant…

MF : Oui, c’est vrai. C’est une belle déclaration.

EJ : Qu’est-­ce qui vous blesse le plus, en général ?

MF : L’absence de générosité, je crois.

EJ : Est-­ce qu’il y a quelque chose qui ne vous touche pas du tout, ou plus du tout ? MF : Oui : le qu’en dira-­t­-on. (rires) EJ : C’est vrai ?

MF : Oui.

EJ : Ca a été important pour vous ? Ca vous a un peu pourri la vie ?

MF : Ca n’a jamais été important pour moi. Jamais. Si ce n’est qu’aujourd’hui c’est encore moins important, parce qu’une fois de plus j’ai…Non, je me moque des qu’en dira-­t­-on, oui.

EJ : Qu’est-­ce qui…Oui, vous voulez rajouter quelque chose ?

MF : Non, je pensais que quand on n’a plus peur du regard de l’autre, quand c’est un regard qui ne vous agresse plus, l’autre n’est plus un ennemi donc il n’y a plus ce sentiment de peur.

EJ : Oui, je comprends. Qu’est-­ce que je dois faire si je veux devenir votre ami ?

MF : (silence) Vous êtes sérieux ?! (rires) Nous en parlerons plus tard !

EJ : D’accord ! Je regardais votre biographie : pratiquement trois millions d’albums vendus maintenant, des milliers de fans…Est-­ce que, justement, les fans, les gens qui vous aiment et qui parfois passent dans votre vie, c’est difficile à gérer ? Parce que des fois, il y a tellement d’amour que c’est maladroit…

MF : Là encore, je ne ferai pas de grande littérature quant à ce sujet. Je crois que ça fait partie de ce métier. Mieux vaut être appréciée que le contraire !

EJ : Bien sûr…

MF : Et d’autre part, je crois que je n’ai jamais eu réellement d’agression. Au contraire. Maintenant, c’est vrai que…Mais c’est pas par rapport à moi, dans le fond, c’est plus par rapport à la personne qui passe beaucoup, beaucoup de temps, qui attend des heures et parfois la nuit, et c’est vrai que dans le fond c’est une idée qui me dérange.

EJ : Pourquoi ça vous dérange ?

MF : Mais parce que c’est pas normal selon moi, et surtout par rapport à moi, de savoir que quelqu’un m’attend et attend quoi, dans le fond ? Je ne sais pas…

EJ : On a l’impression justement que les gens, les fans, n’aiment pas peut­-être ce que vous êtes réellement et n’aiment que l’image que vous donnez de vous, l’image professionnelle…

MF : Là encore, je ne me pose pas ce genre de question. C’est quelque chose de spontané chez eux. C’est parfois obsessionnel, maintenant dans le fond, ça les regarde…

 EJ : Je vous remercie mille fois d’abord pour cet album, « Anamorphosée », et puis ensuite d’avoir été avec nous, et je sais une nouvelle fois, je le répète mais c’est vrai, vos interviews sont rares donc précieuses.

MF : Merci à vous.

EJ : Merci beaucoup, Mylène Farmer. Au revoir.

MF : Merci, au revoir.

parution NRJ 16 OCTOBRE 1995

 

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La tribune de Pascal Nègre pour Mylène

Posté par francesca7 le 13 avril 2016

 

Né à Saint-Germain en Laye au début des années 60, Pascal Nègre fait rapi­de­ment de la radio et de la musique ses deux grandes passions. Alors que les radios libres boule­versent le paysage média­tique natio­nal en 1981, Pascal Nègre devient anima­teur jusqu’en 1985. Puis, il passe de l’autre côté de la barrière, quit­tant le monde des diffu­seurs pour inté­grer celui de l’in­dus­trie musi­cale, dont il devient rapi­de­ment l’un des acteurs majeurs.

En 1986, il est atta­ché de presse chez BMG, puis passe deux ans plus tard chez Colum­bia Records, cette fois-ci en tant que direc­teur de la promo­tion.  Gravis­sant les éche­lons, il prend ensuite les rênes de PolyG­ram Musique en 1994. De nombreux artistes français lui doivent l’en­vol ou le second souffle de leur carrière : de Florent Pagny à Khaled en passant par Noir Désir ou encore Calo­gero, Pascal Nègre donne dans tous les styles avec un déno­mi­na­teur commun : le flair. 

Lorsque PolyG­ram est racheté par Univer­sal Music France en 1998, Pascal Nègre prend presque natu­rel­le­ment la direc­tion de la nouvelle entité. Dans les années 2000, il monte égale­ment en respon­sa­bi­li­tés au sein d’Uni­ver­sal Music Group Inter­na­tio­nal, deve­nant une réfé­rence dans l’in­dus­trie musi­cale au niveau mondial.

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Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music, s’offre une tribune dans le magazine « Télé 7 Jours ». L’occasion d’en apprendre un peu plus sur la chanteuse la mieux payée en 2013, mais aussi l’une des plus secrètes.
 

 Sans titre

 

Les hommages pleuvent en l’honneur de Mylène Farmer, qui a décidé de s’emmurer dans sa tour d’ivoire plutôt que de célébrer ses 30 ans de carrière ce mois-ci. En mars 1984, la chanteuse publiait son premier single « Maman a tort », qui a fait son retour dans le classement des meilleures ventes de titres il y a quelques jours, suite à une campagne de téléchargement massive initiée par ses plus fervents admirateurs. D’autres ont préféré acheter une demi page dans le journal Libération, pour lui adresser un message d’amour et de soutien. Quant à Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music, avec qui Mylène Farmer travaille conjointement depuis de nombreuses années, il s’est offert une tribune dans le nouveau numéro du magazine Télé 7 Jours.

« Le doute est pour elle un moteur étonnant »

Commençant par raconter leur première rencontre en 1984, pour une interview, et alors qu’il était animateur radio à l’époque, Pascal Nègre parle d’« une fille très timide », « peu bavarde ». « Je ne lui ai jamais dit que notre première rencontre s’était faite ainsi. Elle le découvrira probablement en lisant ces lignes » ajoute-t-il, avant de révéler quelques anecdotes et des traits méconnus du caractère de la chanteuse. « Mylène est forte et fragile à la fois » lâche-t-il, avant d’expliquer qu’elle est « un personnage complexe, authentique, entre pudeur et rires ». « Et quelle bosseuse ! Elle écrit ses textes et a une oreille incroyable. Le doute est pour elle un moteur étonnant ».

Pascal Nègre se souvient également du sentiment de crainte qui animait les pensées de Mylène Farmer à l’aube de l’ouverture de la billetterie pour son concert au Stade de France en 2009. « Elle est très angoissée, me raconte qu’elle fait des cauchemars : elle monte sur scène et le stade est vide ». Finalement, les places se sont vendues en mois d’une heure ! Mais cette bonne nouvelle n’a visiblement pas suffi à calmer les peurs de la chanteuse, dont les cauchemars ont perduré. « Mon cauchemar maintenant, c’est que je suis sur scène, la salle est pleine, mais personne ne m’écoute » a-t-elle confié à son patron.

« Quand elle donne un spectacle, elle est à fond »

Ventant la discrétion de l’icône et sa volonté de toujours chanter en live, que ce soit « à Bercy ou au Zénith de Caen », Pascal Nègre qualifie Mylène Farmer d’« artiste intacte », qui « sait que rien n’est acquis et qui ne réalise pas totalement son statut de star ». « Elle est unique. Elle trace sa route à sa façon. C’est une personne émouvante, avec cette voix singulière de petit garçon » lâche-t-il, avant de conclure : « Elle est vraie, quoi ». Si elle n’a pas fait escale au Zénith de Caen avec son dernier show « Timeless 2013″, Mylène Farmer s’est produite à La Halle Tony Garnier de Lyon quatre soirs. Des concerts captés qui ont fait l’objet d’un film à découvrir au cinéma le 27 mars et d’un DVD dont la sortie n’est pas encore annoncée.

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-91172.html#jKhhKE3XM59xJmgl.99

 

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LA CONQUERANTE DE ROCK NEWS

Posté par francesca7 le 4 mars 2016

 

Mylène Farmer : la conquérante janv-87 – Entretien avec Christian OUVRIER

« Cendres de Lune » est sorti il y a maintenant six mois. Le premier album est une étape importante…

- C’est vrai, cela permet de sortir de l’image désuète de chanteuse de 45-trs. Pour moi, il était très important de faire cet album. Avec « Cendres de Lune » j’ai essayé d’étonner les gens. C’est d’autant plus nécessaire qu’il est très difficile de s’imposer actuellement. Il a été salué par quelques critiques élogieuses. Avec l’accueil de « Cendres de Lune » et le succès du simple « Libertine », j’ai maintenant la certitude de pouvoir faire un nouvel album…

March16

Outre « Libertine », on retrouve dans cet album « Maman a tort » et « Plus Grandir », alors que ton deuxième 45-trs n’y figure pas…

- « On est tous des imbéciles » ne figure pas sur l’album pour des raisons contractuelles, dues en fait à mon changement de maison de disques. C’est une chanson que j’aime toujours, et si nous n’avions pas eu ces problèmes, elle aurait figuré sur l’album.

Bien que le public ne le connaisse pas, Laurent Boutonnat joue un rôle déterminant dans ta carrière : auteur-compositeur, producteur, réalisateur de l’album et du clip, photographe même… Serait-il pour toi, ce que -par exemple- Michel Berger est à France Gall ?

- Ca, c’est la genre de fantasmes de journalistes ! A partir du moment où il y a une association homme/femme, les gens peuvent effectivement faire des comparaisons avec des situations déjà existantes… Mais ce n’est pas mon problème ! Tout ce que je peux dire, c’est que nous avons, Laurent Boutonnat et moi, beaucoup de points communs.

 

Cela ne t’empêche pas de signer parfois certains titres. Penses-tu écrire de plus en plus souvent ?

- Je ne sais pas… J’avoue que je ne fais pas ce genre de calculs, c’est une démarche qui ne se programme pas.

La façon dont tu as défendu « Libertine » à la télévision t’a donné une image sexy et provocante. Vas-tu entretenir cette image ?

- « Libertine » n’est qu’une chanson de l’album. Les autres, bien que formant une certaine unité, sont assez différente. Divers paramètres ont fait que, d’une part, « Libertine » a fait l’objet d’un 45-trs, et que d’autre part, elle est devenue un succès, me donnant ainsi cette image. Elle devrait néanmoins changer, car mon prochain titre sera radicalement différent.

Ecoutes-tu les disques de tes consoeurs, et peuvent-ils être parfois sources d’inspiration ?

- Non, je n’écoute pas particulièrement les disques d’autres chanteuses, excepté celui des Rita Mitsouko, que j’aime beaucoup. Je crois qu’il ne faut pas trop se préoccuper de son voisin, il faut croire en soi et foncer. Quand à l’inspiration, on peut la puiser ailleurs que dans les chansons des autres…

Parmi les longues carrières féminines (Hardy, Vartan, Sheila ou Gall…), y en a-t-il une qui t’inspire, qui te fasse rêver ?

- Non, pas vraiment. On peut effectivement espérer suivre le cheminement ou connaître la longévité de telle ou telle artiste, mais plus rien n’est comparable, le métier a profondément changé en quelques années. Et puis, personnellement, je pense qu’il vaut mieux ‘faire’ dix années performantes, que vingt chaotiques…

Penses-tu à la scène ?

- Oui, mais c’est encore prématuré pour l’instant. Je n’ai pas un nombre suffisant de chansons. Lorsque j’aurai à mon actif deux ou trois albums, peut-être… J’ai l’esprit ‘gladiateur’, mais faire de la scène ne s’improvise pas. C’est une entreprise qui nécessite une longue préparation et beaucoup de travail afin de réduire au maximum les risques d’échec.

 

Enfin, question quasiment incontournable : les projets ?

- Un nouveau 45-trs pour le début de l’année, un clip, et après, c’est l’inconnu…

biographie-

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Mylène DONNE SON AVIS SUR LE MARIAGE GAY

Posté par francesca7 le 4 février 2016

A Mylène

Invi­tée du JT de 20h dimanche soir en 2013, Mylène Farmer s’est expri­mée au sujet du mariage gay. Elle se dit favo­rable à cette union sans toute­fois accep­ter d’être porte-drapeau d’une commu­nauté.

La grande prêtresse de la commu­ni­ca­tion maîtri­sée n’al­lait certai­ne­ment pas s’en­ga­ger si direc­te­ment. Mylène Farmer, dont la force est juste­ment de se faire rare, a accordé une inter­view exclu­sive à Claire Chazal dimanche soir. Sur le plateau de TF1, la chan­teuse parais­sait parti­cu­liè­re­ment à l’aise, même si ce genre d’exer­cice relève de l’ex­tra­or­di­naire pour elle. Mylène Farmer est venue présen­ter son neuvième album Monkey memais aussi, parler d’elle.


Pour Claire Chazal, impos­sible de ne pas faire de lien entre le statut de la chan­teuse et l’ac­tua­lité. Depuis des années, Mylène Farmer s’est impo­sée dans le cœur de beau­coup d’ho­mo­sexuels comme une icône. A l’heure où la France s’in­ter­roge sur le mariage pour tous, la présen­ta­trice de la grande messe du 20h a donc cher­ché à savoir si son invi­tée était prête à s’en­ga­ger. Pour l’in­ter­prète de Oui mais non il n’est pas ques­tion «d’être un porte-parole». Cepen­dant pour Mylène Farmer le débat autour du mariage gay est «éton­nant puisqu’il s’agit tout simple­ment d’une ques­tion d’éga­lité entre hommes et femmes». La flam­boyante inter­prète ne veut pas s’en­ga­ger mais «ne voit pas pourquoi s’y oppo­ser», en tout cas de son point de vue.

source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_s_engage_mais_pas_trop_276341

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Les apparitions publiques de Mylène F.

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

À l’oc­ca­sion de la sortie d’un livre de photo­gra­phies entiè­re­ment centré sur elle, Mylène Farmer s’est prêtée aux monda­ni­tés pari­siennes en assis­tant au vernis­sage d’une expo­si­tion desdits clichés signés Sylvie Lancre­non.

téléchargement

Les appa­ri­tions publiques de Mylène Farmer sont très très rares. Hormis ses tour­nées, impos­sible de croi­ser l’ange roux. Le 4 juin dernier, pour­tant, la chan­teuse a montré le bout de son nez en se rendant au vernis­sage de Fragile by Sylvie Lancre­non, à la gale­rie Acte 2 rive gauche. Modèle unique de la photo­graphe pour cette expo­si­tion (dont un livre éponyme est sorti mi-mai), Mylène Farmer a débarqué, une cheville dans le plâtre et son berger suisse blanc en laisse. Étaient présents lors de l’évé­ne­ment l’écri­vain Natha­lie Rheims, le coif­feur John Nollet, le coutu­rier Jean-Paul Gaul­tier (qui avait symbo­lique­ment demandé la main de la chan­teuse en 2011) ainsi que le roi du polar Jean-Chris­tophe Grangé.

Après un bref passage devant les photo­gra­phies, habillée d’un simple t-shirt blanc, l’in­ter­prète de Sans contre­façon s’est posée quelques minutes avec ses proches dans la courette de la gale­rie avant de repar­tir furti­ve­ment.

http://www.voici.fr 

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Mylène FRAGILE, et l’expo.

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

Ensemble, elles ont élaboré Fragile     , ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de la star, paru le 15 mai dernier. La photo­graphe Sylvie Lancre­non rêvait de repro­duire et d’affi­cher ces photos au format XXL. C’est, depuis quelques jours, chose faite à la gale­rie pari­sienne Acte2. Et c’est tout natu­rel­le­ment que la chan­teuse Mylène Farmer, pour­tant si peu mondaine, a récem­ment assisté au vernis­sage de l’expo­si­tion. Récit d’une appa­ri­tion…

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« Trois p’tit tours et silence/ C’est ça qui m’af­fecte/ Quand on m’aime, je danse/ Quand on veut, j’ap­pa­rais », préve­nait-elle dans sa chan­son L’his­toire d’une fée, c’est…, en 2001. Alors que l’air pari­sien explo­sait le ther­mo­mètre, il faut croire que le désir était lui aussi porté à incan­des­cence, le 4 juin dernier !

D’or­di­naire rétive aux monda­ni­tés, la très discrète Mylène Farmer est en effet appa­rue au vernis­sage de l’ex­po­si­tion Fragile, mise en scène aux formats 26×40 cm, 53×80 cm et 120×80 cm de clichés de la star pris par Sylvie Lancre­non pour un livre éponyme paru aux éditions Anne Carrière.

Aussi furtive que le songe d’une nuit d’été malgré une cheville plâtrée, la star s’est présen­tée, avec sa chienne Liloup, à la gale­rie Acte2, lieu de l’ex­po­si­tion jusqu’au 31 juillet, avant l’ar­ri­vée de la plupart des autres invi­tés conviés à 19 heures. Dans son sillage : le produc­teur et direc­teur artis­tique Anthony Souchet et l’écri­vain Natha­lie Rheims, deux confi­dents avec lesquels elle s’en­tre­tient tous les jours, mais aussi Chris­tophe Danchaud, le choré­graphe de ses concerts, John Nollet, son coif­feur à l’œuvre sur le shoo­ting de Fragile, Jean Paul Gaul­tier, son coutu­rier fétiche, François Hanss, le réali­sa­teur du film de sa tour­née Time­less 2013, Jean-Chris­tophe Grangé, auteur de thril­lers, et Stéphane Célé­rier, p-dg de la société Mars Films à qui l’on doit La Famille Bélier.

Cheveux lâchés, vêtue d’un simple t-shirt blanc et souriante, « l’ange roux » a fait le tour de la gale­rie Acte2, ancienne chapelle du quar­tier de Saint-Germain-des-Prés, sans trop s’at­tar­der- modes­tie et pudeur obligent – devant les clichés de son amie Sylvie Lancre­non, propo­sés à la vente entre 2000 et 8000 euros. Pratiquant l’esquive, cepen­dant moins farouche que soucieuse de lais­ser les clichés de la photo­graphe exis­ter par eux-mêmes, l’icône a, par la suite, rejoint la courette de la gale­rie avec ses amis et son sculp­tu­ral Berger suisse blanc… avant de dispa­raître, aussi discrè­te­ment qu’elle était arri­vée !

Mis en place à quelques 15 000 exem­plaires, Fragile, ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de Mylène, est déjà en quasi rupture de stock, moins d’un mois après sa paru­tion. Une ré-édition est prévue pour la fin du mois de septembre.

Patience aux fans de la star dans l’at­tente d’un retour prolongé dans la lumière. Après le temps de la récréa­tion, le temps de la créa­tion serait de plus en plus concrè­te­ment envi­sa­gé… Mais chut ! « Faire un vœu ou bien deux/ Et puis fermer les yeux/ Je suis là/ Pour celui et pour ceux/ Qui n’ont pas froid aux yeux/ Qui croient en moi/ Faire un souhait pour de vrai/ Et puis croire au mystère/ Tout est là »… C’est Mylène, elle-même, qui l’a chanté.

Expo­si­tion Fragile by Sylvie Lancre­non, jusqu’au 31 juillet, chez Acte2­ri­ve­gauche/La gale­rie d’en face, 7 rue Paul-Louis Courier, 75007 Paris.

source originale : http://www.gala.fr/ 

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Interstellaires dans la presse

Posté par francesca7 le 5 janvier 2016

Mylène Farmer revient avec « Interstellaires ». Trois ans depuis la sortie de son neuvième album, qui avait divisé la critique, la chanteuse a cherché à se renouveler et à se révéler, apparaissant plus sereine que jamais.

mylene-farmer-tele-loisir

Mylène Farmer est de retour, mais sans son complice de toujours, Laurent Boutonnat. Comme elle l’avait fait il y a cinq ans en allant chercher Moby, Archive et RedOne pour renouveler son univers à travers l’album « Bleu noir », la chanteuse a fait appel cette fois-ci au producteur pop Martin Kierszenbaum (Natalia Kills, Robyn, Lady Gaga…), chef du label Cherytree Records qui distribue la musique de Sting. C’est d’ailleurs avec « Stolen Car », une reprise en duo avec l’ex-chanteur de Police produite par The Avener que Mylène Farmer a fait son retour. Une mise en bouche qui illustre plutôt bien l’album « Interstellaires », dont le point fort est indiscutablement sa modernité et sa légèreté, là où son prédécesseur, le déstabilisant « Monkey Me », sonnait légèrement poussiéreux et paresseux. Un changement de partenaires bienvenu !

Une artiste enfin sereine et optimiste
« Interstellaires » brille par sa cohérence, il est agréablement homogène sur le plan de la production et des arrangements, qui nous mettent en condition pour un voyage dans l’espace. Quant aux textes, ils sont une invitation à s’extirper du quotidien pour rejoindre les étoiles. Ce périple astral démarre avec la chanson éponyme de l’album, dont la tonalité rock et l’interprétation innovante font écho au disque « Anamorphosée » (1995), synonyme de fracture dans la carrière de Mylène. D’emblée la voix apparaît mieux maîtrisée pour délivrer un message optimiste. La chanteuse, qui semble moins tourmentée,  » lève les voiles  » pour  » recommencer dans un monde meilleur « . Un monde lumineux où l’amour guérit de tous les maux, comme l’artiste le chante dans « Voie lactée », « City of Love » ( » L’amour surgit du néant / N’avoir d’autres vœux que l’autre « ) et « Love Song », dont le lyrisme du refrain aérien tranche avec la sobriété des couplets.

Malgré cette sérénité apparente, il plane sur « Interstellaires » des zones d’ombre et les angoisses que les fans connaissent déjà bien. C’est ce que Mylène Farmer affirme à travers la ballade « A rebours », pièce maîtresse de ce nouveau disque. Sur des couplets parlés, contraste d’un refrain entraînant sa voix dans les aigus, l’artiste claque la porte à ses vieux démons, faisant un pas vers l’autre.  » (Nul besoin de barreaux / De croix / On s’enferme tout seul / Parfois « ). A l’aise entre l’Enfer et le Paradis, elle prend un peu de hauteur à travers « Pas d’access », piste électro captivante, utilisant la métaphore du rapace pour disserter sur la notion de liberté.

Un style plus direct et donc plus lisible
Mylène Farmer va à l’essentiel, adopte un style plus direct et délaisse la poésie ainsi que les mélodies fortes signées Laurent Boutonnat. L’anecdotique « Voie Lactée » ou la ritournelle sautillante aux accents funk, efficace, mais aux rimes aussi faciles (caricaturales), « C’est pas moi », rappellent toutefois le pygmalion. Signe que la chanteuse sait encore surprendre sans non plus provoquer de séisme. C’est aussi le cas avec le titre « Un jour ou l’autre », dont le pont aux influences celtiques conclut brillamment ce voyage dans l’espace. 

Cet album a donc les défauts de ses qualités. Plus lumineux et moins torturé, plus lisible aussi, « Interstellaires » inspire un profond sentiment d’apaisement. Malheureusement, cette recherche d’uniformité a obligé Mylène Farmer à sacrifier les gros tubes et les ballades poignantes, pourtant la marque de fabrique de son univers. Pour l’émotion, il faudra en effet se contenter d’une reprise très épurée de « I Want You to Want Me » de Cheap Trick, où l’artiste se met à nu.

Jonathan HAMARD – Source : Pure Charts

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Le premier Champs Elysées de Mylène

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

 

 Champs Elysées

Le 6 mai 1987 : Mylène Farmer pense probablement à ce moment-là qu’il faut monter sur scène pour promouvoir ses preemières chansons et rencontrer ses fans. Mais d’abord, il lui faut réaliser un nouvel album. Avant l’arrivée de cet album, Ainsi Soit je… la chanteuse propose un premier extrait : Sans contrefaçon. Le public, de plus en plus nombreux, va pouvoir acquérir trois supports : Un 45 tours, un Maxi 45 Tours et un maxi CD avec une pochette carton façon Single 2 titres, le premier de la carrière de Mylène.

Avec cette chanson, les contours de l’univers assez spécifique de la chanteuse se désignent progressivement ; elle devient aussi une icône gay. Dans un premier temps, Laurent Boutonnat qui travaille d’arrache-pied sur les musique sdu prochain album de Mylène, avait pensé proposer en sigle une reprise de la célèbre chanson de Juliette Gréco, Déshabillez-moi mais, pendant l’été 1987, les projets vont être modifiés, le nouveau single de Mylène sera Sans Contrefaçon. La première de Déshabillez-moi n’est pas pour autant écartée. On la retrouvera sur l’album Ainsi soit je….

Le futur tube sort le 16 octobre 1987. On découvre sur la face B du 45 Tours in inédit : La route triste, avec une musique de Laurent Boutonnat et des paroles de Mylène Farmer, ce qui sera dorénavant monnaie courante. Le duo travaille sur le scénario du clip et, le 19 octobre, Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication d’une marionnette.

Le démarrage de Sans contrefaçon en radio est plutôt laborieux se qui n’est guère du goût de Mylène, qui lance un défit à son manager Bertrand Le Page : « Je me souviens qu’elle m’avait téléphoné en me disant : « Si tu es un bon manager, tu vas me le prouver : je veux deux fois plus de passages sur NRJ pour Sans contrefaçon ».J’ai eu le trac, mais je les ai obtenus ».

Parallèlement, la chanteuse va débuter la promotion en télévision à partir de mi-novembre 1987 et va interpréter le titre pas moins de seize fois jusqu’ne févier 1988. Des efforts qui seront récompensés. L’extrait du futur album entre le 5 décembre 1987 à la 21è place du TP50 et atteindra la 2è place, son meilleur classement, le 20 février 1988. Le hit de l’époque de la chanteuse Sabrina, Boys, Bosy, Boys, l’empêchera d’accéder à la première marche du podium. Sans Contrefaçon se vendra à plus de 500 000 exemplaires en France et sera certifié Singe d’or. C’est alors le plus gros tube de Mylène Farmer.

Le tournage du clip se déroule du 9 au 14 décembre 1987 sur les plages de La Hague dans le Cotentin. Il est réalisé un peu tardivement alors que la chanson est déjà un succès. C’est la première fois que Mylène participe aussi activement à l’écriture du scénario. Sa première idées était que l’histoire se déroule dans un camp de concentration.

Le clip est diffusé en avant-première pour la presse au cinéma Max Linder à Paris en janvier 1988 et est nommé aux Victoires de la Musique la même année. Mais le trophée est remporté par les Rita Mitsouko pour le clip C’est comme ça réalisé par Jean-Baptiste Mondino.

Ainsi soit- je… est le second album de Mylène Farmer. Il sort le 14 mars 1988. Ainsi soit-je… c’est aussi le nom d’une chanson qui va devenir le second extrait un mois plus tard. Il fait suit e au précédent tube sulfureux Sans Contrefaçon. C’est la première fois que Mylène décide de sortir une ballade, elle prend donc un risque. C’est peut-être une manière de monter plusieurs univers musicaux.

http://www.dailymotion.com/video/x37mqa

Le single sort le 4 avril 1988 sur différents supports : à côté des classiques 45 tours et maxi 45 tours, on découvre pour la deuxième fois un CD Maxi et pour la première (et unique) fois un CD Vidéo. Le single se vend à environ 150 000 exemplaires en France et atteint la 12è place du TOP50. Un des rares singles de Mylène à  ne pas avoir réussi à rejoindre le TOP10, mai peu importe, il a séduit les fans. D’après nombre d’entre eux, la version studio serait parfois fatigante, mais c’est l’une des chansons qui dégage le plus d’émotions lors d’un concert. Le clip réalisé par Laurent Boutonnat en deux jours sur fond vert aux Studio Sets de Stains en région parisienne est diffusé en avant-première le 22 mai 1988 dans l’émission Les animaux du monde sur TF1, émission à laquelle Mylène participe ce jour-là.

En 1988, Ainsi soit je.. ; est interprété dans huit émissions différentes.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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L’AVANCEE DE LA CARRIERE DE MYLENE – extrait du livre

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

 

News136La carrière de Mylène Farmer avance mais ce n’est pas encore suffisant. En ce début d’année 1986, elle n’a plus le choix, il lui faut un tube. En mars 1986, Mylène et son équipe créent Libertine, qui devait au départ s’appeler L’amour tutti frutti. Il avait été initialement prévu que la chanson sorte en 1885, mais la maison de disques avait alors imposé Plus grandir. Sur la pochette de 45 Tours et du Maxi 45 Tours, Mylène est toujours châtain, vêtue d’une veste orange. Pour le moment le titre ne déchaîne guère les passions … pour le moment.

Le 1er avril sort le premier album Cendres de Lune. Le texte de Libertine est très hardi. Il enchaîne les métaphores et les connotations à caractère sexuel. C’est une révolution dans le domaine musical. au départ, Boutonnat, auteur du texte, voulait : « Je suis libertine, je suis une putain », mais « putain » fut remplacé par « catin » pour ne pas scandaliser les mentalités encore chastes durant ces années 80.

Le titre va devenir un succès grâce à deux éléments : une couleur de cheveux et un clip pour lequel Laurent Boutonnat, toujours aux manettes, va bénéficier d’un budget de 75 000 euros. quatre jours seront nécessaires à la création de ce petit bijou de onze minutes. Pour le tournage, deux châteaux vont être choisis : celui de Ferrières et celui de Brou, en Seine et Marne. C’est la première fois qu’il y a autant d’acteurs et de cascadeurs. Boutonnat a désormais sa propre équipe. Près de 50 personnes vont travailler à ses côtés. Les décors sont fabriqués par Emmanuel Sorin, qui a entièrement réaménagé la pièce principale du Château de Ferrières afin de recréer un style XVIIIè siècle, et les costumes sont dessinés par Carine Sarfati. Des perruques sont spécialement conçues pur l’occasion.

Chateau_de_Ferrieres

Le clip est projet en avant-première pour la presse au cinéma Mercury des Champs Elysées le 18 juin 1986 et une version courte sera proposée à la télévision. Désormais Mylène est rousse et le restera.

Le clip connaît un véritable succès malgré quelques mauvaises langues, il va propulser Mylène vers la gloire et son travail est enfin récompensé. Durant ‘été 1986, deux nouveaux 45 Tours vont sortir. Sur la pochette, une photo de Mylène extraite de la vidéo. En septembre la chanson entre au TOP 50 et parviendra à la 10è place, restant classée vingt semaines. Il s’en vendra environ 300 000 exemples et Libertine deviendra le premier disque d’argent de la carrière de la chanteuse. Une version anglaise de la chanson, Bad girl, est enregistrée mais ne sortira jamais. Cette dernière peut toutefois être écoutée sur internet .

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Mylène chantera 22 fois le titre à la télévision et, pour la première et dernière fois (à ce jour), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat sont invités ensemble le 1er septembre 1986, lors du journal de 13 heures d’Antenne 2. L’album Cendres de Lune sera réédité dans une nouvelle version en 1987 avec un titre inédit, Tristana et parmi les bonus, un Remix Spécial Club de Libertine.

Après le succès de Libertine, il ne faut pas s’arrêter. De plus, Mylène bénéficie désormais d’une couverture médiatique suffisante pour se faire connaître du grand public. Tristana va devenir le quatrième extrait de l’album Centres de Lune (après Maman a tort, Plus grandir et Libertine). Le 12 février 1987, trois supports sont proposés à la vente : un 45 Tours un Maxi 45 Tours et une cassette audio. Cette chanson c’est avant tout un texte sombre autour de l’ennui et de la mélancolie. Sur la face B, le titre Au bout de la nuit, qui avait d’ailleurs été pressenti, avant Tristana, pour devenir le nouvel extrait. On retrouve sur la pochette une photo de Christophe Mourthe. Le single démarre doucement au TOP50 mais va grimper progressivement les marches du classement pour atteindre la 7è place. Il se vendra à environ 250 000 exemplaires en France et sera certifié disque d’argent.

Mylène défendra ce titre à la télévision en l’interprétant pas moins de vingt six fois ; Pour la première fois elle est accompagnée pur chaque prestation par deux danseuses : Sophie Tellier, déjà connue pour son apparition dans le clip Libertine, et Dominique Martinelli. En mars 1987, nouveau tourna à  La Chapelle en Vercors, dans la Drôme. Le clip est parfaitement scénarisé, l’histoire se déroule en Roussi alors de la révolution de 1917, et est directement inspirée de Blanche Neige et les sept nains ; La tsarine veut savoir si elle est toujours la plu belle du royaume. Elle l’est mais il y a aussi la jeune Tristana. Folle de rage, la tsarine ordonne à un moine de la tuer et de lui ramener sa peau de pêche, avant d’éclater d’un rire diabolique.

Dans la forêt enneigée, Tristana s’amuse avec son amoureux, Rasoukine, mais le moine arrive. Rasoukine, qui tente de la protéger, se fait taillader la joue à l’épée. Tristana prend la fuite.

Elle est recueillie dans une maison par sept nains qui l’hébergent et la nourrissent (…) Le budget est estimé à environ 900 000 francs (soit environ 140 000 euros). Le tournage a mobilisé une équipe d’une quarantaine de personnes (la même que celle du clip Libertine). Le premier assistant réalisateur est François Hanss, qui réalisera des années plus tard des clips et des films de concerts pour Mylène. Le clip est proposé en avant-première à l’UGC Normandie des Champs Elysées le 6 mai 1987. Les diffusions à la télévision seront assez régulières même si le court métrage de douze minutes arrive à un moment difficile, après la disparition de la chaîne hertzienne musicale TV6.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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PASCAL LAUGIER et Mylène

Posté par francesca7 le 13 décembre 2015

 

AUGIER Pascal

Pascal, Repéré par Christophe Gans pour ses premiers courts-métrages, Pascal Laugier se voir offrir par ce dernier de réaliser le making-of de son film Le Pacte des loups (2001). Fort du succès du film et du making-of dont la qualité est saluée, Pascal Laugier se jette à l’eau et réalise en 2004 son premier long métrage, Saint Ange, un film d’horreur fantastique dans lequel il dirige Virginie Ledoyen et Lou Doillon. Malgré son relatif échec commercial, le film est discrètement salué par la critique pour les promesses qu’il apporte, sans qu’elles soient considérées comme tenues pour l’instant.

En 2008, il crée la polémique avec son second long-métrage Martyrs, tourné au Canada, qui, à cause de son gore extrême, passe à deux doigts d’être interdit au moins de dix-huit ans. Heureusement pour le réalisateur, l’accès n’en sera finalement limité qu’aux moins de 16 ans avec avertissement, ce qui permit au film une meilleure distribution.

Durant six mois il travaille sur le reboot de Hellraiser, mais sa version sera refusée par les studios de la Weinstein. Toutefois, il se consacre alors à The Secret.

 

City of Love » : Mylène Farmer s’offre un teaser terrifiant pour son nouveau clip titrait ce jour le site CHARTS en France

Mylène Farmer a fait son choix : son nouveau single sera « City of Love ». Le deuxième extrait de l’album « Interstellaires » va s’offrir un visuel sombre et terrifiant si l’on en croit le premier teaser du clip, signé du réalisateur Pascal Laugier.

Jugez plutôt  sur le site : http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-100174.html#I1p4fw8iQbYePTjv.99

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La dernière surprise de Mylène

Posté par francesca7 le 12 décembre 2015

 

le dernier mylène

Connu pour ses longs-métrages « Martyrs » (2008) et « The Secret » (2012), le réalisateur français n’a pas été choisi au hasard : spécialiste du cinéma d’horreur, il a été chargé de donner vie aux cauchemars les plus obscurs de l’artiste. A-t-elle été inspirée par la série « American Horror Story », dans laquelle Lady Gaga campe une tenancière vampirique et démoniaque ? Quoi qu’il en soit, la vidéo de « City of Love » prend place dans un manoir sinistre balayé par les vents lors d’une nuit d’orage, à en croire un premier teaser terrifiant. Dans cette demeure, la nature semble éteinte et les cadavres sans vie de colombes sont là pour en témoigner. Dans une pièce où les meubles sont recouverts de toiles d’araignée, une voix grave émane d’un poste radio pour annoncer la météo capricieuse et l’étrange phénomène qui touche les oiseaux. Soudain, sur le carreau embué, une main blanchâtre aux griffes pointues fait son apparition… A l’évidence, Mylène Farmer nous réserve de drôles de surprises !

Mylène Farmer a fait son choix : son nouveau single sera « City of Love ». Le deuxième extrait de l’album « Interstellaires » va s’offrir un visuel sombre et terrifiant si l’on en croit le premier teaser du clip, signé du réalisateur Pascal Laugier.

Juste avant les fêtes de fin d’année, Mylène Farmer met ses fans en émoi. Pour poursuivre la promotion de son son dixième album « Interstellaires », déjà écoulé à près de 200.000 exemplaires en un mois, la chanteuse a jeté son dévolu sur « City of Love ». C’est ce nouvel extrait, lumineux et aérien, qui prend la succession de  »Stolen Car », son duo avec Sting. Alors qu’elle a défendu ce titre remixé par The Avener à la télévision américaine il y a quelques jours, Mylène Farmer songe déjà à la suite et a confié à Pascal Laugier le soin de réaliser son nouveau clip. 

Jugez plutôt !

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-100174.html#BczqSKxt5gOqejUL.99

 

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MYLENE dans la Presse pour un film

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

C’est un effeuillage dans les règles de l’art que s’offre la chan­teuse avec Fragile, livre de photos sensuelles réali­sées par Sylvie Lancre­non, à paraître ce 15 mai (aux Editions Anne Carrière). En atten­dant notre sujet exclu­sif sur cette colla­bo­ra­tion, en kiosque dès ce mercredi 13 mai, arrêt sur un détail anato­mique parti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’icône Farmer.

mimi (2)

Comme Isabelle Adjani, autre modèle de la photo­graphe Sylvie Lancre­non, autre figure statu­taire du spec­tacle français, autre mystère au teint d’al­bâtre et aux accès de fièvre, de ceux dont les fêlures laissent passer la lumière, elle aurait pu incar­ner une formi­dable Camille Clau­del, sœur du drama­turge Paul Clau­del et sculp­trice de talent, brisée par son mentor et amant Auguste Rodin, réduite en éclats d’elle-même entre les murs l’asile de Ville-Evrard, en Seine-Saint-Denis.

Malgré ses liens privi­lé­giés avec des gens du 7eme art comme feu Claude Berri, Vincent Lindon, Luc Besson, Jean Roche­fort ou encore David Lynch, Mylène Farmer n’a pas fait son cinéma. Un premier rôle dans Gior­gino, premier long-métrage de son ancien complice Laurent Bouton­nat, le doublage de la prin­cesse Sélé­nia, trou­blant avatar animé, dans Arthur et les Mini­moys et puis… plus rien. A ce jour, du moins… Qu’im­porte. Troi­sième enfant d’un ingé­nieur des ponts et chaus­sés muté au Canada où elle passera les premières années de sa vie, Mylène Gauthier a fait mieux : elle a déroulé le film de sa vie et créé Mylène Farmer, un peu comme Dieu créa la femme. Patiem­ment.  Méti­cu­leu­se­ment. De ses propres mains.

Alors que sort ce 15 mai Fragile, bel ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de l’ar­tiste, et, véri­table réflexion sur la créa­tion, la pulsion de vie et le mouve­ment, entre­prise en colla­bo­ra­tion avec Sylvie Lancre­non, il s’agit juste­ment de reve­nir sur… les mains de Mylène Farmer ! Au même titre que ses pieds ou son regard, elles sont photo­gra­phiées en détail dans Fragile, le livre de 168 pages publié par les éditions Anne Carrière. Un juste choix, car pour avoir rencon­tré la chan­teuse, s’il est bien une partie de son anato­mie qui vous surprend, vous saisit, voir vous imprègne, ce sont ses deux mains.

Je n’y avais pas prêté atten­tion, dans le cadre de notre première inter­view, réali­sée dans la foulée encore hale­tante de sa tour­née Time­less 2013 et parue dans les pages de Gala le 24 décembre 2013. Le 27 mars 2014, l’oc­ca­sion me fut donnée de procé­der à un petit erase and rewind. Rencontre, prise 2, moteur… action ! Invité au Gaumont Opéra, dans le 9e arron­dis­se­ment de Paris, à décou­vrir le film de sa dernière odys­sée scénique (avant qu’il n’at­teigne des records de vente sous la forme d’un DVD quelques semaines plus tard), l’humble et pour­tant si talen­tueux réali­sa­teur François Hanss, un proche, surtout le sien bien­tôt trente ans, m’in­vite au géné­rique de fin à rejoindre la coupole de la salle de cinéma pour célé­brer le succès de la projec­tion sur le plan natio­nal ce soir-là (plus de 100 000 spec­ta­teurs dans toute la France). Les fans évacuent les lieux, encore ébahis, sonnés, par le voyage de deux heures qu’ils viennent de vivre. Je ne vais pas être déçu par celui que j’amorce, en emprun­tant un dédale de coulisses et de marches. En pleine discus­sion avec Pascal Nègre, p-dg d’Uni­ver­sal Music, elle est là. La surprise tient en sa seule présence. D’or­di­naire, Mylène Farmer ne goûte guère à l’au­to­cé­lé­bra­tion, encore moins à cette bulle vite soûlante que peut être la vie nocturne pari­sienne. Au soixan­tième anni­ver­saire de Domi­nique Besne­hard, fêté un moins plus tôt au Théâtre du Rond-Point, elle fut la seule star à se sous­traire à la mitraille des photo­graphes. Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

MYLENE TVAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

Nous avons choisi, pour l’ou­ver­ture de notre sujet exclu­sif en kiosque ce mercredi 13 mai, une photo du livre Fragile réali­sée par Sylvie Lancre­non, sur laquelle, Mylène pose allon­gée, visage tourné, main tendue. Comme une invi­ta­tion à saisir cette main. Avant que le mythe Farmer ne dispa­raisse. Encore une fois. Peut-être défi­ni­ti­ve­ment. Atten­tion, Fragile ! Atten­tion aux chefs-d’œuvre en péril…

Source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_jeux_de_mains_jeu_de_m_341374

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Mylène fait partie de sa vie

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

Mylene Farmer déchaîne les passions. La curiosité de ses fans a été particulièrement attisée lorsqu’ils ont découvert qu’une chanson intitulée « Mylène Farmer » figurait sur « Blonde », le nouvel album de l’ex-Lolita. Si personne ne savait de quoi il s’agissait, nous avons rencontré Alizée qui s’est longuement confiée sur ce titre mystérieux et sur celle qui l’a révélée au grand public en 2000 avec l’album « Gourmandises ». Découvrez ci-après un extrait d’une interview à paraître prochainement sur Pure Charts.

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Tu en as marre qu’on te parle de Mylène Farmer ? 
Non parce que je n’aurais pas fait une chanson sur elle si j’en avais marre ! 

Raconte-nous l’histoire de ce titre. Pourquoi, ça s’est fait ?
Ce qui est drôle, c’est qu’au départ, la chanson n’avait pas été faite pour moi. Quand j’étais en studio et que je choisissais les chansons, j’écoutais des choses avec Pascal (Obispo). Sur l’ordinateur j’ai vu un fichier qui s’intitulait « Mylène Farmer ». Je lui ai demandé ce que c’était, si c’était pour elle, sur elle… Il m’a expliqué que c’était une chanson sur Mylène ! Alors je lui ai demandé « c’est pour qui ? ». Il m’a dit « Je ne sais pas encore ». J’ai dit : « S’il y en a une qui est bien placée pour en parler c’est moi ! Fais moi écouter ! » Donc j’écoute et tout et je me dis, « mais franchement c’est génial » parce que je parle de Mylène sans vraiment en parler !

Elle parle de quoi cette chanson ?

« « Mylène fait partie de ma vie » »

C’est pas un hommage car je ne suis pas là, à dire que je l’aime, qu’elle me manque, des trucs improbables, c’est pas du tout ça… Je parle de la vie d’un fan de Mylène Farmer. Moi, je suis la personne qui vit avec ce fan. Cette personne que j’aime et avec qui je vis est fan de Mylène, à tel point qu’il voudrait que sa femme soit comme elle. Donc il voudrait que je sois comme Mylène Farmer. Mais je ne suis pas Mylène. Elle a beau être parfaite, c’est pas moi. Je raconte la vie de ce fan qui tous les jours se lève avec Mylène, se couche avec Mylène… Ce fan ça aurait pu être moi. Car même si ça fait 15 ans que j’ai commencé à chanter avec « Moi… Lolita » et que ça fait 10 ans que je ne travaille plus avec elle, elle fait partie de ma vie. Je suis toujours aussi fan d’elle, je suis allée la voir en concert pendant « Danse avec les stars » à Bercy… C’est l’artiste pour laquelle j’ai le plus de respect et d’admiration.

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour lui consacrer un morceau ?

« Un petit clin d’oeil pour la remercier »

J’étais prête à en parler aussi parce que, cette année 2013, j’ai fait plein de choses et réglé plein de problèmes dans ma tête. Il restait cette petite parenthèse pas trop réglée. C’est bizarre pour moi car on m’en parle beaucoup et on ne la voit pas beaucoup. Evidemment, une personne qui s’en est approchée, on essaie d’en savoir plus auprès d’elle. On m’en parle tout le temps, j’en parle tout le temps et j’en parlerai toujours. Mais là j’étais prête à en parler plus. Et c’est aussi un petit clin d’œil pour la remercier. Dans mes chansons, je parle toujours des gens qui me tiennent à cœur. J’ai parlé de ma fille, dans « Plus de bye bye » je parle de Grégoire…. Et Mylène Farmer c’était une personne très importante dans ma vie et du coup j’en parle. Tout simplement.

Matthieu RENARD

En 1999, la jolie Alizée tapait dans l’oeil de Mylène Farmer lors de son passage dans Graînes de stars. Le 4 juillet 2000, moins de trois mois après sa dernière apparition dans l’émission de M6, sortait son premier single, Moi… Lolita. Un titre écrit par Mylène Farmer et composé par Laurent Boutonnat.

Mylène Farmer n’était pas une chanson que Pascal Obispo avait écrit pour Alizée. Alors qu’elle la trouvait dans l’ordinateur du chanteur, elle a tout de suite pensé être la personne idéale pour chanter cette chanson. « J’ai dit : ‘S’il y en a une qui est bien placée pour en parler c’est moi ! Fais moi écouter !’ Donc j’écoute et tout et je me dis, ‘mais franchement c’est génial’ parce que je parle de Mylène sans vraiment en parler« , confie Alizée.« Elle fait toujours partie de ma vie »

 

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Alizee/news-92506.html#FOvh8LuVi6qFHDTc.99

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Avant que l’ombre…à Bercy, Paris 2006

Posté par francesca7 le 29 novembre 2015

 

Cette année, Mylène a décidé de nous montrer qu’elle est toujours présente pour ses fans! En janvier dernier, Mylène remontait sur scène après 6 années d’absence. Depuis janvier, Mylène n’a pas chômé puisqu’elle nous a sorti deux singles extraits de l’album « Avant que l’ombre… » – qui dit single dit clip – et un duo inédit qui sortira très bientôt! La période « Avant que l’ombre… » se terminera après les CD-DVD live de « Avant que l’ombre… à Bercy » mais en attendant nous aurons le plaisir de lire et regarder le nouveau livre de Mylène Farmer! Ce livre officiel regroupera des photos de Claude Gassian légendées par Mylène Farmer elle-même! Ces photos retraceront « Avant que l’ombre…à Bercy » et le livre sera disponible dès novembre prochain. Son prix sera de 38 euros et le titre du livre n’est autre que le titre de cette news!

 

 avant que l'ombre

 

Les supports lives

« Avant que l’ombre… à Bercy » tiré des concerts du même nom est le live de tous les records ! Record d’attente tout d’abord puisque c’est seulement le 4 décembre 2006 soit + de 10 mois après le dernier concert que les différents supports live sont commercialisés ! Jamais un live n’aura été aussi attendu puisque n’oublions pas que de très nombreuses personnes n’ont pas eu la chance d’assister aux concerts, faute de pouvoir partir en tournée pour Mylène et son équipe. Un superbe 1er single aura tout de même précédé cette sortie puisque c’est la chanson finale « Avant que l’ombre… » et notamment son magnifique clip qui est choisie pour annoncer cette sortie évènementielle.

C’est une réussite totale à tous les niveaux ! La réalisation signée une nouvelle fois François Hanss est impeccable et les dernières techniques ont été utilisées pour les images et le son afin de restituer au mieux l’ambiance de ce show grandiose. Chaque tableau du concert est ainsi parfaitement rendu, Mylène est totalement dans son élément sur scène et plus proche que jamais du public… une bête de scène on vous dit ! Tous les musiciens et danseurs présents sur scène s’intègrent parfaitement au spectacle et prennent eux aussi visiblement beaucoup de plaisir à partager cette scène. De plus, les bonus du dvd donnent la parole aux principaux concepteurs du show (Mylène ne faisant que quelques apparitions furtives dans ces images !) qui en dévoilent les longs préparatifs, un travail passionnant mais difficile !

Côté supports, c’est la « routine » avec la sortie d’un double cd et d’un double dvd en édition limitée tout d’abord, dans un boitier coulissant en plastique de couleur ocre s’ouvrant comme les portes de la scène principale. Quant au coffret ultra-collector comprenant l’intégrale du spectacle dans une reproduction du sarcophage utilisé au début pour l’arrivée sur scène de Mylène, tout part en quelques heures !

Les ventes explosent au delà de toutes les espérances ! Un mois après sa sortie, ce sont près de 500 000 exemplaires du live tous supports confondus qui ont été vendus dont 345 000 exemplaires du dvd, 1 véritable exploit pour 1 dvd musical en France !!

 

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LES CHANSONS

1. Intro
2. Peut-être toi
3. XXL
4. Dans les rues de Londres
5. California
6. Porno Graphique
7. Sans contrefaçon
8. Q.I
9. C’est une belle journée
10. Ange, parle-moi
11. Redonne-moi
12. Rêver
13. Ainsi soit-je OU L’autre
14. Désenchantée
15. Nobody knows
16. Je t’aime mélancolie
17. L’amour n’est rien
18. Déshabillez-moi
19. Les mots
20. Fuck them all
21- Avant que l’ombre…

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Mylène a fait une rencontre du troi­sième type

Posté par francesca7 le 20 novembre 2015

1Sa bonne étoile s’est mise à briller un peu plus fort, comme un signal lui rappe­lant qu’elle n’avait pas encore tout dit, qu’il était temps de dessi­ner un nouveau ciel au-dessus de sa tête, à l’au­tomne dernier.

Elle venait alors de termi­ner le shoo­ting du livre Fragile, première extrac­tion de l’ima­ge­rie roman­tique et gothique qui a fait sa légende. Devant l’objec­tif de Sylvie Lancre­non, Mylène Farmer s’était mise quasi­ment à nu, tout juste habillée d’un voile de mous­se­line, de talc ou d’ar­gile. Mue et renais­sance d’une artiste dans sa façon de se présen­ter à l’autre.

Restait à trou­ver le son qui corres­pon­drait à cette envie d’épure, de recom­men­ce­ment, sans renie­ment de celle qu’elle fut. Etre diffé­rent et fidèle à soi-même, pour un artiste, c’est… tout un art !

Ecrit et enre­gis­tré sous le ciel de Cali­for­nie, l’al­bumAnamor­pho­sée, plus rock, voire plus sensi­tif, plus orga­nique, fut une première surprise, il y a vingt ans. Nouvelle pulsa­tion de vie, au-delà des ecchy­moses, avec Bleu Noir, disque aux sono­ri­tés élec­tro travaillées par Moby, RedOne et Archive, en 2010.

Proje­tée dans ses rêve­ries depuis la fin de sa tour­née Time­less, il y a deux ans, Mylène a fait une rencontre du troi­sième type : Martin Kirs­zen­baum.

Fils de scien­ti­fiques argen­tins, ce natif de La Jolla, en Cali­for­nie, ne connaît qu’une limite : le ciel ! Déni­cheur de talents (les loli­tas russes de t.A.T.u, la Cana­dienne Feist, Lady Gaga…) pour Inter­scope, label d’Univer­sal, il a fondé sa propre divi­sion, Cher­ryT­ree Records, spécia­li­sée dans l’édition, le déve­lop­pe­ment et le mana­ge­ment d’artistes (Tokio Hotel,  Robyn, Ellie Goul­ding, LMFAO…), sans délais­ser la compo­si­tion musi­cale.

Mis au piano par sa mère dès ses huit ans, membre de divers groupes durant son adoles­cence, ce multi-instru­men­tiste comprend à ce point les envies de ses talents qu’il ne put refu­ser à Sting, proche depuis bien­tôt vingt ans, l’enre­gis­tre­ment de Songs from the laby­rinth, collec­tion de pièces pour luth, en 2006! Contre toute attente, sinon celle de Sting et de Kiers­zen­baum, l’album s’est vendu à plus de 270 000 exem­plaires rien qu’aux Etats-Unis, le plus diffi­cile des marchés.

« Cela ne m’inté­resse pas d’exploi­ter ce qui est à la mode, je suis bien plus inté­ressé à l’idée de défi­nir ce qui va plaire », aime à répé­ter ce mari et père de deux grands enfants, si enjoué qu’on en devine à peine les quarante-huit ans.

Compo­si­teur de neuf titres inédits sur les onze inclus dans Inters­tel­laires, ce nouvel album de Mylène que Cher­ryT­ree Records va distri­buer à l’inter­na­tio­nal, Martin Kiers­zen­baum a très proba­ble­ment réussi son pari avec l’icône Farmer.

MYLENE 2015

Gala vous en offre un avant-goût…

1. Inters­tel­laires: Choisi au dernier moment comme titre de l’al­bum, ce premier morceau en défi­nit l’am­biance. Retour d’une batte­rie et de guitares plus rock. Niveau texte, Mylène chante le voyage. Vers un ailleurs, une autre vie, l’éter­nité ? Le refrain laisse libre cours aux imagi­naires : « Si c’était moi/ Pour nos rêves/ Mettre les voiles/ Le jour se lève/ On se prépare/ Au voyage/ Pour des ères inter­stel­laires (…) ». La voix a gagné dans les graves. Les chœurs qui l’ac­com­pagnent vers la fin évoquent une incan­ta­tion tribale. On pense à Vertige, chan­son d’ou­ver­ture de l’al­bum Anamor­pho­sée. Et on imagine déjà une entrée de scène sur ce titre.

2. Stolen car : Premier single exploité, ce deuxième morceau, inter­prété avec Sting, est le seul duo de tout le disque. Déjà chan­tée par l’ex-leader de The Police en 2003, cette reprise, remixée et produite par le dj star The Avener, est aussi le seul titre d’Inters­tel­laires aux distor­sions élec­tro. Choisi par Mylène pour ses quali­tés ciné­ma­to­gra­phiques et sa construc­tion invi­tant à un dialogue franco-anglais, cette ballade mid-tempo entre regrets et rêves, réalité et fantasme, pose la problé­ma­tique très « farme­rienne » du désir qui fait désordre.

3. A rebours : Si, avec ce troi­sième morceau, Mylène chante la tenta­tion du retour en arrière, d’un erase and rewind, quand tout pèse, tout nous accable, le début parlé, à la limite du slam, n’est pas sans rappe­ler son tout premier talk-over sur Maman a tort, il y a trente ans. Musi­ca­le­ment, on est dans l’épure : piano, guitare et batte­rie sur la fin portent des paroles aussi simples que percu­tantes, fina­le­ment posi­tives, libre­ment inspi­rées d’un certain André Malraux. « La vie ne vaut rien mais / Mais… Rien ne vaut la vie / C’est epsi­lon plus que petit / C’est epsi­lon pour­tant l’en­vie (…) ». Inspi­rant.

4. C’est pas moi : Ce quatrième morceau est peut-être l’une des meilleures surprises de l’al­bum. Sur un texte abor­dant le refus du confor­misme, de la tièdeur et de l’en­nui (« Marcher sa vie entière à…/ Côté de soi/ Tant d’âmes se méprennent/ Un oui/ Un non/ Une ligne droite (…) »), Mylène s’es­saie à… des sono­ri­tés funk ! La ligne de basse, rela­ti­ve­ment démente, en fera danser plus d’un, comme le fit – allez, osons la compa­rai­son – leThriller de Michael Jack­son.

5. Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

6. Love song : Ponc­tué par un bruit de sonar, souli­gné lui aussi par des accords de guitare et la frappe d’une batte­rie, ce sixième morceau planant impo­sera à n’en pas douter l’al­lu­mage de briquets lors des prochains concerts de l’icône Farmer. A travers cette ballade envoû­tante, Mylène la femme laisse surtout trans­pa­raître son empa­thie pour les cabos­sés de la vie et de l’amour. « Love song / Love song/ Love song des lais­sés pour compte/ Love song/ Une Love song/ Quand je vois l’ombre/ Nous sépa­rer du monde (…) », scande-t-elle. Comme un baume répa­ra­teur.

7. Pas d’ac­cess : Recours au synthé, en complé­ment d’une basse, sur ce septième morceau, mais dans un style plus proche des Daft Punk que des dernières compo­si­tions de Laurent Bouton­nat. A nouveau, Mylène démontre toute l’éten­due de ses capa­ci­tés vocales, en oscil­lant entre registre bas et registre plus haut. Si le texte est l’un des plus sibyl­lins de l’al­bum, rédui­sant le monde à une cage pour les free-spirits (« Il n’y a pas d’ac­cess/ Il n’y a pas d’ac­cess/ Pour être libre (…) »), il permet aussi à Mylène d’ex­ploi­ter une nouvelle image­rie (« Rapace / Je m’évade/ Trou­ver son nid/ Cathé­drale/ Au Kamt­chatka/ Ou Sibé­rie (…) »). On aime, en outro, ce cri de faucon, aussi perché – dans tous les sens du terme – que déchi­rant. Nouvel animal totem ?

8. I want you to want me : Deuxième reprise de l’al­bum, après Stolen car. Origi­nel­le­ment chan­tée par le groupe de hard rock améri­cain Cheap Trick en 1978, ce huitième morceau reprend en fait les arran­ge­ments choi­sis par un autre Améri­cain, Gary Jules, proche de Mylène, lorsqu’il s’appro­pria lui-même ce titre en 2011. Moins rageuse, plus tendre, comme une confi­dence sur l’oreiller, cette version s’écoute comme une supplique amou­reuse d’un genre nouveau pour la chan­teuse. On l’y découvre en effet prête aux conces­sions les plus ordi­naires, mais sans doute les plus fonda­men­tales, de la vie de couple (« I’ll shine up my old brown shoes / I’ll put on a brand new shirt / I’ll get early from work / If you say you love me (…) »). Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour, en résumé et en version française.

9. Voie lactée : Jolie ballade, qui résume peut-être le mieux le nouvel état d’es­prit de Mylène, sa volonté de vivre en suspen­sion et en mouve­ment, entre spleen et idéal, de petites morts en renais­sances, « Comme les flocons d’air / De neige en hiver / Qui fondent au prin­temps (…) »« Pas le droit de m’en faire / Pas plus le droit de fuir (…) », « Pas le droit de me taire / Pas plus le droit d’en finir (…) » : sur ce neuvième morceau, l’ange roux entre­prend son examen de conscience. Quand bien même son reflet est une toile inache­vée, cet infini, cette « voie lactée » dont on n’aura jamais fini de mesu­rer les contours. Au début des années quatre-vingt-dix, l’ar­tiste se disait d’une « géné­ra­tion désen­chan­tée ». Avec ce titre, elle semble fina­le­ment refu­ser le renon­ce­ment, comme atti­rée par un ailleurs, la possi­bi­lité d’une autre fois. Lumi­neux dans son genre.

10. City of love : Notre coup de cœur, dès la première écoute. Piano, batte­rie, basse, chœurs, refrain impa­ra­ble… Le meilleur de Mylène Farmer se concentre dans ce dixième morceau qui n’est pas sans nous rappe­ler l’étrange mais convain­cante asso­cia­tion des groupes U2 et Boyzone sur le titre Swee­test Thing datant de 1998.« Les mots au bout des lèvres / Un chemin vers la vie / Si je m’aban­donne / Je bati­rai / The City of love (…) » : par ces quelques mots, la fragile et rétive Mylène révèle la force créa­tive et protec­trice que lui insuffle le senti­ment amou­reux. L’in­sou­mise devient maître-d’œuvre et gardienne. Il ne s’agit plus de redou­ter ce qui pour­rait corrompre l’amour, mais d’éri­ger plus haut les remparts qui sauront le préser­ver.

11. Un jour ou l’autre : Deuxième coup de cœur que ce onzième et dernier morceau. Débu­tée au piano, puis accom­pa­gnée d’un roule­ment de tambour, cette ballade évoque une bande-origi­nale de film. Ce sont les images de La fille de Ryan, le roman­tisme de David Lean, ces vastes et sauvages paysages irlan­dais chahu­tés par les vents qui défilent à l’es­prit, à mesure que la voix de Mylène monte de plus en plus haut. « Retrou­ver / Un jour ou l’autre/ Une étoile / S’en­dor­mir l’un contre l’autre (…) », et rester ainsi unis, malgré « Des ques­tions sans réponses / Des hommes qui renoncent / Des océans qui se mettent à genoux (…) ». Diffi­cile de clore plus joli­ment l’odys­sée Inters­tel­laires.

 

SOURCE http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars

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 »Insondables », une ballade inédite

Posté par francesca7 le 18 novembre 2015

 

SURPRISE – La nuit dernière, sur son compte Deezer, Mylène Farmer a dévoilé un titre inédit de son dernier album  »Interstellaires ». Dans cette ballade sensuelle, la chanteuse est délicate et étonnante.

Le mystère se lève. Interstellaires, le dixième et nouvel album de Mylène Farmer est attendu pour le 6 novembre prochain. Après  »Stolen Car » en duo avec Sting, voilà que la star a dévoilé une nouvelle chanson sur son compte Deezer.

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Une Mylène fragile et grave à la fois

À l’écoute de ce nouveau single,  »Insondables », on retrouve la Mylène Farmer des débuts. Dans cette ballade, il n’y a pas vraiment de mélodie entêtante, mais on entend une Mylène fragile, à la voix grave, avec des arrangements délicats. Un titre qui ne ressemble à rien dans la discographie de l’artiste. Ce titre parle de rupture et de séparation, dans le cœur et dans le monde.

Une pochette de l’espace

Il y a quelques semaines, Gala qualifiait sont album de  »lumineux big bang » avec un  »vent de renouveau », un fait que l’on retrouve dans cette ballade à laquelle ne s’attendait pas.  »Insondables » est le fruit d’une collaboration avec l’Américain Martin Kierszenbaum, co-compositeur et producteur.

A LIRE AUSSI >> Ce qu’on a appris en regardant  »Stolen Car », le nouveau clip de Mylène Farmer avec Sting.

La photo de la pochette du single est issue du même shooting que le cliché de l’album. Elle met Mylène Farmer parmi les étoiles, chevelure rousse flamboyante et tenue légère. L’artiste est iconique. Le thème de l’espace est d’ailleurs un thème cher au cœur de la star. Déjà en 2013, Timeless s’inspirait de l’univers cosmique.

Insondable

 

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UNE MYLENE SEREINE

Posté par francesca7 le 8 novembre 2015

 

Sereine. C’est ainsi que Mylène Farmer apparaît sur la couverture du nouveau numéro de Gala. La chanteuse a accordé la primeur de sa première interview pour la sortie de son dixième album à nos confrères, donnant à découvrir une artiste apaisée et confiante, comme si enfin Mylène se révélait à elle-même, à 54 ans. Toutefois, « la femme, elle, reste privée » a-t-elle rappelé, expliquant qu’« il faut une certaine dose de détermination, mais aussi de fragilité pour exercer ce métier ».

« L’écriture m’a fait voyager au-delà de toute espérance »

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L’interprète de « Sans contrefaçon » s’est tout de même fendue de quelques confidences au sujet de son état de santé, alors qu’elle était apparue les béquilles à la main sur le tournage de son dernier clip  »Stolen Car » au mois de septembre. « Le 16 mars dernier, j’ai glissé sur les pavés et je me suis fracturé tibia et péroné. La tête dans les étoiles, je ne l’ai eue qu’une fois plâtrée jusqu’à l’entrejambe. Immobilisée, j’ai eu tout mon temps pour écrire mon album et illustrer un beau conte philosophique, « L’étoile polaire » de Michel Onfray » a-t-elle déclaré, expliquant avoir compris que « le soutien de ceux que vous aimez est fondamental et qu’à tout malheur peut succéder une renaissance ». « Je devais être sous l’ordonnance d’une bonne étoile, car l’écriture et le dessin m’ont fait voyager au-delà de toute espérance durant cette longue période alitée » explique-t-elle.

« Interstellaires » dans la lignée de « Bleu noir » et « Anamorphosée »

Par conséquent,  »Interstellaires » se distingue dans sa discographie, même si Mylène Farmer n’a pas le sentiment de « changer », plutôt d’« avancer » et de « découvrir ». La chanteuse considère ce nouvel opus comme une « continuité dans le changement », à l’image de ses albums « Anamorphosée » (1995) ou « Bleu noir » (2010) . Ce nouveau projet est le fruit d’une collaboration avec Martin Kierszenbaum et The Avener, lequel a dit le plus grand bien de la chanteuse à Pure Charts.

« Quand il n’y a plus de place pour la différence, la pensée décline »

Lors de cet entretien fleuve, l’artiste s’est également confiée à propos de ses inspirations. Elle a rappelé que « la peur n’est pas un moteur » et ce qui la faisait évoluer était « l’ennui ou la crainte de l’ennui ». Quant à la sortie de son nouveau disque aux États-Unis sur le label de Martin Kierszenbaum, Mylène Farmer la considère comme « une jolie surprise » et « non pas un enjeu » : « L’idée d’une distribution outre-Atlantique est amusante ». La chanteuse n’a d’ailleurs « aucun regret » de ne pas avoir démarré de carrière en Amérique, comme on il lui avait été proposé il y a 20 ans. « Cela m’a permis de m’exprimer dans ma langue maternelle. C’était ma décision » a-t-elle dit.

« L’autre est essentiel à ma santé mentale »

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Les fans en apprendront davantage sur la dimension mystérieuse que la star s’évertue à entretenir. Elle explique dans l’entretien ne pas vouloir dialoguer sur les réseaux sociaux comme le font beaucoup d’autres artistes. « Il me semble que je suis, au contraire, très présente. Ce n’est pas de mon fait, certes. Mais je préfère laisser les gens s’exprimer librement, sans intervenir. Ce que j’ai à partager se trouve dans mes albums, mes clips, mes concerts, et plus rarement dans quelques interviews » a-t-elle souligné. En revanche, Farmer a confié n’être pas faîte pour la solitude, contrairement aux idées reçues et révèle, amusée, être « solitaire, indépendante, libre mais rarement seule… L’autre est essentiel à ma vie. Et à ma santé mentale ! ».

« L’esprit de meute est destructeur »

Se réservant de se prononcer sur des sujets d’actualité bouillants, Mylène Farmer a néanmoins répondu à une question concernant le départ de Claire Chazal du JT de TF1, et notamment sur le tollé médiatique engendré par celui-là. « Je trouve l’esprit de meute déroutant et destructeur. Il répond au diktat de la pensée unique, comme si les plus nombreux ou les plus influents détenaient la vérité. Ce rapport de force n’est pas nouveau, mais il a pris de l’ampleur dans le jeu médiatique. Quand il n’y a plus de place pour la différence, le dialogue, la contradiction ou la nuance, la pensée décline » a-t-elle conclu.

Jonathan HAMARD

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INTERVIEW de Mylène pour Gala 2015

Posté par francesca7 le 8 novembre 2015

C’est une nouvelle odys­sée qu’elle s’apprête à débu­ter avec Inters­tel­laires, dans les bacs ce 6 novembre 2015. Un dixième album conçu comme un défi à la gravité et le mani­feste de ses nouvelles attrac­tions. Suivez l’étoi­le…

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Plus profonde, mais, para­doxa­le­ment, plus légère. Telle est l’ar­tiste que le public va redé­cou­vrir avec Inters­tel­laires, son dixième album studio, composé dans sa quasi-tota­lité par l’Amé­ri­cain Martin Kiers­zen­baum et voulu comme une envo­lée vers des cieux aussi déga­gés qu’im­menses. Telle semble aussi la femme, plus apai­sée, moins braque, sans doute la première intri­guée par la possi­bi­lité de deve­nir qui elle est. 

Mylène Farmer, le cheva­lier d’Eon et de néons de la variété française, en a fini avec le traves­tis­se­ment, les effets de style. Musi­ca­le­ment, guitares, basses, piano et batte­rie se distinguent, mais sans la sono­rité martiale de ses dernières produc­tions, plutôt comme une rampe de lance­ment à sa voix aujourd’­hui parfai­te­ment maîtri­sée. Plus directs, souvent portés par d’im­pa­rables ballades, ses textes, eux, reflètent son envie d’au­then­ti­cité. Elle n’a jamais triché, mais elle s’est souvent sous­traite au prin­cipe de réalité, lais­sant la légende et les fantasmes embuer son miroir. Elle s’y voit mieux et elle ne s’y voit plus seule (…).

(…)

Gala : Votre dixième album studio, Inters­tel­laires, est un autre point de rupture. Nouveau son, nouveaux colla­bo­ra­teurs. Certains de vos fans appré­hendent le chan­ge­ment. Plus que vous, semble-t-il…

M.F. : C’était déjà le cas pour Anamor­pho­sée que l’on avait placé sous le ciel de Cali­for­nie, ou Bleu Noir écrit avec Moby, Archive ou RedOne. Je n’ai pas le senti­ment de chan­ger, mais celui d’avan­cer, de décou­vrir… L’ap­pré­hen­sion est compré­hen­sible. Lorsqu’on aime une personne, on a envie de la retrou­ver intacte, telle que dans ses souve­nirs. Mais je ne ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aven­ture.

(…)

Gala : En sautant dans l’in­connu avec Inters­tel­laires, ne vous êtes-vous pas rappro­chée de vous-même, en fin de compte ? De quoi aviez-vous peur avant cette ouver­ture artis­tique à l’autre ?

M.F. : La peur n’est pas un moteur chez moi. Par contre, l’en­nui, ou la crainte de l’en­nui, est bien souvent ce qui me fait évoluer vers d’autres mondes. J’ai aussi besoin de nour­ri­tures. Apprendre des autres est impor­tant.

(…)

Gala : Accor­der votre confiance, vous y parve­nez spon­ta­né­ment ? Ou est-ce un élan que vous réfré­nez ?

M.F. : C’est, comme pour la plupart des gens, s’en­ga­ger dans un chemin long et périlleux. Il ne suffit pas d’exi­ger la confiance de l’autre, il faut égale­ment s’en montrer digne. Si je ne sais pas faire confiance spon­ta­né­ment, en revanche, mon instinct m’in­dique immé­dia­te­ment les personnes qu’il faut fuir ! (Rires)

(…)

Gala : Aujourd’­hui, images, mots, tout se bous­cule et se chasse. La rareté devient un risque d’ex­tinc­tion. Vous l’as­su­mez ?

M.F. : Permet­tez que j’ex­prime mon désac­cord. Depuis l’ori­gine des temps, la rareté est un indice de valeur et de réfé­rence. Les hommes n’ont cessé de se mettre en danger pour s’em­pa­rer de ce qui est rare, le proté­ger. La « confu­sion » à laquelle vous faites réfé­rence est un épiphé­no­mène média­tique. On lance des trajec­toires éphé­mères pour le seul profit immé­diat. Cela entre­tient le quoti­dien mais, quel que soit le domaine, les grands rendez-vous sont toujours rares. Les étoiles filantes ne font pas la voie lactée.

(…)

Gala : Dans plusieurs titres de l’al­bum Inters­tel­laires, les mots « aimer » et « disso­nance » reviennent. Comme si ce n’était plus l’al­té­rité, mais la sépa­ra­tion, la déchi­rure, qui vous inquié­tait. Pour vous, elle est là l’hor­reur du temps qui passe ?

M.F. : Le temps qui passe est un maître despo­tique. On a beau aimer, pleu­rer, rire, parta­ger, vivre … Nous sommes les héros d’un film et nous n’igno­rons pas que nous allons mourir à la fin. Nus et, je l’es­père, dignes.

Gala : Le thème de la déli­vrance court égale­ment tout le long de l’al­bum. A l’in­verse de Sartre qui disait « l’en­fer, c’est les autres », diriez-vous que l’autre, c’est la provi­dence ?

M.F. : Nous sommes notre propre enfer ou notre propre déli­vrance. Certes, je ne suis pas opti­miste, mais je ne suis pas pessi­miste non plus, plutôt tragique… L’op­ti­miste s’at­tache au meilleur autour de lui. A l’in­verse, le pessi­miste n’en­vi­sage que le pire. Le tragique, lui, tâche de voir le réel tel qu’il est. J’es­saie de voir le réel tel qu’il est. L’autre en fait partie.

(…)

Propos recueillis par Thomas Durand

Retrou­vez l’inté­gra­lité de notre sujet « Mylène Farmer: Intime », notre inter­view et notre shoo­ting exclu­sif réalisé par Sylvie Lancre­non, dans le maga­zine en kiosque ce mercredi 4 novembre.

(Crédit photo ouver­ture: Sylvie Lancre­non / robe BCBG Max Azria, chauffe-épaules La Perla, sandales Giuseppe Zanotti, bagues person­nelles)

(Crédits photo avec Sting: Bruno Aveillan / pochette et livret album Inters­tel­laires: Ralph Wenig)

SOURCE  : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_la_peur_n_est_pas_un_moteur_chez_moi_353098

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Sting et Mylène Farmer en duo

Posté par francesca7 le 24 octobre 2015

 

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Voici une association qui aurait été impossible quelques décennies plus tôt. Sting et… Mylène Farmer. Oui comme je vous le dis : dans ce même titre “Stolen Car” tiré de l’album à venir de la chanteuse “Interstellaire”. La chanson est une reprise du titre éponyme de Sting sortie en 2004. Et les deux en parlent.

Mylène Farmer : “C’est une grand chanson. Je suis très contente de l’avoir reprise et de la partager. Et je vais embrasser Sting sur la joue…”

Sting : “Wow. J’adore mon boulot.”

Mylène Farmer, qui a 10 albums studios à son actif a réécrit la chanson en français : “Sting est quelqu’un de très humble, il a tellement de talent. Je suis vraiment très honorée d’avoir travaillé avec lui et de partager ça avec lui.”

Sting : “Vous savez quand vous chantez ensemble, en harmonie, il faut parler avec l’autre. Il faut apprendre comment ils parlent et eux doivent apprendre comment vous parlez. Cela devient comme une danse.”

“Stolen Car” est le premier extrait de l’album “Interstellaires” de Mylène Farmer, dont la sortie est programmée le 6 novembre en France, mais aussi aux États-Unis

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Mylène Farmer Interview au Magazine « Rolling Stone »

Posté par francesca7 le 3 octobre 2015

 

Mylène Farmer part à l’assaut du marché américain. Pour la première fois en 30 ans de carrière, la chanteuse française accorde une interview à un très important média US. Récit de cette rencontre.

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Pour son grand retour, ce n’est ni à Paris Match, ni à France 2, TF1 ou TV Magazine - ses formats privilégiés – que Mylène Farmer a accordé la primeur de sa première interview. La chanteuse a préféré répondre aux questions du magazine américain Rolling Stone en compagnie de Sting, lequel partage avec elle une reprise de son titre  »Stolen Car », premier extrait de son nouvel album  »Interstellaires » attendu dans les bacs le 6 novembre. Fait inédit en 30 ans de carrière !

Peut-être inspirée par Stromae et Christine and the Queens, qui tentent chacun à leur manière d’imposer leur univers outre-Atlantique, l’interprète de « Libertine » vient d’y publier son nouveau single sur le label de Sting, Cherrytree Records, alors qu’elle aurait signé un contrat avec Interscope Records (Madonna, Lady Gaga) pour une sortie US de son nouveau disque (RTL). C’est la raison pour laquelle Mylène Farmer a accepté de sortir de l’ombre pour répondre aux questions de nos confrères, enthousiaste à l’idée de « découvrir les Américains ».

Mylène Farmer, « la femme idéale »

Lors de cette interview, les deux artistes se sont longuement exprimés à propos de leur rencontre. Mylène Farmer a précisé qu’elle avait été à l’impulsion de cette collaboration, nous en livrant par ailleurs les détails. « J’ai pris l’avion pour New York, parce que je voulais vraiment voir sa pièce, « The Last Ship », et je l’ai trouvée très émouvante et sombre. Les chansons étaient belles, le jeu des acteurs incroyable et j’en suis tombée amoureuse. Et puis j’ai demandé à Sting s’il aimerait faire quelque chose avec moi » a-t-elle raconté, avant que le Britannique rapporte à son tour qu’il avait écrit la chanson « Stolen Car » (2003) « pour qu’il y ait une voix féminine sur les refrains ». « J’attendais la femme idéale pour interpréter la chanson, et Mylène était cette candidate parfaite » a-t-il ajouté.

Mylène Farmer révèle aussi qu’elle a travaillé seule, « cachée dans le recoin d’une pièce », sur la traduction du texte en français, pendant que Sting louait le fruit de leur union artistique : « Nous avons produit ensemble quelque chose de bien mieux que je pourrais le faire moi-même ».

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« Je me suis cassé la jambe en deux morceaux »

Concernant le clip, dont les premières images sulfureuses ont provoqué de nombreuses réactions, le tandem a parlé d’un tournage qui a duré « deux journées de douze heures ». Pendant les différentes prises, Mylène Farmer a d’ailleurs été aperçue avec des béquilles. De quoi provoquer l’inquiétude de ses admirateurs. « Je me suis cassé la jambe en deux morceaux il y a cinq mois, et c’est presque réparé à présent. Mais je devais porter des talons hauts dans le clip et a j’ai dû être très prudente. Sting a été très gentil avec moi et très attentionné, parce que je ne pouvais pas marcher » a rassuré la chanteuse.

Cette interview s’est conclue par une question relative à la perception que chacun des deux artistes a du public. Sting a parlé des Français qui auraient selon lui « une compréhension de haut niveau de la musique », tandis que Mylène, elle, a qualifié les Russes de « tout à fait étonnants ». Rien de neuf sous le soleil mais une très belle exposition pour celle qu’on présente déjà outre-Atlantique comme la French Madonna. Et ce n’est qu’un début…

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-99024.html#8VDYi2Xh4bxZsX50.99

 

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Stolen Car : Mylène Farmer Déc 2015

Posté par francesca7 le 29 septembre 2015

 

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Mylène Farmer et Sting pourraient bien signer l’un des tubes de l’automne avec leur duo « Stolen Car », dont le clip sera très bientôt dévoilés. Mais comment la chanteuse française a-t-elle rencontré l’ex-membre du groupe The Police ?

C’est l’un des comebacks les plus attendus de l’année. Pour annoncer la sortie de son dixième opus intitulé  »Interstellaires », Mylène Farmer a dévoilé le single  »Stolen Car », une reprise d’un titre de Sting datant de 2003, revisité par The Avener. L’artiste a souhaité faire son retour accompagnée de l’ex-chanteur de Police pour un duo romantique. Le morceau s’est immédiatement hissé en tête des charts français et entame même une timide carrière internationale puisque la chanteuse a signé un contrat avec le label Cherrytree Records de Sting. Un clip sera dévoilé au début du mois d’octobre pour accompagner la promotion de ce titre. Celui-ci a été tourné sur les quais de Paris et dans une suite de l’hôtel Royal Monceau pour illustrer les paroles sensuelles de leur duo évoquant l’adultère.

« Elle ose lui témoigner son admiration »

STOLEN CAR
S’ils n’avaient jamais affiché leur amitié jusqu’à présent, Mylène Farmer et Sting se connaissent depuis plusieurs années. C’est ce que révèle le magazine Gala dans son nouveau numéro. « Leur reprise de « Stolen Car » est avant tout le résultat d’une jolie collision » racontent nos confrères, expliquant que les deux artistes se sont vus pour la première fois en 2009, lors d’un concert de Sting à Londres, après la sortie de l’album « If on a Winter’s Night ». « Spectatrice dans la salle, puis invitée en coulisses, Mylène ose lui témoigner son admiration ». Il a fallu attendre cinq ans de plus pour que l’interprète de « Pourvu qu’elles soient douces » se décide à approcher Sting en vue d’une collaboration. En plein écriture de ses nouveaux morceaux, elle s’est rendue à New York pour assister au musical  »The Last Ship », porté par le Britannique. Et l’idée d’un duo est née…

En 30 ans de carrière, Mylène Farmer a enregistré plusieurs duos, avec Jean-Louis Murat, Seal, Khaled et plus récemment Moby. A ses débuts, elle avait également accepté de chanter à deux sur différents plateaux de télévision, notamment avec Guy Béart (« Mon cher Frantz ») qui nous quittait cette semaine. Toutes ces collaborations ont brillé dans les charts jusqu’à présent. « Stolen Car » est bien parti pour suivre le même chemin…

 

 

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-98929.html#SOsWuQwThzK5Y0dU.99 

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Clip de Mylène Farmer « Interstellaire »

Posté par francesca7 le 29 septembre 2015

 

INTERSTELLAIRETourné au début du mois de septembre sur les quais de la Seine, à Paris, et dans un luxueux hôtel non loin de l’Arc de Triomphe, le clip de Mylène Farmer et Sting fait déjà grand bruit. Et pour cause, de nombreux photographes étaient présents sur les lieux du tournage supervisé par Bruno Aveillan, réalisateur avec lequel la chanteuse avait déjà collaboré à plusieurs reprises par le passé. Les clichés montrent les deux artistes s’embrasser et se serrer dans les bras l’un de l’autre face à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ils ont bien évidemment fait couler beaucoup d’encre. La vidéo, qui ne devrait pas être dévoilée dans son intégralité avant le début du mois d’octobre, collera au plus près au texte de  »Stolen Car », une reprise d’un titre de Sting réarrangé par The Avener pour en faire un duo particulièrement efficace. L’histoire de « Stolen Car » est celle d’un homme marié qui vole une voiture pour aller retrouver sa maîtresse.

Et c’est un teaser très sensuel que Mylène Farmer et Sting dévoilent à présent pour mettre l’eau à la bouche de leurs nombreux admirateurs. Ces quelques secondes laissent notamment entrevoir des scènes sexy de la chanteuse en sous-vêtements, nous plongeant dans une ambiance proche de celle du clip « California » (1996), signé Abel Ferrara.
 

 

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« Stolen car », premier single du nouvel album de Mylène Farmer « Interstellaires »

à paraitre le 06 novembre 2015 

« Stolen Car » est le premier extrait du nouvel album « Interstellaires » de Mylène Farmer. La sortie serait prévue le 6 novembre à en croire le décompte mis en route sur le site officiel mylenefarmer-interstellaires.com fraichement mis en ligne. Le nouveau cru comportera 11 pistes encore en cours de mixage, annon­cées comme « un lumi­neux big bang, un vent de renou­veau, dans l’uni­vers de la chan­teuse » par nos confrères du magazine Gala. Fini Laurent Boutonnat ! Le complice de toujours a cédé sa place à un Britannique dont le nom est tenu secret.

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-99013.html#tQPzP2Tb563RQivS.99

 

 

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Mylène Farmer dévoile « Interstellaires »

Posté par francesca7 le 27 septembre 2015

« Interstellaires » :la pochette et la tracklist de son nouvel album – paru dans PureCharts

Le visuel et le nom des compositeurs de l’album « Interstellaires » viennent d’être révélés, augurant un vent de renouveau dans la carrière de Mylène Farmer.
photo_Pure chart
 
Le nouvel album « Interstellaires » de Mylène Farmer continue de se dévoiler sur un site internet éphémère et éponyme ouvert il y a quelques jours. C’est tout d’abord l’annonce de sa date de parution qui a été révélée avec le lancement d’un compte-à-rebours où les jours, les minutes et les secondes nous projettent au 6 novembre. Par ailleurs, les admirateurs de l’artiste ont également pu y découvrir un court teaser du clip de son duo  »Stolen Car », partagé avec Sting, et dont le tournage s’est déroulé au début du mois de septembre dans la capitale. Il suffisait de cliquer sur une étoile scintillante pour regarder les premières images sensuelles signées Bruno Aveillan, réalisateur de nombreux spots publicitaires pour différentes marques de luxe, avec lequel Mylène Farmer avait déjà collaboré sur deux clips en 2008 et sur sa tournée de 2009. « Interstellaires », étoiles scintillantes…

Avec le compositeur de Lady Gaga et Natalia Kills

Le thème de l’espace, dont découlent les notions d’intemporalité et d’infini déjà très présentes dans son dernier show  »Timeless 2013″, semble avoir beaucoup inspiré la jolie rouquine. Quelques-unes des 11 autres pistes que renfermera le cru 2015 suivent aussi cette ligne directrice : « Voie lactée », « A rebours »… Sur le site internet nouvellement ouvert, viennent d’être dévoilées la tracklist ainsi que la pochette de l’album « Interstellaires ». Outre le duo avec Sting, plusieurs autres morceaux pourraient avoir été écrits en partie dans la langue de Shakespeare : « Love Song », « City of Love » et « I Want You to Want Me », dont beaucoup imaginent qu’il s’agit d’une reprise du groupe de rock Cheap Trick. Il n’y aurait rien d’étonnant à ce que Mylène Farmer intègre la chanson d’autres artistes sur son disque puisque son duo « Stolen Car » est en réalité un titre de Sting publié en 2003. C’est le DJ star du moment, The Avener, qui en a assuré la modernisation.

D’ailleurs, Le Parisien vient de révéler que le Niçois a produit une autre piste de l’album. Quant à nos confrères du magazine Gala, ils avaient récemment laissé entendre que le successeur de « Monkey Me » (2012) serait le fruit d’une collaboration avec un producteur relativement connu dans le milieu, sans donner son nom. Ce n’est désormais plus secret : il s’agit de Martin Kierszenbaum, crédité en tant que co-compositeur et producteur de neuf morceaux. Créateur du label Cherrytree Records, filiale d’Interscope Records (Universal Music), sur lequel sont signés Sting, Coeur de Pirate ou encore Robyn, le musicien américain a déjà apporté sa touche personnelle à la musique de Lady Gaga, Natalia Kills et Feist. C’est donc la deuxième infidélité de Mylène Farmer à Laurent Boutonnat en un peu plus de 30 ans de carrière. Le compositeur a signé la quasi totalité de ses chansons, à l’exception de celles publiées en 2010 sur l’album « Bleu noir ». Il se murmure que le tandem ne s’entend plus depuis quelque temps.

L’Amérique dans le viseur

Quant à la pochette de ce dixième opus, elle montre l’artiste figée, le regard impénétrable, dans une robe en mouvement. Un contraste qui la rendrait presque insaisissable, perdue au milieu de nulle part. Cette photo semble ravir les admirateurs déçus par les pochettes des derniers disques de Mylène Farmer. Un vent de renouveau semble donc souffler sur la carrière d’une artiste qui se donne les moyens de séduire le public américain, « Interstellaires » devant paraître outre-Atlantique. L’interprète de « Rêver » vient d’ailleurs d’accorder une interview au très populaire magazine Rolling Stone.

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-99085.html#thID2SRDpF8IX1E7.99

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