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NAGUI Présente MYLENE FARMER sur M6

Posté par francesca7 le 18 octobre 2014

 

Emission  FRÉQUENSTAR du 22 MARS 1989

 « C’est compliqué, le français ! »

1989-02-dNagui reçoit Mylène Farmer sur le plateau de son émission, qui n’a rien à voir, malgré un titre identique, avec l’émission que créera Laurent Boyer peu d’années plus tard. Mylène vient y présenter son nouveau clip, celui de « Sans Logique ». Habillée d’une veste noire, d’un pantalon noir et les cheveux rehaussés en un chignon strict, elle répond également aux questions de Nagui et a sélectionné quelques clips qu’elle souhaitait diffuser dans l’émission. L’ambiance oscille entre tension et bonne humeur, Mylène ayant visiblement parfois du mal avec l’humour de Nagui, et réciproquement, Nagui semble quelques fois désarmé face à Mylène. Il jongle  avec le tutoiement, le vouvoiement mais parvient néanmoins à faire parler Mylène de ses goûts littéraires, musicaux, de son spectacle à venir et même de son appartement !

Nagui : Mylène Farmer, merci d’avoir accepté notre invitation.

Mylène Farmer : Merci (sourire gêné)

N : C’est très gentil à toi, on est très contents, on est heureux comme tout ! La programmation musicale : tu écoutes beaucoup de musique en règle générale, dans ta vie ?

MF : Beaucoup de musiques de films.

N : Beaucoup de musiques de films ? Des bandes originales ?

MF : Oui.

N : Là en ce moment, tu as la tête prise par quelle musique de film ?

MF : Toujours « Mission » (film réalisé par Roland Joffé en 1986, nda). J’ai du mal à en…

N : C’est pas vrai ? Mais pourtant y en a eu d’autres depuis : y a eu « Le Grand Bleu », y a eu «Bagdad Café», y en eu plein !

MF : « Bagdad Café » oui, merveilleuse…

N : C’est bien, hein ? Et tu vas voir les films qui correspondent aux bandes originales ou tu te contentes de la musique ?

MF : Je me contente de la musique parfois, quelquefois j’y vais aussi à cause de la musique.

N : D’accord…

MF : Et quelquefois, le contraire.

N : C’est marrant, y a pas une seule bande originale dans tous les clips que tu as choisi.

MF : Non, parce qu’on a un petit peu trop vu « Bagdad Café ». « Mission », je pense pas que vous l’auriez passé. Si ?

N : Ha ben on se gêne pas pour en passer d’autres, hein !

MF : Ha, je ne savais pas…

N : Ha ben, on le fera la prochaine fois !

MF : D’accord.

N : Ca sera une occasion de revenir (rires). Elle est notre invitée, et par la même occasion on en profite pour vous présenter son clip, qui sera « clip des clips ». Du Mylène Farmer matin midi et soir, pendant une semaine ! Tout ça à la veille d’une tournée dont nous reparlerons tout de suite après ce tout nouveau clip, « Sans Logique ». Elle est pourtant Vierge, hein, elle est pas Taureau, contrairement à ce que vous allez pouvoir voir dans le clip ! (Mylène sourit)

Le clip de « Sans Logique » est diffusé en entier.

N : Voilà. D’où la pochette, vous comprendrez, pour la trace de sang qu’il y a sur le clip de Mylène Farmer, « Sans Logique ». On va en reparler bien sûr de ce clip, d’abord voyez le cadeau que vous allez pouvoir gagner grâce à cette merveilleuse émission que nous vous présentons sous vos yeux ébahis : vous allez pouvoir gagner le compact d’ « Ainsi Soit Je… », l’album; le compact de « Cendres de Lune », l’album; la cassette vidéo des clips volume un; la cassette volume 2 des clips (Nagui bafouille un peu pendant son énumération) et le baladeur avec la cassette de l’album dedans. (On voit tous ces cadeaux à l’écran) Pff, c’est beaucoup de cadeaux, tout ça !

MF : (suite aux bafouillages de Nagui) C’est compliqué, le français !

N : Hein, c’est compliqué, hein ! Surtout pour quelqu’un qui est es forcément né là-dedans ! (Nagui fait à l’évidence référence au fait que sa mère est professeur de français, nda) (Mylène rit)

Nagui revient alors sur le concours de la semaine précédente avant de se tourner à nouveau vers Mylène.

N : On va voir défiler les dates de la tournée. Ca démarre le 18…

MF : Le 18 mai, jusqu’au 25…

N : …mai, ça c’est pour les dates parisiennes. Ensuite y a plein de dates en province et puis comme y avait encore du monde, parce que là c’est déjà complet pour le Palais des Sports, vous avez rajouté une, voire deux dates, à Bercy au mois de décembre pour clore cette tournée. (Mylène acquiesce) Retour à la case départ, ça c’est génial ça !

1989-02-aMF : Oui, c’est formidable.

N : On peut rajouter une troisième date, si ça continue, non ?

MF : Eventuellement…

N : On va pas se gêner pour se faire du bien ! Ca comporte combien de personnes le Palais des Sports ?

MF : Je crois que c’est autour de cinq mille personnes.

N : Cinq mille personnes et y a sept soirs déjà pleins ?

MF : Oui.

N : Bon, ce qui fait déjà deux Bercy à lui tout seul, donc y a aucun problèmes on peut en rajouter, c’est l’équivalent. Alors Mylène, « Sans Logique » c’est un… Moi je suis surpris, on te voit pas nue dans « Sans Logique », c’est bizarre après « Libertine » et « Pourvu qu’elles Soient Douces »…

MF : C’est de la provocation, ça, Nagui !

N : Non je sais pas ! Ben écoute, c’est de la provocation aussi ce que tu fais des fois dans les clips.

MF : Non, le sujet ne se prêtait pas à la nudité, c’est tout.

N : Voilà. Alors en fait, tu as dit souvent dans la presse que le but n’était pas forcément de provoquer mais que s’il y avait certaines scènes qui pouvaient dérouter les gens, c’était parce que ça dépendait plus du sujet que du simple plaisir que de les choquer.

MF : Oui. Moi je n’ai aucun plaisir à me dénuder sur un plateau. C’est assez difficile, même si c’est en équipe réduite, c’est toujours plus difficile…

N : Oui mais enfin on devine que ça va être vu par des millions de gens, aussi…

MF : C’est vrai, mais ça on n’y pense pas. Il y a cette espèce de divorce, comme ça, sur le tournage. C’est pas la même chose…

N : C’est l’artistique distingué du vulgaire, c’est ça ?

MF : Je crois que oui, il y a une espèce d’inconscience, je crois, que de faire ça. Et puis quand bien même, hein ?! (large sourire)

N : Oui : sans contrefaçon, on se fout du qu’en-dira-t-on ! Alors, est-ce que tu as un côté justement inconsciente ou plutôt très, très, très consciente de tout ce qui se passe ?

MF : Je ne sais pas si je suis l’incarnation de la cartésienne, je crois pas, non. Mais je crois que j’ai les pieds en tout cas sur terre, oui.

N : T’as les pieds sur terre, et tu sais complètement ce que tu fais, ce que tu dis : tout est pesé, réfléchi et calculé. Quand tu écris les textes d’une chanson, c’est maîtrisé, dans tous les sens du terme.

MF : Oui, j’essaye en tout cas de les maîtriser. Je crois qu’il y a pas de perfection mais j’essaye d’y accéderN : OK. Alors, encore une fois dans ces fameuses interviews – c’est vrai que tu en donnes pas beaucoup des interviews…

MF : Parce que je ne m’y sens pas très à l’aise, c’est la seule réponse je crois.

N : Là, ça va pas bien ?

MF : Pas très bien, non ! (sourire)

N : Bon on va essayer que ça aille mieux ! Tu me dis, tu me fais un petit signe dès que ça va un tout petit peu mieux ! (rires de Mylène) Y a beaucoup de références dans ce que tu dis à Baudelaire, auquel tu rends un hommage dans « L’Horloge » en mettant en musique avec Laurent…

MF : Y a d’autres auteurs, mais c’est vrai que j’aime beaucoup Baudelaire. J’aime beaucoup…

N : Edgar Poe !

MF : Edgar Poe, c’est vrai.

N : Et Luc Dietrich.

MF : Luc Dietrich. J’aime beaucoup le théâtre de Steinbeck, mais il y en a tant d’autres. Je cite un petit peu, c’est vrai, toujours les mêmes parce que ce sont effectivement des livres de chevet.

N : Bon, et généralement si on prend Baudelaire et Edgar Poe, ils ont des problèmes existentiels. Là, tu as demandé Jacques Brel avec « Ne me quitte pas », ce qui peut aussi être un…

MF : …qui pourrait faire partie de la même famille, certainement, oui. Pour moi, c’est probablement le plus grand interprète, avec Reggiani aussi. J’aime beaucoup Reggiani. Et « Ne me quitte pas », c’est un cri qu’on formule très souvent.

Diffusion d’une séquence d’archive où Jacques Brel interprète « Ne me quitte pas ».

N : Une petite précision : en plus de tous les cadeaux que nous vous avons montré tout à l’heure, vous allez pouvoir gagner également deux invitations pour aller voir Mylène Farmer en concert, que ce soit à Paris ou en province vous pouvez écrire de partout. Et puis concernant – voilà l’affiche – (l’affiche du spectacle apparaît à l’écran) donc ce Palais des Sports, mais y a également les concerts parisiens du Palais Omnisports de Paris Bercy, les places ne seront en vente qu’à partir du mois d’avril.

MF : Oui.

N : C’est ça, hein ?

MF : Paraît-il…

N : Oui d’accord, mois d’avril. Bon alors, à propos de Jacques Brel, et pour revenir à ce côté Baudelaire et Edgar Poe, on a l’impression que par moments tu portes tout le malheur de la Terre sur tes frêles épaules.

MF : C’est lourd, quelques fois !

N : C’est lourd, hein ?!

MF : Moi-même, je suis très frêle et c’est difficile parfois.

N : Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Je veux dire, sans faire de confessions ou de psychanalyse, c’est récent comme tournure d’esprit, ou c’est quelque chose qui a toujours été ancré en toi comme sentiment ?

MF : Je vais dire quelque chose d’autre : c’est pour ça que moi je n’aime pas les interviews parce que je préfère, c’est vrai, dévoiler la nature de mes sentiments dans mes chansons plus que dans les interviews.

Pourquoi avoir toujours besoin de se justifier ?

N : Je parle pas de justification, je demande simplement d’où ça vient.

MF : Je ne sais pas. Y a des personnes, je crois, qui sont plus prédisposées à être heureuses ou malheureuses. J’en sais rien. Je ne dis pas que je suis malheureuse…

N : Ha non, t’as tout pour être heureuse, là !

MF : …je dis que je suis foncièrement lucide, ce qui engendre, je crois, quelquefois des désillusions et quelquefois du bonheur aussi.

N : Y a un inconvénient, j’allais dire, ou un enchaînement tout à fait logique, c’est que ton public s’identifie à tes goûts et à ta manière de voir la vie. On parle de Baudelaire, c’est le spleen, c’est la maladie du siècle, c’est « Les Fleurs du Mal », enfin bon (il s’adresse aux téléspectateurs) lisez Baudelaire, à propos, ça peut toujours vous servir dans la vie !

MF : Parce qu’il y a certainement, effectivement, beaucoup de personnes qui se retrouvent ou dans ces textes, ou dans cet univers musical, ou tout simplement dans cet univers. Je crois pas que toutes les personnes soient très, très heureuses et aujourd’hui je crois que c’est aussi de plus en plus difficile.

N : Et toi, qu’est-ce qui te rend heureuse ?

MF : Votre rencontre, probablement ! (grand sourire)

N : Bon ! Sinon, tu as demandé Depeche Mode. Qu’est-ce qui te séduit ? Le côté anglais, le côté rythmé ?

MF : Je crois que c’est un tout, là aussi. C’est un univers, d’abord, un compositeur qui est formidablement doué et puis des paroles qui sont assez belles, parce que je comprends l’anglais plus que je ne le parle, finalement ! (rires)

Diffusion d’un clip de Depeche Mode.

N : Le monsieur dont nous parlions pour les compositions, c’est Martin Gore, qui est le blond bouclé sur le devant…

MF : …qui est tout petit !

N : Tout petit derrière ses claviers ! L’ambiance dans laquelle tu vis : tu vis dans une ambiance sombre ? Eclairée ? L’appartement, comment ça se passe, l’intimité ? On sait qu’il y a les singes, les fameux singes…

MF : C’est très peu meublé, c’est rouge et noir (rires de Nagui qui visiblement ne peut s’empêcher de penser à Jeanne Mas !), et que dire d’autre ? Y a une très, très grande cheminée qui est très, très belle et j’ai une chambre qui est très, très sombre, qui approche le noir, c’est bleu marine très, très foncé.

N : Ca fait partie des couleurs que tu aimes bien, le noir, le bleu, le rouge… ?

MF : Oui. Le rouge, un petit peu moins.

N : Le rouge sang, peut-être, non ?

MF : La couleur du sang, oui, j’aime beaucoup, mais c’est un rouge très, très foncé, très dense.

N : Ce qu’on a vu dans le clip, le mariage par le sang, ce que des fois on fait quand on est gamin, tu l’as déjà fait ?

MF : C’est quelque chose que j’ai fait quand j’étais toute petite, mais au bout du doigt. Ca faisait moins mal !

Parce que l’entaille, là, était plus profonde ! (elle désigne en souriant sa main en référence à cette séquence du clip)

N : Oui, et puis c’était plus mignon en plus, mais c’était moins visuel donc on a essayé de le mettre dans la paume de la main ! (rires) Tu avais aussi raconté que « Sans Contrefaçon », tu avais déjà fait le côté garçon en mettant un mouchoir dans ton pantalon.

MF : Oui, je n’essaye pas de fabriquer des anecdotes.

N : Mais on va finir par trop bien te connaître, j’allais dire, entre les paroles de chansons et les clips !

MF : Finalement, oui.

N : Pour quelqu’un qui veut préserver sa vie privée…

MF : Je vais peut-être arrêter !

N : De chanter ?

MF : Peut-être ! (sourire)

N : Oh, dis pas ça, tu nous fais du mal ! (rires de Mylène) La déclinaison généralement de ce genre de clips, c’est d’aller un tout petit peu plus loin sur scène. Ca, c’est quelque chose qui a intéressé Thierry Mutin, qui te pose une question.

1989-02-fDiffusion d’une vidéo où Thierry Mutin, chanteur des années 80, s’adresse à Mylène.

Thierry Mutin : Bonjour Mylène. Pour moi, l’univers de tes clips est indissociable de ton image et j’aimerais savoir comment tu vas concilier tes clips et tes chansons sur scène.

N : Ha oui, le décor, l’ambiance…

MF : Je ne sais pas si je vais répondre à cette question, dans la mesure où je ne dévoilerai rien de cette scène. Je peux dire que cette scène sera le reflet certainement de mon univers et celui de Laurent Boutonnat.

N : D’accord. Un tout petit peu XVIIIème siècle sur les bords ?

MF : Non, du tout.

N : Du tout ! (ironiquement) Beaucoup de chevaux… (rires)

MF : (sur le même ton) Beaucoup de chevaux, de femmes nues, on l’a déjà dit ! (sourire)

N : …de femmes nues, du sang, voilà, bref ! Allez-y et emmenez une blouse parce que peut-être qu’il va se passer des choses ! (rires) Tom Waits (acteur et chanteur américain souvent présenté comme maniacodépressif, nda) : alors là c’est, encore une fois, comme Baudelaire, comme Edgar Poe qui était quand même un alcoolique, faut bien le préciser, Tom Waits c’est aussi l’image… Tu es attirée par l’alcool ? Tu es attirée par…?

MF : Je suis séduite par les hommes qui boivent, oui.

N : (interloqué) C’est vrai ?!

MF : Oui, c’est vrai.

N : Bon, ben j’ai aucune chance, écoute ! Alors, le « Downtown Train » (chanson de Tom Waits extraite de son album « Rain Dogs » sorti en août 1985, nda), c’est une ambiance de piano-bar que tu aimes retrouver ?

MF : Moi je connais très, très peu Tom Waits, c’est vrai. Je l’ai découvert au travers d’un clip qu’avait réalisé heu…aidez-moi ! Une photographe… (elle cherche)

N : Une photographe… Bettina Rheims ?

MF : Non, pas Bettina Rheims. Oh, c’est dommage on oublie les noms, c’est terrible…

N : Bon, on va le retrouver pendant le clip, en tout cas !

MF : Je vais réfléchir, oui. Et y a une ambiance qui est assez belle dans ses clips. Et puis il a une très, très belle voix.

Diffusion du clip de Tom Waits

N : (après la diffusion du clip, il se tourne vers Mylène) Tu as retrouvé la photographe ?

MF : Oui, qu’elle me pardonne : c’est Dominique Isserman, qui a beaucoup de talent (elle signera une séance photo avec Mylène pour l’album « Avant que l’Ombre…» en 2005, nda)

N : Je suis sûr qu’elle te pardonne ! (…)

Lancement d’une page de publicité, puis retour plateau.

N : Mylène Farmer, qui prépare ardemment sa scène. Ca veut dire quoi, préparer ardemment la scène ?

Répétitions, musiciens, déjà ?

MF : Pas encore, non.

N : Non ?

MF : Je vais le faire dès début avril. Mais quand même répétitions puisque je réalise les chorégraphies sur la scène. J’ai une jeune fille (Sophie Tellier, nda) qui les apprend pour pouvoir les inculquer aux autres danseurs.

N : Ha d’accord, donc en fait tu apprends à une personne qui après apprend aux autres ?

MF : Oui, parce que pendant ce temps-là, moi je répéterai avec les musiciens.

N : D’accord, donc puisqu’il faut analyser, je commence à comprendre comment il faut faire, donc il faut comprendre qu’il va y avoir des danseuses. Plusieurs danseuses, si y en avait qu’une ou deux, elle aurait appris aux deux en même temps. Non, y aura beaucoup de danseuses. On va y arriver à commencer à savoir quelque chose…

MF : Vous oubliez les danseurs !

N : Les danseurs ? Oui, pardon ! Danseurs qui seront peut-être choristes, aussi de temps en temps, à la fois.

MF : Je ne pense pas, non…

N : Elle ne pense pas. Vous voyez qu’on arrive à avoir des petits renseignements ! Bon, et la mise en forme aussi, parce qu’on a vu aussi plein de reportages chez nos confrères de Télé 7 Jours comme quoi tu courrais avec Rambo (surnom de son coach, Hervé Lewis, nda).

MF : Je n’en ai fait qu’un !

N : De reportage ?

MF : Oui (cf. Télé 7 Jours, 10.12.1988). J’ai effectivement un entraîneur qui s’entraîne avec moi –qui m’entraîne, plutôt- et qui m’apprend à courir, ce qui n’est pas une mince affaire !

N : Ca s’apprend, de courir ?

MF : Oh oui, c’est très difficile de courir bien, oui.

N : C’est pour quoi ? Pour la respiration ?

MF : C’est pour le…aidez-moi…pour la mise en forme…

N : Le souffle ?

MF : …c’est pour le souffle, c’est pour une mise en conditions, tout simplement.

N : Il parait que le plus dur, c’était d’arrêter de fumer. C’est vrai ?

MF : C’est vrai. D’arrêter de boire, aussi !

N : Ha oui ? Enfin, de l’alcool ?

MF : Non, du Coca Cola !

N : (…) Tu as arrêté de boire, plus de sucreries, plus rien ?

MF : Non. De moins en moins, en tout cas.

N : Et tu te présentes pour être Miss France bientôt, avec une forme comme ça ?

MF : Si vous êtes mon cavalier : peut-être !

N : Le cavalier ? Oh, je préférerais faire le cheval, soyons fous ! (rires de Mylène) Alors, voici Daniel Darc avec « La Ville ». Je sais que tu adores Daniel depuis Taxi Girl, tu te sens fan ? Pardon : vous vous sentez fan ?

MF : Fan n’est peut-être pas le mot approprié, j’aime beaucoup…

N : ‘Femme’, peut-être alors, non ?

MF : Non plus ! J’aime beaucoup son univers, j’aime beaucoup cette chanson et…que pourrais-je faire comme relation ? J’ai vu « Birdy » récemment (film de Alan Parker où un homme perturbé par son engagement dans la guerre du Vietnam se prend pour un oiseau, nda) et je trouve que ce pourrait être le personnage de « Birdy », voilà, qui veut voler et qui n’y arrive pas.

Diffusion du clip « La Ville » de Daniel Darc.

N : (…) Mylène, que va-t-il se passer dans les quelques jours qui vont précéder la tournée ? C’est-à-dire une fois que tout sera prêt, est-ce que tu vas te ‘concencrer’ (il bafouille) te concentrer ? ‘Consencrer’, aussi on peut !

MF : Choisissez ! (rires)

N : Je sais pas, ‘concentrer’ je préfère !

MF : …me concentrer…

N : (il reprend) …faire du yoga, te retirer, rester seule dans un coin, enfin je sais pas : qu’est-ce qui se passe, généralement ?

MF : Non…Je ne prépare jamais à l’avance, donc je ne sais pas.

N : Tu sais pas ?

MF : Non. Probablement je continuerai de m’entraîner et puis…et puis, je n’en sais rien.

N : Bon. Cette timidité médiatique, elle existe aussi dans la vie privée ?

MF : Avec mes très proches, non, parce que nous avons enlevé le masque, très certainement.

N : Et la main aussi ? (cette remarque de Nagui vient du fait qu’en répondant Mylène repose sa tête sur sa main)

MF : La main reste toujours, d’ailleurs elle est fixée ! (Mylène fait mine de ne pouvoir décoller sa main de son visage)

N : (…) Pour parler quelques petites secondes de Laurent Boutonnat, parce que c’est quand même la personne qui se cache derrière Mylène Farmer et qui fait plein de trucs : qui fait les musiques, qui fait les clips… Comment on peut le présenter au public, aux téléspectateurs ? Qu’est-ce qu’on peut dire de lui ?

MF : Oh, c’est un homme qui a un physique romantique, c’est un homme qui a ses névroses, qui a, je crois, beaucoup de talent et qui aime particulièrement la musique et le cinéma, je crois, et qui aurait envie et qui va réaliser un premier long-métrage.

N : Avec Mylène Farmer dans le premier rôle ?

MF : Je ne sais pas. (grand sourire)

Nagui revient ensuite sur le concours annoncé en début d’émission et annonce aux téléspectateurs la question : quel artiste Mylène a-t-elle associé dans ses goûts musicaux avec Jacques Brel plus tôt dans l’émission ? On revoit les cadeaux à l’écran et les dates de la tournée défilent à nouveau.

N : Y a plein de concerts, c’est la folie ! Y a combien de jours ou de mois de tournée ? Ca commence en mai, ça finit en décembre ?

MF : Non, ça commence…La salle parisienne (le Palais des Sports, nda), c’est en mai et la tournée en province commence en septembre, octobre, novembre et décembre, ce que vous disiez.

N : A Paris, oui, je peux le redire : décembre, le 8 et le 9, donc au palais Omnisports de Bercy (il s’agit en réalité des 7 et 8 Décembre, comme l’indique le bandeau défilant sur l’écran, nda). Le 12 Décembre, vous serez en concert, vous, Mylène Farmer ?

MF : (regard perdu) Je ne sais plus… (Mylène semble ne pas comprendre le sens de la question, et pour cause puisque Nagui fait erreur)

N : Le 12 décembre, c’est votre anniversaire, faut savoir ! (Nagui se trompe effectivement sur la date d’anniversaire de Mylène, nda) Les anniversaires, ça se fête ! Bon, tant pis !

MF : Oui, je ne comprends pas. C’est difficile de vous suivre !

1989-02-cN : Pas du tout ! C’est moi qui suis peut-être un tout petit peu fouillis ! Un petit commentaire sur Kate Bush, puisque c’est le dernier clip que nous allons voir ? C’est la version anglaise de Mylène Farmer ?

MF : Non, ne dites pas ça ! Non… C’est une chanteuse merveilleuse, elle est douée pour tout : pour la composition, l’écriture, le cinéma…

N : Oui, c’est ce que je voulais dire !

MF : Non, je ne fais sincèrement aucune relation.

N : Bon. Et y a eu déjà beaucoup de propositions, de scénarii pour Mylène Farmer ?

MF : Y en a eu quelques-uns, oui.

N : Qui n’ont pas reçu une réponse positive pour l’instant ?

MF : Non, parce que pour l’instant j’exerce ce métier que j’aime, qui est la chanson.

N : Oui. C’est vrai que si jamais vous ne faites pas de cinéma, ça serait cata pour vous ?

MF : Oui. Oui, oui. Sans parler de reconversion, je crois que ça serait une prolongation, une continuité. En tout cas, quelque chose d’essentiel pour moi.

N : OK. Merci, Mylène. ‘Vous’ avez été très sympa, ‘tu’ reviens quand tu veux !

MF : Je reviendrai ! Merci Nagui. (l’émission ne perdurant pas, Mylène ne pût honorer sa promesse, nda)

N : A bientôt. (Il annonce ensuite les prochains invités de l’émission, au nombre desquels figure Alain Souchon) T’aimes bien Alain Souchon ?

MF : Oui, j’aime bien Alain Souchon.

L’émission se finit sur un clip de Kate Bush.

 

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Un casting prestigieux pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 septembre 2013


 

Un casting prestigieux pour Mylène Farmer dans Mylène 2013 - 2014 images-24Les costumes sont une nouvelle fois signés Jean Paul Gaultier. Six tenues de scène de couleurs blanche, rouge, puis noire, et une somptueuse robe constellée de centaines de strass Swarowski aux reflets orangés. Contrairement à une des nombreuses rumeurs qui ont couru ces jours derniers, Mylène n’apparaîtra pas en blond platine, elle conserve ses cheveux roux. John Nollet a créé une coiffure qui n’est pas sans rappeler « Libertine ». Yvan Cassar sera au clavier et signe la direction musicale du spectacle. Mylène est entourée de six danseurs français, les chorégraphies sont de Christophe Danchot, de Mylène Farmer et de Franck Desplanches pour la chanson « À l’ombre »… Six musiciens et deux choristes – dont Esther, soeur de la chanteuse Princess Erika – complètent l’équipe. Mark Fisher a conçu la scénographie. Cinq robots se promènent sur scène dans un décor hyper futuriste, des lasers, le spectacle est conçu comme un voyage intemporel. Olivier de Sagazan, concepteur du clip « À l’ombre », était également de la partie. 

Une set-list très étudiée

Mylène Farmer entre en scène avec « À force de… » (album Monkey Me), puis interprète « Comme j’ai mal » (album Anamorphosée), et enchaîne avec « C’est une belle journée », premier titre chorégraphié. De nombreuses surprises émaillent ce show de deux heures, rappels compris : un duo virtuel avec Moby, des titres comme « L’instant X » ou « Sans contrefaçon » se refont une beauté avec de nouvelles orchestrations. Et deux autres titres, dont « Les mots », sont interprétés en duo sur scène avec Gary Jules, un auteur-compositeur-interprète américain de haut niveau. Parmi les moments forts de la mise en scène, signalons l’envol de Mylène au-dessus des spectateurs, suscitant une immense clameur dans la salle. 

Au final, les 15 000 spectateurs de Bercy en 2013 sont sortis ébahis de ce premier rendez-vous de la tournée Timeless. « Ce concert est une tuerie », clamait l’un. « C’est fantastique », reconnaissait un autre, à peine le dernier rappel achevé à 23 h 5.

Un programme « hyper » collector

Il se présente comme une boîte à crayons Caran d’Ache d’autrefois en métal de couleur rouge et numérotée. À l’intérieur, un livre regroupe 23 portraits de Mylène Farmer signés Bettina Rheims. Des photos ultra glamour où la chevelure rousse de l’artiste est mise en valeur. C’est la première fois que Mylène pose pour cette photographe. Une partie de ces clichés sera publiée dans Paris Match la semaine prochaine.

Des records, encore des records

La tournée Timeless 2013 s’arrête pour 10 soirs à Bercy. Les 156 000 places ont été vendues en quelques heures. L’ensemble des 39 dates (France, Belgique, Suisse, Biélorussie et Russie) attirera 450 000 spectateurs. Une fois encore, Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Thierry Suc n’ont pas lésiné sur la mise en scène, le son et les lumières. Cent trente personnes travaillent depuis de longues semaines sur le show, et vingt-quatre semi-remorques sillonneront la France pour transporter infrastructures, éléments de décor et costumes.

Une entrée spectaculaire

Lorsque les lumières s’éteignent, un mur d’images donne l’impression aux spectateurs de pénétrer dans un gigantesque vaisseau spatial. On est comme happé dans un dédale de couloirs et de boyaux. Quelques minutes encore, puis la musique et les lumières se réveillent. Au loin, on aperçoit un oeil, il grandit puis s’ouvre. Mylène trône dans son centre, tel James Bond dans ses génériques. On découvre alors la chanteuse en haut d’un grand escalier. Elle descend quelques marches, le spectacle commence..

Publié dans Mylène 2013 - 2014 | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer et Nathalie Rheims

Posté par francesca7 le 24 septembre 2012

Nathalie Rheims : Productrice / Ecrivain née le 25 Avril 1959 signe astrologique : taureau – Veuve de : Claude Berri

 

Mylène Farmer et Nathalie Rheims dans Mylène et L'ENTOURAGE Nathalie-Rheims Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri.

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu’en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d’actrice en alternant théâtre et téléfilms. Elle est surtout connue pour ses succès discographiques sous le nom d’Alix (Asphalte, Expérience inconnue). Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d’abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis Maurice_Rheims dans Mylène et L'ENTOURAGEpour France 2, en produisant avec Léo Scheer l’émission sur l’art Haute curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. Son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

Elle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer et la filleule de Yul Brynner.

Nathalie Rheims revient dans Paris Match sur les derniers jours de travail de l’immense réalisateur. Nous vous proposons quelques extraits émouvants de l’interview de celle que Claude Berri aimait si fort.

Trésor est un long métrage nourri par le quotidien de Claude Berri et Nathalie Rheims. L’idée est née quand le metteur en scène offre à sa bien aimée un chien, un Carlin. Cet adorable cadeau « suscite des réactions mi-amusées, mi-jalouses de Claude« . La succession de mésaventures touchantes ou un peu énervantes lui donne des idées et en juin 2008, il dit à sa compagne tout simplement : « On va faire Trésor. »

Affaibli par la maladie, il continue d’oeuvrer avec le même enthousiasme qui a motivé toute sa carrière. Après avoir assuré l’écriture du film avec Nathalie, il se lance dans le tournage. Quatre jours après, Claude Berri décède d’un AVC.

Nathalie Rheims qualifiera ces derniers jours sur le plateau de la manière suivante : « Il n’aura été là que quatre jours et pourtant, ce qui nous trouble beaucoup, tous, c’est que ce sera un film de Claude. »

Nathalie-et-Claude-Scan002-Claude Berri était un artiste avec un grand A. De ceux qui ne veulent pas que la maladie
gagne. « Mon obsession était que Claude meure avant sa mort. [...] Je voulais qu’il parte debout et c’est ce qui s’est passé, Claude est parti en tournant un film. » La mort est une épreuve douloureuse qui semble insurmontable. Voir son travail continuer « pour lui, sans lui, mais avec lui« , est une déclaration d’amour à toute son oeuvre, au cinéma et à ce qui le font.

Après son départ, François Dupeyron (Aide-toi et le ciel t’aidera) prend la relève. Conseiller technique et artistique sur Ensemble c’est tout, François Dupeyron connaît bien l’homme et suit toutes les directives de Claude Berri qui voulait de Trésor « une comédie très grinçante« .

Trésor, c’est un dernier cadeau de Claude Berri au cinéma, rempli de humour, un peu cynique mais profondément humain, comme l’était l’homme.
On a hâte de voir ce film sur nos écrans

 

La dernière compagne de Berri, l’écrivain et productrice Nathalie Rheims explique qu’elle n’a jamais eu l’intention d’arrêter le tournage après sa disparition .

mylene_farmer-STYLISTE-300x207En fait, c’est le metteur en scène François Dupeyron , qui avait déjà succédé à Berri pour achever La Femme de ménage et , Ensemble, c’est tout, qui a assuré les prises de vues. « On avait trop préparé Trésor pour y renoncer. L’essentiel était fait et il paraissait évident que nous devions continuer« , explique-t-elle dans le dossier de presse du film. « J’ai senti que Nicole Firn et l’équipe qui travaillaient avec Claude depuis des années pensaient la même chose que moi. ». Et elle précise : « On a tous eu l’impression de faire un film de Claude… François Dupeyron avait travaillé avec lui sur Ensemble, c’est tout et avait compris ce qu’aimait Claude, ses plans, sa façon de tourner, les ambiances, sa manière de diriger les acteurs ou de ne pas les diriger. Et puis…moi j’ai vécu pendant dix ans avec lui. J’avais intégré une bonne part de sa personnalité. Je suis persuadée qu’il voit son film, je suis persuadée que c’est ce film-là qu’il a voulu. Je n’en doutais pas un instant. ».

Nathalie Rheims revient aussi sur le changement dans la distribution. On se souvient que Yvan Attal pressenti pour donner la réplique à Mathilde Seigner avait été remplacé quelques semaines avant le premier tour de manivelle par Alain Chabat. « Yvan Attal avait lu le scénario et avait immédiatement accepté de jouer le rôle de Jean-Pierre. Pour le personnage de Nathalie, je suis allée porter le scénario à Mathilde Seigner qui, elle aussi, a tout de suite répondu. Mais Yvan a souffert du dos au point de se faire opérer au moment où l’on devait commencer le tournage. Entre temps, le film que devait faire Alain Chabat a été différé. Le scénario lui a plu et il s’est retrouvé dans le film. Au cours des essais, Claude a vu que le couple Alain Chabat-Mathilde Seigner fonctionnait : « Oh, c’est drôle, on dirait qu’ils jouent ensemble depuis toujours » avait-il dit en les voyant pour première fois. ». De son côté, l’actrice affirme : « Lors de la première semaine de tournage, Claude était très en forme, notamment le jeudi, quarante-huit heures avant sa disparition où il a beaucoup ri. A la fin d’une scène où on l’entendait pouffer, il est même venu nous dire bravo. Cette première semaine de tournage ne laissait pas du tout présager qu’il vivait ses dernières heures. »

Claude Berri a été enterré le 15 janvier 2009 avec une foule incroyable d’artistes et d’amis , terriblement touchés par ce grand bonhomme du cinéma

Après son départ, François Dupeyron (Aide-toi et le ciel t’aidera) prend la relève. Conseiller technique et artistique sur Ensemble c’est tout, François Dupeyron connaît bien l’homme et suit toutes les directives de Claude Berri qui voulait de Trésor « une comédie très grinçante« .

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Mylène F. et Christophe Danchaud

Posté par francesca7 le 27 avril 2012

 

Depuis l’enfance, Christophe Danchaud nourri une véritable passion pour le spectacle sous toute ses formes, il a toujours su qu’il évoluerait entre ombre et lumière.

C’est d’abord comme danseur qu’il trouve matière à son épanouissement personnel. Au fil des années, ses nombreuses expériences au sein de compagnies de danse, ses participations à plusieurs comédies musicales lui ont permis de découvrir différents univers, variés et toujours enrichissants.

Mylène F. et Christophe Danchaud dans Mylène et L'ENTOURAGE nars_couture_bouchra_jarrar_danchaud_c_418104905_north_545x

 De toutes ces rencontres et par la confiance qu’on lui accorde c’est tout naturellement qu’il devient chorégraphe (il participe à tous les shows de Mylène Farmer comme danseur et chorégraphe).Son désir de nouveauté et d’apprendre le pousse encore a accepter une nouvelle aventure : le maquillage.

 C’est le maquilleur Jacques Clemente, conscient de sa sensibilité artistique qui lui propose de devenir son assistant sur le film «Prêt-à-porter» de Robert Altman.

 Il comprend immédiatement quil a trouvé ici une nouvelle manière d’exprimer sa créativité, utiliser le maquillage pour raconter une histoire, révéler des émotions, transformer un visage, sublimer les femmes.    Dans le monde du maquillage et de la cosmétique, la richesse de son parcours lui confère une place unique, on lui reconnaît une grande spontanéité, une curiosité toujours intacte, une technicité remarquable et une vraie capacité à se muer dans tous les univers, mode, publicité et cinéma.

En quelques années il collabore avec les plus grands photographes : Karl Lagerfeld, Jean-Baptiste Mondino, Ellen Von Unwerth, Bettina Rheims, Dominique Issermann, Peter Lindbergh… Participe aux défilés : Dior, Lanvin, Galliano, Comme des garçons… et maquille les plus grandes actrices : Vanessa Paradis, Monica Bellucci, Audrey Tautou, Nicole Garcia, Sharon Stone, Catherine Deneuve, Marion Cotillard, Anouk Grinbergh, Jeanne Moreau, Virginie Ledoyen, Juliette Binoche, Keira Knightley…

 Instinctif et libre, Christophe Danchaud bouscule les genres avec pour seul objectif : créer les images de la beauté.

 

Interview de juin 2010 :

C’est grâce à NIVEA que Trendy Mood a pu interviewer Christophe Danchaud. Il a créé pour eux le look Fatale Innocence. Il m’a donc raconté son expérience avec cette marque très grand public dont il ignorait – presque – tout ! Mais avant de parler de cette collaboration, je me suis intéressée à son parcours si atypique…

Trendy Mood : Vous avez été danseur et chorégraphe, jusque là, c’est plutôt cohérent, mais comment passe-t-on de la danse au maquillage ?

MF2000_135a dans Mylène et L'ENTOURAGEChristophe Danchaud : J’ai commencé la danse [de manière professionnelle] très jeune, à 17 ans. J’ai fait du classique, puis du contemporain et du jazz. Je dansais, entre autres, pour Mylène Farmer. En 1996, je réalisais la chorégraphie de son show. Nous sommes très vite devenus amis, je la maquillais pour toutes ses apparitions en public.

A 28 ans, j’avais vraiment envie de faire autre chose que de la danse, j’ai été assistant d’un maquilleur pendant un an. Mais je suis surtout autodidacte. Quand on est danseur, on doit savoir se maquiller seul. Au début, j’avais donc deux casquettes, celle du maquilleur et du danseur. Mais je ne le disais pas, c’était mal vu. Et puis petit à petit je me suis dit qu’il fallait assumer ! J’ai toujours aimé peindre, dessiner, ça fait parti de moi. Cela montrait également aux gens que j’avais une certaine ouverture d’esprit.

Trendy Mood : Vous avez travaillé pour le cinéma, pour la mode. Maquiller quelqu’un dans un film ou pour une publicité ce sont deux approches très différentes ?

Christophe Danchaud : Pas tant que ça. Au niveau de la technique, pour moi, c’est la même chose. Pour la mode, lorsque je maquille une actrice, je ne tiens pas du tout compte de sa personnalité, je la considère comme n’importe quel mannequin. J’essaie de l’emmener ailleurs, dans un autre univers. Elles sont souvent férues de mode alors elles se prêtent facilement au jeu. Et puis tout est moins codé maintenant, on peut se permettre plus de choses.

[NDLR : Christophe Danchaud a maquillé notamment, Marion Cotillard pour Lady Black, Audrey Tautou pour Chanel N°5, Keira Knightley pour Coco Mademoiselle, Monica Belluci dans Astérix Mission Cléopâtre et dans d’autres films, Vanessa Paradis, une des amies, dans de nombreux films.  Il est également maquilleur sur les promos des films avec Monica, Marion, Vanessa, Audrey & co…]

Trendy Mood : Comment avez-vous réagi quand NIVEA vous a contacté ?

Christophe Danchaud : Je n’avais pas d’idée précise en tête. Je savais qu’il y a avait encore beaucoup de choses à créer [NDLR : la marque s'est lancée dans le make-up il y a seulement 10 ans]. L’important pour moi était que j’avais carte blanche. Ca a ensuite été une réelle collaboration.

Trendy Mood : Et vous, chez NIVEA, pourquoi avoir choisi Christophe Danchaud ?

NIVEA : C’est son parcours qui sort de l’ordinaire, son parcours artistique qui nous a séduit. Nous avions aimé le regard différent de Chantal Thomass. Là encore, nous savions que Christophe allait nous enrichir. Et au delà de ça, cela a été une véritable rencontre affective, nous avons travaillé en totale confiance. Nous avions la même logique de travail.

Christophe Danchaud : NIVEA est une marque encore en devenir au niveau du maquillage. Il y a cependant beaucoup de choix, beaucoup de matières. Rien ne m’a été imposé, nous avons toujours travaillé en accord. Je n’avais aucune idée de ce qu’était la « femme NIVEA ». La marque m’a donc aidé, proposé des produits. Nous avons travaillé autour des thèmes de l’été, de la dualité, d’une femme multi-facettes.

Je voulais un parti-pris très « couture », rock, moderne, d’où le blond platine et les lèvres très foncées. Par contre, j’aime les teints transparents, très peu chargés. Ce qui correspondait très bien avec l’image du « soin » de NIVEA. J’ai donc choisi un smoky d’été, marron un peu glossy. Pour les ongles, j’aime quand ils sont rouges, denses, affirmés. C’est ça l’élégance pour moi. Une femme peut ne pas être maquillée, si elle a les ongles rouges, elle est forcément élégante !

Trendy Mood : Au final, est-ce que Fatale Innocence ressemble à ce que vous aviez imaginé ?

Christophe Danchaud : J’avais imaginé une femme plus « boulversante », plus « sauvage ». Mais il fallait respecter les codes de NIVEA. J’en suis très content, nous avons réussi à apporter autre chose.

Trendy Mood : Allez-vous retravailler avec NIVEA ? Quels sont vos projets dans le futur ?

Christophe Danchaud : Cela fait un an et demi que nous travaillons sur Fatale Innocence. Et je suis ravi de cette collaboration. Peut-être qu’on remettra ça un jour, ce n’est pas encore prévu… Pour le moment, je travaille avec une amie styliste sur le maquillage de son premier défilé en juillet.

——————————–

Merci encore à NIVEA d’avoir permis cette rencontre et évidemment à Christophe Danchaud pour sa disponibilité malgré son torticolis et l’heure tardive !

écrit par Trendy Mood http://www.trendymood.com/christophe-danchaud-rencontre-nivea

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Mylène apprécie N. Rheims

Posté par francesca7 le 27 novembre 2011

Nathalie (Alix Jeanne) Rheims est un écrivain et productrice française née le 25 avril 1959 à Neuilly-sur-Seine. Amie chère à notre Mylène. Une belle complicité s’est installée entre elles. 

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70 

Belle déclaration : Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims  

Lire cette superbe déclaration de Nathalie Rheims à Mylène ici …. http://francescax7.unblog.fr/nathalie-rheims/

  

Mylène apprécie N. Rheims dans Mylène et les AUTEURS 220px-Nathalie_Rheims-Nancy_2011Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri

 

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie. 

 

En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L’un pour l’autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir. En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettre d’une amoureuse morte. Puis se succèdent Les Fleurs du silence et L’Ange de la dernière heure en 2001 et 2002. Toujours en 2002, Nathalie Rheims, coproduit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux. Le Rêve de Balthus, Lemylene farmer Cercle de Megiddo et L’Ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.

 

Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s’implique, au titre de producteur associé, dans les films, L’un reste, l’autre part, Les Enfants, Le Démon de midi, La Maison du bonheur, Ensemble, c’est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch’tis.

 

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. Son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

 

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

Elle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer et la filleule de Yul Brynner.

 

Ses œuvres romanesques

  • L’Un pour l’autre, Galiléee, 1999 (Folio)
  • Lettre d’une amoureuse morte, Flammarion, 2000 (Folio)
  • Les Fleurs du silence, Flammarion, 2001 (Folio)
  • L’Ange de la dernière heure, Flammarion, 2002 (Folio)MF2000_102a dans Mylène et les AUTEURS
  • Lumière invisible à mes yeux, Léo Scheer, 2003
  • Le rêve de Balthus, Fayard-Léo Scheer, 2004 (Folio)
  • Le Cercle de Megiddo, Léo Scheer, 2005 (Livre de poche)
  • L’Ombre des autres, Léo Scheer, 2006
  • Journal intime, roman, Léo Scheer, 2007
  • Le Chemin des sortilèges, Léo Scheer, Paris, 2008, 184 p., broché, 12,5 x 19 cm (ISBN 9782756101392)
  • Claude, Léo Scheer, Paris, 2009.
  • Car ceci est mon sang, Léo Scheer, Paris, 2010.
  • Le Fantôme du Fauteuil 32, Léo Scheer, Paris, 2011.

Ce livre est inspiré du roman Le Fauteuil hanté (1909) de Gaston Leroux

 

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NATHALIE RHEIMS

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

NATHALIE RHEIMS 190776-nathalie-rheims-25-03-09-637x0-1

Nathalie (Alix Jeanne) Rheims est un écrivain et productrice française née le 25 avril 1959 à Neuilly-sur-Seine.

 

Liens familiaux

Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri.

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

Biographie

Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu’en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d’actrice en alternant théâtre et téléfilms. Elle est surtout connue pour ses succès discographiques sous le nom d’Alix (Asphalte, Expérience inconnue). Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d’abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis pour France 2, en produisant avec Léo Scheer l’émission sur l’art Haute curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.

En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L’un pour l’autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir. En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettre d’une amoureuse morte. Puis se succèdent Les fleurs du silence et L’Ange de la dernière heure en 2001 et 2002. Toujours en 2002, Nathalie Rheims, co-produit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux. Le rêve de Balthus, Le Cercle de Megiddo et L’ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.

Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s’implique, au titre de producteur associé, dans les films, L’Un reste, l’autre part, Les enfants, Le Démon de midi, La Maison du bonheur, Ensemble, c’est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch’tis.

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. En parallèle, son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

270171_rheimsNElle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

 

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

 

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

 

mylene farmerNathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

LAURENT ET TOI Mylène

 

Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

 

nathalie_rheims_diaporama_largeEt aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

 

Drag and drop mePersonnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre !Drag and drop me 

 

mylene farmer

 

 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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