Mylène Farmer et Laurent avec les défunts

Posté par francesca7 le 23 juin 2012


 Mylène Farmer et Laurent avec les défunts dans Mylène et SYMBOLISME DSCF0017-225x300                  Deux des clips de Laurent Boutonnat mettent en scène leur héroïne en tant que personnage défunt : A quoi je sers et Regrets. La diégèse des clips en question se situe dans un au-delà rendu d’une manière stylistique assez identique : un noir et blanc surexposé et des paysages déserts. Pour rendre l’aspect irréel et post-mortem de l’au-delà de A quoi je sers, Laurent Boutonnat use d’une symbolique biblique, qui met en scène un mystérieux passeur sur un fleuve qu’on reconnaîtra comme étant le Styx, fleuve des enfers. La venue de personnages morts dans les précédents clips, comme le capitaine de Libertine II, sa rivale ou le toréador de Sans logique accentue le statut de défunte de l’interprète à laquelle ils se joignent. Dix ans plus tard dans Parler tout bas (1999) Boutonnat s’attache à décrire, à nouveau dans un monde mi-réel mi-imaginaire, le passage d’une jeune fille à l’âge adulte. Loin de la poésie dont il avait fait précédemment preuve avec l’usage d’une symbolique relativement juste et discrète, Laurent Boutonnat quelques années après s’être illustré avec les clips de Mylène Farmer fait avec Parler tout bas (2000) un clip uniquement peuplé de symboles. Ici aucun d’eux n’est au service d’une histoire et seul le basculement de l’enfance vers l’âge adulte justifie leur emploi. Du point de vue des éléments filmés, on pourrait lire ce clip comme une suite du précédent réalisé par Boutonnat : Moi…Lolita (1999).

 Le jeune homme amoureux d’elle dans le premier opus revient dans celui-ci, et alors qu’elle le rejetait à l’époque, le garçon trouve à présent devant lui les bras grands ouverts de la protagoniste ; preuve du passage de la jeune fille à l’âge adulte. On peut remarquer aussi que Parler tout bas commence dans une maison en ruines jonchée de jouets cassés et de boue, probablement celle qu’habitait la jeune femme alors enfant dans Moi…lolita. Le champ désert et boueux qu’elle traverse pour enterrer sa vie d’enfant ressemble lui aussi aux champs d’orge du premier « épisode ». Mais ici la reprise de ces éléments se fait dans un contexte plus onirique qui rappelle celui de Plus Grandir (1985). Parler tout bas ressemble justement à un rêve ; ou plutôt à un cauchemar de petite fille qui ne voudrait pas devenir grande, tout comme Plus grandir. Les lieux que traversait la jeune fille dans Moi…Lolita étaient autant peuplés, ensoleillés et vivants que ceux qui leurs correspondent dans Parler tout bas sont déserts, pluvieux et désolés. Après avoir enterré son ours en peluche sur lequel elle plante une croix de bois, la jeune fille rejoint une dizaine de poupées géantes symbolisant on l’imagine l’accompagnement éternel de l’âme d’enfant dans sa vie d’adulte. La grossièreté des symboles de Boutonnat dans cette période non-assumée de sa carrière a pour mérite de justifier l’emploi que le réalisateur faisait d’une symbolique qu’il a toujours dit ignorer.

 Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Le Cheval dans les Clips de Mylène

Posté par francesca7 le 23 juin 2012


Autre personnage noir, le cheval de Pourvu qu’elles soient douces est nommément désigné dans le clip comme le symbole de la mort. La voix du narrateur cite son propre père en désignant le cheval noir comme le signe distinctif du prochain trépas :

Le Cheval dans les Clips de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME MF80_119a« -Tu reconnaîtras la mort à son grand cheval noir. Si par malheur un jour elle s’arrête devant toi, surtout ne la regarde pas ».

L’emploi du cheval dans un premier temps comme symbole est cependant vite dépassé par l’apparition de la mort elle-même sur le cheval, sans que celle ci ne soit présentée verbalement comme symbolique. Le personnage de la mort est figuré dans le clip par Libertine vêtue de noir, car c’est elle qui monte le cheval et en est propriétaire. La suite du clip confortera cette lecture, la mort et son cheval noir faucheront le petit tambour anglais devant les yeux médusés et impuissants de la troupe française pourtant armée. Ici le statut symbolique de l’élément est intégré d’une manière totalement diégétique à l’histoire, et ce uniquement afin d’introduire par un effet dramatique le personnage de Libertine sensé être l’incarnation de la mort. Nous préciserons que l’emploi du cheval noir comme symbole de la mort sera repris dans le long-métrage Giorgino ; c’est lui qui suivra le héros du début à la fin du film et sera l’annonceur de sa mort. A l’extrême fin du film, après la mort du héros et pendant l’approche de centaines de loups, le cheval en question se réfugiera dans une église et s’abreuvera au bénitier, seule utilité trouvée à la religion dans tout le film. D’autres signes dans Giorgino laisseront entrevoir l’emploi du cheval comme symbole mortuaire : c’est par exemple à lui que sera attaché le cadavre de Sébastien Degrâce traîné au sol les bras en croix ; c’est aussi du passage d’un autre cheval noir à l’exacte moitié du film que sera associée l’apparition fantomatique de l’âme des orphelins noyés, sur lesquels le héros est venu enquêter.

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Mylène F. et le mortifère

Posté par francesca7 le 16 juin 2012

 

Très utilisée chez Boutonnat, la mort frappe le plus souvent le héros du film.

Mylène F. et le mortifère dans Mylène et SYMBOLISME 1373778470_smallOn distingue deux nuances : soit le symbole est utilisé pour souligner le trépas du personnage en question, soit pour figurer son statut de défunt. Plusieurs films du réalisateur mettent en effet en scène des personnages morts dont on suit l’action dans l’au-delà. Certains d’entre eux peuvent être rangés dans la première catégorie, la mort par fusillade de Libertine est montrée de manière on ne peut plus claire, celle de Tristana est rendue indirectement par le visage terrifié de l’héroïne auquel succède la giclée de sang sur le portrait de Karl Marx accroché au mur, ou encore la lente agonie du toréador de Sans Logique que l’on voit transpercé par des cornes de la femme-Centaure. En revanche, d’autres clips évoquent la mort du personnage plus qu’ils ne la montrent, ceci dans des clips plus sobres et plus lents. Clips qui véhiculent une espèce de romantisme éthéré qui épargne par un hiatus diégétique le décès du personnage dont la cause importe peu. A la fin de Plus grandir, la mort de l’héroïne intervient lors du fondu enchaîné elliptique entre deux de ses états : le plan de son visage vieillissant est en surimpression avec le recueillement de son fantôme devant sa propre tombe, posture faisant écho début du clip.

Afin de souligner le trépas du personnage, l’élément de la colombe qui se pose devant elle évoque la paix retrouvée, en contraste avec les tortures et la confusion qui ont précédé dans sa vie. Cet élément qui conclu la vie du personnage conduit le spectateur à voir le plan du cimetière comme une apparition post-mortem de l’héroïne, et donc à intégrer l’idée de son décès sans que celui-ci n’ait été montré. Le décès du personnage de la marionnette de Sans Contrefaçon est particulière car il n’aboutit pas à la suppression du personnage mais à son passage d’un état animé à un état inanimé.

20070117.FIG000000047_28518_3 dans Mylène et SYMBOLISMELa marionnette de cire en question voit sa réelle naissance marquée par sa transformation en personnage de chair et de sang. Sa mort sera un retour à ce premier état, comme si ce qui précédait la naissance relevait du même domaine que ce qui succède au décès. La mort de la marionnette devenue humaine n’est pas montrée, mais on sait au moment présumé du décès que la fée qui lui avait donné la vie quelques minutes plus tôt part sur la plage en signe d’abandon. C’est précisément ce détachement que Laurent Boutonnat prend pour métaphore de la mort de la marionnette, et le traitement du conte qui régit le clip fait beaucoup pour la justification d’un tel symbole : celle qui a donné la vie par sa venue la reprend par l’effet de sa disparition. Suite au plan de la fée se retirant au loin sur le rivage, le marionnettiste tenant son pantin dans les bras se rendra compte de sa soudaine raideur et le découvrira redevenu de bois et de chiffons. Cette femme en noir, transposition d’une fée détenant le pouvoir de vie, est aussi symbole de mort, et emporte avec elle l’existence des êtres qu’elle a effleurés.

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La symbolique chez L.Boutonnat

Posté par francesca7 le 16 juin 2012

La symbolique chez L.Boutonnat dans Mylène et SYMBOLISMEL’ambition de Laurent Boutonnat est de réaliser une œuvre de clips qui tient un discours sur le monde, qui évoque plusieurs thématiques choisies et qui représente un univers cohérent, réalisation difficile dans cette forme filmique du clip qui exige une grande concision. De plus, l’aspect promotionnel inhérent à la forme du clip impose une facilité de compréhension certaine par le grand public. Afin de donner l’éclat d’une œuvre d’auteur à l’ensemble de sa production, Laurent Boutonnat l’enrichi d’une symbolique pompière accessible par une partie relativement grande du grand public. C’est pourtant cette symbolique simple qui rendra ses clips particuliers, là où la quasi-totalité des autres réalisateurs ne penseront qu’à illustrer de manière descriptive et le plus directement possible des situations décrites dans les paroles de la chanson. L’utilisation d’une symbolique dans un vidéoclip n’est pas chose aisée, car celle-ci ne se prête pas forcément à la projection dans d’autres clips du même artiste auxquels elle sera forcément comparée. La symbolique du vidéoclip en question risque de rester incomprise lorsque celui-ci sera diffusé conjointement à ceux du même interprète, autres clips très probablement tournés par des réalisateurs différents n’usant pas du même vocabulaire. En étendant sa symbolique sur toute la clipographie d’une interprète, Laurent Boutonnat crée une homogénéité qui lui permet de réutiliser les symboles instaurés dans un film précédent sans avoir à les signifier à nouveau.

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La Spiritualité de Mylène F.

Posté par francesca7 le 1 juin 2012

 

 Ange, parle-moi

 La Spiritualité de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISME MF99_23a-237x300La spiritualité qui semblait hanter l’album depuis ses premiers vers se fissure, et on croit voir davantage une recherche de spiritualité, vaine, comme un appel dans le vide, auquel de toute façon on ne croit pas. Une chanson qui tire son intérêt de son interprétation volontairement maniérée.

 L’amour n’est rien

 Une nouvelle fois, on flirte avec cette spiritualité nouvelle, mais enfin débarrassée des pulsions bouddhiques et de ses Lamas à l’optimisme béat qui polluaient anamorphosée (1995). Mylène FARMER aime. Et pour l’instant ? Rien d’autre. Pas même les grands auteurs dont elle se désintéresse. On se tourne avec bien plus de désinvolture vers des références légères, comme Dorothée à laquelle elle empreinte le mélodique refrain de Hou la menteuse pour ces couplets.

 

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Mylène et Pourtant….

Posté par francesca7 le 1 juin 2012

Et pourtant…

 Mylène et Pourtant.... dans Mylène et SYMBOLISME 2659143008_1_3_Oh4WVd7RÇa y est, les songes au goût de cauchemars réapparaissent peu à peu « Les songes m’ont réveillée », les premières douleurs aussi. L’Amour va bientôt finir, inévitablement, et signe la fin d’une période heureuse, croit-elle la dernière. L’improbable silhouette » s’avance, comme une menace. Elle arrive enfin et assombri le chemin mortifère qui mène à elle. L’ombre c’est elle : le désespoir, qui revient pour la dernière fois, faucher la femme qui s’est discrètement confiée à nous.

 L’album «Avant que l’ombre…» marque chez Mylène une forme d’apaisement apportée par l’amour. Cependant malgré cet amour, les doutes restent présents… «Et pourtant…» en est le parfait exemple.

 Mylène nous décrit ses rapports avec autrui et avec l’amour en se comparant aux roses, qui savent qu’elles sont belles et s’attendent à trouver l’amour, mais ignorent la présence d’épines qui les empêchent de vivre cet amour de manière heureuse.

 

 

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Mylène Farmer Space Bercy

Posté par francesca7 le 27 mai 2012

 

Mylène Farmer Space Bercy dans Mylène et SYMBOLISME MFBercy96_22aL’image frappe dès l’entrée en salle : un énorme coffre, une porte ornée monumentale interdit l’accès à un temple (très boutonnesque) on ne peut plus mystérieux. Mur aveugle qui fait monter progressivement une excitation que rien ne peut contenir. C’est après un court-métrage d’Alain Lescalle (mélange confus de guirlandes japonisantes sur une esthétique de jeu vidéo des années 90) que le scaphandre cybernétique renfermant la chanteuse attirera les regards au centre du plafond de Bercy  Et c’est après une descente et un parcours qui le mène au pied du temple que le ton esthétique du show est donné : coiffure pour le moins inattendue composée de marguerites improbables, tenues multicolores de robes lamées et de corsais surchargés, soupiraux de pierre et escaliers vertigineux, le temple dans lequel nous entrons est celui du délire visuel.. et textuel. L’entrée en scène se fait au son scratché de chœurs scandant « shut up Farmer » (« Ta gueule Farmer ») ce qui promet pour les 2 h 30 de show qui suivent.

De quoi être bousculé. On ne peut qu’être déçu par l’enchainement mollasson des toutes premières chansons (XXL sans envie, California lassant, Dans les rue de Londres eu minimum syndical). Mais c’est avec la chorégraphie percutante (et sans danseuse) de Pornographique que le spectacle démarre vraiment. La suite assez rythmée fait étrangement l’impasse sur 2 albums (Cendres de lune, et Innamoramento), et reste à l’image de l’entrée en scène : un certain futurisme des années 80 sur des décors de « La Belle et la bête ». Chapeaux haut-de-forme sur Sans Contrefaçon, Je t’aime mélancolie en altitude sous des voiles rétractables, QI et sa chorégraphie hispanisante reprenant les gestes du clip, et à la surprise générale Les Mots en duo avec l’imposant et charmeur batteur Abraham Laboriel Jr.

Un chandelier aux allures de pieuvre pose la chanteuse sur une scène centrale en forme de croix de malte (symbole du secourisme) pour un tableau marquant le milieu du spectacle. La proximité de tout le public donne une force indéniable à un long tableau composé de chansons acoustiques, accompagnées par Yvan Cassar sur un piano noir collé à une plateforme réversible. Fin de la partie avec La réussite du spectacle : un Désenchantée ultra dansant en formation restreinte (Abraham sur une mini-batterie pas plus grande qu’un guéridon, une simple guitare, une unique percussion et Yvan fidèle au piano) et une Mylène tournoyante avec ses danseuses pour que chacun des spectateurs tout autour d’elle n’en perde pas une miette. C’est, avec Sans Contrefaçon, les deux moments forts du show… car peut-être les deux seuls vrais tubes.

 Avant que l’ombre, la bien nommée clôturera un spectacle foisonnant en entrouvrant un rideau d’eau sur une Mylène FARMER d’une neutralité retrouvée, qui disparaîtra symboliquement nue au sommet d’un escalier féérique orné de lustres suspendus à une autre planète. Rappel du rideau d’eau, le mot « passé » écrit en retombées pluvieuses s’écrasera au sol à plusieurs reprises. De loin le final le plus réussi, le plus émouvant aussi. Le final suicidaire du concert de 1989 n’est pas très loin dans cette grille du cimetière remplacée par le monumental coffre dont la résonnance de la clôture résonne encore à nos oreilles.

 Un spectacle incroyablement délirant et forcément jouissif, tant de retour de la vraie audace du duo FARMER-BOUTONNAT était attendu.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Evocation dans Innamoramento

Posté par francesca7 le 27 mai 2012

    Comme si Eisenstein avait le souci de réaliser un vrai film, il mêle l’amour à son histoire. Il nous montre en effet la statue de deux personnages s’embrassant lors de la capitulation des contre-révolutionnaires (dans la séquence railleuse du « bataillon de choc »). Même si l’interprétation évidente de ce plan est celui du pays se retrouvant lui-même, de l’amour et toute l’imagerie optimiste qu’il comporte, il peut laisser entendre une autre voix, moins évidente…

  Evocation dans Innamoramento dans Mylène et SYMBOLISME 694263093  L’écrivain italien Francesco Alberoni, dans les années 70 écrit L’Amour Naissant, qui a inspiré l’écriture de l’album Innamoramento (1999). Il laisse à plusieurs reprises entendre que le fait de tomber amoureux (image présente dans Octobre par cette troublante image des statues s’enlaçant) peut se comparer à l’élan d’un peuple derrière une cause, comme celle de la révolution de 1917.

« L’amour naissant, “l’Innamoramento” italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur l’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires » .

Francesco Alberoni

         On ne sait pas si ça va marcher, si le feedback sera violent ou pas, et pourtant une évidence est là : il faut le faire. Il y a dans le mouvement révolutionnaire, tout comme dans ce dont parle Albéroni une grande part que l’on ne contrôle pas, comme si on lançait une machine que personne ne savait arrêter.

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Mylène, Peut-être toi…

Posté par francesca7 le 24 mai 2012


Mylène, Peut-être toi... dans Mylène et SYMBOLISME 2000-Claude-Gassian-022b-192x300Adressée à un ex, à son public, à l’homme présent, on entre de toute façon dans le cercle infernal de l’amour et de ses sentiments, des menaces, des ruptures, des choix. 

Cinquième et dernier single pour Avant que l’ombre…, 13ème chanson de l’album, chanson d’ouverture des concerts de 2006, cette chanson a marqué les esprits positivement ou négativement. Au delà des paroles simplistes sur l’amour et l’être aimé, se cache une déclaration plus complexe car elle est adressée au public de Mylène Farmer. 

Pourquoi avoir choisi Peut-être toi comme chanson d’ouverture des concerts de Bercy 2006, mis à part le hasard qui fait que c’est la 13ème chanson de l’album? Le public présent lors des concerts est composé majoritairement de fans (oui le grand public ne se jette pas sur les places dès le premier jour de la mise en vente bien que se soit Mylène Farmer). Ainsi, chanter à son public en arrivant sur scène combien il compte pour elle est vraiment une preuve de l’affection réciproque qu’elle lui porte. 

Le single ne connaitra pas un grand succès dans les bacs. En effet, il se vendra aux alentours de 40.000 exemplaires. Le clip de Peut être toi sera dévoilé sur le site d’Universal avec un extrait de 20 secondes puis en intégralité par Orange. Une promotion différente via des opérateurs de téléphonie mobile et internet. Le 19 Juillet 2006, le clip sera diffusé pour la première fois en TV. Il sera très souvent programmé, sans doute grâce à son originalité. Le clip de Peut être Toi est un manga qui a été réalisé par Naoko Kusumi.

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Symbolique de Tous les combats de Mylène

Posté par francesca7 le 24 mai 2012


 

Là où le sujet est trouble, on peut voir une évocation de la vie professionnelle de la femme. Métier qui lui est cher et se résume en une succession de batailles gagnées pour une guerre sans armistice. En tendant l’oreille on reconnaîtra pendant le point musical des cris distordus qui pourtant nous semblent familiers. Les samples sont sans doute ceux du public de la dernière tournée de la chanteuse, lors de l’interprétation de Dernier Sourire, avant qu’on ne devine quelques mots de celle-ci, qui concluront le pont.

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Mylène interprète C’est dans l’Air

Posté par francesca7 le 24 mai 2012

 

C’est dans l’air est le quatrième extrait du 7e album studio de Mylène Farmer, Point de Suture.

Mylène interprète C'est dans l'Air dans Mylène et SYMBOLISME 41N0CsJSARL._SL500_AA300_Le titre est commercialisé le 27 avril 2009 et se classe no 1 du Top 50, permettant à la chanteuse de battre son propre record, en classant8 titres à la première place du Top 50. Classé durant 8 semaines dans le Top 10, il est toujours classé dans le Top Singles, 7 mois après sa sortie.

Le CD promo et le mp3 furent envoyés aux radios le vendredi 27 mars 2009, et ce titre fut annoncé comme le 4e single extrait de Point de Suture. 

La musique démarre par des coups de batterie répétés. Le rythme d’abord minimaliste évolue pour devenir de plus en plus techno. Les couplets sont séparés en deux parties : d’abord, tout comme pour l’instrumentalisation, succession minimaliste de paroles scandées sans qu’elles soient réellement chantées (« Vanité : c’est laid. Trahison : c’est laid… »). Le rythme et la mélodie évoluent ensuite (« Les cabossés vous dérangent, tous les fêlés sont des anges… »), avant d’arriver au refrain, porté par des violons et des rythmes électro.

La chanson fut saluée dès le 25 aout 2008 à la sortie de l’album Point de SutureLe Nouvel Observateur la qualifia de chanson « très dansante » et Voici la jugea « calibrée pour faire danser les morts ». Musique Radio apprécie « un titre original up-tempo de toute beauté », et fait l’analogie avec le premier singleDégénération.

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Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle  . Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale.

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales.

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose.

Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff) où plus récemment celui du photographe Japonais Hiroshi Sugitomo. Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs aléatoires autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps.

 

Le clip a atteint le top 7 sur l’airplay TV en troisième semaine (25 avril 2009). Son classement en clubs est de 53.

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J’attends de Mylène F.

Posté par francesca7 le 7 mai 2012


 

J'attends de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISMEL’attente, inévitable à ce stade, à son stade. « Envahie par l’amour » elle le dit elle-même, elle attend pourtant quelque chose. Les nuits se succèdent auprès de celui qu’elle aime, de celui qui l’aime, mais il manque pourtant quelqu’un, dont il faut se consoler de l’absence. La passion présente, cette femme doit s’en contenter, car l’Amour qu’elle attend ne viendra probablement jamais. La mort dans l’âme, sans lui, sans cet enfant, elle pense « passer à côté de sa vie », en vient à demander à l’homme de sa vie « qui nous unis ? » Définitivement personne, alors, il faut « l’étreindre pour deux », pour elle et ce fruit de l’amour qui ne naîtra pas. Alors finalement s’accrocher à cet amour présent, car c’est le seul qui « compte vraiment ». La fin de la chanson ressemble à un encéphalogramme plat, en un son strident, pendant de longues secondes, comme une vie qui n’apparaît pas.

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Double lecture des clips de Mylène

Posté par francesca7 le 7 mai 2012

    Destinés à être “multi-diffusés” à la télévision, à être projetés en salles de cinéma en avant-programme de long-métrage de Double lecture des clips de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME MF80_41afiction, ainsi qu’à être vendus plus tard sur support vidéo dans le commerce, les clips de Laurent Boutonnat doivent non seulement supporter sans problème la vision répétée par le spectateur, mais aussi la susciter ; c’est pourquoi le réalisateur intègre plusieurs niveaux de lectures à certains de ses films. Relevant de la forme du clip, donc avec un régime de diffusion l’ouvrant à public assez large, la grande majorité des clips de Boutonnat est tout à fait abordable en tant que simples films de divertissement. Afin de répondre aux attentes d’un public plus averti qui lira ou relira les clips avec une grille d’analyse un peu différente de celle du grand public, et par goût de la parabole du symbole et parfois de la subversion, le réalisateur niche dans quelques-uns uns de ses clips des thématiques qui ne sont pas clairement revendiquées à l’écran. Dès Maman à tort (1984), les paroles pourraient prêter à la « sur-interprétation » tant elles sont floues, et certains des détails apparaissant dans les plans statiques du clip laissent évoquer à la fois l’infanticide, la rébellion, ou encore l’enfance maltraitée.

    Sans cohérence ni réel lien, cette suite d’images ne tient pourtant pas encore de réel discours sur les sujets que l’on croit entrevoir. Il faut attendre Plus Grandir (1985) et son arrière-plan biblique pour réellement avoir l’occasion de voir un clip de Boutonnat de deux façons différentes. A la fois récit d’une déchéance physique et critique d’une religion aveugle et impuissante, Boutonnat met en scène dans Plus Grandir des éléments détenant un sens pour chacun des deux niveaux de lecture. Il prend parti d’opposer au lent vieillissement du personnage des images du catholicisme comme par exemple la statue de la sainte vierge ou deux nonnes violentes et vindicatives. On peut lire la présence et l’action de ces éléments comme les signes avant coureurs d’une sérénité relative à la vieillesse prochaine du personnage, voire à sa mort inéluctable, mais également comme l’omniprésence d’une religion qui bannit de manière systématique les agissements de ce même personnage. Ainsi dans le clip, la statue de pierre s’anime pour se cacher les yeux devant une prière vaine, et les nonnes punissent sévèrement par les coups la perte de virginité de l’héroïne : passage symbolique violent à l’âge adulte qui la précipitera rapidement dans la déchéance physique la plus totale.

MF80_16a dans Mylène et SYMBOLISME      En 1987 les doubles lectures sont plus clairement affichées chez Laurent Boutonnat. Tristana affiche au moins trois degrés de compréhension, dont deux clairement revendiqués par l’emploi des références à Blanche-Neige et les sept nains (Walt Disney – 1937). Sans Contrefaçon  joue quant à lui sur la seule transposition des Aventures de Pinocchio de Mario Collodi, histoire largement inspirée d’un conte très populaire qui impose par son traitement le décryptage par n’importe quel spectateur des deux niveaux de lecture qu’elle comporte. L’action du clip trouve précisément son intérêt dans sa référence perpétuelle au célèbre roman de Collodi ; c’est par le processus de l’adaptation que Boutonnat guide le spectateur vers un raisonnement ludique qui le mène à suivre l’histoire selon deux optiques : celle de la diégèse du clip, et celle du célèbre roman original. Boutonnat réutilisera ce système pour plusieurs clips dont nous parlerons plus tard, comme Sans Logique (1989) ou Moi …Lolita (1999).

    Laurent Boutonnat rend hommage dans Tristana au film Octobre de S.M. Eisenstein, oeuvre grandiose de propagande soviétique, qui retrace les journées de juillet et la révolution bolchevik de 1917. On y retrouve les mêmes thèmes comme celui du montage signifiant, des figures de Lénine, de l’amour sous-jacent, de la bourgeoisie et celui de la révolte envers les Tsars.

écrit par Jodel St marc http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Symbolique de AIME de Mylène

Posté par francesca7 le 2 mai 2012

 

Parler d’amour n’est pas chose aisée et Mylène FARMER n’a jamais été très à l’aise pour disserter dans ce domaine. Elle a donc recours à de nombreuses références personnelles (Palerme, ce fameux mois de mai…) qu’elle seule comprendra, et à des jeux de mots que chacun jugera. On notera quand même cet osé « flux de taille, un feu de failles », renvoyant sans doute à des éléments aussi romantiques que les liquides séminaux enflammant des orifices..; étroits. Mais peu importe, à la moitié de l’album tous les écarts sont déjà excusés : Mylène FARMER aime les plaisirs de la vie, et Aime finalement cette vie qui les lui permet.

 

En quatorze chansons, la part belle est faite aux ballades, propices à déclencher les plus belles émotions comme sur « redonne-moi », « et pourtant » ou « tous ces combats ». L’alternance choisie ici entre ballades, titres plus rythmées et hymnesques (« Fuck them all », « Aime », « QI » ) ou pop classieuse (« dans les rues de Londres », « L’amour n’est rien ») permet à l’album de passer très (trop) vite…

 

En tout cas, il n’ est pas question de trouver un titre réellement faible ni de remplissage.. ce qui est en soit une performance pour bon nombre d’artistes, mais monnaie courante dans toute la discographie de Mylène Farmer.

 Symbolique de AIME de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME mylene-farmer-redonne-moi_1c0r1_gk6i8

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Symbolique de Porno graphique de Mylène

Posté par francesca7 le 2 mai 2012

Symbolique de Porno graphique de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 1-196x300Entrave toujours, mais sans soumission. Perversité ? Dépravation ? Art du corps plutôt.

Inventivité. Body art. Art brut, Faire d’un simple Amour une œuvre subversive et jusqu’au-boutiste. Au diable les paraboles de 1988 (Pourvu qu’elles soient douces) et les hyperboles de 1991 (Pas de Doute), on crée sans idée d’enjoliver ou romancer un acte sexuel somme toute cru et inesthétique.

La voix de Mylène est plus assurée que par le passé, mise en avant, peu retouchée. Les nombreuses nuances qu’elle y apporte sont une vraie surprise. Mais, elle ne s’est pas pour autant muée en un clone de Céline Dion et les signes de fragilité, de fêlures et autres décrochés dans les aigus sont toujours bel et bien là (heureusement !!). Musicalement, il y a beaucoup de cordes (violons, violoncelle, guitares), du piano, du xylophone, des nappes de claviers, un zeste de programmation et des arrangements classieux pour un ensemble très cosy et très soft.

Le hard, il faudra aller le chercher du coté des paroles de titres tels que « Q.I » ou « Porno graphique », qui devraient faire parler d’eux pour leur caractère explicite. D’ailleurs, les sonorités electro choisies comme ossature aux textes audacieux de Mylène (provoc à 2 balles diront les détracteurs !!) sont parfaites, calibrées pour devenir de futurs hits single et live.

 

 

 

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Symbolisme de Redonne-moi

Posté par francesca7 le 2 mai 2012

 

« On doit parfois retrouver une trace de soi« . Le fantôme de la psychanalyse pointe, avec ceux du passé. Le cheminement d’une vie est complexe, sa composition est riche. Les « traces » sont énumérées au refrain, et on retrouve ces débris de rêve qui font écho aux songes emportés de la première chanson. Dans son bonheur, la femme se perd, la liberté va avec la crise Symbolisme de Redonne-moi dans Mylène et SYMBOLISME 115258046d’identité, toujours, comme à la fin du clip de Désenchantée où libérés, on ne peut que se séparer. L’ombre, bientôt, redonnera à celle qui la lui demande, sa « fièvre », et peut-être sa « sève » ; à la fois ces périodes de doute et éventuellement ces moments  d’insouciance. Mylène FARMER referait bien un bout de ce chemin.

 

Le titre « Redonne-moi » ! Le choix en étonne plus d’un et est loin de faire l’unanimité… mais l’attente d’une telle promo est enthousiaste. Mi-octobre sont envoyés les promos aux radios. Le titre est peu diffusé. Une vraie désorganisation va alors s’en suivre… Des premières photos du clip vont alors apparaître sur le net, puis disparaître selon les souhaits (et procès) de la star.

L’émission « Symphonic show » est confirmée mais repoussée plusieurs fois. Elle sera finalement diffusée le 12 novembre 2005 soit un mois après son enregistrement. Un second plan promotionnel est envoyé pour l’album, annonçant une opération d’envergure mi-novembre sur NRJ qui n’aura finalement pas lieu.

Le 6 décembre, les chaînes musicales reçoivent le clip mais ne doivent pas le diffuser tout de suite. Le single est annoncé pour début décembre, puis mi décembre puis finalement pour début janvier. On parle d’une édition limitée à 50 000 exemplaires.

Le 2 janvier 2005 sort enfin le single « Redonne-moi » sous format digipak limité et ce 3 mois après l’envoi des promotionnels ! Quelques jours plus tard est diffusé le clip sur les chaînes du câble. Le clip plait aux fans. Un clip sobre, beau, simple de François Hanss (qui avait déjà réalisé « Je te rends ton amour » et « Innamoramento« ). Une polémique naît alors auprès de M6 qui refuse de diffuser le clip, Mylène refusant de faire de la promo sur son antenne.

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Analyse chanson de Mylène F.

Posté par francesca7 le 21 avril 2012

Analyse de « Souviens-toi du jour »

A voir sur le site : http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses

 

Les références dans l’œuvre de Mylène :
Analyse chanson de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISME MF2000_123a« Souviens-toi des jours désenchantés » : Comme dans la chanson Désenchantée, Mylène n’a pas vu ou n’a pas voulu voir le malheur qui s’abattait sur elle (« je n’ai trouvé de repos que dans l’indifférence »). Quand finalement elle se rend compte de la situation dans laquelle elle se trouve, elle est désarmée dans un monde où « tout est chaos ». Souviens-toi du jour serait-il un petit clin d’œil à Désenchantée? En tout cas, elle souhaite que nous réagissions pour ne pas que nous nous retrouvions dans la même situation.

« Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté » : En 1995, Mylène nous disait déjà dans la chanson « Rêver » : « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer ». L’amour est selon elle la plus belle des choses qui puisse exister dans ce monde mais, à la fin, elle se rend compte que l’amour ne ressort pas toujours vainqueur (« J’avais rêvé du mot aimer »). Dans Souviens-toi du jour elle nous répète encore que la seule façon d’être sauvé du malheur c’est d’aimer l’autre quoi qu’il arrive. Ainsi on peut considérer le fait d’aimer comme une aide pour mieux s’en sortir.

Souviens-toi du jour est un texte qui reprend tous les thèmes que l’on peut retrouver dans « l’univers Farmer », c’est-à-dire l’amour, la mort est la religion. Vous retrouverez facilement ces thèmes et la façon dont ils sont abordés dans la chanson puisque nous les avons tous évoqués dans l’analyse.

Sa place sur « Innamoramento » :
Voici ce qu’on peut lire sur la pochette de l’album :
« L’amour naissant, « L’innamoramento » italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur L’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires ».
Francesco Alberoni

Une citation qui colle parfaitement bien à la chanson de Mylène. En effet, la « grisaille quotidienne » pourrait se référer à la vie dans les camps, une vie misérable et tuante avec un « gris » symbole de la tristesse et du désespoir. « L’amour naissant… un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires », si les peuples s’étaient élevés contre ces camps la situation n’aurait sûrement pas été la même. Il faut se battre pour l’amour, nous sommes tous des êtres humains et le meilleur que nous savons faire c’est aimer. Aimer pour une vie meilleure, pour un monde meilleur.

Analyse réalisée par Océane

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Symbolique de Q.I de Mylène

Posté par francesca7 le 18 avril 2012

 

Libérée des entraves justement, Mylène FARMER jouit de tous les plaisirs qu’ils soient du verbe ou du corps. Le personnage intemporel et finalement peu crédible disparaît peu à peu au profit de la femme hédoniste qui vit au présent. On commence à entrevoir qui est la Mylène Farmer d’aujourd’hui.

Symbolique de Q.I de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME QI0501Après le très littéraire « Innamoramento », bourré de phénomènes d’intertextualité, c’st à dire de renvoi à d’autres textes, le nouveau cru famérien semble soudain bien simple, et bien dépouillé, la chanson QI, deuxième extrait de l’album Avant que l’ombre… étant peut-être un des exemples les plus marquants de ce qui ressemble à un tournant dans l’écriture de Mylène. Ici en effet, plus d’anathème, plus de souffle du Néant et de Puissances du Dedans… Au contraire, le vocabulaire se fait trivial, pourtant derrière cette apparence, nous verrons que peut-être plus que jamais, c’est une approche purement langagière qui préside à la rédaction de ce texte.

 Mylène joue sur les mots depuis toujours, elle en est « amoureuse » comme elle se plaît elle-même à le dire. Amoureuse des mots des autres d’abord, Mylène semble n’être désormais plus qu’amoureuse des mots, tout court… Dès lors, il s’agit de les accoupler, de les mélanger, de les marier.

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Symbolique de Dans les Rues de Londres Mylène

Posté par francesca7 le 18 avril 2012

 

Virginia Woolf est le point de perspective de ce chapitre, introduit par la chanson précédente. Elle a décrit il y a un siècle ce que semble vivre Mylène FARMER aujourd’hui, un rêve : « La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue« . L’ombre guette donc toujours, elle est en embuscade, chanson après chanson, prête à s’abattre inévitablement, brutalement. Alors, avant que l’ombre ne vienne, il faut se trouver, se redécouvrir une dernière fois, refuser les compromis et atteindre ses limites : « Ce qui compte c’est sa libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves ».

 Symbolique de Dans les Rues de Londres Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 1bhxu_480x270_g8jor

« C’est comme une lettre »
En effet Virginia Woolf écrit des romans sous forme de dialogues avec le lecteur. On peut donc les considérer comme des « lettres ». De plus ses romans sont autobiographiques et évoquent sa famille. On peut considérer le roman comme une déclaration aux personnes décédées.

 

Et parmi les pierres Je vivais et j’espérais, tu sais… »
Parmi les pierres tombales, sa famille décédée, elle essayait de vivre mais en vain, elle décide de se suicider

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Symbolique de Fuck Them All de Mylène

Posté par francesca7 le 18 avril 2012

 

Symbolique de Fuck Them All de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 114658991Un dernier affrontement avec la gente masculine, finalement irrattrapable, fait d’attraction/répulsion. Se mettre au service de la gente masculine depuis des millénaires est vain et préfigure déjà le chapitre suivant en évoquant, sans encore la nommer, une certaine écrivain anglaise : « Tous ces siècles, les femmes ont servi de miroirs, dotés du pouvoir magique et délicieux de refléter la figure de l’homme en doublant ses dimensions naturelles« . Un ultime chapitre para-féministe plus découragé que combatif.

Si le choix d’un premier single assez incongru et pas vraiment fédérateur « fuck them all » (même si je trouve ce titre très bon) a pu donner une fausse image de la direction principale d’« Avant que l’ombre… », ce nouvel album emprunt de sérénité, s’avère être un nouvel incontournable dans la discographie déjà parfaite de Mylène Farmer.

Les fans n’ont à mon avis que peu de chance d’être déçus, quant-aux allergiques au style Farmer, y’a peu de chance qu’ils apprécient ce nouvel album… il y a certaines choses qui sont immuables en ce monde!

PS : quelques uns ne manqueront pas de signaler l’absence du chiffre 21 dans cette chronique, 21 ans de carrière (soit un autre cap important de passé entre les deux derniers albums), 2+1=3 , ce qui signifie en numérologie, un équilibre dans une optique de créativité, d’extériorisation, d’expression et de joie de vivre..

 

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Avant que l’ombre… Album

Posté par francesca7 le 12 avril 2012

 

Avant que l'ombre... Album dans Mylène et SYMBOLISME 2005-Robin-010b-200x300Les difficultés de vivre sont loin « mémoire qui m’oublie, qui me fuit », voire oubliées, elles ne se résument plus qu’à de vagues souvenirs de « nuits de veille », interminables. A quarante ans Mylène Farmer est au pic émotionnel et sexuel de sa vie. Ensuite ?

Le déclin, inévitablement, l’ombre. Les ravages de la vieillesse guettent, la déchéance physique peut-être la maladie, l’ombre encore. Cette ombre qui la ramènera aux poètes maudits, à la morbidité, aux souffrances. Alors pendant une dernière heure, alors que sa voix part dans un râble en écho jusqu’aux fonds des âges, elle va partager avec l’auditeur ses derniers moments de joie de vivre, de jeunesse, en somme ses dernières minutes de validité.

Sans doute, le passage de la quarantaine entre ses 2 derniers albums (43 ans au moment où j’écris ces lignes), ainsi qu’une stabilité amoureuse ont contribué à façonner « Avant que l’ombre… » Comme un miroir de la vie de Mylène Farmer au moment de son élaboration, comme l’ont été les 5 autres avant lui. La chanteuse s’est tournée vers la lumière, là où quelques unes de ses égéries, de Frances Farmer à Virginia Woolf sont restées dans l’obscurité et ont eu une issue tragique au même âge. Mais en restant consciente que son heure viendra à travers le magnifique titre d’ouverture « avant que l’ombre ». Ce titre qui introduit l’album, est également une très belle transition vis-à-vis des albums précédents, où le thème de la mort était beaucoup plus présent, ce qui ne sera pas le cas des titres suivants.

Une page se tourne donc.

 

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Film Mylène Farmer en Concert

Posté par francesca7 le 12 avril 2012

 

Film Mylène Farmer en Concert dans Mylène et SYMBOLISME Conc89la sortie du film Mylène FARMER en Concert signe définitivement la fin de la première carrière de Mylène et Laurent. Ils brûlent tout, leur concert, leur public… leur œuvre commune. Ils regardent impassiblement tout ceci se consumer : Mylène en restant debout devant, et Laurent en tournant autour lentement avec ses caméras. Le feu envahi tout, Mylène est sur scène, ou au milieu des décombres, les grilles enflammées claquent sous l’effet du vent, le portrait d’Edgar Poe se consume, le cheval noir n’en peut plus de piétiner, tout devient pénible, les spectateurs, comme Mylène et Laurent attendent que tout ceci se termine, vitre, pour qu’un nouveau départ soit pris… 

Devant la violence des images tournées, Laurent Boutonnat préféra ne pas les utiliser. Il n’utilisa pas non plus la chorégraphie contemporaine d’une danseuse, pendant le concert, qui en arrière plan de Mylène Farmer sur les hauteurs du décor, apparaissait et disparaissait dans des éclairs de lumières.

 

 

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L’honnêteté de Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 12 avril 2012

 

L'honnêteté de Mylène FARMER dans Mylène et SYMBOLISME MF80_191aEn 2005, à la sortie de Fuck Them All, la quarantaine dépassée, Mylène Gautier montre enfin le bout de son nez et zappe une Mylène FARMER devenue caricaturale. Le personnage intemporel et finalement peu crédible disparaît au profit de la femme hédoniste qui vit au présent, sans amertume ni remord, délestée de tout son passé et indifférente de son futur. Sur le fon d, la suite logique et cohérente d’Innamoramento, qui amorçait déjà un retour à la vie. 

Mylène FARMER, après avoir discouru sur des thèmes emphatiques et peu maniables devient enfin le témoin de sa propre vie, en l’aimant, en la connaissant, sans la prendre au sérieux. Le seul point de perspective à tout ce témoignage reste la solitude, voulue, paradoxale pour une personne qu’on imagine si bien entourée. En ce sens, la séance de photographie qui illustre le livret tombe en plein dans l’homogénéité des Ballades fluides qui le composent. Reprise des même clichés comme des instantanés d’un quotidien enfin supportable qui se répète, sourire apaisé devant la simplicité de vire enfin trouvée, Mylène Gautier comme elle se voit vraiment, en intérieur, en logis, libérée des studios et de toute forme de symboles ou de mise en scène. Il y a cette pochette simple, mais finalement mystérieuse où le canapé recueillant le corps de la chanteuse apaisée rappelle le velours d’un cercueil qui garde un être dont l’avenir appartient au passé. Mylène est dans son monde, pas celui qu’on connaît ; proche de sa vraie nature intrinsèque, et finalement assez neutre. 

Il y a ce crucifix de pacotille, mais lourd de sens, celui du pardon, de l’amour, des amours et surtout de cette spiritualité débarrassée des pollutions bouddhiques et de ses Lamas à l’optimisme béat. Mylène FARMER aime. Et pour l’instant ? Rien d’autre. 

Pas même les grands auteurs dont elle se désintéresse. On se tourne avec bien plus de désinvolture vers des références légères, comme Dorothée à laquelle elle empreinte le mélodique refrain de Hou la menteuse pour les couplets de l’Amour n’est rien. Bien sûr cette franchise et cette épaisseur certaine se créent au détriment de l’efficacité « tubesque » ou des émotions brutes dont on nous avait habitués avec tant de délices. Le grand public pourra facilement s’ennuyer là où le passionné tombera de nouveau en amour devant la femme et l’(les) artiste(s). 

Lascive, mais dépassée par une vulgarité inappropriée encore récente, elle est proche de toutes les formes de sensualité, mais éloignée de toute idée masturbatoire. L’évocation sexuelle, pourtant crue, est purement intellectuelle, entièrement décomplexée et désinhibée. L’idée de sexe prévaut, mais l’homme en lui-même semble lasser. Le toucher reste important. C’est sans doute pourquoi elle renoue aussi avec la sensualité de l’objet (le CD imite brillamment le vinyle). Mylène FARMER aime les plaisirs de la vie, et Aime finalement cette vie qui les lui permet. Mylène FARMER est morte, vive Mylène Gautier.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

 

 

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Allan au Concert de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 avril 2012

 

Allan au Concert de Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME Allanliv2Premier extrait live du gigantesque Mylène Farmer en concert, Allan prolonge l’imagerie du film et transpose celle d’Edgar Allan Poe (puisque c’est de lui dont il s’agit) pour faire se confondre les deux univers.

 Allégorie du malaise d’Edgar POE dans l’univers en flammes de Mylène FARMER en Concert.

 Sans histoire à proprement dite, les images données à voir peuvent être facilement qualifiées de « bizarres » ou de « morbides ». Pour Edgar Poe, un cheval noir (symbole de la mort dans le cinéma de Boutonnat) piétine dans un enclos de boue, le portrait du poète brûle, illustrant la malédiction qu’il a subit non seulement à de son vivant, et même après (sa tombe fut dévastée peu après sa mort on ne sait plus où il est enterré).

 C’est grâce au jet du même lance-flammes qu’Allan que le bâtiment sera réduit en cendres et qu’il conclura ce vidéo-clip très 80′.

La chanson Allan commence donc avec les cris de la foute qui prennent ici, un sens bien différent que celui de l’hystérie provoquée par Mylène FARMER : par un fondu enchaîné, on voit simplement le public brûler, en même temps que le décor de la tournée. Pour la fin du clip, Laurent Boutonnat fait un plan très ralenti de la main de Mylène entrouverte, qui se baisse en direction du public. Cette idée sera reprise dix ans plus tard par la chanteuse puisque tout le Mylénium Tour tourne autour de cette idée de main entrouverte, tout comme le programme officiel de cette tournée, ainsi que le clip Innamoramento (François Hanss – 2000).

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La symbolique de Pardonne-moi

Posté par francesca7 le 6 avril 2012

 

La symbolique de Pardonne-moi dans Mylène et SYMBOLISME MF2000_61a-214x300La seule chose analysable dans Pardonne-moi est son réalisateur, ses goûts pour les images syncopées, l’esthétique à tout prix, et les ambiances inédites. Si les éléments que choisi Laurent Boutonnat pour chaque nouveau clip rappelle les anciens, il apporte en outre à chaque fois un élément qui vient enrichir ce qu’il avait déjà mis en place et qui présente l’interprète sous un jour à chaque fois un peu différent.

 Dans cette optique, l’image la plus frappante n’est pas celle des yeux blanc, ou noirs (simple effet de frayeur par l’emploi des sensations descendantes), mais cette espèce de contrasté et granulé, avec une Mylène FARMER qu’on imagine plongé dans la poussière de l’au-delà. Sur un fond très noir, les particules de cendres s’échappent des cheveux et donnent à la silhouette de la chanteuse en la suivant la très étrange allure d’un spectre. Dans ces plans magnifiques, l’interprète reste les yeux fermés, totalement inexpressive, comme si quelque chose de surhumain la guidait, l’avait sortie de la poussière où elle reposait depuis la nuit des temps. Seuls deux plans quasi-subliminaux surexposés la montreront hilare, la tête basculée en arrière, rendant du même coup l’ensemble de la danse et du clip dénués de sens et de logique.

 Dans Pardonne-moi, plus que jamais, l’image ne peut être présente à l’écran que parce que c’est CETTE chanson qui est illustrée, alors qu’on peut aisément imaginer les images de Libertine, Sans Contrefaçon et même Ainsi soit-je sur une autre musique de couleur approximativement équivalente. Ces images n’ont été inventées que parce qu’il y avait tel ou tel son dans la chanson, ces images sonnent juste par rapport aux effets musicaux tout simplement, et ceci pour la première fois chez Boutonnat. Depuis 1997, de Mon Ange à Pardonne-moi en passant par Baïla Si et Les Mots, Laurent Boutonnat n’a cessé de tâtonner pour trouver ce qu’était vraiment un clip, ce qu’était vraiment une image, et donc ce qu’est réellement le cinéma.

 

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