L’écriture de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 mai 2016

 

Comment écrit-elle?

Mylène Farmer a évoqué au cours d’interviews sa façon d’écrire. Elle n’a pas besoin de conditions précises, sinon d’être seule, isolée dans une chambre et accompagnée d’un dictionnaire. Elle travaille toujours avec un petit magnétophone où figure une version de départ de la musique.

 

Les néologismes Farmer

Pour y voir plus clair, j’ai dressé la liste (non exhaustive) de ces néologismes (d’inégale légitimité).

Rappel: Le néologisme est un mot inventé par l’auteur pour décrire une chose ou un concept pour lesquels il ne trouve pas d’équivalent dans sa langue.
Enjeu: Force est de constater que Mylène affectionne beaucoup les néologismes, mais ils sont pour ainsi dire inexistants avant 1995

Débat:Anamorphosée, date charnière dans la carrière de Mylène, eu égard à l’échec de Giorgino, constitue-t-il une libération poétique pour Mylène Farmer ?


Néologismes:

Corps-circuits
E.cu
Eaunanisme
Electro-aimant
Hallu
Immiscer (le verbe immiscer n’existe pas, seul « s’immiscer » existe)
Optimistiquer
Quant-à-moi (Jeu de mot entre « quant à moi » et le « quant-à-soi ». Mylène crée un mot composé inexistant.)
Ricule
S’acider
(S’)anamorphoser
S’exanguer
S’exquiser
S’insolencer
S’invincibler
Se métaphysiquer
Se monacaler
Se statiquer
Surex…
(s)’ex…
Vertiger
Zoprack (Pour Prozac)

ecriture de mylène

Clin d’oeil lexical

Voici un petit clin d’oeil de Mylène à Nous souviendrons-nous de nous dont je ne me lasse pas, et qui n’est pas passé inaperçu:

To lives that stoop to notice mine, I know I will say goodbye (Les mots, 2001)

est l’exacte traduction de:

Aux vies qui s’abaissent à voir la mienne, je sais qu’il me faudra prendre congé d’elles. (Nous souviendrons-nous de nous, 1991)

Elle aime le chiasme

On ne fera pas une liste des figures de style employées par Mylène dans ses chansons. Pourtant, force est de constater que Mylène n’aime pas que la métaphore. Elle aime aussi le chiasme, cette figure de style rigoureuse à souhait, qui consiste à inverser deux expressions. Soyons rigoureux. Voici la définition donnée par l’excellent site Lettres.net : « Dans un chiasme, contrairement au parallélisme de construction les éléments de groupes parallèles sont inversés. Autrement dit, dans le chiasme, des termes (identiques, qui s’opposent ou qui peuvent être mis en relation) sont disposés en sens inverse dans deux segments de phrase.  L’exemple le plus célèbre nous vient de L’Avare de Molière. « Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger » (A/B/B/A) .

Qu’en est-il chez Farmer? On trouve des chiasmes irréguliers dans Innamoramento « Tout se dilate et cède à tout », qui est un chiasme de mots et un chiasme grammatical emboîté. (Adverbe, puis verbe, verbe, adverbe). ou Redonne-moi « Débris de rêves, le verre se fêle » (Nom évoquant une destruction externe, substantif rêves, substantif rêves aux syllabes inversées, puis verbe de destruction interne). Les chiasmes réguliers ne manquent pas, à l’image du refrain d’Alizée, pour le titre J’en ai marre: « ceux qui se fixent sur l’idée d’une idée fixe » (A/B/B/A) Il y en a beaucoup d’autres. Les mentionner tous n’est pas le plus important. En revanche, la présence de cette figure de la rigueur, qu’elle contourne par ailleurs, qu’elle assaisonne pourrait-on dire, et l’indice, pour qui en doutait encore, d’une écriture maîtrisée et travaillée à l’extrême.

 

SOURCE http://parcequecestelle.pagesperso-orange.fr/rubriques.htm

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CRIEZ I.A.O avec Mylène F. c’est puissant

Posté par francesca7 le 24 mai 2016

 

 

Dans les paroles de la chanson MEFIE-TOI : Les paroles font références au bouddhisme et plus spécialement au livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché. Il évoque aussi l’astrologie et les divinités égyptiennes IsisApophis et Osiris sous l’acronyme IAO.

Mais pas seulement, car en cherchant bien, derrière ces divinités, ce cache également un autre thème… celui de la sexualité sacrée ….  lisez vous-mêmes la suite ! 

 IAO

 

 Il m’a fallu l’impasse

Donner ma langue au chat
Pour contrer l’existence
I.A.O/I.A.O
Mon Q.I. est tenace

Ma patience : un état
Dompter les apparences
I.A.O/I.A.O
Les chemins son multiples

Tout est question de choix
Au diable les proses brutales
Les colères homériques
Tout ça n’importe quoi
Il existe arme redoutable
I.A.O/I.A.O
Méfie-toi des Puissances

Méfie-toi de l’aisance
Au jeu du corps à corps
L’esprit est bien plus fort
Méfie-toi des Puissances
Des vierges sans défense
Leurs forces sont subtiles
La force est féminine
Et quand l’esprit, frappe
C’est un fouet qui claque
Méfie-toi quand même
C’est la onzième, lame
Majeur est, l’Arcane
Vierge Iconoclaste
Dieu, que l’icône est classe, 5,4,3,2
Il m’a fallu l’épreuve
Le : c’est chacun pour soi
Avaler des couleuvres
I.A.O/I.A.O
Mon karma est tenace

On est selon « Bouddha »
Héritier de nos actes
I.A.O/I.A.O
Les chemins sont multiples

Tout est question de choix
Et aux paroles mortifères
Mieux qu’une arithmétique
L’esprit fort est le roi
Il règne ainsi sur la matière
I.A.O/I.A.O

 

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Dans le thème de la SEXUALITE ALCHIMIQUE, et dans la dimension ETHERIQUE de l’être humain, dans sa pratique Tantrique, le I aide l’énergie à monter vers la tête, le A l’aide à monter au niveau du thymus, sous le coeur, le O l’aide à monter au coeur et plus haut encore. 

La théorie sur la sexualité tantrique est donc bien simple, c’est dans la pratique que ça se complique parce que nous sommes drogués depuis de nombreuses années par l’expérience de l’orgasme. En fait, l’orgasme est pour nous une de nos plus grandes drogues depuis de nombreuses incarnations ! En général, c’est la toute dernière drogue que les êtres spirituels arrivent à éliminer de leur vie. Ils peuvent avoir cessé de trop manger trop, de boire, de se droguer, de trop jouer aux jeux de hasard, de dépenser trop, etc… Ils sont presque devenus des saints. Mais ils ne veulent pas toucher à l’expérience de l’orgasme dans leur vie. 

Les partenaires peuvent prendre quelques bonnes respirations à 7 ou 10 reprises et imaginer l’énergie qui monte des organes sexuels, jusqu’à la tête et qui va ensuite se loger dans le coeur. Ou encore, ils peuvent vocaliser à 7 ou 10 reprises le mantra I.A.O. en prenant chaque fois 3 grands inspirs et en faisant 3 grands expirs pour chacune des lettres.

 

 ARTICLE à LIRE sur l’autre blog de Francesca : A l’ère de la Multidimensionnalité 

 

N’hésitez pas à apporter vos commentaires !

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Un jour ou l’autre de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 janvier 2016

Un jour ou l’autre : Deuxième coup de cœur que ce onzième et dernier morceau. Débu­tée au piano, puis accom­pa­gnée d’un roule­ment de tambour, cette ballade évoque une bande-origi­nale de film. Ce sont les images de La fille de Ryan, le roman­tisme de David Lean, ces vastes et sauvages paysages irlan­dais chahu­tés par les vents qui défilent à l’es­prit, à mesure que la voix de Mylène monte de plus en plus haut. « Retrou­ver / Un jour ou l’autre/ Une étoile / S’en­dor­mir l’un contre l’autre (…) », et rester ainsi unis, malgré « Des ques­tions sans réponses / Des hommes qui renoncent / Des océans qui se mettent à genoux (…) ». Diffi­cile de clore plus joli­ment l’odys­sée Inters­tel­laires.

un jour ou l'autre

Paroles de la chanson

Tout s’efface
Un point dans l’univers
Dans des eaux solitaires
Etre privé de tout de soi

D’une trace
Humanité fragile
Si au moins je devine
Combien de vies se perdent en chemin

Nous
Irons aussi loin…
Nous
Prendrons le temps de…
Nous
Si seulement un sursaut de l’âme
Pluie de fous
Consciences endormies
L’absence et puis l’oubli
Nos illusions qui se mettent à genoux

Retrouver
Un jour ou l’autre
Une étoile
S’endormir
L’un contre l’autre
Aimer
Chavirer
Et prendre l’eau
Quand tout ruisselle
S’élever
Recoudre l’air
Aimer

Vois
Quand les cieux se résignent
S’arracher à l’enfer
Mais que penser de l’univers

Je nous vois
Des peintres de lumières
Si c’est au nom du père
Pourtant aussi ces noirs mélanges

Nous
Irons aussi loin…
Nous
Prendrons le temps de…
Nous
Si seulement un sursaut de l’âme
Contre nous
Des questions sans réponses
Des hommes qui renoncent
Des océans qui se mettent à genoux

écrit par Mylène Farmer (2015)

 

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City of love de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 janvier 2016

City of love : Notre coup de cœur, dès la première écoute. Piano, batte­rie, basse, chœurs, refrain impa­ra­ble… Le meilleur de Mylène Farmer se concentre dans ce dixième morceau qui n’est pas sans nous rappe­ler l’étrange mais convain­cante asso­cia­tion des groupes U2 et Boyzone sur le titre Swee­test Thing datant de 1998.« Les mots au bout des lèvres / Un chemin vers la vie / Si je m’aban­donne / Je bati­rai / The City of love (…) » : par ces quelques mots, la fragile et rétive Mylène révèle la force créa­tive et protec­trice que lui insuffle le senti­ment amou­reux. L’in­sou­mise devient maître-d’œuvre et gardienne. Il ne s’agit plus de redou­ter ce qui pour­rait corrompre l’amour, mais d’éri­ger plus haut les remparts qui sauront le préser­ver.

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Paroles de la chanson

Quand la danse cessera
Trop tard
Tout prendra un goût de cendres
Hum Hum
Si seulement chemin faisant
L’amour surgit du néant
N’avoir d’autres voeux que l’autre
Même un instant

Les mots au bout des lèvres
Un chemin vers la vie
Si je m’abandonne
Je bâtirai
The city of love…
Oh Oh
Si je sais que je l’ai
Et le monde et l’envie
Si là je t’attends
Je bâtirai
 
The city of love
The city of love

Qui ne connaît pas la peur
Ne connaît pas le courage
Si je suis de belle humeur
Pas de rage
Quand progressant dans le noir
Quand j’étudie l’infini
Je vois des flocons de neige
De poésie

écrit par Mylène Farmer, Matthew Koma (2015)

 Mylene-Farmer-metamorphosee-dans-le-clip-de-City-of-Love

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Voie lactée de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 janvier 2016

Voie lactée : Jolie ballade, qui résume peut-être le mieux le nouvel état d’es­prit de Mylène, sa volonté de vivre en suspen­sion et en mouve­ment, entre spleen et idéal, de petites morts en renais­sances, « Comme les flocons d’air / De neige en hiver / Qui fondent au prin­temps (…) »« Pas le droit de m’en faire / Pas plus le droit de fuir (…) », « Pas le droit de me taire / Pas plus le droit d’en finir (…) » : sur ce neuvième morceau, l’ange roux entre­prend son examen de conscience. Quand bien même son reflet est une toile inache­vée, cet infini, cette « voie lactée » dont on n’aura jamais fini de mesu­rer les contours. Au début des années quatre-vingt-dix, l’ar­tiste se disait d’une « géné­ra­tion désen­chan­tée ». Avec ce titre, elle semble fina­le­ment refu­ser le renon­ce­ment, comme atti­rée par un ailleurs, la possi­bi­lité d’une autre fois. Lumi­neux dans son genre.

 

PHPO-MylèneFarmer-Interstellaires-2

 

Paroles de la chanson

Pas le droit de s’en faire
Pas plus le droit de fuir
Il faut des up
Des up
De l’air
De l’air
Il faut des up
De l’air 
L’éther

Longue vie aux morts
De mes nuits
Qui font la nique
À l’ennui
Qui surgissent
Sans répit
Sans aucun bruit

Longueur des jours
Alanguie
Là quoi bon dic…
… Te ma vie
Une part de moi
Qui s’en va
Echec
Echec
Tout laisser là

Comme les 
Flocons d’air
De neige en hiver
Qui fondent au printemps
Me perdre
Dans la voie lactée
Ourlée
De mystère
M’y plonger dedans

Pas le droit de me taire
Pas plus le droit d’en finir
Il faut des up
Des up
De l’air
De l’air
Il faut des up
De l’air 
L’éther

Langueur et 
Mélancolie
Les laisser là
Pour la vie
Déposer armes
Et fracas
Et puis
Comme ça
Tout laisser là

C’est comme…

Comme les 
Flocons d’air
De neige et je perds
La notion du temps
Je vois
Dans la voie lactée
Ourlée
De mystère
M’y plonger dedans

écrit par Mylène Farmer (2015)

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I want you to want me de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 janvier 2016

I want you to want me : Deuxième reprise de l’al­bum, après Stolen car. Origi­nel­le­ment chan­tée par le groupe de hard rock améri­cain Cheap Trick en 1978, ce huitième morceau reprend en fait les arran­ge­ments choi­sis par un autre Améri­cain, Gary Jules, proche de Mylène, lorsqu’il s’appro­pria lui-même ce titre en 2011. Moins rageuse, plus tendre, comme une confi­dence sur l’oreiller, cette version s’écoute comme une supplique amou­reuse d’un genre nouveau pour la chan­teuse. On l’y découvre en effet prête aux conces­sions les plus ordi­naires, mais sans doute les plus fonda­men­tales, de la vie de couple (« I’ll shine up my old brown shoes / I’ll put on a brand new shirt / I’ll get early from work / If you say you love me (…) »). Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour, en résumé et en version française.

I want you to want me

Paroles de la chanson

I want you to want me.
I need you to need me.
I’d love you to love me.
I’m beggin’ you to beg me.

I want you to want me.
I need you to need me.
I’d love you to love me.
I’ll shine up the old brown shoes, put on a brand-new shirt.
I’ll get home early from work if you say that you love me.

Didn’t I, didn’t I, didn’t I see you cryin’?
Oh, didn’t I, didn’t I, didn’t I see you cryin’?
Feelin’ all alone without a friend, you know you feel like dyin’.
Oh, didn’t I, didn’t I, didn’t I see you cryin’?

I want you to want me.
I need you to need me.
I’d love you to love me.
I’m beggin’ you to beg me.
I’ll shine up the old brown shoes, put on a brand-new shirt.
I’ll get home early from work if you say that you love me.

Didn’t I, didn’t I, didn’t I see you cryin’?
Oh, didn’t I, didn’t I, didn’t I see you cryin’?
Feelin’ all alone without a friend, you know you feel like dyin’.
Oh, didn’t I, didn’t I, didn’t I see you cryin’?
Feelin’ all alone without a friend, you know you feel like dyin’.
Oh, didn’t I, didn’t I, didn’t I see you cryin’?

I want you to want me.
I need you to need me.
I’d love you to love me.
I’m beggin’ you to beg me.
I want you to want me.
I want you to want me.
I want you to want me.
I want you to want me.

Ecrit par Rick Nielsen (2015)

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Pas d’ac­cess de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 janvier 2016

Pas d’ac­cess : Recours au synthé, en complé­ment d’une basse, sur ce septième morceau, mais dans un style plus proche des Daft Punk que des dernières compo­si­tions de Laurent Bouton­nat. A nouveau, Mylène démontre toute l’éten­due de ses capa­ci­tés vocales, en oscil­lant entre registre bas et registre plus haut. Si le texte est l’un des plus sibyl­lins de l’al­bum, rédui­sant le monde à une cage pour les free-spirits (« Il n’y a pas d’ac­cess/ Il n’y a pas d’ac­cess/ Pour être libre (…) »), il permet aussi à Mylène d’ex­ploi­ter une nouvelle image­rie (« Rapace / Je m’évade/ Trou­ver son nid/ Cathé­drale/ Au Kamt­chatka/ Ou Sibé­rie (…) »). On aime, en outro, ce cri de faucon, aussi perché – dans tous les sens du terme – que déchi­rant. Nouvel animal totem ?

pas d'acces

A écouter en VIMEO ici : https://vimeo.com/148553929

 

Paroles de la chanson

Ballade
Astrale
Plus de ce monde
Sarcophage
Otage
Des jours Des ombres

L’espace
La grâce
De grâce
Délivrez-moi !

Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access
Pour être libre

Il n’y a pas d’access
De vaines promesses
Pas d’équilibre

Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access
Pour être libre

Rapace
Je m’évade
Trouver son nid
Cathédrale
Au Kamtchatka
Ou Sibérie

Décolle
Je m’envole
Plus ici
Je m’asphyxie

Obscures
Dérives
Nuits d’insomnies
Dissonnance
Errance
Lente agonie

Là, je vole
M’affolle
Suis faucon
Je suis birdy

Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access
Pour être libre

Il n’y a pas d’access
De vaines promesses
Pas d’équilibre

Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access
Pour être libre

Je suis birdy
Je suis birdy
Je suis birdy
Je suis birdy
Je suis birdy
Je suis birdy
Je suis birdy
Je suis birdy

Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access
Il n’y a pas d’access

écrit par Mylène Farmer (2015)

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Love song de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 janvier 2016

Love song : Ponc­tué par un bruit de sonar, souli­gné lui aussi par des accords de guitare et la frappe d’une batte­rie, ce sixième morceau planant impo­sera à n’en pas douter l’al­lu­mage de briquets lors des prochains concerts de l’icône Farmer. A travers cette ballade envoû­tante, Mylène la femme laisse surtout trans­pa­raître son empa­thie pour les cabos­sés de la vie et de l’amour. « Love song / Love song/ Love song des lais­sés pour compte/ Love song/ Une Love song/ Quand je vois l’ombre/ Nous sépa­rer du monde (…) », scande-t-elle. Comme un baume répa­ra­teur.

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Paroles de la chanson

Aux nuits consumées
Aux solitaires
Et autres de l’oubli
D’une vie à l’autre
Pas un hiver
Qui ne saigne
Aimer
Résistances
Dissonances
S’aimer et être
Ébloui

Ba a a …lançoire
Pa..a..ars
Dans l’espace
Love song
Love song
Love song des laissés pour compte
Love song
Une love song
Quand je vois l’ombre
Nous séparer du monde

Pa a ale est 
La lune
Ba a al
De fortune

écrit par Mylène Farmer (2015)

 

 mylene-farmer1

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Inson­dables de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 janvier 2016

 Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

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Paroles de la chanson

Plus rien n’enchante le monde
Insondables sont les flots
Et là contemple les ombres
Il lui dit à demi-mots

Qu’il l’aime et qu’il l’adore
Qu’il l’aime
Mais le chaos du corps
A ses raisons, a ses remords

Et le ciel est sans nuages
Et les jours semblent longs
A perdu son point d’ancrage
Il rentre dans sa maison

Il l’aime, il l’adore
Il l’aime encore

Plus rien n’enchante le monde
Insondables sont les vents
Et là contemple les ombres
Un silence assourdissant

Il l’aime et il l’adore
Il l’aime
Mais le chaos du corps
A ses raisons, a ses remords

Et le ciel est sans nuages
Et les jours semblent longs
Perdu le coeur d’une femme
Et la mort porte son nom

Il l’aime, il l’adore
Il l’aime
Il saignera encore
Jusqu’à sa mort
Sa mort, sa mort, sa mort

écrit par Mylène Farmer (2015)

 

 insondables

Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre 2015 Mylène Farmer sort un second extrait de son dixième album sans qu’aucune annonce n’ait été faite au préalable. Il ne s’agit pas du deuxième single de l’album mais d’un extrait mis en téléchargement pour promouvoir l’album avant sa sortie.

Le mercredi au soir Polydor publi 4 photos extraites du clip vidéo. Le clip vidéo est réalisée par Eve Ramboz et Annie Dautane, il contient de nombreux clins d’œil à la carrière de Mylène, à sa vie mais aussi à des artistes qu’elle affectionne probablement particulièrement.

 

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C’est pas moi de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 janvier 2016

C’est pas moi : Ce quatrième morceau est peut-être l’une des meilleures surprises de l’al­bum. Sur un texte abor­dant le refus du confor­misme, de la tièdeur et de l’en­nui (« Marcher sa vie entière à…/ Côté de soi/ Tant d’âmes se méprennent/ Un oui/ Un non/ Une ligne droite (…) »), Mylène s’es­saie à… des sono­ri­tés funk ! La ligne de basse, rela­ti­ve­ment démente, en fera danser plus d’un, comme le fit – allez, osons la compa­rai­son – leThriller de Michael Jack­son.

 

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Paroles de la chanson

Comme un crayon sans mine
Un bout de bois
Qui demande l’asile
Un peu plus de toi toi toi

Indiscible famine
Manque de toi
Hum Hum
J’ose le songe est digne
Déposer des baisers
Là ou là

Ainsi la ritournelle
La vie sans son sans sel
Pas là
Pas dans la mienne
C’est pas moi

Danser sur une grève
La vie sans pont, sans sève
Pas là
Pas dans la mienne
Pas comme ça

Tous les sanglants du ciel
Eclairez-moi !
La vie, mais que vaut-elle 
Sans danger sans sexe
Et sans choix

Marcher sa vie entière à
Côté de soi
Tant d’âmes se méprennent
Un oui
Un non
Une ligne droite

écrit par Mylène Farmer (2015)

 

C'est pas moi

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A rebours de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 janvier 2016

A rebours : Si, avec ce troi­sième morceau, Mylène chante la tenta­tion du retour en arrière, d’un erase and rewind, quand tout pèse, tout nous accable, le début parlé, à la limite du slam, n’est pas sans rappe­ler son tout premier talk-over sur Maman a tort, il y a trente ans. Musi­ca­le­ment, on est dans l’épure : piano, guitare et batte­rie sur la fin portent des paroles aussi simples que percu­tantes, fina­le­ment posi­tives, libre­ment inspi­rées d’un certain André Malraux. « La vie ne vaut rien mais / Mais… Rien ne vaut la vie / C’est epsi­lon plus que petit / C’est epsi­lon pour­tant l’en­vie (…) ». Inspi­rant.

 

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Paroles de la chanson

Le réel se dérobe
Les anges ont dit que rien
Ne nous est envoyé
Qu’on ne peut supporter

Un, deux
Et passe et lasse
Et moi
Je passe hélas
Questionnant l’infini
Fermant porte à l’oubli

Et d’un tour
De clé
Comme un sourd
Muet
Nul besoin de barreaux
De croix
On s’enferme tout seul
Parfois

Et l’amour
Je sais
À portée
D’aimer
Les fantômes ne nous laissent 
En paix
Tyrannie des secrets
Gardés

La vie ne vaut rien mais
Mais… rien ne vaut la vie
C’est epsilon plus que petit
C’est epsilon pourtant l’envie

Et la vie
Passe hélas
Et la bête
Passe et chasse
Toute forme de résistance
Si elle menait la danse ?

À rebours de tout
Du bon sens
S’en fout
Rêver d’enfreindre et
Mettre en terre
Ignorer et tout foutre
En l’air

Pour gagner
Les cîmes
Tout simplement 
Vivre
Aux verrous qui semblaient
Lâcher…
Je crains qu’il ne me manque
La clé

Et d’un tour
De clé
Comme un sourd
Muet
Nul besoin de barreaux de croix
On s’enferme tout seul
Parfois

Mais l’amour
Je sais… est
À portée
D’aimer
Aidez-moi
Retrouver les clés
Il faudra… m’apaiser enfin

écrit par Mylène Farmer (2015)

 A REBOURS

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Stolen car par Mylène et Sting

Posté par francesca7 le 1 janvier 2016

Stolen car : Premier single exploité, ce deuxième morceau, inter­prété avec Sting, est le seul duo de tout le disque. Déjà chan­tée par l’ex-leader de The Police en 2003, cette reprise, remixée et produite par le dj star The Avener, est aussi le seul titre d’Inters­tel­laires aux distor­sions élec­tro. Choisi par Mylène pour ses quali­tés ciné­ma­to­gra­phiques et sa construc­tion invi­tant à un dialogue franco-anglais, cette ballade mid-tempo entre regrets et rêves, réalité et fantasme, pose la problé­ma­tique très « farme­rienne » du désir qui fait désordre.

Stolen Car (Take Me Dancing) est une chanson écrite, composée et interprétée par Sting, issue de son album, Sacred Love, dont elle est le troisième single extrait en mai 2004. La version single est plus courte et remixée.

En 2015 sort une nouvelle version, interprétée en duo avec Mylène Farmer et produite par le DJ français The Avener. La chanson se classe directement à la première position des charts en France et en Belgique 1. Il s’agit du 14e single numéro 1 en France pour Mylène Farmer, un record depuis la création du Top 50 en 1984.Avec la sortie des supports physiques, le single retrouve pour la deuxième fois la première place du top single du 9 au 15 octobre. La chanson est le premier single de l’album Interstellaires.

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Paroles de la chanson

 

[Sting] 

Late at night in summer heat. 
Expensive car and empty street
There’s a wire in my jacket, but this is my trade
It only takes a moment, don’t be afraid
I can hotwire an ignition like some kind of star
I’m just a poor boy in a rich man’s car 

[Mylène Farmer]

Et le moteur s’allume enfin 
Nos vies s’enlacent 

[Sting] 

And we drive into the night 

[Mylène Farmer]

 Oh le cuir doux s’en mêle 
Affole ton imagination
Je te vois déjà
Dans une autre situation
Tu es company director
Une vie de famille
J’ai ce feeling qu’il y a bien plus de choses à dire

[Sting] 

There’s some kind of complication

[Mylène Farmer] 

Il lui dit

 

[Sting] 

He’s alone 
Spends the night with his lover

[Mylène Farmer] 

Il y a des traces 

[Sting] 

Of her cologne 

[Mylène Farmer]

Tous les mots de sa maîtresse 
À l’oreille sans détour
Comme une chanson d’amour

[Mylène Farmer (Sting)] 

 

Please take me dancing tonight I’ve been all on my own 
S’il te plaît, emmène-moi danser ce soir.
Je me sens seule depuis longtemps. 
Les promesses d’un jour, d’un soir, je les entends comme un psaume.
I’m just a prisoner of love
Je ne suis qu’un prisonnier de l’amour.
Prisonnière de mes failles 
Take me dancing, please take me dancing tonight
Please take me dancing tonight
Please take me dancing tonight

[Mylène Farmer] 

Imagine ta femme 
Sa vie glisse entre ses doigts
Il y a une règle : être chasseur ou bien la proie.
Il lui dira « je rentre tard »
Ses affaires, partir à Rome. 

[Sting] 

But there’s more than a suspicion in this lingering cologne

[Mylène Farmer] 

Et les enfants feront la tête 

[Sting] 

And she runs a traffic light 
And she drives into the night

[Mylène Farmer (Sting)] 

Please take me dancing tonight I’ve been all on my own
S’il te plaît, emmène-moi danser ce soir.
Je me sens seule depuis longtemps. 
Les promesses d’un jour, d’un soir, je les entends comme un psaume.
I’m just a prisoner of love
Je ne suis qu’un prisonnier de l’amour.
Prisonnière de mes failles 
Take me dancing, please take me dancing tonight
Please take me dancing tonight
Please take me dancing tonight

 

 A Mylène fs

Tout au long du mois d’août 2015, le retour de Mylène Farmer se précise. En lançant trois sites internet, la chanteuse dévoile mystérieusement les détails de son retour  en dévoile quelques paroles de son single à venir. Une photo avec Mylène et le chanteur Sting prise par Bruno Aveillan sert de fond d’écran pour le site.

Le 27 août 2015 le titre du single est dévoilé.

Le 28 août 2015 à minuit le single est disponible sur les plateformes de streaming et peu après à l’achat sur ITunes Store. Le titre se classe dès sa sortie à la première position des charts et devient une semaine après le 14e single numéro 1 de Mylène Farmer au Top 50. *

Le 26 octobre deux remixes du titre sont dévoilés. Mico C diffuse son remix de la chanson à minuit dans son émission « Party Fun » sur Fun Radio. Quelques heures plus tard, le site leparisien.fr met en ligne le remix de Dave Audé.

Le 28 octobre, le site yagg.com propose un troisième remix de Ralphi Rosario.

Le 1er novembre, ces 3 premiers remixes ainsi qu’un quatrième, « My Digital Enemy Remix » sont mis en ligne en version longue sur des sites spécialisés de DJ.

Le 7 Novembre 2015, Mylène Farmer et Sting interprètent aux NRJ Music Awards 2015 la chanson.

Le 13 novembre, tous les remixes (12 au total) sont proposés en téléchargement légal et en écoute en streaming.

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Inters­tel­laires, paroles de Mylène

Posté par francesca7 le 1 janvier 2016

Inters­tel­laires : Choisi au dernier moment comme titre de l’al­bum, ce premier morceau en défi­nit l’am­biance. Retour d’une batte­rie et de guitares plus rock. Niveau texte, Mylène chante le voyage. Vers un ailleurs, une autre vie, l’éter­nité ? Le refrain laisse libre cours aux imagi­naires : « Si c’était moi/ Pour nos rêves/ Mettre les voiles/ Le jour se lève/ On se prépare/ Au voyage/ Pour des ères inter­stel­laires (…) ». La voix a gagné dans les graves. Les chœurs qui l’ac­com­pagnent vers la fin évoquent une incan­ta­tion tribale. On pense à Vertige, chan­son d’ou­ver­ture de l’al­bum Anamor­pho­sée. Et on imagine déjà une entrée de scène sur ce titre.

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Paroles de la chanson

Voir l’espace, rêver d’un ailleurs 
Recommence dans un monde meilleur
 
Le ciel profond où je plonge
 
Amas d’étoiles, un songe.
 

Cet émoi, pour nos rêves 
Mettre les voiles
 
Le jour se lève
 
On se prépare
 
Au voyage
 
Pour des ères
 
Interstellaires!
 

Devant moi, nébuleuses obscures 
Moi diffuse, j’ai fait ce que j’ai pu
 
Le ciel profond où je plonge
 
Constellations dans un monde sans retour

Cet émoi, pour nos rêves 
Mettre les voiles
 
Le jour se lève
 
On se prépare
 
Au voyage
 
Pour des ères
 
Interstellaires!
 

Cet émoi, pour nos rêves 
Mettre les voiles
 
Le jour se lève
 
On se prépare
 
Au voyage
 
Pour des ères
 
Interstellaires!

 

Interstellaires est le 10e album studio de la chanteuse Mylène Farmer, sorti le 6 novembre 2015. Composé sans Laurent Boutonnat, l’album est porté par le premier single Stolen Car en duo avec Sting. Classé numéro 1 dès sa sortie, l’album est salué par la critique et par les fans.

Supports

  1. CD Brillant Box
  2. CD Digipack en édition limitée
  3. Coffret collector en édition limitée et numérotée (9500ex)
  4. Double Vinyl en tirage limité (5000ex)

 interstellaires

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Mylène a fait une rencontre du troi­sième type

Posté par francesca7 le 20 novembre 2015

1Sa bonne étoile s’est mise à briller un peu plus fort, comme un signal lui rappe­lant qu’elle n’avait pas encore tout dit, qu’il était temps de dessi­ner un nouveau ciel au-dessus de sa tête, à l’au­tomne dernier.

Elle venait alors de termi­ner le shoo­ting du livre Fragile, première extrac­tion de l’ima­ge­rie roman­tique et gothique qui a fait sa légende. Devant l’objec­tif de Sylvie Lancre­non, Mylène Farmer s’était mise quasi­ment à nu, tout juste habillée d’un voile de mous­se­line, de talc ou d’ar­gile. Mue et renais­sance d’une artiste dans sa façon de se présen­ter à l’autre.

Restait à trou­ver le son qui corres­pon­drait à cette envie d’épure, de recom­men­ce­ment, sans renie­ment de celle qu’elle fut. Etre diffé­rent et fidèle à soi-même, pour un artiste, c’est… tout un art !

Ecrit et enre­gis­tré sous le ciel de Cali­for­nie, l’al­bumAnamor­pho­sée, plus rock, voire plus sensi­tif, plus orga­nique, fut une première surprise, il y a vingt ans. Nouvelle pulsa­tion de vie, au-delà des ecchy­moses, avec Bleu Noir, disque aux sono­ri­tés élec­tro travaillées par Moby, RedOne et Archive, en 2010.

Proje­tée dans ses rêve­ries depuis la fin de sa tour­née Time­less, il y a deux ans, Mylène a fait une rencontre du troi­sième type : Martin Kirs­zen­baum.

Fils de scien­ti­fiques argen­tins, ce natif de La Jolla, en Cali­for­nie, ne connaît qu’une limite : le ciel ! Déni­cheur de talents (les loli­tas russes de t.A.T.u, la Cana­dienne Feist, Lady Gaga…) pour Inter­scope, label d’Univer­sal, il a fondé sa propre divi­sion, Cher­ryT­ree Records, spécia­li­sée dans l’édition, le déve­lop­pe­ment et le mana­ge­ment d’artistes (Tokio Hotel,  Robyn, Ellie Goul­ding, LMFAO…), sans délais­ser la compo­si­tion musi­cale.

Mis au piano par sa mère dès ses huit ans, membre de divers groupes durant son adoles­cence, ce multi-instru­men­tiste comprend à ce point les envies de ses talents qu’il ne put refu­ser à Sting, proche depuis bien­tôt vingt ans, l’enre­gis­tre­ment de Songs from the laby­rinth, collec­tion de pièces pour luth, en 2006! Contre toute attente, sinon celle de Sting et de Kiers­zen­baum, l’album s’est vendu à plus de 270 000 exem­plaires rien qu’aux Etats-Unis, le plus diffi­cile des marchés.

« Cela ne m’inté­resse pas d’exploi­ter ce qui est à la mode, je suis bien plus inté­ressé à l’idée de défi­nir ce qui va plaire », aime à répé­ter ce mari et père de deux grands enfants, si enjoué qu’on en devine à peine les quarante-huit ans.

Compo­si­teur de neuf titres inédits sur les onze inclus dans Inters­tel­laires, ce nouvel album de Mylène que Cher­ryT­ree Records va distri­buer à l’inter­na­tio­nal, Martin Kiers­zen­baum a très proba­ble­ment réussi son pari avec l’icône Farmer.

MYLENE 2015

Gala vous en offre un avant-goût…

1. Inters­tel­laires: Choisi au dernier moment comme titre de l’al­bum, ce premier morceau en défi­nit l’am­biance. Retour d’une batte­rie et de guitares plus rock. Niveau texte, Mylène chante le voyage. Vers un ailleurs, une autre vie, l’éter­nité ? Le refrain laisse libre cours aux imagi­naires : « Si c’était moi/ Pour nos rêves/ Mettre les voiles/ Le jour se lève/ On se prépare/ Au voyage/ Pour des ères inter­stel­laires (…) ». La voix a gagné dans les graves. Les chœurs qui l’ac­com­pagnent vers la fin évoquent une incan­ta­tion tribale. On pense à Vertige, chan­son d’ou­ver­ture de l’al­bum Anamor­pho­sée. Et on imagine déjà une entrée de scène sur ce titre.

2. Stolen car : Premier single exploité, ce deuxième morceau, inter­prété avec Sting, est le seul duo de tout le disque. Déjà chan­tée par l’ex-leader de The Police en 2003, cette reprise, remixée et produite par le dj star The Avener, est aussi le seul titre d’Inters­tel­laires aux distor­sions élec­tro. Choisi par Mylène pour ses quali­tés ciné­ma­to­gra­phiques et sa construc­tion invi­tant à un dialogue franco-anglais, cette ballade mid-tempo entre regrets et rêves, réalité et fantasme, pose la problé­ma­tique très « farme­rienne » du désir qui fait désordre.

3. A rebours : Si, avec ce troi­sième morceau, Mylène chante la tenta­tion du retour en arrière, d’un erase and rewind, quand tout pèse, tout nous accable, le début parlé, à la limite du slam, n’est pas sans rappe­ler son tout premier talk-over sur Maman a tort, il y a trente ans. Musi­ca­le­ment, on est dans l’épure : piano, guitare et batte­rie sur la fin portent des paroles aussi simples que percu­tantes, fina­le­ment posi­tives, libre­ment inspi­rées d’un certain André Malraux. « La vie ne vaut rien mais / Mais… Rien ne vaut la vie / C’est epsi­lon plus que petit / C’est epsi­lon pour­tant l’en­vie (…) ». Inspi­rant.

4. C’est pas moi : Ce quatrième morceau est peut-être l’une des meilleures surprises de l’al­bum. Sur un texte abor­dant le refus du confor­misme, de la tièdeur et de l’en­nui (« Marcher sa vie entière à…/ Côté de soi/ Tant d’âmes se méprennent/ Un oui/ Un non/ Une ligne droite (…) »), Mylène s’es­saie à… des sono­ri­tés funk ! La ligne de basse, rela­ti­ve­ment démente, en fera danser plus d’un, comme le fit – allez, osons la compa­rai­son – leThriller de Michael Jack­son.

5. Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

6. Love song : Ponc­tué par un bruit de sonar, souli­gné lui aussi par des accords de guitare et la frappe d’une batte­rie, ce sixième morceau planant impo­sera à n’en pas douter l’al­lu­mage de briquets lors des prochains concerts de l’icône Farmer. A travers cette ballade envoû­tante, Mylène la femme laisse surtout trans­pa­raître son empa­thie pour les cabos­sés de la vie et de l’amour. « Love song / Love song/ Love song des lais­sés pour compte/ Love song/ Une Love song/ Quand je vois l’ombre/ Nous sépa­rer du monde (…) », scande-t-elle. Comme un baume répa­ra­teur.

7. Pas d’ac­cess : Recours au synthé, en complé­ment d’une basse, sur ce septième morceau, mais dans un style plus proche des Daft Punk que des dernières compo­si­tions de Laurent Bouton­nat. A nouveau, Mylène démontre toute l’éten­due de ses capa­ci­tés vocales, en oscil­lant entre registre bas et registre plus haut. Si le texte est l’un des plus sibyl­lins de l’al­bum, rédui­sant le monde à une cage pour les free-spirits (« Il n’y a pas d’ac­cess/ Il n’y a pas d’ac­cess/ Pour être libre (…) »), il permet aussi à Mylène d’ex­ploi­ter une nouvelle image­rie (« Rapace / Je m’évade/ Trou­ver son nid/ Cathé­drale/ Au Kamt­chatka/ Ou Sibé­rie (…) »). On aime, en outro, ce cri de faucon, aussi perché – dans tous les sens du terme – que déchi­rant. Nouvel animal totem ?

8. I want you to want me : Deuxième reprise de l’al­bum, après Stolen car. Origi­nel­le­ment chan­tée par le groupe de hard rock améri­cain Cheap Trick en 1978, ce huitième morceau reprend en fait les arran­ge­ments choi­sis par un autre Améri­cain, Gary Jules, proche de Mylène, lorsqu’il s’appro­pria lui-même ce titre en 2011. Moins rageuse, plus tendre, comme une confi­dence sur l’oreiller, cette version s’écoute comme une supplique amou­reuse d’un genre nouveau pour la chan­teuse. On l’y découvre en effet prête aux conces­sions les plus ordi­naires, mais sans doute les plus fonda­men­tales, de la vie de couple (« I’ll shine up my old brown shoes / I’ll put on a brand new shirt / I’ll get early from work / If you say you love me (…) »). Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour, en résumé et en version française.

9. Voie lactée : Jolie ballade, qui résume peut-être le mieux le nouvel état d’es­prit de Mylène, sa volonté de vivre en suspen­sion et en mouve­ment, entre spleen et idéal, de petites morts en renais­sances, « Comme les flocons d’air / De neige en hiver / Qui fondent au prin­temps (…) »« Pas le droit de m’en faire / Pas plus le droit de fuir (…) », « Pas le droit de me taire / Pas plus le droit d’en finir (…) » : sur ce neuvième morceau, l’ange roux entre­prend son examen de conscience. Quand bien même son reflet est une toile inache­vée, cet infini, cette « voie lactée » dont on n’aura jamais fini de mesu­rer les contours. Au début des années quatre-vingt-dix, l’ar­tiste se disait d’une « géné­ra­tion désen­chan­tée ». Avec ce titre, elle semble fina­le­ment refu­ser le renon­ce­ment, comme atti­rée par un ailleurs, la possi­bi­lité d’une autre fois. Lumi­neux dans son genre.

10. City of love : Notre coup de cœur, dès la première écoute. Piano, batte­rie, basse, chœurs, refrain impa­ra­ble… Le meilleur de Mylène Farmer se concentre dans ce dixième morceau qui n’est pas sans nous rappe­ler l’étrange mais convain­cante asso­cia­tion des groupes U2 et Boyzone sur le titre Swee­test Thing datant de 1998.« Les mots au bout des lèvres / Un chemin vers la vie / Si je m’aban­donne / Je bati­rai / The City of love (…) » : par ces quelques mots, la fragile et rétive Mylène révèle la force créa­tive et protec­trice que lui insuffle le senti­ment amou­reux. L’in­sou­mise devient maître-d’œuvre et gardienne. Il ne s’agit plus de redou­ter ce qui pour­rait corrompre l’amour, mais d’éri­ger plus haut les remparts qui sauront le préser­ver.

11. Un jour ou l’autre : Deuxième coup de cœur que ce onzième et dernier morceau. Débu­tée au piano, puis accom­pa­gnée d’un roule­ment de tambour, cette ballade évoque une bande-origi­nale de film. Ce sont les images de La fille de Ryan, le roman­tisme de David Lean, ces vastes et sauvages paysages irlan­dais chahu­tés par les vents qui défilent à l’es­prit, à mesure que la voix de Mylène monte de plus en plus haut. « Retrou­ver / Un jour ou l’autre/ Une étoile / S’en­dor­mir l’un contre l’autre (…) », et rester ainsi unis, malgré « Des ques­tions sans réponses / Des hommes qui renoncent / Des océans qui se mettent à genoux (…) ». Diffi­cile de clore plus joli­ment l’odys­sée Inters­tel­laires.

 

SOURCE http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars

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Stolen Car : Mylène Farmer Déc 2015

Posté par francesca7 le 29 septembre 2015

 

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Mylène Farmer et Sting pourraient bien signer l’un des tubes de l’automne avec leur duo « Stolen Car », dont le clip sera très bientôt dévoilés. Mais comment la chanteuse française a-t-elle rencontré l’ex-membre du groupe The Police ?

C’est l’un des comebacks les plus attendus de l’année. Pour annoncer la sortie de son dixième opus intitulé  »Interstellaires », Mylène Farmer a dévoilé le single  »Stolen Car », une reprise d’un titre de Sting datant de 2003, revisité par The Avener. L’artiste a souhaité faire son retour accompagnée de l’ex-chanteur de Police pour un duo romantique. Le morceau s’est immédiatement hissé en tête des charts français et entame même une timide carrière internationale puisque la chanteuse a signé un contrat avec le label Cherrytree Records de Sting. Un clip sera dévoilé au début du mois d’octobre pour accompagner la promotion de ce titre. Celui-ci a été tourné sur les quais de Paris et dans une suite de l’hôtel Royal Monceau pour illustrer les paroles sensuelles de leur duo évoquant l’adultère.

« Elle ose lui témoigner son admiration »

STOLEN CAR
S’ils n’avaient jamais affiché leur amitié jusqu’à présent, Mylène Farmer et Sting se connaissent depuis plusieurs années. C’est ce que révèle le magazine Gala dans son nouveau numéro. « Leur reprise de « Stolen Car » est avant tout le résultat d’une jolie collision » racontent nos confrères, expliquant que les deux artistes se sont vus pour la première fois en 2009, lors d’un concert de Sting à Londres, après la sortie de l’album « If on a Winter’s Night ». « Spectatrice dans la salle, puis invitée en coulisses, Mylène ose lui témoigner son admiration ». Il a fallu attendre cinq ans de plus pour que l’interprète de « Pourvu qu’elles soient douces » se décide à approcher Sting en vue d’une collaboration. En plein écriture de ses nouveaux morceaux, elle s’est rendue à New York pour assister au musical  »The Last Ship », porté par le Britannique. Et l’idée d’un duo est née…

En 30 ans de carrière, Mylène Farmer a enregistré plusieurs duos, avec Jean-Louis Murat, Seal, Khaled et plus récemment Moby. A ses débuts, elle avait également accepté de chanter à deux sur différents plateaux de télévision, notamment avec Guy Béart (« Mon cher Frantz ») qui nous quittait cette semaine. Toutes ces collaborations ont brillé dans les charts jusqu’à présent. « Stolen Car » est bien parti pour suivre le même chemin…

 

 

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-98929.html#SOsWuQwThzK5Y0dU.99 

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Mylène Farmer dévoile « Interstellaires »

Posté par francesca7 le 27 septembre 2015

« Interstellaires » :la pochette et la tracklist de son nouvel album – paru dans PureCharts

Le visuel et le nom des compositeurs de l’album « Interstellaires » viennent d’être révélés, augurant un vent de renouveau dans la carrière de Mylène Farmer.
photo_Pure chart
 
Le nouvel album « Interstellaires » de Mylène Farmer continue de se dévoiler sur un site internet éphémère et éponyme ouvert il y a quelques jours. C’est tout d’abord l’annonce de sa date de parution qui a été révélée avec le lancement d’un compte-à-rebours où les jours, les minutes et les secondes nous projettent au 6 novembre. Par ailleurs, les admirateurs de l’artiste ont également pu y découvrir un court teaser du clip de son duo  »Stolen Car », partagé avec Sting, et dont le tournage s’est déroulé au début du mois de septembre dans la capitale. Il suffisait de cliquer sur une étoile scintillante pour regarder les premières images sensuelles signées Bruno Aveillan, réalisateur de nombreux spots publicitaires pour différentes marques de luxe, avec lequel Mylène Farmer avait déjà collaboré sur deux clips en 2008 et sur sa tournée de 2009. « Interstellaires », étoiles scintillantes…

Avec le compositeur de Lady Gaga et Natalia Kills

Le thème de l’espace, dont découlent les notions d’intemporalité et d’infini déjà très présentes dans son dernier show  »Timeless 2013″, semble avoir beaucoup inspiré la jolie rouquine. Quelques-unes des 11 autres pistes que renfermera le cru 2015 suivent aussi cette ligne directrice : « Voie lactée », « A rebours »… Sur le site internet nouvellement ouvert, viennent d’être dévoilées la tracklist ainsi que la pochette de l’album « Interstellaires ». Outre le duo avec Sting, plusieurs autres morceaux pourraient avoir été écrits en partie dans la langue de Shakespeare : « Love Song », « City of Love » et « I Want You to Want Me », dont beaucoup imaginent qu’il s’agit d’une reprise du groupe de rock Cheap Trick. Il n’y aurait rien d’étonnant à ce que Mylène Farmer intègre la chanson d’autres artistes sur son disque puisque son duo « Stolen Car » est en réalité un titre de Sting publié en 2003. C’est le DJ star du moment, The Avener, qui en a assuré la modernisation.

D’ailleurs, Le Parisien vient de révéler que le Niçois a produit une autre piste de l’album. Quant à nos confrères du magazine Gala, ils avaient récemment laissé entendre que le successeur de « Monkey Me » (2012) serait le fruit d’une collaboration avec un producteur relativement connu dans le milieu, sans donner son nom. Ce n’est désormais plus secret : il s’agit de Martin Kierszenbaum, crédité en tant que co-compositeur et producteur de neuf morceaux. Créateur du label Cherrytree Records, filiale d’Interscope Records (Universal Music), sur lequel sont signés Sting, Coeur de Pirate ou encore Robyn, le musicien américain a déjà apporté sa touche personnelle à la musique de Lady Gaga, Natalia Kills et Feist. C’est donc la deuxième infidélité de Mylène Farmer à Laurent Boutonnat en un peu plus de 30 ans de carrière. Le compositeur a signé la quasi totalité de ses chansons, à l’exception de celles publiées en 2010 sur l’album « Bleu noir ». Il se murmure que le tandem ne s’entend plus depuis quelque temps.

L’Amérique dans le viseur

Quant à la pochette de ce dixième opus, elle montre l’artiste figée, le regard impénétrable, dans une robe en mouvement. Un contraste qui la rendrait presque insaisissable, perdue au milieu de nulle part. Cette photo semble ravir les admirateurs déçus par les pochettes des derniers disques de Mylène Farmer. Un vent de renouveau semble donc souffler sur la carrière d’une artiste qui se donne les moyens de séduire le public américain, « Interstellaires » devant paraître outre-Atlantique. L’interprète de « Rêver » vient d’ailleurs d’accorder une interview au très populaire magazine Rolling Stone.

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-99085.html#thID2SRDpF8IX1E7.99

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Premier titre Stolen Car dans l’album INTERSTELLAIRES

Posté par francesca7 le 18 septembre 2015

Mylène-Farmer-Sting-Stolen-Car-300x300Pas de « Constellations », pas de « Voie Lactée »… C’est bel est bien le titre « Stolen Car » qui s’offre aujourd’hui au public. Un titre que Mylène Farmer chante en duo avec Sting et pour cause ! Il ne s’agit pas ici d’un titre original mais bien d’une reprise d’un titre de Sting lui-même.

Le titre « Stolen Car » s’affichait sur l’album « Sacred Love » du chanteur en 2004, un titre efficace mais qui n’avait pas réellement fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie. Alors forcément la surprise retombe un peu, l’effet de retour est moins pimenté que nous le pensions mais pas totalement, bien heureusement.

En effet, si le retour de Mylène Farmer se fait avec une simple reprise il y a du génie dans l’air. Dans un premier temps, même si Sting ne nous fait pas plus vibrer sur le titre, il faut bien dire que « Stolen Car » est efficace dans l’écriture, l’alliance Français et Anglais étant réussi… mais c’est essentiellement au niveau de la musicalité et de la production que le titre prend toute son ampleur et pour cause : c’est The Avener qui se cache là-dessous !

Celui qui a réussi à conquérir le public avec des titres comme « Fade Out Lines » ou « Castle In The Snow » signe en effet le production du titre. Avec plus de 100.000 copies écoulées de son album « The Wandering of the Avener », Mylène Farmer arrive ici à collaborer avec l’un des noms les plus important actuellement sur la scène française.

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LAURENT BOUTONNAT À PROPOS DE « DÉSENCHANTÉE »

Posté par francesca7 le 29 octobre 2014

INTERVIEW INTÉGRALE DE 1998 : Journaliste(s) : Mathias Goudeau

 

18711672.jpg-cx_160_213_x-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn mai 1999 paraît aux éditions Jean-Claude Latès « Sur l’air du temps – 30 chansons qui ont changé la France », un ouvrage rédigé par Mathias Goudeau et Patrice Tourne. 
Le principe de ce livre est simple : 30 années, 30 faits de sociétés illustrés chacun par une chanson de l’année concernée pour une remise en perspective du contexte de chacune des époques abordées. Chaque chanson sélectionnée est commentée par un de ses créateurs, qu’il en soit l’interprète, l’auteur ou le compositeur.
 

La chanson sélectionnée par les auteurs pour illustrer l’année 1991 est « Désenchantée ». Le chapitre qui lui est consacré réserve quelques propos pour l’occasion de Laurent Boutonnat, dont les commentaires sur son travail musical sont rarissimes. 

Ce qui suit est un document exceptionnel : il s’agit de l’intégralité de l’entretien téléphonique donné par Laurent Boutonnat à Mathias Goudeau à l’occasion de ce livre, courant 1998. 
D’une durée de 20 minutes, il est entré en notre possession à la faveur des recherches d’archives lors de la création de ce site. Si cette retranscription est un travail personnel, tout le crédit va bien évidemment à l’auteur de l’entretien, Mathias Goudeau, qui signa par ailleurs quelques années plus tard un abécédaire consacré à Mylène Farmer.
 

En plus de dévoiler toutes les réflexions de Laurent Boutonnat au sujet de la chanson, du clip, de sa création ou de son unique version live d’alors, cet entretien nous éclaire également sur la difficile organisation d’une interview de Laurent Boutonnat (et encore plus de Mylène Farmer) ainsi que de son regard sur le phénomène dont il est à l’origine. 

L’enregistrement commence alors que la conversation téléphonique semble avoir commencé depuis quelques instants…

 

Mathias Goudeau : Merci beaucoup d’avoir répondu grâce à l’intermédiaire de votre frère. J’avais essayé de vous contacter par Sony mais je sais pas s’ils vous l’avaient transmis…
Laurent Boutonnat :
 Pas du tout !

Non ? Ha bon, d’accord… Bon !
-Ha, les maisons de disque c’est très compliqué !

On vous a expliqué en deux mots de quoi il s’agissait ? Vous avez reçu mon fax ?
-Oui, j’ai reçu votre fax. La seule chose, c’est que bien sûr je fais partie de cette chanson mais c’est Mylène Farmer qui en est l’auteur du texte, donc je pense qu’elle serait plus apte à vous parler de son texte…

Je vous cache pas que j’ai essayé de la joindre par les maisons de disque mais vous voyez…
-Ha oui, ça, ça doit être très compliqué, en effet. Et en plus elle est pas là, elle est aux Etats-Unis !

Ha, elle est aux Etats-Unis ?
-Enfin…le téléphone marche, hein !

Tout à fait ! C’est ce qu’on a dit à chaque fois, mais même par Thierry Suc ça a été un peu difficile…
-Vous l’avez eu, Thierry Suc ?

images (5)Oui ! Enfin, j’ai toujours eu une secrétaire à lui, jamais lui directement et vraiment ça fait au moins six mois que je rame pour ça et je me demande même si elle l’a eue, l’info. Donc, je sais pas, même par e-mail…Nous on veut bien faire ça par e-mail mais c’est un peu difficile, quoi ! Donc oui, c’est pas vous qui avez écrit le texte ?
-Non. Moi je suis auteur de la musique, de la production, de l’arrangement, du clip, de plein de choses mais pas du texte !

D’accord. Alors, comment ça s’est passé par rapport à cette chanson particulière, comment vous l’avez découverte en fait ? C’est elle, Mylène Farmer, qui un jour vous a apporté le texte ?
-Non, parce que avec Mylène, la plupart du temps, ça commence par la musique et ensuite elle travaille un texte sur la musique et la mélodie. Donc ça commence toujours par la musique. 

Donc, là c’est vous qui avez initié un peu la chanson ?
-La musique, oui. 

Elle vous a dit ‘Moi je vais écrire quelque chose sur ce thème-là’, à peu près… ?
-Non. Je crois que les choses, c’est rare que ça se passe comme ça –enfin, entre Mylène et moi ! C’est plus un travail d’abord musical et après la musique lui évoque des choses et souvent des bribes de phrase, quelques fois un mot sur le refrain. C’est souvent comme ça que ça se passe : ça part de la musique et il n’y a pas vraiment de thème. Elle a sûrement des idées, des choses de côté dans ses cahiers mais je crois que l’explication de la naissance d’une chanson est toujours difficile. 

Vous vous rappelez un peu des circonstances de celle-là ou pas ?
-Ca remonte à très longtemps, quand même ! Il y a moins six ans, sept ans…

1991 ! Enfin, elle sort en 1991 donc elle a peut-être été…
-Oui, c’est ça, ça a été fait à la fin 1990.

Vous travailliez où ? À Paris ?
-Oui, oui ! On était à Paris à ce moment-là. Je travaillais comme d’habitude, c’est-à-dire chez moi, au piano à la base et puis souvent avec Mylène comme ça, ça commence au piano ou au clavier. J’essaie de me rappeler, hein ! C’est très compliqué ! Je me rappelle lui avoir joué au piano les bases, et surtout le refrain et à partir de là il y a le moment où on se dit ‘Tiens, il y a un truc, une excitation’, je sais pas ! Après, je suis allé enregistrer toutes les bases en studio et je crois qu’à partir de là elle a écrit un texte mais le texte a, je crois, commencé par le refrain, comme la plupart des chansons. 

C’est-à-dire ‘Tout est chaos, à côté…’
-Voilà, ‘tous mes idéaux, des mots abimés’. Je m’en rappelle un peu ! (rires)

Vous savez chez elle d’où vient cette idée d’avoir ce thème-là ?
-Ca, je crois que c’est vraiment des questions à lui poser. En tout cas, moi ce que je peux dire par rapport à ce thème, c’est que -bon, ça n’est qu’une chanson, hein !- mais ça me paraît être un peu l’idée du chaos et du désenchantement et ça me paraît être toujours le cas aujourd’hui dans notre société –notre société occidentale en particulier et parmi les gens jeunes. Je sais pas quoi vous dire là-dessus ! On peut partir sur un débat sur la jeunesse, le suicide des jeunes, plein de choses ! (rires)

Disons qu’entre vous sur la création de cette chanson, c’était conscient que c’était ça par rapport à cette jeunesse à ce moment-là. C’est pas tombé innocemment…
-Non, c’est pas tombé innocemment mais ‘à ce moment-là’, je sais pas. C’est-à-dire que je ne crois pas qu’on se dise ‘Ha la jeunesse est comme ça, on va écrire un truc là-dessus’. Non, ce sont des choses ressenties profondément même si on fait un métier artistique, qu’on vit un peu à part ou un petit peu coupé du monde, en tout cas dans la vie de tous les jours –enfin, pas coupé du monde mais c’est vrai que Mylène est quelqu’un qui malheureusement ne peut pas sortir, enfin c’est compliqué, quoi ! Mais en tout cas, la perception des choses et du monde n’est pas déconnectée de la réalité. Enfin, j’espère ! Sinon c’est le début de la fin !(rires)

Justement, c’est exactement ce qui nous intéresse dans une chanson comme celle-là ! Et puis on imaginait qu’elle arrivait début 1991 alors que les idéaux, même si on remonte aux années 70, n’étaient plus là. Il y avait de ça quand même, non ?
-Oui, enfin c’est presque banal de parler de ça parce qu’on est vraiment à un moment, alors c’est la fin du siècle peut-être, mais c’est quand même assez dramatique ce qui se passe là, justement, par rapport à la paix, par rapport à l’envie, aux idéaux…On peut employer tous les mots qu’on veut ! Et ça n’ira qu’en s’empirant, j’ai l’impression !

C’est votre sentiment ?
-Non, mais je sais pas ! Mais c’est très inquiétant –en tout cas en France, c’est très inquiétant mais alentour ça a pas l’air mieux ! Mais ici c’est très inquiétant et très affligeant.

Alors, on va dépasser la création de la chanson. Quelques petits mots : après l’enregistrement, comment ça s’est passé ? Vous aviez la musique, les arrangements, il y a eu des choses particulières sur cette chanson-là ?
-Hé bien curieusement elle a été extrêmement dure, mais ça c’est des petits détails qu’il n’y a même pas à raconter ! Elle a été extrêmement dure à finaliser, ce qui arrivait souvent d’ailleurs avec Mylène sur des chansons qui ont finalement été des chansons qui ont été fortes ou qui ont marché. C’est-à-dire que ça a été assez douloureux ! Alors après on l’écoute, on se dit ‘Ha, mais c’est fort !’‘Ca va marcher !’ etc. Ca a été extrêmement dur parce que j’ai refait, je l’ai produite, j’ai changé la tonalité, je suis revenu à la première tonalité et puis comme la tessiture de Mylène était plus basse sur cette chanson, sa voix était bizarre, je reconnaissais plus sa voix donc on l’a recommencée. Enfin, ça a été très bizarre, quoi ! Très, très douloureux dans le travail, c’était très compliqué pour au final revenir à ce qu’on avait fait au début. Ca arrive souvent ! Voilà. Sinon, y a rien eu de très particulier !

Au final, vous en êtes content, du résultat ?
-Oui, je suis assez content. C’est-à-dire que aujourd’hui, en écoutant le son de cette chanson je ne la produirais ni ne la mixerais pas comme ça aujourd’hui !

Pourquoi ? Le son a changé aujourd’hui ?
-Non, mais moi dans ma perception, dans le travail c’est vrai qu’il y a des choses…Enfin, on bouge, on change ! C’est plus dans le son, les matières de son, voilà. 

Mais sur le moment, vous êtes satisfait ou ça reste une chanson qui est un peu bancale pour vous ?
-Non, non ! Je pense pas qu’elle soit bancale ! (rires) Elle a été compliquée en studio mais c’est difficilement explicable parce que c’est pas rationnel à des gens de l’extérieur de raconter ça. Il faudrait vraiment assister à tout ça –et même en assistant, je crois pas que… C’est comme sur un tournage : quelquefois, il se passe des trucs dingues et vu de l’extérieur c’est ridicule ! ‘Mais pourquoi ils mettent trois heures à faire un truc de trente secondes ?’, vous voyez ?! C’est pas très explicable mais ça c’est pas fait simplement, quoi !

 

images (5)

Et puis elle sort, en même temps elle est choisie comme single…
-Oui, ça a été le premier single de l’album.

Pourquoi ?
-Ben…je sais pas ! Parce que…

C’est vous qui l’avez décidé en partie ?
-Ha oui, oui on l’a décidé, oui. Parce qu’il y avait, en l’écoutant comme ça, quelque chose qui était fort, quoi, dans la musique, probablement dans le texte. Voilà. 

Vous avez pensé que vous vous adressiez à une jeunesse, donc sortir ce single ça pouvait être important ?
-C’est difficile de l’envisager comme ça. On peut pas se dire ça ! Evidemment, quand ça se passe c’est magique ! Vous savez, souvent moi je parlais avec des journalistes et quand ils parlent de Mylène, ils disent ‘Ha, formidable ! Le travail, tout est réfléchi, le marketing, les clips : tout ça, c’est vachement pensé, c’est remarquable’. Mais pas du tout ! Moi je réponds –et c’est un peu pour répondre à votre question- ce n’est pas possible de travailler comme ça ! Ca n’existe pas ! Bien sûr que non, c’est pas pensé, calculé, organisé, fabriqué : les choses se font et se sont toujours faites avec Mylène –que ce soit les clips etc.- sur l’instant, à l’instinct et sans se soucier ni se dire ‘Tiens, on va toucher telle cible, on va parler de telle chose’

D’ailleurs c’est ce qui a fait le choix de cette chanson pour nous, c’est une chanson qui est, j’allais dire, socialement forte, qui tombe à un bon moment. Je parlais pas de marketing, hein ! C’est une chanson qui sort des tripes, quoi…
-C’est vrai qu’à cette époque ça a été assez incroyable, ça a été énorme. Enorme

Vous avez été surpris de ça, du succès qu’elle a ? Ou vous aviez senti artistiquement… ?
-Oui, on sent. C’est vrai qu’on sent quand il y a quelque chose de fort. Maintenant, après on ne sait jamais comment ça se passe ! Mais on sent quand il y a quelque chose de fort, on le voit quand les gens l’écoutent et puis soi-même : quand on a plaisir à l’écouter, à la réécouter, à l’écouter cent fois, même, après avoir travaillé dessus pendant des semaines !

Ce que vous avez fait ?
-Ha oui, oui ! Moi, quand une chanson me plait j’aime bien l’écouter, la réécouter et je m’en lasse pas ! Ca, c’est assez curieux !

C’est une des chansons qui vous restent de Mylène Farmer, dans le sens où si on vous en demande trois, quatre, elle fait partie de celles-là ou pas forcément ?
-Ha oui ! Oui, oui.

Le clip, il est venu comment ce clip ? Puisque là vous pouvez m’en parler, vous êtes le créateur !
-Oui ! (rires) Ha, je me rappelle plus ! Je ne sais plus…

Moi je l’ai très bien en tête, ce clip, avec ces enfants etc. 
-Oui. On reste dans le même sujet, quoi, un peu imagé. Je sais pas quoi vous dire là-dessus, comment c’est venu exactement mais je sais que ces images-là sont venues très vite au moment où il y a eu la décision de faire le clip, ce qui se passe toujours très vite parce qu’on est toujours en retard, qu’il faut aller vite etc. et puis cette idée d’univers carcéral, comme ça, un peu intemporel, c’est venu très vite, quoi. 

Est-ce que vous avez pas un peu aggravé le ton de la chanson, qui était déjà très dur, et vous vous y mettez par l’image un univers, j’allais dire, d’esclavage carrément ?!
-(dubitatif) Oui, sûrement, oui. (il éclate de rire)

Parce que là, c’est vous qui êtes l’auteur du clip, c’est vous qui décidez !
-Oui, enfin on travaille en collaboration mais c’est vrai que souvent ça a toujours été intéressant dans le travail avec Mylène, parce que c’est vrai qu’il y a eu quelques clips –dont« Désenchantée »- qui ont été assez violents, c’était compliqué par rapport à la censure ou même par rapport au public quelques fois mais ce qui est amusant, c’est que ces clips passaient à des heures où tout le monde regarde parce que d’un côté il y avait une image quelques fois très violente, et d’un autre côté il y avait une chanson pop, comme ça, qui se promenait dans les charts etc. Donc c’est assez amusant ! Enfin, je fais pas ça pour m’amuser mais…

Le décalage vous intéresse…
-Oui, j’ai toujours trouvé ça amusant. Je sais que la plupart des clips d’avant de Mylène, je suis pas sûr qu’ils passent. Ils passent aujourd’hui parce qu’ils font partie des clips qu’on a vus, qu’on connait etc. Mais si aujourd’hui on refaisait la même chose, je pense que la censure serait beaucoup plus dure aujourd’hui, quoi. C’est incroyable !

Vous pensez ?
-Ha ben, je le vois, même ! Je le vis ! (rires) Des chaînes comme la 6, c’est incroyable ! On arrive à un truc, ça s’américanise beaucoup dans tout. Il y a une uniformisation mais il y a surtout une peur de sortir d’un type d’images. Je trouve que les images aujourd’hui ne transmettent plus rien, la plupart des vidéos ne transmettent plus rien, même pas d’émotions visuelles. 

Elles n’ont même pas un plus par rapport à la chanson, c’est ce que vous voulez dire…
-Non, c’est de l’image pour l’image, de la forme pure et c’est dommage. 

Un prétexte pour passer de la musique à la télé, quoi…
-Oui. Ha oui c’est ça. À moindre coût pour faire ça en une journée, deux jours parce que ça coûte cher. Mais peu importe les coûts, d’ailleurs parce qu’on arrive à faire des choses avec rien. Il y a plus d’images. Moi je suis frappé quand je regarde la 6 ou MCM le matin, comme ça, tout est pareil ! C’est assez incroyable…

475900.jpg-rx_640_256-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx 

Une dernière chose pour revenir à ce qui nous intéresse, donc l’implication de la chanson par rapport à ce qui se passait dans la société. C’est vrai que la plupart des chansons de Mylène Farmer n’ont jamais été impliquées, je dirais que c’est presque une des plus impliquées socialement. Vous en pensez quoi ?
-Par rapport à ses autres chansons, vous voulez dire ? Moi je crois pas. Que ça touche quelque chose de social, après c’est autre chose. Je pense que dans le travail de Mylène, ce qui a été fait a toujours été lié à l’enfance. Peut-être pas à des choses précises de société, balisées, qu’on reconnait, mais souvent liées à l’enfance, au fantasme, à la terreur, à la sexualité, à ces choses qui font partie de la vie plus que de la société. 

En même temps, il y a ‘je fais partie d’une génération désenchantée’ : c’est peut-être plus direct que « Libertine » ou des choses comme ça qui sont effectivement des fantasmes, plus des rêves…
-« Libertine », oui, on est dans d’autres choses ! Absolument. Mais ce qui était amusant sur « Désenchantée », avec le temps par exemple sur la dernière tournée de Mylène (le Tour 96, nda) donc c’était cinq ans ou six ans après « Désenchantée » et qu’elle l’a chantée en concert, moi je me souviens d’avoir pris conscience comme ça justement de ça : j’étais dans la salle à Bercy à la console son, donc au milieu de la salle, et tout à coup arrive « Désenchantée », donc hurlements et tous les gens chantaient du début à la fin ! Et tout à coup, j’ai pris conscience des paroles –que je connaissais ! Mais je voyais tous ces gens en regardant autour, il y avait plein de jeunes mais il y avait aussi des gens plus âgés qui étaient là, en train de sauter en l’air, de frapper dans les mains en chantant ce texte : « Tout est chaos, à côté… ». C’était assez incroyable, ça ! C’est vrai que, tout à coup, quand on fait attention aux mots c’est assez étrange ! C’est très marrant ! Et c’est ça que je vous expliquais un peu tout à l’heure entre l’image ou les mots un peu durs ou un peu violents et le côté chanson populaire qui fait que les gens dansent ou chantent mais en prononçant des mots quand même qu’ils ne diraient pas dans la vie ou bien sauf s’ils étaient en train de manifester, peut-être je ne sais pas !

Vous pensez qu’ils chantaient ça comme un air de variétés plus qu’ils ressentaient…
-Oui. Je sais pas si en général, quand on chante une chanson on a vraiment conscience de ce qu’on chante, souvent. C’est comme les tubes américains : la plupart des gens connaissent pas le sens des mots et les retiennent phonétiquement !

Ca vous a surpris dans quel sens ? En vous disant ‘Je suis déçu parce qu’ils comprennent pas ce que ça veut dire’ ?
-Ha non, non pas du tout ! Vous savez, quelquefois vous devenez spectateur de quelque chose : là, j’étais dans le spectacle et puis tout à coup, je voyais tous ces bras se lever, les gens sauter et chanter à tue-tête et donc j’étais plus dans le spectacle et j’ai regardé autour de moi, j’entendais tous ces mots et tous ces gens heureux en train de chanter, crier, taper dans les mains en rythme…

Alors que c’était des mots durs !
-Oui ! C’était assez marrant, ça. Une drôle d’impression…

C’est une chanson qui est demandée en concert ?
-C’est pas qu’elle est demandée, mais quand elle arrive dans le concert à peu près aux trois quarts, c’est le moment où ça explose vraiment ! Dans toutes les salles et dans n’importe quelle ville de France, c’était incroyable ! Incroyable ! C’est vraiment un des plus gros hits de Mylène, d’ailleurs.

Vous vous souvenez du nombre de ventes qu’a fait le single ou pas ?
-Le single à l’époque a fait 650.000, je crois. Mais comme l’album est sorti en même temps, la plupart des gens se sont reportés sur l’album et je crois que ce single a drainé 700.000 albums en deux mois. C’était énorme !

Merci beaucoup de tout ça !
-Mais je vous en prie !

téléchargement (1)Je vous pose la question : vous, vous avez un contact auprès de Mylène pour lui écrire… ?
-Oh oui, ça, j’ai des contacts ! (rires)

Ca, je m’en doute ! (rires) Mais où je pourrais lui écrire d’une manière sans avoir des choses trop personnelles ou il faut absolument que je passe par Thierry Suc ?
-Non, ce que vous pouvez faire…

(fin brutale de l’enregistrement) 

 

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Vagues adaptations de ROMANS dans les chansons de Mylène

Posté par francesca7 le 31 juillet 2014

 

 Outres les deux adaptations de contes que sont Tristana et Sans Contrefaçon, clips respectivement transposés de Blanche-Neige et les sept nains et Pinocchio, Laurent Boutonnat se sert de certains classiques littéraires comme base de récit de certains de ses clips. Le réalisateur est un habitué de la transposition et aucune histoire venue de ses références littéraires n’est donc traitée dans l’époque ni dans les lieux originaux. La sortie du clip Beyond my control en 1992 est présentée par la presse comme une adaptation des Liaisons Dangereuses (Choldernos De Laclos – 1782). On notera que Boutonnat fait visiblement abstraction de l’adaptation cinématographique par Stephen Frears (1988) pour s’attacher au roman lui seul. Dans un décor épuré, seuls un bûcher et un lit à baldaquins ressortent d’un fond noir.

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Dans un mélange a-chronologique d’images sanguinolentes et parfois érotiques, le récit d’un homme trompant sa femme puis la vengeance de celle-ci est montré en alternance par des scènes réalistes et des allégories éloignées du roman d’origine. 

Par exemple lorsque la femme s’aperçoit qu’elle est trompée, la trahison dont elle se sent victime est imagée par son incinération sur un bûcher au-dessus duquel elle est ligotée telle une sorcière au temps de l’inquisition. Une scène montrera l’époux volage dévoré par deux loups, dont on comprendra qu’ils étaient les outils de la vengeance de la femme trompée. L’histoire racontée de manière anachronique fait écho aux paroles de la chanson qui, elles non plus, ne suivent pas l’ordre chronologique de l’action. Le texte lui-même commence par les pensées de la femme venant d’accomplir sa vengeance :

 

« Je ne comprends plus pourquoi j’ai du sang sur les doigts. Dors en paix je

t’assure, je veillerais ta sépulture mon amour. »

 

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Une fois l’homme mort, la femme vengée échappera aux flammes du bûcher à présent éteint, mais sera l’objet de sa propre vengeance en s’apercevant que les loups qu’elle avait lâchés sont encore affamés et l’attendent au bas de son piédestal. Depuis très longtemps absent dans les clips de Boutonnat, le play-back fait ici une courte réapparition lorsque le personnage de la chanteuse, découvrant une femme blonde dans les bras de son mari, le regarde pour lui promettre sa terrible vengeance : « Lâche. C’est plus fort que toi. Toujours en cavale, tu nous fais du mal. Ne t’éloigne pas de mes bras. » 

En 1999 Laurent Boutonnat écrit Moi…Lolita pour sa nouvelle égérie. Alors qu’il n’avait pas reconstruit de personnage particulier pour les clips de Nathalie Cardone dont il s’est occupé de 1997 à 1998, il crée pour Alizée un rôle de jeune fille proche de la Lolita de Vladimir Nabokov (1955). Le clip commence sur une scène significative : un homme d’environ vingt-cinq ans court après une fille d’à peu près quinze sur une route de rase campagne. Le plan filmé caméra à l’épaule donne d’emblée l’impression d’une course poursuite d’un violeur après sa victime. 

Or l’homme qui finit par rattraper Lolita lui déclare timidement sa flamme. En réponse la jeune fille lui demande « deux cents Francs » et plante aussitôt son personnage, entre une enfant innocente qui plait à ses aînés et une fillette vénale profitant de l’atout de sa jeunesse. Dans le clip, l’enfant fugue en compagnie de sa petite sœur de leur foyer où règne une mère tyrannique. Après avoir traversé les champs d’orge pour rejoindre le bus qui les emmène à la ville, Lolita fait usage des deux cents Francs gagnés plus tôt pour entrer dans une discothèque. A l’intérieur elle deviendra l’objet de tous les regards grâce à une danse suggestive. La fin du clip verra l’arrivée dans la discothèque du garçon du début du clip, qui suivra Lolita et sa sœur à leur sortie au petit jour, jusqu’à la route de campagne qui les reconduira chez elles. Comme pour Beyond my control, le réalisateur fait ici aussi abstraction du film de Kubrick pour s’attacher au roman. Il ira même jusqu’à reprendre la diction décrite dans le livre lorsqu’il est question du prénom de l’enfant et de ses surnoms « Lo ou bien lola, du pareil au même », puis lui fait plusieurs fois épeler son nom, en décomposant : « Lo, Li, Ta ». Références évidentes à un passage célèbre du roman original :

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« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le

bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner

contre les dents. Lo. Li. Ta. Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre

quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon.

Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais

entre mes bras, c’était toujours Lolita. »

 

   Rejoindre  » La Vie Devant Soi  » pour parler de Mylène

 

 EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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A force de… de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2013

La fiche de A force de…

A force de est une chanson extraite de l’album Monkey Me (piste numéro 11) de Mylène Farmer sorti en 2012.

 A force de... de Mylène Farmer dans Les Chansons de Mylène a-force

Ecoute sur …. http://www.wat.tv/audio/force-5e3lb_5e36r_.html

Paroles de A force de de Mylène Farmer

 

A l’envers
Cette terre
Il pleut sur Vienne
La vie est belle

A force de mourir
Je n’ai pas su te dire
Que j’ai envie de vivre
Donner l’envie de vivre

A force de courir
De perdre l’équilibre
Moi j’ai envie de vivre
Donner l’envie de vivre

La force des rapides
Des vents qui se déchirent
Me donnent l’envie de vivre
Donner l’envie de vivre

A force d’étincelles
Que la nature est belle
Moi j’ai envie de vivre
Et de mourir sans chaînes

Impalpable
Cette flamme
La vie est belle
Quand on aime 

mf-a-lombre dans Les Chansons de Mylène
 

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Nuit d’Hiver de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2013

 La fiche de Nuit d’Hiver…

Nuit d’Hiver est une chanson extraite de l’album Monkey Me (piste numéro 10) de Mylène Farmer sorti en 2012.  

Vidéo http://www.dailymotion.com/video/xvzpa0

Paroles de Nuit d’Hiver de Mylène Farmer

Envoyer « Nuit d’Hiver » sur mon Portable

Chloé…
Chloé…
Chloé…

Eh, oh, ce matin
Y a Chloé qui s’est noyée…

Suis là…

Eh, oh, ce matin
Y a Chloé qui s’est noyée… 
 

Nuit d'Hiver de Mylène Farmer dans Les Chansons de Mylène telechargement1

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A-t-on jamais… de Mylène 2013

Posté par francesca7 le 27 janvier 2013

 

A-t-on jamais de Mylène Farmer

La fiche de A-t-on jamais…

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xvzoxh

A-t-on jamais est une chanson extraite de l’album Monkey Me (piste numéro 9) de Mylène Farmer sorti en 2012.  

 

Paroles de A-t-on jamais de Mylène Farmer

Envoyer « A-t-on jamais » sur mon Portable

A-t-on jamais les mots
Pour se convaincre d’oublier ?
Marcher vers l’échafaud
Ou faut il se réfugier ?

A-t-on jamais vu mer
Se cabrer, se déchirer
Moi
J’aurais voulu lui plaire
Pour qu’il reste à mes côtés

Alléluia
Aller où tu vois
Les montagnes

Alléluia
Donner tout de moi
Pour t’y voir

D’affronter tant de nuits
Les désastres du passé
J’ai oublié de vivre
D’accrocher l’astre à mon pied

A trop vouloir ton coeur, dis
Rien pour me raccommoder
C’est toi qui m’as donné vie
Ce soir je pose mes clefs 

A-t-on jamais... de Mylène 2013 dans Les Chansons de Mylène 11-190x300
 

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Ici-bas, chanson de Mylène 2013

Posté par francesca7 le 27 janvier 2013

Ici-bas de Mylène Farmer

 

 

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xvqeua

Ici-bas est une chanson extraite de l’album Monkey Me (piste numéro 8) de Mylène Farmer sorti en 2012.  

 

Paroles de Ici-bas de Mylène Farmer

Envoyer « Ici-bas » sur ton Portable

C’est bien ici-bas
Que j’ai voulu
… la guerre

Je rentre chez moi
Tu n’es pas là
Que suis-je sans toi ?

C’est bien ici-bas
Que j’ai voulu
… la liesse

Drôle de vie
Qui fait, pauvre de moi,
Un pantin de bois

C’est comme un long chapelet
Qui porte ton nom
Que j’égrène en vain
Je compte mes prières

Balader mon spleen
Et m’étourdir est bon
Je pense à la fuite
De tous mes rêves

Toi Marie qui voit
Du haut de ton donjon
Colonie de pantins
De pauvres hères

L’âme éperdue
Plongée dans la confusion
Je t’en prie, sois là
Exauce mes prières

C’est comme un doux vent qui
Gémit et je plonge
Un à un mes yeux dans l’onde
Et la lumière

Partager mon spleen
Et m’étourdir est bon
Je pense à nos âmes
Qui s’élèvent

Toi Marie qui voit
Du haut de ton donjon
Combien je vacille
Combien je peine

Je fais voeux de vie
Voeux de contemplation
Exauce-moi oh j’existe
Pour Qu’on m’aime 

Ici-bas, chanson de Mylène 2013 dans Les Chansons de Mylène mf_timeless_2013-f5df42-202x300
 

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J’ai essayé de vivre… de Mylène

Posté par francesca7 le 27 janvier 2013

  •  

J’ai essayé de vivre de Mylène Farmer

 

 

Vidéo http://www.dailymotion.com/video/xvrbcp

J’ai essayé de vivre est une chanson extraite de l’album Monkey Me (piste numéro 7) de Mylène Farmer sorti en 2012.  

Paroles de J’ai essayé de vivre de Mylène Farmer

Envoyer « J’ai essayé de vivre » sur mon Portable

Danser sans cesse
Au bord du gouffre
Pourtant l’ivresse
Un « Entre-nous »

Vois la pénombre
Qui éclaire mon visage
On s’est dit « ensemble
Si c’est là ton voyage »

Un sentiment de n’être
Rien du tout
A vous peut-être
Je dirai tout

Moi j’ai
Moi j’ai essayé de vivre
Donné
Ici un sens à ma vie
Aussi
Moi j’ai
Tant voulu l’autre
Ave
Milliers d’âmes anonymes
Ave

Au clair de lune
Moi ami « qui » ?
Suis-je ta plume
Mais quand la nuit…

Où étais-tu alors ?
Puisque je t’aime
Où étais-tu encore
L’ »imaginaire »

Es-tu un rêve
Es-tu un frère
Et je manque d’air
Quand Tu m’oublies 

J'ai essayé de vivre... de Mylène dans Les Chansons de Mylène au-tf1-20121
 

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Love Dance de Mylène (2013)

Posté par francesca7 le 21 janvier 2013


Love Dance de Mylène Farmer

La fiche de Love Dance…

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xvmkk9

Love Dance est une chanson extraite de l’album Monkey Me (piste numéro 5) de Mylène Farmer sorti en 2012. Les paroles et le clip vidéo de Love Dance ont été ajoutées le08/11/2012. Cette page a été consultée en moyenne 24 fois par jour.

Paroles de Love Dance de Mylène Farmer

Do you love me
Love me do
Me do love you
Me too !
You me love do
Love me do you
Dis… love me ?

Doux est le cou
Le derrière
Du genou, co…
…mmissure
De la bouche, l’en…
…tre cuisse
Afait mouche

La la la la la
If you say so…
La la la la la
Won’t let you go !
La la la la la
How should I know ?
Que tu m’aimes moi
Meli melo

La la la la la
If you say so…
La la la la la
Won’t let me go !
La la la la la
Lupo lupo
Mon meli melo
Meli melo
La la la la la

Do you love me
Love me do
Me do love you
Me too !
You me love do
Love me do you
Dis… love me ?

Doux est le fou
Des fossettes
A genoux, ga…
…lipettes
De la chance, l’en…
… tre nous
Est immense

Happy birthday to you
Happy birthday to you too
Happy birthday to you
To you to you 

Love Dance de Mylène (2013) dans Les Chansons de Mylène 1-190x300

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