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Mylène et Valérie Bony

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

Danseuse sur le Tour 96 et le Mylenium Tour (1999/2000), Valérie Bony a fait partie de l’entourage proche de Mylène Farmer au moins jusqu’en 2003 (lors de la tournée d’Alizée). Après quoi on ne l’a plus du tout aperçue auprès de Mylène. Pour autant, on sait que les deux femmes sont parties en vacances ensemble après le Tour 96.

 danseuses

 

Elle participe à de nombreuses prestations télé de 1996 jusqu’en 2002. Sa dernière prestation en tant que danseuse avec Mylène est pour le titre C’est une belle journée. Rappelons que le 9 mars 1996, c’est dans l’émission Top à Maritie et Gilbert Carpentier sur TF1 que Mylène embrasse sur la bouche sa danseuse Valérie Bony. Enfin, c’est Valérie qui fait la doublure pour le titre Mylène is calling sur le Mylenium Tour permettant ainsi à la chanteuse de se changer entre 2 chansons.
Depuis 2003, Valerie a participé à de nombreuses émissions musicales sur France 2 et TF1 en tant que danseuse et chorégraphe. Entre 2002 et 2005, elle a notamment fait avec Christophe Danchaud les chorégraphies des émissions de classement du type « Les plus beaux duos », « Les plus belles chansons de comédie musicale »… Emissions généralement présentées par Daniela Lumbroso.

Elle est également la chorégraphe du film « Jacquou Le Croquant » (2005).
En 2014, elle est créditée comme chorégraphe de la pièce de théâtre « Je préfère qu’on reste amis » de Laurent Ruquier.

Danseuse et choriste pour le « Tour 96″.
Doublure de Mylène Farmer pour le clip « L’Âme-Stram-Gram » (1999).
Danseuse pour le « Mylènium Tour » (1999/2000).
Chorégraphe pour la tournée d’Alizée en 2003.
Chorégraphe pour le film Jacquou le croquant.
Coordinatrice de la chorégraphie « Oui mais non » avec Christophe Danchaud pour la tournée « Timeless 2013″

D’autres article ici : http://francescax7.unblog.fr/search/Val%C3%A9rie%20Bony

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Les amis intimes de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 mars 2016

 

            Anthony Souchet
On peut considérer Anthony Souchet comme LE meilleur ami de Mylène Farmer, et ce depuis une vingtaine d’années. Sa première apparition (connue) aux côtés de Mylène remonte à 1995, lors du Festival du Centenaire du Cinéma. Depuis lors, on a pu voir Anthony Souchet à de nombreuses reprises aux côtés de Mylène, aussi bien lors d’apparitions publiques que dans le privé. Il l’accompagne notamment sur chacune de ses dates de concert.

Anthony Souchet travaille dans le milieu de la télévision. Notons d’ailleurs qu’il travaillait sur la plupart des émissions de télé où Mylène Farmer s’est produite depuis 2005 (« Symphonic Show », « Johnny Hallyday – Ca ne finira jamais », « Encore une chanson »).

 anthony

Anthony SOUCHET Directeur de la promotion du groupe EMI

Anthony Suchet est aussi le meilleur ami de Mylène, il lui rend visite très souvent et l’accompagne partout, surtout lors de ses déplacement en concert, on le voit avec elle au concert d’Elton John et au défilé J.P Gauthier entre autres…. C’est aussi lui le propriétaire du cocker dénommé Quick que certain magazines des jeunes attribuent à Mylène.

Il est aussi l’attaché de presse-france de Madonna et s’occuped’émission TV comme la chanson numéro 1 sur la A2 (dont les chorégraphies sont signées Valérie Bony et Christophe Danchaud)

 

Article Gala :

Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars 2015, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

SOUCHET ET MYLENEAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

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Tourner la page avec Mylène

Posté par francesca7 le 29 octobre 2015

                                         

 

     Tourner la page MylèneTout commence comme dans un rêve. Ce matin-là de l’année 1996, Amélie Nothomb reçoit l’appel d’une journaliste de Vogue qui souhaite organiser des interviews croisées de personnalités. « Choisissez n’importe quelle vedette qui soit située soit à Paris, soit à Londres », précise son interlocutrice. « La première personne à qui j’ai pensé était Mylène, explique la romancière, parce que depuis plusieurs années j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait, notamment l’album Ainsi soit je, qui est à mon goût le plus beau et dans lequel j’adore tout. J’ai donc donné une liste au Vogue allemand avec Mylène Farmer au sommet, me disant : “Mylène est inaccessible mais on peut toujours rêver.” Une semaine après, à ma grande surprise, Vogue m’a rappelée en me disant : “Mylène Farmer est OK pour l’interview. Elle a lu vos livres et aime beaucoup ce que vous écrivez…” Je tombe par terre : elle a lu mes livres, c’est le comble ! »

 

     Rendez-vous est pris à l’hôtel de Crillon, le 22 décembre 1995. C’est Mylène qui organise tout, choisit son photographe, Marianne Rosenstiehl. « Je suis arrivée en métro, poursuit Amélie, et j’ai été accueillie comme une reine. On m’a dit : “Attendez, mademoiselle Farmer va venir.” Elle est enfin arrivée, maquillage télé, coiffure, habillement incroyable et tout et tout… J’étais très impressionnée, mais le contact s’est très bien passé. Mylène a été charmante. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit comme cela. Je m’attendais en fait à quelque chose de beaucoup plus distant. Elle était extrêmement disponible, réservée c’est vrai, mais ouverte. Elle parle avec beaucoup d’intelligence. Elle réfléchit beaucoup à ce qu’elle dit et ce qu’elle dit n’est jamais banal. » 

     Pour la séance de photos, c’est le staff de Mylène qui prend Amélie sous son aile. « Sa coiffeuse et son habilleuse sont venues s’occuper de moi pour que je n’aie pas l’air trop ridicule à côté de la star. On s’est beaucoup amusées pendant cette séance, Mylène y étant beaucoup plus hardie. Ceci a duré environ cinq heures. » La belle entente se poursuit au-delà du travail. « Après, visiblement, le courant était passé, puisque Mylène m’a demandé si j’étais libre le soir. Nous sommes donc allées dans un restaurant japonais en compagnie de Jeff Dahlgren, Thierry Suc et Marianne Rosenstiehl. » 

     Un contact qui passe aussi bien entre deux personnalités aussi atypiques, et l’on se dit que peut-être se noue le début d’une amitié… C’est ensuite que le rêve d’un jour va déboucher sur un grand vide. 

Quelques semaines plus tard, pourtant, Mylène laisse un message sur le répondeur d’Amélie. Elle ne semble pas au mieux de sa forme et exhorte la romancière à la rappeler. Ce que fait Amélie aussi sec, sans réussir à parler à l’idole de vive voix. Par la suite, elle reçoit un appel de Thierry Suc. Il lui explique que Mylène serait très honorée de pouvoir inclure un texte signé d’elle dans le programme de sa tournée. Flattée, Amélie se met au travail avec sa passion habituelle. Et faxe quelques pages dans la foulée. Hélas ! il sera jugé « trop long » par la star, qui le fait dire à Amélie par le biais de Thierry Suc.

Pas de problème, Amélie rédige en un quart d’heure l’article qui sera finalement retenu, où elle cite le fameux mot de Baudelaire, « Le beau est toujours bizarre », pour dépeindre la chanteuse.  

     Plusieurs mois se passent. Toujours aucune nouvelle de Mylène. Par chance, le « Tour 96 » passe par Bruxelles, où vit Amélie Nothomb. La romancière, qui ne veut rater l’événement pour rien au monde, achète deux places. Le jour du spectacle, elle reçoit un appel du staff de la star : « Naturellement, Amélie, vous êtes invitée. » Un geste qui n’efface pas l’amertume. Même si, avec le recul, l’auteur de Hygiène de l’assassin estime que Mylène lui a fait « un très beau cadeau » en partageant une journée entière avec elle, les rendez-vous manqués qui ont suivi lui laissent un goût d’inachevé. Dans la préface de La Part d’ombre, une analyse très fouillée de l’univers farmerien, Nothomb évoque d’ailleurs une « muraille de glace » que la chanteuse dresse entre elle et les autres et qui la rend « prisonnière ».  

      Pour croiser la route de Mylène, sans doute faut-il accepter d’être uniquement de passage. Ce qu’elle peut offrir à cet instant-là, ce don de sa personne qui semble entier, et même chaleureux, rien negarantit qu’il se reproduira. Pour cette adepte du « Nevermore » cher aux romantiques, l’existence doit ressembler à une quête insatiable de sensations inédites. Afin de fuir la tiédeur, il faut éviter tout risque de bégaiement. Lorsque Mylène pressent qu’une seconde entrevue sera moins intense que la première, elle préfère ne pas donner suite. C’est ainsi. Se forcer ne servirait à rien.  D’ailleurs, elle ne se force en rien.  

      Si l’on devait établir la liste de ceux qui ont attendu en vain un coup de fil de Mylène, sans doute serait-elle longue. Mais, davantage encore que ces rencontres furtives qui ont pu faire naître des espoirs déçus, égratignures vite pansées, certains collaborateurs historiques, écartés de la route de la chanteuse, en ont gardé une forme d’aigreur. Jean-Claude Dequéant, le compositeur de Libertine, est de ceux-là. Dès 1987, alors que son tube a fait basculer le destin de la chanteuse, le duo Boutonnat/Farmer prend ses distances. « Ce sont eux qui se séparent de moi. Je suis assez contrarié : mon nom n’est jamais cité nulle part, même pas dans les propos de Mylène – une évocation de temps en temps, ça fait toujours plaisir. Je l’exprime avec un peu de véhémence et l’on finit par se quitter. » 

      farmer-Avec le recul, Dequéant comprend mieux les motivations de cette rupture artistique : la chanteuse et son mentor fonctionnent en circuit fermé et veulent le moins possible dépendre des autres. Elle va écrire les paroles, lui les partitions : ainsi, ils seront les seuls artisans de leur succès. « Laurent devait prouver qu’il était capable lui-même de fabriquer des tubes aussi forts que Libertine [...] La suite lui a donné raison puisqu’il y a eu d’autres chansons formidables nées de son cerveau et de celui de Mylène. J’ai par exemple une grande admiration pour Désenchantée ou C’est une belle journée. »  

      À deux, ils se créent une bulle où, finalement, les autres ne seront jamais que de simples figurants. Et malheur à ceux qui voudraient s’octroyer un premier rôle : à se croire indispensable, on s’attire une sanction d’autant plus implacable. Bertrand Le Page, dont le comportement devenait ingérable, en a fait les frais. Mais d’autres se sont vus remerciés sans avoir pour autant commis la moindre faute. Le cas de Christophe Mourthé est sans doute différent, puisque c’est lui qui coupe les ponts avec la chanteuse. Jugeant que ses talents ne sont pas reconnus à leur juste valeur, il décide de mettre fin à leur collaboration en 1987, après des vacances particulièrement tendues. Pour que la star comprenne sa décision, il boycotte le rendez-vous qu’elle lui a fixé. Un geste ensuite lourd à assumer. Car Mylène ne le contactera plus. Et il faudra dix ans au jeune photographe pour faire son deuil. « Quand vous entendez ses chansons à la radio et que vous la voyez à la une des magazines, les blessures ont du mal à se refermer », dit-il. 

     Une fois la page tournée, difficile de revenir en arrière. Elsa Trillat le sait. Pour elle aussi, la porte s’est soudain fermée à double tour, avec tout ce que cela suppose d’amertume. Des années plus tard, elle croise la chanteuse dans un aéroport. Toutes deux avaient été si complices par le passé que la photographe, intriguée par cet heureux hasard, tente de renouer le contact. En vain. « Derrière ses lunettes de soleil, Mylène est restée distante. Elle m’a dit avoir trop souffert pour envisager de me revoir. C’était une fin de non-recevoir, polie mais ferme. »  

      Pour Sophie Tellier aussi, la coupure est douloureuse. Au début des années 1990, la chorégraphe souhaite travailler davantage « pour elle » et moins « dans l’ombre des artistes ». Au moment de Giorgino, elle espère tout de même décrocher un rôle, comme Laurent Boutonnat le lui aurait laissé entendre des années auparavant. Mais quand elle en parle à Mylène, elle s’entend répondre : « C’est un film international, donc le casting est international. » Une douche froide. Sans doute, d’ailleurs, la star n’imagine-t-elle pas à quel point Sophie se sent blessée. Ainsi, lorsque la chanteuse l’appelle à la rescousse, depuis New York, pour l’aider à choisir ses danseurs pour la tournée de 1996, la chorégraphe dit non. « Toutefois, je lui laisse mon assistant, l’un des danseurs, Christophe Danchaud, ainsi que Valérie Bony – des gens en qui elle a confiance 360. » Depuis, plus aucune nouvelle. Et pourtant, malgré une cassure professionnelle qu’elle reconnaît avoir provoquée, Sophie Tellier aurait aimé revoir Mylène.

Il faut croire que, lorsque vous lui dites non une fois, les ponts sont coupés à jamais… 

     Faut-il en déduire que la star serait une manipulatrice prompte à exploiter le talent des autres avant de les jeter aux orties lorsqu’elle n’a plus besoin d’eux ? Certains ne sont pas loin de le penser. Pour Christian Padovan, musicien de la première heure, la chanteuse sait jouer de sa timidité afin d’obtenir ce qu’elle veut de ses collaborateurs. « C’est sa séduction. Personne n’est dupe, mais on préfère ne pas savoir si c’est de la manipulation ou pas. » Toutefois, dans ce débat, il convient de distinguer le ressenti de la réalité. Car s’il est désagréable d’avoir le sentiment qu’on s’est servi de vous, peut-on reprocher à une artiste de chercher à obtenir le meilleur de ceux qui l’entourent ? Philippe Séguy pousse le raisonnement plus loin : « Toute création se nourrit de la sève des autres, me dit-il. C’est le principe de tous les grands artistes. Dès que l’autre est dépulpé, il n’a plus de raison d’être. » 

     Certes. Mais l’art d’utiliser le talent des autres peut aussi s’exercer sans cynisme, avec respect. 

C’est ce que fait Mylène, y compris dans sa manière de rompre. Dès qu’elle décèle chez ses collaborateurs des frustrations ou des velléités d’indépendance, elle ne cherche pas à les retenir. Pourquoi leur compliquerait-elle la tâche ? La vraie question serait plutôt : pourquoi diable s’acharnent-ils à vouloir revenir après avoir tenté de partir ? Certes, travailler avec elle est toujours un choix. Il suppose une part d’abnégation, de soumission aussi, non à sa personne mais aux choix artistiques qu’elle a décidés. « Qui m’aime me suive », fredonne-t-elle dans L’Amour n’est rien… Mais elle n’oblige personne à l’aimer. 

     Mylène n’est pas de ceux qui s’encombrent du passé. Survivre dans ce milieu si dur, c’est se projeter sans cesse dans le futur. Quitte à réécrire l’histoire, du moins à effacer les souvenirs qui ne font pas sens dans son parcours. François, qui partagea un stage d’équitation avec Mylène à Conches en 1979, l’a appris à ses dépens.  

     Un soir de 1988, il aperçoit l’ex-cavalière à la télévision dans « Lahaye d’honneur », une émission en direct sur TF1. Ni une ni deux, il grimpe sur sa moto et fonce dans les studios de La Plaine-Saint-Denis pour des retrouvailles qu’il espère chaleureuses. La chanteuse se trouve à l’arrière d’une voiture, sur le point de quitter les lieux. Autorisé à s’approcher d’elle par Bertrand Le Page, il se présente. Mais bientôt, son enthousiasme retombe. « Elle ne me reconnaît pas. Ai-je changé à ce point ? Lorsque je lui rappelle les stages d’été, elle me répond simplement : “Écoutez, j’ai la mémoire qui flanche.” Alors, j’essaie d’évoquer un maximum de souvenirs, en un temps record, mais rien n’y fait. Elle a déjà un statut de star. On ne se reverra jamais, malheureusement. »  

   mylène   La chanteuse aurait-elle menti ce jour-là ? Rien ne permet de l’affirmer. Pour elle, qui a le sentiment d’avoir commencé à exister avec la chanson, il est naturel que ce qui relève de sa préhistoire se soit en partie évaporé. La fameuse phrase de Nietzsche, « l’oubli est la manifestation d’une santé robuste », s’applique à merveille dans le cas de Mylène. Pour affronter le présent avec l’énergie nécessaire, encore faut-il ne pas être encombré de scories du passé ; à plus forte raison quand ce passé vous rappelle que vous n’avez pas toujours été une star reconnue et adulée. C’est l’hypothèse, en tout cas, que forge Sophie Tellier lorsqu’elle réfléchit sur la question. « Le passage de la petite Mylène toute timide à ce qu’elle est devenue maintenant me fascine. C’est plutôt cette mutation, la construction du personnage, que je trouve incroyable. Elle a su retenir les conseils de Bertrand Le Page, c’est l’une de ses qualités : elle emmagasine très vite et elle est très bosseuse. Elle a appris le chant sur le tas, puisqu’au départ elle ne chantait pas du tout. La danse également, elle a gardé tout ça, on ne peut pas le lui enlever. Peut-être qu’elle ne désirait plus vraiment me voir parce que je suis “un témoin” de tout ce travail et de toute cette transformation. »

      Là encore, n’allons pas prêter à la chanteuse une dureté qui la rendrait insensible à la souffrance d’autrui. Même dans une histoire d’amour, rien n’est simple : celui qui rompt n’est pas forcément le bourreau, face à une innocente victime. Que Mylène soit capable de se détourner de personnes qui lui ont beaucoup apporté, c’est un fait. Qu’elle le fasse, aux dires de certains, avec indifférence, ce n’est, en revanche, absolument pas avéré. Au contraire, tout porte à croire qu’à chaque fois se produit un déchirement, un sacrifice nécessaire mais coûteux. 

      C’est sans doute le sens de sa reprise, lors de la tournée 1989, de la chanson de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes. À qui songe-t-elle en l’interprétant ? Quel souvenir peut provoquer un tel torrent de larmes ? La réponse n’appartient qu’à Mylène. Pourtant, une chose est sûre : les paroles lui vont comme un gant. « Je voudrais tant que tu comprennes / Toi que je vais quitter ce soir / Que l’on peut avoir de la peine / Et sembler ne pas en avoir. » C’est le thème de la rupture qui est clairement évoqué ici. Une séparation froide et irréversible, mais qui cache en réalité une souffrance. « Le cœur blessé on peut sourire / Indifférente apparemment », chante-t-elle. Combien de collaborateurs, d’amis, d’amants peut-être, ont-ils ressenti cette cruelle absence quand la chanteuse s’est détournée d’eux ? Sans doute faut-il voir cette chanson comme une lettre d’adieu qu’elle aurait pu adresser à chacun d’eux. 

      Oui, on peut tourner des pages qui sont autant de visages sans être un monstre. Que celui qui voudrait jeter la pierre à Mylène s’interroge sur son propre passé. Qui pourrait se targuer d’avoir cheminé sans laisser personne sur le bas-côté ?

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Mylène sera une Icône gay

Posté par francesca7 le 26 octobre 2015

 

 

  Mylene-Farmer-    Elle porte une chemise blanche recouverte d’un gilet et un nœud papillon négligemment défait afin de dégager le cou. Ses joues sont maculées de mousse. Un rasoir jetable à la main, des têtes de mort plein les phalanges, elle sourit de la farce qu’elle nous joue. L’image est kitsch à souhait. Pour son grand retour en 2008, Mylène fait la couverture de Têtu. Tout un symbole. En principe, c’est un torse de garçon qui est photographié en une du mensuel destiné à la communauté gay. Mais pour elle, le rédacteur en chef a fait une exception, à condition qu’elle change de sexe le temps d’une séance photo. Ce qu’elle a accepté avec plaisir, manifestement enjouée lorsqu’elle répond aux questions du journaliste Benoît Cachin. Dans les pages intérieures, elle porte un haut-de-forme et une canne au pommeau d’argent. Sur une autre photographie, elle passe trois doigts à travers la braguette de son pantalon et éclate de rire. 

      Entre la star et la communauté homosexuelle, il existe une connivence qui relève de l’évidence. Bien sûr, il faut se garder de toute simplification abusive : tous les gays ne sont pas fans de Mylène Farmer et les fans de Mylène Farmer ne sont pas tous gays. Toutefois, même si la chanteuse touche un très large public, ceux qui sont le plus prompts à l’idolâtrer ont souvent le goût d’aimer des êtres du même sexe. Il suffit de flâner dans les forums qui lui sont consacrés pour s’en convaincre : au même titre que certains livres ou certains films, la star fait partie de ces boussoles qui aident les homosexuels à assumer pleinement leurs penchants. Bref, elle jouit du statut d’« icône gay », avec tout ce que cela suppose de vénération, mais aussi d’exigence. Elle le sait, même si elle prend soin de réfuter l’étiquette par une pirouette : « Je me méfie du terme “icône”… Ce sont celles que l’on brûle en premier. » 

      En outre, bénéficier de l’amour de cette communauté est une chance ; mieux encore, un privilège. « C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste. Nous nous suivons depuis de nombreuses années, c’est important pour moi. » En matière de tendances, il est vrai, les gays sont souvent à la pointe. Alors tant qu’ils la soutiennent, Mylène est au moins à l’abri du risque de devenir has been. Sans doute parce qu’ils nourrissent le sentiment qu’elle leur appartient un peu, ils attendent beaucoup d’elle en contrepartie, et elle n’a pas d’autre choix que de se montrer à la hauteur de ce désir. Ce degré d’exigence fait partie des moteurs qui la font avancer, la poussent à toujours donner la pleine mesure de son talent.

« Vous savez, ce public est unique. J’en suis consciente ! C’est lui qui me donne l’envie de me dépasser à  chaque fois. » 

      On ne devient pas une icône gay par hasard. Il ne suffit pas d’avoir à son répertoire une chanson sur le sujet pour mériter ce label décerné avec parcimonie. Il ne suffit pas non plus de le vouloir, encore faut-il l’incarner avec sincérité, sans trucage. Mylène est entrée dans le métier en interprétant Maman a tort, l’histoire d’une jeune fille amoureuse de son infirmière. Pas étonnant que les homosexuels aient immédiatement adhéré à son univers. Avec Sans contrefaçon, elle a encore marqué des points. Cet hymne à l’ambiguïté sexuelle est devenu un référent incontournable dans la communauté gay – dans le film Pédale douce, le réalisateur Gabriel Aghion l’a d’ailleurs utilisé dès la première séquence. Puis il y a eu le look à la garçonne, façon héros de Dickens, de l’époque Désenchantée. Autant de signes de ralliement pour bien des gays. Par la suite, Mylène a conforté sa place dans leurs cœurs en exacerbant, au contraire, sa féminité, comme l’avaient fait avant elle une Dalida ou une Sylvie Vartan. 

     En outre, elle continue à multiplier les œillades dans leur direction. Un exemple ? Le 9 mars 1995, après avoir chanté L’Instant X dans une émission de télévision, elle embrasse sur la bouche Valérie Bony, une de ses danseuses. V  oilà pour les filles qui aiment les filles. Sur scène, lors de la tournée 1996, ce sont plutôt les garçons qui aiment les garçons auxquels elle adresse des signes de sympathie. Ainsi, pour la scénographie de Sans contrefaçon, les quatre danseurs qui l’entourent ont été grimés en drag queens. Shorts pailletés, bottes à talons compensés, perruques frisées et boas multicolores, ils en font des tonnes dans le côté maniéré. Et Mylène s’en amuse, riant aux éclats, tandis qu’elle distribue à l’envi d’amicales fessées. Autre clin d’œil appuyé à ses fans homosexuels, les deux militaires qui s’embrassent à bouche que veux-tu dans le clip de Dégénération, avant de se déshabiller et de s’enlacer. 

     Parce qu’elle déteste les étiquettes, Mylène refuse toutefois de se laisser enfermer dans une proximité par trop fusionnelle qui pourrait la couper des autres publics qui l’apprécient. « Les homosexuels m’ont toujours porté un grand intérêt et de la chaleur. J’en suis ravie, mais je ne vis pas dans leur monde. » Ailleurs, elle pousse plus loin la confidence : « Ce sont des gens particulièrement sensibles, qui me comprennent et que je comprends. J’aurais certainement pu être homosexuelle mais je ne le suis pas devenue. » 

     Un propos qui a de quoi interpeller les fans. Est-ce à dire que la chanteuse a elle-même, par le passé, douté de son identité sexuelle, comme cela arrive à nombre d’adolescents ? Possible, même si cela ne signifie nullement qu’elle ait goûté aux plaisirs saphiques. Certes, la rumeur, particulièrement prolixe sur son cas, lui prête des liaisons avec des personnes des deux sexes. Mais elle ne s’est jamais expliqué sur la question, et c’est bien là son droit le plus strict. Portons toutefois une oreille attentive au refrain d’Eaunanisme, chanson qui figure sur l’album Anamorphosée : « C’est si doux la brûlure / Là où ta main me touche, Eau / Et coule cette écume / De ma bouche. » Si Mylène possède un tempérament pudique, son œuvre l’est souvent beaucoup moins. 

     « Qu’est-ce qui vous séduirait chez les femmes ? » demande Benoît Cachin à la chanteuse, caressant l’hypothèse, même s’il s’agit d’un jeu, qu’elle pourrait être attirée par des personnes de son sexe. « Leur imprévisibilité, répond-elle. C’est ce qui transforme le quotidien en aventure et la vie en destin. » 

     En réalité, ce que Mylène partage avec les homosexuels, c’est d’abord le sentiment d’une différence. Elle l’éprouve depuis toujours, même s’il lui a fallu du temps pour mettre un nom dessus. Ne pas se sentir comme les autres, au départ, est rarement vécu dans la sérénité. Au contraire, il s’agit souvent d’une épreuve, que bien des homosexuels expérimentent dans la solitude. Face au rouleau compresseur d’une éducation qui tend à normaliser les comportements, renforçant les stéréotypes masculins et féminins, affirmer sa différence demeure problématique. S’opposer à la majorité triomphante n’est pas un combat gagné d’avance. Il faut du courage pour découvrir qui l’on est vraiment et le faire accepter à sa famille, ses proches, ses amis. Même si la société a évolué, même si l’homosexualité n’est plus regardée en France comme un délit ou une perversion, de nombreux témoignages attestent encore de parcours douloureux, voire traumatiques. 

Pour être soi-même, on ne devrait pas avoir à souffrir. Or, peu d’homosexuels parviennent à éviter cette souffrance. Faire la paix avec soi ressemble alors à un défi qui peut prendre des années, et même ne jamais être gagné. En comparaison, le chemin de Mylène ne s’est pas fait non plus sans heurt. Faute de trouver une réponse à ses doutes, une décision a tout changé : devenir artiste a permis à son sentiment d’être incomprise de s’exprimer. Mais cette victoire sur elle-même, couronnée par un phénoménal succès public, n’efface rien de son parcours. Un titre sur son dernier album, C’est dans l’air, nous le rappelle :

mylène7Mylène n’oublie pas ceux qui souffrent de ne pas être dans la norme. « Les cabossés vous dérangent / Tous les fêlés sont des anges / Les opprimés vous démangent / les mal-aimés, qui les venge ? » Le temps d’une chanson, elle se fait le porte-parole des « incompris » et des « fous ».  

      Se ranger du côté des minorités, telle est la vocation de ceux qui se sentent différents. Mylène n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi elle est si appréciée par les homosexuels des deux sexes. Ce  qu’elle reçoit en retour est un amour immense, parfois aussi inconditionnel que celui d’une mère. Être une icône gay, revient aussi à être aimée par des hommes qui ne vous désirent pas. C’est doux et sécurisant à la fois, dénué de tout enjeu sexuel. Au fond, Mylène n’est-elle pas la preuve vivante que les homosexuels aiment aussi les femmes ?

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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TIMELESS 2013 : Interview Confidence d’un danseur du spectacle de Mylène F.

Posté par francesca7 le 23 mai 2014

 

images (4)MANU GOUFFRAN : Aperçu dans le clip « Du temps », Manu Gouffran est l’un des six danseurs ayant participé à la tournée Timeless 2013 aux côtés de Mylène. Il revient ici sur cette expérience inoubliable, faite de petits tracas physiques – parfois – mais surtout de rencontres tèrs intenses… interview de Sophie Khairallah

 

Avant de participer à Timeless 2013, nous avons pu vous découvrir dans le clip « Du temps ». Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec l’équipe de Mylène à ce moment-là ?

J’ai travaillé en tant que danseur sur un défilé pour Who’s Next. Et un jour, le chorégraphe avec lequel j’ai travaillé sur ce projet m’a demandé de lui envoyer des photos et des vidéos pour une artiste. Mais je ne savais pas encore de qui il s’agissait à ce moment-là. Et le lendemain, on m’a appelé pour me dire que j’étais pris pour faire le clip de Mylène Farmer, « Du temps ».

 

Avez-vous été surpris lorsque vous avez appris avec qui vous alliez travailler ?

Oui, j’étais agréablement surpris et en même temps je ne connaissais pas forcément très bien l’univers de Mylène. J’avais entendu ses tubes et vu ses clips, comme tout le monde, c’est tout. Mais c’était très intéressant de vivre cette expérience.

 

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de retravailler avec Mylène pour cette tournée ?

J’ai aimé l’équipe et beaucoup apprécié l’artiste. Et je n’avais jamais participé à une aussi grosse tournée auparavant, ce qui est très enrichissant. Je revenais de quatre mois en Chine lorsque la production m’a appelé, fin janvier, pour savoir si je serais intéressé.

 

Combien de temps ont duré les répétitions ?

On a commencé à répéter début août. Et ça a duré un mois et demi environ. On a fait trois semaines en studio et ensuite dix jours sur scène, en conditions réelles. On commençait à répéter vers 10 H et on repartait vers 17 h ou 18 h.

 

Avez-vous répété essentiellement avec Christophe Danchaud ou Mylène était-elle là la plupart du temps ?

Justement, ce qui était bien, c’est que Mylène était là tous les jours. Elle était un peu partout à la fois car elle répétait aussi avec les musiciens, etc. Mais elle a vraiment donné beaucoup d’énergie pour la danse. Franck Desplanches, qui a chorégraphié la chanson « A l’ombre », était  assez présent également. Quant à Christophe Danchaud et Valérie Bony (ancienne danseuse de Mylène, sur le tour 1996 et le Mylenium Tour), ils étaient là tous les jours, comme Mylène.

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Les chorégraphies de ce concert ont été revisitées. Vous et les autres danseurs avez proposé des idées ?

Oui, nous venons, pour la plupart, du milieu hip-hop ou contemporain, ce qui nous permettait d’amener un autre regard sur les chorégraphies. Donc nous proposions parfois des idées qui étaient ou non validées par Mylène et Christophe.

 

L’outro de « Je t’aime mélancolie » était le moment du show où les danseurs étaient vraiment à l’honneur. Avez-vous apprécié de le faire ?

Oui tout à fait. Et le public semble avoir aimé aussi. En fait, à l’origine, cette partie n’était pas prévue. On nous a demandé de la faire une fois arrivés à Bercy, mais on a été agréablement surpris par cette demande.

 

Vous avez été absent sue « A l’ombre » à Strasbourg, le 15 décembre, puis absent sur toutes les chorégraphies le lendemain, sauf celle de « Oui mais… non », ainsi que le 18 octobre à Genève, sauf sur « A l’ombre ». Pourquoi ?

Le 15, je me suis fait  un début de déchirure musculaire sue l’outro de « Je t’aime mélancolie ». Ça m’a un peu inquiété donc je n’ai pas dansé sur « A l’ombre ». Et Christophe Danchaud a préféré que je me repose le lendemain, d’où le fait que j’ai juste dansé sur « Oui mais … non » le 16, et sur « A l’ombre » le 18. Pendant cette tournée, je n’arrêtais jamais. Lorsque j’étais en off, je retournais sur Paris pour travailler sur d’autres projets. Donc au bout d’un moment, mon corps a lâché. Mais la production a vraiment fait en sorte de bien me soigner. C’était important pour mi de remonter sur scène très vite. Et ça a été le cas, donc tant mieux. Mais ç a m’a fait bizarre de voir le spectacle de l’extérieur sans y être.

 

Comment était Mylène avec l’équipe durant la tournée ?

C’est quelqu’un de très sympathique et de bien. Vraiment. C’est une très belle personne, sur le plan humain comme professionnel. C’est vraiment quelqu’un de normal avec de très, très belles qualités. Ce n’est pas du tout une diva. Elle est très intéressante, très intelligente. C’était très agréable de parler avec elle.

 

Que s’est-il passé lorsque Mylène a glissé à Nantes ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que nous aussi, pendant les concerts, on est tombés ou on a glissé, mais ça ne se voyait pas forcément parce qu’on se relevait vite. Parfois il faisait très chaud dans la salle, et il y a des gouttes de transpiration ou de l’eau – quand quelqu’un buvait un peu vite – qui tombaient par terre, ce qui rendait le sol glissant ; mais ce soir-là, ce sont les bulles de savon qui sont en cause. Elles revenaient vers la scène au lieu d’aller vers la salle. Même Ivo, qui a accouru vers Mylène, a failli glisser en l’aidant à se relever ! Cette date-là tout le monde a faillé tomber (rires).

 

Avez-vous fêté la fin de la tournée avec Mylène et toute l’équipe ?

Oui on l’a fêtée avec tout le monde, dans un petit restaurant qui a été privatisé pour l’occasion. ça a duré jusqu’à 2 h ou 3 h du matin. Nous avons pu nous retrouver tous ensemble avec les gens de la production, les musiciens, les danseurs, les costumières, les techniciens, etc. J’aimerais d’ailleurs profiter de cette interview pour rendre hommage à Thierry Suc ainsi qu’à toutes les autres personnes qui ont travaillé sur le tournée. Sans eux, il n’y aurait pas eu de concerts possibles, et i n’y aurait pas eu de tournée aussi parfaite. C’est très important pour moi de remercier chaque personne qui a participé à ce projet, car on pense souvent aux artistes, mais pas assez aux gens de l’ombre.

 extrait du magazine Styx TIMELESS 2013 – page 48

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Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS bercy-210x300

 

En 1997, qui dit nouveauté dit changement d’équipe. Mylène fait table rase du staff des concerts de 1989. Hormis Laurent Boutonnat pour la conception du show et Thierry Suc pour la production, la chanteuse s’entoure de nouveaux visages ; Yvan Cassar (direction musicale et claviers), Jeff Dahlgren et Brian Ray (guitare), Jerry Watts Jr (basse), Abraham Laboriel Jr (batterie) et Susie Devis (claviers et percussions). Côté danseurs et danseuses, le public découvre augustin Madrid Ocampo Jr. Roberto Martocci, Jermaine Browne, Brian Thomas, Thomas Mariano et les danseuses-choristes Donna De Lory  et Valérie Bony. A noter que le danseur Christophe Danchaud travaille encore à ce jour avec Mylène et que la rivale de Libertine, Sophie Tellier, sort ici et définitivement de l’univers Farmer, par choix, comme l’a expliqué Tellier. Les chorégraphies, quant à elles, sont créées par Mylène Farmer, Christophe Danchaud et Jaime Ortega. Signalons aussi les nouvelles choristes Carole Rowley et Esther Dobong ‘ Na Essienne. Une partie de cette équipe toute neuve suivra désormais Mylène en tournée et lors des shows de 1999-2000. Les costumes eux aussi ont évolué : Thierry Mugler est remplacé par le génial et avant-gardiste Paco Rabanne. Il concocte pour Mylène de magnifiques tenues sexy et lumineuses argentées et blanches. Les décors sont très réussis également ; conçus par Jean Michel Laurent et Xavier Grosbois (L&C Design), ils se caractérisent par un écran géant (le plus imposant d’Europe), une araignée gigantesque où Mylène viendra se percher pour chanter Alice, et l’avant d’un train pour le final sur XXL.

Côté track-listing du concert, Mylène fait un savant mélange de ses quatre albums tout en privilégiant tout de même le dernier, Anamorphosée. De Cendres de Lune, elle chante Libertine, l’Ainsi soit je. Elle chante Sans contrefaçon et Ainsi soi Je… (pour certaines dates), de l’Autre… elle chante l’Autre, Je t’aime mélancolie et Désenchantée, et d’Anamorphosée elle interprète Vertige, California, Et tournoie . L’instant X, Alice, Comme j’ai mal, Mylène s’en fout, Rêver, Laisse le vent emporter tout, Tomber 7 fois.. et XXL . Soit l’intégralité de l’album, excepté Eaunamisme.

Reste Que mon cœur lâche, single sorti en 1992. Une belle surprise attend les spectateurs de Genève et Paris (et uniquement ceux-là), puis que Mylène interprète en duo avec Khaled La Poupée qui fait non, reprise du tube de Michel Polnareff de 1966. Le succès est total (même si la tournée n’st pas « sold out » comme en 1989) et sera l’occasion d’un disque et d’une VHS ainsi que d’un Laser Disc (le DVD sortira en 2000 – Mylène Farmer Live à Bercy, Polydor 0548502). A noter que sur la vidéo (réalisée par Laurent Boutonnat et François Hanss), le spectacle est dédié à Jean-Loup : Mylène rend ainsi hommage à son frère aîné, mort dans un accident le 26 octobre 1996. Sorti le 21 mai 1997, le CD du concert connaîtra un succès foudroyant avec près de 900 000 exemplaires vendus ; Un record absolu pour un Live, tous artistes confondus.

LA POUPEE QUI FAIT NON – (avec Khaled) – C’est pour une émission de télévision que Mylène enregistre un duo avec le chanteur algérien Khaled. C’est le troisième duo de toute sa carrière (après Frantz avec Guy Béart et Regrets avec jean-Louis Murat). Le 24 octobre 1996, alors qu’elle fait une pause forcée pendant sa tournée, Mylène accepte de venir chanter dans l’émission de TF1 « Tip Top ». Outre une courte interview, elle chante Comme j’ai mal et en duo, La Poupée qui fait non, reprise de Michel Polnareff.

Dans le magazine Instant Mag (n° 15, automne 2003), Thierry Rogen, ingénieur du son, se souvient de l’enregistrement : « J’ai aussi participe au single La Poupée qui fait non avec Khaled, où là, Laurent Boutonnat était complètement absent. L’enregistrement s’est fait ici, au studio (Les studios Méga à Suresnes) dans la bonne humeur. Ça a été très rapide, Mylène et Khaled se sont vus quatre heures en tout et pour tout ! » Un enregistrement éclair donc pour une chanson qui colle bien aux deux univers. D’autant que Mylène a toujours déclaré aimer Polnareff et connaître ce titre depuis l’enfance. La Poupée qui fait non fut chantée par Michel Polnareff en 1966 – c’est même son premier disque (EP La poupée qui fait non, Chère Véronique, Beatnik, Ce que je cherche, AZ 1024). Cette chanson de Franck Gérald sera un immense succès et permettre à Polnareff de débuter dans la chanson aux côtés de Sylvie Vartan Johnny Hallyday ou Claude François. Les paroles, comme c’était souvent le cas dans les années 1960, sont gentillettes : l’histoire d’une jeune fille (une poupée) qui ignore les avances d’un prétendant rien de plus. La qualité de la chanson vent donc essentiellement de la musique de Polnareff… En 1996, soit trente ans plus tard, c’est donc Mylène et Khaled qui reprennent ce titre pour une émission de télé. Mais cette version studio (ils chantent en play-back) ne sera jamais commercialisée. Elle reste inédite encore aujourd’hui, mais Khaled rejoindra Mylène lors des concerts à Genève et à Paris Bercy en décembre 1996.

Là, la chanson en live sera bel et bien enregistrée et gravée sur le CD et la vidéo du concert. Ce duo se situe à la fin du concert, juste avant la dernière chanson, XXL, Après Ainsi soit Je…, Mylène accueille donc Khaled sur scène, et ils offrent au public une version de La Poupée qui fait non aux accents arabisants, avec des arrangements d’Yvan Cassar.

                 issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 105/220

 

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Sur la Scène du Mylénium Tour

Posté par francesca7 le 11 octobre 2011

 

Personnes sur scène 

Interprètes : 



  • Mylène Farmer 


Choristes : 



  • Johana Manchec-Ferdinand 

  • Esther Dobong’ Na Essienne 

Musiciens : 



Danseurs : 



  • Christophe Danchaud 

  • Lysander O. Abadia 

  • Augustin Madrid Ocampo Jr. (dit AJ) 

  • Andrew Cheng 

  • Richard Patten 

  • Corey Smith 

  • Midori Anami 

  • Valérie Bony 

 

 

 

 

 

La chaîne MUZ TV (la plus grande chaîne musicale en Russie) a établi le classement des 25 meilleurs concerts dans le monde.

Mylène est numéro 1!

Sur la Scène du Mylénium Tour dans CONCERTS DE MYLENE MF99_43a

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L’Ame Stram-Gram – 1999

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

Réalisation : Ching Siu Tung
Année : 1999
Durée : 7’50 mn
Acteurs : Mylène Farmer. Valérie Bony (son double)… 

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 


L’un des plus beaux clips de notre ange roux commence par un cliché. Pas au sens négatif, certes, mais un cliché quand même. Lequel ? Si je vous évoque la majestueuse muraille de Chine baignée des lueurs orangées de l’aurore, ça ne réveille pas vos souvenirs ? Mais comme tous les choix esthétiques de Mylène ou presque, ce cliché est loin d’être innocent, puisqu’il fait écho à l’image qui clôture le clip. Quelle signification à ce parallélisme, allez-vous me dire ? Eh bien, peut-être est-ce simplement une manière de résumer l’histoire qui va nous être présenter. De comparer la course du soleil au déroulement d’une vie. L’aurore serait ainsi l’éveil des deux âmes que sont les jumelles interprétées par Mylène et le coucher du soleil, la fusion de ces âmes dans le royaume de la mort.

Mais ce n’est pas là le dernier symbole dont Mylène est toujours si friande. Bien au contraire, l’Ame-Stram-Gram regorge de symboles, tous au service du thème principale du clip : la communion totale de deux âmes représentées par les jumelles. Il y a des symboles très simples à interpréter, comme le fait que Mylène joue le double rôle de deux sœurs jumelles, ou encore le pouvoir et la puissance magique qui naissent de l’union des fameuses langues de serpents de ces deux sœurs. Et puis il y a l’idée d’une réelle communion, totale, extraordinaire, qui passe notamment par une litanie proche d’une incantation rituelle. Par cet « Ame-Stram-Gram… » qui donne son nom et sa profondeur à la chanson. Les jumelles le murmurent au début, dans cette scène particulièrement belle, rythmée par une musique douce, où elles jouent, rient et s’enlacent au milieu d’un ballet de voiles aériens aux couleurs pastelles. Cette litanie est également le départ du refrain qui ponctue à chaque fois la réunion des langues de serpent pour terrasser l’Ennemi. 

L’Ame Stram-Gram - 1999 dans Les Clips de Mylène ClipASG02


La communion totale se passe même de mots. D’un simple regard, Mylène et son âme sœur communiquent et se comprennent. L’importance des regards magnétise ainsi tout le clip, lui offrant une intensité troublante, instillée dès la première scène. Cette compréhension silencieuse est aussi à l’origine de l’un des plus bouleversants moments du clip. Lorsque l’une des jumelles est enlevée et malmenée par une troupe d’assaillants brutaux et cruels, on voit se former sur ses lèvres son propre nom « Mylène ». Et ce cri est entendu par son âme sœur, qui pourtant est encore loin du lieu des tortures. Cet appel désespéré entraîne ainsi un acte désespéré. Lorsqu’il est entendu, l’autre jumelle, blessée pendant l’enlèvement de sa sœur, comprend qu’elle ne parviendra pas à temps à rejoindre sa sœur. Epuisée et vacillante, elle lève son visage vers le ciel pâle, ferme les yeux et se jette en arrière, dévalant les marches de l’escalier qu’elle tentait difficilement de gravir. Son âme s’élève doucement au-dessus du corps désormais sans vie et va secourir sa sœur, l’aidant à venir à bout des brutes qui la détiennent. 



A cette scène agitée, pleine de violence et de douleurs silencieuses, succède une scène plus paisible, presque magique. Les âmes sœurs réunies entrelacent leurs doigts et virevoltent dans le ciel pâle d’une aube qui s’achève. Cette communion exceptionnelle est soudain brisée par l’éblouissement d’un premier rayon de soleil. La mort reprend ses droits, les deux sœurs son séparés. L’une rejoint les cieux où elle se dissout, l’autre retombe brutalement sur terre. Mais deux âmes sœurs ne sauraient être séparées. Après avoir appelé en vain sa jumelle, Mylène monte sur la muraille de Chine. Au bord du précipice, elle ferme les yeux. Des sons flûtés accompagnent les souvenirs doux-amers de jeux et de rires qui semblent encore tellement proches. Le corps bascule. Mylène se suicide. Pour rejoindre son double, elle se mue en colombe.

Elles s’éteindront de la même façon, trouvant leur communion jusque dans la mort. Vêtues de blanc, leurs mains se retrouvent et s’agrippent. Elles sont cette fois unies dans l’infini de la mort et de l’éternité. « En moi, en moi, toi que j’aime… ». 

 

 

ClipASG03 dans Les Clips de Mylène

 

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Préparatifs – promotion Mylenium Tour

Posté par francesca7 le 31 août 2011

 

 

VIDEO 

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Pour renforcer la symbolique de cette chanson, Henry Neu signe un nouveau collector : une enveloppe cachetée qui renferme outre le single, sept pierres transparentes, référence à la tradition juive qui veut qu’on les dépose dans la tombe du défunt à qui on était lié. Le tout sort dans le commerce, le 28 septembre 1999. 

 

Le clip « Souviens-toi du Jour«  , tourné par Marcus Niespel un peut à la va-vite et avec de modestes moyens, sort quelques semaines avant les concerts à Bercy. La chanteuse y apparaît très sexy dans un appartement en flammes pendant qu’elle prend des pauses lascives, tout en interprétant sa chanson. 

 

Pour promouvoir ce single, Mylène ne fait qu’une seule émission de télévision, Tapis Rouge de Michel Drucker le 11 septembre 1999 où elle interprète son nouveau single avec une chorégraphie minimaliste évoquant le langage des signes, proche de celle qu’elle offrira lors de ses prochains concerts. 

 

TV émission : VIDEO 

Image de prévisualisation YouTube 

 

En deuxième titre, elle en profite pour reprendre Pourvu qu’elles soient douces dans une nouvelle chorégraphie qui sera celle du Mylenium Tour

 

Pour la préparation de ses concerts, Mylène joue une fois de plu la carte de la fidélité en s’entourant de Christophe Danchaud, Valérie Bony et Augustin Madric pour le côté danse. Pour ce qui est de la musique, Yvan Cassar est de l’aventure, accompagné par Jeff Dahlgren, Abraham Laboriel Jr, Brian Ray et Jerry Watts, sans oublier, pour les chœurs, Esther aux yeux toujours aussi pétillants. Pour terminer, Laurent Buisson s’occupe du son , tandis que Pierre Vinuesa rejoint l’équipe muni de ces ciseaux dorés et de sa trousse de maquillage

Publié dans Mylène 1999 - 2000 | Pas de Commentaires »

The French Madonna pour Mylène

Posté par francesca7 le 24 août 2011

 

 

Il nous faut évoquer une dernière émission, le 9 mars 1996, Top à Maritie et Gilbert Carpentier sur TF1 au cours de laquelle Mylène embrasse sur la bouche sa danseuse Valérie Bony. Un baiser certes pudique, une provocation gentillette, mais que la communauté gay perçoit comme un encouragement de la part de Mylène, leur icône. 

 

Vidéo : 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

The French Madonna pour Mylène dans Mylène 1995 - 1996 MF90_154aMalgré un timide départ, Anamophosée atteint les 500 000 exemplaires vendus tandis que le single, L’Instant X, fait son bonhomme de chemin avec 200 000 copies. Nous sommes loin des immenses tubes « farmeriens », mais le chiffre des ventes reste plus qu’honorable.

Avouons aussi que Mylène ne joue pas vraiment le jeu de la promotion à outrance car la belle est repartie aux Etats-Unis pour préparer sa future grande tournée dans la plus grande confidentialité, comme elle sait si bien le faire ! 

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

Mylène show à l’américaine

Posté par francesca7 le 24 août 2011

 

Mylène show à l'américaine dans Mylène 1995 - 1996 mylene-farmer-20050504-38376Cette comparaison avec Madonna va encore plus s’imposer avec la future tournée que Mylène prépare dans le plus grand secret. Le couturier Paco Rabanne s’occupe des costumes, succédant à Thierry Mugler. 

 

La chanteuse suit un entraînement intensif avec Hervé Lewis et répète aux Etats-Unis avec ses musiciens et danseurs qui sont tous Américains, à l’exception de Valérie Bony et de Christophe Danchaud, l’unique survivant de la tournée 1989. L’objectif est clair pour Mylène : offrir un mega show qui éblouira son public : 

 

-          « Je crois que je n’éprouverais pas de réel plaisir à être seulement derrière un micro. Mes envies de scène passent par ce goût du show à l’américaine, de performance, de polyvalence. » 

 

Outre Laurent Boutonnat à la conception générale et Jeff Dahlgren à la guitare, le groupe de musiciens comprend quelques pointures comme Brian Ray à la guitare et Abraham Laboriel Jr à la batterie (déjà présent sur l’enregistrement de l’album Anamorphosée) deux musiciens qui sont des habitués des concerts de Johnny Hallyday. A la basse, Jerry Watts Junior qui a joué avec Billy Idol et Dave Stuart. La jeune Susie Davis (qui a notamment travaillé avec Patti Smith et Sincad O’Connor) se retrouve aux claviers, tout en donnant de la voix sur les chœurs de L’Instant X. par ailleurs, Madonna « prête » à Mylène l’une de ses deux choristes et danseuses préférées, Donna De Lory. Ces futurs concerts marquent aussi la venue dans l’équipe de Mylène d’Yvan Cassar qui s’occupe de la direction musicale. Ce jeune prodige était déjà présent sur la bande son de Giorgino. Très vite, il devient un élément indispensable du staff Farmer

 

-          « Je travaillais au Studio Mega sur mon premier album en tant qu’arrangeur avec Réjane Perry. Thierry (Rogen) mixait son album (…) Il travaillait avec Laurent (Boutonnat) qui pensait à son premier film. Il lui a parlé de moi, nous avons travaillé ensemble sur la musique de Giorgino et ce n’est qu’ensuite que j’ai travaillé avec Mylène, dont la personnalité m’avait plu dès notre première rencontre. » 

 

En dehors de Valérie Bony et de Christophe Danchaud, les danseurs sont sélectionnés à New-York, car Mylène souhaite que sa troupe soit placée sous le signe du métissage. Les répétions durent plusieurs semaines aux Etats-Unis, puis une dizaine de jours à Toulon pour les derniers « filages » avant la première dans cette même ville.

 

 

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