A QUOI JE SERS de Mylène, passages TV

Posté par francesca7 le 30 mars 2016

 

 

 

 1

J’Y CROIS DUR COMME TERRE
2 Septembre 1989 – TF1

Présenté par Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Hulot et Jean-Michel Jarre.

Première prestation télévisée pour « A quoi je sers… » dans cette émission spéciale consacrée à l’environnement. Même si elle chante en playback, Mylène est accompagnée pour la première fois par un musicien sur un plateau télé, et pas n’importe qui puisqu’il s’agit de Slim Pézin…

 

2

SACRÉE SOIRÉE
6 Septembre 1989 – TF1

Présenté par Jean-Pierre Foucault

Passage obligé à la fin des années 80, Mylène vient présenter son nouveau titre dans l’émission de Jean-Pierre Foucault. La prestation est identique à celle faite quelques jours avant sur le plateau de « J’y crois du comme terre », à la différence que cette fois Mylène a tombé la veste !

AVIS DE RECHERCHE
15 Septembre 1989 – TF1

Présenté par Patrick Sabatier

Troisième et déjà dernière prestation pour « A quoi je sers… » qui se termine sur le plateau de Patrick Sabatier. Double promotion pour Mylène, qui en plus de présenter son dernier 45-Trs s’apprête à partir sur les routes pour sa première tournée dans les jours qui suivent.

 

 

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Les amitiés de Mylène avec Nathalie Delépine

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

            
La première fois que la photographe Nathalie Delépine apparait autour de Mylène, c’est en 2009, puisque ses photos d’une Mylène au naturel illustrent le programme de la tournée qu’effectue la chanteuse cette année-là.

Par la suite, les deux femmes sont devenues – jusqu’à aujourd’hui encore – inséparables, et Nathalie a par ailleurs effectué de nombreux shootings photo pour Mylène Farmer.

Nathalie_Delepine_Home 

La photographe Nathalie Delépine a mis en ligne récemment en 2012 un site officiel regroupant un grand nombre de ses clichés.

Et, on retrouve évidemment de nombreuses photos de Mylène de l’époque Bleu Noir, du clip Oui mais… Non mais aussi des pochettes de cd et des articles de presse.

Des photos connues mais pour certaines en meilleure qualité que celles dont nous disposions auparavant.

A noter également des photos de Reed Kelly l’un des danseurs du Mylène Farmer Tour 2009.

À découvrir sur ce lien : http://www.nathaliedelepine.com

 

A toi Mylène

Publié le 27/11/2013 dans la Presse : http://www.ladepeche.fr/article

 Mylène Farmer, heureuse d’être sur scène./Photo Nathalie Delepine

 

Ses fans ne la verront que sur la scène du Zénith, ce soir encore et samedi. Ou alors, par une chance incroyable, derrière les vitres fumées de sa grosse voiture. Car avec Mylène Farmer, la discrétion entretient le mythe, depuis son arrivée en jet privé à sa chambre d’hôtel.

Ne la cherchez pas dans les rues de Toulouse, faisant son shopping entre deux gardes du corps.Mylène Farmer n’a pas l’habitude de montrer son joli minois dans les boutiques, effectuant toujours de rapides parcours entre son hôtel et le Zénith, sans détours inutiles. Quand on évoque les déplacements de la chanteuse avec son équipe, les visages se ferment, le silence s’installe. «Mylène estime qu’elle dit tout dans ses spectacles et ses disques, que sa vie privée ne regarde qu’elle, lâche une collaboratrice. Ses admirateurs l’ont compris depuis longtemps : ce sont des gens normaux qui la respectent.» http://francescax7.unblog.fr/2013/12/02/discretion-extreme-arrivee-de-mylene-farmer/

Retrouvez les archives du Blog où l’on parle de Nathalie Delépine http://francescax7.unblog.fr/search/Del%C3%A9pine

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LA CONQUERANTE DE ROCK NEWS

Posté par francesca7 le 4 mars 2016

 

Mylène Farmer : la conquérante janv-87 – Entretien avec Christian OUVRIER

« Cendres de Lune » est sorti il y a maintenant six mois. Le premier album est une étape importante…

- C’est vrai, cela permet de sortir de l’image désuète de chanteuse de 45-trs. Pour moi, il était très important de faire cet album. Avec « Cendres de Lune » j’ai essayé d’étonner les gens. C’est d’autant plus nécessaire qu’il est très difficile de s’imposer actuellement. Il a été salué par quelques critiques élogieuses. Avec l’accueil de « Cendres de Lune » et le succès du simple « Libertine », j’ai maintenant la certitude de pouvoir faire un nouvel album…

March16

Outre « Libertine », on retrouve dans cet album « Maman a tort » et « Plus Grandir », alors que ton deuxième 45-trs n’y figure pas…

- « On est tous des imbéciles » ne figure pas sur l’album pour des raisons contractuelles, dues en fait à mon changement de maison de disques. C’est une chanson que j’aime toujours, et si nous n’avions pas eu ces problèmes, elle aurait figuré sur l’album.

Bien que le public ne le connaisse pas, Laurent Boutonnat joue un rôle déterminant dans ta carrière : auteur-compositeur, producteur, réalisateur de l’album et du clip, photographe même… Serait-il pour toi, ce que -par exemple- Michel Berger est à France Gall ?

- Ca, c’est la genre de fantasmes de journalistes ! A partir du moment où il y a une association homme/femme, les gens peuvent effectivement faire des comparaisons avec des situations déjà existantes… Mais ce n’est pas mon problème ! Tout ce que je peux dire, c’est que nous avons, Laurent Boutonnat et moi, beaucoup de points communs.

 

Cela ne t’empêche pas de signer parfois certains titres. Penses-tu écrire de plus en plus souvent ?

- Je ne sais pas… J’avoue que je ne fais pas ce genre de calculs, c’est une démarche qui ne se programme pas.

La façon dont tu as défendu « Libertine » à la télévision t’a donné une image sexy et provocante. Vas-tu entretenir cette image ?

- « Libertine » n’est qu’une chanson de l’album. Les autres, bien que formant une certaine unité, sont assez différente. Divers paramètres ont fait que, d’une part, « Libertine » a fait l’objet d’un 45-trs, et que d’autre part, elle est devenue un succès, me donnant ainsi cette image. Elle devrait néanmoins changer, car mon prochain titre sera radicalement différent.

Ecoutes-tu les disques de tes consoeurs, et peuvent-ils être parfois sources d’inspiration ?

- Non, je n’écoute pas particulièrement les disques d’autres chanteuses, excepté celui des Rita Mitsouko, que j’aime beaucoup. Je crois qu’il ne faut pas trop se préoccuper de son voisin, il faut croire en soi et foncer. Quand à l’inspiration, on peut la puiser ailleurs que dans les chansons des autres…

Parmi les longues carrières féminines (Hardy, Vartan, Sheila ou Gall…), y en a-t-il une qui t’inspire, qui te fasse rêver ?

- Non, pas vraiment. On peut effectivement espérer suivre le cheminement ou connaître la longévité de telle ou telle artiste, mais plus rien n’est comparable, le métier a profondément changé en quelques années. Et puis, personnellement, je pense qu’il vaut mieux ‘faire’ dix années performantes, que vingt chaotiques…

Penses-tu à la scène ?

- Oui, mais c’est encore prématuré pour l’instant. Je n’ai pas un nombre suffisant de chansons. Lorsque j’aurai à mon actif deux ou trois albums, peut-être… J’ai l’esprit ‘gladiateur’, mais faire de la scène ne s’improvise pas. C’est une entreprise qui nécessite une longue préparation et beaucoup de travail afin de réduire au maximum les risques d’échec.

 

Enfin, question quasiment incontournable : les projets ?

- Un nouveau 45-trs pour le début de l’année, un clip, et après, c’est l’inconnu…

biographie-

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EUROPE 1 pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 24 février 2016

1995

18-oct-95 : Entretien avec Jean-François RABILLOUD

Jean-François Rabilloud : Mylène revient. Vous connaissez peut-être son dernier clip, mais c’est le nouvel album de Mylène Farmer qui sort cette semaine, ça s’appelle « Anamorphosée ». Bonjour, Mylène Farmer.

Mylène Farmer : Bonjour.

JFR : Dans le dictionnaire, l’anamorphose c’est l’image d’un objet déformé par un dispositif optique, une déformation. Pourquoi vous avez choisi ce titre ?

MF : J’ai choisi « Anamorphosée » parce que j’ai pensé à ma perception du monde qui s’est élargie, et l’idée de l’anamorphose c’est pour moi le moyen de rassembler toutes ces impressions, tous ces sentiments pour n’en faire qu’un et pur.

JFR : C’est ça, ça veut pas dire que c’est un monde déformé que vous voyez…

MF : Absolument pas, non. Non.

JFR : Alors, il y a une douzaine de chansons – douze chansons – dont la musique est signée Laurent Boutonnat et les paroles Mylène Farmer. Ca a été écrit aux Etats-Unis ?

MF : Oui, à Los Angeles.

JFR : Est-ce que l’air du temps, si ce n’est l’actualité, vous ont inspirée dans cet album ?

MF : Fatalement. Je parle de moi, mais je parle de l’autre. Oui, le monde m’intéresse.

JFR : Vous n’êtes en France que depuis un mois, après donc ce séjour prolongé aux Etats-Unis. (Mylène acquiesce) Comment est-ce que vous avez retrouvé la France ? Dans quel climat, sur fond d’attentats, puisque vous êtes arrivée il y a un mois, donc, c’est ça ? (à l’été 1995 se sont produit coup sur coup deux attentats, l’un très meurtrier à la station de RER Saint-Michel et l’autre à proximité de l’Arc de Triomphe suivis en septembre d’autres tentatives toujours à Paris, nda)

MF : Oui. Climat extrêmement difficile, extrêmement lourd. Paris est plombé et ma foi, c’est difficile d’y trouver un sourire.

JFR : Vous sentez ça en marchant dans la rue ? C’est quelque chose de pesant ?

MF : Je crois que le ciel est bas. Bas et lourd ! Et puis ma fois, l’actualité et puis je crois si c’est presque vibratoire…

JFR : Vous trouvez que ça se sent…

MF : Oh oui ! Oui. Bien sûr.

JFR : Et quand on marche dans les rues de Los Angeles, on sent quoi par rapport à Paris ?

MF : C’est plus spacieux, je dirais. Peut-être que c’est plus hypocrite, dans le fond !

JFR : Vous trouvez pas que les français réagissent bien, finalement ? Que les gens se comportent pas mal ? Que ça soit les parisiens ou les autres…

MF : Qu’est-ce que vous entendez par ‘se comporter mal ou bien’ ?!

JFR : Ils gardent leur calme, par exemple…

MF : Ca, je ne sais pas. Je ne sais pas bien. Je ne vais pas dans le métro, je suis quelqu’un dans le fond de très protégée. Ils vivent probablement très, très mal. Est-ce qu’ils sont calmes, je ne le pense pas.

JFR : Vous dites qu’on sent ce mal de vivre à Paris : vous allez repartir, vous, aux Etats-Unis ou vous restez là, en France ?

MF : J’ai envie de bouger, j’ai envie du voyage. Maintenant, repartir aux Etats-Unis, je ne sais pas mais c’est vrai que ça donne en tout cas, oui, l’envie que de partir, c’est vrai.

JFR : Aux Etats-Unis, il y a toujours plein d’actualité : la solidarité, par exemple, retrouvée entre Noirs américains et le succès d’une grande marche de ces Noirs américains sur Washington. Est-ce que vous pensez, par exemple avec votre expérience américaine, que les deux communautés noire et blanche finiront par vraiment vivre ensemble un jour ?

MF : Ca, je ne sais pas. C’est pas à moi de me prononcer. C’est le souhait de tout un chacun, maintenant c’est vrai que ça paraît presque utopique.

JFR : On a fait des progrès, quand même !

MF : On a fait des progrès, mais c’est vrai que la violence est j’oserais dire inhérente à ce pays. C’est vrai qu’il y a ce conflit qui est là. Une fois de plus, on le voit quand on se promène dans Los Angeles. Je ne suis pas sûre de l’avoir, moi, rencontré, maintenant c’est vrai qu’il y a des quartiers qui sont plus difficiles et que c’est quelque chose qui est omniprésent, oui.

JFR : Vous me disiez que vous êtes arrivée aux Etats-Unis au moment où commençait le procès Simpson (long procès très médiatisé à l’époque du comédien O.J. Simpson, accusé d’avoir assassiné son ex-femme et l’amant de celle-ci, nda). Vous l’avez suivi, là-bas ? C’était impossible de ne pas la suivre !

MF : Presque malgré moi, j’oserais dire ! (rires) C’est vrai que c’est assez passionnant et assez dérangeant : c’est du voyeurisme mais c’est aussi de l’information. Nous ne sommes pas éduquées et habitués à pénétrer…

JFR : (il la coupe) Donc vous tranchez pas ? Vous dites que c’est trop de reportages à la télé, trop de direct sur ce procès, par exemple ou est-ce que c’est bien ?

MF : Non, je pense que c’est trop. C’est allé trop loin, mais c’est tout de même passionnant.

JFR : Vous avez une idée, comme on en a tous une, sur sa présumée culpabilité ? Il est coupable, il est pas coupable ?

MF : Ha non. Je ne me permettrais pas de dire quoi que ce soit sur ce sujet parce que c’est…

JFR : Et pourtant, toute l’Amérique a un avis là-dessus, pour ou contre…

MF : Tant pis pour l’Amérique !

JFR : Vous êtes rentrée en France il y a quelques temps : les collections, par exemple, c’est aussi l’actualité à Paris. Vous allez beaucoup aux défilés ?

MF : Non. Très, très peu mais j’avais très envie d’aller voir le défilé de Jean-Paul Gaultier (auquel Mylène a en effet assisté la veille de la diffusion de cet entretien, nda). J’aime beaucoup ce créateur.

JFR : Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres ?

MF : De plus ? Peut-être la fantaisie. Mais il a surtout un grand talent, il a une grande maîtrise de son métier. Une folie, peut-être, en plus, oui…

JFR : Le coup de cœur de Mylène ces jours-ci, qu’est-ce que c’est ?

MF : Depuis un petit moment, c’est un livre que je crois beaucoup, beaucoup de personnes ont découvert, qui est « L’Alchimiste »…

JFR : Oui, qui est un gros, gros succès de ces dernières semaines…

MF : Oui, qui est un livre qu’on a plaisir à conseiller, et c’est une très, très jolie histoire.

JFR : Alors on va se quitter sur un hymne à l’amour, quoi ! « XXL », c’est l’une des chansons de cet album. En résumé, c’est ‘on a tous besoin d’amour’, c’est ça ?!

MF : Oui, c’est ça ! (rires) Merci !

Diffusion d’un extrait de « XXL » pour clore l’entretien.

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RADIO FFN (Allemagne) pour Mylène

Posté par francesca7 le 21 février 2016

 

févr-96 : Entretien avec Matthias FUCHS

« Anamorphosée » est lancé en Europe, et principalement en Allemagne, en janvier 1996 à grand renfort de publicité (PLV, bandeaux dans les journaux, articles…). Mylène joue le jeu de la promotion en accordant une interview à la radio allemande, a priori une première (et une dernière à ce jour !).

Cette interview est notable pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’est la seule fois où l’on peut entendre Mylène s’exprimer publiquement entièrement en anglais (malheureusement, ses réponses sont couvertes par une traduction simultanée), mais plus rare encore elle donne l’occasion de voir Mylène agacée et refusant presque de répondre à une question.

Ce qui suit est une traduction personnelle de la traduction simultanée en allemand.

biographie-2010

A propos des quatre années qui séparent ses deux derniers albums :

- Je n’en avais pas assez de la musique, non. J’avais juste besoin de cette pause car nous avons tourné notre film entre-temps. Il y a toujours dans la vie un moment, comme ça, où on a besoin de faire une pause et de réfléchir sur soi-même et peut-être était-ce important de faire cette pause à ce moment-là, peut-être était-il bon pour moi de m’arrêter de travailler quelques temps.

A propos du changement de son dans « Anamorphosée » :

- Au niveau de la production, oui, c’est plutôt évident. Je voulais des guitares, une basse et une batterie qui sonnent plus ‘live’. C’est un changement sans en être un. On change toujours, donc l’album est probablement différent mais dans le fond, je suis toujours la même, je dirais.

A propos des thèmes abordés dans l’album :

- C’est très difficile de résumer brièvement les paroles de l’album. Ca tourne principalement autour de cette idée de l’esprit, l’idée du voyage. Ca peut tout aussi bien être un court moment dans sa vie, mais je ne suis pas très bonne quand il s’agit de s’expliquer !

A propos de la pochette de l’album :

- Ce que je souhaitais, c’était travailler avec un très bon photographe, c’est pourquoi j’ai demandé à Herb Ritts s’il acceptait. Lorsque j’ai vu cette photo, sans la tête, j’ai trouvé que c’était exactement ce que je cherchais à exprimer : la conscience libre de toute contrainte. C’est le concept visuel que je voulais explorer.

A propos de « Eaunanisme », est-ce une provocation ?

- Non, pas vraiment. L’idée de l’onanisme, c’est d’arriver par soi-même au plaisir, à la jouissance. Je considère que c’est la même chose pour l’écriture. On écrit avant tout pour son propre plaisir, on a besoin de personne, c’est en cela qu’on peut faire le rapprochement avec le mot onanisme.

A propos de son mystère qui ne serait que stratégie marketing :

- Comment pouvez-vous avoir l’audace de me demander si c’est artificiel ou s’il s’agit bien de ma personne ? Mais nous sommes tous comme ça ! Je me demande si je dois vraiment répondre à cela. Bien sûr, tout est artificiel, il n’y a rien de moi. Non, naturellement je ne vous donnerai pas de réponse. Je ne suis pas offensée, je me demande juste comment vous pouvez me demander quelque chose comme ça ! Artificielle, je ne le suis pas. Mais on se doit de théâtraliser, mettre en scène –comme on dit- ses pensées et ses idées pour les porter sur scène, et c’est peut-être en ça que ce pourrait être ce que vous évoquiez.

Merci à Moses pour la retranscription en allemand de l’entretien.

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FRANCE INTER RECOIT MYLENE

Posté par francesca7 le 19 février 2016

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C’est une première aujourd’hui, nous recevons Mylène Farmer. Alors, Mylène Farmer, d’abord merci d’être venue nous présenter ce film. Pour vous, c’est aussi une première mais on vous a vue dans beaucoup de clips qui ont beaucoup marqué, souvent. Je me demandais ce qui vous avait incitée à franchir le pas des clips au cinéma…

Mylène Farmer : L’envie de jouer, tout simplement. Tout naturellement.

Jean­-Luc Hess : Ca remonte à loin, cette envie de jouer ?

MF : Très longtemps, oui.

 JLH : Vous aviez quel âge, à peu près ? Enfin, toute petite fille ou adolescente ?

MF : Non. J’ai peu de souvenirs. Peut-­être l’âge de onze, douze ans. J’ai découvert le théâtre à l’école et j’ai suivi moi­-même des cours de théâtre un peu plus tard, et cette envie de jouer.

JLH : Qu’est­-ce qu’il y a de si formidable à jouer ? Enfin, c’est parce qu’on est quelqu’un d’autre ? C’est parce que… ?

MF : C’est une schizophrénie tolérée ! (rires)

JLH : Une ambivalence !

MF : Et cette envie que de jouer des personnages qui sont différents de moi et de rendre la vie moins fade.

 JLH : Elle est très différente de vous, la Catherine du film « Giorgino »?

MF : Je pense que nous avons des points communs.

 JLH: Par exemple ? Parce que c’est pas un rôle facile : c’est un personnage, on va dire ­ je sais pas comment on va dire, d’ailleurs, Vincent Josse ! ­ on va dire autiste…

Vincent Josse : Oh, je sais pas si on peut dire ça ! Je crois que vous préférerez femme-­enfant : c’est­ à ­dire qu’elle est femme épanouie et jolie comme l’est Mylène Farmer (rire gêné de Mylène) mais qu’elle est restée dans l’univers de l’enfance et qu’elle n’a visiblement pas envie de rentrer dans le monde des adultes. On peut dire ça ?

MF : Oui. C’est quelque chose que j’ai en commun avec elle, très certainement.

JLH : Alors, est­ce que c’est facile à vivre sur un plateau ce genre de rôle ?

MF : C’était un tournage difficile, avec des émotions difficiles à donner mais maintenant, avec le recul, c’est quelque chose que j’ai aimé profondément, même si violence, même si les difficultés de tournage.

JLH : Le metteur en scène est un de vos amis, enfin c’est quelque chose qui est très proche de vous…

MF : Oui…

JLH : …donc ça devrait faciliter le travail, non ?

MF : En ce sens que je connais sa caméra, que je connais sa direction d’acteurs, j’ai une grande, grande confiance et je savais qu’il était là pour me demander le meilleur et après, lui, c’est sa magie de création, de montage et de toutes ces choses qui font que c’est certainement ­ et c’était ­ une facilité pour moi et à la fois une difficulté, parce que c’est difficile que de travailler avec des gens que l’on connaît très, très bien et qu’on n’a pas envie de décevoir. C’était une telle, telle entreprise ! Ce n’est pas un très joli mot pour ça, mais c’était quelque chose de lourd à porter pour lui, donc c’était un climat assez tendu, assez violent.

JLH : On a peut­-être peut aussi –enfin, je sais pas, moi, je suis pas actrice !­ mais quand c’est la première fois qu’on tourne un film, on n’a peut­-être pas envie de montrer tout de soi ? Ou on se sent un peu tout nu ?!

MF : Je crois que je me suis pas posé ce genre de problème. J’ai essayé d’être le plus juste possible par rapport au rôle de Catherine, le rôle qui m’a été donné, avec toujours ces choses, cette pudeur qu’on peut avoir en soi et cette volonté que de se mettre sous la lumière. C’est toujours un dilemme et un paradoxe qui est difficile à gérer.

JLH : Qu’est­-ce qui vous a semblé difficile encore ? Parce que je sais que les conditions du tournage étaient difficiles ­ c’était en Tchécoslovaquie ­, qu’il faisait froid…

MF : Oui… JLH : …

mais qu’est­-ce qui vous a semblé encore difficile ? J’ai l’impression qu’on est un petit peu seul, aussi, quand on est comédienne…

MF : Je crois qu’on est toujours seule. (rires) Toujours seule. Mais je crois à la fois quelque chose de magnifique, qui est le travail d’équipe et à la fois qui est, là aussi, quelque chose de difficile, parce qu’on est confronté à des personnes qu’on ne connaît pas et on est obligé de vivre en autarcie et ça, ce sont des choses qui sont un peu difficiles pour moi, puisque je m’en suis beaucoup protégée.

JLH : Vous recommencerez, quand même ? Ca vous a plu !

MF : Oui !

VJ : Moi, je voudrais dire que c’est un film justement qui m’a plu. C’est un film intéressant parce que je le trouve un petit peu atypique : il ressemble pas aux films que font traditionnellement les jeunes auteurs, notamment pour un premier film. Aujourd’hui, les jeunes cinéastes nous font surtout du cinéma intimiste, et c’est d’ailleurs intéressant. Certains on leur reproche même de parler de leur nombril et visiblement Laurent Boutonnat n’a pas eu envie de parler de son ego ou de son moi mais il a eu envie de nous raconter une belle histoire, comme quand on était petit, vous vous souvenez ?

On se mettait dans notre lit et on écoutait nos parents ouvrir un livre et nous raconter une histoire. Alors, ça commence comme ça : on pourrait dire que… il était une fois un jeune médecin qui rentre de la guerre, qui a une trentaine d’années et qui recherche des enfants. Il s’est occupé de ces enfants avant la guerre et il ne trouve plus trace de ses enfants. Son enquête le mène dans un village très, très mystérieux, un village qui est peuplé d’êtres pas vraiment ordinaires ­ comme votre personnage, Catherine, qui est cette jeune femme accusée par les villageoises d’avoir tué ces enfants ­ et il va chercher la vérité. C’est un conte, un conte pour enfants, pour adultes aussi parce qu’il y a une violence certaine, une cruauté certaine. Il y a tous les ingrédients d’un conte, tout ce qui fait la saveur d’un conte : il y a cette atmosphère très inquiétante, cette atmosphère de suspens, de suspicion, il y a des femmes qui ressemblent à des sorcières, il y a des spectres. On se croirait quelques fois dans un tableau de Goya…

MF : Sans le soleil ! (rires)

VJ : Je voudrais savoir il est né de quelle envie, ce scénario : est-­ce que Laurent Boutonnat, justement, a voulu retrouver ce frisson qu’était le frisson de l’enfance ?

MF : Probablement. Ca, c’est plutôt une question qu’il faudrait lui poser directement. Moi, c’est vrai que je suis là pour parler du film mais en aucun cas je ne peux me prononcer pour lui, si ce n’est que c’est quelqu’un qui a son propre univers et qui aime les contes, qui aime la cruauté des contes.

VJ : C’est un univers quand même commun avec le vôtre…

MF : Oui. Je pense que c’est pour ça que nous nous sommes rencontrés et c’est pour ça que nous avons travaillé ensemble et que cette rencontre a été magique pour moi : c’est parce que nous avions des choses très, très proches, très communes.

JLH : Mylène Farmer, vous vous intéressez de près aux enfants ?

MF : J’aime les enfants, oui.

JLH : Mais vous avez de l’intérêt pour eux ? Parce que j’ai ouï dire, j’ai lu ça dans une gazette que quand vous étiez très jeune, enfin adolescente, vous aviez visité un hôpital où il y avait des enfants handicapés…

MF : Je m’occupais de temps en temps d’enfants handicapés, oui. C’est quelque chose que j’avais envie de faire et tous les dimanches, je crois, j’allais les voir et essayer de communiquer avec eux et de jouer, de leur apporter quelque chose et c’est quelque chose qui vous marque fatalement à vie.

JLH : Ca vous a marquée positivement ou négativement ?

MF : Je ne sais pas si on peut qualifier ça de positif ou de négatif. Ce rend triste définitivement. Même si ces enfants prétendent être heureux, c’est quand même une condamnation qui est lourde et une injustice. Ca, c’est mon regard donc c’est quelque chose qui est intolérable, oui.

 JLH : Mais est­-ce que c’est apparu pendant ce tournage, justement, cette expérience-­là ?

MF : Probablement. Des choses enfouies en moi, des… Vous expliquer et vous dire que, là, j’ai fait référence à telle ou telle chose : non. Je crois que ça fait partie de moi également. Maintenant, j’ai souhaité pour le tournage ­ peut­-être vous faites allusion à ça ­ rencontrer des personnes malades en milieu psychiatrique pour essayer de capter des choses que Catherine pouvait avoir en elle, donc un regard ­ parce qu’ils ont ça, quelque chose de très, très fort : c’est le regard et les mains, les gestes…

giorgi-05-a

VJ : Une démarche un peu cassée, aussi…

MF : La démarche, là c’est plus la mienne ! (rires) Je crois que ça se situait plus dans le regard et dans les mains. Il y a une gestuelle qui leur est très propre.

JLH : Ca a été difficile, par exemple, d’aller à ces consultations en hôpital psychiatrique ?

MF : Je l’ai fait une fois et brièvement, donc ce serait mentir que de dire… Mais c’est troublant parce qu’à la fois il y a ce côté voyeur, qui est aussi dérangeant pour soi. J’ai une anecdote qui me revient à l’esprit : c’est pendant une consultation, il y avait cette personne en face de son médecin et qui avait beaucoup d’humour, et c’est vrai que j’avais envie d’éclater de rire et c’était la seule chose qu’il ne fallait pas faire parce que c’est étrange que d’arriver dans cet univers­l à. C’est troublant.

JLH : L’humour pourrait soigner certains problèmes, on en parlera peut-­être avec Georges Wilson quand on parlera de « Henri IV » de Pirandello. Vincent… ?

VJ : Parler de « Giorgino », c’est aussi parler de la mort parce qu’elle est omniprésente dès le début du film puisque quand on vous découvre en Catherine, votre mère vient de se pendre. On apprend aussi que votre père est interné. Vous-­même allez essayer de vous pendre mais vous allez survivre. Est-­ce que ça fait froid dans le dos, tout bonnement, de jouer un rôle comme celui­-là avec des scènes comme celles-­là ?

MF : Je dirais que ça fait partie de la vie ­ pas la vie de tous les jours ! ­ mais ça fait partie de la vie : la mort et la vie sont des choses qui sont inséparables.

VJ : Et avoir un rôle aussi difficile dans cette ambiance ? Je rappelle que le film fait trois heures, donc il y a souvent des scènes d’une grande intensité et d’une grande violence, justement. Est­-ce que ça vous a fait découvrir des choses en vous, des choses que vous ne connaissiez pas ?

MF : Non.

VJ : Non ?

MF : Non, si ce n’est la volonté que de faire un autre film ! (rires) Mais sinon…

JLH : Sans avoir froid aux pieds, cette fois, parce qu’il faisait très froid, il paraît !

MF : (rires) Il faisait froid, oui !

VJ : Un autre film qui sortirait peut­-être complètement de cet univers : pourquoi pas un film comique, une comédie ?

JLH : C’est pas votre genre…

MF : (dans un éclat de rire) Tout le monde me le demande si je veux faire quelque chose de comique ! Pourquoi pas ? J’avoue que c’est l’inconnu, ça ne m’appartient pas. Pour l’instant, je n’en sais rien.

VJ : Vous n’avez pas de désir particulier…

MF : Non. J’ai plus un souhait…

JLH : (la coupant) Vous êtes qui, Mylène Farmer ? Vous êtes qui : vous êtes quelqu’un de pessimiste ou vous êtes quelqu’un de joyeux ? Vous n’êtes pas obligée de répondre ! (rires)

MF : Si, je peux vous répondre : je ne suis pas optimiste. Je peux avoir des moments de gaieté, de grande gaieté, oui. (sourire)

GZ : Moi je me demandais : c’est vrai que votre grand-­mère vous emmenait visiter les cimetières ?

MF : Oui. C’est le seul souvenir que j’ai de cette femme. Je l’ai découvert au travers de lettres que je lui avais adressée et c’est vrai, je crois tous les dimanches, elle m’emmenait au cimetière, donc c’était une… (rires)

GZ : Et vous croyez que ça peut expliquer un goût ­ que vous revendiquez ­ pour ce que d’autres diraient morbide… ?

MF : Mais quand on me demande ­ parce qu’on vous demande toujours des justifications, ce qui est naturel ­ ‘pourquoi aimez-­vous ci, pourquoi ça, pourquoi être attirée par telle chose ou telle chose ?’, j’avoue que je n’en ai pas les clés moi­-même, si ce n’est que vous dire pourquoi, donc, j’ai eu ce souvenir-­là, je me suis dit peut­ être ça a été le détonateur de quelque chose, ou cette fascination, ce désir que d’aller vers ces choses-­là.

 JLH : C’est bien d’être une comédienne mais c’est bien d’être une chanteuse aussi : vous n’allez pas abandonner la chanson, le disque, la scène non ?

MF : Bien sûr que non. Non. Non, non.

GZ : Parce que là, ça a tout de même fait une parenthèse de deux ans, je crois, dans votre vie, dans votre carrière…

MF : Oui, qui m’a été un peu imposée puisque le réalisateur est lui­-même le compositeur de mes chansons, donc je l’attends ! (rires)

JLH : Une toute dernière question, Vincent ?

VJ : Oui, très courte : on vous connaît bien sûr, Mylène Farmer, en France mais on ne connaît pas le comédien principal qui a le rôle­-titre de « Giorgino », qui incarne Giorgio : c’est Jeff Dahlgren (il prononce ‘dahlgreen’ et Mylène rectifie la prononciation). Vous pouvez nous dire deux mots de ce comédien ?

MF : C’est quelqu’un qui est américain, de nationalité américaine. C’est quelqu’un qui a une grande, grande sensibilité et qui a un charisme que je juge étonnant et qui est quelqu’un dans la retenue quant à son jeu.

VJ : Les filles qui ont vu le film sont déjà toutes folles de lui, parce qu’il est beau il faut le préciser !

MF : Oui, il est très beau mais il est au­-delà de ça, Dieu merci ! Il a une âme, une très belle âme.

VJ : Il avait une expérience de comédien aux Etats-­Unis ?

MF : Oui. De la même façon que moi j’ai pris des cours de théâtre, lui a du passer aussi dans des cours. Mais je pense qu’il aime ça aussi.

JLH : Je vous remercie, Mylène Farmer…

MF : Merci.

JLH : Donc le film s’appelle « Giorgino », ça sort aujourd’hui. Il faut y aller à 14h !

MF : Merci.

 

 

FRANCE INTER 5 Octobre 1994 INTER 13/14 Entretien avec Gérard ZÉNONI, Jean-Luc HESS et Vincent JOSSE Gérard Zénoni  

Publié dans Mylène 1993 - 1994, Mylène Autrement, Mylène dans la PRESSE, Mylène FILMOGRAPHIE | Pas de Commentaire »

MYLENE DANS LE SALON D’UN PALACE PARISIEN

Posté par francesca7 le 19 février 2016

 

Dans le salon d’un palace parisien, Mylène livre avec Guillaume Durand la plus longue interview donnée à l’occasion de la sortie du film. Choisissant ses mots avec (trop de) soin, Mylène répond longuement et parfois laborieusement aux réflexions confuses d’un Guillaume Durand qui semble cependant passionné.

Guillaume Durand : (…) Un film, il faut le vendre. Vous qui êtes si timide, ça vous barbe pas tout ça ?

Mylène Farmer : Je ne sais pas si ‘barber’ est le mot juste, mais c’est un exercice difficile pour moi.

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GD : Est-ce que vous avez un petit peu peur, un petit peu d’angoisse parce que un film, c’est pas comme une tournée, c’est pas comme un disque : c’est énormément de travail et tout se joue en une semaine. Quel effet ça vous fait ?

MF : C’est quelque chose de presque inhumain. C’est difficile, c’est difficile. Je crois que je serai contente le jour où ça sortira, et essayer de se déposséder de la chose totalement…

 GD : Alors, « Giorgino » : ça fait combien de temps que ce projet existe pour vous ?

MF : De mémoire, parce que…C’est huit années, je dirais. Et réellement, l’écriture a commencé il y a trois ans. Et il a vu le jour il y a environ un an et demi, je crois.

GD : Donc ça vous a occupée toutes ces dernières années, quoi. L’obsession, c’était de faire ça…

MF : Oui. Surtout Laurent Boutonnat, je dirais, le réalisateur. Moi, j’ai eu beaucoup plus de temps libre, assez pénible là aussi parce que n’ayant pas la faculté que de me tourner vers la musique, puisqu’il est le compositeur. Donc ça a été une période très longue et pas très agréable.

GD : Alors pourquoi fait­-on quelque chose qui n’est pas très agréable à vivre? Quelle est l’exigence de fond ?

MF : La passion, je dirais. D’abord, je pense que c’est un besoin pour moi que de faire des choses, à savoir ou l’écriture, ou des films, créer quelque chose. Faire les choses en termes de plaisir, dans le fond, ce n’est peut-être pas très, très important ou si important. Je crois que ça se passe à une autre dimension.

GD : C’est vraiment quelque chose, on parlait tout à l’heure d’exigence, c’est une importance de la liberté ou… ?

MF : Parce que je ne sais pas gérer cette liberté, de même que j’ai besoin du regard de l’autre pour exister, même si ça paraît quelque chose d’assez dramatique comme confidence ! Mais cette liberté, je la trouve réellement dans mon métier, dans le fond.

GD : Alors, on va évidemment pas raconter le film, parce que les films sont faits pour être vus. On va simplement, avec la bande-­annonce que vous avez eu la gentillesse de nous confier, avoir un petit peu une idée de l’ambiance du film et puis on va parler justement de ce monde qui vous habite et qui habite aussi Laurent Boutonnat. D’abord, donc, des extraits de ce film.

Diffusion de la bande-­annonce de « Giorgino ».

GD : Voilà donc pour le climat du film. Alors pourquoi ce film commence en novembre 1918, si ma mémoire est bonne ? Pourquoi cette date ?

MF : Je vais essayer de répondre pour Laurent Boutonnat. Il me semble qu’il voulait…La guerre 14­18 est en toile de fond, réellement. Je crois que ce scénario est né d’un désir de femmes, de femmes rudes et violentes, donc dans un univers de guerre. Donc c’était plus facile pour lui, j’imagine. C’est difficile pour moi que de répondre à sa place. Pourquoi la guerre de 14­18 ? Parce que c’était une période extrêmement difficile. Avoir des femmes esseulées, c’est un moment qui est effectivement, la guerre, propice pour…

GD : Mais ça vous touche parce que vous connaissez, comme tout le monde, ce qui s’est passé justement à cette époque-­là : bon, non seulement il y a la mort, et elle est très présente aussi dans le film, mais il y a cette idée aussi que ce sont les femmes qui prennent la société à bras-le-­corps. C’est une idée qui vous touche, ça ?

MF : Si je ne porte mon regard que sur ce groupe de femmes : non, définitivement pas ! (rires) Mais une société de femmes, non en aucun cas, dirigée par les femmes, non, je pense qu’une balance, une bonne balance est ce dont nous avons tous besoin.

GD : Alors, le climat on en parle. C’est vrai que souvent quand vous avez fait des clips, des clips longs, des clips qui étaient proches du cinéma on s’est dit « Ça y est, Boutonnat va certainement faire un film, Mylène Farmer a envie de faire un film », maintenant le film est là.

Mais ce climat qui est à la fois historique et à la fois fantastique, il vient d’où ? Pour lui, forcément il répondra d’un coté, mais pour vous, pour l’avoir accepté c’est que ça vous touche aussi…

MF : Moi, c’est plus une grande confiance en Laurent Boutonnat et en son travail. Quant à l’univers, j’ai aimé le scénario et j’ai aimé le personnage de Catherine. Maintenant, essayer de réfléchir… Non, c’est plus des sensations, des odeurs et moi, cette sensation que de pouvoir justement mettre quelque chose dans ce personnage.

GD : C’est quand même pas un monde ordinaire, parce que donc, on va pas raconter, on a dit tout à l’heure le déroulement mais on peut raconter un petit peu le début. Donc, c’est un jeune médecin, il sort, il est démobilisé, il s’occupait d’un asile d’enfants et il essaye de retrouver ces enfants. On a tout une, comment dirai-­je…c’est un itinéraire, au fond…

MF : Oui, tout à fait, oui.

GD : …qui est un itinéraire initiatique. Ça se passe dans la neige, c’est à la montagne, c’est très beau, il y a un père, il y a les femmes qui fument, enfin ce sont des images qui sont des images rares au cinéma.

MF : Je le pense, je le pense. Je pense que son cinéma est rare. Il a une façon de filmer et de raconter des histoires qui lui sont très, très personnelles.

GD : Alors mettez vous à sa place : pourquoi ce monde-là le touche, lui ?

MF : Moi je crois que je ne pourrai pas répondre à sa place. Pour avoir moi­-même posé ces questions dans le fond et lui ne trouvant pas de réelles réponses quant à ces fondements, pourquoi être attiré plus par quelque chose ou autre chose, je ne sais pas bien. C’est comme la peinture, dans le fond : pourquoi est­-ce qu’on est attiré par un peintre ? Moi je crois que je ne saurais pas l’expliquer. Pourquoi tel peintre plutôt que celui­-ci ?

GD : Mais c’est un monde qui est quand même très poétique et qui est très détaché, enfin qui parle un petit peu du réel, on en a parlé un petit peu au début, il y a la guerre de 14, il y a des professions, il y a des gens, il y a des solitudes, il y a des gens ensemble, il y a beaucoup de violence. Mais en même temps, c’est très onirique.

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MF : Oui. C’est sans doute cette attirance pour tout ce qui est conte, l’irrationnel peut­-être, la poésie je pense, oui. Mais des choses qui peuvent faire partie de notre monde et de notre vie de tous les jours, mais c’est vrai qu’il a une attirance pour ça. Maintenant, je suis en train de m’embrouiller parce que je ne sais pas bien pourquoi ! Si ce n’est que j’en reviens à, ne serait­ce que moi, un paysage… Je préfère un paysage, je vais vous dire, fracassé qu’un paysage avec des pommiers en fleurs. Pourquoi, je ne le sais pas. Ce sont des choses, comme ça, qui vous appartiennent.

GD : Qui vous sont donc sensibles, qui sont exprimées très largement. Alors il y a aussi une autre chose qui est très particulière dans le film, bon on va pas comparer avec des metteurs en scène comme Visconti parce qu’il y a pas de rapport, mais c’est vrai qu’il y a un parti pris, on va dire, de lenteur. Parce que si on dit ça, les gens vont dire « On va pas y aller, c’est lent » ! C’est pas du tout lent et ennuyeux, mais c’est volontairement, comment dirais­-je, c’est un rythme comme ça, un peu comme une espèce de mélopée.

MF : Parce que justement, j’en reviens à ces odeurs, à toutes ces choses. Je crois que ça prend du temps pour des personnages, plutôt que justement ce cinéma très monté, très rapide et des personnages qui sont rétrécis, qui ont cette valeur. Je crois que lui justement allait vers une expression plus lente et plus, moi j’oserais dire plus enrichie, mais ça n’engage que moi. Plus généreuse, peut­-être.

GD : C’est vrai que c’est un peu le contrepoids de tout ce dont on parle beaucoup actuellement, de Quentin Tarantino à Luc Besson, où ce sont des hommes en blanc et noir qui deviennent…

MF : Oui, qui ont du talent. Mais c’est vrai que c’est, je pense, une autre expression, une autre façon de raconter les choses.

GD : Comment devient-­on ­ pardonnez-­moi la question ­ mais comment devient-­on justement quand on est chanteuse, quand on fait de la scène, comment devient­-on actrice ? Même si on a fait des clips, ça, ça doit pas être une expérience finalement si facile que ça.

MF : C’est quelque chose que je pense, et sans prétention aucune, avoir en moi. En tout cas, je l’ai souhaité et je le veux depuis tellement longtemps. La chanson est venue à moi un peu par hasard, j’avais envie moi de jouer. J’ai suivi des cours de théâtre, mais ça on s’en moque un peu. C’était simplement un passage, comme ça, dans ma vie. Une envie de jouer, une envie d’interpréter les personnes qui sont autres que moi-­même et cette chose, enfin ce côté ludique quoi, qui est…

GD : …qu’on trouvait énormément dans les clips.

MF : Qu’on trouvait déjà dans les clips, mais en mode tellement rétréci. Mais malgré tout, c’est vrai que c’est comme ça que j’ai pu, bon indépendamment de l’écriture, de la scène, de tout ce qui fait que ce métier est vraiment passionnant, qui m’a fait tenir quand même, parce que c’est long ! J’ai attendu presque dix ans pour réellement faire un premier film. C’est long… (rires)

GD : Oui mais justement alors, est­-ce que ça veut dire que maintenant, parce que finalement quand un film est terminé, c’est vrai que vous allez être délivrée par le fait qu’il sorte, de savoir s’il y a un accueil avec le public, on vous le souhaite évidemment, c’est normal, mais est-­ce que immédiatement, maintenant, vous vous dites « C’est une autre carrière qui commence et c’est vers ça que je veux aller définitivement ». Et es-ce qu’il va falloir attendre longtemps que lui refasse un film, ou est-­ce que vous pouvez tout à fait imaginer de jouer, travailler avec d’autres metteurs en scène ?

MF : Non, je crois qu’aujourd’hui je peux réellement imaginer travailler avec quelqu’un d’autre. Maintenant, je pense que je serai difficile dans mes choix, je le sais. Aussi bien par rapport au réalisateur que l’histoire elle-même. Donc je pense que je, si je puis me projeter sur quelque avenir, faire très peu de films, certainement. Certainement.

GD : Et qu’est­-ce que vous aimez, alors, justement ? Parce que ce cinéma de climat est un cinéma bien particulier, alors qu’est­-ce que vous aimez, vous ?

 MF : Je crois avoir des goûts très éclectiques. Je vais essayer de…J’aime beaucoup Jane Campion, tous ses films, ses premiers films également. J’aime Oliver Stone, j’aime Kubrick, j’aime David Lean, j’aime David Lynch, Bergman…

GD : Donc, c’est un goût éclectique, quoi…

MF : Oui. Oui, dans le fond oui. GD : Mais pas très français, d’après la liste que vous venez de donner ! MF : Polanski, heu… (rires)

GD : Ha oui, c’est toujours du cinéma où il y a beaucoup de spectacle, ou au contraire beaucoup d’onirisme, beaucoup de choses qui sont quand même… C’est pas le mari, la femme et l’amant qu’on trouve !

MF : Non, j’aime les choses qui ont une âme, une histoire et une magie, et qui portent le spectateur. Je peux moi­-même être un spectateur qu’on qualifie de moyen, mais c’est­-à-­dire ne pas avoir cet œil trop critique. Et si un film m’emmène, si une histoire m’emmène, mais c’est magique ! C’est la chose la plus magique, je crois.

GD : Alors à la fin, le héros, Jeff Dahlgren, et vous, vous vous retrouvez dans un cimetière. On va pas dire ce qui se passe, mais c’est vrai qu’il y a quand même comme en peinture, puisque vous avez parlé de peinture, une espèce d’imagerie qui existe : des croix, des églises etc., etc. Ça vient d’où tout ça ?

MF : Ce que cela peut suggérer, bien évidemment, mais d’un point de vue esthétique je crois aussi, qui est important. Une croix, c’est beau. Une tombe…Je trouve qu’une tombe, un cimetière est un endroit magique. C’est quelque chose une fois de plus que nous avons en commun, mais je crois que c’est expliqué par cette rencontre que nous avons eue et qui a été une rencontre fondamentale pour moi dans ma vie et assez immédiate. Donc en ce sens, je crois que c’est presque normal que d’avoir des mondes un peu communs et des attirances.

GD : Vous voulez dire que d’une certaine manière, peut­-être, il vous a aussi arrachée à ce qui pouvait être une carrière de show­-business traditionnelle, que vous n’avez jamais vraiment voulu mener.

MF : Que je n’ai, je crois, jamais menée quoiqu’il arrive ! Mais…envie de faire quelque chose, envie de faire ce long-­métrage et envie de prendre des risques.

GD : Alors comment s’est passé le tournage ? Parce que je suppose que les conditions, étant donné que ça se passe en hiver, en plus y a énormément de scènes qui se passent en hiver mais il fait beau en même temps, ce qui sont des conditions météos pas faciles à trouver parce qu’en général il fait pas toujours beau, ça a dû être un peu long et un peu compliqué. Alors, comment ça s’est passé ? Racontez­-moi…

MF : Le tournage était très, très long, je crois qu’il a duré cinq mois. Quant aux conditions de tournage, c’était difficile à cause du temps bien évidemment, parce que très, très, très froid. Donc par moments, même le tournage a dû s’arrêter parce que trop froid, parce qu’on ne pouvait presque plus jouer. Maintenant, je crois que toutes ces difficultés sont malgré tout inhérentes à un tournage. La réelle difficulté était je crois le…la difficulté de… (Mylène rit de ne pas trouver ses mots) j’allais dire la tension qui régnait sur ce tournage, la tension que toute cette chose que Laurent portait dans le fond qui est extrêmement lourde.

 GD : Vous vous êtes faits totalement, parce que finalement lui, c’est son premier film, vous c’est votre premier grand rôle, vous vous êtes faits mutuellement et définitivement confiance dès le début, ou tout d’un coup du coin de l’œil vous vous êtes un petit peu surveillés l’un l’autre ? Parce que c’est vous qui portez tout : et lui, et vous.

MF : Je crois qu’il y avait à la fois une grande confiance, puisque c’est vrai qu’on a très peu parlé du rôle par exemple. J’ai lu le scénario. Et une fois sur le tournage bien sûr, des indications de mise en scène. Mais de sa part, en tous cas, je suppose que c’est une confiance. ‘Regardés du coin de l’œil’, malgré tout de temps en temps. C’est-­à­-dire moi je l’ai quand même observé travaillant avec d’autres, puisqu’il y avait quand même beaucoup d’acteurs. Et parfois probablement des réactions assez violentes, oui, parce que c’est vrai que dans ces moments-­là, on vous dit « Moteur, action ! » et vous avez une espèce, d’abord d’angoisse profonde, et de demande qui est énorme quant à ou le regard ou même un mot, et que parfois ce mot n’arrive pas et que là on fait abstraction de toute une vie commune.

GD : Ça devient professionnel…

MF : Oui. Oui, dans le fond oui. Beaucoup plus cruel et plus…Mais je crois que c’était aussi essentiel. Je n’aime pas moi être trop protégée. J’étais réellement considérée comme une actrice engagée sur un film, et non pas comme le petit oiseau qu’on va couver. En aucun cas, non.

GD : On se retrouve dans un instant pour parler de ce film de Laurent Boutonnat, avec Mylène Farmer et Jeff Dahlgren. Flash info.

 GD : On se retrouve donc avec Mylène Farmer qui a la gentillesse de nous recevoir pour un film qui va, je l’espère, vous surprendre : « Giorgino », donc, de Laurent Boutonnat, avec Jeff Dahlgren. Alors est­-ce qu’on peut Mylène parler du fait que le film a été tourné en anglais ? Il est tourné en Tchécoslovaquie, il est tourné en hiver et en plus il est tourné en anglais. Pourquoi ? C’est pour rechercher la plus grande audience possible à travers le monde, ou c’est l’histoire…

MF : (elle l’interrompt) Non, sincèrement non. C’est parce que Laurent Boutonnat voulait travailler avec des acteurs comme Louise Fletcher, Joss Ackland, et a trouvé son premier rôle aux Etats­-Unis, donc c’est plus une volonté que d’aller vers des acteurs, donc une langue qui s’est imposée.

GD : Louise Fletcher, tout le monde connaît, c’était l’infirmière de « Vol au Dessus d’un Nid de Coucou » et donc qui parle français, si mes souvenirs sont bons et elle était très charmante. C’est pour aller vers ces acteurs­-là qu’il a choisi ce parti pris là ?

MF : Absolument, oui parce que…Mais lui-­même dit ça « J’aurais pu tourner ce film en espagnol, russe… ». Peu lui importait la langue, dans le fond.

GD : Alors donc un travail qui a été compliqué, et tout à l’heure vous nous disiez que c’était très difficile d’expliquer les raisons pour lesquelles vous étiez dans ce monde-­là, dans à la fois ces rêveries, cette poésie et aussi ces fantasmes. Et pourtant quand on essaie de trouver une logique à tout ça, parce qu’après tout il y a forcément une logique même si on la veut pas, la première chanson c’était « Maman a Tort », après c’était « Libertine », et maintenant c’est un film où il y a énormément de femmes, même si c’est une envie de l’auteur. Est­-ce que cette logique vous apparaît ou est­-ce que c’est un hasard total ? MF : Je pense que c’est un hasard. Mais là une fois de plus, c’est difficile, pardonnez-­moi de le redire… (rires)

GD : C’est pas grave !

MF : …parce que ce film, dans le fond, ne m’appartient pas, en tous cas son histoire et son…

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GD : Mais vous êtes sûre qu’il ne l’a pas écrit pour vous ? Parce que quand vous dites qu’il ne vous appartient pas, il l’a quand même probablement en partie, enfin il savait que vous alliez jouer le rôle principal de Catherine.

MF : Oui. Maintenant je… (elle cherche ses mots) G

GD : C’est du sur­-mesure, quand même…

MF : C’est une bonne couture. Est­-ce que c’est du sur­-mesure ? Je ne sais pas bien, mais là c’est peut-­être plus par pudeur, je ne sais pas bien. Est­-ce qu’il a écrit réellement ce rôle pour moi ? Je ne sais pas, parce que le personnage principal c’est peut­-être lui qui a voyagé avec lui le plus longtemps, et peut-­être que Catherine est arrivée plus tard, donc…

GD : Et est-ce que lui justement, sans sombrer dans une espèce de simplification extrême, est­-ce que lui il s’est vécu un petit peu comme Jeff Dahlgren, donc qui est le héros du film, à savoir ce médecin qui recherche des enfants ?

MF : Je crois qu’il est…Cette chose commune d’avec ce personnage, c’est cette âme d’enfant qu’il a en lui et cette quête, cette quête essoufflée. Je crois qu’il a ça en lui.

GD : Mais quand on a fait un film comme ça, qui est justement un film poétique, est-­ce que c’est, comment dirais-­je, vous savez que la critique en France n’aime pas trop le mélange des genres, ça peut être aussi bien un artiste qui a réussi dans un domaine qui est la variété, le fait de faire du cinéma, ça paraît presque pour beaucoup de gens qui sont extrêmement bien­pensants et extrêmement rigides…

MF : Obscène ? (rires)

GD : Oui. C’est pas obscène, mais on n’a pas le droit de changer de registre, et pourtant vous, vous avez ce besoin et vous en avez même exprimé tout à l’heure l’envie. Ça vous gêne qu’on vous oblige à vous enfermer dans un même registre ?

MF : L’idée de l’enfermement me gêne. Maintenant, est­-ce que moi j’ai été gênée par ça : non. Non, parce que j’ai essayé au maximum de me protéger et de ne pas écouter, de ne pas entendre. Sinon, effectivement si on écoutait et si on entendait réellement, je pense que c’est trop mutilant. Non. J’oserais dire je me moque de ce qu’on pense et de ce qu’on dit. C’est presque vrai.

GD : C’est pour ça que depuis des années vous avez toujours choisi de faire votre métier, d’être extrêmement discrète sur vous, sur votre vie, enfin sur beaucoup d’aspects du travail d’artiste qui en général sont surexploités et plombent votre carrière ?

MF : Oui, parce que je pense… Moi, j’essaye de ne pas m’essouffler et de ne pas essouffler l’autre. Donc en ce sens, je suis obligée d’être absente. Et puis je crois que c’est ma nature profonde, tout simplement donc je n’ai pas à me faire violence pour ça.

GD : Et vous, quand les disques se vendent comme ça énormément, ça veut dire, bien au­-delà du succès commercial, qu’il y un intérêt profond entre un artiste et les gens. Vous croyez que les gens vous aiment pour quoi, au fond ?

MF : Je ne sais pas ! Non… (large sourire) GD : Pour ce mélange entre la fragilité et la provocation ?

MF : Je crois pour, s’il y a à trouver une expression, peut­-être pour la sincérité, parce que je crois que c’est une valeur qui existe toujours. Mais c’est difficile que d’exprimer pourquoi l’autre vous aime. Je ne sais pas…

GD : Et quand est-ce que vous vous êtes rendue compte, vous dans votre carrière, parce que en général les carrières de chanteurs démarrent, elles surfent un petit peu sur les vagues adolescentes, ça a été aussi le début de votre carrière quand vous avez chanté « Maman a Tort » etc. Quand est­-ce qu’on se dit « Moi, je vais faire autre chose », c’est­-à-­dire je pars sur ce plongeoir­-là mais je vais aller dans une autre piscine, quitte à être décrédibilisée un petit peu ?

MF : Là, vous parlez d’un genre plus que de changement radical de vie ?

GD : Non, pas de vie pour vous, mais quand est-­ce que vous vous êtes dit que vous alliez prendre au fond tout ça en mains, sérieusement pour obtenir, pour aller vers des objectifs précis ?

MF : Je crois, le goût du risque. Là encore, c’est…Le calcul n’y est pas pour grand­-chose, si ce n’est que une ‘carrière’, même si c’est un mot qui n’est pas très joli, c’est quelque chose qui se pense, qui se gère. Maintenant, c’est quelque chose qui, je ne sais pas, qui s’est construit comme ça…

GD : Petit à petit…

MF : Oui, qui s’est fait lentement. Mon début n’a pas été fulgurant. J’ai eu trois bonnes années pour apprendre mon métier et apprendre ce que j’aimais et ce que je n’aimais pas, dans le fond, par rapport à moi­-même et par rapport à l’extérieur également.

GD : C’est-­à­-dire ?

MF : C’est­-à­-dire de « Maman a Tort », qui a été un succès mais j’étais quand même encore pas très connue jusqu’alors. Et après il y a eu deux autres 45­tours qui étaient plus discrets. Et puis après, le fameux « Libertine » qui là a été réellement…les projecteurs ont été mis sur moi. Mais donc, pendant cette période… Enfin, tout ça pour essayer d’expliquer que ça n’a pas été quelque chose, comme ça, d’immédiat, on vous donne tout. Ça a été quelque chose d’assez progressif, donc probablement de moins perturbant pour moi.

GD : Donc d’une certaine manière, vous pouvez vous dire que la même attitude, vous allez, c’est donc la même expérience, vous allez l’utiliser pour le cinéma ? C’est-à­-dire que c’est quelque chose qui commence, vous êtes habituée aux hauts et aux bas de ce qui s’est passé dans la chanson, et comme vous semblez avoir derrière la fragilité une assez grande volonté, vous allez attaquer un deuxième monde, tranquillement et avec le temps. C’est ça l’idée ?

 MF : Oui, là c’est plus une façade sereine, qui en aucun cas n’existe, dans le fond, si ce n’est que là je suis plus posée que d’ordinaire. Mais c’est plus un parcours angoissant qu’autre chose. Maintenant, pour répondre à votre question, je le ferai effectivement avec un maximum de réflexion et de réelles envies. C’est­-à­-dire, me perdre dans quelque chose pour le rien : non, en aucun cas.

 GD : Donc, ça veut dire qu’il faut forcément trouver des textes extrêmement forts, des scénarios extrêmement forts…

MF : Ça va être de plus en plus difficile, je le sais. Mais c’est…

GD : Mais est-ce que vous avez envie, puisque vous avez dit tout à l’heure que vous aimez bien les choses très différentes, d’Oliver Stone à d’autres metteurs en scène, ça veut dire est­-ce que vous pouvez jouer une comédie, par exemple, par goût du fait de jouer ? Ou est-­ce que tellement pas dans votre registre que ça vous paraît surréaliste ?

MF : Si vous me proposez Woody Allen, je vous dis oui, j’accours ! (rires) Maintenant, tous les genres de comédie : non, je pense pas. Je ne sais pas, d’ailleurs, mais je ne pense pas avoir ce talent­-là, et peut­-être cette envie tout simplement. Une bonne comédie, oui c’est aussi intéressant et passionnant qu’un…

GD : Sûrement, mais je veux dire tout le monde a envie de jouer avec Woody Allen, parce que on entre sans frapper, enfin si jamais il vous appelle, on s’assoit, vous lui dites de s’asseoir et on lit même pas le scénario, à la limite ! Mais le monde, le fait de changer de monde, parce que c’est un monde tellement particulier, celui du film donc qui sort mercredi, que c’est vrai qu’il y a aussi le risque d’être cataloguée dans une espèce de fantastique, onirique…

MF : Ma foi, j’en ai pris le risque, et puis j’espère avoir la chance que d’avoir des propositions différentes. Je fais appel, j’allais dire, à l’intelligence du metteur en scène, plus qu’à quelque chose, comme ça, qui…

GD : Mais est­-ce qu’après on se dit pas, quand on a fait un film comme ça, ou quand on a eu une expérience comme ça qui est très profonde, parce que vous avez attendu plusieurs années, vous avez tourné pendant cinq mois, et puis c’est compliqué etc. et puis le film sort, est­-ce qu’on a envie après, j’allais dire, de retourner dans le travail d’avant ? Est­-ce que vous pourriez vous dire « Bon, ben maintenant, il faut s’y remettre », ou est-ce que vous y avez déjà pensé, écrit, travaillé, fait des musiques, ou pas du tout ?

MF : Non. J’ai eu pendant effectivement le tournage même, plutôt juste après le tournage, quand le tournage s’est terminé, une envie que de tout abandonner, tout délaisser. Pour aller vers quoi, c’était le point d’interrogation et plutôt une période d’anéantissement qu’autre chose. Aujourd’hui, oui j’ai très envie de retourner vers l’écriture, enfin mon écriture, en tous cas, pour essayer de découvrir des choses que je ne connais pas moi­-même, je suppose, parce que je ne sais pas ce que je vais faire, je ne sais pas ce que je vais écrire. Mais non, j’ai toujours cette envie. Je sais que si cette envie me quitte, j’arrêterai. J’aurai en tous cas cette honnêteté.

GD : Il y a quelque chose qui peut apparaître paradoxal, c’est que finalement vous êtes très pudique, réservée, timide, et en même temps vous faites des choses qui sont toujours, qu’elles soient habillées ou pas habillées, toujours un peu explosives. C’est jamais… Pourquoi ? MF : Parce que je crois que ça fait partie de mon propre paradoxe. C’est cette envie que de se cacher, cette envie de lumière et qui se reproduit dans le moindre de mes actes et pensées. C’est quelque chose de conflictuel mais nécessaire.

GD : Vous savez que par rapport justement aux années précédentes, on a appelé ça un peu pompeusement les années 80, celles qui s’annoncent sont plus tellement les années de la provocation. Mais quand je dis « la provocation », c’est pas la provocation au sens idiot mais la provocation au sens presque artistique des choses. Maintenant, ceux qui essaient de sortir le bout du nez pour faire des choses un peu différentes, on leur tape sur le bout du nez. Ça vous fait peur, ça ?

MF : J’ai l’impression que ça a existé toujours, ça, que c’est omniprésent, que dès qu’on essaye de faire quelque chose qui n’est pas, effectivement, dans ce chemin balisé, on vous tape sur les doigts. Mais…

GD : On vous a tapé, vous, sur les doigts ?

MF : Attaquée, bien évidemment ! Mais une fois de plus, peu m’importe, ça ne nous touche pas. Un artiste existe parce qu’un public est là. Au fond, j’enfonce des portes ouvertes, mais c’est la vérité vraie! Donc, tant qu’un public me dit « Continue ! C’est quelque chose que nous aimons », je continue !

 GD : Est­-ce que vous vous reconnaissez, non pas personnellement, mais dans des attitudes qui peuvent vous ressembler, par exemple pour quelqu’un comme Isabelle Adjani qui vit un peu…qui au fond montre à l’écran des choses souvent excessives et puis qui le reste du temps disparaît ?

MF : Je ne sais pas si nous sommes pareilles, mais c’est vrai que on m’a fait souvent cette réflexion, par exemple, que nous avions… Mais c’est plus pour évoquer des choses, dans le fond, des choses négatives en fait. Cette comparaison a été…

GD : Non, mais là c’est dit…

MF : Non, je le sais mais là je pense à ça parce que c’est quelqu’un qui, je crois, a essayé réellement de gérer sa carrière et son image et de faire ce qu’il lui plaisait, et parfois de s’évanouir et qu’on le lui a reproché. Maintenant, est­-ce que je…Je ne sais pas, c’est quelqu’un qui a un grand talent.

GD : La dernière question : est-­ce que la vie quotidienne, c’est-­à­-dire celle qui est ni sur les planches, ni dans les studios, ni en tournage, est­-ce qu’on y trouve un peu de bonheur, de plaisir, ou est­-ce que finalement il faut attendre désespérément de faire quelque chose et de se montrer ?

MF : Je crois que j’ai besoin effectivement de faire quelque chose, et ce métier… Sinon, je le vis mal.

GD : En tous cas, on vous souhaite le plus grand succès pour le film…

MF : Merci beaucoup.

GD : …à vous et à Laurent Boutonnat. Le film donc qui est sorti aujourd’hui sur les écrans et que je vous encourage vivement à aller voir, parce que c’est un film qui ne ressemble pas aux autres et c’est tant mieux ! Ciao, à demain. MF : Merci beaucoup… Générique de fin de l’émission.

TALKSHOW 5 OCTOBRE 1994 Présenté par Guillaume DURAND LCI

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MYLENE A la veille de la sortie de Giorgino

Posté par francesca7 le 16 février 2016

A la veille de la sortie de « Giorgino » dans les salles, Mylène Farmer est présente dans les trois rendez­vous d’information des trois premières chaînes. Le sujet commence par des images du film. Michel Vial (en voix-­off sur des images du film) :

De retour de la guerre en 1918, Giorgino est un jeune médecin qui tente de retrouver les enfants attardés dont il s’occupait avant d’être mobilisé. Et il rencontre une jeune fille étrange qui a l’esprit d’une enfant et qui paraît sombrer, peu à peu, dans la folie. Mylène Farmer incarne cette femme­-enfant dans un récit tourmenté, peuplé de fantômes et de loups. Mylène Farmer apparaît alors à l’écran.

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Mylène Farmer : Ça fait très longtemps que j’ai envie de jouer, d’interpréter des rôles qui sont des personnages autres que moi­-même. J’ai eu la chance de commencer par la chanson parce que c’est vraiment un métier que j’aime et j’aime l’écriture. Maintenant, c’est vrai que c’est quelque chose qui était en moi et qui avait envie de naître, et que j’ai enfin pu accomplir avec ce long métrage. Extrait de la bande­-annonce de « Giorgino ».

MV (en voix-­off) : Dans ce film, « Giorgino », on retrouve un univers qui vous semble familier, à vous et à Laurent Boutonnat : l’amour, la mort, la folie. Ce sont quand même vos thèmes favoris….

MF : Oui. Notre rencontre a quand même été très, très forte et capitale dans notre vie. Donc il est difficile, non pas d’envisager un autre univers, mais il est difficile de ne pas prolonger cet univers. Extrait du clip de « Beyond my control ».

MV : (par dessus ces images) Laurent Boutonnat réalisait les clips de Mylène Farmer depuis dix ans. Dans « Giorgino », il met en scène leur goût commun pour la mélancolie et le mal de vivre, grâce à quoi elle est devenue la chanteuse culte de toute une génération.

MF : C’est vrai que j’ai besoin de l’autre, et j’accepte.

MV : Qu’est­-ce que vous cherchez dans le regard de l’autre ?

MF : Une envie de continuer, une sympathie, un amour, toutes ces choses qui font que…qui vous aident à vivre, tout simplement. Nouvel extrait du clip de « Beyond my control ».

MV : Avec « Giorgino », Mylène Farmer n’aura pas manqué son rendez­-vous avec le cinéma. Héroïne à la fois candide et perverse d’un film qui revisite, non sans brio, les chemins singuliers de l’enfance.

AU 19/20 4 OCTOBRE 1994 – Entretien avec Michel VIAL France 3

 

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MYLENE, Entretien avec Frédéric BESSE

Posté par francesca7 le 16 février 2016

NRJ 31 MAI 1996 – Fait rarissime dans sa carrière, Mylène Farmer donne une interview en direct quelques minutes avant d’entrer en scène, ici le soir de la première représentation du Tour 96 à Bercy.

Il faudra attendre son deuxième Stade de France en 2009 pour assister à un nouveau duplex en direct.

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Frédéric Besse : Bonsoir à tous. Nous sommes donc ici à Bercy, où dix­-sept mille cinq cents personnes se sont donné rendez­-vous pour ce premier concert parisien de Mylène Farmer. Mylène a eu la gentillesse de nous ouvrir les portes de sa loge, elle doit monter sur scène dans quelques minutes. Elle est à nos côtés. Mylène, bonsoir !

Mylène Farmer : Bonsoir. FB : Tout d’abord, merci de bien vouloir se prêter au jeu du direct. Ma première question, c’est qu’attendez-­vous de ces retrouvailles avec le public parisien ? J’imagine que ce premier concert au Palais Omnisports de Paris­-Bercy constitue un des moments forts, un des temps forts de votre tournée…

MF : Je considère chaque date comme très importante : Bercy comme Toulon, comme toutes les villes de France. Qu’est-ce que j’attends ? Une formidable émotion, j’espère.

FB : Quels sont les grands souvenirs que vous conservez de vos différentes performances à Bercy ?

MF : Je crois que j’ai à peu près tout effacé, si ce n’est le souvenir de regards, de visages.

FB : Au fil du temps, avez­-vous le sentiment d’être devenue une véritable bête de scène ? C’est en tout cas l’argument qu’avancent vos plus grands fans !

MF : Non, je ne peux pas répondre ! (rires) En tout cas parler de moi en ces termes. En tout cas, j’ai un vrai, vrai, vrai plaisir que de monter sur scène.

FB : Beaucoup de personnes qui nous écoutent en ce moment n’auront peut­-être pas la chance de vous voir sur l’une des dates de votre tournée, alors j’aimerais que vous nous expliquiez un peu comment se constitue cette tournée, comment ça se passe sur scène et comment vous définissez cette formidable scène qui a été mise en place avec je crois dix­-sept personnes sur scène…

MF : Oui, il y a donc dix­-sept personnes, il y a beaucoup de musiciens, il y a huit danseurs qui viennent de New York pour la plupart ­ avec un danseur français tout de même ! (sourire) Que puis-­je vous dire ? Vous parler d’un écran, un écran géant qui fait 55m² et que j’utilise à la fois pour habiller les chansons avec beaucoup d’images abstraites, et ça c’est le travail d’une équipe qui m’a beaucoup aidée pour ça, et également qui pourra projeter ce qui se passe sur scène, des images lives. Il y a après des surprises dans le spectacle, beaucoup de mouvement et j’espère un peu de joie ! (rires)

FB : Je crois qu’il est très important de préciser que le spectacle que les gens vont voir ce soir à Bercy est exactement le même point par point que celui que les gens vont voir en province. Est­-ce que pour vous il est important de pas faire de privilégiés, comme ça ?

MF : C’est en tout cas le souhait et, si je puis dire, j’ai imposé et je n’ai pas eu grand mal parce que Thierry Suc, donc qui est le producteur du spectacle, est d’accord avec moi. J’avais envie effectivement, si je présentais un spectacle, je voulais présenter le même pour tout le monde.

FB : Près de six cent mille exemplaires de l’album « Anamorphosée » ont été vendus. Comment expliquez-­vous cette espèce de mysticisme de vos fans qui caractérise à chaque fois votre carrière ­ enfin, l’évolution de votre carrière ? C’est un petit peu délicat…

MF : Je ne sais pas. Là encore, je vais vous décevoir : je ne m’explique pas tout et je n’essaye pas, dans le fond, d’expliquer. J’essaye de recevoir, c’est tout. (sourire)

 FB : Dans quelques minutes, vous êtes sur la scène de Bercy. Quel contact, quel rituel aimez­-vous instaurer avec votre public ? Est­-ce que vous aimez vraiment rentrer en communion avec eux, qui connaissent à chaque fois chacune de vos chansons ?

 MF : Rentrer en communion, je crois que ça se fait relativement naturellement quand j’ai la chance d’avoir le public que j’ai. C’est vrai qu’il chante toutes les chansons tout au long du spectacle, donc il y a fatalement quelque chose d’assez fort qui se passe.

FB : Voilà, on va laisser Mylène se préparer tranquillement dans sa loge, parce que là il est 21h05 et donc dix­-sept mille cinq cents personnes attendent avec impatience de voir Mylène. Je vous rappelle qu’elle va monter sur scène d’ici très, très peu de temps. On la remercie d’avoir très gentiment voulu se prêter au jeu du direct en notre compagnie.

MF : Merci, au revoir.

FB : Merci, Mylène. Diffusion de « California » pour clore la séquence (on entend Mylène tousser alors qu’est lancée l’intro de la chanson)

 

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Je suis FAN de Mylène

Posté par francesca7 le 31 janvier 2016

A Mylène patchork

 

En 2012, l’élu socialiste Jean-Jacques Urvoas confiait être un fan inconditionnel de Mylène Farmer. Nommé ministre de la Justice, le successeur de Christiane Taubira fait aujourd’hui les frais de ses anciennes déclarations…

Retenez bien son nom. Jean-Jacques Urvoas vient d’être nommé ministre de la Justice en lieu et place de Christiane Taubira, qui a remis ce matin sa démission à François Hollande. Peu connu du grand public, cet homme politique de 56 ans est député du Finistère depuis 2007. « Authentiquement de gauche, il a adhéré au Parti socialiste en 1977 à l’âge de 18 ans. Urvoas est un grand professionnel du droit et ne traîne pas derrière lui une réputation de laxisme », nous apprend encore un article du site du Figaro.

Autre trait de caractéristique important du nouveau garde des Sceaux : il est fan… de Mylène Farmer. C’est Jean-Jacques Urvoas lui-même qui se confiait sur sa passion pour la chanteuse dans les colonnes de Ouest France en décembre 2012 à l’occasion de la sortie de son dernier album (celui de Mylène Farmer, pas le sien),Monkey Me. « Ce que j’aime chez elle, c’est son professionnalisme. Elle ne lésine sur rien. Elle contrôle tout, de A à Z, et elle s’occupe de tout. Il n’y a pas d’amateurisme dans ce qu’elle fait. Quand on paie pour aller la voir, on en a pour notre argent », s’enthousiasmait alors l’élu, ajoutant être fan de l’interprète de Sans Contrefaçon depuis « une quinzaine d’années ». Tellement fan qu’il avouait avoir téléchargé dès « 7 heures du matin » le jour de sa sortie le nouveau titre de son idole, dont il avait même fait sa sonnerie de téléphone portable…

Les confessions étonnantes du nouveau ministre sont rapidement réapparues sur Twitter ce matin à la suite de sa nomination place Vendôme. Et inutile de dire que les internautes ne lui ont pas fait de cadeau !

On peut être un député sérieux, reconnu pour cela, être président de la très respectée commission des lois de l’Assemblée nationale et être fan inconditionnel de… Mylène Farmer.

Pour rien au monde, Jean-Jacques Urvoas n’aurait manqué la sortie du nouvel album de son artiste préféré, hier. Mylène Farmer va faire le buzz avant Noël. Est sorti dans les bacs ce lundiMonkey me, le neuvième opus de la star de 51 ans qui, comme toujours, a cultivé le mystère.

Professionnalisme

« J’ai attendu 7 h du matin, hier, pour télécharger légalement sur iTunes le premier titre de l’album, À l’ombre. Jusqu’à aujourd’hui, la sonnerie de mon portable, c’était David Guetta. Désormais, c’est Mylène Farmer », raconte le parlementaire.

D’où vient cette passion pour la chanteuse française ? « Cela remonte à une quinzaine d’années. Ce que j’aime chez elle, c’est son professionnalisme. Elle ne lésine sur rien. Elle contrôle tout, de A à Z, et elle s’occupe de tout. Il n’y a pas d’amateurisme dans ce qu’elle fait. Quand on paie pour aller la voir, on en a pour notre argent. »

Jean-Jacques Urvoas indique qu’il n’a jamais rencontré Mylène Farmer. Il n’attend cependant pas d’invitation privilégiée de la part de l’artiste… « J’irai à son prochain concert à Paris. Car c’est sur scène qu’on l’apprécie le mieux. Ses spectacles sont très visuels. »

source http://www.closermag.fr/

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Mylène est une Charlie, titrait Gala

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

Par le biais d’un dessin signé de son nom et diffusé sur le compte insta­gram de sa maison de disque, l’ange roux de la chan­son française a décidé de prendre parti contre la barba­rie.

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Ses fans ont reconnu son joli coup de crayon. A défaut de prendre la parole dans une vidéo comme Johnny Hally­day, la discrète Mylène Farmer a fait diffu­ser sur le compte insta­gram de Poly­dor, sa maison de disque, un dessin repré­sen­tant Lonely Lisa, son person­nage fétiche et son lien silen­cieux avec le public, tendant à bout de bras une pancarte « Je suis Char­lie ». La signa­ture de la star figure au pied de son drôle d’alter ego, qu’elle avait déjà esquissé sur une pleine page du quoti­dien Libé­ra­tion pour remer­cier ses fans de leur fidé­lité, en mars dernier.

Une façon pour la chan­teuse de mani­fes­ter son profond dégoût pour les actes barbares qui ont frappé la rédac­tion de Char­lie Hebdo et de rendre hommage à ses dessi­na­teurs assas­si­nés (parmi lesquels Cabu et Georges Wolinski), alors qu’elle ne manque jamais de chan­ter sur scène, depuis la fin des années quatre-vingt dix, ces quelques mots: « j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer/ au souffle du vent/ s’élevait l’âme, l’huma­nité/ son manteau de sang/ j’irais cracher sur vos tombeaux/ n’est pas le vrai, n’est pas le beau/ j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer » (chan­son Rêver).

Pour la star, idolâ­trée parfois jusqu’à l’excès, contre son gré, les évène­ments du 7 janvier ne sont pas sans réveiller le trau­ma­tisme de la fusillade d’un stan­dar­diste de Poly­dor par un de ses fans, déséqui­li­bré, au début des années quatre-vingt dix.

Mélan­geant sexe et reli­gion dans ses textes et ses clips, la chan­teuse a toujours farou­che­ment défendu la liberté d’expres­sion d’un artiste. Quitte à être elle-même victime de la censure.

Répu­tée agnos­tique, mais tout aussi oppo­sée aux anathèmes et aux amal­games, l’inter­prète de Ainsi soit-je n’hésita pas à enton­ner sur la scène du Palais Omni­sports de Paris Bercy une reprise de La Poupée qui fait non avec l’artiste Khaled, en 1996, après la montée du FN aux élec­tions muni­ci­pales de 1995.

Atta­chée à la liberté de conscience, elle compte égale­ment parmi les plus fidèles amies de l’écri­vain Salman Rush­die, auteur des sulfu­reux Versets Sata­niques, capable de lui rendre visite à Londres alors qu’il était encore sous le coup d’une fatwa.

Source originale : http://www.gala.fr 

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Les apparitions publiques de Mylène F.

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

À l’oc­ca­sion de la sortie d’un livre de photo­gra­phies entiè­re­ment centré sur elle, Mylène Farmer s’est prêtée aux monda­ni­tés pari­siennes en assis­tant au vernis­sage d’une expo­si­tion desdits clichés signés Sylvie Lancre­non.

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Les appa­ri­tions publiques de Mylène Farmer sont très très rares. Hormis ses tour­nées, impos­sible de croi­ser l’ange roux. Le 4 juin dernier, pour­tant, la chan­teuse a montré le bout de son nez en se rendant au vernis­sage de Fragile by Sylvie Lancre­non, à la gale­rie Acte 2 rive gauche. Modèle unique de la photo­graphe pour cette expo­si­tion (dont un livre éponyme est sorti mi-mai), Mylène Farmer a débarqué, une cheville dans le plâtre et son berger suisse blanc en laisse. Étaient présents lors de l’évé­ne­ment l’écri­vain Natha­lie Rheims, le coif­feur John Nollet, le coutu­rier Jean-Paul Gaul­tier (qui avait symbo­lique­ment demandé la main de la chan­teuse en 2011) ainsi que le roi du polar Jean-Chris­tophe Grangé.

Après un bref passage devant les photo­gra­phies, habillée d’un simple t-shirt blanc, l’in­ter­prète de Sans contre­façon s’est posée quelques minutes avec ses proches dans la courette de la gale­rie avant de repar­tir furti­ve­ment.

http://www.voici.fr 

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Lorsque TÉLÉ MAGAZINE AVAIT RECU Mylène

Posté par francesca7 le 16 janvier 2016

 

Entretien avec Laurence de WIT Mylène, 9 AOÛT 1986

 

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vous êtes née au Canada ? ­

Oui, en 1961. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de huit ans et ensuite je suis venue en France. Mon père était ingénieur des ponts et chaussées, il était parti au Québec pour participer à la construction du barrage du Manicouagan.

Vous n’aimez pas votre enfance ? ­

Je n’en ai aucun souvenir, ce qui veut dire qu’effectivement je n’aime pas cette période de ma vie. Je me sens plus à l’aise avec les gens plus âgés que moi. Les enfants ne m’intéressent pas, ils sont trop naïfs, trop inconscients et ça me fait peur.

Depuis combien de temps chantez­-vous ? ­

J’ai arrêté mes études en terminale, à dix­s-ept ans. J’étais attirée par les métiers artistiques, par la chanson surtout qui me paraissait plus accessible que le cinéma. Et puis par hasard j’ai rencontré Laurent Boutonnat qui est compositeur et on a eu envie de travailler ensemble il y a deux ans. Ca a donné ma première chanson, « Maman a tort », qu’il avait écrite avec un autre producteur. Ils ont procédé à un casting et j’ai été choisie. Jusque-­là j’avais suivi des cours de théâtre et j’avais été mannequin, et aussi travaillé dans la mode et la publicité.

Quelle qualité vous séduit le plus chez les gens ? ­

La pudeur. Et ça ne va pas à l’encontre de la provocation qui m’est nécessaire pour m’exprimer. Je suis née pessimiste, mais j’aime tout ce qui est extrême, je suis passionnée et romantique, et le métier que je fais me convient parfaitement, il se passe toujours quelque chose, je ne m’ennuie jamais.

Toute votre vie est axée sur votre carrière ? ­

 En ce moment, forcément oui, parce que je débute. Mais je ne voudrais pas oublier le reste. Je ne sais pas encore si c’est possible ou non. Je ne lis plus, je ne peins plus, je peignais à la gouache des insectes, des animaux bizarres. Mon seul compagnon c’est E.T, un singe capucin que j’ai acheté en me promenant sur les quais il y a deux ans.

Vous avez d’autres animaux ? ­

Non, mais j’aime les félins pour leur beauté et leur grâce et si je n’habitais pas dans un appartement, j’aurais un loup, un de ces grands loups blancs et gris que j’admire pour leur nature sauvage et craintive en même temps.

Votre chanson et votre clip Libertine se situent au XVIIIème siècle, pourquoi ? ­

Le XVIIIème siècle est le siècle du libertinage, c’est-­à­-dire un doux mélange de décadence et de folie. C’est une certaine naïveté, une quête du bonheur par les plaisirs. Il me semble que les gens étaient plus heureux à cette époque-­là.

Quels vêtements aimez-­vous porter ? ­

Je suis très à l’aise dans ces vêtements du XVIIIème siècle justement, mais bien sûr, je ne peux pas m’habiller comme ça dans la vie quotidienne. D’un autre côté, la mode ne m’intéresse pas. J’aime porter des choses sophistiquées que je découvre au hasard des boutiques.

 Pensez-­vous faire bientôt de la scène ? ­

Je ne suis pas encore prête. Je suis perfectionniste et avant de faire un spectacle en direct, je veux encore travailler. Pour le moment, je vais me reposer un peu, je vais rester à Paris, lire, aller au cinéma, les vacances

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Interstellaires dans la presse

Posté par francesca7 le 5 janvier 2016

Mylène Farmer revient avec « Interstellaires ». Trois ans depuis la sortie de son neuvième album, qui avait divisé la critique, la chanteuse a cherché à se renouveler et à se révéler, apparaissant plus sereine que jamais.

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Mylène Farmer est de retour, mais sans son complice de toujours, Laurent Boutonnat. Comme elle l’avait fait il y a cinq ans en allant chercher Moby, Archive et RedOne pour renouveler son univers à travers l’album « Bleu noir », la chanteuse a fait appel cette fois-ci au producteur pop Martin Kierszenbaum (Natalia Kills, Robyn, Lady Gaga…), chef du label Cherytree Records qui distribue la musique de Sting. C’est d’ailleurs avec « Stolen Car », une reprise en duo avec l’ex-chanteur de Police produite par The Avener que Mylène Farmer a fait son retour. Une mise en bouche qui illustre plutôt bien l’album « Interstellaires », dont le point fort est indiscutablement sa modernité et sa légèreté, là où son prédécesseur, le déstabilisant « Monkey Me », sonnait légèrement poussiéreux et paresseux. Un changement de partenaires bienvenu !

Une artiste enfin sereine et optimiste
« Interstellaires » brille par sa cohérence, il est agréablement homogène sur le plan de la production et des arrangements, qui nous mettent en condition pour un voyage dans l’espace. Quant aux textes, ils sont une invitation à s’extirper du quotidien pour rejoindre les étoiles. Ce périple astral démarre avec la chanson éponyme de l’album, dont la tonalité rock et l’interprétation innovante font écho au disque « Anamorphosée » (1995), synonyme de fracture dans la carrière de Mylène. D’emblée la voix apparaît mieux maîtrisée pour délivrer un message optimiste. La chanteuse, qui semble moins tourmentée,  » lève les voiles  » pour  » recommencer dans un monde meilleur « . Un monde lumineux où l’amour guérit de tous les maux, comme l’artiste le chante dans « Voie lactée », « City of Love » ( » L’amour surgit du néant / N’avoir d’autres vœux que l’autre « ) et « Love Song », dont le lyrisme du refrain aérien tranche avec la sobriété des couplets.

Malgré cette sérénité apparente, il plane sur « Interstellaires » des zones d’ombre et les angoisses que les fans connaissent déjà bien. C’est ce que Mylène Farmer affirme à travers la ballade « A rebours », pièce maîtresse de ce nouveau disque. Sur des couplets parlés, contraste d’un refrain entraînant sa voix dans les aigus, l’artiste claque la porte à ses vieux démons, faisant un pas vers l’autre.  » (Nul besoin de barreaux / De croix / On s’enferme tout seul / Parfois « ). A l’aise entre l’Enfer et le Paradis, elle prend un peu de hauteur à travers « Pas d’access », piste électro captivante, utilisant la métaphore du rapace pour disserter sur la notion de liberté.

Un style plus direct et donc plus lisible
Mylène Farmer va à l’essentiel, adopte un style plus direct et délaisse la poésie ainsi que les mélodies fortes signées Laurent Boutonnat. L’anecdotique « Voie Lactée » ou la ritournelle sautillante aux accents funk, efficace, mais aux rimes aussi faciles (caricaturales), « C’est pas moi », rappellent toutefois le pygmalion. Signe que la chanteuse sait encore surprendre sans non plus provoquer de séisme. C’est aussi le cas avec le titre « Un jour ou l’autre », dont le pont aux influences celtiques conclut brillamment ce voyage dans l’espace. 

Cet album a donc les défauts de ses qualités. Plus lumineux et moins torturé, plus lisible aussi, « Interstellaires » inspire un profond sentiment d’apaisement. Malheureusement, cette recherche d’uniformité a obligé Mylène Farmer à sacrifier les gros tubes et les ballades poignantes, pourtant la marque de fabrique de son univers. Pour l’émotion, il faudra en effet se contenter d’une reprise très épurée de « I Want You to Want Me » de Cheap Trick, où l’artiste se met à nu.

Jonathan HAMARD – Source : Pure Charts

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City of Love le nouveau clip de Mylène Farmer réalisé par Pascal Laugier

Posté par francesca7 le 26 décembre 2015

 

Une vidéo très atten­due, qui a demandé des heures et des heures de travail à Pascal Laugier, son réali­sa­teur : City of Love, le nouveau single de Mylène Farmer, profite enfin d’un clip. Et pas n’importe lequel : inspi­rée notam­ment d’Edward aux mains d’argent, il offre à la chan­teuse un rôle éton­nant de créa­ture ailée.

Image de prévisualisation YouTube

Elle en avait révélé les premières images il y a main­te­nant dix jours : Mylène Farmer a enfin mis en ligne le clip de City of Love, son nouveau single – après Stolen Car en duo avec Sting. Habi­tuée à produire de véri­tables petits films pour illus­trer ses morceaux, la chan­teuse n’a une fois de plus pas lésiné sur les moyens :quarante personnes ont été mobi­li­sées pour le tour­nage, qui s’est étendu sur près de 48 heures. Instal­lée au Château de Cham­blis, à une cinquan­taine de kilo­mètres de Paris, l’équipe a notam­ment passé six heures trente à maquiller Mylène Farmer – un temps néces­saire, pour la trans­for­mer en une créa­ture étrange et touchante.

 A mylène blog

Il y a du Hitchock, du Guillermo Del Toro, et surtout du Tim Burton dans le clip de City of Love. Mylène Farmer y incarne une version fémi­nine d’Edward aux mains d’argent pas de ciseaux à la place des mains ici, mais des griffes – et surtout des ailes abîmées dans le dos, inuti­li­sables. Comme son prédé­ces­seur incarné par Johnny Depp, Mylène Farmer cherche l’amour dans un manoir vide. La chan­teuse, dont le dernier album Inters­tel­laires est sorti le 6 novembre, ne trou­vera alors le récon­fort qu’auprès d’un mannequin de bois. Un ersatz d’être humain, dont l’étreinte suffit à rassu­rer la créa­ture et à lui faire réali­ser que l’amour existe – quelles que soient les appa­rences.

Article paru sur http://www.gala.fr/

 

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Mylène Farmer – City Of Love – LE CLIP

Posté par francesca7 le 17 décembre 2015

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Le réalisateur Pierre Laugier, spécialiste du film d’horreur, a revisité l’œuvre d’Alfred Hitchcock pour illustrer une chanson d’amour à double sens tirée de l’album Interstellaires.

 

Depuis ses débuts, la confusion des sentiments est une source d’inspiration infinie pour Mylène Farmer. Pour illustrer sa chanson City of love - littéralement: La Ville de l’amour - elle a décidé de travailler avec un réalisateur français, Pierre Laugier, spécialiste du film d’horreur.

En moins d’une minute, l’ambiguïté du texte de Mylène Farmer trouve ici un écrin horrifique. Une maison abandonnée, un ciel de nuit noir corbeau, la foudre qui tombe, ces premières images rappellent irrésistiblement la demeure hantée de Norman Bates dans l’un des chefs-d’œuvre d’Alfred Hitchcock, Psychose (1960).

1 Sting-et-mylene-farmer-a-la-17eme-950x0-3 - CopieLes clips de Mylène Farmer jettent l’effroi

Le lien de parenté entre le clip de City of love et la manière si particulière du maître du suspense s’observe aussi dans le message de la voix off: «Un orage électrique se dirige vers le nord… doublé d’un vent tourbillonnant fait chuter les oiseaux… leurs ailes brisées les laissant abîmés…» On peut y voir aussi un deuxième emprunt. Après Psychose Pierre Laugier s’est aussi inspiré du thriller Les Oiseaux (1963).

Mylène Farmer aime jouer avec la peur. D’autres clips de ses chansons n’ont pas hésité à jeter l’effroi sur ses fans. On peut citer Plus GrandirDégénération, et bien sûr l’excellent Beyond my control.

 

Article paru sur LEFIGARO.FR 

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Les stratégies de lancement pour Mylène

Posté par francesca7 le 13 décembre 2015

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Mylène à la Une des Magazines

Posté par francesca7 le 13 décembre 2015

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Mylène à la conquête des Etats Unis

Posté par francesca7 le 12 décembre 2015

 

mimi

Pour la première fois, un de ses album sort à l’échelle mondiale. C’est d’ailleurs très cohérent par rapport à ses envies d’ailleurs. Interstellaires, le 10e album studio de Mylène Farmer, sort en effet dans le monde entier. Une première pour la chanteuse, en 30 ans de carrière. « Martin a son propre label et il m’a proposé de m’ouvrir un peu au monde. Je lui ai dit pourquoi pas, prenons cela comme un amusement », explique la chanteuse, qui pense qu’elle a « quelque chose à faire aux États-Unis ».

En plus de son duo avec Sting, elle chante un autre titre en anglais, I Want You. Les américains la découvriront donc le mois prochain à la télé notamment dans le Tonight show, une émission très importante au États Unis. Elle y sera toujours épaulée par Sting. On a balayé pas mal de leurs points communs, il en reste un, que les deux artistes érigent en principe : refuser le conformisme. « C’est parce que je m’ennuie vite, j’ai besoin de changer constamment dans ce que je fais », lâche StingMylène Farmer acquiesce : « Moi aussi je m’ennuie vite. J’aime la différence, j’ai besoin de choses qui étonnent ».

Un thème central dans les textes : l’espace. Dès la chanson d’ouverture éponyme, on est dans l’ambiance. « J’ai fait d’abord ce voyage toute seule. J’avais envie d’inconnu, de voyage, de liberté. Je n’ai pas besoin de capsule pour aller dans l’espace », explique l’artiste. Écoutant certainement ses envies d’ailleurs, elle n’a pas travaillé avec son compositeur attitré, Laurent Boutonnat

source : http://www.rtl.fr/culture

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MYLENE dans la Presse pour un film

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

C’est un effeuillage dans les règles de l’art que s’offre la chan­teuse avec Fragile, livre de photos sensuelles réali­sées par Sylvie Lancre­non, à paraître ce 15 mai (aux Editions Anne Carrière). En atten­dant notre sujet exclu­sif sur cette colla­bo­ra­tion, en kiosque dès ce mercredi 13 mai, arrêt sur un détail anato­mique parti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’icône Farmer.

mimi (2)

Comme Isabelle Adjani, autre modèle de la photo­graphe Sylvie Lancre­non, autre figure statu­taire du spec­tacle français, autre mystère au teint d’al­bâtre et aux accès de fièvre, de ceux dont les fêlures laissent passer la lumière, elle aurait pu incar­ner une formi­dable Camille Clau­del, sœur du drama­turge Paul Clau­del et sculp­trice de talent, brisée par son mentor et amant Auguste Rodin, réduite en éclats d’elle-même entre les murs l’asile de Ville-Evrard, en Seine-Saint-Denis.

Malgré ses liens privi­lé­giés avec des gens du 7eme art comme feu Claude Berri, Vincent Lindon, Luc Besson, Jean Roche­fort ou encore David Lynch, Mylène Farmer n’a pas fait son cinéma. Un premier rôle dans Gior­gino, premier long-métrage de son ancien complice Laurent Bouton­nat, le doublage de la prin­cesse Sélé­nia, trou­blant avatar animé, dans Arthur et les Mini­moys et puis… plus rien. A ce jour, du moins… Qu’im­porte. Troi­sième enfant d’un ingé­nieur des ponts et chaus­sés muté au Canada où elle passera les premières années de sa vie, Mylène Gauthier a fait mieux : elle a déroulé le film de sa vie et créé Mylène Farmer, un peu comme Dieu créa la femme. Patiem­ment.  Méti­cu­leu­se­ment. De ses propres mains.

Alors que sort ce 15 mai Fragile, bel ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de l’ar­tiste, et, véri­table réflexion sur la créa­tion, la pulsion de vie et le mouve­ment, entre­prise en colla­bo­ra­tion avec Sylvie Lancre­non, il s’agit juste­ment de reve­nir sur… les mains de Mylène Farmer ! Au même titre que ses pieds ou son regard, elles sont photo­gra­phiées en détail dans Fragile, le livre de 168 pages publié par les éditions Anne Carrière. Un juste choix, car pour avoir rencon­tré la chan­teuse, s’il est bien une partie de son anato­mie qui vous surprend, vous saisit, voir vous imprègne, ce sont ses deux mains.

Je n’y avais pas prêté atten­tion, dans le cadre de notre première inter­view, réali­sée dans la foulée encore hale­tante de sa tour­née Time­less 2013 et parue dans les pages de Gala le 24 décembre 2013. Le 27 mars 2014, l’oc­ca­sion me fut donnée de procé­der à un petit erase and rewind. Rencontre, prise 2, moteur… action ! Invité au Gaumont Opéra, dans le 9e arron­dis­se­ment de Paris, à décou­vrir le film de sa dernière odys­sée scénique (avant qu’il n’at­teigne des records de vente sous la forme d’un DVD quelques semaines plus tard), l’humble et pour­tant si talen­tueux réali­sa­teur François Hanss, un proche, surtout le sien bien­tôt trente ans, m’in­vite au géné­rique de fin à rejoindre la coupole de la salle de cinéma pour célé­brer le succès de la projec­tion sur le plan natio­nal ce soir-là (plus de 100 000 spec­ta­teurs dans toute la France). Les fans évacuent les lieux, encore ébahis, sonnés, par le voyage de deux heures qu’ils viennent de vivre. Je ne vais pas être déçu par celui que j’amorce, en emprun­tant un dédale de coulisses et de marches. En pleine discus­sion avec Pascal Nègre, p-dg d’Uni­ver­sal Music, elle est là. La surprise tient en sa seule présence. D’or­di­naire, Mylène Farmer ne goûte guère à l’au­to­cé­lé­bra­tion, encore moins à cette bulle vite soûlante que peut être la vie nocturne pari­sienne. Au soixan­tième anni­ver­saire de Domi­nique Besne­hard, fêté un moins plus tôt au Théâtre du Rond-Point, elle fut la seule star à se sous­traire à la mitraille des photo­graphes. Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

MYLENE TVAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

Nous avons choisi, pour l’ou­ver­ture de notre sujet exclu­sif en kiosque ce mercredi 13 mai, une photo du livre Fragile réali­sée par Sylvie Lancre­non, sur laquelle, Mylène pose allon­gée, visage tourné, main tendue. Comme une invi­ta­tion à saisir cette main. Avant que le mythe Farmer ne dispa­raisse. Encore une fois. Peut-être défi­ni­ti­ve­ment. Atten­tion, Fragile ! Atten­tion aux chefs-d’œuvre en péril…

Source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_jeux_de_mains_jeu_de_m_341374

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Mylène fait partie de sa vie

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

Mylene Farmer déchaîne les passions. La curiosité de ses fans a été particulièrement attisée lorsqu’ils ont découvert qu’une chanson intitulée « Mylène Farmer » figurait sur « Blonde », le nouvel album de l’ex-Lolita. Si personne ne savait de quoi il s’agissait, nous avons rencontré Alizée qui s’est longuement confiée sur ce titre mystérieux et sur celle qui l’a révélée au grand public en 2000 avec l’album « Gourmandises ». Découvrez ci-après un extrait d’une interview à paraître prochainement sur Pure Charts.

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Tu en as marre qu’on te parle de Mylène Farmer ? 
Non parce que je n’aurais pas fait une chanson sur elle si j’en avais marre ! 

Raconte-nous l’histoire de ce titre. Pourquoi, ça s’est fait ?
Ce qui est drôle, c’est qu’au départ, la chanson n’avait pas été faite pour moi. Quand j’étais en studio et que je choisissais les chansons, j’écoutais des choses avec Pascal (Obispo). Sur l’ordinateur j’ai vu un fichier qui s’intitulait « Mylène Farmer ». Je lui ai demandé ce que c’était, si c’était pour elle, sur elle… Il m’a expliqué que c’était une chanson sur Mylène ! Alors je lui ai demandé « c’est pour qui ? ». Il m’a dit « Je ne sais pas encore ». J’ai dit : « S’il y en a une qui est bien placée pour en parler c’est moi ! Fais moi écouter ! » Donc j’écoute et tout et je me dis, « mais franchement c’est génial » parce que je parle de Mylène sans vraiment en parler !

Elle parle de quoi cette chanson ?

« « Mylène fait partie de ma vie » »

C’est pas un hommage car je ne suis pas là, à dire que je l’aime, qu’elle me manque, des trucs improbables, c’est pas du tout ça… Je parle de la vie d’un fan de Mylène Farmer. Moi, je suis la personne qui vit avec ce fan. Cette personne que j’aime et avec qui je vis est fan de Mylène, à tel point qu’il voudrait que sa femme soit comme elle. Donc il voudrait que je sois comme Mylène Farmer. Mais je ne suis pas Mylène. Elle a beau être parfaite, c’est pas moi. Je raconte la vie de ce fan qui tous les jours se lève avec Mylène, se couche avec Mylène… Ce fan ça aurait pu être moi. Car même si ça fait 15 ans que j’ai commencé à chanter avec « Moi… Lolita » et que ça fait 10 ans que je ne travaille plus avec elle, elle fait partie de ma vie. Je suis toujours aussi fan d’elle, je suis allée la voir en concert pendant « Danse avec les stars » à Bercy… C’est l’artiste pour laquelle j’ai le plus de respect et d’admiration.

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour lui consacrer un morceau ?

« Un petit clin d’oeil pour la remercier »

J’étais prête à en parler aussi parce que, cette année 2013, j’ai fait plein de choses et réglé plein de problèmes dans ma tête. Il restait cette petite parenthèse pas trop réglée. C’est bizarre pour moi car on m’en parle beaucoup et on ne la voit pas beaucoup. Evidemment, une personne qui s’en est approchée, on essaie d’en savoir plus auprès d’elle. On m’en parle tout le temps, j’en parle tout le temps et j’en parlerai toujours. Mais là j’étais prête à en parler plus. Et c’est aussi un petit clin d’œil pour la remercier. Dans mes chansons, je parle toujours des gens qui me tiennent à cœur. J’ai parlé de ma fille, dans « Plus de bye bye » je parle de Grégoire…. Et Mylène Farmer c’était une personne très importante dans ma vie et du coup j’en parle. Tout simplement.

Matthieu RENARD

En 1999, la jolie Alizée tapait dans l’oeil de Mylène Farmer lors de son passage dans Graînes de stars. Le 4 juillet 2000, moins de trois mois après sa dernière apparition dans l’émission de M6, sortait son premier single, Moi… Lolita. Un titre écrit par Mylène Farmer et composé par Laurent Boutonnat.

Mylène Farmer n’était pas une chanson que Pascal Obispo avait écrit pour Alizée. Alors qu’elle la trouvait dans l’ordinateur du chanteur, elle a tout de suite pensé être la personne idéale pour chanter cette chanson. « J’ai dit : ‘S’il y en a une qui est bien placée pour en parler c’est moi ! Fais moi écouter !’ Donc j’écoute et tout et je me dis, ‘mais franchement c’est génial’ parce que je parle de Mylène sans vraiment en parler« , confie Alizée.« Elle fait toujours partie de ma vie »

 

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Alizee/news-92506.html#FOvh8LuVi6qFHDTc.99

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Mylène a fait une rencontre du troi­sième type

Posté par francesca7 le 20 novembre 2015

1Sa bonne étoile s’est mise à briller un peu plus fort, comme un signal lui rappe­lant qu’elle n’avait pas encore tout dit, qu’il était temps de dessi­ner un nouveau ciel au-dessus de sa tête, à l’au­tomne dernier.

Elle venait alors de termi­ner le shoo­ting du livre Fragile, première extrac­tion de l’ima­ge­rie roman­tique et gothique qui a fait sa légende. Devant l’objec­tif de Sylvie Lancre­non, Mylène Farmer s’était mise quasi­ment à nu, tout juste habillée d’un voile de mous­se­line, de talc ou d’ar­gile. Mue et renais­sance d’une artiste dans sa façon de se présen­ter à l’autre.

Restait à trou­ver le son qui corres­pon­drait à cette envie d’épure, de recom­men­ce­ment, sans renie­ment de celle qu’elle fut. Etre diffé­rent et fidèle à soi-même, pour un artiste, c’est… tout un art !

Ecrit et enre­gis­tré sous le ciel de Cali­for­nie, l’al­bumAnamor­pho­sée, plus rock, voire plus sensi­tif, plus orga­nique, fut une première surprise, il y a vingt ans. Nouvelle pulsa­tion de vie, au-delà des ecchy­moses, avec Bleu Noir, disque aux sono­ri­tés élec­tro travaillées par Moby, RedOne et Archive, en 2010.

Proje­tée dans ses rêve­ries depuis la fin de sa tour­née Time­less, il y a deux ans, Mylène a fait une rencontre du troi­sième type : Martin Kirs­zen­baum.

Fils de scien­ti­fiques argen­tins, ce natif de La Jolla, en Cali­for­nie, ne connaît qu’une limite : le ciel ! Déni­cheur de talents (les loli­tas russes de t.A.T.u, la Cana­dienne Feist, Lady Gaga…) pour Inter­scope, label d’Univer­sal, il a fondé sa propre divi­sion, Cher­ryT­ree Records, spécia­li­sée dans l’édition, le déve­lop­pe­ment et le mana­ge­ment d’artistes (Tokio Hotel,  Robyn, Ellie Goul­ding, LMFAO…), sans délais­ser la compo­si­tion musi­cale.

Mis au piano par sa mère dès ses huit ans, membre de divers groupes durant son adoles­cence, ce multi-instru­men­tiste comprend à ce point les envies de ses talents qu’il ne put refu­ser à Sting, proche depuis bien­tôt vingt ans, l’enre­gis­tre­ment de Songs from the laby­rinth, collec­tion de pièces pour luth, en 2006! Contre toute attente, sinon celle de Sting et de Kiers­zen­baum, l’album s’est vendu à plus de 270 000 exem­plaires rien qu’aux Etats-Unis, le plus diffi­cile des marchés.

« Cela ne m’inté­resse pas d’exploi­ter ce qui est à la mode, je suis bien plus inté­ressé à l’idée de défi­nir ce qui va plaire », aime à répé­ter ce mari et père de deux grands enfants, si enjoué qu’on en devine à peine les quarante-huit ans.

Compo­si­teur de neuf titres inédits sur les onze inclus dans Inters­tel­laires, ce nouvel album de Mylène que Cher­ryT­ree Records va distri­buer à l’inter­na­tio­nal, Martin Kiers­zen­baum a très proba­ble­ment réussi son pari avec l’icône Farmer.

MYLENE 2015

Gala vous en offre un avant-goût…

1. Inters­tel­laires: Choisi au dernier moment comme titre de l’al­bum, ce premier morceau en défi­nit l’am­biance. Retour d’une batte­rie et de guitares plus rock. Niveau texte, Mylène chante le voyage. Vers un ailleurs, une autre vie, l’éter­nité ? Le refrain laisse libre cours aux imagi­naires : « Si c’était moi/ Pour nos rêves/ Mettre les voiles/ Le jour se lève/ On se prépare/ Au voyage/ Pour des ères inter­stel­laires (…) ». La voix a gagné dans les graves. Les chœurs qui l’ac­com­pagnent vers la fin évoquent une incan­ta­tion tribale. On pense à Vertige, chan­son d’ou­ver­ture de l’al­bum Anamor­pho­sée. Et on imagine déjà une entrée de scène sur ce titre.

2. Stolen car : Premier single exploité, ce deuxième morceau, inter­prété avec Sting, est le seul duo de tout le disque. Déjà chan­tée par l’ex-leader de The Police en 2003, cette reprise, remixée et produite par le dj star The Avener, est aussi le seul titre d’Inters­tel­laires aux distor­sions élec­tro. Choisi par Mylène pour ses quali­tés ciné­ma­to­gra­phiques et sa construc­tion invi­tant à un dialogue franco-anglais, cette ballade mid-tempo entre regrets et rêves, réalité et fantasme, pose la problé­ma­tique très « farme­rienne » du désir qui fait désordre.

3. A rebours : Si, avec ce troi­sième morceau, Mylène chante la tenta­tion du retour en arrière, d’un erase and rewind, quand tout pèse, tout nous accable, le début parlé, à la limite du slam, n’est pas sans rappe­ler son tout premier talk-over sur Maman a tort, il y a trente ans. Musi­ca­le­ment, on est dans l’épure : piano, guitare et batte­rie sur la fin portent des paroles aussi simples que percu­tantes, fina­le­ment posi­tives, libre­ment inspi­rées d’un certain André Malraux. « La vie ne vaut rien mais / Mais… Rien ne vaut la vie / C’est epsi­lon plus que petit / C’est epsi­lon pour­tant l’en­vie (…) ». Inspi­rant.

4. C’est pas moi : Ce quatrième morceau est peut-être l’une des meilleures surprises de l’al­bum. Sur un texte abor­dant le refus du confor­misme, de la tièdeur et de l’en­nui (« Marcher sa vie entière à…/ Côté de soi/ Tant d’âmes se méprennent/ Un oui/ Un non/ Une ligne droite (…) »), Mylène s’es­saie à… des sono­ri­tés funk ! La ligne de basse, rela­ti­ve­ment démente, en fera danser plus d’un, comme le fit – allez, osons la compa­rai­son – leThriller de Michael Jack­son.

5. Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

6. Love song : Ponc­tué par un bruit de sonar, souli­gné lui aussi par des accords de guitare et la frappe d’une batte­rie, ce sixième morceau planant impo­sera à n’en pas douter l’al­lu­mage de briquets lors des prochains concerts de l’icône Farmer. A travers cette ballade envoû­tante, Mylène la femme laisse surtout trans­pa­raître son empa­thie pour les cabos­sés de la vie et de l’amour. « Love song / Love song/ Love song des lais­sés pour compte/ Love song/ Une Love song/ Quand je vois l’ombre/ Nous sépa­rer du monde (…) », scande-t-elle. Comme un baume répa­ra­teur.

7. Pas d’ac­cess : Recours au synthé, en complé­ment d’une basse, sur ce septième morceau, mais dans un style plus proche des Daft Punk que des dernières compo­si­tions de Laurent Bouton­nat. A nouveau, Mylène démontre toute l’éten­due de ses capa­ci­tés vocales, en oscil­lant entre registre bas et registre plus haut. Si le texte est l’un des plus sibyl­lins de l’al­bum, rédui­sant le monde à une cage pour les free-spirits (« Il n’y a pas d’ac­cess/ Il n’y a pas d’ac­cess/ Pour être libre (…) »), il permet aussi à Mylène d’ex­ploi­ter une nouvelle image­rie (« Rapace / Je m’évade/ Trou­ver son nid/ Cathé­drale/ Au Kamt­chatka/ Ou Sibé­rie (…) »). On aime, en outro, ce cri de faucon, aussi perché – dans tous les sens du terme – que déchi­rant. Nouvel animal totem ?

8. I want you to want me : Deuxième reprise de l’al­bum, après Stolen car. Origi­nel­le­ment chan­tée par le groupe de hard rock améri­cain Cheap Trick en 1978, ce huitième morceau reprend en fait les arran­ge­ments choi­sis par un autre Améri­cain, Gary Jules, proche de Mylène, lorsqu’il s’appro­pria lui-même ce titre en 2011. Moins rageuse, plus tendre, comme une confi­dence sur l’oreiller, cette version s’écoute comme une supplique amou­reuse d’un genre nouveau pour la chan­teuse. On l’y découvre en effet prête aux conces­sions les plus ordi­naires, mais sans doute les plus fonda­men­tales, de la vie de couple (« I’ll shine up my old brown shoes / I’ll put on a brand new shirt / I’ll get early from work / If you say you love me (…) »). Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour, en résumé et en version française.

9. Voie lactée : Jolie ballade, qui résume peut-être le mieux le nouvel état d’es­prit de Mylène, sa volonté de vivre en suspen­sion et en mouve­ment, entre spleen et idéal, de petites morts en renais­sances, « Comme les flocons d’air / De neige en hiver / Qui fondent au prin­temps (…) »« Pas le droit de m’en faire / Pas plus le droit de fuir (…) », « Pas le droit de me taire / Pas plus le droit d’en finir (…) » : sur ce neuvième morceau, l’ange roux entre­prend son examen de conscience. Quand bien même son reflet est une toile inache­vée, cet infini, cette « voie lactée » dont on n’aura jamais fini de mesu­rer les contours. Au début des années quatre-vingt-dix, l’ar­tiste se disait d’une « géné­ra­tion désen­chan­tée ». Avec ce titre, elle semble fina­le­ment refu­ser le renon­ce­ment, comme atti­rée par un ailleurs, la possi­bi­lité d’une autre fois. Lumi­neux dans son genre.

10. City of love : Notre coup de cœur, dès la première écoute. Piano, batte­rie, basse, chœurs, refrain impa­ra­ble… Le meilleur de Mylène Farmer se concentre dans ce dixième morceau qui n’est pas sans nous rappe­ler l’étrange mais convain­cante asso­cia­tion des groupes U2 et Boyzone sur le titre Swee­test Thing datant de 1998.« Les mots au bout des lèvres / Un chemin vers la vie / Si je m’aban­donne / Je bati­rai / The City of love (…) » : par ces quelques mots, la fragile et rétive Mylène révèle la force créa­tive et protec­trice que lui insuffle le senti­ment amou­reux. L’in­sou­mise devient maître-d’œuvre et gardienne. Il ne s’agit plus de redou­ter ce qui pour­rait corrompre l’amour, mais d’éri­ger plus haut les remparts qui sauront le préser­ver.

11. Un jour ou l’autre : Deuxième coup de cœur que ce onzième et dernier morceau. Débu­tée au piano, puis accom­pa­gnée d’un roule­ment de tambour, cette ballade évoque une bande-origi­nale de film. Ce sont les images de La fille de Ryan, le roman­tisme de David Lean, ces vastes et sauvages paysages irlan­dais chahu­tés par les vents qui défilent à l’es­prit, à mesure que la voix de Mylène monte de plus en plus haut. « Retrou­ver / Un jour ou l’autre/ Une étoile / S’en­dor­mir l’un contre l’autre (…) », et rester ainsi unis, malgré « Des ques­tions sans réponses / Des hommes qui renoncent / Des océans qui se mettent à genoux (…) ». Diffi­cile de clore plus joli­ment l’odys­sée Inters­tel­laires.

 

SOURCE http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars

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MYLENE FARMER PEOPLE

Posté par francesca7 le 10 novembre 2015

 

Le 6 novembre, Mylène Farmer fera son retour dans les bacs avec « Interstellaires ». Un album distribué pour la première fois également aux États-Unis, une « jolie surprise » pour l’artiste.

 mylene-farmer

Mylène Farmer a la tête dans les étoiles avec la sortie de son nouvel album, son dixième, Interstellaires, dans les bacs dès le vendredi 6 novembre. Cet opus est le fruit de la collaboration de la star française avec l’Américain Martin Kierszenbaum qui en a composé la majeure partie. Une association lourde de sens puisqu’il s’agira du premier album dont la promotion s’est faite également aux États-Unis, territoire jusqu’alors inexploité par l’artiste.

« Je la vis comme une jolie surprise et non pas comme un enjeu » déclare Mylène Farmer dans une interview à Gala, « la sortie d’Interstellaires aux États-Unis est un alignement planétaire ». Un évènement qu’elle doit à son compositeur, également président du label américain Cherrytree Records en charge de la promotion de l’album.

Si aujourd’hui, la rousse volcanique trouve que « l’idée d’une distribution outre-Atlantique est amusante », ce ne fut pas toujours le cas. Jusqu’ici, la chanteuse a toujours refuser les propositions et ne le regrette pas le moins du monde : « Cela m’a permis de m’exprimer dans ma langue maternelle sur tous les sujets qui me tenaient à cœur et de porter des chansons dans une grande partie de l’Europe finalement. Je n’ai aucun regret. C’était ma décision. Ma liberté est à ce prix ».

Le changement c’est maintenant donc pour Mylène Farmer qui a davantage le sentiment « d’avancer, de découvrir (…) je ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aventure ». En attendant de partir à la conquête de l’Ouest, la belle va enflammer la scène des NRJ Music Awards avec Sting le 7 novembre 2015.

 

A voir aussi. Michel Onfray-Mylène Farmer, le coup de foudre « artistique » ?

 

sOURCE http://lci.tf1.fr/people/

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UNE MYLENE SEREINE

Posté par francesca7 le 8 novembre 2015

 

Sereine. C’est ainsi que Mylène Farmer apparaît sur la couverture du nouveau numéro de Gala. La chanteuse a accordé la primeur de sa première interview pour la sortie de son dixième album à nos confrères, donnant à découvrir une artiste apaisée et confiante, comme si enfin Mylène se révélait à elle-même, à 54 ans. Toutefois, « la femme, elle, reste privée » a-t-elle rappelé, expliquant qu’« il faut une certaine dose de détermination, mais aussi de fragilité pour exercer ce métier ».

« L’écriture m’a fait voyager au-delà de toute espérance »

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L’interprète de « Sans contrefaçon » s’est tout de même fendue de quelques confidences au sujet de son état de santé, alors qu’elle était apparue les béquilles à la main sur le tournage de son dernier clip  »Stolen Car » au mois de septembre. « Le 16 mars dernier, j’ai glissé sur les pavés et je me suis fracturé tibia et péroné. La tête dans les étoiles, je ne l’ai eue qu’une fois plâtrée jusqu’à l’entrejambe. Immobilisée, j’ai eu tout mon temps pour écrire mon album et illustrer un beau conte philosophique, « L’étoile polaire » de Michel Onfray » a-t-elle déclaré, expliquant avoir compris que « le soutien de ceux que vous aimez est fondamental et qu’à tout malheur peut succéder une renaissance ». « Je devais être sous l’ordonnance d’une bonne étoile, car l’écriture et le dessin m’ont fait voyager au-delà de toute espérance durant cette longue période alitée » explique-t-elle.

« Interstellaires » dans la lignée de « Bleu noir » et « Anamorphosée »

Par conséquent,  »Interstellaires » se distingue dans sa discographie, même si Mylène Farmer n’a pas le sentiment de « changer », plutôt d’« avancer » et de « découvrir ». La chanteuse considère ce nouvel opus comme une « continuité dans le changement », à l’image de ses albums « Anamorphosée » (1995) ou « Bleu noir » (2010) . Ce nouveau projet est le fruit d’une collaboration avec Martin Kierszenbaum et The Avener, lequel a dit le plus grand bien de la chanteuse à Pure Charts.

« Quand il n’y a plus de place pour la différence, la pensée décline »

Lors de cet entretien fleuve, l’artiste s’est également confiée à propos de ses inspirations. Elle a rappelé que « la peur n’est pas un moteur » et ce qui la faisait évoluer était « l’ennui ou la crainte de l’ennui ». Quant à la sortie de son nouveau disque aux États-Unis sur le label de Martin Kierszenbaum, Mylène Farmer la considère comme « une jolie surprise » et « non pas un enjeu » : « L’idée d’une distribution outre-Atlantique est amusante ». La chanteuse n’a d’ailleurs « aucun regret » de ne pas avoir démarré de carrière en Amérique, comme on il lui avait été proposé il y a 20 ans. « Cela m’a permis de m’exprimer dans ma langue maternelle. C’était ma décision » a-t-elle dit.

« L’autre est essentiel à ma santé mentale »

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Les fans en apprendront davantage sur la dimension mystérieuse que la star s’évertue à entretenir. Elle explique dans l’entretien ne pas vouloir dialoguer sur les réseaux sociaux comme le font beaucoup d’autres artistes. « Il me semble que je suis, au contraire, très présente. Ce n’est pas de mon fait, certes. Mais je préfère laisser les gens s’exprimer librement, sans intervenir. Ce que j’ai à partager se trouve dans mes albums, mes clips, mes concerts, et plus rarement dans quelques interviews » a-t-elle souligné. En revanche, Farmer a confié n’être pas faîte pour la solitude, contrairement aux idées reçues et révèle, amusée, être « solitaire, indépendante, libre mais rarement seule… L’autre est essentiel à ma vie. Et à ma santé mentale ! ».

« L’esprit de meute est destructeur »

Se réservant de se prononcer sur des sujets d’actualité bouillants, Mylène Farmer a néanmoins répondu à une question concernant le départ de Claire Chazal du JT de TF1, et notamment sur le tollé médiatique engendré par celui-là. « Je trouve l’esprit de meute déroutant et destructeur. Il répond au diktat de la pensée unique, comme si les plus nombreux ou les plus influents détenaient la vérité. Ce rapport de force n’est pas nouveau, mais il a pris de l’ampleur dans le jeu médiatique. Quand il n’y a plus de place pour la différence, le dialogue, la contradiction ou la nuance, la pensée décline » a-t-elle conclu.

Jonathan HAMARD

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-99610.html#b9W0kk4HBTBpmGJV.99

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LES SECRETS D’UN RETOUR GAGNANT

Posté par francesca7 le 4 novembre 2015

 

P1010353Après quatre ans d’absence, la star sera sur la scène des NRJ Music Awards pour interpréter son duo avec Sting. Avec ce nouvel album, elle compte bien surprendre le public

La diva de la chanson Française a mis toutes les chances de son côté pour s’assurer un retour gagnant. Pendant l’été, elle a dégainé sa première arme de séduction, un duo surprise avec une autre grande star, Sting . Mylène Farmer a ainsi jeté son dévolu sur le sulfureux titre de ce dernier, « Stolen car », paru en 2013 sur l’album « Secred love ». Le producteur et DJ français The Avener a, lui, été chargé de remettre le morceau au goût du jour.

Ell défendra cette chanson pour la première fois en live au Palais des Festivals de Cannes, lors des « NRJ Music Awards » le 7 NOVEMBRE 1015 accompagnée de Sting. Une initiative qui réjouit les fans, le clip de « Stolen car » ayant été vu par un million d’internautes dès sa première semaine de mise en ligne, mi octobre. Un score de bonne augure pour le onzième album studio de Mylène Farmer, « Interstellaires », disponible le 6 novembre.

Et si la chanteuse place ses pions pour conquérir le public avec ce nouvel opus, elle reste, comme à son habitude, mystérieuse sur sa conception. Seule information ayant filtré, un Anglo-Saxion, nouveau venu dans la galaxie Farmer, aurait œuvré à l’essentiel des compositions. Après sa tournée baptisée « Tumeless » inspirée du fil « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, en 2013, la star veut projeter ses fans dans une autre dimension et les onze titres d’ »Interstellaires » sont annoncés comme un lumineux big-bang.

A 53 ans, Mylène Farmer s’attelle en solo à ce nouveau défi et semble bien négocier l’après Laurent Boutonna, son Pygmalion vole en effet désormais de ses propres ailes et s’occupe d’une certaine Mona Kalina. 

L’inaccessible étoile à la voix fragile peut toujours compter sur ses nombreux fans pour la suivre dans de nouvelles voies célestes.

Par Gaëlle Guitard – article paru sur Télé-poche semaine du 7 au 13 novembre

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