Apparition Cinéma pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 5 août 2016

 

C’est le site spécialisé Bloody-disgusting.com qui a révélé l’information, confirmée ensuite par l’entourage de la chanteuse au magazine Gala. Mylène Farmer tournera donc sous la direction du réalisateur adepte de l’épouvante (MartyrsSaint Ange) avec qui elle a déjà collaboré cette année pour son clip City of Love, tiré de son album Interstellaires. Le tournage aura lieu dès le mois d’août entre Toronto et New York.

Image de prévisualisation YouTube

Mylène Farmer, dont la première apparition au cinéma date de 1994 avec l’énorme four Giorgino, de son complice de longue date Laurent Boutonnat, incarnera une mère de famille qui reçoit en héritage une maison peuplée de créatures malfaisantes. Installée avec ses filles, seize ans après un drame survenu dans la demeure, elle devra les protéger tant bien que mal… Ses filles seront incarnées par Crys­tal Reed (une des stars de la série pour ados Teen Wolf) et Anas­ta­sia Phillips (Les Enquêtes de MurdochSkins).

L’entourage de Mylène Farmer a évoqué un « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent (…) dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar« . Tournée en anglais, cette coproduc­tion améri­cano-franco-cana­dienne pourra aussi compter sur Clément Mise­rez (mari d’Ales­san­dra Sublet) et sa société Radar Films ainsi que Jean-Charles Lévy pour Fore­cast Pictures.

La star tiendra un second rôle dans Incident In a Ghost Land, du réalisateur Pascal Laugier. Mais cependant, notre Star a décidé de ne pas partir en tournée après avoir sorti son dernier disque, elle « a tout le temps nécessaire pour se lancer dans un autre projet »…

article de Thomas Montet

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FRANCE INTER RECOIT MYLENE

Posté par francesca7 le 19 février 2016

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C’est une première aujourd’hui, nous recevons Mylène Farmer. Alors, Mylène Farmer, d’abord merci d’être venue nous présenter ce film. Pour vous, c’est aussi une première mais on vous a vue dans beaucoup de clips qui ont beaucoup marqué, souvent. Je me demandais ce qui vous avait incitée à franchir le pas des clips au cinéma…

Mylène Farmer : L’envie de jouer, tout simplement. Tout naturellement.

Jean­-Luc Hess : Ca remonte à loin, cette envie de jouer ?

MF : Très longtemps, oui.

 JLH : Vous aviez quel âge, à peu près ? Enfin, toute petite fille ou adolescente ?

MF : Non. J’ai peu de souvenirs. Peut-­être l’âge de onze, douze ans. J’ai découvert le théâtre à l’école et j’ai suivi moi­-même des cours de théâtre un peu plus tard, et cette envie de jouer.

JLH : Qu’est­-ce qu’il y a de si formidable à jouer ? Enfin, c’est parce qu’on est quelqu’un d’autre ? C’est parce que… ?

MF : C’est une schizophrénie tolérée ! (rires)

JLH : Une ambivalence !

MF : Et cette envie que de jouer des personnages qui sont différents de moi et de rendre la vie moins fade.

 JLH : Elle est très différente de vous, la Catherine du film « Giorgino »?

MF : Je pense que nous avons des points communs.

 JLH: Par exemple ? Parce que c’est pas un rôle facile : c’est un personnage, on va dire ­ je sais pas comment on va dire, d’ailleurs, Vincent Josse ! ­ on va dire autiste…

Vincent Josse : Oh, je sais pas si on peut dire ça ! Je crois que vous préférerez femme-­enfant : c’est­ à ­dire qu’elle est femme épanouie et jolie comme l’est Mylène Farmer (rire gêné de Mylène) mais qu’elle est restée dans l’univers de l’enfance et qu’elle n’a visiblement pas envie de rentrer dans le monde des adultes. On peut dire ça ?

MF : Oui. C’est quelque chose que j’ai en commun avec elle, très certainement.

JLH : Alors, est­ce que c’est facile à vivre sur un plateau ce genre de rôle ?

MF : C’était un tournage difficile, avec des émotions difficiles à donner mais maintenant, avec le recul, c’est quelque chose que j’ai aimé profondément, même si violence, même si les difficultés de tournage.

JLH : Le metteur en scène est un de vos amis, enfin c’est quelque chose qui est très proche de vous…

MF : Oui…

JLH : …donc ça devrait faciliter le travail, non ?

MF : En ce sens que je connais sa caméra, que je connais sa direction d’acteurs, j’ai une grande, grande confiance et je savais qu’il était là pour me demander le meilleur et après, lui, c’est sa magie de création, de montage et de toutes ces choses qui font que c’est certainement ­ et c’était ­ une facilité pour moi et à la fois une difficulté, parce que c’est difficile que de travailler avec des gens que l’on connaît très, très bien et qu’on n’a pas envie de décevoir. C’était une telle, telle entreprise ! Ce n’est pas un très joli mot pour ça, mais c’était quelque chose de lourd à porter pour lui, donc c’était un climat assez tendu, assez violent.

JLH : On a peut­-être peut aussi –enfin, je sais pas, moi, je suis pas actrice !­ mais quand c’est la première fois qu’on tourne un film, on n’a peut­-être pas envie de montrer tout de soi ? Ou on se sent un peu tout nu ?!

MF : Je crois que je me suis pas posé ce genre de problème. J’ai essayé d’être le plus juste possible par rapport au rôle de Catherine, le rôle qui m’a été donné, avec toujours ces choses, cette pudeur qu’on peut avoir en soi et cette volonté que de se mettre sous la lumière. C’est toujours un dilemme et un paradoxe qui est difficile à gérer.

JLH : Qu’est­-ce qui vous a semblé difficile encore ? Parce que je sais que les conditions du tournage étaient difficiles ­ c’était en Tchécoslovaquie ­, qu’il faisait froid…

MF : Oui… JLH : …

mais qu’est­-ce qui vous a semblé encore difficile ? J’ai l’impression qu’on est un petit peu seul, aussi, quand on est comédienne…

MF : Je crois qu’on est toujours seule. (rires) Toujours seule. Mais je crois à la fois quelque chose de magnifique, qui est le travail d’équipe et à la fois qui est, là aussi, quelque chose de difficile, parce qu’on est confronté à des personnes qu’on ne connaît pas et on est obligé de vivre en autarcie et ça, ce sont des choses qui sont un peu difficiles pour moi, puisque je m’en suis beaucoup protégée.

JLH : Vous recommencerez, quand même ? Ca vous a plu !

MF : Oui !

VJ : Moi, je voudrais dire que c’est un film justement qui m’a plu. C’est un film intéressant parce que je le trouve un petit peu atypique : il ressemble pas aux films que font traditionnellement les jeunes auteurs, notamment pour un premier film. Aujourd’hui, les jeunes cinéastes nous font surtout du cinéma intimiste, et c’est d’ailleurs intéressant. Certains on leur reproche même de parler de leur nombril et visiblement Laurent Boutonnat n’a pas eu envie de parler de son ego ou de son moi mais il a eu envie de nous raconter une belle histoire, comme quand on était petit, vous vous souvenez ?

On se mettait dans notre lit et on écoutait nos parents ouvrir un livre et nous raconter une histoire. Alors, ça commence comme ça : on pourrait dire que… il était une fois un jeune médecin qui rentre de la guerre, qui a une trentaine d’années et qui recherche des enfants. Il s’est occupé de ces enfants avant la guerre et il ne trouve plus trace de ses enfants. Son enquête le mène dans un village très, très mystérieux, un village qui est peuplé d’êtres pas vraiment ordinaires ­ comme votre personnage, Catherine, qui est cette jeune femme accusée par les villageoises d’avoir tué ces enfants ­ et il va chercher la vérité. C’est un conte, un conte pour enfants, pour adultes aussi parce qu’il y a une violence certaine, une cruauté certaine. Il y a tous les ingrédients d’un conte, tout ce qui fait la saveur d’un conte : il y a cette atmosphère très inquiétante, cette atmosphère de suspens, de suspicion, il y a des femmes qui ressemblent à des sorcières, il y a des spectres. On se croirait quelques fois dans un tableau de Goya…

MF : Sans le soleil ! (rires)

VJ : Je voudrais savoir il est né de quelle envie, ce scénario : est-­ce que Laurent Boutonnat, justement, a voulu retrouver ce frisson qu’était le frisson de l’enfance ?

MF : Probablement. Ca, c’est plutôt une question qu’il faudrait lui poser directement. Moi, c’est vrai que je suis là pour parler du film mais en aucun cas je ne peux me prononcer pour lui, si ce n’est que c’est quelqu’un qui a son propre univers et qui aime les contes, qui aime la cruauté des contes.

VJ : C’est un univers quand même commun avec le vôtre…

MF : Oui. Je pense que c’est pour ça que nous nous sommes rencontrés et c’est pour ça que nous avons travaillé ensemble et que cette rencontre a été magique pour moi : c’est parce que nous avions des choses très, très proches, très communes.

JLH : Mylène Farmer, vous vous intéressez de près aux enfants ?

MF : J’aime les enfants, oui.

JLH : Mais vous avez de l’intérêt pour eux ? Parce que j’ai ouï dire, j’ai lu ça dans une gazette que quand vous étiez très jeune, enfin adolescente, vous aviez visité un hôpital où il y avait des enfants handicapés…

MF : Je m’occupais de temps en temps d’enfants handicapés, oui. C’est quelque chose que j’avais envie de faire et tous les dimanches, je crois, j’allais les voir et essayer de communiquer avec eux et de jouer, de leur apporter quelque chose et c’est quelque chose qui vous marque fatalement à vie.

JLH : Ca vous a marquée positivement ou négativement ?

MF : Je ne sais pas si on peut qualifier ça de positif ou de négatif. Ce rend triste définitivement. Même si ces enfants prétendent être heureux, c’est quand même une condamnation qui est lourde et une injustice. Ca, c’est mon regard donc c’est quelque chose qui est intolérable, oui.

 JLH : Mais est­-ce que c’est apparu pendant ce tournage, justement, cette expérience-­là ?

MF : Probablement. Des choses enfouies en moi, des… Vous expliquer et vous dire que, là, j’ai fait référence à telle ou telle chose : non. Je crois que ça fait partie de moi également. Maintenant, j’ai souhaité pour le tournage ­ peut­-être vous faites allusion à ça ­ rencontrer des personnes malades en milieu psychiatrique pour essayer de capter des choses que Catherine pouvait avoir en elle, donc un regard ­ parce qu’ils ont ça, quelque chose de très, très fort : c’est le regard et les mains, les gestes…

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VJ : Une démarche un peu cassée, aussi…

MF : La démarche, là c’est plus la mienne ! (rires) Je crois que ça se situait plus dans le regard et dans les mains. Il y a une gestuelle qui leur est très propre.

JLH : Ca a été difficile, par exemple, d’aller à ces consultations en hôpital psychiatrique ?

MF : Je l’ai fait une fois et brièvement, donc ce serait mentir que de dire… Mais c’est troublant parce qu’à la fois il y a ce côté voyeur, qui est aussi dérangeant pour soi. J’ai une anecdote qui me revient à l’esprit : c’est pendant une consultation, il y avait cette personne en face de son médecin et qui avait beaucoup d’humour, et c’est vrai que j’avais envie d’éclater de rire et c’était la seule chose qu’il ne fallait pas faire parce que c’est étrange que d’arriver dans cet univers­l à. C’est troublant.

JLH : L’humour pourrait soigner certains problèmes, on en parlera peut-­être avec Georges Wilson quand on parlera de « Henri IV » de Pirandello. Vincent… ?

VJ : Parler de « Giorgino », c’est aussi parler de la mort parce qu’elle est omniprésente dès le début du film puisque quand on vous découvre en Catherine, votre mère vient de se pendre. On apprend aussi que votre père est interné. Vous-­même allez essayer de vous pendre mais vous allez survivre. Est-­ce que ça fait froid dans le dos, tout bonnement, de jouer un rôle comme celui­-là avec des scènes comme celles-­là ?

MF : Je dirais que ça fait partie de la vie ­ pas la vie de tous les jours ! ­ mais ça fait partie de la vie : la mort et la vie sont des choses qui sont inséparables.

VJ : Et avoir un rôle aussi difficile dans cette ambiance ? Je rappelle que le film fait trois heures, donc il y a souvent des scènes d’une grande intensité et d’une grande violence, justement. Est­-ce que ça vous a fait découvrir des choses en vous, des choses que vous ne connaissiez pas ?

MF : Non.

VJ : Non ?

MF : Non, si ce n’est la volonté que de faire un autre film ! (rires) Mais sinon…

JLH : Sans avoir froid aux pieds, cette fois, parce qu’il faisait très froid, il paraît !

MF : (rires) Il faisait froid, oui !

VJ : Un autre film qui sortirait peut­-être complètement de cet univers : pourquoi pas un film comique, une comédie ?

JLH : C’est pas votre genre…

MF : (dans un éclat de rire) Tout le monde me le demande si je veux faire quelque chose de comique ! Pourquoi pas ? J’avoue que c’est l’inconnu, ça ne m’appartient pas. Pour l’instant, je n’en sais rien.

VJ : Vous n’avez pas de désir particulier…

MF : Non. J’ai plus un souhait…

JLH : (la coupant) Vous êtes qui, Mylène Farmer ? Vous êtes qui : vous êtes quelqu’un de pessimiste ou vous êtes quelqu’un de joyeux ? Vous n’êtes pas obligée de répondre ! (rires)

MF : Si, je peux vous répondre : je ne suis pas optimiste. Je peux avoir des moments de gaieté, de grande gaieté, oui. (sourire)

GZ : Moi je me demandais : c’est vrai que votre grand-­mère vous emmenait visiter les cimetières ?

MF : Oui. C’est le seul souvenir que j’ai de cette femme. Je l’ai découvert au travers de lettres que je lui avais adressée et c’est vrai, je crois tous les dimanches, elle m’emmenait au cimetière, donc c’était une… (rires)

GZ : Et vous croyez que ça peut expliquer un goût ­ que vous revendiquez ­ pour ce que d’autres diraient morbide… ?

MF : Mais quand on me demande ­ parce qu’on vous demande toujours des justifications, ce qui est naturel ­ ‘pourquoi aimez-­vous ci, pourquoi ça, pourquoi être attirée par telle chose ou telle chose ?’, j’avoue que je n’en ai pas les clés moi­-même, si ce n’est que vous dire pourquoi, donc, j’ai eu ce souvenir-­là, je me suis dit peut­ être ça a été le détonateur de quelque chose, ou cette fascination, ce désir que d’aller vers ces choses-­là.

 JLH : C’est bien d’être une comédienne mais c’est bien d’être une chanteuse aussi : vous n’allez pas abandonner la chanson, le disque, la scène non ?

MF : Bien sûr que non. Non. Non, non.

GZ : Parce que là, ça a tout de même fait une parenthèse de deux ans, je crois, dans votre vie, dans votre carrière…

MF : Oui, qui m’a été un peu imposée puisque le réalisateur est lui­-même le compositeur de mes chansons, donc je l’attends ! (rires)

JLH : Une toute dernière question, Vincent ?

VJ : Oui, très courte : on vous connaît bien sûr, Mylène Farmer, en France mais on ne connaît pas le comédien principal qui a le rôle­-titre de « Giorgino », qui incarne Giorgio : c’est Jeff Dahlgren (il prononce ‘dahlgreen’ et Mylène rectifie la prononciation). Vous pouvez nous dire deux mots de ce comédien ?

MF : C’est quelqu’un qui est américain, de nationalité américaine. C’est quelqu’un qui a une grande, grande sensibilité et qui a un charisme que je juge étonnant et qui est quelqu’un dans la retenue quant à son jeu.

VJ : Les filles qui ont vu le film sont déjà toutes folles de lui, parce qu’il est beau il faut le préciser !

MF : Oui, il est très beau mais il est au­-delà de ça, Dieu merci ! Il a une âme, une très belle âme.

VJ : Il avait une expérience de comédien aux Etats-­Unis ?

MF : Oui. De la même façon que moi j’ai pris des cours de théâtre, lui a du passer aussi dans des cours. Mais je pense qu’il aime ça aussi.

JLH : Je vous remercie, Mylène Farmer…

MF : Merci.

JLH : Donc le film s’appelle « Giorgino », ça sort aujourd’hui. Il faut y aller à 14h !

MF : Merci.

 

 

FRANCE INTER 5 Octobre 1994 INTER 13/14 Entretien avec Gérard ZÉNONI, Jean-Luc HESS et Vincent JOSSE Gérard Zénoni  

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MYLENE A la veille de la sortie de Giorgino

Posté par francesca7 le 16 février 2016

A la veille de la sortie de « Giorgino » dans les salles, Mylène Farmer est présente dans les trois rendez­vous d’information des trois premières chaînes. Le sujet commence par des images du film. Michel Vial (en voix-­off sur des images du film) :

De retour de la guerre en 1918, Giorgino est un jeune médecin qui tente de retrouver les enfants attardés dont il s’occupait avant d’être mobilisé. Et il rencontre une jeune fille étrange qui a l’esprit d’une enfant et qui paraît sombrer, peu à peu, dans la folie. Mylène Farmer incarne cette femme­-enfant dans un récit tourmenté, peuplé de fantômes et de loups. Mylène Farmer apparaît alors à l’écran.

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Mylène Farmer : Ça fait très longtemps que j’ai envie de jouer, d’interpréter des rôles qui sont des personnages autres que moi­-même. J’ai eu la chance de commencer par la chanson parce que c’est vraiment un métier que j’aime et j’aime l’écriture. Maintenant, c’est vrai que c’est quelque chose qui était en moi et qui avait envie de naître, et que j’ai enfin pu accomplir avec ce long métrage. Extrait de la bande­-annonce de « Giorgino ».

MV (en voix-­off) : Dans ce film, « Giorgino », on retrouve un univers qui vous semble familier, à vous et à Laurent Boutonnat : l’amour, la mort, la folie. Ce sont quand même vos thèmes favoris….

MF : Oui. Notre rencontre a quand même été très, très forte et capitale dans notre vie. Donc il est difficile, non pas d’envisager un autre univers, mais il est difficile de ne pas prolonger cet univers. Extrait du clip de « Beyond my control ».

MV : (par dessus ces images) Laurent Boutonnat réalisait les clips de Mylène Farmer depuis dix ans. Dans « Giorgino », il met en scène leur goût commun pour la mélancolie et le mal de vivre, grâce à quoi elle est devenue la chanteuse culte de toute une génération.

MF : C’est vrai que j’ai besoin de l’autre, et j’accepte.

MV : Qu’est­-ce que vous cherchez dans le regard de l’autre ?

MF : Une envie de continuer, une sympathie, un amour, toutes ces choses qui font que…qui vous aident à vivre, tout simplement. Nouvel extrait du clip de « Beyond my control ».

MV : Avec « Giorgino », Mylène Farmer n’aura pas manqué son rendez­-vous avec le cinéma. Héroïne à la fois candide et perverse d’un film qui revisite, non sans brio, les chemins singuliers de l’enfance.

AU 19/20 4 OCTOBRE 1994 – Entretien avec Michel VIAL France 3

 

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MYLENE dans la Presse pour un film

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

C’est un effeuillage dans les règles de l’art que s’offre la chan­teuse avec Fragile, livre de photos sensuelles réali­sées par Sylvie Lancre­non, à paraître ce 15 mai (aux Editions Anne Carrière). En atten­dant notre sujet exclu­sif sur cette colla­bo­ra­tion, en kiosque dès ce mercredi 13 mai, arrêt sur un détail anato­mique parti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’icône Farmer.

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Comme Isabelle Adjani, autre modèle de la photo­graphe Sylvie Lancre­non, autre figure statu­taire du spec­tacle français, autre mystère au teint d’al­bâtre et aux accès de fièvre, de ceux dont les fêlures laissent passer la lumière, elle aurait pu incar­ner une formi­dable Camille Clau­del, sœur du drama­turge Paul Clau­del et sculp­trice de talent, brisée par son mentor et amant Auguste Rodin, réduite en éclats d’elle-même entre les murs l’asile de Ville-Evrard, en Seine-Saint-Denis.

Malgré ses liens privi­lé­giés avec des gens du 7eme art comme feu Claude Berri, Vincent Lindon, Luc Besson, Jean Roche­fort ou encore David Lynch, Mylène Farmer n’a pas fait son cinéma. Un premier rôle dans Gior­gino, premier long-métrage de son ancien complice Laurent Bouton­nat, le doublage de la prin­cesse Sélé­nia, trou­blant avatar animé, dans Arthur et les Mini­moys et puis… plus rien. A ce jour, du moins… Qu’im­porte. Troi­sième enfant d’un ingé­nieur des ponts et chaus­sés muté au Canada où elle passera les premières années de sa vie, Mylène Gauthier a fait mieux : elle a déroulé le film de sa vie et créé Mylène Farmer, un peu comme Dieu créa la femme. Patiem­ment.  Méti­cu­leu­se­ment. De ses propres mains.

Alors que sort ce 15 mai Fragile, bel ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de l’ar­tiste, et, véri­table réflexion sur la créa­tion, la pulsion de vie et le mouve­ment, entre­prise en colla­bo­ra­tion avec Sylvie Lancre­non, il s’agit juste­ment de reve­nir sur… les mains de Mylène Farmer ! Au même titre que ses pieds ou son regard, elles sont photo­gra­phiées en détail dans Fragile, le livre de 168 pages publié par les éditions Anne Carrière. Un juste choix, car pour avoir rencon­tré la chan­teuse, s’il est bien une partie de son anato­mie qui vous surprend, vous saisit, voir vous imprègne, ce sont ses deux mains.

Je n’y avais pas prêté atten­tion, dans le cadre de notre première inter­view, réali­sée dans la foulée encore hale­tante de sa tour­née Time­less 2013 et parue dans les pages de Gala le 24 décembre 2013. Le 27 mars 2014, l’oc­ca­sion me fut donnée de procé­der à un petit erase and rewind. Rencontre, prise 2, moteur… action ! Invité au Gaumont Opéra, dans le 9e arron­dis­se­ment de Paris, à décou­vrir le film de sa dernière odys­sée scénique (avant qu’il n’at­teigne des records de vente sous la forme d’un DVD quelques semaines plus tard), l’humble et pour­tant si talen­tueux réali­sa­teur François Hanss, un proche, surtout le sien bien­tôt trente ans, m’in­vite au géné­rique de fin à rejoindre la coupole de la salle de cinéma pour célé­brer le succès de la projec­tion sur le plan natio­nal ce soir-là (plus de 100 000 spec­ta­teurs dans toute la France). Les fans évacuent les lieux, encore ébahis, sonnés, par le voyage de deux heures qu’ils viennent de vivre. Je ne vais pas être déçu par celui que j’amorce, en emprun­tant un dédale de coulisses et de marches. En pleine discus­sion avec Pascal Nègre, p-dg d’Uni­ver­sal Music, elle est là. La surprise tient en sa seule présence. D’or­di­naire, Mylène Farmer ne goûte guère à l’au­to­cé­lé­bra­tion, encore moins à cette bulle vite soûlante que peut être la vie nocturne pari­sienne. Au soixan­tième anni­ver­saire de Domi­nique Besne­hard, fêté un moins plus tôt au Théâtre du Rond-Point, elle fut la seule star à se sous­traire à la mitraille des photo­graphes. Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

MYLENE TVAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

Nous avons choisi, pour l’ou­ver­ture de notre sujet exclu­sif en kiosque ce mercredi 13 mai, une photo du livre Fragile réali­sée par Sylvie Lancre­non, sur laquelle, Mylène pose allon­gée, visage tourné, main tendue. Comme une invi­ta­tion à saisir cette main. Avant que le mythe Farmer ne dispa­raisse. Encore une fois. Peut-être défi­ni­ti­ve­ment. Atten­tion, Fragile ! Atten­tion aux chefs-d’œuvre en péril…

Source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_jeux_de_mains_jeu_de_m_341374

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DVD « ARTHUR ET LES MINIMOYS »

Posté par francesca7 le 27 septembre 2014

 

2007-01Doublage : Après une première édition DVD en juillet 2007, une version collector sort pour les fêtes de fin d’année avec un disque de bonus, au nombre desquels on retrouve un module sur le doublage des voix des personnages animés. C’est tout naturellement que quelques minutes sont consacrées au doublage de la princesse Sélénia par Mylène Farmer.

Un extrait de ce module avait été présenté à la sortie du film en décembre 2006 sur le plateau de « Vivement Dimanche ». On découvre Mylène Farmer au côté de Luc Besson en session d’enregistrement (en réalité une mise en scène) et en parallèle de ces images, Mylène répond aux questions d’un interlocuteur invisible.

Mylène Farmer : Luc Besson, j’avais déjà travaillé avec lui sur un clip et c’est une expérience qui s’était très bien passée.

Sur la première journée, il y a tâtonnements : on cherche le timbre de voix, on cherche l’énergie. Je dirais même une demi-journée ! Et puis après, c’est avant tout un plaisir. C’est un plaisir. Luc dirige très, très bien et est très, très précis. C’est un plaisir et c’est beaucoup de travail. Huit heures par jour debout, c’est difficile et à la fois très plaisant !

Luc est quelqu’un qui est j’allais dire presque resté dans le monde de l’enfance. C’est quelqu’un de très enthousiaste dans le travail, qui vous communique son enthousiasme.

J’avais de toute façon très, très envie de faire une voix dans un film d’animation. C’était un rêve caché, et Luc m’a donné cette chance.

 

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UNE LONGUE GESTATION POUR GIORGINO

Posté par francesca7 le 10 août 2014

 

 

Lorsqu’on prend connaissance de la façon dont s’est monté Giorgino, de la manière dont il a été financé, du destin qu’il a eu et de l’impact de l’échec qu a subi son auteur, on peut immédiatement penser à des films comme Les Patriotes d’Eric Rochant (1994), ou le Playtime de Jacques Tati (1967). Giorgino est un film-monde, le projet-phare d’une vie de cinéaste, un échec dont on ne peut pas se relever.

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L’idée originale du film est celle de Laurent Boutonnat, elle date de son adolescence mais la première réelle version du scénario date quant à elle de 1986. Pour s’assurer la plus grande liberté artistique et afin de pouvoir tenir toutes les commandes créatives de son film, Boutonnat veut financer lui même le plus possible son budget en mettant en jeu les royalties de ses productions discographiques. C’est précisément pour cela qu’il crée dès la fin des années 80 plusieurs des sociétés de production. Heathcliff S.A. est sa société qui gère les tournées qu’il produit et dont il se servira pour financer Giorgino. Boutonnat estime lors de la sortie en salles le budget de son film « entre cinquante cinq et quatre-vingt millions de francs » (entre environ huit millions et douze millions d’Euros). Après avoir reçu l’agrément provisoire du C.N.C, Laurent Boutonnat se lance dans sa préparation en faisant appel au décorateur Pierre Guffroy avec lequel il part plusieurs semaines en repérage à la recherche d’un village enneigé qui pourrait être crédible en habitation du début du siècle. Après être passés dans les Vosges, en Chartreuse et puis en Hongrie durant le tournage de Désenchantée et Regrets, ils décident de tourner au parc naturel des Tatras, dans les montagnes de Slovaquie. L’endroit est désert et il faudra construire sur place l’intégralité des décors, de l’église à l’orphelinat, en passant par le village tout entier.

 

 Laurent Boutonnat s’associe en 1992 à Polygram Films qui acceptera de s’associer à lui à auteur de trois millions trois cents mille Euros d’apport au budget. Suite à cela, deux autres aides viendront s’ajouter comme celle du C.N.C et de la chaîne Canal Plus. Après l’agrément définitif du C.N.C en février 1992, le tournage commence en janvier 1993 par les extérieurs après trois mois consacrés à la construction des décors. Il finit le tournage de avril à juillet 1993 par toutes les scènes d’intérieur qu’il tourne aux studios Barrendov à Prague. La post-production commence en novembre 1993 sous la direction de Caty Lemeslif et durera près de 10 mois, durée s’expliquant par le fait que Boutonnat maîtrise tout, du montage à la réalisation, en passant par la musique qu’il enregistre en parallèle du montage avec l’orchestre philharmonique de Prague et des chœurs Boni-Pueri.

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En mai 1994, le film est présenté au distributeur AMLF. Lors de cette première projection, le film dure quatre heures dix minutes, ce qui est jugé trop long par la distribution. Après plusieurs coupes, il ramènera son film à une durée de 3h15 puis 3h03,  obligeant la sortie initialement prévue le 24 août 1994 à être reportée au mercredi 20 septembre, puis au 5 octobre 1994 avec une interdiction au moins de douze ans, due essentiellement à la scène de l’asile où des aliénés enfermés nus dans une cave s’entretuent. On peut retrouver dans le dossier de censure archivé au C.N.C. les justifications suivantes :

 

« Le climat du film, dramatique et sinistre, avec quelques scènes de folie (en particulier dans l’asile) est excessif, donc assez incrédible (sic) pour des adultes, mais peut être impressionnant pour des enfants. Proposition d’interdiction aux moins de douze ans. »

Jacqueline Boes

 

« Atmosphère dramatique qui peut paraître artificielle a des adultes mais qui peut impressionner des enfants. Particulièrement la scène dégradante des fous enfermés dans une cave d’hôpital psychiatrique. Proposition d’interdiction aux moins de douze ans. »

M. Jane Fortunel

 

« Une histoire sinistre traitée de façon intentionnellement cauchemardesque, l’origine du drame étant (non montré) l’assassinat -ou la mort- d’orphelins. Interdiction aux moins de douze ans. »

Henri Chazalette

 

Le rapporteur Jacqueline Boes pour la sous-commission conclut par ces lignes, lignes qui figureront dans la lettre adressée au ministre de la culture :

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« L’ensemble de la sous-commission une interdiction aux moins de douze ans ou, au minimum, un avertissement (pour un des membres). Le film se déroule dans une atmosphère sinistre, à la limite parfois du cauchemar et certaines scènes (exemple les fous dans un asile sombre et malpropre) peuvent impressionner les enfants. Trop de fous, de malades, de morts évoquées …dans un décor glacé. »

 

Giorgino a subit un double échec : le premier est critique, on lui reproche d’être trop long, trop morbide et trop onirique ; le deuxième est commercial165. On sait maintenant que son exploitation a duré trois semaines et a fait en France un peu plus de soixante mille entrées durant cette période. On peut commercialement expliquer l’échec du film par le report de sa sortie le 5 octobre 1994, peu favorable car sortant une semaine après Pulp Fiction (Quentin Tarentino), une semaine avant Léon (Luc Besson), et surtout le même jour que Forest Gump (Robert Zemeckis), trois Blockbusters. La sortie éventuelle de Giorgino en Italie est annulée mais il reste quand même à l’affiche jusqu’en Février 1995 dans deux salles art & essai : La Fourmi à Lyon et Le Studio Galande dans le cinquième arrondissement de Paris. Le film est contractuellement diffusé quatre fois à la télévision en une semaine sur Canal plus à partir du 28 novembre 1995 à 20h35 en version française, puis en version originale. Polygram films veut quand même sortir le film en vidéo à peu de tirages mais Laurent Boutonnat refuse et rachète en 1996 les parts de Polygram dans le film, ce qui fait de lui le seul détenteur de son film au monde. Il a ainsi le droit de regard définitif sur toutes les exploitations qu’il en sera fait et s’oppose désormais sans discussion à toute exploitation publique. Le cinéaste très touché par cet échec, qu’il n’a probablement pas su relativiser décide visiblement de faire de Giorgino un film maudit que personne ne verra plus.

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Comme une parabole allégorique de la propre carrière de Laurent Boutonnat, ce film signera le premier arrêt de mort d’un réalisateur pourtant productif qui ne tournera plus pendant plusieurs années et ne refera plus de long-métrage, faisant de lui un homme mort une première fois artistiquement. Phénomène rare dans le monde artistique, ici l’œuvre a été plus forte que l’artiste et l’a inéluctablement dépassé.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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Le pygmalion de Mylène F.

Posté par francesca7 le 19 avril 2014

Pygmalion de Mylène Farmer et réalisateur des plus beaux clips jamais réalisés dans l’hexagone (Tristana, Désenchantée, ou encore le monumental Pourvu qu’elles soient douces et ses 17 minutes de film), Laurent Boutonnat s’est essayé pour la première fois au long-métrage en 1994 avec le magnifique Giorgino, échec public, critique, et catastrophe financière absolue pour un film pourtant sublime. Profondément atteint, Boutonnat restera plus de 10 ans loin des plateaux de cinéma.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=KqbmjqgSkEY

C’est en 2005 que le metteur en scène revint sur le devant de la scène cinématographique avec l’adaptation du roman d’Eugène Le Roy, déjà adapté à la télévision en 1969,Jacquou le croquant.

Le film raconte l’histoire de Jacquou, jeune garçon issu de la paysannerie française du début du 19ème siècle, un croquant (ou pouilleux), qui voit son père envoyé au bagne pour un crime commis en position de légitime défense pour protéger sa famille. Devenu rapidement orphelin suite à la mort de son père et de sa mère, Jacquou deviendra le fer de lance d’une révolte contre les ultraroyalistes, tout en fomentant sa vengeance contre le cruel comte de Nansac, responsable de la mort de ses parents.

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Loin, très loin du film d’atmosphère et d’ambiance que constituait Giorgino, Boutonnat s’est affranchi (partiellement) de ses obsessions visuelles et poétiques, en livrant avec Jacquou le croquant une oeuvre beaucoup plus facile d’accès, film d’aventures familial de très bonne facture, malgré quelques flottements et des scènes à la limite du surjeu.

Ainsi, la séquence de la falaise, dans laquelle le personnage incarné par la sublime Marie-Josée Croze hurle sa haine face au château du comte de Nansac souffre d’un jeu outrancier de la part de l’actrice d’habitude irréprochable, et manque de peu de faire tomber la scène dans le ridicule. Par ailleurs, le film piétine dans son troisième quart, et aurait mérité un bon quart d’heure de moins.jacqou dans Mylène FILMOGRAPHIE

Ces réserves posées, le film constitue un excellent divertissement, magnifiquement filmé, et doté de scènes véritablement émouvantes (voir à ce titre la séquence du retour à la vie du jeune Jacquou au pied d’un arbre, dans les bras de la jeune fille dont il est amoureux). La mise en scène de Boutonnat, portée par une photographie de toute beauté (la gestion de la lumière, y compris dans les scènes de nuit, est d’une clarté remarquable), témoigne de l’admirable maîtrise technique et du sens visuel extrêmement personnel du réalisateur, le style de sa mise en scène étant décelable au premier coup d’oeil.

 Par ailleurs, et même si elles ne sont pas aussi nombreuses que dansGiorgino, l’on retrouve le goût du metteur en scène pour les images de paysages enneigés, les cimetières, les loups…Les scènes dans lesquelles ces éléments apparaissent sont les plus belles du film, et confèrent à ce dernier une force évocatrice immédiate, ainsi qu’une réelle puissance poétique.

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S’agissant de la distribution, Laurent Boutonnat s’offre un casting 4 étoiles: le fidèle Albert Dupontel (déjà présent dans Giorgino et ami proche du couple Boutonnat/Farmer), le regretté Jocelyn Quivrin, Marie-Josée Croze, Tcheky Karyo, Olivier Gourmet, et le plutôt fade Gaspard Ulliel dans le rôle de Jacquou adulte.

 

Au final, et même s’il reste assez caricatural dans sa thématique des forts contre les faibles, Jacquou le croquant constitue un film romanesque de très bonne facture, pétri d’émotion, doté d’une mise en scène de grande classe et parsemé de plans véritablement poétiques.

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La réussite Laurent Boutonnat et Mylène

Posté par francesca7 le 11 avril 2014

 

Bio5Laurent Boutonnat, de son état-civil complet Laurent Pierre Marie Boutonnat, est un musicien, auteur-compositeur,producteur et réalisateur français né le 14 juin 1961 à Paris.

Son premier long métrage, La Ballade de la féconductrice, un film fantastique comportant des scènes d’une rare violence, n’est diffusé que deux semaines dans une salle parisienne. Le film est interdit aux moins de 18 ans — son auteur n’en a alors que 17 — mais est néanmoins projeté au marché du film de Cannes.

La rencontre avec Mylène Farmer

À 20 ans, il compose avec Jérôme Dahan la musique de Maman a tort et cherche une chanteuse pour l’interpréter. Il pense d’abord à Lio, mais le projet n’aboutira pas. Ensuite, il repère une jeune fille d’une quinzaine d’années mais y aurait finalement renoncé pour des raisons juridiques. Lors d’un casting, il tombe alors sous le charme d’une comédienne en herbe, séduit immédiatement par son « air psychotique ». « C’était elle. On ne l’avait pas encore entendue chanter mais je savais que c’était elle ». Mylène Farmer sort alors son premier 45 tours en mars 1984. La chanson bénéficie d’un vidéo-clip tourné pour la modique somme de 5 000 FRF. Depuis lors, le tandem Farmer-Boutonnat est inséparable.

Fort du succès de ce premier single, Laurent Boutonnat écrit et compose la majorité des chansons du premier album de la chanteuse, Cendres de lune, paru en 1986. Le second extrait, Plus grandir, introduit ce qui fera en partie le succès de la chanteuse : les vidéo-clips, que Laurent Boutonnat réalisera désormais en 35 mm, comme de véritables petits films avec génériques, bandes originales et avant-premières.

Le succès

La consécration n’intervient réellement qu’en 1986 avec le troisième extrait de Cendres de luneLibertine et son vidéo-clip inspiré de Barry Lyndon, succès confirmé par le single suivant, Tristana dont le clip est nommé aux Victoires de la musique. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, qui forment alors un couple à la ville, créent la société Toutankhamon SA.

Au printemps 1988, sort l’album Ainsi soit je…, entièrement composé par Boutonnat qui délaisse l’écriture au profit de Mylène Farmer. L’album est un triomphe (1 800 000 ventes). Ils tournent les clips de Sans contrefaçon (avec Zouc), Ainsi soit je…Pourvu qu’elles soient douces ([Libertine II], qui sera le plus long vidéo-clip scénarisé français : 17 min),Sans logique et À quoi je sers, qui entérinent le personnage de la chanteuse. Il met également en scène sa première tournée en 1989, et réalise le film En concert, toujours en 35 mm, qui sort l’année suivante.

En 1991, Boutonnat compose les musiques de L’Autre, le troisième album de Mylène Farmer, et réalise les clips de DésenchantéeRegrets et Je t’aime mélancolieDésenchantéeconnaît un énorme succès, et permettra à l’album de dépasser les deux millions de copies. Elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde en 2004 selon la SACEM. Le vidéo-clip de Beyond my control (1992), censuré pour son contenu trop explicite, est le dernier réalisé par Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer jusqu’en2001.

La réussite Laurent Boutonnat et Mylène dans Les Clips de Mylène Giorgino4Giorgino

En 1994, il réalise son rêve en tournant Giorgino (avec Mylène Farmer dans le rôle principal). L’atmosphère très sombre et la durée du film (3 heures) n’attirent pas les spectateurs, qui lui préfèrent Forrest GumpPulp Fiction ou encore Léon. Blessé par l’échec de son film, le réalisateur en rachète les droits et en empêchera toute diffusion. Il finira cependant par céder à la pression d’un public fidèle à son univers (des pétitions pour la sortie du film circulaient sur Internet) et, fortifié par le succès de Jacquou le Croquant, décidera d’éditer Giorgino en DVD, 13 ans après sa sortie en salles.

Retour musical

Début 1995, il participe à la composition de l’album Anamorphosée de Mylène Farmer, au son plus rock. Il travaille également à la conception de la tournée qui suit, et qu’il immortalise dans Live à Bercy (1997).

En 1997, il devient le producteur et compositeur de Nathalie Cardone, qui connaît un grand succès avec sa reprise de Hasta Siempre. Il participe à son premier album éponyme, et réalise les clips des singles PopulaireMon ange et Baila si.

En 1999, sort Innamoramento de Mylène Farmer, album qu’il compose en grande partie. Cependant, il ne participe pas à la conception du Mylenium Tour qui suit la sortie de l’album.

En 2000, il coproduit avec Mylène Farmer la jeune chanteuse Alizée, compose pour elle la musique de Moi… Lolita et réalise le clip. La chanson est un succès mondial (plus de2 millions de ventes), suivie par un album triomphal, Gourmandises, lui aussi signé Farmer/Boutonnat.

En 2001, il reprend la caméra pour Mylène Farmer et réalise les clips de Les Mots et Pardonne-moi. Il réalise également les clips d’Alizée Parler tout bas et J’ai pas vingt ans ainsi que son second album, Mes courants électriques. En 2003, il met en scène le spectacle de la jeune corse et reçoit la même année le Grand Prix de l’Auteur-Réalisateur de l’Audiovisuel, décerné par la SACEM. Il réalise l’année suivante un clip pour un jeune chanteur, Kamal Kacet, Ifkis. Laurent produit par ailleurs l’album de ce dernier, « Larmes noires ».

Troisième film

AlbumAvantQueLombreSmall dans Mylène AutrementEn 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

En 2012, il compose les musiques de Monkey Me, neuvième album de Mylène Farmer.

Filmographie

Clips

1984 : Mylène Farmer - Maman a tort

Concerts - Composition

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes pour Mylène Farmer : L’annonciation (1985), Puisque… (1988), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers… (1989), La veuve noire (1989), Mylène is calling(1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (2000), Devant soi (2007) (Bande originale de Jacquou le Croquant), C’est pas l’heure(2010) (en duo avec Line Renaud).

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Sans contrefaçon… Mylène dans un conte

Posté par francesca7 le 2 avril 2014

  Laurent Boutonnat semble vouer au conte une admiration respectueuse, qui fait de lui l’adaptateur créatif d’un nouveau Pinocchio pour Sans contrefaçon, mais aussi d’une Blanche-Neige propulsée dans la révolution russe d’octobre 1917 (Tristana). Les transpositions qu’il en fait dans les premières minutes sont plausibles, voire réalistes, et s’il prend souvent comme toile de fond des faits historiques, c’est pour mieux, une fois le conte original reconnu par le spectateur, surprendre en faisant basculer son histoire dans un fantastique encore moins attendu que celui du conte lui-même. C’est sans doute pourquoi les clips diégétisés de Boutonnat se terminent pratiquement toujours tragiquement, comme s’il voulait mêler au conte original un univers propre qu’il voudrait cynique, onirique, et à l’impitoyable cruauté. C’est ici que le marquage de Laurent Boutonnat par rapport au genre littéraire qu’il énonce se fait : dans cette quête perpétuelle d’une certaine forme de misanthropie qui rend l’Homme profondément froid, vénal …adulte. Genre littéraire aux contours flous, on peut avoir un peu de mal à admettre les formes que revêt la transposition du conte à l’écran pour un vidéo-clip. On applique d’ailleurs fréquemment un épithète au mot conte pour rendre moins large le champ d’application que recouvre le genre. Le travail de Laurent Boutonnat laisse percevoir des choix très précis sur le traitement des histoires qu’il raconte, les contes Sans contrefaçon... Mylène dans un conte dans Les Clips de Mylène sans05fantastiques ou merveilleux sont définitivement ceux qui collent le plus à ses histoires. Dans un premier temps, le marquage du cinéaste se fait de manière plutôt légère, dans un respect pour l’auteur original, en multipliant les clins d’œil et en poursuivant l’histoire plutôt qu’en l’adaptant à proprement dit. Notons par exemple que lorsqu’il adapte Pinocchio en 1987, Boutonnat prend soin de développer l’histoire telle que le grand public la connait (se rapportant davantage au long-métrage de Walt Disney, le roman original étant en fait une suite d’épisodes parus dans la presse.) jusqu’à ce que, là où le conte devrait se terminer, une musique additionnelle qui fait suite à la chanson illustrée par le clip prend place. Ici le récit reprend là où on croyait arriver à un Happy End pour se terminer dans l’onirisme et le désespoir le plus total, la marionnette redevenant de bois. Il en est de même dans Tristana, où Blanche-Neige, qui vient d’être embrassée par le prince ne se réveille pas et reste dans une sorte de coma poétique.

 

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Comme pour encercler son récit, Laurent Boutonnat commence régulièrement ses histoires par une scène violente, où celui qui deviendra par la suite le héros de son clip (A différencier de l’interprète de la chanson qui n’est pas forcément le personnage central de chaque film) est emprisonné et battu comme dans Désenchantée (1991), se fait renvoyer et cracher dessus dans Sans Contrefaçon, est brûlé vif dansBeyond my control (1992), rejetée dans Hasta Siempre (1997). De ces nombreux malheurs et asservissements, qui ajoutent à la malédiction présumée du héros, ce dernier va à chaque fois tenter de s’en détacher à l’aide d’adjuvants (Terme du sémioticien français A.J. Greimas qui nomme ainsi les secourables) qui, comme dans le conte traditionnel sont soit des fées dans Sans Contrefaçon, des enfants dans Désenchantée ou encore des lutins dans Tristana. On retrouve d’ailleurs dans l’œuvre de Laurent Boutonnat nombre  » d’adjuvants et  » d’opposants  » hérités des contes merveilleux chrétiens tels cette statue de sainte vierge dans Plus Grandir qui s’anime pour se cacher le visage lorsque l’héroïne se fait violer sous ses yeux, ou ces objets magiques remis au héros et sensés le protéger ; comme par exemple le collier offert par Rasoukine à Tristana, qu’elle aura le malheur d’ôter avant que la tsarine-sorcière se penche sur elle pour lui enlever la vie.

 

 

    Le conte merveilleux a ceci de particulier qu’il comporte toujours le fameux passage dans un autre monde. C’est donc à la quête de cette liberté, de cette délivrance devrait-on dire lorsqu’on pense au cinéma de Laurent Boutonnat que le héros traverse cette frontière . Souvent à la fin de ses clips, le héros franchi la limite sans qu’elle soit clairement définie ni sur l’écran, ni dans l’histoire (mais plutôt par la fin de la chanson illustrée par le clip et sa transition avec la musique additionnelle) contrairement au conte à proprement dit où un élément concret tel une rivière, un pont ou un obstacle caractérise le passage. Au-delà de cette ligne, l’histoire se fait davantage onirique. Et bien que la diégèse garde toute la cohérence d’un récit filmique classique, le spectateur se rend bien compte qu’il vient d’entrer dans un autre monde. Celui où la femme vêtue de noir dans Sans Contrefaçon se révèle être une fée capable de donner la vie à un mannequin de cire, le monde où les prisonniers de Désenchantée, une fois libérés contemplent le néant d’une plaine couverte de neige avant de se séparer têtes baissées comme si leur lutte avait été vaine, un monde enfin où le prince charmant bolchevik improbable de Tristana embrasse sa « Blanche-Neige » morte et lui insuffle, du coup, le double bonheur de la jeunesse éternelle et du repos infini.

 » Le passage dans l’autre monde est en quelque sorte l’axe du conte, en même temps que son milieu. Il suffit de motiver la traversée par la recherche d’une fiancée ou quelque merveille […] pour avoir devant soi l’ossature, très générale, certes, incolore et simpliste, mais pourtant caractéristique sur laquelle viennent se greffer les divers sujets. « 

(Vladimir Propp, Morphologie du conte, collection  » poétique « , édition du Seuil, Paris 1965)

 

    

La bouteille se vide, les espoirs aussi

Historiquement transmis de manière orale, le conte adapté au vidéo-clip induit certain traitements. Par exemple cet aspect de transmission du conte passe davantage à l’écran si une partie de la chanson illustrée par ce clip est chantée par l’interprète. Le conteur est à ce moment çi parfaitement identifié, et il peut-être comme dans tout conte soit le héros de l’histoire, soit un étranger omniscient à la diégèse, soit un personnage secondai re. Le caractère profondément enfantin du conte pousse, oblige même le réalisateur de vidéo-clip au divertissement, voire à l’émerveillement de son spectateur. Ceci peut expliquer la récurrence de l’emploi des effets spéciaux tant ils permettent aujourd’hui de rendre la féerie de certains décors ou de certains personnages que véhicule le conte. Un élément commun au genre du conte et à la forme filmique qu’est le vidéo-clip est la danse. C’est par son emploi que les parties autrefois chantées des contes trouvent leur écho aujourd’hui. C’est en effet entre autres par ses contraintes que le vidéo-clip en général, (en faisant abstraction de ceux de Laurent Boutonnat) s’est rapproché du genre du conte. C’est par des éléments communs comme la durée relativement courte, le médium musical, et la multiplicité des  » diffusions  » que le vidéo-clip et le conte, par les contraintes de forme de l’un et la définition du genre de l’autre se sont retrouvés.

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Apparitions Mylène Farmer au Cinéma

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

 

1Le saviez-vous ? 

- La véritable première apparition de Mylène Farmer au cinéma n’est pas dans Giorgino mais dans Le Dernier Combat de Luc Besson, sorti en 1982. Elle y est figurante et prête ses jambes ravissantes au cinéaste le temps de quelques secondes. Le début d’une longue amitié et de plusieurs collaborations.

 

 

2- En 1989, Nicole Garcia est à la recherche d’une actrice pour jouer dans son premier long-métrage en tant que réalisatrice, Un week-end sur deux. Mylène Farmer se voit proposer le premier rôle, mais le refuse car elle est en pleine préparation de sa première tournée : »C’est vrai que j’ai rencontré Nicole Garcia. J’ai vraiment souhaité la rencontrer. J’avais ce projet de scène donc il a fallu choisir » indique-t-elle à Laurent Boyer dans l’émission Pour Un clip avec toi. C’est finalement Nathalie Baye qui est choisie. Elle est nommée pour le César de la Meilleure Actrice. Dans le même programme, la chanteuse avoue « J’ai l’impression que le cinéma français, en tout cas celui d’aujourd’hui me touche moins qu’un autre cinéma, le cinéma russe, le cinéma américain parfois, le cinéma anglais.« 

 

- En 2002, l’écrivain Marc Lévy, qui est alors le compagnon de la chanteuse, annonce qu’il a écrit son premier scénario pour le cinéma dans lequel elle est censée jouer. A deux pas de chez toi doit entrer en tournage en 2004, le temps de réunir les fonds nécessaires et une distribution. L’histoire est centrée sur la relation entre un vieux monsieur et son infirmière. Pour le premier rôle masculin, les noms de Jean Rochefort et Michel Serrault circulent. Mylène rencontre le premier à cette occasion et déclare en 2010 à Paris Match qu’il est « un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref…magnifique. » Malheureusement, le film ne se fait pas. 

 

3- Les Césars ne sont décidément pas passés loin de Mylène Farmer. En 2006, Jacques Audiardrecevait celui du Meilleur Film pour De battre mon coeur s’est arrêté. Avant le tournage, il avait offert un rôle à la chanteuse. Mais elle n’était pas disponible, elle préparait à cette époque son nouvel album « Avant que l’ombre…« , ainsi que les concerts « intransportables » qui lui ont fait suite. En 2010, le magazine Serge annonçait une interview croisée du réalisateur et de Mylène Farmer. Cela ne s’est pas fait non plus…

- Lorsqu’un projet d’adaptation au cinéma du roman de Salman Rushdie La Terre sous les pieds (2011), est développé, le romancier, que la chanteuse admire beaucoup, lui propose de participer à la bande-originale. Mais le film ne voit jamais le jour.

 

 

téléchargement (14)- Depuis 2006, Mylène Farmer est annoncée dans le film L’Ombre des autres, adapté du roman éponyme de Nathalie Rheims, qui est sa meilleure amie dans la vie. Elle y jouerait le rôle de Tess, une chercheuse en médecine de la fin du 19ème siècle, emportée dans le monde de la magie et du spiritisme. Le scénario a été écrit par Claude Berri, mais son décès en janvier 2009 a retardé le projet. La réalisation a été confiée à Bruno Aveillan, avec qui la star a déjà travaillé sur The Farmer Project, et la production à Stéphane Celerier de Mars Distribution. Le film devait entrer en tournage en 2009, après la tournée des stades de la chanteuse, mais cela ne s’est pas fait. L’auteure a déclaré sur son blog : « Il s’agit d’un film de genre, ce qui n’est pas aisé en France et c’est la raison pour laquelle nous nous orientons vers une distribution anglo-saxonne. Le cinéma est un art qui implique beaucoup de moyens et des partenaires qui accompagnent le montage financier, mais nous travaillons de toutes nos forces avec l’espoir que le film verra le jour dans les deux ans qui viennent. » Nous sommes en 2013, les deux ans sont passés. Le film n’a toujours pas vu le jour. La malédiction qui entoure Mylène Farmer et le cinéma va-t-elle encore frapper ?

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

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les confidences de Francois Hanss sur Timeless

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

Après une tournée triomphale à guichets fermés et plus de 500 000 spectateurs à travers 4 pays, Mylène Farmer débarque dans plus de 200 salles de cinéma Gaumont-Pathé pour la diffusion exceptionnelle ce jeudi à 20h du film « Timeless ». Nous avons rencontré à cette occasion son réalisateur, François Hanss, qui lève le voile sur ce projet unique et ambitieux, parfaitement à l’image de la star…

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/user/MyIeneFarmer?annotation_id=annotation_2050774369&feature=iv&src_vid=oZTynbKYNgs

Comment se sent-on à J-1 de la diffusion du concert au cinéma ?

images (23)François Hanss : Bien parce que demain c’est l’aboutissement, le plaisir de découvrir le film en salles, dans un cadre idéal. C’est une séance unique donc on retrouve un peu l’ADN du spectacle vivant : ce plaisir d’être ensemble, dans un même lieu; cette idée qu’une émotion collective va naître. A titre personnel, c’est aussi la fin d’une très longue période de travail. C’est fantastique en tout cas, je n’imaginais pas que ça se passerait aussi bien (…) 

224 salles vont diffuser le spectacle. Il se passe d’ailleurs quelque chose d’extraordinaire au Pathé d’Orléans : depuis que la billeterie a été mise en place il y a trois mois, les ventes sont montées en flêche, du coup ce sont les 12 salles du multiplexe qui diffuseront Timeless. Juste Mylène Farmer. C’est unique ! 

Comment regarde-t-on un concert au cinéma en tant que spectateur selon vous ?

C’est une position étrange. Je crois qu’on a envie de partir dans l’énergie, le rythme de l’émotion suscitée, suivre le beat de la musique. Je pense que ça va bouger, mais ce sera sûrement très différent d’une salle à l’autre. Le public c’est une donnée magistrale mais mystérieuse en même temps.

 

De quelle manière s’est déroulée votre collaboration avec Mylène Farmer sur ce film ?

D’abord, vous imaginez bien qu’on ne montre pas le film à Mylène Farmer au dernier moment ! Tout se fait avec elle. Elle assiste à plusieurs étapes du montage. On bichonne le film ensemble du début jusqu’à la toute fin. Et ça c’est une réalité de travail que l’on a toujours eu sur nos collaborations passées, et plus que jamais sur Timeless. C’est un film qui s’élabore lentement, dès le début des premières ébauches de la scène. 

Moi, dans un premier temps, je me positionne en tant que spectateur. Je participe dans l’ombre aux répétitions, parce que j’aime ça et parce que ça fait partie d’une maturation autour du spectacle. C’est cerner le visuel, les angles, les axes. C’est observer la scénographie, les possibilités pratiques, devancer les éventuelles difficultés. C’est se familiariser avec l’équipe aussi. 

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C’est à la Halle Tony Garnier de Lyon que le concert a été filmé. Pourquoi ce choix ?

La salle a été choisie dès le départ par Mylène Farmer et son tourneur et manager Thierry Suc parce qu’ils avaient tout simplement envie de changer. Le Palais Omnisports de Paris-Bercy est une salle très idéale, mais on l’a déjà pas mal filmée lors des précédentes tournées. Et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçu. J’adore la Halle Tony Garnier en tant que spectateur. Elle s’intégre bien dans le design de la scène donc on en a joué. Cet écrin, cette cathédrale de fer, éclairée au sodium, qui teinte le public de doré, c’est magnifique. Ce décor spectaculaire signé Mark Fisher au beau milieu de cette salle très en profondeur, c’était la promesse d’un jeu artistique intéressant sur le plan visuel. 

 

Un concert filmé se déroule-t-il différemment ou de la même manière qu’un autre qui ne l’est pas ?

Le spectacle était identique chaque soir. C’est un respect minimum vis à vis du public. Les fans savent parfois avant l’heure que ce soir-là, on tourne. C’était le cas ici et c’est très bien ainsi. Mais dans un concert de Mylène, de toute façon, il y a toujours une forte présence et implication du public, que j’ai toujours espéré solliciter et engager à l’image. Je trouve que le public est un contrechamp extraordinaire. Et puis c’est un public extraordinaire ! Il est très large en terme de générations, il est jeune, rajeuni, donc à la caméra ils sont complices mais ils sont surtout avec elle. Mylène n’est jamais que le point d’attraction majeur. Ils oublient les caméras, qu’elles soient au-dessus d’eux, ou pointée sur eux. 

Quel était le dispositif technique mis en place ? 

 

Au plus fort du show, on a fonctionné avec 7 caméras, multipliées par 4 soirs, ce qui vous donne à peu près le nombre de points de vue, de positions idéales, auxquels il faut ajouter des plans plus anecdotiques avec de la GoPro, du 5D, des caméras fixées sur des grues… Une trentaine de caméras en tout ont été utilisées sur l’ensemble de la timeline. 

Comment avez-vous appréhendé le thème futuriste de ce show, différent des précédents ?

Le film n’est que la traduction de ce qui est sur scène : les trapézes qui se forment, l’accélérateur de particules sur l’entrée, les robots…  La liturgie des images participe un peu du mystère. Je joue avec les robots, j’ai d’ailleurs mis des caméras dans leurs têtes, il y a tout un rapport de complicité entre eux et Mylène que je voulais retranscrire… J’ai épousé le thème en l’affinant. 

Quels étaient les défis principaux de ce tournage ?

J’avais très envie d’avoir le plus de plans possibles en présence scénique vers le public, ce genre d’images inédites que le public ne voit jamais, comme s’il était à la place de l’artiste. J’avais fantasmé d’être aux côtés de Mylène sur scène, travailler sur des silhouettes… c’était une envie de principe. Après il y a l’idée d’être dans la proximité, capter l’émotion, sachant que j’adore les gros plans. 

Le but c’est qu’il y ait un vrai plus pour celui qui a vu le concert en salles. Mais mettre en place une caméra sur scène, c’est toujours compliqué, notamment pour des raisons de sécurité. Puis il faut éviter que l’artiste ne soit embarrassé de sa présence. On a donc eu recours à diverses astuces, par exemple avec des caméras posées sur scènes mais camouflées pour que personne ne les voit.

Le précédent spectacle se déroulait au Stade de France. C’était une machine gigantesque. Est-ce que Timeless vous a semblé plus simple à réaliser ?

Il y a un an, je pensais que oui, mais Timeless a bien caché son jeu ! Le plus gros défi pour le Stade de France venait du fait que l’on avait que deux dates pour tourner. C’était forcément stressant, pour elle aussi. C’était une surface inédite, gigantesque. La notion d’échelle était un problème majeur : on voit la scène comme un timbre poste en tant que spectateur. Timeless paraissait plus simple mais en réalité non. On a été plus amibitieux. On voulait faire un film encore plus proche, plus « humain », plus juste sur ce qu’elle est sur scène. 

Y’a-t-il eu un passage du concert plus compliqué à monter qu’un autre ?

Les tableaux les plus denses ne sont pas forcément les plus compliqués. Mais un tableau avec chorégrahie est forcément plus soigné. On est en tout cas plus vigilants, tant sur la rythmique que sur la synchronisation. Mylène a un oeil redoutable je dois dire et c’est très bien ainsi. C’est elle qui est à l’image, qui danse, qui chante, après tout. Mais pour les chansons avec juste Mylène et son micro sur scène, plus une douche de lumières, c’est difficile aussi. Il s’agit de garder la tension, l’émotion, l’interprétation, la traduire en dehors du son, trouver le bon contrechamp… 

Je ne vous cache pas que sur des titres très ambitieux comme Désenchantée, où il y a la reprise du public, ça prend beaucoup de temps. Il y a un gros travail de dérushage, puis il faut choisir les images afin de souligner la montée en puissance. On remet les compteurs à zéro pour chaque chanson en fait, c’est en cela que c’est très compliqué et très long. Le montage ne se fait pas dans l’ordre. Mais on est plusieurs. On se répartit le travail selon les sensibilités de chacun. On se connaît bien, on a déjà presque tous travaillé ensemble. Les monteurs me font part de leurs préférences. L’un voudra faire Je t’aime mélancolie. Un autre Comme j’ai mal. J’aime laisser le désir prendre la main sur les choix. 

Laurent Boutonnat a-t-il participé lui aussi au montage ?

On a démarré ensemble en co-réalisant le tout premier concert de Mylène en 1989 à Bruxelles, puis sur le deuxième à Bercy en 1995. En revanche, j’ai réalisé les suivants en solo, dont le dernier. On est très proches, très en phase. Je ne fais que suppléer à sa mise en scène, garder la cohérence qu’il a imaginée. Je gourmande ce qu’il a déjà mis en place avec Mylène. 

Que nous réservent les bonus présents sur le DVD et le BluRay qui sortiront le 16 mai prochain ?

J’ai mis un point d’honneur à ce qu’il y en ait beaucoup ! Je voulais vraiment rendre hommage à tous ces gens qui ont travaillé sur le film pendant deux ans. Sur les lumières, le son, les constructions… Les bonus fonctionnent par thématiques. J’ai pris le temps de voir chaque département artistique, par exemple Jean-Paul Gaultier pour les costumes, dans son atelier. Il y a aussi un module sur les robots; c’était un élément du concert très attendu et à juste titre puisque c’était une innovation, et le garçon qui s’en occupe est une personne passionnante. On verra aussi tout l’aspect backstage, les répétitions des danseurs, des musiciens…

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Et y verra-t-on Mylène, puisqu’elle apparaît peu en général dans les bonus ?

Je pense que vous serez étonné ! (rires) 

En dehors des concerts, vous avez aussi réalisé des clips pour Mylène Farmer. Si vous ne deviez en choisir qu’un seul, lequel ce serait ?

Le premier que j’ai réalisé : Je te rends ton amour. C’est le plus cher à mon coeur. J’ai été très séduit par le scénario de Mylène et impressionné et touché qu’elle me propose de le mettre en image. C’est une amie avant tout, j’adore travailler avec elle alors ma réponse était évidente ! 

Il a suscité la controverse lors de sa sortie…

Pour des raisons très obscures, oui… En vous levant le matin, vous ne vous dites pas « je vais faire de la provoc’ aujourd’hui ! » Ce n’était pas le but. Moi j’aime le beau, l’alliance du son et des images…

 

Prévoyez-vous de réaliser un deuxième long-métrage après « Corps à corps » sorti en 2003 ?

J’essaie depuis plusieurs années d’en monter un. C’est compliqué, d’autant que le premier n’a pas marché. C’est le succès le premier déclencheur en général. Mais je suis très attaché au film. J’avais des pistes. J’en ai d’autres. On verra… 

Et filmer Mylène dans un long-métrage, vous en rêvez ?

Bien évidemment !

 

Entretien réalisé par Jean-Maxime Renault le 26 mars 2014 à Paris vue sur http://www.allocine.fr/article

 

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Boutonnat rend hommage dans Tristana

Posté par francesca7 le 28 mars 2014

Laurent Boutonnat rend hommage dans Tristana au film Octobre de S.M. Eisenstein, oeuvre grandiose de propagande soviétique, qui retrace les journées de juillet et la révolution bolchevik de 1917. On y retrouve les mêmes thèmes comme celui du montage signifiant, des figures de Lénine, de l’amour sous-jacent, de la bourgeoisie et celui de la révolte envers les Tsars.

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    C’est au milieu du clip de Tristana (1987) que l’on croit voir les images d’archives de la révolution russe d’octobre 1917. Or, si c’est bien un discours de Lénine en personne dont Laurent Boutonnat s’est servi, les images des tireurs du tsar tirant sur la foule ne renvoie pas à 1917 et sont, de surcroit, nullement documentaires ! Il s’agît là de la reconstitution de la révolte de février 1905 (bien avant celle de 1917 donc) devant le palais d’Hiver de Saint-Petersbourg par le cinéaste Vyacheslav Viskovsky. Laurent Boutonnat a en effet pioché ces impressionantes (mais fictionnelles) séquences de mouvements de foule en noir et blanc dans son film Devyatoye Yanvarya (Le Neuvième de Janvier), tourné en 1925. L’effet documentaire reste très fort, d’autant plus que dans le générique de fin de Tristana, le film de Vyacheslav Viskovsky danslequel a pioché Boutonnat n’est nullement crédité.

Laurent Boutonnat, lui, voulait se servir de ces images pour illustrer la révolution de 1917 dont ne subsite qu’une seule image fixe, prise depuis la fenêtre d’un appartement de la Perpective Nevski (toujours à Saint-Petersbourg). Une reconstitution a bien eu lieu : celle de Eisentein en 1927 pour son film Octobre. C’est ce film de Eisenstein et plus particulierement son montage qu’a tenté de reproduire Laurent Boutonnat dans cete séquence.

Le film d’Eisenstein donc, Octobre (1927), est une immense fresque qui, dédiée au prolétariat de Petrograd, célèbre la révolution victorieuse de 1917. C’est un film de commande pour célébrer les dix ans de la révolution prolétarienne. On assiste à deux phénomènes : d’une part on ne peut éviter de remarquer la « poétisation » du récit, en y apportant des éléments grandioses (les scènes de foule lors de la première tentative de prise du palais d’hiver par exemple) des scènes symboliques à l’esthétisme sophistiqué (comme par exemple ce cheval qui reste pendu au pont qui se lève, et qui finit par chuter). En deuxième lieu on assiste à une représentation, à une transcription quasi picturale de l’Histoire. Transcription qui tiendrait de la pure fiction si elle n’était pas rendue authentique par une dimension documentaire, car ces évènements se sont réellement passés, dix ans plus tôt, sur les lieux mêmes du tournage.

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Les falsifications de l’Histoire 

    Eisenstein a du faire des choix. Des choix qui ne tenaient qu’à lui de respecter ou non. Par exemple, dans le rapport à la réalité, le cinéaste ne se positionne ni entièrement dans la fiction, ni dans le documentaire. S’il a certes choisi la reconstitution (c’est elle qui apporte la structure narrative au film), il se permet également de travestir parfois la réalité, de modifier certains détails, parfois importants, de l’Histoire. Eisenstein ajoute plusieurs scènes au film, qui n’ont aucun référent dans ce qu’il s’est réellement passer en 1917. Par exemple les quelques plans où Kerenski se prend pour le nouveau Tzar sont imaginaires, la scène qui conte la découverte des médailles de St Georges par les soldats aussi. Il ajoute également de superbes scènes qui, à défaut d’entretenir directement un discours de propagande, guide le spectateur vers une certaine forme de contemplation par le biais d’un vocabulaire cinématographique très esthétique, comme pour la scène (inventée elle aussi) où les caves à vin du palais d’Hiver sont saccagées. C’est ici que réside le pouvoir du cinéma ; c’est là où se trouve la faculté de mélanger réel et fiction, sans que l’on puisse distinguer les deux. Ces scènes ajoutées par Eisenstein viennent enrichir le film, et ne rendent que plus fascinantes les autres séquences inspirées du réel, qui se mêlent pour ne faire qu’une œuvre, cohérente et finalement terriblement personnelle.

    Il reste également plusieurs autres divergences entre le réel et la reconstitution filmée. Sont-ce des erreurs dues aux consultants (politiques pour la plupart) lors du tournage ou une volonté exacerbée de Eisenstein à vouloir travestir la vérité au point d’intervertir même l’ordre chronologique d’évènements historiques ? On sera surpris pour l’exemple par la statue d’Alexandre III qui n’a en fait été déboulonnée qu’en 1921 ! Ceci relever très probablement d’un choix délibéré du cinéaste qui avait semble t-il décidé de “tout” se permettre au nom de la propagande, du spectaculaire et du visuel. Les autres différences d’avec les faits réels que l’on peut remarquer relèvent plus de l’anecdotique ou du détail, comme Lénine qui en fait portait une perruque le 10 octobre, alors qu’il n’est pas représenté comme tel dans le film. Détail important ici, Kerenski est toujours représenté en officier dans Octobre alors qu’il était toujours vêtu de noir dans la vie. On a ici à faire manifestement aux choix personnel de Eisenstein, qui avait une vision très précise de son film et de l’impacte que pouvaient avoir des éléments visuels tels que les costumes que porteraient ses personnages. Une grande confusion est également commise lors du renversement du gouvernement provisoire. Alors que la proclamation de se renversement intervient en réalité à 2h10, une demi-douzaine de pendules nous indiquent des heures différentes sauf la vraie : 2h24, 2h07, 2h17, 2h35 et même 3h15. Eisenstein a peut-être voulu retrouver ici ses symboles qui brouillent le temps (comme le sphinx au début du film) et qui rendent la diegese trouble, et transforme le temps en une sorte de « chronologie irréelle ».

 

 

Reconstitution personnelle de la  réalité ou reconstitution d’une  réalité personnelle ? 

    Malgré cette mégalomanie et ce style indéniable (dû en majeure partie au montage, nouveau à l’époque), théâtre et poème en sont absents. C’est ici qu’émerge la notion de parti pris du réalisateur, il ne colle en effet pas à la réalité des faits et prend la décision d’aiguiller son spectateur, de le « persécuter » avec des cartons de titre, de porter son regard sur une souffrance bien précise plutôt qu’une autre. Eisenstein lui-même ne se définissait d’ailleurs pas comme un réaliste mais comme un formaliste. Pourtant, avant même que le film commence, il ouvre bien l’image par un intertitre qui évoque « les évènements de 1917 qui ont été reconstitués dans la plus grande fidélité » et le film qui se veut le « témoin de la naissance du pays soviétique ». Suit d’ailleurs d’une manière non innocente une citation de Lénine, héros charismatique de cette fresque cinématographique qui trouve quand même ses racines ancrées dans le réel. 

     Le résultat de ce film nous donne une œuvre où s’entrecroisent à la fois la poétisation du récit et aussi la dramatisation de l’histoire. C’est lui, Lénine (il ne s’agit en fait qu’un d’un sosie, nommé Nikandrov, Kerenski étant interprété, lui, par Vladimir Popov), que l’on voit d’ailleurs en contre-plongée, dans le vent avec un drapeau à la main, devant l’horloge juste après un intertitre l’annonçant prétentieusement comme une nouvelle Victoire De Samothrace, puissante et indestructible. Eisenstein, dans sa distribution, a bien voulu manifestement coller au réel, non seulement par la présence à l’écran d’un sosie parfait de Lénine mais aussi à en croire l’annonce faite avant le générique dans une réédition récente par la présence d’ »ouvriers, soldats, marins, et même un des chefs de l’insurrection armée, Nikolaï Podvoïski« .

    Les films réalisés en Russie après la révolution d’octobre 1917 sont « politiques », car ils posent en somme une unique question : Celle du rôle du peuple. En ce sens, ils parlent davantage au public car il participait aux évènements dont que le film retrace. Un film comme Octobre peut ici jouer un rôle de fédérateur, entre la nouvelle génération qui n’a pas connu la révolution dix ans avant, ses participants et ses victimes. Tous, après vision de ce film éprouveront sans doute la même souffrance. Et c’est par les scènes grandioses de la manifestation avortée de juin 1917 et celle réussie d’octobre de la même année que le public de ce film se remettra dans le rôle exact qu’il tenait dix ans auparavant, et prendra « conscience » de l’importance et du bien fondé de ses actions de l’époque.

 

 

Histoire ou politique ?

    Globalement, on pourrait dire que Octobre se situe du côté de l’histoire. La politique y est présente, certes, mais c’est par son arrière plan historique que le film parvient à prendre toute sa dimension. Si on prend par exemple le plan du sphinx égyptien, il connote à l’évidence l’aspect historique et quasi intemporel de ce qui est en train de se passer : « Révolution » y est référée à « pouvoir de classe », et non pas au simple combat. En somme, on semble moins s’attacher à la révolution elle même, qu’à ses causes, sa préparation, des tentatives, ses détracteurs, ses héros, ses agissements et ses conséquences. A mesure que les héros avancent, l’Histoire avance avec eux. La marche du pouvoir devient la marche d’un régime, d’un avenir. Histoire et politique y sont intimement superposées, comme le soutenait André Malraux :

« Le génie des films révolutionnaires d’Eisenstein illustre le bolchevisme, il ressuscite aussi l’épopée. »

in L’Homme précaire et la littérature, p. 211.

 

 

 

La symbolique

     Cette grande fresque de la révolution d’Octobre reste comme un document rare et précieux: elle entre dans l’Histoire, elle rencontre la politique et sur le même chemin le cinéma, avec par exemple une longue séquence lourde de sens qui nous donne à voir ce fameux « monde cassé en deux »: avec cette levée du pont qui doit isoler le quartier ouvrier du reste de la ville et stopper l’insurrection ouvrière: la rue s’ouvre lentement en deux pans coupés suspendus, créant une béance mortelle sur le fleuve. La longue chevelure d’une jeune femme morte bascule et se répand dans le vide; sur l’autre versant, un cheval blanc abattu dans sa course, glisse et pend au-dessus du fleuve, retenu par le chariot qui le rattache aveuglément à la route verticale. L’image du cheval suspendu pendant un bon moment et qui finit par une chute inéluctable toute la puissance véhiculée par cette première manifestation, avec les banderoles, à l’angle de la Sadovaïa et de la Nievski[1], qui se trouve en quelques minutes réduite à néant. On peut résumer le film à cette seule scène tant elle est forte et sonne juste dans ce que voulait faire passer visiblement S.M. Eisenstein. 

    Plusieurs plans véhiculent le même symbolisme pompier, comme par exemple cet homme en uniforme qui dort, juste après le plan du cheval mort, assoupi là comme pour dénoncer l’impuissance du gouvernement d’alors. On voit aussi ce bolchevique massacré près de la Volga. Images syncopées d’injustices. Ici encore Eisenstein montre le tout par la partie et parvient à faire passer la massacre qui est en train de se passer par la seule mort d’un homme, joyeusement lynché par un couple de bourgeois. Les situations, les personnages sont surélevés ou rabaissés, sans cesse ils sont comparés, comme pour confirmer au spectateur la teneur réelle du personnage auquel on a à faire ; par exemple au milieu du film, Kornikof est comparé à Napoléon Bonaparte d’une manière évidente. Là où les identifications deviennent troublantes et s’emmêlent, c’est quand on sait que lorsque Kérénski n’était “que” ministre des armées, les bolcheviks le surnommaient « Bonaparte au pied du lit »… Avec un humour accessible, la présentation de ces personnages tient souvent de l’ironie.

    Eisenstein orna son film de symboles, ne craignant pas de décevoir son public. Toujours de l’ordre référentiel, lorsqu’on parle de l’ordre d’arrestation de Lénine par le gouvernement provisoire, on distingue très aisément un passeur qui semblerait conduire la révolution bolchevique sur le Styx. Ce qui fait de Octobre un des plus grands films expérimentaux du début du siècle tient également aux symboles mêlant identifications grossières et effets visuels : Kerenski tient par exemple, qui tient un bouchon-couronne du Tzar pour en couvrir une bouteille à plusieurs éléments, ou lors de la scène de l’orateur au congrès, on voit des harpes avec un effet kaléidoscopique qui alterne avec le discours de l’orateur. Ces plans expérimentaux ont une origine. Pour ce dernier par exemple, Eisenstein a eu cette idée d’une citation de Lénine lui-même, qui aurait dit : « Kerenski joue le rôle de la balalaïka pour abuser les ouvriers et les paysans ».  Avec tout ça on voit bien que Eisenstein voulait un spectacle, à son nom, morceaux de bravoure à l’appui, et non une « démonstration ».

  

 

Évocation de l’amour

    Comme si Eisenstein avait le soucis de réaliser un vrai film, il mêle l’amour à son histoire. Il nous montre en effet la statue de deux personnages s’embrassant lors de la capitulation des contre-révolutionnaires (dans la séquence railleuse du « bataillon de choc »). Même si l’interprétation évidente de ce plan est celui du pays se retrouvant lui-même, de l’amour et toute l’imagerie optimiste qu’il comporte, il peut laisser entendre une autre voix, moins évidente…

    L’écrivain italien Francesco Alberoni, dans les années 70 écrit L’Amour Naissant, qui a inspiré l’écriture de l’album Innamoramento (1999). Il laisse à plusieurs reprises entendre que le fait de tomber amoureux (image présente dans Octobre par cette troublante image des statues s’enlaçant) peut se comparer à l’élan d’un peuple derrière une cause, comme celle de la révolution de 1917.

« L’amour naissant, “l’Innamoramento” italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur l’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires » .

Francesco Alberoni

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Contexte du clip « Ne plus grandir »

Posté par francesca7 le 28 mars 2014

Dès 1985 on commence à trouver certaines fulgurances dans le cinéma de Boutonnat, comme cette statuette de la sainte vierge qui se cache le visage lorsqu’on implore son pardon, où la danse tragique qui clos le film, entraînant une Mylène Farmer qui vieillit à vue d’œil dans une valse macabre au milieu des toiles d’araignée et des candélabres. Le clip de Plus Grandir ressemble à un premier film, dans lequel on aurait voulu mettre tous ses fantasmes inavouables et ses questionnements inextricables. Le clip rassemble néanmoins de grandes références cinématographiques. On aura peu de mal entre autres à approcher le traitement anticlérical de celui des Diables de Ken Russel (1971) surtout lors de la scène où deux nones donnent des coups de pieds à la pénitente à terre. On verra aussi dans l’animation de la statue, l’influence d’un Jean Cocteau. François Hanss, futur réalisateur de clips pour Mylène Farmer (Je te rends ton amour, Immoramento) y voit même une « Jeanne d’Arc revisitée par une imagerie que même Hollywood n’a pas rêvée » (Hanss, François, «Clip ou film? Les deux. Mylène Farmer inaugure le genre», Starfix n°39, août 1986 pp.80-81.)

 

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    Plus Grandir marque les premiers investissements de Mylène Farmer dans la création artistique. C’est elle qui s’occupe des dessins du story-board, et on remarquera dans celui-ci l’épitaphe inscrit sur la tombe supposée de la chanteuse : « Mylène Farmer, Plus Grandir, 1962 – 1985 ». Or Mylène Farmer est née en septembre 1961 et non l’année suivante. Cet « oubli » sera répété lors d’une prestation télévisée, où les mêmes dates seront reprises sur un landau noir servant de décor à l’interprétation de la chanson. L’implication de la ‘jeune’ artiste ne s’arrête pas là puisque c’est elle qui confectionne la poupée de chiffons qu’on voit dans le clip. Accessoire à priori anodin mais qui revêt dans le film une importance toute particulière : C’est cette poupée qui nargue l’héroïne de sa jeunesse éternelle, qui la poursuit dans ses nuits, et ses cauchemars. En se protégeant le visage du coup de couteau asséné par Mylène Farmer, c’est elle qui déclenchera la danse du vieillissement en lui rappelant brusquement qu’elle, être humain, est périssable. C’est donc ce jouet provocant qui aura le mot de la fin : alors que le spectre de Mylène Farmer jette son bouquet sur sa tombe et s’en éloigne, la poupée assise sur une pierre tombale tourne la tête en notre direction pour nous rappeler à notre misérable condition humaine. Plus Grandir marque avant tout le premier passage de Mylène Farmer à l’écriture, c’est elle qui signe les paroles, alors que Laurent Boutonnat s’affaire à écrire le reste de l’album Cendres de Lune. Étrangement, il est très difficile jusqu’en 1995 de différentier les textes écrits par Laurent Boutonnat de ceux signés du nom de Mylène Farmer : mêmes thèmes, même tourments, mêmes inspirations, même culture, et surtout même style.

 

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    Pour financer ce scénario qu’on estime déjà très coûteux, le cinéaste fait appel au producteur de publicité Stephan Sperry qui parvient à louer durant quatre jours un des studios SETS à Stains, en Seine St-Denis et à débloquer 330 000 Frs pour financer tout le film. Toute la largeur du studio est décorée par une équipe (accompagnée du père de Mylène Farmer en personne) car Boutonnat tourne en cinémascope (format 2.35 rarement utilisé depuis les westerns des années 60). Il s’agirait ici d’un des premiers clips au monde réalisé en format Cinémascope sur pellicule film. 

    Le premier  jour de tournage se fera dans le cimetière le plus proche du studio : celui de Saint-Denis où sera installée la fausse pierre tombale portant le nom de la chanteuse et le titre du film. On parlera de Laurent Boutonnat comme seul réalisateur ayant donné à ses clips un soin cinématographique. Ceux avec Michael Jackson réalisés par John Landis (dont Thriller date de l’année de Maman à tort-1984) sont eux plus proches de la série B que du  cinéma (effets spéciaux grossiers et support vidéo à l’appui). C’est donc à partir de ce film que Laurent Boutonnat a la volonté de faire de Mylène Farmer un mythe. Il prend alors tout ce que son entourage peut lui offrir, il utilisera le caisson aquatique du studio pour trois secondes de film et embauchera des figurants pour des durées toutes aussi courtes (les deux naines, le violeur…). C’est surtout sur ce tournage que Laurent Boutonnat fait connaissance avec les techniciens qui le suivront  jusqu’en 1994, date de sa chute. Il craque d’abord pour le chef opérateur de publicité Jean-Pierre Sauvaire (Taxi-1998) avec lequel il travaillera dix ans. L’équipe des clips et des films se complétera ensuite par la monteuse Agnès Mouchel, la costumière Corinne Sarfati et François Hanss qui lui servira plutôt d’assistant.

 

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Plus Grandir : Tournage de Clip de Mylène F.

Posté par francesca7 le 15 mars 2014

Une jeune femme venue se recueillir sur sa propre tombe revoit sa vie peuplée par l’obsession de ne pas vieillir.

plusg31    La narration de Plus grandir, premier des clips de Laurent Boutonnat subissant le traitement cinématographique du réalisateur, se trouve dans un certain prolongement de celle utilisée dans le vidéoclip Maman à tort. Les différents thèmes abordés par le texte de la chanson ne le sont pas de manière allégorique, c’est leur adaptation visuelle qui en fera des scènes à l’imagerie forte et symbolique. La structure de la chanson est adaptée dans le clip en autant de scènes que de couplets, tandis que le sujet général de chacun d’eux est évoqué parallèlement à leur passage par la mise en scène de symboles s’y rapportant. Par rapport à la succession de plans statiques dans Maman à tort, le fait de découper Plus Grandir en scènes et de les faire correspondre avec la Plus Grandir : Tournage de Clip de Mylène F. dans Mylène FILMOGRAPHIE plusg66structure mélodique de la chanson se rapproche du traitement narratif d’un clip traditionnel. La particularité du cinéma de Laurent Boutonnat ne se situe pas ou plus à ce niveau, mais dans l’utilisation d’une grammaire cinématographique pour la réalisation de clips. Empruntant la logique de ses raccords au cinéma classique, une partie de son esthétique et sa thématique aux cinéastes anglais, son imagerie à la littérature du XVIIIe siècle, la démarche de Boutonnat n’a réellement d’originale que sa destination vers une forme aux possibilités juge t-il inexploitées.

    Dans un cimetière envahi par les feuilles mortes, une jeune fille poussant landau vide (le deuil de la jeunesse) se dirige vers sa propre tombe. Elle contemple sa sépulture mais n’a pas l’air de se recueillir, on dirait même qu’elle éprouve du dédain. Tenant un petit bouquet , elle passe sa main derrière son oreille. C’est sans doute ce qui la fera entrer dans une phase où elle se verra ensauvagée, assise dans une aile de château, la bouche  écorchée. Elle est dans une vaste chambre vide aux fenêtres ouvertes qui laisse entrer un vent puissant. La pièce est faite d’une architecture baroque (la forme triangulaire de la porte d’entrée) à l’intérieur de laquelle grouillent des rats. Au milieu trône une statue de sainte vierge devant laquelle Mylène Farmer prie en pleurant. Pendant un orage, lorsqu’un individu entre dans la chambre pendant son  sommeil, Laurent Boutonnat va offrir à son public la première scène de nudité de son oeuvre.

plusg80 dans Mylène FILMOGRAPHIE

    L’homme (Hervé Lewis, alias Rambo Kowalski, le duelliste de Libertine I, et futur entraîneur de la chanteuse) est un violeur, il s’acharnera à déchirer le pyjama rouge-sang de la jeune fille et lui caressera le corps jusqu’à ce qu’elle se laisse faire. Le  visage de l’homme s’approche du sien lentement, ils se regardent et la jeune fille se préparera à être embrassée par son agresseur en y éprouvant un plaisir certain. Ca y est, le passage à l’age adulte est consommé, la virginité est irrémédiablement perdue, et la statue de la vierge se retourne en se cachant le visage dans ses mains. Apparition onirique, deux bonnes sœurs naines volantes sont derrière une fenêtre et regardent toute la scène. Le fait qu’elles soient naines est le sens propre de ne pas grandir, non pas par volonté mais par obligation. Comme une vangeance, même si elles flagelleront la jeune fille perverse ensuite à coups  de  bâtons, elles n’en sont pas moins voyeuses. Lors de plusg35sa punition, Mylène expliquera pourtant ses souhaits récurrents : « Plus grandir, j’veux plus grandir pour pas mourir, pas souffrir ». Elle souffre, donc grandit. La fille blessée s’est  alors réfugiée dans un coin de la pièce pour vivre sa douleur en silence. Elle s’acharnera aussi à vouloir supprimer sa poupée de chiffon, qui elle ne vieillira pas. Elle tente en  vain de la noyer, de la mutiler. L’expression de la poupée change, du mécontentement au sourire sadique. Si l’on doit trouver la métaphore du temps dans ce film, ce sera forcément elle. Et c’est lorsqu’en voulant la couper en deux avec un couperet, que la poupée cachera son visage avec son bras qui sera mutilé et tournoiera en l’air. Mylène Farmer comprendra alors, que la poupée ne vieillira jamais, elle si. Elle sourira donc pour la première fois du film en tournant sur elle même dans sa chambre, les bras déployés, heurtant meubles et toiles d’araignées. Les rides couvrent peu à peu son visage et son cou, le sourire se transforme en une expression qui rappelle l’incompréhension d’avoir perdu ce qu’on était, d’avoir perdu sa jeunesse et sa vie. Elle finira accoudée à la fenêtre et regardera expression un colombe se poser sur la bordure de la fenêtre devant elle, comme une communion, comme la paix avec soi-même).

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plusg41    Plus Grandir (1985) et son arrière-plan biblique permettent de voir un clip de Boutonnat de deux façons différentes. A la fois récit d’une déchéance physique et critique d’une religion aveugle et impuissante, Boutonnat met en scène dans Plus Grandir des éléments détenant un sens pour chacun des deux niveaux de lecture. Il prend parti d’opposer au lent vieillissement du personnage des images du catholicisme comme par exemple la statue de la sainte vierge ou deux nonnes violentes et vindicatives. On peut lire la présence et l’action de ces éléments comme les signes avant coureurs d’une sérénité relative à la vieillesse prochaine du personnage, voire à sa mort inéluctable, mais également comme l’omniprésence d’une religion qui bannit de manière systématique les agissements déviants de ce même personnage. Ainsi dans le clip, la statue de pierre s’anime pour se cacher les yeux devant une prière vaine, et les nonnes punissent sévèrement par les coups la perte de virginité de l’héroïne : passage symbolique violent à l’âge adulte qui la précipitera rapidement dans la déchéance physique la plus totale.

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    On retourne dans le cimetière qui a ouvert le film, Mylène Farmer a toujours la même expression sur son visage, on ne peut plus neutre. Elle jettera son petit bouquet sur sa tombe et s’en ira sans se retourner. Mylène Farmer vient d’entrer dans une phase onirique dont elle ne sort pas intacte, puisque malgré le fait qu’elle reparte vers la sortie avec son landau vide, elle extrait de son cauchemar la poupée qui s’installe définitivement dans le réel.

 

Jodel Saint-Marc.

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Pour la sortie du film, deux premières sont organisées le mercredi 13 novembre 1985 dans deux cinémas différents : le Kinopanorama (75015) et le club 70 (75016). Des invitations sont envoyées à la presse.

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Le Contexte de LIBERTINE

Posté par francesca7 le 15 mars 2014

 

    Premier triomphe pour Laurent Boutonnat, qui n’a pas eu peur d’en faire trop. Une Le Contexte de LIBERTINE dans Mylène FILMOGRAPHIE libertine032première sur les Champs-Élysées pour lancer le bouche-à-oreille, des critiques coites, et des passages télévisés plus que fréquents : Libertine a été l’évènement musical et « clipesque » français des années 80. A l’époque la question était « Mais qui est cette Mylène Farmer ? ».  Laurent Boutonnat a tout de suite su mettre en lumière la chanteuse et créer une héroïne intrigante qu’il aurait déjà espérée récurrente… Avec Tristana, c’est le seul réel personnage terrestre qu’ai créé Laurent Boutonnat pour un clip.

    Lorsqu’il décide contre la volonté de Polydor de faire du clip Libertine un événement, Boutonnat cherche un producteur pouvant apporter les 46 000 Euros estimés que va coûter le film. C’est le va-tout du couple après l’échec de Plus Grandir, leur contrat est en jeu. Alain Grandgérard, patron de Movie-Box apporte cette somme tout en veillant sur le plateau à faire bon usage du budget en question. Vu la lourdeur du tournage, Laurent Boutonnat doit abandonner la préparation du clip Les Yeux de Laura, qu’il devait tourner pour le groupe « Goûts de Luxe ». C’est finalement le réalisateur Stéphane Lambert qui le tournera aux frigos de Tolbiac à Paris, avec notamment une comédienne rousse. Lambert a raconté en 2008 comment Laurent Boutonnat, dont il était « très proche » à l’époque, l’a soutenu auprès de la maison de disques WEA, et lui a ensuite confié une partie du tournage des making of de Pourvu qu’elles soient douces, et surtout de Libertine, toujours inédit. (propos recueillis par Sébastien Rozier pourFamreraddict en septembre 2008)

Les prises de vue en cinq jours (demandant une semaine de préparation) de Libertine seront quatorze ans après l’objet d’un reportage télévisé où Grandgérard parle entre autres des scènes d’intérieur tournées de nuit afin de maximiser le temps de tournage, et du casting amateur fait dans les boites de nuit de la capitale. Le tournage est basé sur l’économie. Chacun y met du sien pour tourner le plus vite possible, avec le plus de bénévoles possibles (50 figurants), afin de donner l’impression que le clip a coûté plusieurs millions. Ce sera réussi car la presse de l’époque avance des budgets montant jusqu’à 2 millions de francs, sans vérifier leurs informations. Laurent Boutonnat Gérard Simon, chef opérateur de talent pour "Libertine"doit avant tout sa rapidité de tournage à son chef opérateur, Gérard Simon (Monsieur Batignole) qui livre une lumière sublime, tout en chaleur, en ombres et touches de clarté. Boutonnat fait une infidélité à son directeur de la photographie habituel, Jean-Pierre Sauvaire avec lequel il avait déjà travaillé sur Plus Grandir (1985) et avec lequel il collaborera jusqu’en 1995. Qu’aurait fait Jean-Pierre Sauvaire de Libertine s’il en avait fait ce qu’on appelle la photographie ? Difficile de se l’imaginer mais à la vue de son travail postérieur, on pourrait redouter une lumière trop diffuse. Alors que le charme esthétique de Libertine, au delà des cadrages, des costumes de la déjà présente Carine Sarfati, des maquillages de Nicolas Degennes et des décors de Emmanuel Sorin est dans la lueur toute en clairs-obscurs, la lumière froide de Sauvaire (qui convient parfaitement à des clips comme Désenchantée, ou Regrets) aurait cassé la puissante chaleur qui se dégage du film.

 

 

 

Le hall d'honneur du château de Ferrières

 

Le hall d’honneur du château de Ferrières où furent tournés les intérieurs des salons. On reconnaît au fond la grande porte donnant sur l’escalier d’honneur, plusieurs fois reprise dans le film.

 

 

 

 

   C’est au printemps 1986 que le tournage de Libertine a lieu à 24 km à l’est de Paris, au Château de Ferrières en Seine et Marne. La majeur partie des scènes d’intérieur se feront dans le hall d’honneur d’une superficie de 260 m². La décoration a du entièrement être refaite grâce à des tentures et des toiles pour masquer le style renaissance italienne qui ne collait pas à l’époque de Libertine (milieu du XVIIIe siècle). Le château de Ferrières n’a en fait été édifié  qu’en 1859, c’est à dire plus d’un siècle après !  Les autres séquences cependant ne furent pas tournées à Ferrières mais non loin de là, au château de Brou. La scène d’ouverture, ainsi que la dernière partie en extérieur furent tournées le même week-end que la scène du bain. Tous les extérieurs furent captés dans la journée de samedi, notamment le duel qui ouvre le film se déroule dans la clairière qui se situe au sud de la pièce d’eau. Quand à la scène de la chambre et de la baignoire, elles furent tournées en équipe réduite le dimanche. Cette séquence où Libertine et ses amies se purifient  dans la même baignoire, fut tournée dans une grande pièce claire garnie de colonnes. Cette pièce est en fait le vestibule du château, qui fut autrefois une chapelle ! On peut d’ailleurs toujours y voir le bénitier, qu’on peut d’ailleurs entrevoir dans le clip. Construite au XVIIIe siècle, la chapelle colle parfaitement à l’époque du clip, et c’est sans doute grâce aux nombreux effets de perspective donnés par les colonnes que Laurent Boutonnat décida de déplacer un samedi et un dimanche son équipe jusqu’à Brou pour tourner ces quatre séquences. Anecdote amusante, les filles qui se baignent dans la même baignoire que Mylène Farmer ne sont ni des actrices ni des figurantes engagées pour l’occasion mais les secrétaires de la maison de production Movie-Box ! Ce qui nous prouve encore une fois quelques vingt ans après la précipitation et l’économie de moyen importante qu’à demandé le tournage du clip.

 

libertine015 dans Mylène FILMOGRAPHIE

    Après une avant-première le 18 juin 1986 réservée à la presse, Alain Grandgérard s’occupera avec Boutonnat des premières organisées au cinéma Le Mercury des Champs-Élysées (la présentation à la presse a lieu le 18 juin 1986 et le visa de censure n’est obtenu que le 30 juillet 1986). Faisant croire à la projection d’un long-métrage, grandes affiches à l’appui, le public se masse. Le bouche-à-oreille fonctionne alors plus que bien, et la recette de cette semaine d’exploitation permet à Movie-Box de couvrir largement la somme mise en jeu pour le clip qui ne s’élevait finalement qu’à 38 000 Euros. A cela s’ajoute un bénéfice d’image car si Libertine n’était plus le seul clip réalisé sur pellicule 35 mm; ce fut le premier d’après nos recherches à être exploité officiellement en salles de cinéma. Le rôle de Libertine exige un libertine021grand flamboiement, une chevelure de feu, chaude, qu’on voit rarement. Alors que Mylène Farmer avait adopté le catogan de velours noir quelques mois plus tôt, elle se teinte en rousse peu de temps avant le tournage, précisément pour le personnage. Sans se douter qu’une telle popularité serait si rapidement au rendez-vous, la chanteuse gardera la couleur, qui la différenciera de ses « rivales » de l’époque, la blonde Jackie Quartz, la brune Jeanne Mas. La paternité de l’idée de la couleur rousse est tout à tour attribuée à Mylène Farmer, son manager Bertrand LePage, et même le photographe de l’époque Christophe Mourthé. C’est en fait bien sur une proposition de Laurent Boutonnat, alors en préparation du libertine001clip, que le changement de couleur se fera. Quant au maquillage blanc que Mylène Farmer gardera dix ans, c’est le chef maquilleur deLibertine, le célèbre Nicolas Degennes (Immortel de Enki Bilal) qui s’en attribue dans une interview l’idée originale. « votre eye-liner ne va pas, je vous vois autrement » lui aurait-il dit. II aurait osé sur elle la pâleur, l’étrangeté d’un maquillage tout blanc, contrastant de façon éblouissante avec ses cheveux roux. «Laurent Boutonnat aime. Elle adore.» Nicolas Degennes est alors pressé d’accompagner la chanteuse partout en tournée.

Le fait que le clip soit si impressionnant tient probablement au fait que tout, dans ces dix minutes, est pensé en termes cinématographiques, des décors aux psychologies de personnages (porteurs d’un vécu), en passant par un découpage scénique implacable. De plus, pour inclure sa narratologie à son univers et à son savoir-faire, Laurent Boutonnat fait mourir son héroïne à la fin du film. Alain Grandgérard coproduira  aussi plus tard avec Laurent Boutonnat Tristana en 1987, avant que le réalisateur ne le délaisse pour se tourner vers la célèbre productrice Claudie Ossard.

    Libertine reste l’emblème des années 80 flamboyantes, d’une forme de vidéo-clip décomplexée, d’une sexualité affirmée. Libertine reste avant tout par sa jeunesse, et celle de ceux qui y ont contribué. Les 24 ans de Laurent Boutonnat se sentent autant que ceux de Mylène Farmer, l’envie d’images, de mouvements de caméra, de ralentis, d’émotions fortes, d’images chocs. Libertine est le clip contenant le plus de force, le plus d’ambitions. Début 1986 Mylène et Laurent ne sont rien, ont la tête remplie d’idées qu’ils ne demandent qu’à réaliser, qu’à montrer. Cette force, même si elle s’amoindrira avec le temps, leur permettra la réflexion, la cohérence, et la construction d’une oeuvre pendant huit ans, oeuvre qui restera, comme Libertine, éternelle.

Issu du site http://jodel.saint.marc.free.fr/

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Le trailer de Timeless 2013

Posté par francesca7 le 1 mars 2014

 

article paru sur http://smallthings.fr/2013/12/10/timeless-2013-lalbum-live-de-mylene-farmer/

Ci-dessous le trailer de Timeless 2013. Plutôt pas mal fait. On ricanera un peu aux phrases cucu de Mylène, et on aura un peu peur en la voyant en gros plan. Mais globalement, la vidéo reflète bien l’ambiance de folie et le travail créatif indéniable, quoiqu’on en pense.

 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=kt6qlNQtBxc

L’album Timeless 2013 de Mylène Farmer est donc sorti hier, alors que les différents produits collectors (coffret collector, vinyl et double CD) sont déjà en vente depuis ce week-end. Depuis l’annonce des titres de l’album, les fans ont montré leur étonnement :plusieurs chansons dont Elle a dit et Je te dis tout, ont disparu. Dommage pour un album représentatif d’une tournée placée sous le signe de l’univers de Monkey me. On parle alors de « coup marketing » : un autre version de l’album, complète cette fois-ci, serait en préparation. Je vous avoue que je n’en sais pas 1AA  timeless-2013-mylene-farmer-800x496plus… Personnellement, je ne regrette que Je te dis tout, que je trouve magnifique. Les autres ne me manquent pas.

Mad World de Gary Jules, par contre, a été conservée, qui nous entraîne dans une sphère totalement différente. Le temps s’arrête un peu. Timeless 2013 contient donc trois chansons en duo avec Gary Jules : Mad WorldSlipping away et Les Mots. Cette dernière estparfaitement interprétée. Slipping away, quant à elle, ne fait pas grand effet. Les classiques tels que Oui mais nonDésenchantéeComme j’ai malJe t’aime Mélancolie, sont très appréciables, surtout avec l’ajout de cette touche techno, bien maîtrisée. On regrettera le final avec Rêver, tout comme on l’avait regretté lors de la tournée (trop attendu…). Maisglobalement, Timeless 2013 témoigne parfaitement de ce concert incroyableLe visuel en moins, bien sûr, ce qui rendra l’album peut-être moins sympathique aux non-spectacteurs. Surtout l’introduction, musicalement chouette, mais qui n’a absolument rien à voir avec le rendu au concert.

On appréciera cet album aussi parce qu’il est représentatif d’une « nouvelle Mylène », à la voix plus grave, plus posée, qui ne part pas en live toutes les deux secondes. Beaucoup ont dit qu’elle avait chanté faux sur cette tournée. Je dois avouer que je ne suis pas une experte, très loin de là ; néanmoins je trouve que Timeless 2013 met en valeur une nouvelle voix, qui personnellement m’aura davantage accrochée que ce que j’avais pu entendre de Mylène Farmer auparavant. Bien sûr, elle n’est plus très en forme et on sent qu’elle peine un peu. Même si ce ne sera pas super évident sur Timeless 2013, la chanteuse habite toujours autant ses chansons, et les livre avec bonheur et enthousiasme.

 

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Diffusion du film Timeless 2013

Posté par francesca7 le 26 février 2014

rfm_partenariat-mylene-farmer-timeless-2013-403MYLÈNE FARMER : SON FILM DIFFUSÉ DANS 200 SALLES

Le 27 mars prochain, le film « Timeless 2013 » produit pendant la dernière tournée de Mylène Farmer sera diffusé dans 200 salles de cinéma, pour une séance unique en partenariat avec RFM !

10 Bercy, 39 dates, 14 villes, 5 pays, 500 000 spectateurs, la tournée « Timeless 2013 » de l’artiste française la plus populaire a pulvérisé tous les records…

Découvrez « MYLÈNE FARMER: TIMELESS 2013 LE FILM » en exclusivité avec RFM, dans plus de 200 salles de cinémas partout en France, Belgique et Suisse : les cinémas Gaumont et Pathé, Kinépolis, Cap’cinémas, Cinéville et dans des dizaines de cinémas indépendants.

Filmé en format CinemaScope et mixé en son Dolby Surround 5.1 spécialement pour le cinéma, le film de ce show futuriste est à vivre sur grand écran au cinéma, dans des conditions de confort optimales !

Le 27 mars 2014 prochain, vivez avec RFM une expérience inoubliable avec « MYLÈNE FARMER: TIMELESS 2013 LE FILM » !

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=dBtS_skVCuk

annoncé sur http://www.rfm.fr/actualite

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Mylène Farmer : son show Timeless 2013 bientôt au cinéma

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

 

Pour accompagner la sortie du DVD de sa dernière tournée Timeless 2013, Mylène Farmer a réservé un joli cadeau à ses fans : le 27 mars, le show sera projeté sur grand écran dans plus d’une centaine de cinémas en France, Belgique et Suisse.

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2013 aura, sans conteste, été l’année de tous les records pour Mylène Farmer : dix concerts à Bercy qui affichaient «sold out», trente-neuf dates, quatorze villes, quatre pays, cinq cent mille spectateurs au compteur ! Bref, la chanteuse a – une fois de plus – prouvé qu’elle était bel et bien l’artiste la plus populaire de sa génération ! Et la « Farmer mania » n’est pas prête de s’arrêter ! En effet, au printemps prochain, histoire de prolonger le plaisir, sortira le DVD de cette tournée exceptionnelle.

Et comme Mylène Farmer est une pro de la communication, elle a mis au point un événement très spécial… le jeudi 27 mars 2014, à 20h précises, le film de sa tournée sera projeté sur grand écran dans plus d’une centaine de cinémas en France, Belgique et Suisse. Les cinémas Gaumont, Pathé, Kinépolis, Cap cinéma, Cinéville et des dizaines de cinémas indépendants ont répondu favorablement à cette initiative.

Ainsi, les fans de la chanteuse pourront (re)voir le concert dans une qualité inédite. Car le show a été filmé en CinémaScope avec trente caméras haute définition et mixé en son Dolby Surround 5.1, spécialement pour le cinéma. Ce qui fait de ce film, non pas un simple souvenir, mais une véritable oeuvre cinématographique !

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Les fans de Mylène Farmer pourront (re)voir la dernière tournée de leur idole en haute définition le 27 mars dans plus de cent salles de cinéma.

Décidément, les chanteuses vont envahir les salles obscures cette année. Mais pas en jouant la comédie dans un film.

Après Tal, qui fera l’objet d’un documentaire, Tal au cinéma, diffusé dans plusieurs salles à travers la France au mois de mars, la plus importante vendeuse de disques de l’Hexagone va elle aussi se retrouver à l’affiche des cinémas.

téléchargement (2)Le concert Timeless de Mylène Farmer sera en effet projeté sur plus de cent grands écrans en France, Belgique et Suisse. Le jeudi 27 mars 2014, à 20h précises, les fans de la chanteuse pourront découvrir le film de sa tournée Timeless dans une centaine de salles de cinéma. Filmée en Cinéma Scope avec trente caméras haute définition, mixée en son Dolby Surround 5.1, cette captation de concert se veut de haute qualité. Cette sortie en salles est destinée à promouvoir le DVD de la tournée, qui sera dans les bacs au même moment. L’événement devrait déclencher une nouvelle vague de Mylène-mania.

Plus de 500 000 personnes avaient assisté à la tournée Timeless de la chanteuse à l’automne 2013. Les médias avaient largement relayé l’impatience et la passion de certains fans, qui n’avaient pas hésité à camper des semaines durant devant le Palais omnisports de Paris-Bercy pour être au plus près de leur idole. Il faut dire que la star, rare sur les plateaux télé, l’est aussi sur scène : en près de 30 ans de carrière, Mylène Farmer n’a effectué que six séries de concerts…

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mylène farmer et son amour pour le cinéma

Posté par francesca7 le 14 janvier 2014

 

images (3)Si Mylène Farmer n’a jamais caché son goût pour le cinéma, à travers ses clips notamment, elle n’a joué que dans un seul film depuis le début de sa carrière. Un projet d’adaptation du roman « L’ombre des autres » de Nathalie Rheims était à l’étude depuis quelques années, mais la romancière vient de révéler qu’il n’était plus d’actualité.

Invitée sur le plateau du JT de 20h de TF1 en décembre 2006 à l’occasion de la sortie du CD/DVD »Avant que l’ombre… à Bercy », Mylène Farmer s’était exprimée au sujet de ses projets cinématographiques. Interrogée par Patrick Poivre d’Arvor, la chanteuse avait révélé qu’elle travaillait sur une adaptation du roman « L’ombre des autres » de Nathalie Rheims, sur la base d’un scénario de Claude Berri. L’artiste aurait alors incarné Tess, une scientifique bousculée par son appréhension du paranormal à la fin du vingtième siècle. Seulement, le réalisateur Claude Berri nous a quittés en janvier 2009, emportant avec lui le projet de film. On sait que le cinéma nécessite beaucoup de temps et d’importants investissements. Mylène Farmer l’avait rappelé lors de son intervention sur TF1. Sept ans se sont écoulés et il apparaît aujourd’hui clair que le film « L’ombre des autres » est définitivement enterré. 

C’est Nathalie Rheims qui l’a affirmé cette semaine lors de son passage sur le plateau de l’émission « C à vous », diffusée sur France 5. A la table d’Anne-Sophie Lapix pour présenter son nouveau livre « Maladie d’amour », la romancière a expliqué que le projet n’était plus du tout d’actualité puisqu’il reposait sur « un lien entre Claude et Mylène » : « Ça l’était tant que Claude était vivant, et qu’il était assez fou pour mettre à bien ce projet. Le cinéma est ce qu’il est, avec ses complexités. Ça a moins de sens aujourd’hui. Même si mon lien avec Mylène est toujours intense ». L’espoir pour les nombreux fans de la chanteuse de la revoir camper un rôle s’amenuise donc un peu plus. Si elle a toujours rêvé de cinéma, préférant dans sa jeunesse le Cours Florent au Conservatoire, Mylène Farmer n’a joué que dans un seul film à ce jour : « Giorgino » de Laurent Boutonnat (1994). Un échec cuisant !

« Timeless 2013 – Le Film » dans les salles obscures le 27 mars
Il faudra donc se contenter du film de sa dernière tournée « Timeless 2013″ pour voir Mylène Farmer sur grand écran. En partenariat avec Pathé Live, la chanteuse organisera le 27 mars la diffusion d’un de ses derniers concerts, capté à La Halle Tony Garnier de Lyon en septembre 2013, dans près de 150 salles de cinéma. Les lumières et le son étaient au rendez-vous pour ce spectacle à l’esthétique futuriste et faisant la part belle aux nouvelles technologies. En effet, Mylène Farmer a surpris en proposant avec « Timeless 2013″ un spectacle plus lumineux qu’à l’accoutumée, et qui a surtout marqué par la présence de robots danseurs haut de deux mètres à ses côtés. C’est son fidèle collaborateur François Hanss qui travaille actuellement sur le montage de ce film qui devrait paraître par la suite en DVD. Interrogé par Pure Charts, le directeur général de Pathé Live Thierry Fontaine a précisé que ce film sera « proposé en cinémascope », « ce qui est très rare pour ce genre de projet » a-t-il ajouté. Plus de 30.000 tickets pour cette séance unique ont déjà trouvé preneur.

source : http://www.chartsinfrance.net

 

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Mylène Farmer : RECORD pour Timeless 2013

Posté par francesca7 le 3 janvier 2014

 

 

10 000 places en 4 heures ! C’est le record réalisé par Mylène Farmer pour la retransmission de son concert dans les salles de cinéma en mars prochain.

LE FILM

·         Mylène Farmer : carton annoncé dans les salles de cinéma pour Timeless 2013 !

  

Mylène Farmer : carton annoncé dans les salles de cinéma pour Timeless 2013 !

10 000 places en 4 heures ! C’est le record réalisé par Mylène Farmer pour la retransmission de son concert dans les salles de cinéma en mars prochain.

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Il y a une semaine étaient mis en vente les premiers billets de la retransmission du concert de Mylène Farmer, Timeless 2013 le film, dans les salles de cinéma. Les fans se sont déjà mobilisés en très grand nombre puisque 10 000 billets se sont vendus en 4 heures le jour de la mise en vente, selon Thierry Fontaine, directeur général de Pathé Live, interrogé par nos confrères de PureCharts. 

Il se dit confiant sur le succès de cet événement (une date unique pour la diffusion du concert, le 27 mars 2014). « L’affiche de « Timeless 2013 » va être éditée et sera très bientôt affichée dans nos complexes« , a-t-il ajouté, indiquant qu’une nouvelle bande annonce allait être diffusée à partir du mois de janvier dans les salles. 

Mylène Farmer pourrait dépasser le record détenu par Florence Foresti qui avait réuni 82 000 spectateurs dans les cinémas pour la date unique de retransmission de son précédent spectacle

 

VIDEO Image de prévisualisation YouTube

 http://youtu.be/kt6qlNQtBxc

Pour réserver vos place pour « Timeless 2013, le film », cliquez ici.
(Billets en vente également sur  Fnacspectacles  / Carrefour Spectacles / France Billet)

 

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Réserver pour Mylène Farmer cinéma

Posté par francesca7 le 24 décembre 2013

Découverte : concert de Mylène Farmer au cinéma

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Après une tournée à guichets fermés et plus 500 000 spectateurs à travers 4 pays, « Timeless 2013″, le dernier concert de Mylène Farmer arrive sur grand écran le 27 mars prochain, pour une date unique.

Notez bien cette date, le 27 mars 2014 à 20h ! C’est la date à laquelle le concert de la star française sera projeté dans plus d’une centaine de cinémas partout en France, Belgique et Suisse. 

Les cinémas Gaumont et Pathé, Kinépolis, Cap’cinémas, Cinéville et des dizaines de cinémas indépendants seront partenaires de l’évènement.

Filmé spécialement pour le cinéma en format CinemaScope avec 30 caméras haute définition, ce show futuriste devrait offrir aux spectateurs une expérience optimale.

Les places sont en vente dès aujourd’hui 10h00 au tarif unique de 15 euros.

Pour réserver cliquez ici.
(Billets en vente également sur  Fnacspectacles  / Carrefour Spectacles / France Billet)

 

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629563.html

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Mylène Farmer crève l’écran 2014

Posté par francesca7 le 22 décembre 2013

Les billets pour le film de sa tournée Timeless s’arrachent déjà

 

titrait le journal SOURCE : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars

 

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Pendant 4 mois, au fil des 39 dates de sa tournée Timeless 2013 en France, Suisse, Belgique et Russie, Mylène Farmer a fait danser quatre robots à ses côtés, sur scène. Aujourd’hui, elle affole les serveurs informatiques…

Mises en vente ce vendredi 20 décembre, les places pour assiste à la projection du film de la tournée Timeless 2013 de Mylène Farmer, dans plusieurs salles Pathé Gaumont de l’Hexagone, s’arrachent littéralement.

En moins d’une journée, ce sont en effet plus de 10 000 tickets qui se sont envolés! Réalisé par François Hanss, collaborateur de trente ans et auteur de plusieurs des clips de la chanteuse (Je te rends mon amourJe te dis tout..), le film, dont un teaser a été mis en ligne il y a quelques jours, ne sera pourtant pas à l’affiche avant le 27 mars prochain

La rousse Libertine détrône ainsi Florence Foresti, précédente détentrice du record du genre, qui avait vendu 2000 tickets de sa Foresti Party, dès le jour de leur mise sur le marché.

Icône vivante, Mylène Farmer peut compter sur son public pour honorer les rares mais précieux rendez-vous qu’elle lui donne. Au total, plus de 450 000 personnes l’ont applaudie lors de ses concerts Timeless 2013. Et alors que l’album live de ce show futuriste n’est sorti dans les bacs que le 6 décembre dernier,plus de 75 000 exemplaires ont déjà trouvé des oreilles attentives.

Timeless donc… et priceless aussi pour ses nombreux fans!

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Saga « Mylène Farmer fait son cinéma »

Posté par francesca7 le 22 décembre 2013

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CLIP : 1ère partie : la papesse du clip sur – News – Stars 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une

tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

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C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais. 

1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale. 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500). 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps. 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain. 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini. 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« . 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt. 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

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1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau. 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver… 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction. 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie. 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar). 

2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine. 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

Découvre ci-dessous The Farmer Project dans son intégralité : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629563.html

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Avis aux fans inconditionnels de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 décembre 2013

 

images (11)Plusieurs salles de cinéma diffuseront, le jeudi 27 mars 2014, le film « Timeless 2013″ ! L’occasion de revivre sur grand écran l’incroyable tournée de la chanteuse.

Si vous avez manqué la tournée Timeless 2013 de Mylène Farmer ou bien que vous y étiez mais que vous souhaitez absolument revivre ce moment scénique alors voilà une info qui risque de vous donner le sourire… Et pour cause, Polydor France annonce la diffusion, en exclusivité, du filmTimeless 2013 au cinéma le jeudi 27 mars 2014 !

Souvenez-vous, c’est le 7 septembre dernier, au Palais Omnisports de Paris Bercy, que Mylène Farmer entamait son Timeless Tour

Cette tournée, comptabilisant un peu plus de trente dates et réunissant plus de 500 000 spectateurs, a notamment fait escale à Lyon, Nantes, Strasbourg, Toulouse mais aussi Bruxelles, Moscou sans oublier Nice ; ville où la chanteuse a achevé son Timeless 2013 le 6 décembre dernier.

Si Mylène Farmer a sorti, le 9 décembre dernier, un double album audio de ce spectacle, la belle ne compte pas s’arrêter là et prévoit ainsi de sortir, en 2014, le DVD du concert.

Mais d’ici là, les fans de l’artiste pourront découvrir, en avant-première dans les salles obscures, les images du Timeless 2013.

Et oui, Polydor France a annoncé la diffusion, en exclusivité, du film au cinéma le jeudi 27 mars 2014.

Du côté des salles, plusieurs cinémas de la capitale participeront à l’évènement : GAUMONT PARNASSEGAUMONT OPERA COTE CAPUCINESGAUMONT CHAMPS-ELYSEES MARIGNANPATHE BEAUGRENELLEGAUMONT AQUABOULEVARDPATHE WEPLER et LA GEODE

Notez que la mise en vente des places pour découvrir Timeless 2013 au cinéma se fera le vendredi 20 décembre 2013 à 10h.

Infos pratiques : 

Projection du film Timeless 2013 au cinéma
Le jeudi 27 mars 2014
Horaire : 20h
Cinémas participants
Tarif : 15 €
Réservations !

Mise en vente le vendredi 20 décembre 2013 à 10h

 

article paru sur http://www.sortiraparis.com/scenes/concert-musique

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Giorgino

Posté par francesca7 le 15 octobre 2011

Giorgino est un film français (1994) réalisé par Laurent Boutonnat.

Giorgino dans Mylène FILMOGRAPHIE 1227215730_giorgino-filmCelui-ci a écrit ce drame à partir des années 1970 et en a composé et produit l’ensemble des musiques. Cette œuvre permet à Mylène Farmer de faire ses débuts dans le cinéma dans le rôle de Catherine. Les conditions de tournage sont particulièrement difficiles en raison des conditions climatiques et du perfectionnisme du réalisateur Laurent Boutonnat. En raison de la distribution internationale, le film fut tourné en langue anglaise. 

Malgré un budget élevé de 80 millions de francs, Giorgino, sorti le 5 octobre 1994, n’est resté que quatre semaines à l’affiche et a totalisé 69000 entrées sur le territoire. Il fut descendu par la critique à sa sortie, étant jugé comme un « long clip » trop noir (il dure près de 3 heures). 

Cet échec retentissant affectera profondément Laurent Boutonnat, qui ne réalisera plus les clips de sa muse Mylène Farmer pendant près de dix ans. Il rachètera tous les droits de son film, qui ne sera diffusé que quatre fois sur Canal+ à la fin de l’année 1995. Cependant, suite à la demande des fans et au succès de son long-métrage suivant, Jacquou le croquant, il acceptera de sortir le film en double DVD le 5 décembre 2007. « Film maudit » pour certains, il est désormais considéré comme culte par nombre de critiques. 

Synopsis 

Octobre 1918. Sitôt rendu à la vie civile, le jeune docteur Giorgio Volli part à la recherche du groupe d’enfants dont il s’occupait avant la guerre. Mais bien vite, sa quête prend l’allure d’une partie de cache-cache avec la mort : Giorgio se retrouve dans un vieil orphelinat bordé de marais inquiétants et de hordes de loups, où il y fait la rencontre de la mystérieuse Catherine. 

Distribution 

Supports  

  • giorgino_z2hd dans Mylène FILMOGRAPHIEÉdition Prestige 2 DVD (sortie le mercredi 5 décembre 2007) :  

    • DVD 1 : Le film remasterisé 

      • Langues : anglais(vo) (Dolby Digital 5.1 et DTS 5.1), français (Dolby Digital 5.1) 

      • Sous-titres : français 

    • DVD 2 : Les bonus 

      • Making of de plus de 30 minutes : interview de Mylène Farmer, Jeff Dahlgren, Laurent Boutonnat 

      • Dessins de production 

      • Galerie photos 

      • Teaser et la bande annonce de 1994, plus la bande annonce inédite de 2007 

    • Livret 48 pages : interviews de 1994 de Jeff Dahlgren, Mylène Farmer, Laurent Boutonnat, photos inédites, documents de productions 

  • Édition 1 DVD (sortie le mercredi 17 avril 2008 uniquement en

     Russie éditions « Cinema Prestige ») : 

    • DVD : Le film remasterisé 

      • Langues : Anglais, Russe 

      • Sous-Titres : Français, Russe 

Bande Originale  

[dérouler]  

1994 : Édition Originale 

1.Giorgino – Ouverture 

2.Le vent et la neige 

3.La route de Chanteloup 

4.Les montagnes noires 

5.En calèche 

6.A Catherine 

7.Giorgino – Thème 

8.Levée du corps 

9.L’abbé Glaise 

10.Giorgio et les enfants 

11.La nursery 

12.Retour à l’orphelinat 

GiorginoPhotos3013.L’armistice 

14.Giorgio et Catherine 

15.Docteur Degrâce 

16.Morts pour la France 

17.Les femmes dans l’église 

18.Les funérailles 

19.Petit Georges 

20.Sombres souvenirs 

21.Le Christ et les cierges 

22.Menteur 

23.Le marais 

24.Giorgio – Final 

[dérouler]  

2007 : Réédition en boitier Super Jewel Box (Lundi 3 décembre 2007) 

1.Giorgino – Ouverture 

2.Le vent et la neige 

3.La route de Chanteloup 

4.L’orphelinat (Inédit) 

5.Les montagnes noires 

6.En calèche 

7.A Catherine 

8.Giorgino – Thème 

9.Levée du corps 

10.L’abbé Glaise 

11.Giorgio et les enfants 

12.La nursery 

13.Retour à l’orphelinat 

14.L’armistice 

15.La valse des baisers (Inédit) 

16.Giorgio et Catherine 

17.Docteur Degrâce 

18.Morts pour la France 

19.Les femmes dans l’église 

20.Les funérailles 

21.Petit Georges 

22.Sombres souvenirs 

23.Le Christ et les cierges 

24.Menteur 

25.Le marais 

26.Giorgio – Final 

[dérouler][enrouler] 

Anecdotes  

  • giorgino2Les décors ont été construits du 15 septembre 1992 au 15 décembre 1992. 

  • Le tournage a eu lieu de janvier 1993 à avril 1993 en ex-Tchécoslovaquie, à Prague et dans les plaines de Slovaquie allant jusqu’à des températures de -30 °C. 

  • 80 heures de rushes ont été tournées. 

  • Il a fallu près d’un an pour arriver au montage définitif du film. 

  • La première version du film durait près de 4 heures, elle fut refusée par Pathé. 

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