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Sylvie Lancrenon, une belle rencontre avec Mylène

Posté par francesca7 le 15 avril 2016

 

 

Sylvie Lancrenon est une photographe et réalisatrice française née à Casablanca le 6 février 1959.

Sa carrière a débuté à 18 ans sur un plateau de tournage de Claude Lelouch. Elle a collaboré pendant une dizaine d’années en tant que photographe de plateau avec des réalisateurs tels que Jean Becker ou Pascal Thomas.

Des liens tissés avec les acteurs, elle développe un travail intimiste qu’elle poursuit avec les médias ELLE, Marie-Claire, Glamour, Crash Magazine.

Sa production est constituée de photographies de beauté, mode, portraits de personnalités.

Elle est également auteur de campagnes publicitaires pour Mauboussin et Mixa.

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Réalisation

En 2012, elle réalise un portrait filmé de Serge Lutens, en 2013, Emotional Rescueen 2014, Chambre 401 avec Mélanie Thierry.

Bibliographie

  • CUBA LIBRE Emmanuelle Béart Schirmer-Mosel  
  • FRAGILE Mylène Farmer Éditions Anne Carrière  

Sylvie Lancrenon s’est confiée :

 L’exposition est visible du 5 juin au 31 juillet 2015.« La beauté m’inspire.
Les femmes sont au coeur de mon travail depuis toujours.
Je cherche leur nature profonde au-delà de l’apparence.
J’aime capter la féminité affirmée, oubliée, cachée, latente.
Sensible à la fragilité qui se cache derrière la puissance d’un corps.
J’aime dévoiler la sensualité et l’élégance des femmes.
J’aime raconter des histoires.
Leurs secrets, leur fragilité, leur pureté.
Là est mon défi artistique : saisir l’intimité d’un être, sans le connaître.
La danse a toujours été pour moi une source d’inspiration. L’expression corporelle
qu’elle soit dans l’effort, dans l’abandon où le désir est une obsession.
Le corps de Mylène m’inspire, je veux en dévoiler la force dans les moindres détails.
Le challenge est de taille, je dois en une après midi raconter une histoire qui deviendra la nôtre.
C’est le moment où se construit notre relation.
Appréhender et percevoir la vérité d’une émotion.
Sans artifice, en toute sincérité.
Je lui propose de ne rien avoir d’autre que des matières comme partenaire, du talc, de l’argile, de l’eau.
Le décor est pur et minimal : une grande cerce entourée d’un voile blanc.
Pieds nus sur la terre organique.
Une robe comme une seconde peau.
Retour aux origines de l’enfance, une page blanche, intemporelle.
Je suis à la merci de l’émotion que me provoque mon sujet.
Etre à l’affût du moindre regard, du corps qui se tord et s’exprime devant moi. ».

« FRAGILE »
EXPOSITION DU 5 JUIN AU 31 JUILLET 2015

 

À partir du 5 juin 2015, acte2rivegauche & lagalerie d’enface vous proposent de découvrir l’exposition FRAGILE de Sylvie Lancrenon, réunissant une sélection de photographies issues de sa rencontre avec la mystérieuse Mylène Farmer.   Mylène Farmer a posé pour Sylvie Lancrenon. Ensemble, elles ont réalisé une série de photographies où l’artiste se mélange à l’argile. Cette seconde peau change son apparence, accentue sa sensualité, dévoile son corps, autant de facettes d’elle jamais vues. Fragile est le résumé de ce mélange de douceur et de force qui se dégage de ce travail. Du talc, de l’argile et de l’eau… rien de plus, pas d’accessoire ni de prétexte. Sans artifice et sans trucage, la série frappe par son épure. … Les photographies de Sylvie Lancrenon révèlent l’histoire d’un corps et la rencontre de deux femmes qui ont additionné leurs créativités pour les mettre au service de l’émotion. Fragile, ou l’éloge de la simplicité ! Un moment de grâce où l’artiste s’est laissée porter et laisse entrevoir la femme cachée derrière le mythe. Dans le cadre d’une galerie d’art édifiée sur une ancienne chapelle, l’ écrin idéal pour abriter cette révélation.

« Là est mon défi artistique : saisir l’intimité d’un être, sans le connaître. Le challenge est de taille, je dois en une après-midi raconter une histoire qui deviendra la nôtre. »   Sylvie Lancrenon FRAGILE – un ouvrage aux éditions Anne Carrière – sortie le 15 mai 2015

Publié dans Mylène 2015 - 2016, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Tendre et drôle à la fois notre Mylène

Posté par francesca7 le 18 octobre 2015

 

 

      tetuElle derrière un pupitre, Luc Besson à ses côtés. Devant leurs yeux défile une séquence de Arthur et les Minimoys, où l’on aperçoit Sélénia, un personnage de dessin animé aux cheveux roux. Mylène a accepté de prêter sa voix à cette princesse, mais l’art du doublage relève de codes qu’il n’est pas simple d’assimiler du premier coup. Il faut trouver un timbre qui colle parfaitement à l’image, mais aussi synchroniser chaque syllabe avec les mouvements de lèvres du personnage. Le réalisateur est là, attentionné et patient, donnant la réplique à Mylène pour l’entraîner. Elle prononce une phrase, se trompe, éclate de rire parce qu’elle a écorché un mot. Un rire de petite fille facétieuse, de ceux qu’on cache en rentrant la tête dans les épaules, une main sur la bouche. La scène est filmée pour les besoins d’une émission de Michel Drucker.

      Peu de gens le savent : Mylène Farmer a de l’humour. Non seulement elle rit volontiers, et plus souvent qu’on ne l’imagine, mais il lui arrive de faire rire aussi, parfois à ses dépens, ce qui est la preuve d’un sens profond de la dérision. « L’humour, chez elle, est une forme d’élégance, me confie Philippe Séguy. Une manière de rendre le quotidien plus léger. Par exemple, elle ouvre un paquet de fraises Tagada, m’en propose en lâchant : “On va s’empoisonner !” » Au fond, l’humour c’est ce qui nous reste de l’insouciance de l’enfance, la meilleure arme pour désamorcer la gravité du réel. 

      À ses débuts, on sent Mylène très joueuse avec certains animateurs de télévision, prête à entrer dans tous les délires. En 1985, dans « Platine 45 », Jacky en fait les frais. « Je me souviens d’une émission pendant laquelle elle m’embrassait et me laissait des marques de rouge à lèvres partout sur le visage.

Nous avions beaucoup ri en la faisant, elle et moi. » Dans un autre numéro de la même émission, histoire de s’amuser, elle laisse entendre qu’il existerait une idylle entre l’animateur et elle. « Vendredi soir, j’étais dans ton lit », dit-elle à un Jacky plutôt ravi. Lorsqu’elle est amenée à répondre à un journaliste de Charlie Hebdo, elle montre qu’elle peut avoir des formules pleines d’esprit : « Une question m’a toujours tracassée, Dieu rit-il ? Si oui, je comprends très bien pourquoi. »       

 

Sensible au comique de situation, Mylène peut se révéler très spontanée, voire bon public, face à certains imprévus. Dans son esprit, le rire peut d’ailleurs être une réponse appropriée au sérieux lorsqu’il devient trop pesant. Ainsi, durant le tournage du clip de Tristana, le mobilier prévu pour la maison des nains n’a pas été conçu à la bonne échelle. Emmanuel Sorin, le décorateur, en semble particulièrement chagriné. L’équipe fait une pause pour réfléchir à une solution possible. C’est alors que « Mylène s’assoit sur un tabouret qui casse et se retrouve sur les fesses dans un éclat de rire » ! Un incident cocasse qui permet de désamorcer la situation… 

     Les grands timides sont parfois capables de toutes les audaces. Ainsi, bien que mal à l’aise sur les plateaux de télévision, Mylène apparaît, en de rares occasions, très en verve. À la fin des années 1980, face à un Naguy taquin, qui la questionne sur le fait qu’elle garde, depuis plusieurs minutes déjà, la main posée sous le menton, elle répond, imperturbable : « La main reste comme ça. Elle est fixée. »       

Quant à Bernard Montiel qui, manifestement, l’admire, il se mordra les doigts de l’avoir invitée, en 1988, dans son émission « La Une est à vous », dont le principe est de faire voter les téléspectateurs afin de choisir leur programme. Lorsqu’il demande à Mylène quelle série elle aimerait regarder, elle répond :

« Aucune. » Et se fend même d’un commentaire sur le feuilleton Marie Pervenche, avec Danièle Evenou : « C’est consternant. » Montiel rit un peu jaune. 

     Mais sa plus belle saillie à l’antenne, la chanteuse va la lâcher à « Nulle part Ailleurs », sur Canal+, en 1988. L’œil malicieux, Antoine de Caunes, qui cherche manifestement à la déstabiliser, lui lance : « Depuis le début de l’émission, je me pose la question : pourvu qu’elle soit rousse. Pouvez-vous nous le confirmer publiquement ? » Et Mylène de répondre, du tac au tac : « Elle est rousse. » Puis, après un silence, elle ajoute : « En haut. » 

      Par la suite, la chanteuse, ayant décidé de se faire rare, aura de moins en moins l’occasion de s’amuser à l’antenne. Ce qui ne l’empêche pas de conserver intact son sens de l’humour. Interviewée au milieu des années 1990 par Julie Snyder, une Québécoise fantasque, elle semble sensible à l’ironie qui transparaît dans les questions. Quand elle lui dit : « Finalement, vous êtes une petite bi-bite », Mylène reste sans voix. Elle ne comprend pas, mais le mot l’amuse. Elle rit de bon cœur. En 1999, de passage dans le « Hit Machine » de Charly et Lulu, sur M6, pour interpréter Optimistique-moi, elle marche sur la traîne de sa robe et manque de trébucher, ce qui la fait manifestement sourire comme une gamine. 

     fanelo Rire d’elle-même, de ses maladresses, n’est pas exclu. La même année, au côté de Michel Drucker, elle provoque l’hilarité des fans présents dans le studio en bafouillant lorsqu’il s’agit de préciser combien de fois par semaine elle s’entraîne en vue de sa  prochaine tournée. En 2004, durant la conférence de presse annonçant les treize concerts de Bercy, elle commet un lapsus : « Le public me mange toujours. » Se reprend : « Je veux dire, me manque toujours. » Et, constatant la réaction des journalistes présents, éclate de rire. Oui, sans doute, c’est cette peur d’être dévorée par ses fans qui l’intimide à ce point. 

     L’avantage de l’humour, c’est précisément qu’il permet de briser la glace, d’instaurer une forme de communication évitant la fusion que Mylène pressent comme dangereuse. De ce point de vue, les concerts de janvier 2006 sont particulièrement éloquents. Pour la première fois, la chanteuse, d’ordinaire peu loquace, inaugure une forme de dialogue avec le public, grâce au prisme de l’humour. « V chante6zous plus fort que moi ! » clame-t-elle, le 15 janvier, comme un reproche amusé, à la foule déchaînée qui reprend  Désenchantée. Le 21, elle parle d’elle à la troisième personne pour annoncer la fin du quart d’heure des chansons lentes : « Mylène va sécher ses larmes et passer à quelque chose de beaucoup plus gai. » Le lendemain, alors que résonnent les premières notes de Sans contrefaçon, elle lance à la cantonade : « Vous ne la connaissez pas, celle-là, hein ? »

 

     Pour la première fois, durant cette série de concerts, la chanteuse accorde une place à l’improvisation. Parce qu’elle veut ressentir les vibrations de la foule, cette perfectionniste consent à montrer des failles. Certains soirs, par exemple, sans doute à cause de la pression ou de la fatigue, elle se trompe dans les paroles de ses chansons – ainsi elle zappe un couplet de Déshabillez-moi. À plusieurs reprises également, cette fumeuse de cigarettes mentholées est prise de fâcheuses quintes de toux, qui l’obligent parfois à s’interrompre plusieurs minutes. « Ce sont des choses qui arrivent », s’excuse-t-elle au soir du 14 janvier. 

      À travers ces anecdotes, se dresse le portrait d’une autre Mylène, loin de cette star rigide et glacée que certains ont transformée en caricature. « Si je devais résumer Mylène en deux adjectifs, me dit Elsa Trillat, je dirais, aussi surprenant que cela puisse paraître : tendre et drôle. » La photographe a, semble-t-il, gardé un souvenir ému des moments où Mylène venait lui rendre visite chaque jour à l’hôpital, alors qu’elle devait surmonter de graves problèmes de santé. « À ce moment-là, elle s’est comportée comme si elle était un membre de ma famille. Je ne l’oublierai jamais. » 

      Quand elle ne se ferme pas aux autres, paralysée par la méfiance, la chanteuse peut se révéler douce et attentionnée, y compris dans les situations où on ne l’attend pas. Roberto Martocci, danseur recruté pour la tournée 1996, en a fait l’heureuse expérience. Le jour du casting, alors qu’il ne sait pas encore s’il va être choisi, Mylène va lui donner un coup de pouce bienvenu. « Christophe Danchaud, le chorégraphe, entra le premier et nous avons commencé à travailler sur Je t’aime mélancolie. Environ une heure et demie après, Mylène entra silencieusement dans la pièce, dit : “Bonjour !” et jeta un coup d’œil dans ma direction. Le chorégraphe avait du mal à m’apprendre les pas, alors elle s’est approchée et a dit : “Puis-je lui montrer ?” À ce moment-là, l’énergie dégagée par Mylène était vraiment chaude et douce et cela m’a mis à l’aise. Après une heure et demie, elle s’est arrêtée et a rejoint son producteur. Elle a pris ma photo et l’a épinglée avec celles des autres danseurs. »

 

      C’est dans la tendresse, lorsqu’elle se sent en confiance, que la star exerce le plus volontiers son sens de l’humour. À partir de ces petits riens de la vie qui font réagir sa part d’enfance. Au moment du duo La Poupée qui fait non, sa complicité avec Khaled est évidente. « Mylène ? Elle est trop délirante cette fille ! dira le chanteur. On rigole comme des fous quand on se voit tous les deux. » 

      Ses amis proches, Anthony Souchet, le coiffeur John Nollet, ou même la romancière Nathalie Rheims, pourraient sans aucun doute en dire autant. Mais ils demeurent muets et comment ne pas leur donner raison ? L’amitié véritable ne peut se bâtir que sur une exigence de loyauté absolue qui suppose une part de secret. 

      Il y a aussi une cruauté dans l’humour, qui fait partie du plaisir. Lorsqu’un enfant voit un vieillard tomber, il se contrefiche de savoir s’il s’est fait mal, ou pire, si cette chute ne lui sera pas fatale : il ne retient pas son rire. Au détour d’une conversation, il peut arriver à Mylène d’être féroce, d’assassiner un tiers pour le plaisir d’un bon mot, mais la méchanceté ne fait pas partie de son tempérament. C’est un fardeau nuisible, alors qu’elle doit au contraire sans cesse s’alléger pour aller de l’avant. Ceux qui s’intéressent de près aux paroles de ses chansons savent d’ailleurs que son répertoire n’est pas aussi ténébreux qu’il en a l’air. 

      En attestent de nombreux titres réjouissants, qui manient parfois le second degré avec brio. « Pour plaire aux jaloux / Il faut être ignorée », lance Mylène dans Je t’aime mélancolie en guise de pied de nez à ses détracteurs. Dans L’Instant X, raillant la peur millénariste qui s’est emparée de ses contemporains, elle multiplie les images inattendues comme « J’ai un teint de poubelle » ou l’inoubliable « Mon chat qui s’défenestre. » L’album Avant que l’ombre… donne aussi la part belle à l’humour, au travers des chansons Porno Graphique ou L’Amour n’est rien… Dans Point de suture, la légèreté gagne encore du terrain. « La cruauté… c’est laid / La calomnie… c’est laid / L’âpreté… c’est laid / L’infamie… c’est laid », lâche la chanteuse d’une voix grave dans C’est dans l’air, égrenant avec ironie tous les péchés du monde. « Sculpté de bois / Réjouis-moi », chante Mylène dans Sextonik, évoquant ces accessoires du plaisir qui ne connaissent jamais de panne. Il faudrait encore citer l’humour indolent qui traverse Appelle mon numéro, un titre musicalement très réussi. « Le second degré est, me semble-t-il, une hygiène de vie », dit-elle. 

Mylène-Farmer      De même, certains choix scéniques sont manifestement destinés à faire sourire le public. Chanter Déshabillez-moi dans une camisole de force, comme elle le fait en 1989, c’est jouer sur le décalage, un ressort comique. L’immense fauteuil en velours de Libertine, en 1996, ou la balançoire de Dessine-moi un mouton, en 1999, introduisent également une touche de légèreté dans les shows farmeriens. Plus rare dans les clips, l’humour transparaît tout de même nettement dans Que mon cœur lâche, réalisé par Luc Besson, au travers notamment des dialogues épiques entre Dieu et le Christ. « Père, pourquoi ne m’envoyez-vous pas sur Terre ? » demande Jésus. « La dernière fois, c’était une catastrophe », répond le Créateur. « C’est un sourire, une légèreté que je n’avais pas dans mes autres clips  », dira Mylène. Dans les vidéos, peut-être… Mais dans la vie, il y a longtemps que la chanteuse n’engendre pas que la mélancolie.

  

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

Un livre de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 août 2015

La chanteuse publiera au mois de mai un livre de photos troublantes et sensuelles. Un corps-à-corps avec… de l’argile, orchestré par Sylvie Lancrenon.

 FRAGILE de mimi

Les éditions Anne Carrière publie le 15 mai 2015 Fragile, un livre de 90 photos inédites de Mylène Farmer. La chanteuse avait déjà signé Lisa-Loup et Le Conteur, un conte philosophique, en 2003 et Avant que l’ombre… À Bercy, une galerie d’images de scène de sa tournée. Elle s’essaye cette fois-ci à un troisième genre en prêtant son corps, son visage et sa peau à un véritable ouvrage d’art… À l’automne dernier, Mylène Farmer a posé pour Sylvie Lancrenon. Ensemble, elles ont réalisé une série (en couleur, noir et blanc et sépia) où l’artiste se mélange à la glaise et à l’argile. Cette seconde peau change son apparence sans la déformer, accentuent sa sensualité, dévoile des détails de ses pieds ou de ses mains. Bref, même les meilleurs connaisseurs de l’interprète de « Désenchantée » découvriront d’elle des facettes et des poses jamais vues.

Le livre de 168 pages est imprimé sur un luxueux et épais papier. De temps à autre, des extraits de textes de chanson viennent ponctuer ces images. Fragile rappelle bien entendu le mot « argile », mais est également le résumé de ce mélange de douceur, de fragilité et de force qui se dégage de ce travail. Le livre révèle l’histoire d’un corps et la rencontre de deux femmes (Mylène Farmer et Sylvie Lancrenon) qui ont additionné leurs créativités pour les mettre au service de l’émotion. Cet ouvrage (vendu 45 euros) sans artifice ni trucage frappe par son épure. Du talc, de l’argile et de l’eau… Rien de plus ! Pas de rideau rouge ni de pampilles ; pas de lourdes étoffes ni de lumières aveuglantes ; et pas d’accessoires ni de prétextes… Fragile, ou l’éloge de la simplicité !

 

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SOUS LES MAUX DE MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 2 mai 2015

 

 

Swift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

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Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de sutureannonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction :Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

D’allégories en aphorismes, d’assonances sans dissonances, de désirs annexes, sexuels, sans zèle, sans complexe, les textes sont d’une rare finesse et intelligence, même si leur titre ne l’affirme, parfois, pas nécessairement ( Appelle mon numéroC’est dans l’air ). Le nom de l’album exhale d’ailleurs toute sa prestance si l’on daigne un tant soit peu creuser entre les lignes : l’artiste n’aura jamais autant joué sur l’autodérision, subtile et cocasse, sur la poésie, sur l’éclectisme : sur tout ce à quoi on l’assimile bêtement, souvent avec une hargne rare.

Option chirurgicale : album au scalpel :

Dégénération : ouverture en rafale avec le premier single issu de Point de suture (ici en version longue), accessoirement numéro 1 des téléchargements légaux dès sa mise en ligne, et servi par un clip époustouflant, subversif, fort de ses allusions métaphoriques (une confusion des genres entre médecins et militaires nazis, entre malade [sujet d'étude] et entité divine). Un des meilleurs singles de Mylène Farmer, à l’antinomie du palliatif, qui n’est pas sans rappeler Sin de Nine Inch Nails . Ecoutez bien.

Appelle mon numéro : première découverte du nouveau cru. Avec un tel titre, l’auditeur pouvait s’attendre au pire, comme il en abonde sur les plus mauvaises radios généralistes. Il s’extasiera finalement du meilleur. Musicalement, Appelle mon numéro se rapproche de Dans les rues de Londres (en 2005), grâce à ses arrangements doux et planants, aux nappes de synthés, accentués par des guitares sèches et un riff électrique qui s’ancre rapidement dans la tête. Malgré cette rétrogradation, la (bonne) surprise est de taille : un texte écrit avec justesse et mæstria, par ses multiples jeux de mots et les assonances jouissives du deuxième couplet (une prouesse littéraire exemplaire, grande maîtrise du verbe, qualité stylistique énorme, tournant autour du pillow et de l’hallali [à la connotation sexuelle évidente]). Une extrême noirceur derrière le rideau : un appel à l’aide, un cri de claustration, Mylène is calling 2 : Allo oui c’est moi, tu n’es pas là ? Je me sens toute seule, je suis toute seule. Une plage douce, dans le style trip-hop envolé cher à Mylène, et dont les cinq minutes trente défilent beaucoup trop vite.

Je m’ennuie : retour aux sonorités électroniques pour un hit efficace, clair, et dance dont les arrangements font totalement abstraction du désenchantement paroxysmal des paroles (comme souvent chez l’artiste). Ode à l’oisiveté, à la désillusion. Virage musical bien opéré à travers ce titre moderne et entraînant, empreint de doute et de solitude profonde, nous renvoyant au bovarysme. Un futur single à n’en point douter.

Paradis inanimé : l’intro de Paradis inanimé nous met d’emblée dans le ton : Point de suture risque fort d’être le disque le plus riche et hypnotique de la charmante rouquine. Energique, frais et (très) mélodieux, ce titre renvoie à la période pop-rock de l’artiste. Paradis inanimé bénéficie d’un texte onirique (et derrière le masque, très nihiliste), noir, poétique, apparaissant presque tel un pied de nez à certaines langues de fiel enfermant la chanteuse dans quelques clichés risibles. Un magnifique voyage, Mémoires d’outre tombe, dont la dernière minute nous rappelle avec joie ce que Coldplay sait faire de meilleur.

Looking for my name : un peu de douceur pour cette cinquième piste, interprétée avec Moby . Sur une ambiance hypnotique et obscure, Looking for my name se différencie totalement de Slipping away / crier la vie (single en duo avec Mylène issu du Greatest hits de Moby, sorti en 2006) et de son potentiel club, se rapprochant plus de l’univers habituel de la rousse. Petite pépite synthétique et mélancolique principalement dans la langue de Shakespeare, qui passe en boucle, dans une optique moderne de l’album L’Autre. en 1991. Une véritable et remarquable collaboration artistique.

Point de suture : balade sombre typiquement Farmer / Boutonnat, aux claviers et pianos omniprésents, interprétée très sobrement, à la limite de la fêlure. Nouveau clin d’oeil à la pop gothique raffinée de 1991, avec à l’appui, plus d’aigus dans la voix. Les derniers souffles de la chanson se révèlent ni plus ni moins incroyablement beaux et ténébreux. Un des grands moments de l’album : bouleversant. Et sur les blessures, point de suture.

Réveiller le monde : parfaite transition entre les titres froids et électroniques, Réveiller le monde est à classer dans ces deux catégories. Le texte, empli de désillusion, suintant le lyrisme de Paul Celan, appelle à une tolérance plus soudée entre les hommes, et sonne comme un appel de Soi à un quelque retrait d’un monde ébréché, au stade irréversible de l’agonie. Un titre savoureux, très doux, aux vieux fantômes de Depeche Mode .

Sextonik : malgré de très bons couplets (vantant les mérites de quelques ustensiles utilisés en substituts.) sur lesquels la mélodie nous caresse gentiment les tympans, Sextonik, aux accents dance kitsch années 80, a du mal à convaincre sur un refrain très creux et vite irritant. On se demande même si ce morceau n’a pas été écrit pour (par ?) les adhérents du Club Med, ou ceux d’un cours d’aérobic salace, sous le soleil d’été. La petite déception de la galette.

C’est dans l’air : une TUERIE imparable comme on en attend rarement. Electro énergique à double tranchant, la lumière de C’est dans l’air (le titre le plus rapide du disque) irradie de sa dichotomie, et de ce qu’exhale en général Point de suture . Les couplets baignent dans une teinte similairement déstructurée de Dégénération, aux sons limités mais prenants, avant que le refrain ne vienne complètement métamorphoser le morceau sur une mélodie accrocheuse, monstrueusement efficace, impossible à se retirer du crâne après écoute. Le texte, aussi explicite qu’ambigu en vivant d’un champ lexical très pieux (« ange », « apôtre », « Seigneur », « cieux », « félonie »), nous montre pour la première fois, sans amphibologie, un nihilisme exacerbé de l’auteur : « On s’en fout, on nie tout, on finira au fond du trou. et moi je chante. » ( Mylène fan de Sindrome ?), renvoyant à quelques passages du Non-sens du devenir de Cioran, extrait de l’ouvrage Sur les cimes du désespoir : « Dans le silence de la contemplation résonne alors un son lugubre et insistant, comme un gong dans un univers défunt. Ce drame, seul le vit celui qui a dissocié existence et temps : fuyant la première, le voici écrasé par le second. Et il ressent l’avance du temps comme l’avance de la mort. » En seconde lecture, le texte de C’est dans l’air apparaît également comme un règlement de compte grinçant, paraphé de multiples métaphores. Evidemment, la bombe du CD, à laquelle il est difficile de ne pas espérer prochainement un clip vidéo.

Si j’avais au moins revu ton visage : malgré la force indéniable résonnant déjà tout au long de cet album (en évinçant Sextonik ), Mylène Farmer nous aura réservé un final époustouflant sur les deux derniers titres. N’ayons pas peur des mots : de par une musique douce et belle, une voix fragile, un texte sincère et désespéré (qui fait étrangement penser à la fin tragique d’ Eurydice et Orphée ), Si j’avais au moins revu ton visage s’affiche sans conteste comme la meilleure chanson de tout le répertoire de la chanteuse. Sensible, sobre, acoustique, poignant (on repense à Dernier sourire ), sur le fil du rasoir ; une pure merveille qui mériterait à elle seule l’achat de cet album unique. Magnifique conclusion, sur un très beau solo à la guitare.

5243Ave Maria (titre caché) : l’intérêt sur un titre fantôme, est de préserver l’effet de surprise à l’auditeur. Je vous laisse donc découvrir cette reprise, mystique, troublante, presque gênante.

Postcure sans placebo :

Point de suture, véritable machine à tubes, hybride, polysémique, nous offre des titres efficaces, admirables, neufs, comble brillamment les attentes de l’auditeur (ou au-delà), amenant carrément à ce dernier un choc pendant l’écoute de plusieurs titres, surprenants, et sonne telle une synthèse de tout ce qu’a été Mylène Farmer, autant dans son art que dans ce que certains médias ont véhiculé de cliché sur elle. On notera également des arrangements extrêmement sobres sur la voix, mise en avant, et dont le chant maîtrisé à la perfection nous allèche quant aux prochains concerts de la belle, prévus en France à partir de mai 2009 (en juillet pour la Russie).

La pochette du disque, subtile et noire (noirceur assimilable uniquement à la majorité des textes de l’album, et non aux sonorités des compositions) alimentera sûrement son lot de spéculations : une poupée rousse – amochée au possible, et recousue jusqu’à la défiguration – en robe blanche est couchée à côté d’un pot d’appareils chirurgicaux, remplaçant ainsi la dame. Clin d’oeil à la marionnette de Sans contrefaçonen 1987, définitivement mise au placard, ou à une artiste trop souvent disséquée jusqu’au bain de sang ? Cela fait effectivement dix-sept ans (depuis L’Autre., troisième LP sorti en 1991) que certains médias annoncent, à chaque sortie d’album, une mort artistique imminente de la principale intéressée (on attend toujours d’ailleurs, soit dit au passage). Le livret est aussi la digne représentation de l’ambiance générale de l’album : une dissection de Mylène, complètement cabossée. C’est qu’elle s’en est pris dans les dents, la renarde ; mais malgré les coups incessants, elle reste(ra) en vie, coûte que coûte. Peu importe les menaces, la violence et les éclats volés. On pourrait comprendre également que même si devenant un débat d’étude, le sujet souhaite rester intègre, n’en déplaise aux loups dont les babines crachent de sang.

Un sublime tableau aux deux visages dichotomiques, qui eût très bien pu s’illustrer de Nature morte de Jean-Baptiste Oudry . Après Avant que l’ombre. à l’accueil dithyrambique dans la presse spécialisée (jusque dans Rolling Stone et Le Monde ), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat enfoncent le clou. Point de suture : soin de rupture, point spectral. En bref, plus de guitares, d’électro, de rythmes up tempo, pour ce qui s’affirme comme un des (voire le) meilleurs albums d’une carrière exemplaire, atypique et inimitable. Le retour magistral d’une artiste en marge, imprévisible et troublante : qu’on le veuille ou non, Mylène, c’est dans l’air, et l’intoxication n’est toujours pas au programme. Tout simplement et modestement, merci.

Côté news fraîches, découvrez la PREMIERE page web officielle de Mylène FarmerLonely Lisa s’ennuie . dès septembre 2008. En attendant l’ouverture du site, un film d’animation (réalisé avec les dessins de l’artiste) nous est proposé sur htpp://www.lonelylisa.com. A travers la mise en avant de ce projet, la chanteuse poursuit l’histoire de la petite Lisa, personnage principal de Lisa, Loup et le conteur, premier livre de Mylène paru en 2003 aux Editions Anne Carrière, gros succès en librairies (épuisé quelques semaines après sa parution). Au programme pour septembre : pour la promotion de ce site, on peut allègrement attendre Je m’ennuie en single, dont le clip devrait être la suite de C’est une belle journée (2001). Le même mois sortira chez les disquaires Drôle de Creepie en cd 2 titres, interprété par Lisa (décidément), la nièce de la rouquine. Signée Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, cette chanson noire et terriblement mignonne est la bande originale de la série du même nom (un mélange de Beetlejuice et de Daria ), mettant en scène la jeune Creepie, orpheline goth-punk-manga, ayant grandi auprès de ses seuls amis : les insectes. Aussi, Mylène incarnera le personnage féminin principal du film L’ombre des autres, inspiré du livre éponyme de Nathalie Reims, prévu au cinéma en 2010. Actualité chargée pour la rousse, au meilleur de sa forme !

 

article source : http://www.discordance.fr/

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TV VIDÉO JAQUETTES avec Mylène

Posté par francesca7 le 4 avril 2015

 

1986-33-aEntretien avec Hélène MERRICK

Comment est née cette « Libertine » ?

­ Le texte de la chanson ? C’est presque une idée à moi : on était en studio, et au moment de placer ma voix sur la structure musicale qu’on mettait en place, j’ai chanté des paroles au hasard. Je devais être très heureuse ce jour­là, je chantais ‘je suis une pute, une putain’ ! Le compositeur s’est dit « Bon sang, mais c’est bien sûr » et il en a fait « Libertine » !

Et l’histoire que raconte le clip dont l’esthétique fait penser à Barry Lindon ?

­ C’est une déformation professionnelle de faire cette référence ! Mais c’est vrai qu’il y a un travail des lumières un peu analogue, des éclairages à la bougie, des maquillages blancs. Le libertinage évoquait le 17ème siècle, et comme j’aime beaucoup le film de Ridley Scott, « Duellistes », je voulais insérer un duel. Tout ce travail s’est fait à deux, je n’en revendique pas la maternité ! Ce qui compte, c’est le résultat ! Ma part à moi, c’est d’être présente dans tout.

Quel cinéma aimez­vous ?

­ Des cinéastes, plutôt : Stanley Kubrick, Elia Kazan, Polanski, Clouzot, Jean­Jacques Annaud…

Regardez­vous les films en vidéo, chez vous ?

­ De plus en plus, par fainéantise ! Je regarde tous les films que j’ai ratés pendant une période où je n’avais pas envie d’aller au cinéma, peut­être parce que j’avais envie d’en faire ! Je viens de revoir pour la cinquantième fois « Un tramway nommé désir » et bientôt je vais voir « E.T. » dont on va me prêter une cassette !

Vous a­t­on proposé de faire du cinéma ?

­ Non. Je ne vais pas au-devant des gens qui pourraient m’en faire faire, je sors peu et surtout, avoir fait deux clips dans un esprit cinéma ne prouve pas qu’on est une fabuleuse comédienne !

Pourquoi faites­vous mourir Libertine à la fin du clip, comme dans un film où il est ‘moral’ de supprimer une fille de petite vertu ?

­ Là, j’avoue que c’est une idée du metteur en scène. Je trouve que la fin est belle, c’est une histoire triste de toute façon, mais rassurez­vous, c’est la version cinéma ! A la télévision, elle est écourtée, on ne voit pas le duel au début. Ca commence avec le galop du cheval, et ça se termine à la sortie du salon, avant que Libertine ne meure.

Une chanson immorale devrait finir immoralement, non ? Où se situent d’après vous l’immoralité et la provocation qu’on vous attribue dans la presse ?

­ Fatalement à travers mes chansons, et aussi dans les chorégraphies que je fais à la télé. Certains gestes dérangent terriblement les gens.

Vous vous déshabillez dans un clip : est­ce une provocation ou une nécessité ?

­ Ce n’est jamais nécessaire de se dénuder, c’est toujours accessoire et c’est bien ou malvenu, vulgaire ou aussi normal que boire une tasse de thé. Là, en l’occurrence, je ne crois pas que ça soit vulgaire. On parle de libertinage, alors s’il n’y a pas une paire de fesses ou un moment de nudité… ! Je n’ai pas grand­chose à dire sur ce sujet, se produire devant une caméra et dévoiler des secrets, c’est aussi obscène que se mettre nu à l’écran.

Feriez­-vous comme Marushka Detmers dans « Le diable au corps » ?

­ C’est un peu vicieux comme question ! Là, je réfléchirais. Je pense que ce n’était pas indispensable de faire ça dans un film, sinon pour provoquer des entrées !

Cultivez-­vous une image de marque ?

­ Pas réellement. Je réfléchis à une pochette de disque, une télévision, des photos de presse, des interviews, je ne sais pas…

Faites­vous attention à ne pas dire certaines choses ?

­ Certaines, oui. Je ne les dis plus, car elles étaient mal comprises.

Vous mentez ?

­ Oui, bien sûr ! C’est le privilège de l’artiste ! Le mot de sincérité qui revient constamment partout, je le bannis complètement dans ce métier de faux­semblants !

Pensez­vous avoir innové dans le domaine de la chanson ?

­ La chanson est un art mineur, comme dit Gainsbourg. Il ne faut pas se prendre au sérieux ! J’ai évoqué des sujets comme la mort, la mère, la religion… On n’en a pas trop parlé en chanson.

Qu’est­ce que vous aimiez écouter à vos débuts ?

­ Rien ! Je n’aimais rien ni personne ! (rires) Si : Jacques Dutronc, je l’aime toujours d’ailleurs. Je crois n’avoir pas écouté beaucoup de musique étant enfant. Après, je me suis tournée vers la musique de films et je continue. Un peu la musique classique, aussi. Au début, j’aimais le film et la musique, à présent je n’ai pas besoin de connaître les images pour acheter un disque de musique de film, surtout celles de John Barry que j’adore.

Avez­vous pris des cours de chant ?

­ Non, je bénéficie des qualités de mes défauts : une vos fluette qui intéresse les gens, telle quelle !

Avez­vous réellement suivi une éducation religieuse ?

­ Je peux vous mentir, là ! (rires) J’ai été traumatisée par les bonnes sœurs : elles me tapaient, je renversais mes desserts par terre…

Vous avez mis le feu ?

­ Non, j’aurais bien aimé mais je n’avais pas encore l’esprit à ça ! Maintenant, je crois que je le ferais, et puis (prenant l’air convaincu) je me dis des fois qu’un jour, je vais rentrer dans les ordres !

Vous ne me direz pas si vous en avez souffert…

­ (retenant un sourire et d’un air de regrets) Je n’ai pas envie de mentir, aujourd’hui ! (rires) Non, sincèrement, bien que je n’ai aucune attirance pour ce milieu…

On raconte que vous avez fait du dessin…

­ Oui, j’ai peu de temps pour ça et je n’ai pas beaucoup d’imagination, mes dessins sont toujours un peu morbides, je fais des bonhommes désarticulés…

Avez-­vous fait toutes les cascades à cheval dans « Libertine » ?

­ 1986-33-cJ’ai fait de l’équitation pendant cinq ans, maintenant je n’ai plus le temps, mais si j’avais un cheval, je le monterais souvent et librement, sans aller dans un manège, sans l’embêter ! Je voulais faire les cascades moi­même dans « Libertine », mais c’est finalement une cascadeuse qui est montée en selle sur le cheval au galop et m’a doublée pour certains plans de bagarre : si j’avais eu un accident, tout aurait été annulé !

Me direz­-vous combien a coûté le clip de « Libertine » ?

­ Non ! (rires) Ca n’a pas coûté cent briques, comme certains le prétendent. Je n’ai pas envie de donner le prix ! Si les gens le croient très cher, c’est qu’il est réussi. Il a coûté la moitié de ce que vaut un clip français habituellement : un minimum d’argent, un maximum de talent !

Ecrivez­vous des histoires ?

­ Non, je n’écris rien, j’efface !

Qu’est­-ce que vous effacez ?

­ Tout ! Tout ce qui s’est passé hier. J’ai un don pour ne me souvenir de rien sauf de ce qui est vraiment marquant. Mon enfance, mon proche passé, je ne veux pas y penser une seconde ! Ce serait régresser, j’ai besoin d’aller de l’avant, de ne pas regarder en arrière.

Quelle attitude ont les garçons avec vous ? Sont­ils attirés par votre célébrité ou leur faites­vous peur ?

­ Tout le monde n’est pas à l’aise avec moi, je n’en tire aucune satisfaction d’ailleurs, je le remarque, et surtout je n’ai pas envie qu’ils soient à l’aise avec moi ! Je n’en sais rien, j’ai l’impression d’être une vieille grand­mère quand on me pose cette question ! Je reçois des lettres de personnes que je ne connais pas qui déclarent leur flamme (elle s’interrompt) Non, je dis des bêtises, je ne fais pas une fixation là­dessus !

Et vous, quels sont les gens qui vous attirent ?

­ Très souvent ceux que je ne peux pas approcher, docteur ! Ceux qui ont un sens de la folie. La vie est déjà suffisamment laborieuse et triste, on ne va pas s’ennuyer avec les gens qui ont des problèmes dentaires !

Même en traitant des sujets durs ou morbides, vos chansons sont très gaies, non ?

­ Parce qu’elles sont cyniques. Le cynisme, ça sauve tout !

Etes­vous croyante ?

­ Non. Par contre, je peux être intéressée par quelqu’un comme Ste Thérèse d’Avila, qui était une folle à lier elle aussi !

‘Aussi’ ?! Vous vous considérez comme folle à lier ?

­ C’est un peu l’image que je donne dans ce que je fais. Je crois être quelqu’un de pas fou du tout ! Dans la vie, on a tous des moments d’égarement, mais je suis seule dans ce cas­là, il n’y a que mon singe qui me regarde avec des yeux ronds !

Vous pourriez me définir votre caractère ?

­ (en secouant énergiquement la tête) Non ! (rires) Caractérielle ?

Bon alors, pensez­vous bien vous connaître ?

­ Oui, oh oui ! Dommage, mais oui…

Avez­-vous trouvé ce que vous vouliez vraiment faire dans la vie ?

­ Voilà le genre de questions auquel je ne réponds pas ! (rires) L’avenir dira si on m’a pendue pour ça !

Avez­vous envie de faire autre chose aussi ?

­ Je veux réussir dans tous les domaines, ne pas faire la même chose pendant vingt ans. Chanson, cinéma, m’occuper d’animaux à cinquante ans, pourquoi pas, tout et rien !

Fonder une famille ?

­ Non, le pauvre, pauvre enfant ! Je n’en ai tout simplement pas envie.

Pensez­-vous que chacun suit une destinée bien précise ?

­ C’est cruel mais je pense que oui. Après, c’est une question de volonté. A nous d’affiner les gros traits qui nous sont tracés.

Où sont l’enfer et le paradis pour vous ?

­ L’enfer, c’est d’être là et le paradis, c’est d’être là aussi ! Vraiment, l’enfer, c’est la maladie, la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un. Et puis « L’enfer, c’est les autres » comme disait je ne sais plus qui !

Oui, l’autre, là !

­ (rires dans tous les coins)

JUILLET 1986 : Mylène Farmer : Cendres de lune

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Un livre de Mylène Farmer en 2015

Posté par francesca7 le 14 mars 2015

 

La chanteuse publiera au mois de mai un livre de photos troublantes et sensuelles. Un corps-à-corps avec… de l’argile, orchestré par Sylvie Lancrenon.

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Les éditions Anne Carrière publieront le 15 mai Fragile, un livre de 90 photos inédites de Mylène Farmer. La chanteuse avait déjà signé Lisa-Loup et Le Conteur      , un conte philosophique, en 2003 et Avant que l’ombre   À Bercy, une galerie d’images de scène de sa tournée. Elle s’essaye cette fois-ci à un troisième genre en prêtant son corps, son visage et sa peau à un véritable ouvrage d’art… À l’automne dernier, Mylène Farmer a posé pour Sylvie Lancrenon. Ensemble, elles ont réalisé une série (en couleur, noir et blanc et sépia) où l’artiste se mélange à la glaise et à l’argile. Cette seconde peau change son apparence sans la déformer, accentuent sa sensualité, dévoile des détails de ses pieds ou de ses mains. Bref, même les meilleurs connaisseurs de l’interprète de « Désenchantée » découvriront d’elle des facettes et des poses jamais vues.

Le livre de 168 pages est imprimé sur un luxueux et épais papier. De temps à autre, des extraits de textes de chanson viennent ponctuer ces images. Fragile rappelle bien entendu le mot « argile », mais est également le résumé de ce mélange de douceur, de fragilité et de force qui se dégage de ce travail. Le livre révèle l’histoire d’un corps et la rencontre de deux femmes (Mylène Farmer et Sylvie Lancrenon) qui ont additionné leurs créativités pour les mettre au service de l’émotion. Cet ouvrage (vendu 45 euros) sans artifice ni trucage frappe par son épure. Du talc, de l’argile et de l’eau… Rien de plus ! Pas de rideau rouge ni de pampilles ; pas de lourdes étoffes ni de lumières aveuglantes ; et pas d’accessoires ni de prétextes… Fragile, ou l’éloge de la simplicité !

Jusqu’à présent, quasiment aucune information n’avait filtré au sujet de cet ouvrage qui contiendra 90 photos. Bien informé, Le Point révèle aujourd’hui qu’il est le résultat d’une collaboration avec la photographe Sylvie Lancrenon. Cette dernière est connue pour avoir travaillé avec des mannequins et actrices, notamment Emmanuelle Béart, et quelques chanteurs dont Johnny Hallyday. Pour « Fragile », elle a réalisé un shoot qui mélange le corps de la chanteuse à de la glaise et de l’argile. Un concept qui n’est pas sans rappeler le clip « A l’ombre » de Mylène (2012), lui-même inspiré par la transfiguration d’Olvier de Sagazan ! « Cette seconde peau change son apparence sans la déformer, accentue sa sensualité, dévoile des détails de ses pieds ou de ses mains » révèlent nos confrères, précisant par ailleurs que cette ouvrage de 168 pages a été réalisé « sans artifice ni trucage » et qu’il est ponctué par des textes de chansons de Mylène Farmer.
 

Le Point – Publié le 05/03/2015

 

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Mylène Farmer sur PULSE (Russie)

Posté par francesca7 le 17 décembre 2014

 

MARS 2000

1999-01-eEntretien avec Konstantin SOLOVUKH et Nadezhda KOZHEVNIKOVA

Pulse est un mensuel russe qui présente la particularité d’être publié en deux éditions : l’une russophone et l’autre anglophone. La traduction qui suit a été réalisée à partir de la version en  anglais. A la lecture de l’entretien, il paraît évident que celui­ci a été largement réécrit et que de nombreux éléments descriptifs et d’explication ont été ajoutés ici et là et attribués à la chanteuse. Néanmoins, la traduction est fidèle à la publication. L’article qui accompagne l’interview nous apprend que celle­ci a été réalisée à Paris le 21 février 2000.

Pourquoi votre Mylenium Tour est­il un événement du nouveau millénaire ? En quoi est­il différent de vos tournées précédentes ?

­ Je suis désormais plus tournée vers la poésie. Ce spectacle est plus romantique et lyrique et j’y chante plus de chansons lentes que d’habitude. D’un autre côté, il ne présente pas qu’un concept unique et cohérent : il met en scène deux héroïnes, moi­même et cette déesse qui me protège. Le célèbre artiste suisse Giger m’a offert cette gigantesque statue qui se trouve sur la scène et dont la tête et le bras sont articulés. A ce propos, si vous aimez le cinéma, vous associerez probablement Giger à des films fantastiques tels que « Stranger », « Dune », « Poltergeist 2 » et « Batman Forever ». Sa création rappelle la déesse égyptienne Isis qui représente la féminité et la fertilité. Elle est bien plus qu’un accessoire gadget, un décor impressionnant. C’est une actrice cruciale de mon barnum, cette messe païenne qui prend la forme d’un concert typique de ce qui se fait dans le show­business : la scène est recouverte de glace (sic !), des lumières multicolores clignotent et des confettis argentés tombent sur le public. Des effets de lumières artistiques et mystiques, crées par cinq tonnes d’équipement luminaire, insufflent la vie à la statue.

Apparemment, les critiques vous ont reproché votre goût pour le gigantisme. Vous amenez avec vous dix tonnes d’installation sonore et au total seize semi­remorques remplis d’équipements divers.

Est­ce ce qu’il vous faut pour être à la hauteur ?

­ C’est mon choix, mais gardez bien à l’esprit que la valeur humaine d’un spectacle n’a rien à voir avec le nombre de musiciens, de techniciens ou avec une montagne d’équipement. C’est l’artiste qui fait tout. Si l’artiste n’a rien à dire au public et manque de charisme, une accumulation d’effets sonores ou d’astuces diverses ne sauvera pas la mise. Vous n’êtes pas d’accord ?

Avez­vous des choses nouvelles à dire à travers ce spectacle ?

­ Je pense, oui. Il n’y a pas que ma coiffure ou mes costumes de scène qui ont changé ! J’ai vraiment changé, dernièrement. Je dois entrer dans une nouvelle phase de ma vie. Je ne peux pas vous confier plus de détails : j’ai pour principe de garder ma vie privée à l’écart de la scène. Tout le monde passe par diverses phases dans sa vie, vous savez. J’ai eu une période où j’étais très peu sûre de moi­même, mais maintenant je suis une personne différente : je garde plus la tête froide et je suis plus équilibrée.

Comment expliquez­vous cette transformation ?

­ Je ne sais vraiment pas. Plutôt que de tenter d’apprivoiser mon passé –j’ai eu une enfance relativement solitaire­ j’ai appris à ne garder que les souvenirs agréables, porteurs d’énergie. Une fois, en cours de catéchisme à l’école primaire, on nous a emmenés dans un hôpital pour enfants handicapés. Ce que j’y ai vu m’a marquée à vie. Je suis incapable de faire du mal à un être vivant, pas même à un insecte. Je ne mange pas de viande. Je ne me vante pas : chacun a ses forces et ses faiblesses et j’ai les miennes moi aussi.

Y a­t­il quelque chose que vous n’aimez pas particulièrement dans le show­business ?

­ Je déteste par­dessus tous les stéréotypes, je veux dire cette façon qu’on a de créer des stars formatées à la chaîne. La presse est à blâmer, également. Les paparazzis ne prennent jamais le temps de se renseigner sur ce qu’il y a autour d’un artiste, ils ne s’intéressent qu’aux plus bas détails : qui sort avec qui, combien d’argent gagnent les gens etc. C’est humiliant. Il y a une vie entière d’émotion derrière chacune de mes chansons. Ca me rend furieuse quand on titre ‘Mylène Farmer : les plus belles jambes de la chanson française’ !

Que pensez­vous de la scène rock et de la variété française ? Pensez­vous qu’elle est à la hauteur ?

Tient­elle la comparaison avec, disons, la scène américaine ?

­ Il faut que je vous dise que je me tiens peu au courant de ce que font mes confrères. Je suis d’un naturel plutôt conservateur. Je préfère la chanson française traditionnelle, comme Serge Gainsbourg ou Barbara.

J’aime écouter Jacques Dutronc et Serge Reggiani. Contrairement à la pop française, peu, sinon aucune, chanson américaine n’a de paroles inspirées ni dérangeantes. J’ai deux passeports, l’un français et l’autre canadien, et je me sens parfaitement bien des deux côtés de l’Atlantique. Je connais aussi bien le rock européen que le rock américain et je peux vous dire qu’il n’y a pratiquement pas de différences entre les deux : il y a des bons artistes et des mauvais artistes, c’est tout. Quant à être à la hauteur, si jamais cette notion peut s’appliquer à la musique, ça dépend énormément des circonstances. Il y a des artistes de langue française qui ont du succès aux Etats­Unis, comme Charles Aznavour, Céline Dion ou Lara Fabian là où de grandes icônes américaines ont totalement échoué en Europe. Si l’on se fie aux critiques, le grand temps fort musical de l’année dernière en France et au Canada a été « Notre­Dame de Paris », une comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante, mais je ne l’ai pas encore vue. La chanson québécoise repose à la fois sur son héritage musical et sur une créativité apparemment sans limites : il suffit de nommer des canadiens –mes compatriotes­ aussi célèbres tels que Robert Charlebois, Daniel Lavoie, Diane Dufresne, Fabienne Thibault, Bruno Pelletier ou Garou. Je mets à part Félix Leclerc, que je place sur un pied d’égalité avec Georges Brassens et Jacques Brel. La variété française est internationale, aussi bien que la variété anglo­saxonne.

1999-01-aDans l’une de vos interviews, vous avez déclaré que ‘les hasards de la vie sont primordiaux : quand tout est dit et fait, c’est le hasard qui forge la vie’. Quels sont les hasards qui ont eu une incidence sur la vôtre ?

­ En vérité, je ne me souviens absolument pas d’avoir dit quelque chose de la sorte, mais bon… Le hasard principal dans ma vie a été la rencontre avec le compositeur et réalisateur Laurent Boutonnat. Vous savez, j’ai une formation d’actrice, j’ai fait une école de théâtre et si on m’avait dit que je ferai une carrière professionnelle dans la chanson avant que je ne le rencontre, jamais je ne l’aurais cru ! Laurent a vu en moi des talents cachés et à partir de ce moment, ma vie a pris un tournant radical. Il a également réalisé mes premiers clips, de vrais courts­métrages, en réalité. J’ai ensuite tenu l’affiche dans son long­métrage, mais malheureusement ça n’a pas été un grand succès public.

Autre chose en référence à une de vos déclarations passées : pensez­vous toujours que les animaux sont ‘plus humains que les humains’ ?

­ Cela dépend à la fois des animaux et des humains. Je suis introvertie, solitaire de nature, je sors rarement de chez moi. A la différence de beaucoup de gens, je n’ai pas besoin de beaucoup de rapports sociaux. Je ne regarde pas énormément la télévision, je lis beaucoup de livres en revanche.

Vous citez souvent Montaigne, Edgar Allan Poe et Baudelaire parmi vos auteurs préférés. Avez­vous lu des auteurs plus modernes ?

­ Vous savez, je ne suis pas focalisée sur un auteur ou un genre bien précis. Je suis une lectrice  omnivore, avec une nette préférence pour la poésie et les romans français.

Quel est votre avis sur la culture punk ?

­ Cela a été un moyen de bousculer les conventions. J’ai moi­même vécu d’une certaine façon comme ces punks, je ressemblais à un garçon jusqu’à mes quatorze ans : j’étais grande, très maigre et je ne portais que des pantalons. Plus tard, lorsque la nature a repris ses droits, je suis devenue plus en harmonie avec moi-même, même si parfois j’ai encore du mal à assimiler le fait que je suis une femme ! Mais si vous faites référence aux punks en rapport avec mes cheveux roux, ils sont naturels, ils ne sont pas teints. (sic !) Il en va de même pour mes tenues de scène : je fais la distinction entre ce que je porte sur scène et ce que je mets pour une réception ou pour aller au restaurant. La scène est un fossé insurmontable entre l’artiste et le public.

Je ne sais pas être provocante, je suis quelqu’un de très timide.

Vous aimez l’humour noir ?

­ L’humour noir est synonyme d’humour britannique pour moi. Cela m’évoque Winston Churchill. Il aimait le whisky et une fois, lors d’une réception officielle, il était plutôt éméché. Une femme de la haute société aux charmes douteux l’aborda alors et lui dit du haut de sa vertu ‘Mais comment osez­vous vous présenter dans cet état ?’, ce à quoi il répondit ‘Demain matin, j’aurai désaoûlé alors  que vous, vous serez toujours laide !’.

C’est la première fois que vous faites une tournée en Russie. Quel est votre rapport à notre pays, son histoire et sa culture ?

­ Si on regarde une carte, la Russie et le Canada ont manifestement beaucoup en commun. Vos hivers sont rudes et enneigés, comme le sont les hivers à Montréal, au Canada. J’ai toujours voulu en savoir plus sur votre pays. J’ai même appris le russe pendant trois ans au collège. Je me suis rendue en Russie une fois en tant que touriste : je suis allée à Moscou et à Saint­Pétersbourg, et c’est cette dernière ville que j’ai préféré. J’ai très hâte de m’y rendre à nouveau. Je suis toujours très impatiente avec mes concerts. J’espère que ma bonne étoile ne va pas m’abandonner !

Publié dans Mylène 1999 - 2000, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

SUICIDE BOUTONNAT-MYLENE DANS A quoi je sers (1989)

Posté par francesca7 le 7 août 2014

 

C’est en septembre 1989, en plein milieu de la tournée que sort dans le commerce A quoi je sers. Dans ce contexte de sortie, ce n’est bien évidemment pas par hasard que le texte de la chanson parle ouvertement de suicide :

 

 « Poussière vivante je n’ai pas su me diriger. Chaque heure demande pour

qui, pour quoi se redresser. Je divague, j’ai peur du vide, je tourne des pages,

mais des pages vides. […] J’avoue ne plus savoir à quoi je sers, sans doute à

rien du tout, à présent je peux me taire si tout devient dégoût. Poussière

brûlante la fièvre a eu raison de moi, je ris sans rire, je vis, je fais n’importe

quoi. Et je divague, j’ai peur du vide, pourquoi ces larmes ? A quoi bon

vivre. »

 confidences_30_02

Sitôt intégrée au milieu exact du spectacle, A quoi je sers appuie le sens que Laurent Boutonnat veut donner avec obstination à son concert. Le clip quant à lui est réalisé au milieu du mois d’août143 dans les environs de Cherbourg. Ne promouvant aucun album en vente à cette période, les ventes de ce 45 Tours n’engageront pas de lourdes sommes d’argent, si ce n’est la publicité qu’il pourra éventuellement faire pour le spectacle. Tournée qui aura repris les routes de France lors de la sortie du disque. Débarrassé d’obligations esthétiques purement promotionnelles, Laurent Boutonnat se sent donc une liberté totale pour la mise en images du clip. Il fera le choix d’aller vers une sorte d’abstraction remplie de longueurs et de symboles. 

Evoquant sous un angle biblique et symbolique le suicide (artistique) de la chanteuse, le clip représente sa longue et calme traversée en pirogue d’un fleuve144 avec pour seul accessoire une valise dont le contenu restera inconnu. Le passeur aux yeux cernés conduit la chanteuse vers une terre où l’attendent la majeure partie des personnages de ces anciens clips : sont présents Rasoukine le révolutionnaire de Tristana, la rivale de Libertine, le capitaine de Pourvu qu’elles soient douces, le marionnettiste de Sans Contrefaçon et le toréador de Sans Logique. Après les avoir rejoint, la chanteuse entreprend avec eux une marche dans les eaux boueuses, les yeux rivés vers l’horizon en direction d’une rive lointaine que l’on distingue à peine. makdes16Laurent Boutonnat supprime tous ses personnages vus de dos en introduisant leur noyade par un long plan-séquence final. Il ne filme là rien d’autre que la fin d’une époque. Son public sait dorénavant que ni Libertine ni sa rivale ne renaîtront une nouvelle fois de leurs cendres, que la chanteuse Mylène Farmer pose le voile de l’oubli sur un style qui lui fut si personnel mais qui ne sera plus jamais le même, et que la tournée qui joue alors à guichets fermés dans toute la France signe l’arrêt de mort d’une saga : celle d’un réalisateur qui se faisait une haute idée du clip et de ce qu’il pouvait véhiculer.

Poussant l’idée un cran plus loin pour bien que son public la comprenne, la face B du 45 Tours est une chanson titrée La Veuve noire qui reprend la mélodie d’introduction de la Face A A quoi je sers. Cette chanson proche par sa mélodie du ton suicidaire d’A quoi je sers parle du statut de défunte que le personnage de la chanteuse endossa dès que la date du premier concert de la tournée fut passé : « Toi veuve noire tu périras ce soir de mai ».

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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BOUTONNAT, L’identification DES CONCERTS DE MYLENE

Posté par francesca7 le 3 août 2014

 

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On analysera ces choix de placements sonores en partie par un processus voulu d’identification au public du concert, en particulier pour la scène d’introduction. Alors que le spectateur du film s’attache pendant les plans d’extérieurs à la musique de fond comme à une musique extra-diégétique, il s’aperçoit lors des premiers plans de la salle de concert que cette bande musicale est bel et bien jouée on stage par les musiciens, les acclamations en rythme du public le lui faisant facilement comprendre. Les premiers plans en caméra-épaule embarqués dans le public du concert accroissent ce processus d’identification, le spectateur du film se trouvant au même niveau que les autres spectateurs. Le choix de Laurent Boutonnat de porter l’identification du spectateur sur le public du concert est sans nul doute le plus judicieux, car les deux parties assistent au spectacle et n’en sont pas acteurs. Ceci explique l’absence d’images de coulisses de l’interprète à laquelle on ne doit surtout pas s’identifier, tant sur elle repose tout le spectaculaire de la mise en scène et une grande partie de l’effet charismatique que veut donner le show. 

Lors du passage précédant Ainsi soit-je, la scène d’extérieur de visite du cimetière n’a pas le son intra-diégétique qu’on pourrait en attendre, qui pourrait par exemple être composé des bruits de pas dans les feuilles mortes des allées. Si seuls les bruits de concert sont audibles, c’est justement parce que c’est sur la scène que va se passer l’action, que se place la diégèse, et non pas dans ces plans qui n’ont ici qu’une fonction d’image mentale quasi-onirique et symbolique. Plus que jamais à cet instant le spectateur du film doit se situer par rapport au concert et non pas aux plans additionnels extérieurs à la salle de spectacle. En ce qui concerne la fin du film, alors qu’à l’image se mêlent dans les mêmes plans visages du public du concert et décor en extérieur, le son reproduit cette ambiguïté en ne représentant que le son musical du concert sans celui du public mais néanmoins en y ajoutant les bruits d’extérieurs. C’est peut-être ce moment précis que Laurent Boutonnat choisi pour mettre en évidence le désarroi du public désormais muet qui se recueille devant les cendres encore rouges de la scène. Public alors confondu avec les spectateurs du film, chacun placé symboliquement par Boutonnat devant la scène dans la salle de concert, et devant le décor transplanté dans la nature. On ne peut que se rendre compte de l’extrême cohérence à la fois de la structure scénique à priori hasardeuse et du processus d’identification voulus par Boutonnat : situer le spectateur de son film face au décor de son spectacle, de la même manière dont il a traité les spectateurs du concert par rapport à la scène qui leur faisait eux aussi face.

 

Une structure fictionnalisante

 Décidé à faire de En Concert un film complet, écrit, pourvu d’une diégèse, Laurent Boutonnat s’est sans doute rendu compte que ce qu’il avait appliqué au court-métrage pour réaliser ses clips, il pouvait le réinventer pour le film de son concert en s’inspirant des attributs du long-métrage. Le dispositif du concert permet d’emblée d’appliquer au film qui en sera tiré certaines de ses caractéristiques : le changement de costumes (voire de décors ou de coiffures), le découpage par séquences, la justification de la musique, et avant tout une mise en scène.

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Si Laurent Boutonnat a interprété la présence d’un public comme faisant du concert un spectacle hybride entre le théâtre et le clip, il a sans doute envisagé son film comme un long-métrage dont le genre serait renouvelé. Investissant les mêmes moyens dans la réalisation de ce film qu’au tournage de ces petites réalisation, Laurent Boutonnat veut faire de son long-métrage une partie intégrante de son œuvre de clips, décomplexée du dispositif scénique qui bride malgré tout de manière importante la portée de la mise en scène des actions. Boutonnat dévie cet inconvénient en composant sa scène comme il le ferait pour son cadre lors de la réalisation d’un clip ; d’où l’importance d’identifier le spectateur du film au spectateur de la salle, à la différence près que le second peut, s’il le désire, profiter du hors champ du premier.

 

Le film de concert est vu en général comme un documentaire, retraçant en temps réel les actions contenues dans le spectacle afin d’en donner le compte rendu le plus fidèle. Il y a dans ces films bel et bien une notion de mise en scène, même de scénario, mais ceux-ci sont conçus en amont et n’ont pas pour objet le film, mais son relatifs à la conception du concert en question. Pour prendre une comparaison, le film de concert pourrait s’apparenter au documentaire sur un groupe (une tribu, une association, des amis) qui donne un spectacle à un public ; le documentariste tentant de rendre au mieux la vérité par un effet de réalité. Ces films se veulent généralement le témoignage d’un spectacle, n’interférant pas dans les choix esthétiques et narratifs de celui qui l’a conçu, et livrant simplement, quitte à la commenter et y appuyer un regard, la vision que l’on doit avoir de ce qui s’est passé lors de la prise de vue. 

Laurent Boutonnat étant à la fois l’unique concepteur du concert et le réalisateur du film qui en est tiré, il a choisi d’enrichir le premier par le second, en les éloignant néanmoins l’un de l’autre dans leur forme. Les moyens de tournage mis en œuvre son bel et bien ceux offerts à la majorité des films de fiction ayant un budget comparable : pellicule 35 mm; caméras Steady-cam, ralentis débrayables et loumas à l’appui. 

Mais Laurent Boutonnat a avant tout modifié les plans qu’il avait pris du concert pour les inclure dans une structure fictionnalisante en direction d’un support cinématographique. Non seulement il y a inclus des scènes d’extérieur, situant la scène de concert dans un autre lieu spatial que la salle de spectacle ; mais il a aussi “mutilé” le concert de deux chansons (Plus grandir et Allan) lors du montage du film. L’objet du film n’est pas le même que celui du concert. Si lors du spectacle la pièce principale reste l’artiste qui apparaît sur scène et interprète son répertoire, le film, lui, tourne autour de l’idée du concert, c’est lui l’objet capital du long-métrage. Alors reléguée par le truchement de la caméra au rang de participante au film du concert, la chanteuse n’apparaît plus en tant qu’artiste, mais en tant que personnage jouant un rôle fictionnel. L’abondance d’artifices comme les plans ralentis sur sa personne vont dans le sens de la composition d’un personnage par l’interprète, irréalisant parfois outrageusement sa prestation.

 

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Le choix d’enlever deux parties du concert, à la présence pourtant justifiée dans le spectacle, s’explique de deux façons. Tout d’abord l’enjeu promotionnel étant toujours présent en 1989, deux 45 tours sortiront en extrait de l’album live du concert afin de le promouvoir. 

Plus grandir et Allan sont présents dans le disque qui sort dans le commerce le dernier jour de la tournée. Or le film du concert ne sortira qu’un an plus tard, Laurent Boutonnat qui a suivi de très près l’ensemble de la tournée ne se consacra au montage qu’une fois qu’elle fut terminée. 

Un an de montage et de mixage fut nécessaire et le film sorti en septembre 1990 simultanément en salles et en cassettes vidéo. Les passages du concert concernant les deux chansons furent utilisés à l’époque de leur sortie respective dans le commerce. Alors remontés pour en faire deux clips “live“ présentant eux aussi des scènes extérieures, des ajouts de bruitages et d’effets spéciaux vinrent accompagner les plans filmés pendant le concert (voire chapitre suivant). 

Eux-mêmes vendus en vidéocassette peu après leur diffusion télévisée, l’idée de leur absence sur la cassette du concert sera sans doute venue du souhait d’encourager les acheteurs à se procurer les deux vidéos pour pouvoir jouir de l’intégralité du spectacle. La deuxième raison de “l’amputation” de Plus grandir et Allan relève du simple confort de visionnage du long métrage. Les films de concert, déjà peu nombreux en 1989, ne sortent jamais en salles, excepté quelques-uns uns anglo-saxons réalisés sur pellicule à la fin des années 70. Afin de rapprocher En Concert d’un long-métrage habituel, le fait pour Laurent Boutonnat de retirer ses deux chansons ainsi que tous les temps morts situés entre elles (silences, certaines intros, outros, reprises et rappels…) , le ramena à une durée de une heure et trente minutes, en opposition aux deux heures un peu lourdes qu’aurait duré l’intégralité de la capture du spectacle. La question du choix des chansons à retirer se pose inévitablement. Nous noterons que les deux parties soustraites à l’ensemble ont de maigres chorégraphies, Plus grandir mettant en scène deux danseuses et Allan une seule. 

Si pendant le concert la fadeur relative des deux chansons (pourtant assez rythmées) par rapport au reste ne choqua pas, leur présence dans le film n’eut pas été assez spectaculaire ou même suffisamment distrayante. Boutonnat ne pensa pas frustrer excessivement son public en omettant volontairement ces deux chansons. Celles-ci sont peu connues, et même si Plus Grandir fut un 45 Tours quatre ans auparavant. Celle-ci ne connut alors qu’un succès d’estime et ne restait pas dans la mémoire collective comme une chanson très populaire.

 

La cohérence entre la mise en scène du concert et les ajouts de Laurent Boutonnat, tant au niveau de l’image que celui du son, donne une autre dimension au film. On ne peut le situer que par rapport au décor perdu dans une plaine désolée, et non pas au Forest National de Bruxelles avec des coulisses, des billets d’entrée et des gradins. C’est ici que réside aussi la fiction, dans l’anonymat d’un lieu qu’on remplace par un espace imaginaire. Le concert se découpe en tableaux, chacun regroupant une chanson, parfois deux.

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 A chaque tableau correspond un dispositif d’éclairages, une panoplie de costumes, d’accessoires, et avant tout une façon de filmer. On peut comparer chacun des tableaux de ce film à une séquence dans un long-métrage de fiction, la ponctuation délimitant chacune d’elle étant ici un plan sur le public, une scène d’extérieur ou un noir. Tout au long du film le spectateur (tout comme le public dans la salle) est assujetti à la mise en scène du spectacle. Alors que Laurent Boutonnat aurait pu utiliser les plans sur certaines personnes du public comme de simples plans documentaires sur la réception émotionnelle du spectacle par le public, il les manipule pour les fictionnaliser et les replacer dans des contextes discursifs. Les ralentis qui leur sont appliqués fait ressortir leur utilisation purement sensationnelle et esthétique ; et on mettra par exemple en évidence que le moment où les personnes en question sont filmées est différent de l’endroit où leur plan est monté dans le film. C’est ainsi que la fin du concert fait de surimpressions crée l’impression de personnes se lamentant sur les décombres du décor qui s’enflamme, alors qu’elles n’ont jamais assisté à cet embrasement et ne faisaient que réagir à une des sorties de scène de leur artiste.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003

 

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Mylène, à quoi je sers ?

Posté par francesca7 le 29 juin 2014

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Symboles suicidaires du premier achèvement d’une oeuvre et d’une première vie d’artiste.

    Tournés dans un noir & blanc granuleux au lac de Grandlieu, à Passay (Loire-Atlantique) en août 1989, la chanson et le clip se trouvent justifiés par les conditions dans lesquelles leurs auteurs les ont écrits. Pour promouvoir la grande tournée que Mylène Farmer s’apprête à faire, elle écrit avec Laurent Boutonnat une chanson évoquant la fin d’un cycle : le leur. Si la critique a souvent qualifié le duo de nihiliste, c’est bien à cause de ce petit court-métrage, qui semble rejeter toute forme de croyance et de respect religieux. C’est bien d’autodestruction qu’il s’agit ici, en « suicidant » les héros de Laurent Boutonnat, Mylène Farmer achève leur première oeuvre, la plus noire. En brûlant quelques mois plus tard le décor de leur tournée dans un champ irréel, Laurent Boutonnat terminera cette destruction. même Mylène regardera le décor flamber, signature macabre de leur autodestruction.

  

En pleine tournée, est intégrée au milieu exact du spectacle une chanson inédite simultanément à sa sortie dans le commerce en 45 tours. A quoi je sers est une chanson au rythme dansant mais aux paroles désespérées. Elle fut écrite un soir de blues, ce qu’on pense assez rare chez Mylène Farmer. Dans ce contexte de sortie, entre les salles de concert remplies et les loges vides, ce n’est bien évidemment pas par hasard que le texte de la chanson parle ouvertement de suicide  :

«Chaque heure demande pour qui, pour quoi se redresser / Pourquoi ces larmes ? A quoi bon vivre / Je divague, j’ai peur du vide, je tourne des pages, mais des pages vides / J’avoue ne plus savoir à quoi je sers, sans doute à rien du tout / à présent je peux me taire si tout devient dégoût. » 

 

    Sans album à promouvoir, et ainsi débarrassé d’obligations promotionnelles, Laurent Boutonnat se sent donc une liberté totale pour la mise en images du clip. Il fera le choix d’aller vers une sorte d’abstraction en noir et blanc, remplie de langueurs et de symboles. Évoquant sous un angle biblique et symbolique le suicide (artistique) de la chanteuse, le clip représente sa longue et calme traversée d’un fleuve avec pour seul accessoire une valise dont le contenu nous restera inconnu.

 

    Un bruit sourd de vent glacial, un fleuve sombre, un ciel nuageux. Le brouillard envahi tout. Une pirogue avance, guidée par un vieux passeur, vêtu de noir et défiguré par le temps. Mylène Farmer monte dans cette barque-cercueil qui la fera traverser ce qu’on imagine être le Styx, le plus grand fleuve des enfers, en direction d’un autre affluant, qui sépare les vivants des morts. Selon cette lecture du clip, le passeur est Caron, chargé de faire passer les défunts dans l’autre monde. Leur embarcation traverse les roseaux que le vent fait plier, symbolisant selon la science des rêves le tourment et les problèmes existentiels. L’interprète, elle, ne pose son regard sur rien. Le passeur aux yeux cernés conduit la chanteuse dans les marais monochromes non loins de la rive gauche du Léthé, qui mène celui qui y arrive à l’oubli de sa vie. Mylène Farmer se retourne enfin, peut-être sur son passé, acceptant la propre mort de son personnage et reconnaissant les héros des clips de Laurent Boutonnat, ayant eux, déjà trépassé antérieurement. Ceux avec qui elle a débuté sa carrière sont présents.

 

   Elle balaie son regard, comme une façon de revoir sa vie d’artiste en un instant. Le clip se termine par un long plan-séquence ralenti de tous les personnages de dos, entraînant Mylène Farmer dans les eaux profondes, sans doute pour se noyer ensemble. Départ en électrochoc d’un processus d’autodestruction qui s’achèveraquelques mois plus tard, par l’incinération du décor de la tournée pendant le générique final du film du concert. En rendant sa cohérence à l’ensemble des clips qu’il a produit, Laurent Boutonnat en fait une œuvre homogène et ne filme là rien d’autre que la fin de cette époque. Son public sait dorénavant que ni Libertine ni sa rivale ne renaîtront une nouvelle fois de leurs cendres, et constate que Mylène Farmer et son mentor posent le voile de l’oubli sur un style qui leur fut si personnel. Poussant l’idée un cran plus loin pour bien que son public les comprenne, la face B du 45 Tours est une chanson titrée La Veuve noire qui reprend en boucle la mélodie d’introduction de A quoi je sersLa Veuve noire semble évoquer la mort artistique de la chanteuse le soir de la date de son premier concert :

 

« Toi veuve noire tu périras ce soir de mai »  

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 Mais peut-être que le tableau n’est pas si noir, peut-être qu’une renaissance est possible… En tout cas, à l’époque, nombreux sont les fans qui se sont demandés si la carrière de Mylène Farmer ne se terminait pas ici.

Dr. Jodel

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Contexte du clip « Ne plus grandir »

Posté par francesca7 le 28 mars 2014

Dès 1985 on commence à trouver certaines fulgurances dans le cinéma de Boutonnat, comme cette statuette de la sainte vierge qui se cache le visage lorsqu’on implore son pardon, où la danse tragique qui clos le film, entraînant une Mylène Farmer qui vieillit à vue d’œil dans une valse macabre au milieu des toiles d’araignée et des candélabres. Le clip de Plus Grandir ressemble à un premier film, dans lequel on aurait voulu mettre tous ses fantasmes inavouables et ses questionnements inextricables. Le clip rassemble néanmoins de grandes références cinématographiques. On aura peu de mal entre autres à approcher le traitement anticlérical de celui des Diables de Ken Russel (1971) surtout lors de la scène où deux nones donnent des coups de pieds à la pénitente à terre. On verra aussi dans l’animation de la statue, l’influence d’un Jean Cocteau. François Hanss, futur réalisateur de clips pour Mylène Farmer (Je te rends ton amour, Immoramento) y voit même une « Jeanne d’Arc revisitée par une imagerie que même Hollywood n’a pas rêvée » (Hanss, François, «Clip ou film? Les deux. Mylène Farmer inaugure le genre», Starfix n°39, août 1986 pp.80-81.)

 

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    Plus Grandir marque les premiers investissements de Mylène Farmer dans la création artistique. C’est elle qui s’occupe des dessins du story-board, et on remarquera dans celui-ci l’épitaphe inscrit sur la tombe supposée de la chanteuse : « Mylène Farmer, Plus Grandir, 1962 – 1985 ». Or Mylène Farmer est née en septembre 1961 et non l’année suivante. Cet « oubli » sera répété lors d’une prestation télévisée, où les mêmes dates seront reprises sur un landau noir servant de décor à l’interprétation de la chanson. L’implication de la ‘jeune’ artiste ne s’arrête pas là puisque c’est elle qui confectionne la poupée de chiffons qu’on voit dans le clip. Accessoire à priori anodin mais qui revêt dans le film une importance toute particulière : C’est cette poupée qui nargue l’héroïne de sa jeunesse éternelle, qui la poursuit dans ses nuits, et ses cauchemars. En se protégeant le visage du coup de couteau asséné par Mylène Farmer, c’est elle qui déclenchera la danse du vieillissement en lui rappelant brusquement qu’elle, être humain, est périssable. C’est donc ce jouet provocant qui aura le mot de la fin : alors que le spectre de Mylène Farmer jette son bouquet sur sa tombe et s’en éloigne, la poupée assise sur une pierre tombale tourne la tête en notre direction pour nous rappeler à notre misérable condition humaine. Plus Grandir marque avant tout le premier passage de Mylène Farmer à l’écriture, c’est elle qui signe les paroles, alors que Laurent Boutonnat s’affaire à écrire le reste de l’album Cendres de Lune. Étrangement, il est très difficile jusqu’en 1995 de différentier les textes écrits par Laurent Boutonnat de ceux signés du nom de Mylène Farmer : mêmes thèmes, même tourments, mêmes inspirations, même culture, et surtout même style.

 

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    Pour financer ce scénario qu’on estime déjà très coûteux, le cinéaste fait appel au producteur de publicité Stephan Sperry qui parvient à louer durant quatre jours un des studios SETS à Stains, en Seine St-Denis et à débloquer 330 000 Frs pour financer tout le film. Toute la largeur du studio est décorée par une équipe (accompagnée du père de Mylène Farmer en personne) car Boutonnat tourne en cinémascope (format 2.35 rarement utilisé depuis les westerns des années 60). Il s’agirait ici d’un des premiers clips au monde réalisé en format Cinémascope sur pellicule film. 

    Le premier  jour de tournage se fera dans le cimetière le plus proche du studio : celui de Saint-Denis où sera installée la fausse pierre tombale portant le nom de la chanteuse et le titre du film. On parlera de Laurent Boutonnat comme seul réalisateur ayant donné à ses clips un soin cinématographique. Ceux avec Michael Jackson réalisés par John Landis (dont Thriller date de l’année de Maman à tort-1984) sont eux plus proches de la série B que du  cinéma (effets spéciaux grossiers et support vidéo à l’appui). C’est donc à partir de ce film que Laurent Boutonnat a la volonté de faire de Mylène Farmer un mythe. Il prend alors tout ce que son entourage peut lui offrir, il utilisera le caisson aquatique du studio pour trois secondes de film et embauchera des figurants pour des durées toutes aussi courtes (les deux naines, le violeur…). C’est surtout sur ce tournage que Laurent Boutonnat fait connaissance avec les techniciens qui le suivront  jusqu’en 1994, date de sa chute. Il craque d’abord pour le chef opérateur de publicité Jean-Pierre Sauvaire (Taxi-1998) avec lequel il travaillera dix ans. L’équipe des clips et des films se complétera ensuite par la monteuse Agnès Mouchel, la costumière Corinne Sarfati et François Hanss qui lui servira plutôt d’assistant.

 

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TV VIDÉO JAQUETTES avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 janvier 2014

 

JUILLET 1986 – Mylène Farmer : Cendres de lune – Entretien avec Hélène MERRICK

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Comment est née cette « Libertine » ?

- Le texte de la chanson ? C’est presque une idée à moi : on était en studio, et au moment de placer ma voix sur la structure musicale qu’on mettait en place, j’ai chanté des paroles au hasard. Je devais être très heureuse ce jour-là, je chantais ‘je suis une pute, une putain’ ! Le compositeur s’est dit « Bon sang, mais c’est bien sûr » et il en a fait « Libertine » !

Et l’histoire que raconte le clip dont l’esthétique fait penser à Barry Lindon ?

- C’est une déformation professionnelle de faire cette référence ! Mais c’est vrai qu’il y a un travail des lumières un peu analogue, des éclairages à la bougie, des maquillages blancs. Le libertinage évoquait le 17ème siècle, et comme j’aime beaucoup le film de Ridley Scott, « Duellistes », je voulais insérer un duel. Tout ce travail s’est fait à deux, je n’en revendique pas la maternité ! Ce qui compte, c’est le résultat ! Ma part à moi, c’est d’être présente dans tout.

Quel cinéma aimez-vous ?

- Des cinéastes, plutôt : Stanley Kubrick, Elia Kazan, Polanski, Clouzot, Jean-Jacques Annaud…

Regardez-vous les films en vidéo, chez vous ?

- De plus en plus, par fainéantise ! Je regarde tous les films que j’ai ratés pendant une période où je n’avais pas envie d’aller au cinéma, peut-être parce que j’avais envie d’en faire ! Je viens de revoir pour la cinquantième fois « Un tramway nommé désir » et bientôt je vais voir « E.T. » dont on va me prêter une cassette !

Vous a-t-on proposé de faire du cinéma ?

- Non. Je ne vais pas au devant des gens qui pourraient m’en faire faire, je sors peu et surtout, avoir fait deux clips dans un esprit cinéma ne prouve pas qu’on est une fabuleuse comédienne !

Pourquoi faites-vous mourir Libertine à la fin du clip, comme dans un film où il est ‘moral’ de supprimer une fille de petite vertu ?

- Là, j’avoue que c’est une idée du metteur en scène. Je trouve que la fin est belle, c’est une histoire triste de  toute façon, mais rassurez-vous, c’est la version cinéma ! A la télévision, elle est écourtée, on ne voit pas le duel au début. Ca commence avec le galop du cheval, et ça se termine à la sortie du salon, avant que Libertine ne meure.

Une chanson immorale devrait finir immoralement, non ? Où se situent d’après vous l’immoralité et la provocation qu’on vous attribue dans la presse ?

- Fatalement à travers mes chansons, et aussi dans les chorégraphies que je fais à la télé. Certains gestes dérangent terriblement les gens.

Vous vous déshabillez dans un clip : est-ce une provocation ou une nécessité ?

- Ce n’est jamais nécessaire de se dénuder, c’est toujours accessoire et c’est bien ou malvenu, vulgaire ou aussi normal que boire une tasse de thé. Là, en l’occurrence, je ne crois pas que ça soit vulgaire. On parle de libertinage, alors s’il n’y a pas une paire de fesses ou un moment de nudité… ! Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce sujet, se produire devant une caméra et dévoiler des secrets, c’est aussi obscène que se mettre nu à l’écran.

Feriez-vous comme Marushka Detmers dans « Le diable au corps » ?

- C’est un peu vicieux comme question ! Là, je réfléchirais. Je pense que ce n’était pas indispensable de faire ça dans un film, sinon pour provoquer des entrées !

Cultivez-vous une image de marque ?

- Pas réellement. Je réfléchis à une pochette de disque, une télévision, des photos de presse, des interviews, je ne sais pas…

Faites-vous attention à ne pas dire certaines choses ?

- Certaines, oui. Je ne les dis plus, car elles étaient mal comprises.

Vous mentez ?

- Oui, bien sûr ! C’est le privilège de l’artiste ! Le mot de sincérité qui revient constamment partout, je le bannis complètement dans ce métier de faux-semblants !

Pensez-vous avoir innové dans le domaine de la chanson ?

- La chanson est un art mineur, comme dit Gainsbourg. Il ne faut pas se prendre au sérieux ! J’ai évoqué des sujets comme la mort, la mère, la religion… On n’en a pas trop parlé en chanson.

Qu’est-ce que vous aimiez écouter à vos débuts ?

- Rien ! Je n’aimais rien ni personne ! (rires) Si : Jacques Dutronc, je l’aime toujours d’ailleurs. Je crois n’avoir pas écouté beaucoup de musique étant enfant. Après, je me suis tournée vers la musique de films et je continue. Un peu la musique classique, aussi. Au début, j’aimais le film et la musique, à présent je n’ai pas besoin de connaître les images pour acheter un disque de musique de film, surtout celles de John Barry que j’adore.

Avez-vous pris des courts de chant ?

- Non, je bénéficie des qualités de mes défauts : une voix fluette qui intéresse les gens, telle quelle !

Avez-vous réellement suivi une éducation religieuse ?

- Je peux vous mentir, là ! (rires) J’ai été traumatisée par les bonnes sœurs : elles me tapaient, je renversais  mes desserts par terre…

Vous avez mis le feu ?

- Non, j’aurais bien aimé mais je n’avais pas encore l’esprit à ça ! Maintenant, je crois que je le ferais, et puis (prenant l’air convaincu) je me dis des fois qu’un jour, je vais rentrer dans les ordres !

Vous ne me direz pas si vous en avez souffert…

- (retenant un sourire et d’un air de regrets) Je n’ai pas envie de mentir, aujourd’hui ! (rires) Non, sincèrement, bien que je n’ai aucune attirance pour ce milieu…

On raconte que vous avez fait du dessin…

- Oui, j’ai peu de temps pour ça et je n’ai pas beaucoup d’imagination, mes dessins sont toujours un peu morbides, je fais des bonhommes désarticulés…

Avez-vous fait toutes les cascades à cheval dans « Libertine » ?

J’ai fait de l’équitation pendant cinq ans, maintenant je n’ai plus le temps, mais si j’avais un cheval, je le monterais souvent et librement, sans aller dans un manège, sans l’embêter ! Je voulais faire les cascades moi-même dans « Libertine », mais c’est finalement une cascadeuse qui est montée en selle sur le cheval au galop et m’a doublée pour certains plans de bagarre : si j’avais eu un accident, tout aurait été annulé !

Me direz-vous combien a coûté le clip de « Libertine » ?

- Non ! (rires) Ca n’a pas coûté cent briques, comme certains le prétendent. Je n’ai pas envie de donner le prix !

Si les gens le croient très cher, c’est qu’il est réussi. Il a coûté la moitié de ce que vaut un clip français habituellement : un minimum d’argent, un maximum de talent !

1986-33-cEcrivez-vous des histoires ?

- Non, je n’écris rien, j’efface !

Qu’est-ce que vous effacez ?

- Tout ! Tout ce qui s’est passé hier. J’ai un don pour ne me souvenir de rien sauf de ce qui est vraiment marquant. Mon enfance, mon proche passé, je ne veux pas y penser une seconde ! Ce serait régresser, j’ai besoin d’aller de l’avant, de ne pas regarder en arrière.

Quelle attitude ont les garçons avec vous ? Sont-ils attirés par votre célébrité ou leur faites-vous peur ?

- Tout le monde n’est pas à l’aise avec moi, je n’en tire aucune satisfaction d’ailleurs, je le remarque, et surtout je n’ai pas envie qu’ils soient à l’aise avec moi ! Je n’en sais rien, j’ai l’impression d’être une vieille grand-mère quand on me pose cette question ! Je reçois des lettres de personnes que je ne connais pas qui déclarent leur flamme (elle s’interrompt) Non, je dis des bêtises, je ne fais pas une fixation là-dessus !

Et vous, quels sont les gens qui vous attirent ?

- Très souvent ceux que je ne peux pas approcher, docteur ! Ceux qui ont un sens de la folie. La vie est déjà suffisamment laborieuse et triste, on ne va pas s’ennuyer avec les gens qui ont des problèmes dentaires !

Même en traitant des sujets durs ou morbides, vos chansons sont très gaies, non ?

- Parce qu’elles sont cyniques. Le cynisme, ça sauve tout !

Etes-vous croyante ?

- Non. Par contre, je peux être intéressée par quelqu’un comme Ste Thérèse d’Avila, qui était une folle à lier elle aussi !

‘Aussi’ ?! Vous vous considérez comme folle à lier ?

- C’est un peu l’image que je donne dans ce que je fais. Je crois être quelqu’un de pas fou du tout ! Dans la vie, on a tous des moments d’égarement, mais je suis seule dans ce cas-là, il n’y a que mon singe qui me regarde avec des yeux ronds !

Vous pourriez me définir votre caractère ?

- (en secouant énergiquement la tête) Non ! (rires) Caractérielle ?

Bon alors, pensez-vous bien vous connaître ?

- Oui, oh oui ! Dommage, mais oui…

Avez-vous trouvé ce que vous vouliez vraiment faire dans la vie ?

- Voilà le genre de questions auquel je ne réponds pas ! (rires) L’avenir dira si on m’a pendue pour ça !

Avez-vous envie de faire autre chose aussi ?

- Je veux réussir dans tous les domaines, ne pas faire la même chose pendant vingt ans. Chanson, cinéma, m’occuper d’animaux à cinquante ans, pourquoi pas, tout et rien !

Fonder une famille ?

- Non, le pauvre, pauvre enfant ! Je n’en ai tout simplement pas envie.

Pensez-vous que chacun suit une destinée bien précise ?

- C’est cruel mais je pense que oui. Après, c’est une question de volonté. A nous d’affiner les gros traits qui nous sont tracés.

Où sont l’enfer et le paradis pour vous ?

- L’enfer, c’est d’être là et le paradis, c’est d’être là aussi ! Vraiment, l’enfer, c’est la maladie, la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un. Et puis « L’enfer, c’est les autres » comme disait je ne sais plus qui !

Oui, l’autre, là !

-          (rires dans tous les coins)

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

D’entre les Morts de MYLENE

Posté par francesca7 le 9 août 2013

 

D’entre les Morts de MYLENE dans Mylène AU FIL DES MOTS images-1

Ce spectacle N° 5 ON TOUR est certainement l’un des plus attendus de Mylène : d’abord parce que pour la première fois elle s’offre le Stade de France (deux soirs de suite), ensuite parce que la chanteuse n’a pas fait de tournée depuis neuf ans. L’événement est donc d’importance pour ses admirateurs de province et de l’étranger, qui découvrent dans un premier temps, une affiche très particulière annonçant le spectacle ; on y voit Mylène étalée sur le sol, jambes ouvertes et regard hagard, comme si elle venait de se jeter d’un toit.

Une photo choc pour un spectacle qui ne l’est pas moins, avec Mylène et Laurent Boutonnat à la conception et à la direction artistique, Yvan Cassar à la direction musicale, Alain Escalle pour les images de scène et Thierry Suc à la production. Le spectacle au Stade de France étant sold out en quelques heures, les moyens sont de mise. C’est toujours Mark Fisher qui réalise les décors. Les spectateurs découvrent d’abor un écran géant avec en son centre, une tête de mort (cet accessoire est réservé aux stades ; pour les spectacles en salles, des projecteurs orange sont dirigés vers le public).

La scène, gigantesque bénéficie d’une avancée sur la moitié de la pelouse du stade et se termine en étoile à cinq branches. La tête de mort sur l’écran laisse bientôt sa place à l’œil de Mylène, qui s ’ouvre et referme sur la musique de l’introduction, D’entre les morts

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Suivant les lieux où elle se trouve et la dimension de la salle, Mylène module son track-linsting. Pour ce qui est des salles en France, type Zénith, elle propose des chansons issues de l’album Point de Suture et ses tubes extraits d’anciens albums… reste A quoi je sers… « orpheline » d’album original, et les instrumentaux D’entre les Morts pour l’introduction et l’Interlude Avant que l’ombre… entre Ainsi soit- je.. et Libertine. Pour ce qui est des spectacles russes, Mylène oublie A quoi je sers… et d’autres chansons. A Saint Pétersbourg, elle chantera également Je t’aime mélancolie. Quant au Stade de France, elle y laisse de côté A quoi je sers… je te rends ton amour et Si j’avais au moins. Elle ajoute en revanche California, Laisse le vent emporter tout, l’Instant X et Fuck Them All.

C’est le track-linsting de la tournée qui sera gravé sur disque, tandis que celui du Stde de France servira pour la captation (DVD et Bly-ray Mylène Farmer Stade de France, respectivement Polydor 532 543-5 et Polydor 532 543-8). A noter que trois titres ajoutés au Stade de France se retrouvent sur un CD dans le coffret collector du DVD Mylène Farmer Stade de France (Polydor 532 543-1) et uniquement, tandis que Laisse le vent emporter tout ne fait l’objet d’aucune version audio gravée sur CD… Pour finir, dans le DVD, filmé par François Hanss, on peut entendre le pianiste Yvan Cassar jouer quelques notes de joyeux anniversaire, entre Rêver et Laisse le vent emporter tout. Normal ; le spectacle a eu lieu et a été filmé le 12 Septembre 2009, jour des 48 ans de Mylène !

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 196

 

 

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Mylène, un panel de critiques

Posté par francesca7 le 30 juillet 2013


Mylène, un panel de critiques dans Mylène et des CRITIQUES images-24C’est en 1984 que le public découvre, à l’occasion de la sortie de son premier single « Maman a tort », les allures timides et complexées d’une certaine Mylène Gautier. Laurent Boutonnat, son Pygmalion, n’a pas encore fait de cette jeune fille de vingt-trois ans l’implacable machine commerciale qui fera sa fortune. Nulle ambition calculatrice ne semble pouvoir être décelée chez cette jeune fille fragile à la voix chancelante. Mylène Gautier n’a pas encore chaussé les cothurnes de Mylène Farmer, et pourtant elle a déjà de quoi attirer l’attention. Car elle cultive le goût de la surprise, et son premier single provoque le malaise. À l’écoute de « Maman a tort », vous aviez d’abord souri aux tons frais de la comptine d’enfant. Ce n’est qu’après que vous avez commencé à ressentir la gêne.

C’est la victoire de l’opéra italien sur l’opéra français, le piège de la domination de l’harmonie sur la signification : vous aviez cru que la gaieté de la comptine suffisait à établir le sens de la chanson, et vous vous êtes confronté à la noirceur des paroles. L’enfant, malade, chante seule dans sa chambre d’hôpital, prenant à parti l’auditeur, devenu l’ami imaginaire inventé pour tromper la solitude. Pour finir de choquer, la petite fille est amoureuse de son infirmière à la voix douce, substitut d’une mère rejetée pour n’avoir pas accepté le désir homosexuel de sa fille. La première pierre de l’édifice Farmer est à l’image du futur palais : la légèreté d’une voix frêle jusqu’à la cassure dissimulant un sens caché et provocateur.

La griffe Mylène Farmer s’affirme d’emblée dans cette superposition artificielle d’une voix claire et d’une parole sombre. 

Mylène Farmer invite donc son auditeur à la distance. Elle creuse en ses chansons un double fossé que le prétendant doit franchir pour clore sa quête herméneutique et accéder au rang d’initié. Le premier écart consiste à se défier de la forme – voix, tonalité, rythme –, le second à percer le chiffre poétique. Car le style de Mylène Farmer se veut énigmatique et codé. Et qu’est-ce qui mérite d’être ainsi caché, sinon ce que l’on ne peut montrer sans danger ? La quête de sens de l’auditeur sera résolument amoureuse, tout entière tendue vers le désir de l’interdit et de l’indicible. La chanteuse a alors l’habileté d’offrir à l’énigme une réponse spéculaire. Car ce que l’auditeur désire, le but de sa quête, c’est le désir lui-même. Toutes les chansons de la première Mylène Farmer finissent en effet par dévoiler un troublant désir sexuel et un envoûtant désir de mort. Après le provocant « je suis une catin » du quatrième single « Libertine », les chansons du premier album Cendres de Lune (1986) composent avec art un univers à la fois sexuel et morbide.

 L’on ne pourrait parler d’une double thématique, tant la mort est inextricablement liée, chez Mylène Farmer, au désir sexuel. Mêlant deux interdits, les chansons de ce premier album célèbrent la jouissance dans la mort et la décomposition. C’est à l’hôpital que la petite fille de « Maman a tort » découvre son désir homosexuel, c’est auprès d’un vieux lubrique que l’héroïne de « Vieux bouc » connaît le plaisir, et c’est « Au bout de la nuit », « où tout meurt sans cri », que l’on peut connaître la plus grande jouissance.

Le désir est d’autant plus trouble que les chansons brouillent les cartes de la différenciation sexuelle : si « Libertine » et « Vieux bouc » mettent en scène des relations hétérosexuelles, « Maman a tort », « Greta » et « Tristana » sont trois odes au désir exclusivement féminin. Enfin, en recréant l’inconfort du premier single, l’album Cendres de Lune profite de la juvénilité de la voix de la chanteuse pour installer l’auditeur dans un univers enfantin sans cesse déniaisé par l’horreur de la mort. Plus grandir est la prière d’une adolescente qui ne veut pas mourir, et le mystérieux « Chloé » est une comptine chantée par une enfant qui vient de voir sa sœur mourir noyée, le crâne fendu. 

Le second album est à l’image du premier. L’on pourrait presque dire qu’il en est sa réalisation aboutie. Le formidable succès commercial d’Ainsi soit je (1988) installe Mylène Farmer dans son personnage de chanteuse névrosée. La provocation sexuelle mène la danse : « Pourvu qu’elles soient douces » célèbre les fesses, et chante à demi-mots les délices de la sodomie, la reprise de « Déshabillez-moi » est languissante à souhait [et accessoirement catastrophique, NDLR], et le fameux « Sans contrefaçon » joue une nouvelle fois avec l’indifférenciation sexuelle en mettant en scène une femme qui se sent homme. Mais le désir de mort n’est pas en reste. Si la référence à Baudelaire eût suffi en elle-même à inscrire les chansons de Mylène Farmer dans une filiation poétique morbide, le choix du poème « L’horloge », dans sa description du temps anthropophage, ne peut que renforcer l’importance du thème. « Allan » et la « Ronde triste » évoquent des fantômes, comme l’on invoque les esprits, et « Jardin de Vienne » rend hommage à un pendu. Cependant, dans cette thématique apparaît un nouvel ingrédient : « Ainsi soit je » et « Sans logique » laissent transparaître des accents religieux. Mylène Farmer donne libre cours à une éducation chrétienne où, si le désir de mort est encouragé, le désir sexuel achoppe sur la culpabilisation. 

Le thème religieux sera central dans le troisième album L’autre (1991). En effet, Mylène Farmer laisse désormais de côté la provocation sexuelle, pour révéler son versant le plus sombre. Si « Je t’aime mélancolie » et » Psychiatric » jouent avec son image de chanteuse aimant aborder les contours de la folie morbide, et si « Désenchantée » se veut l’étendard d’une génération sacrifiée, « Agnus Dei » et « Beyond my control » s’amusent avec le thème du sacrifice christique sur fond de prières liturgiques. Foulant aux pieds l’interdit religieux, Mylène Farmer devient une Ève tentatrice cultivant le péché en pleine connaissance de cause, une sorte de Bossuet pervers adepte de l’auto-flagellation. La chevelure rousse de la chanteuse commence décidément à sentir le soufre. 

C’est ce désir de l’interdit qui s’éteint avec le quatrième album Anamorphosée (1995). La carrière « américaine » de Mylène Farmer commence, comme l’annonce le titre « California ». Adieu les accents mélancoliques, c’est le retour en force du sexe. Mais cette fois, plus de quête désirante : le sexe s’offre sans chiffre codé, sans savoureux détour, sans voile de Poppée. L’auditeur n’est plus un décrypteur des sens seconds : il doit accueillir la crudité désarmante du premier degré. « L’instant X », « Eaunanisme », « XXL », autant de titres révélateurs du tournant de la chanteuse. Du désir de l’interdit à la provocation bien franche, celle qui fait vendre. Quant à « Rêver », c’est une célébration de l’amour et de la tolérance : décoiffant, non ? L’on ne s’étonne plus que les Enfoirés aient pu reprendre la chanson. Il ne manquait plus que les chœurs d’enfants de « Tomber sept fois » pour que le tableau soit complet. 

Les deux albums suivants, Innamoramento (1999) et Avant que l’ombre (2005), ont repris la recette. Il est désormais plus vendeur de vanter les pouvoirs de l’amour (« L’amour naissant », « Innamoramento », et dans le dernier album « Avant que l’ombre », « Aime », « L’amour n’est rien », « Peut-être toi »), que le troublant désir du suicide et de l’homosexualité. Ajouter à cela un zeste de cul porno-chic (le « prends-moi, prends-moi » de « L’Âme-stram-gram », l’inceste dans « Optimistique-moi », le récent « j’en ai vu des culs » de « QI » ou encore le bien nommé « Porno-graphique »). Insérer entre les trois derniers albums pas moins de quatre collectors commerciaux, concerts ou compilations (Live à Bercy,Mylénium tourLes MotsRemixes 2003). Adapter cette recette à une jeune lolita du nom d’Alizée (dont la petite culotte blanche émoustillera le papy), et vous images-25 dans Mylène et des CRITIQUESobtiendrez le pactole. La machine est désormais huilée. 

Mylène Farmer est passée du « jouir dans la mort » au « jouir de l’amour avant que la mort nous sépare ». En tout bien, tout honneur. Le problème, c’est que la poésie de l’interdit s’est envolée, et avec elle tout le désir de l’initié. En passant du sens voilé à la tautologie du premier degré, la chanteuse a transformé son auditeur en fan. Le fanatique de Mylène Farmer ne pense plus, ne cultive plus la distance : il achète, un point c’est tout. Et il célèbre avec Mylène Farmer, en chœur avec tous les enfants et les petits oiseaux de la Terre, la beauté de l’amour. Il fut un temps où les comiques Les Inconnus se moquaient de Mylène Farmer en lui faisant dire « J’écris des paroles que vous ne comprenez pas, d’ailleurs moi non plus ». Désormais, malheureusement, l’on ne comprend que trop bien.

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Mylène et Boutonnat

Posté par francesca7 le 26 février 2013

Mylène et Boutonnat dans Mylène AU FIL DES MOTS 4Laurent Boutonnat
S’il est sans aucun doute LA rencontre de la vie de Mylène Farmer, jamais une histoire amoureuse entre Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, son complice de toujours, n’a été confirmée par qui que ce soit. On sait pourtant qu’ils ont vécu ensemble vers les années fin 80 – début 90. On sait aussi que leur relation a connu une petite « crise » en 1997, lorsque Laurent Boutonnat a produit la chanteuse Nathalie Cardone, et accessoirement… s’est mis en couple avec ! Mylène, qui disait dans les années 80 : « Si un jour Laurent composait pour une autre, je ne lui pardonnerais pas », n’apprécie pas du tout… En 1999, elle prépare sa troisième tournée (Mylenium Tour) sans Laurent, qui du coup boude le spectacle pendant les premières représentations. Il n’est venu le voir qu’après 3 mois de tournée, lorsque Mylène est passée à Paris-Bercy le 13 décembre 1999. Il se dit qu’il aurait été très impressionné par le spectacle que sa complice de toujours avait concocté sans lui, et qu’il serait allé la voir dans sa loge après le concert, pour des retrouvailles très intenses… 

Suite à cela, Mylène et Laurent ont continué leurs collaborations artistiques main dans la main, totalement en phase l’un avec l’autre. Au-delà de la complicité artistique tout à fait unique qui lie les deux personnages (et sur laquelle nous ne reviendrons pas en détails ici – nous nous invitons plutôt à consulter tout le reste du site !), on peut dire aujourd’hui qu’ils continuent à développer des liens d’affection particulièrement forts, parlant régulièrement et jusqu’à aujourd’hui, l’un comme l’autre, de « soeur » et « frère jumeau ».

2 dans Mylène en CONFIDENCES

Voyez comme ils parlent l’un de l’autre sur notre page qui y est consacrée ici :

Quand Laurent parle de Mylène… 

« On recherchait quelqu’’un au moment où on avait fait cette chanson avec un ami, qui était « Maman à tort ». Et le jour où Mylène est arrivée, elle était parfaite quoi ! C’était le personnage. [Elle avait pas tellement l’air] pervers, c’est plutôt… psychotique, je dirais. Quelqu’’un d’un peu renfermé, comme ça… …. ça a été elle tout de suite, quoi. Avant même de l’entendre chanter. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

« C’est un vrai bonheur [de travailler avec Mylène en tant qu’actrice] parce qu’elle se laisse guider, ce qui n’est pas souvent le cas de tous les acteurs qui ont un peu peur de se laisser guider. »

Le journal du cinéma (Canal+), le 05.10.1994

« Avec Mylène, j’ai l’habitude de dire qu’on est nés ensemble. Aujourd’hui, elle est devenue pour moi comme une sœur, tant sur le plan artistique qu’affectif. »

Propos recueillis par Jean-Rémy Gaudin-Bridet pour Télé Star, 2007.

 

5 dans Mylène et des CRITIQUESQuand Mylène parle de Laurent…


  « [Il] a fait […] ses premiers pas dans le cinéma à seize ans. Il a réalisé un long-métrage qui était parti à Cannes et […] qui avait eu quelques petits déboires et maintenant réalise […] des films publicitaires. C’est plus alimentairement, et puis c’est vrai que c’est un bon exercice de toute façon. »

Azimut (FR3 Lorraine), le 25.06.1986

« On s’est rencontrés et lui est compositeur, donc, a une passion pour la musique, pour le cinéma également, […] et donc m’a proposé avec une autre personne la première chanson, qui était « Maman à tort ». Et puis, voilà, nous travaillons ensemble. […] Vous parliez de mentor tout à l’heure, pour moi c’est surtout un admirable metteur en scène, dans toute sa généralité. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

« C’est vrai que je travaille en permanence avec [Laurent] pour le meilleur et pour le pire ! »

Top 50 (Canal+), le 06.09.1986

« Être extérieure [au processus de fabrication d’un clip], ça je ne peux pas. Je travaille avec Laurent quant au scénario, et puis après ma foi, c’est lui qui [s’occupe] du cinéma à proprement parler. Et puis après, c’est un travail d’équipe »

La vie à plein temps (FR3 Pyrénées), le 07.04.1987

« Je crois que ma vraie naissance c’était le jour où j’ai enregistré « Maman à tort ». C’est le jour où j’ai rencontré cette personne qui est Laurent Boutonnat, qui est donc également le réalisateur de mes clips, qui est également compositeur. C’est le jour où j’ai pu naître, oui, c’était une naissance. […] Cette rencontre avec Laurent, moi je la qualifie du domaine de l’exceptionnel, c’est-à-dire les rencontres qu’on a très peu dans sa vie, qu’on doit privilégier. C’est vrai que cette rencontre avec Laurent, c’était extraordinaire pour moi parce que c’est quelqu’un qui a énormément de talent dans beaucoup de domaines, qui a des choses qui l’attirent, qui moi m’attirent, des choses qu’on a en commun. Et c’est fascinant de trouver un personnage comme ça. Voilà, donc Mylène Farmer c’est un peu de moi, c’est certainement un peu de Laurent Boutonnat, c’est beaucoup de choses. »

Lazer (M6), en 05.1987

« [Laurent] aime l’hémoglobine, oui. »

Panique sur le 16 (TF1), le 19.11.1987

  « Laurent Boutonnat travaille pour des films publicitaires, et tout spécialement pour l’étranger. Il a des commandes surtout par les Etats-Unis. […] En France, […] il en a fait quelques-unes, mais j’ai oublié d’ailleurs. [C’est lui qui a fait tous les clips] depuis le début. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 23.11.1987

« On a dit Pygmalion, mentor… et je ne sais…  Je crois qu’’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout. […] J’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie…   C’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’’il avait réalisé à l’âge de seize ans qui s’appelait « Le voyage de la féconductrice » (ndlr : il s’agit d’une erreur de Mylène, le véritable titre étant « La ballade… ») et qui était même passé à Cannes, je crois.   Il avait pillé des fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman !   C’est vrai qu’’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, c’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’’un que j’aime et je pense qu’’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 07.10.1988

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« Je sais pas si on peut parler de hasard. Ce sont des rencontres comme ça qui existent. C’est en tout cas une bonne étoile, en ce qui me concerne ! »

Clip Dédicace (M6) le 08.10.1988

« C’est un homme qui a un physique romantique, c’est un homme qui a ses névroses, qui a, je crois, beaucoup de talent et qui aime particulièrement la musique et le cinéma, je crois, et qui aurait envie et qui va réaliser un premier long-métrage. »

Fréquenstar (M6) le 22.03.1989

« C’est une bonne étoile. Ce sont des rencontres dans la vie comme on en a peu, certainement. Pour moi, c’est une rencontre magique par rapport à bien évidemment plein de choses, mais également par rapport au cinéma et à l’image, à sa façon de l’imaginer, de la créer. »

J.T. de 20 Heures (M6) le 18.05.1989

 
« Tous les deux, nous sommes nés de la même chose. Donc c’est quelque chose de très fort et très beau, en tout cas pour ma vie. »

Pour un clip avec toi (M6) le 07.04.1991

« Il est vrai qu’’il est certainement plus rassurant pour moi que de commencer [au cinéma] avec Laurent Boutonnat puisque je connais sa caméra, et que j’aime définitivement son univers, sa façon de filmer, sa poésie […]. Et je crois que je suis heureuse que d’avoir commencé avec lui pour un premier long-métrage. »

Ciné 6 (M6) le 02.10.1994

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« Notre rencontre a quand même été très très forte et capitale dans notre vie. Donc il est difficile, non pas d’envisager un autre univers, [mais de] ne pas prolonger cet univers. »

19/20 (France 3) le 04.10.1994

« Je crois que c’est la rencontre d’avec Laurent Boutonnat qui a été fondamentale pour ma vie et, je le suppose, pour la sienne. Et donc, c’est la rencontre d’un univers qui est le même dans le fond – des passions communes, des goûts communs. »

J.T. de 20 Heures (TF1) le 04.10.1994

« C’est un excellent réalisateur. C’est quelqu’’un qui aime l’image, […] qui a une jolie narration. J’aime son travail en tout cas. »

Mylène Farmer XXELLE (Musique Plus – Québec) le 05.10.1996

« Je voudrais remercier Laurent Boutonnat. Si ma route n’avait pas croisé la [sienne], je crois que je ne serais pas là, j’en suis même sûre. »

NRJ Music Awards 2000 (TF1) le 22.01.2000

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Music Awards 2013 avec Mylène

Posté par francesca7 le 13 janvier 2013

Mylène Farmer NRJ Music Awards 2013 ?

Mylène Farmer a été primée à plusieurs reprises lors des cérémonies passées des NRJ Music Awards. Elle s’y produisait même en live en 2003, 2009, 2011 et 2012. Quid de 2013 ?

Venue récupérer un « Award de Diamant » très accessoire, Mylène Farmer avait accepté l’invitation lancée en 2012 par les NRJ Music Awards. Elle en avait même profité pour interpréter son single Du temps en playback, à la grande joie du public cannois. 

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Ce dernier pourra-t-il encore applaudir la star lors de la prochaine édition de la cérémonie, le 26 janvier 2013 ? Le magazine Tele 2 semaines en est persuadé et affirme dans son édition du 7 janvier qu’elle chantera un titre inédit sur la scène du Palais des Festivals de Cannes. Son nouvel album Monkey Me sortant quelques semaines plus tôt, on a toutes les raisons d’y croire. Par ailleurs, Mylène n’a jamais caché la sympathie nourrie envers cet événement qui récompense les artistes en se basant exclusivement sur le vote du public. A suivre donc…

 Music Awards 2013 avec Mylène dans Mylène dans la PRESSE au-tf1-2012

Après s’y être produite en 2011, Mylène Farmer avait été notablement snobbée par les NRJ Music Awards 2012. Pas même une petite nomination pour celle qui avait pourtant remporté un joli succès avec son album Bleu Noir, porté par le tube Oui… mais non ! Une situation jugée injuste par de nombreux fans. Ces derniers auraient au moins espéré voir la vidéo de Lonely Lisa figurer dans la catégorie « Clip de l’année ».

Mais à y regarder de plus près, ces nominations ne sont pas surprenantes. Loin de refléter une réalité commerciale ou artistique, la cérémonie cannoise se contente de récompenser les « artistes maison », playlistés par NRJ. Après avoir promu l’actualité de Mylène Farmer pendant de longues années, la radio joue timidement ses singles dorénavant. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait été évincée de la sélection… 

Pour le plaisir, retrouvez ci-dessous la prestation de Mylène aux NRJ Music Awards 2003. Elle y livrait une interprétation toute en émotion de la ballade Rêver, accompagnée au piano par Yvan Cassar

Article de http://www.evous.fr/

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Sextonik de Mylène – vidéo

Posté par francesca7 le 24 décembre 2012

Mylène Farmer se lance dans les sex-toys

Nouveau produit dérivé de la star: le godemiché vendu dans son cercueil. Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde!

Mylène Farmer pense à tout. Et même à toutes les fois où l’on n’a pas la chance d’être deux. Pour ces instants de solitude, l’artiste vient d’ajouter un accessoire indispensable à sa liste de produits dérivés. Le godemiché de la tournée est en effet disponible désormais dans les espaces merchandising de ses concerts. Mais attention, c’est un objet de luxe: de forme élégante, il est incrusté de faux diamants à sa base. Chic et gothique, le joujou est tout noir et placé dans un étui en forme de cercueil, marqué de l’inscription «sextonik» du nom d’une chanson de son dernier album.

Bref, du stylo au vibro, il y a désormais un accessoire Mylène Farmer pour à peu près toutes les occupations de la vie courante. Mais attention, si vous avez décidé d’être un peu libertine et de vous offrir cet objet collector pour passer un Instant X, dépêchez-vous de casser votre tirelire: il n’est disponible qu’à 1.000 exemplaires, et coûte la bagatelle de 100 euros.

En revanche, à deviner la taille de l’objet dans cette vidéo diffusée par un fan, il y a peu de chance que vous vous écriiez Comme j’ai mal. A moins que ce ne soit votre portefeuille!

Video : Image de prévisualisation YouTube

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Mylène Farmer Awards 2013 ?

Posté par francesca7 le 17 novembre 2012

Mylène Farmer aux NRJ Music Awards 2013 ?

 

Mylène Farmer a été primée à plusieurs reprises lors des cérémonies passées desNRJ Music Awards. Elle s’y produisait même en live en 2003, 2009, 2011 et 2012. Quid de 2013 ?

Venue récupérer un « Award de Diamant » très accessoire, Mylène Farmer avait accepté l’invitation lancée en 2012 par les NRJ Music Awards. Elle en avait même profité pour interpréter son single Du temps en playback, à la grande joie du public cannois. 

Ce dernier pourra-t-il encore applaudir la star lors de la prochaine édition de la cérémonie, le 26 janvier 2013 ? Son nouvel album Monkey Me sortant quelques semaines plus tôt, on a toutes les raisons d’y croire. Par ailleurs, Mylène n’a jamais caché la sympathie nourrie envers cet événement qui récompense les artistes en se basant exclusivement sur le vote du public. A suivre donc…

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Après s’y être produite en 2011, Mylène Farmer avait été notablement snobbée par lesNRJ Music Awards 2012. Pas même une petite nomination pour celle qui avait pourtant remporté un joli succès avec son album Bleu Noir, porté par le tube Oui… mais non ! Une situation jugée injuste par de nombreux fans. Ces derniers auraient au moins espéré voir la vidéo de Lonely Lisa figurer dans la catégorie « Clip de l’année ».

Mais à y regarder de plus près, ces nominations ne sont pas surprenantes. Loin de refléter une réalité commerciale ou artistique, la cérémonie cannoise se contente de récompenser les « artistes maison », playlistés par NRJ. Après avoir promu l’actualité de Mylène Farmer pendant de longues années, la radio joue timidement ses singles dorénavant. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait été évincée de la sélection… 
Pour le plaisir, retrouvez ci-dessous la prestation de Mylène aux NRJ Music Awards 2003. Elle y livrait une interprétation toute en émotion de la ballade Rêver, accompagnée au piano par Yvan Cassar.

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Symbolique de A qui je sers de Mylène

Posté par francesca7 le 24 juillet 2012

 

Symboles suicidaires du premier achèvement d’une oeuvre et d’une première vie d’artiste.

    Tournés dans un noir et blanc granuleux au lac de Grandlieu, à Passay (Loire-Atlantique) en août 1989, la chanson et le clip se trouvent justifiés par les conditions dans lesquelles leurs auteurs les ont écrits. Pour promouvoir la grande tournée que Mylène Farmer s’apprête à faire, elle écrit avec Laurent Boutonnat une chanson évoquant la fin d’un cycle : le leur. Si la Symbolique de A qui je sers de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 2005-Robin-004b-225x300critique a souvent qualifié le duo de nihiliste, c’est bien à cause de ce petit court-métrage, qui semble rejeter toute forme de croyance et de respect religieux. C’est bien d’autodestruction qu’il s’agit ici, en « suicidant » les héros de Laurent Boutonnat, Mylène Farmer achève leur première oeuvre, la plus noire. En brûlant quelques mois plus tard le décor de leur tournée dans un champ irréel, Laurent Boutonnat terminera cette destruction. même Mylène regardera le décor flamber, signature macabre de leur autodestruction.

 En pleine tournée, est intégrée au milieu exact du spectacle une chanson inédite simultanément à sa sortie dans le commerce en 45 tours. A quoi je sers est une chanson au rythme dansant mais aux paroles désespérées. Elle fut écrite un soir de blues, ce qu’on pense assez rare chez Mylène Farmer. Dans ce contexte de sortie, entre les salles de concert remplies et les loges vides, ce n’est bien évidemment pas par hasard que le texte de la chanson parle ouvertement de suicide  :

«Chaque heure demande pour qui, pour quoi se redresser / Pourquoi ces larmes ? A quoi bon vivre / Je divague, j’ai peur du vide, je tourne des pages, mais des pages vides / J’avoue ne plus savoir à quoi je sers, sans doute à rien du tout / à présent je peux me taire si tout devient dégoût. »

    Sans album à promouvoir, et ainsi débarrassé d’obligations promotionnelles, Laurent Boutonnat se sent donc une liberté totale pour la mise en images du clip. Il fera le choix d’aller vers une sorte d’abstraction en noir et blanc, remplie de langueurs et de symboles. Évoquant sous un angle biblique et symbolique le suicide (artistique) de la chanteuse, le clip représente sa longue et calme traversée d’un fleuve avec pour seul accessoire une valise dont le contenu nous restera inconnu.

    937_001-209x300 dans Mylène et SYMBOLISMELe brouillard envahi tout. Une pirogue avance, guidée par un vieux passeur, vêtu de noir et défiguré par le temps. Mylène Farmer monte dans cette barque-cercueil qui la fera traverser ce qu’on imagine être le Styx, le plus grand fleuve des enfers, en direction d’un autre affluant, qui sépare les vivants des morts. Selon cette lecture du clip, le passeur est Caron, chargé de faire passer les défunts dans l’autre monde. Leur embarcation traverse les roseaux que le vent fait plier, symbolisant selon la science des rêves le tourment et les problèmes existentiels. L’interprète, elle, ne pose son regard sur rien. Le passeur aux yeux cernés conduit la chanteuse dans les marais monochromes non loin de la rive gauche du Léthé, qui mène celui qui y arrive à l’oubli de sa vie. Mylène Farmer se retourne enfin, peut-être sur son passé, acceptant la propre mort de son personnage et reconnaissant les héros des clips de Laurent Boutonnat, ayant eux, déjà trépassé antérieurement. Ceux avec qui elle a débuté sa carrière sont présents.

En rendant sa cohérence à l’ensemble des clips qu’il a produit, Laurent Boutonnat en fait une œuvre homogène et ne filme là rien d’autre que la fin de cette époque. Son public sait dorénavant que ni Libertine ni sa rivale ne renaîtront une nouvelle fois de leurs cendres, et constate que Mylène Farmer et son mentor posent le voile de l’oubli sur un style qui leur fut si personnel. Poussant l’idée un cran plus loin pour bien que son public les comprenne, la face B du 45 Tours est une chanson titrée La Veuve noire qui reprend en boucle la mélodie d’introduction de A quoi je sers. La Veuve noire semble évoquer la mort artistique de la chanteuse le soir de la date de son premier concert :  

« Toi veuve noire tu périras ce soir de mai »  

  Mais peut-être que le tableau n’est pas si noir, peut-être qu’une renaissance est possible… En tout cas, à l’époque, nombreux sont les fans qui se sont demandés si la carrière de Mylène Farmer ne se terminait pas ici.

 Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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J.Marc Maniatis et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 juin 2012

 

J.Marc Maniatis et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE bio2Jean-Marc Maniatis est né le 3 mars 1942 à Saint Germain en Laye de parents de nationalité grecque (installés en France en 1920). Son père, l’un des plus grands bottiers parisiens, était président de la Haute Botterie Française. C’est dans la Haute Coiffure que Jean-Marc Maniatis a trouvé l’accomplissement de ses aspirations. Après avoir appris son métier sur le terrain afin de connaître les techniques ainsi que les problèmes qui se posent dans cette activité, il décida de voler de ses propres ailes et décida de s’associer à un partenaire pour créer sa première entreprise. Aujourd’hui, ce sont 4 salons Jean-Marc Maniatis à Paris qui emploient environ 150 personnes.

Jean-Marc Maniatis, grand artisan de la coiffure, a libéré les femmes des coiffures figées. Son obsession : sublimer les cheveux et faciliter la vie des femmes.

Son style Rock’n Roll, d’une précision extrême, a conquis les plus grandes stars. Les cheveux des Rolling Stones, Meryl Streep, Sophie Marceau ou Catherine Deneuve sont passés entre ses mains de maître.

Pour ce passionné du cheveu, la perfection du geste compte autant que la cosmétique du cheveu. Avec le CCB, il associe sa créativité et son professionnalisme hors pair au travail d’une équipe de chercheurs de haut vol pour transposer chaque idée en formule.
Avec les produits Maniatis, prendre soin de ses cheveux et se coiffer est à la fois un art et un jeu d’enfants.

Quand André Delahaigue, responsable des salons Maniatis est à ses ciseaux, il vous accueillera dans son salon, vos cheveux longs accepteront sans rechigner de se faire couper. Avec succès. Est-ce parce qu’André a 30 ans de métier ou que la méthode Maniatis est infaillible ? Un peu des deux sûrement…

Pour en savoir plus : salon de coiffure jean-marc maniatis – Marie Claire

Salon de coiffure : Jean-Marc Maniatis

7da17f300niatis dans Mylène et L'ENTOURAGELa coupe Maniatis : La coupe, chez Jean-Marc Maniatis, est un véritable art ancestral qui demande un travail d’orfèvre. Ici, chaque coiffeur est formé à LA technique Maniatis. Sur des cheveux séchés au diffuseur qui leur donne leur allure naturelle, (la coupe sur cheveux mouillés est une aberration pour eux !) il sculpte vos cheveux comme une statue de glace, tel « Edward aux mains d’argent » avec ses petits coups de ciseaux saccadés. C’est fascinant. Il coupe mèche par mèche quelques millimètres. À croire qu’il fait semblant. Pourtant après un certain temps, vous verrez votre nouvelle coupe de cheveux prendre forme sous vos yeux. Moi qui suis une extrémiste des cheveux longs, j’ai accepté de me lancer. Et pire, ça me plaît ! J’ai l’impression de voir ma chevelure renaître ! Un brushing de pro plus tard, j’ai exactement la coupe que j’avais demandée à André (celle de Vanessa Paradis sur la couverture du Marie Claire du mois de décembre).

 Pour qui ? Pour celles qui veulent repartir avec une vraie coupe de cheveux. Ici, chaque coup de ciseaux compte. Un travail d’artisan minutieux qui fait sentir à nos cheveux que c’est bon pour eux !

Jean-Marc Maniatis est responsable de la coupe de cheveux de Mylène pour la sortie de l’album « L’autre ».

Pour le Tour 96 et Mylènium Tour, le responsable, styliste de la coiffure et du maquillage est Pierre Vinuesa. Son nom apparaît aussi dans le générique du clip California.

MF2000_142aAvec Avant que l’ombre… ce n’est plus Pierre Vinuesa le coiffeur pour cette tournée, mais John Nollet. Ce coiffeur de renom, connu sur la place et dans le milieu de la mode, a travaillé pour beaucoup de magazines comme Vogue International, ELLE. Il a notamment contribué avec son ami Christophe Danchaud, danseur devenu maquilleur, à la campagne publicitaire de Chanel.

John Nollet est surtout connu pour ses créations pour le cinéma. Il a coiffé les plus belles actrices. Monica Bellucci, Emmanuelle Béart, Vanessa Paradis, Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Juliette Binoche, Uma Thurman ou Audrey Tautou. La coupe Amélie Poulain, c’est lui.

John Nollet naît en 1970 dans le nord de la France. Il travaille au départ dans un salon dans le sud (Perpignan, Montpellier). Il commence à travailler pour des spectacles de danse avec la chorégraphe Dominique Bagouet. Puis un jour, il propose ses services pour le tournage du film Germinal (avec le chanteur Renaud) qui prend place dans le nord de la France. Il est engagé, c’est le début de l’engrenage. Après les trois mois de tournage, il s’attaque à Paris. Le rôle du coiffeur est également à part. En effet, celui-ci a non seulement un contact physique avec la star mais c’est aussi lui qui va influer sur le regard des gens. La notion de confiance est capitale et l’intimité inévitable.

 

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Mylène Farmer, vendeuse de godemiché

Posté par francesca7 le 25 mai 2012

Pour votre plus grand plaisir, offrez-vous un godemiché collector Mylène Farmer.

En pleine tournée triomphale, la chanteuse rousse propose à ses fans une multitude d’objets souvenirs. Cette année, elle ne déroge pas à la règle.

Parmi tour le marchandising mis à la disposition des fans, il y a ces délicieux objets de plaisir en plastique et de forme oblongue… Pas besoin de vous faire un dessin.

Décidément, la chanteuse aux cheveux de feu ne fait vraiment jamais rien comme tout le monde. Est-ce pour ça qu’elle a tant de fans ?

Mylène Farmer, vendeuse de godemiché dans Mylène et des CRITIQUES 2464010747_small_4

Pour la modique somme de 100 euros vous pouvez vous procurer un cercueil renfermant LE sextoy, intitulé SexTonik.

Ce god n’a été fabriqué qu’à 1.000 exemplaires et n’est vendu que sur la tournée. Un must have.

Donc pour l’acheter, il faut déjà avoir son billet pour un des concerts. C’est une affaire qui revient chère tout ça.

Le sextoy met à l’honneur la chanson Sextonik, qui figure sur le dernier album de Mylène Farmer, Point de Suture, mais qui n’est pas interprétée dans le Mylène Farmer Tour 2009.

Il n’y a vraiment qu’elle pour oser ça. Pour sa prochaine tournée, Mylène a prévu de faire fabriquer quelques tenues et accessoires en cuir sado-maso avec fouet et menottes, ça vous tente ?

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Mylène Farmer – Point de suture

Posté par francesca7 le 29 avril 2012

par Arno Mothra 24 août 2008

Swift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Mylène Farmer - Point de suture dans Mylène et des CRITIQUES 1131888428Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de suture annonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction : Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

D’allégories en aphorismes, d’assonances sans dissonances, de désirs annexes, sexuels, sans zèle, sans complexe, les textes sont d’une rare finesse et intelligence, même si leur titre ne l’affirme, parfois, pas nécessairement ( Appelle mon numéro, C’est dans l’air ). Le nom de l’album exhale d’ailleurs toute sa prestance si l’on daigne un tant soit peu creuser entre les lignes : l’artiste n’aura jamais autant joué sur l’autodérision, subtile et cocasse, sur la poésie, sur l’éclectisme : sur tout ce à quoi on l’assimile bêtement, souvent avec une hargne rare.

Option chirurgicale : album au scalpel :

Dégénération : ouverture en rafale avec le premier single issu de Point de suture (ici en version longue), accessoirement numéro 1 des téléchargements légaux dès sa mise en ligne, et servi par un clip époustouflant, subversif, fort de ses allusions métaphoriques (une confusion des genres entre médecins et militaires nazis, entre malade [sujet d'étude] et entité divine). Un des meilleurs singles de Mylène Farmer, à l’antinomie du palliatif, qui n’est pas sans rappeler Sin de Nine Inch Nails . Ecoutez bien.

Appelle mon numéro : première découverte du nouveau cru. Avec un tel titre, l’auditeur pouvait s’attendre au pire, comme il en abonde sur les plus mauvaises radios généralistes. Il s’extasiera finalement du meilleur. Musicalement, Appelle mon numéro se rapproche de Dans les rues de Londres (en 2005), grâce à ses arrangements doux et planants, aux nappes de synthés, accentués par des guitares sèches et un riff électrique qui s’ancre rapidement dans la tête. Malgré cette rétrogradation, la (bonne) surprise est de taille : un texte écrit avec justesse et mæstria, par ses multiples jeux de mots et les assonances jouissives du deuxième couplet (une prouesse littéraire exemplaire, grande maîtrise du verbe, qualité stylistique énorme, tournant autour du pillow et de l’hallali [à la connotation sexuelle évidente]). Une extrême noirceur derrière le rideau : un appel à l’aide, un cri de claustration, Mylène is calling 2 : Allo oui c’est moi, tu n’es pas là ? Je me sens toute seule, je suis toute seule. Une plage douce, dans le style trip-hop envolé cher à Mylène, et dont les cinq minutes trente défilent beaucoup trop vite.

Je m’ennuie : retour aux sonorités électroniques pour un hit efficace, clair, et dance dont les arrangements font totalement abstraction du désenchantement paroxysmal des paroles (comme souvent chez l’artiste). Ode à l’oisiveté, à la désillusion. Virage musical bien opéré à travers ce titre moderne et entraînant, empreint de doute et de solitude profonde, nous renvoyant au bovarysme. Un futur single à n’en point douter.

 dans Mylène et des CRITIQUESParadis inanimé : l’intro de Paradis inanimé nous met d’emblée dans le ton : Point de suture risque fort d’être le disque le plus riche et hypnotique de la charmante rouquine. Energique, frais et (très) mélodieux, ce titre renvoie à la période pop-rock de l’artiste. Paradis inanimé bénéficie d’un texte onirique (et derrière le masque, très nihiliste), noir, poétique, apparaissant presque tel un pied de nez à certaines langues de fiel enfermant la chanteuse dans quelques clichés risibles. Un magnifique voyage, Mémoires d’outre tombe, dont la dernière minute nous rappelle avec joie ce que Coldplay sait faire de meilleur.

Looking for my name : un peu de douceur pour cette cinquième piste, interprétée avec Moby . Sur une ambiance hypnotique et obscure, Looking for my name se différencie totalement de Slipping away / crier la vie (single en duo avec Mylène issu du Greatest hits de Moby, sorti en 2006) et de son potentiel club, se rapprochant plus de l’univers habituel de la rousse. Petite pépite synthétique et mélancolique principalement dans la langue de Shakespeare, qui passe en boucle, dans une optique moderne de l’album L’Autre. en 1991. Une véritable et remarquable collaboration artistique.

Point de suture : balade sombre typiquement Farmer / Boutonnat, aux claviers et pianos omniprésents, interprétée très sobrement, à la limite de la fêlure. Nouveau clin d’oeil à la pop gothique raffinée de 1991, avec à l’appui, plus d’aigus dans la voix. Les derniers souffles de la chanson se révèlent ni plus ni moins incroyablement beaux et ténébreux. Un des grands moments de l’album : bouleversant. Et sur les blessures, point de suture.

Réveiller le monde : parfaite transition entre les titres froids et électroniques, Réveiller le monde est à classer dans ces deux catégories. Le texte, empli de désillusion, suintant le lyrisme de Paul Celan, appelle à une tolérance plus soudée entre les hommes, et sonne comme un appel de Soi à un quelque retrait d’un monde ébréché, au stade irréversible de l’agonie. Un titre savoureux, très doux, aux vieux fantômes de Depeche Mode .

Sextonik : malgré de très bons couplets (vantant les mérites de quelques ustensiles utilisés en substituts.) sur lesquels la mélodie nous caresse gentiment les tympans, Sextonik, aux accents dance kitsch années 80, a du mal à convaincre sur un refrain très creux et vite irritant. On se demande même si ce morceau n’a pas été écrit pour (par ?) les adhérents du Club Med, ou ceux d’un cours d’aérobic salace, sous le soleil d’été. La petite déception de la galette.

C’est dans l’air : une TUERIE imparable comme on en attend rarement. Electro énergique à double tranchant, la lumière de C’est dans l’air (le titre le plus rapide du disque) irradie de sa dichotomie, et de ce qu’exhale en général Point de suture . Les couplets baignent dans une teinte similairement déstructurée de Dégénération, aux sons limités mais prenants, avant que le refrain ne vienne complètement métamorphoser le morceau sur une mélodie accrocheuse, monstrueusement efficace, impossible à se retirer du crâne après écoute. Le texte, aussi explicite qu’ambigu en vivant d’un champ lexical très pieux (« ange », « apôtre », « Seigneur », « cieux », « félonie »), nous montre pour la première fois, sans amphibologie, un nihilisme exacerbé de l’auteur : « On s’en fout, on nie tout, on finira au fond du trou. et moi je chante. » ( Mylène fan de Sindrome ?), renvoyant à quelques passages du Non-sens du devenir de Cioran, extrait de l’ouvrage Sur les cimes du désespoir : « Dans le silence de la contemplation résonne alors un son lugubre et insistant, comme un gong dans un univers défunt. Ce drame, seul le vit celui qui a dissocié existence et temps : fuyant la première, le voici écrasé par le second. Et il ressent l’avance du temps comme l’avance de la mort. » En seconde lecture, le texte de C’est dans l’air apparaît également comme un règlement de compte grinçant, paraphé de multiples métaphores. Evidemment, la bombe du CD, à laquelle il est difficile de ne pas espérer prochainement un clip vidéo.

z28wcudnSi j’avais au moins revu ton visage : malgré la force indéniable résonnant déjà tout au long de cet album (en évinçant Sextonik ), Mylène Farmer nous aura réservé un final époustouflant sur les deux derniers titres. N’ayons pas peur des mots : de par une musique douce et belle, une voix fragile, un texte sincère et désespéré (qui fait étrangement penser à la fin tragique d’ Eurydice et Orphée ), Si j’avais au moins revu ton visage s’affiche sans conteste comme la meilleure chanson de tout le répertoire de la chanteuse. Sensible, sobre, acoustique, poignant (on repense à Dernier sourire ), sur le fil du rasoir ; une pure merveille qui mériterait à elle seule l’achat de cet album unique. Magnifique conclusion, sur un très beau solo à la guitare.

Ave Maria (titre caché) : l’intérêt sur un titre fantôme, est de préserver l’effet de surprise à l’auditeur. Je vous laisse donc découvrir cette reprise, mystique, troublante, presque gênante.

Postcure sans placebo :

Point de suture, véritable machine à tubes, hybride, polysémique, nous offre des titres efficaces, admirables, neufs, comble brillamment les attentes de l’auditeur (ou au-delà), amenant carrément à ce dernier un choc pendant l’écoute de plusieurs titres, surprenants, et sonne telle une synthèse de tout ce qu’a été Mylène Farmer, autant dans son art que dans ce que certains médias ont véhiculé de cliché sur elle. On notera également des arrangements extrêmement sobres sur la voix, mise en avant, et dont le chant maîtrisé à la perfection nous allèche quant aux prochains concerts de la belle, prévus en France à partir de mai 2009 (en juillet pour la Russie).

La pochette du disque, subtile et noire (noirceur assimilable uniquement à la majorité des textes de l’album, et non aux sonorités des compositions) alimentera sûrement son lot de spéculations : une poupée rousse – amochée au possible, et recousue jusqu’à la défiguration – en robe blanche est couchée à côté d’un pot d’appareils chirurgicaux, remplaçant ainsi la dame. Clin d’oeil à la marionnette de Sans contrefaçon en 1987, définitivement mise au placard, ou à une artiste trop souvent disséquée jusqu’au bain de sang ? Cela fait effectivement dix-sept ans (depuis L’Autre., troisième LP sorti en 1991) que certains médias annoncent, à chaque sortie d’album, une mort artistique imminente de la principale intéressée (on attend toujours d’ailleurs, soit dit au passage). Le livret est aussi la digne représentation de l’ambiance générale de l’album : une dissection de Mylène, complètement cabossée. C’est qu’elle s’en est pris dans les dents, la renarde ; mais malgré les coups incessants, elle reste(ra) en vie, coûte que coûte. Peu importe les menaces, la violence et les éclats volés. On pourrait comprendre également que même si devenant un débat d’étude, le sujet souhaite rester intègre, n’en déplaise aux loups dont les babines crachent de sang.

Un sublime tableau aux deux visages dichotomiques, qui eût très bien pu s’illustrer de Nature morte de Jean-Baptiste Oudry . Après Avant que l’ombre. à l’accueil dithyrambique dans la presse spécialisée (jusque dans Rolling Stone et Le Monde ), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat enfoncent le clou. Point de suture : soin de rupture, point spectral. En bref, plus de guitares, d’électro, de rythmes up tempo, pour ce qui s’affirme comme un des (voire le) meilleurs albums d’une carrière exemplaire, atypique et inimitable. Le retour magistral d’une artiste en marge, imprévisible et troublante : qu’on le veuille ou non, Mylène, c’est dans l’air, et l’intoxication n’est toujours pas au programme. Tout simplement et modestement, merci.

Côté news fraîches, découvrez la PREMIERE page web officielle de Mylène Farmer, Lonely Lisa s’ennuie . dès septembre 2008. En attendant l’ouverture du site, un film d’animation (réalisé avec les dessins de l’artiste) nous est proposé sur htpp://www.lonelylisa.com. A travers la mise en avant de ce projet, la chanteuse poursuit l’histoire de la petite Lisa, personnage principal de Lisa, Loup et le conteur, premier livre de Mylène paru en 2003 aux Editions Anne Carrière, gros succès en librairies (épuisé quelques semaines après sa parution). Au programme pour septembre : pour la promotion de ce site, on peut allègrement attendre Je m’ennuie en single, dont le clip devrait être la suite de C’est une belle journée (2001). Le même mois sortira chez les disquaires Drôle de Creepie en cd 2 titres, interprété par Lisa (décidément), la nièce de la rouquine. Signée Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, cette chanson noire et terriblement mignonne est la bande originale de la série du même nom (un mélange de Beetlejuice et de Daria ), mettant en scène la jeune Creepie, orpheline goth-punk-manga, ayant grandi auprès de ses seuls amis : les insectes. Aussi, Mylène incarnera le personnage féminin principal du film L’ombre des autres, inspiré du livre éponyme de Nathalie Reims, prévu au cinéma en 2010. Actualité chargée pour la rousse, au meilleur de sa forme !

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Libération parle de Mylène

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Sans (contre)façon
Mylène Farmer sort un septième album peu inspiré.

Mylène Farmer est-elle une artiste visionnaire ? On est à deux doigts de le penser à l’écoute de son nouvel album, ‘Point de suture’, le septième en vingt-quatre ans de carrière. Voici un disque dont la musique ne semble être qu’un prétexte à tout une déclinaison de revenus annexes. Aujourd’hui, une star c’est cela : un disque, mais surtout des ressources provenant de la scène et du merchandising (coffrets collector, sonneries de portable, etc.). [...] Est-ce une raison pour sortir un album franchement pas inspiré ?

Poupée meurtrie
Libération parle de Mylène dans Mylène et des CRITIQUESQuand on se retrouve dans la position où vos succès deviennent vos meilleurs ennemis, pourquoi pas. Trois ans après l’échec relatif de l’album ‘Avant que l’ombre…’ (500.000 disques tout de même, d’après la maison de disques, et treize Bercy), la chanteuse semble arrêter de jouer les gangsta-girls (cf. le single 2005, ‘Fuck them all’) pour renouer avec l’imagerie de poupée meurtrie qui la faisait vendre à coup sûr un million d’album dans les années 80-90.

Créée par l’artiste japonais Etsuko Miura, sa nouvelle figurine de cire sert de pochette à un album recyclant tous les gimmicks de l’auteure de ‘Sans contrefaçon’. Soit dix titres déroulant, sur cinquante-quatre minutes, une techno ambient ponctuée de ballades à voix de tête sans conviction. Les textes de Mylène Farmer ont toujours été un cas d’étude ; des couplets incompréhensibles mais des refrains imparables : « Je, je suis libertine / Je suis une catin / Je, je suis si fragile / Qu’on me tienne la main. » La voie du scandale se rétrécissant avec l’époque, à part les banlieues et l’islam, que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Mylène Farmer, 46 ans, conjugue son aura de soufre éthérée avec quelques exercices de style néogainsbouriens. C’est le premier single, ‘Dégénération’ : « Coma t’es sexe, t’es styx / T’es statique / Coma t’es sexe, t’es styx / Extatique. » Bien sûr, il faut imaginer cela dans un stade avec les notes de son mentor, Laurent Boutonnat, tout en sons compressés de basses et de gros beats…Il faut voir aussi le clip, une variation probable assez réussie de ‘Libertine’ en milieu hospitalier avec irruption de casqués se roulant des pelles. Clientélisme gay ? « C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste. Nous nous suivons depuis de nombreuses années, c’est important pour moi. Je pense aussi que je partage avec le public gay, comme avec d’autres publics d’ailleurs, le sentiment d’être « différent », sensation qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. »

Coup de presse
Sa seule interview, Mylène Farmer l’a donné au magazine ‘Têtu’. La chanteuse aurait annulé le 20 heures de Laurent Ferrari car on ne lui proposait qu’un duplex. Présenté sous cellophane, c’est en couverture du mensuel de Pierre Bergé, un beau coup de presse. Une Mylène se rasant, en gilet, nœud-pap’ dégrafé et bagues de mort aux doigts, voilà qui eût été une excellente pochette.  Cellophane enlevée, on découvre l’auteure de ‘C’est dans l’air’ (« Vanité…c’est laid / Trahison…c’est laid / Lâcheté…c’est laid / Délation…c’est laid », cru 2008) dans un art assez impressionnant de la langue de bois. Ou est-ce une manière de préserver son mystère ? Car plus encore que les points de suture, les points de suspension sont les meilleurs alliés des stars. Et accessoirement des chansons.

Ludovic PERRIN / parution dans Libération (26.08.08)

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Lonely Lisa le site Web

Posté par francesca7 le 5 février 2012

Lonely Lisa est une marque déposée le 15 juin 2007 par Mylène Farmer qu’elle destine aux produits dérivés de son conte Lisa-Loup et le conteur.

Lonelylisalogo.jpgLe logo est une illustration de Mylène Farmer dans ce style lui appartenant.

En 2010, une chanson de l’album Bleu Noir lui est consacrée: Lonely Lisa (chanson).

Dans une interview accordée, en août 2008, au magazine Têtu, Mylène Farmer annonce l’ouverture prochaine d’un site internet, première pour elle qui n’a toujours pas de site officiel, juste quelques sites ponctuels pour promouvoir tel ou tel événement attenant à sa carrière.

Le 15 septembre 2008, la société Stuffed Monkey, appartenant à Mylène Farmer, lance le site internet, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ».

Reprenant l’univers graphique des illustrations de « Lisa-Loup et le conteur », le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

Un membre un peu spécial nommé « Lisa », laisse aussi ses créations, elles sont dans la même veine que les dessins de Mylène Farmer, toutes les divagations submergent les fans de Mylène Farmer, alors les rares commentaires de Lisa sur les travaux des autres membres sont surveillés.

La version 2 du site est lancée le 3 novembre 2009, elle fait apparaitre « les coups de cœurs de Lonely Lisa », choisis parmi les créations des membres, et met à dispositions des dessins faciles à mettre en situation pour que les membres puissent faire des montages photos incluant Lonely Lisa.

La marque « Lonely Lisa » est enregistré à l’INPI pour ces catégories:

  • Bijoux
  • Papeterie
  • Accessoires en cuir (porte clés, porte feuille…)
  • Ustensiles de cuisine (verres, mugs…)
  • Linge de maison
  • Vêtements
  • Décorations (tapis…)
  • Jouets

Lien :    Le site de Lonely Lisa

 

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Lonely Lisa

Posté par francesca7 le 8 octobre 2011

Lonely Lisa est une marque déposée le 15 juin 2007 par Mylène Farmer qu’elle destine aux produits dérivés de son conte Lisa-Loup et le conteur.

Le logo est une illustration de Mylène Farmer dans ce style lui appartenant.

Lonely Lisa  dans Mylène 2011 - 2012 photo_1302514430En 2010, une chanson de l’album Bleu Noir lui est consacrée: Lonely Lisa (chanson).

Le 15 septembre 2008, la société Stuffed Monkey, appartenant à Mylène Farmer, lance le site internet, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ».

Reprenant l’univers graphique des illustrations de « Lisa-Loup et le conteur », le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

Un membre un peu spécial nommé « Lisa », laisse aussi ses créations, elles sont dans la même veine que les dessins de Mylène Farmer, toutes les divagations submergent les fans de Mylène Farmer, alors les rares commentaires de Lisa sur les travaux des autres membres sont surveillés.

La marque « Lonely Lisa » est enregistré à l’INPI pour ces catégories:

  • Bijoux
  • Papeterie
  • Accessoires en cuir (porte clés, porte feuille…)
  • Ustensiles de cuisine (verres, mugs…)
  • Linge de maison
  • Vêtements
  • Décorations (tapis…)
  • Jouets

Barre séparation

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