Mylène Farmer par B.Violet

Posté par francesca7 le 27 mars 2012

 

Mylène Farmer par B.Violet dans Mylène et L'ENTOURAGE violet-portraitBernard Violet est un journaliste et écrivain français, spécialisé dans les biographies. Journaliste indépendant s’intéressant principalement aux scandales, aux personnages sulfureux et aux affaires non élucidées.

RESUME DE LA BIO de B.Violet : Mylène Farmer intrigue, fascine et intéresse les français depuis très longtemps déjà, elle fait partie de notre mémoire collective. Succès commercial et artistique sans précédent, elle a construit disque après disque un empire formidablement bien géré et maîtrisé. Une image provocante et mystérieuse à la fois. Des milliers d’articles ont été fait sur elle et ses activités, mais personne n’avait véritablement mené une enquête sérieuse et riche sur le Phénomène Farmer. C’est chose faite avec la pertinence et l’acharnement du biographe le plus incorruptible du PLF (paysage littéraire français), j’ai nommé Bernard VIOLET.

Questions/réponses sur le livre dont tout le monde parle, et que l’on vous conseille, violement, au Mague.

Bonjour Bernard Violet, vous êtes, malheureusement,  » l’homme à abattre  » du moment à cause de votre biographie non autorisée, comme on dit, de Mylène Farmer. Est-ce que vous avez travaillé sur la matière  » Farmer  » de la même manière, avec la même méthode, que vos précédents livres sur l’Abbé Pierre, Alain Delon, Hallyday ou la famille de Monaco ?

BV : J’ai peut être été « l’homme à abattre » comme vous dites depuis que des rumeurs ont commencé à circuler un peu partout, sur le web notamment, il y a un an de cela. Question : qui avait intérêt à propager des infos infondées sans prendre le temps de me solliciter ? Des distorsions curieuses en tout cas avec la réalité de mon travail qui respecte toujours la même méthode : amasser une documentation solide que j’informatise, établir une chronologie la plus précise possible, déterminer les pistes à suivre, se déplacer sur le terrain afin de recueillir un maximum de témoignages, puis se mettre à l’écriture. Voilà pour les différentes phases techniques qui représentent deux à trois ans de travail réalisé là encore toujours dans le même état d’esprit : chercher à comprendre les ressorts d’une réussite exceptionnelle et d’un destin extraordinaire. Sans a priori ni préjugés, sans tabous ni complexes.

David Lelait un spécialiste des people me disait dans une précédente e-terview qu’il ne croyait pas aux  » soi-disant  » mystères de Mylène Farmer et que, de ce fait, il restait insensible à son personnage. Etes-vous du même avis ?

BV : Effectivement, je pense qu’il n’y a pas de « mystère Farmer », mais un personnage complexe, fascinant et respectable. Ce cliché « mystère Farmer » est né de la conjugaison de deux paramètres : la personnalité de la chanteuse – authentique timide – et la volonté délibérée de son entourage de créer un « mythe » à la Garbo en jouant sur le silence et l’attente. L’alchimie a d’autant mieux fonctionné que c’était l’ambition profonde de Farmer : vouloir un destin hors du commun, façonné à sa manière, comme si elle était le metteur en scène de sa propre vie. Cela étant, l’accomplissement de ses rêves d’enfant a nécessité un travail phénoménal et une opiniâtreté qui inspirent le respect.

En fait, il y a véritable paradoxe Farmer, car Mylène qui est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et qui jouit d’une somme considérable d’articles de presse et qui n’avait jamais eu droit à un véritable travail d’enquête sur elle, avant vous ? Les journalistes français sont-ils moins courageux que vous ?

413TDJ7QPPL._SL500_AA300_ dans Mylène et L'ENTOURAGEBV : Au vu de mon expérience personnelle, puis à travers les contacts fréquents et multiples entretenus avec les journalistes, je dois dire que mon jugement est assez sévère sur la profession. En effet, si de nombreux journalistes manquent de courage – peur pour leur carrière ou crainte de se fâcher avec les puissants -, la plupart d’entre eux sont avant tout de gros paresseux qui se contentent de piller leurs confrères, accumulant ainsi les contre-vérités et autres approximations. Je n’ose pas évoquer une minorité qui, elle, se laisse tout simplement acheter : billets de faveur pour des spectacles, séjours dans palaces, dîners dans restaurants de renom, voyages, etc …

Dans la réussite de Farmer, Laurent Boutonnat n’est-il pas aussi important sinon plus que sa création elle-même ?

BV : Boutonnat est un authentique créateur et j’ose même dire un cinéaste de génie. Ses courts-métrages – de véritables chefs-d’œuvres – ont révolutionné le clip en France. « Giorgino » ne méritait ni le désintérêt ni le mépris qu’il a suscité. Je pense que ses relations avec Farmer sont totalement fusionnelles, artistiquement parlant. Ces deux surdoués de la variété française se sont inspirés réciproquement tout en transcendant leurs inspirations.

Comment expliquez-vous le succès commercial immense de Mylène Farmer ? Est-il mérité ou disproportionné selon vous ?

BV : Le marketing n’explique pas tout. On ne vend pas impunément plus de dix millions d’albums. Son talent conjugué à celui de Boutonnat et à celui du manager Bertrand Le Page – au rôle primordial et trop souvent sous-estimé – a permis de bouleverser un univers musical français peu coutumier des terrains minés comme ceux du désespoir, de la folie, du silence et de la solitude. Des thèmes en phase avec la sensibilité d’un public jeune qui s’est reconnu à travers les créations du duo Farmer-Boutonnat. Ce même public avec lequel il n’a pas joué la facilité : souvenez-vous des textes de Baudelaire et de Poe ; ceux de Stephen King et d’Henry James ; les tableaux de Jérôme Bosch, Egon Schiele ou Géricault, etc. Comme me l’a confié l’écrivain Gonzague Saint-Bris, ce genre d’hommage subtil à la littérature et à la peinture est plutôt rare chez les chanteurs de variété peu enclins à s’enrichir d’ambition poétique… .

Vous expliquez dans votre livre que la clef de voûte du personnage de Mylène Farmer se trouve dans des traumatismes liés à l’enfance et qui ont conditionné un univers fantasmatique très particulier.

2c805cb4d19c498d2575f0bae54ad68f4bd2d09d5be56BV : J’ai repris à moi la magnifique formule de François Mauriac pour lequel « l’enfance est le tout d’une vie, puisqu’elle en donne la clé ». Et je l’ai constaté à travers toutes mes biographies : tout se joue dans les dix premières années de la vie. Toutes les peurs, tous les rêves, tous les fantasmes de mes héros et héroïnes ont eu systèmatiquement un rôle dans leur existence et dans leurs créations. Des influences sur leur imaginaire que j’essaie de décrypter à travers plusieurs grilles de lecture : historique, sociologique et psychanalytique. Dans ce sens, je pense que la fameuse anecdote du putois et du bain de jus de tomate a effectivement créé un traumatisme chez la petite fille qu’était alors Mylène. Sentiment appuyé par l’analyse d’un psychothérapeute pour lequel cette journée mémorable reste probablement l’un des pivots de l’existence de Farmer et dont on retrouvera les correspondances dans certains de ses clips : « Je te rends ton amour » et » Beyond My Control ». Pour être complet, je peux vous dire que c’est la chanteuse elle-même qui m’a mis sur la piste de ce moment crucial de son enfance. En effet, à plusieurs reprises, au début de sa carrière, parmi ses rares souvenirs de son séjour québecois, elle a évoqué cette journée au cours de laquelle elle avait décidé de s’échapper de son école, de rentrer à la maison à pied, mais qu’elle s’était perdue dans les bois (là aussi scène récurrente dans les clips de Farmer) et qu’elle avait été finalement ramenée chez elle grâce à l’intervention de la police. Cette anecdote m’a longtemps taraudé : pour quelles raisons une petite fille de 5 ans décide-t-elle d’échapper à la vigilance des adultes ? En interrogeant au Québec sa première institutrice et ses amies d’enfance de l’époque, j’ai pu reconstituer le puzzle.

Est-ce que les média ont véritablement compris votre démarche intellectuelle et littéraire autour de Mylène Farmer. A partir du moment où vous touchez à l’intimité de la  » star « , on vous reproche de fouiller dans les poubelles et cela bloque le débat. Pourtant Mylène vit en bon personnage public de la  » Femme énigmatique  » que Laurent Boutonnat et elle ont inventé. En France, contrairement aux pays anglo-saxons on n’aime pas cela.

BV : En dehors de quelques animateurs de télévision incultes et tarés, les journalistes, dans leur grande majorité, adhèrent à ma démarche. La presse dite « sérieuse » – le Figaro, France Inter, Europe 1, RTL, etc – m’a réservé des critiques favorables. Comme je l’ai déjà déclaré, je n’ai aucunement touché à la sphère de l’intimité de Mylène Farmer. Pour la simple et bonne raison que celle-ci ne l’expose pas et que la loi est très contraignante sur ce sujet. Si j’évoque longuement son enfance, c’est parce que de nombreuses situations viennent expliquer l’arrière-plan de ses futures créations. Par ailleurs, si je refuse de me limiter à la mythologie entrenue par certains, c’est pour lui apporter une part d’humanité qui rend le personnage encore plus attachant.

Qu’est-ce qui vous a touché chez la mère de Mylène ? Comment vit-elle le succès de sa fille ?

BV : Marguerite Gautier m’a reçu très aimablement. En toute liberté et un tantinet tiraillée. Elle m’a beaucoup parlé, parce qu’il avait beaucoup d’erreurs selon elle dans les bios consacrées jusqu’à ce jour à sa célèbre fille, et en même temps elle s’interrogeait sur les réactions de sa cadette, au caractère parfois peu accommodant. Cela étant, elle m’a assuré être très fière de sa réussite en m’affirmant que Mylène s’était faite toute seule. Un sentiment que je ne partage pas. Je pense que le milieu familial a joué un rôle important dans le destin de l’interprète de « Maman a tort ». Notamment à travers l’influence de sa grand-mère paternelle qui fut une pianiste talentueuse.

Est-ce que vos investigations sur les grands people français vous ont valu des menaces explicites qui ont eu des conséquences sur votre sécurité ou sur votre vie, privée ou sociale ?

a1y3otfrBV : D’anciens membres de la fine fleur de la pègre française ont effectivement tenté de m’intimider lorsque je travaillais sur le « Delon ». Mais je pense qu’il s’agissait d’initiatives personnelles prises à l’insu de l’interprète du « Samouraï ». La plupart du temps, mes « héros » qui voient mes travaux d’un mauvais œil préfèrent entamer des procédures judiciaires, des référés notamment. Mais ceux-ci n’aboutissent quasiment jamais puisque je m’efforce de travailler dans le cadre de la loi, au nom de la liberté d’expression. Une autre stratégie est de tenter de me salir ou de me discréditer. Ce fut ainsi le cas récemment sur certains forums farmériens. Dans ce genre de situations je ne transige pas : les auteurs de calomnies, de diffamations, ou de propos attentatoires à l’honneur professionnel sont traînés devant les tribunaux.

On ne peut parler de Mylène Farmer sans ses clips qui ont défrayé la critique. Hors les clips sont des objets virtuels symboliques. Est-ce que Farmer c’est avant tout une bonne gestion de l’image ?

BV : Plusieurs clips ont effectivement été censurés ou diffusés à des heures indûes à la télévision. Là encore, grâce à ce maître de la caméra qu’est Boutonnat, Farmer a appris le sens et la force des images. Ses story-board sont là pour le prouver. En même temps, il est vrai qu’elle est née avec la télévision, son véritable tableau noir.

Le système Boutonnat/Farmer est riche et puissant. Le business de ce couple n’est-il pas davantage devenu financier qu’artiste en définitive ?

BV : Les deux sont intimement liés. Mais être riche n’est ni illégal ni une tare. Sans oublier que Boutonnat et Farmer investissent beaucoup dans leurs créations, leurs spectacles notamment qui coûtent très chers. Ils ne font pas de l’argent pour l’argent, mais pour rester libres de créer comme ils l’entendent.

Que peut cacher la non coopération du clan Farmer à votre travail, qu’a-t-elle donc à cacher ?

BV : C’est une réaction naturelle chez les stars. Elles ont peur de voir écorner leur légende ou leur image qu’elles ont eu tant de mal à imposer. Certaines ont peut être peur de voir révéler des secrets « inavouables ». En même, je pense qu’elles ont tort de ne pas coopérer, car elles sont en général toujours gagnantes puisque je leur apporte une part d’humanité souvent plus passionnante que leur image surmédiatisée. Johnny Hallyday et l’abbé Pierre ont ainsi accepté de collaborer à mon travail. A leur plus grande satisfaction.

Que pensez-vous du fanatisme autour de Mylène, que d’ailleurs elle gère elle-même de manière très audacieuse et pécunière ?

BV : Certains fans sont des excités, c’est vrai, mais pas forcément représentatifs de l’ensemble des farmériens. La plupart de ceux avec lesquels j’ai été en contact se sont toujours montré courtois et curieux. Beaucoup de choses ont été écrites sur le merchandising généré par la chanteuse et sa maison de disques. Je l’évoque également longuement dans ma bio. Personnellement, je ne le trouve pas autrement choquant. D’abord parce que ce sont en général des objets d’une grande beauté ; ensuite parce qu’il y a des plaisirs qui n’ont pas de prix.

Mylène Farmer est-elle aussi fascinante et complexe qu’un Delon par exemple ou l‚on est pas du tout dans la même catégorie ?

BV : Lorsque je suis contrarié, je dis qu’elle est une Delon en jupon. Et je pense alors à leur façon de tout vouloir régenter. Delon fut un acteur de génie lorsqu’il acceptait de se laisser diriger par des metteurs en scène de génie – Visconti, Clément, Melville – mais a vu sa carrière décliner lorsqu’il a voulu tout faire : l’acteur, le réalisateur, le producteur, etc. Un artiste ne peut pas être bon dans tous ces rôles qui demandent compétences et savoir-faire. Par ailleurs, je pense que leur désir profond d’être considérés comme des stars peut constituer un piège. Gérard Depardieu l’a dit de façon très sincère et peut être très justement lorsqu’il déclarait : « Je ne peux pas, je ne veux pas être une star. On est star parce qu’on le veut, parce qu’on se fabrique, se fige, se tue, s’immole en star. Être star, c’est une passion. Le rôle n’est plus l’écran, mais dans la vie. Moi, je veux pouvoir être dans mes rôles. Acteur. »

FanImanol2Et si Mylène acceptait de collaborer avec vous, referiez-vous un second livre sur elle ?

BV : Bien évidemment. Auparavant, je lui proposerais de rencontrer l’abbé Pierre. Pour lui faire plaisir. En effet, après la diffusion en 1992 d’un reportage d’ « Envoyé spécial » consacré au religieux séjournant alors dans le désert saharien, Farmer avait exprimé le désir de faire sa connaissance. Pour quelles raisons ? Peut-être parce qu’elle pense au fond d’elle-même, comme ce saint homme, qu’ « il ne suffit pas de croire » mais qu’ « il faut aussi devenir croyable »…

Mylène Farmer, une biographie, Bernard Violet, Fayard.

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Mylène Farmer et B.di Sabatino

Posté par francesca7 le 27 mars 2012

 

Mylène Farmer et B.di Sabatino dans Mylène et L'ENTOURAGE 209006Benoît Di Sabatino est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.

Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.

Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.

Sa petite amie est Mylène Farmer.

Ca aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encard qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystèrieuse chanteuse.

1562568002_small_1 dans Mylène et L'ENTOURAGESi Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire.

Dans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilègiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino.

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà.

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com

Voici a vu en exclusivité le premier documentaire consacré à Mylène Farmer, diffusé les 10 et 11 avril sur M6 Music Hits.

À l’occasion de la sortie très attendue de son nouveau DVD Live Mylène Farmer : Stade de France le 12 avril 2010, la chaîne M6 Music Hits consacre un week-end entier à la star. Pour l’occasion, elle diffusera un documentaire inédit de 54 minutes réalisé par Shana De Lacroix.

C’est la première fois, en vingt-cinq ans de carrière, que la chanteuse est l’objet d’un portrait télé aussi fouillé. On y apprend notamment comment la star a utilisé la provocation dans ses clips pour s’imposer au premier plan. Et comment elle a réussi à faire de son refus de communiquer une véritable stratégie de communication.

110706090600890193Le reportage aborde aussi la relation de Mylène avec son compagnon, Benoît Di Sabatino. Des révélations qui filtrent à travers de nombreux témoignages, dont celui d’Alizée, de Laurent Boyer, d’Alain Escalle, mais aussi de Sophie Tellier, la rivale de Libertine, de la photographe Elsa Trillat, ou encore de Hugues Royer, journaliste à Voici, auteur d’une biographie de la star.

Cerise sur le gâteau, le doc diffuse des images inédites des derniers concerts de Mylène, mais nous n’en dirons pas plus, pour laisser quelques surprises aux fans, qu’on imagine scotchés devant leur télé, ce week-end-là…

Mylene Farmer n’est plus aussi secrète que ça, elle se montre. L’amour que lui porte Benoit Di Sabatino, rencontré lors du tournage du clip C’est une belle journée, y est pour beaucoup. Bronzage seins nus aux Seychelles, jet-ski en Corse, chute sur le perron de l’Elysée, Mylène assume tout maintenant et ne s’isole plus.

Dans l’album de la chanteuse de 2005, Avant que l’ombre, on note que l’inspiration lui vient de Benoit, confirmé par celui de 2008. Et elle n’hésite pas à montrer à tout le monde tout l’amour qu’elle lui porte. A 49 ans, la chanteuse, qui se cachait, vit au grand jour avec celui qui fait battre son coeur.

Source : magazine gala du 24 mars 2010

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Mylène et Ben Harper

Posté par francesca7 le 24 mars 2012


Description de cette image, également commentée ci-aprèsBenjamin Chase « Ben » Harper (né le 28 octobre 1969 à Claremont, Californie) est un guitariste, auteur, compositeur et chanteur américain, accompagné de différents back bands (The Innocent Criminals, The Blind Boys of Alabama, Relentless Seven) avec lesquels il pratique une musique mixant les influences folk, blues, gospel, rock, funk et reggae. Depuis 2008, Ben Harper s’est lancé dans un nouveau projet musical vers un son plus rock au sein du groupe Relentless7.

 

Un album hommage au groupe australien INXS a été enregistré avec uniquement des duos. Mylène Farmer y chante avec Ben Harper.

Elle n’en est pas à sa première collaboration avec un artiste international. Pourtant le résultat est loin d’être aussi bon que les précédents. Alors qu’elle avait déjà chanté en duo avec Seal ou Moby, Mylène Farmer a cette fois-ci retenté l’expérience avec Ben Harper ( tout juste séparé de son épouse, Laura Dern).

La rouquine la plus connue de France et le chanteur américain se sont ainsi retrouvés autour d’un album hommage à INXS. Les deux interprètes ont repris Never tear us apart, l’un des tubes du groupe australien, porté par le chanteur Michael Hutchence. Le résultat est loin de charmer nos oreilles délicates. C’est dommage pour Mylène Farmer qui aurait pu voir là l’occasion de se faire davantage connaître à l’étranger.

Mylène Farmer en duo avec Ben Harper  

Mylène et Ben Harper dans Mylène et L'ENTOURAGE mylene-farmer-ben-harper_35onp_1auct2Avides des collaborations inattendues, vous allez vous régaler : le chanteur américain Ben Harper vient tout juste d’enregistrer un duo avec Mylène Farmer ! La nouvelle vient d’être confirmée par TF1 News : la chanson intitulée « Never Tear US Apart » paraitra dès le mois de septembre…

Plusieurs artistes se sont récemment réunis pour enregistrer un album en hommage au groupe australien INXS. Fondé en 1970, ils sont les auteurs des tubes « Origin Side » (1984), « Need You Tonight » (1987), et « Never Tear Us Apart » (1989). Ce dernier devrait figurer sur cette compilation de reprises qui paraîtra au mois de septembre. Si peu d’informations circulent à ce sujet, on connait déjà le nom de certains des artistes ayant participé et les collaborations artistiques qui figureront sur l’opus. Seule française ayant présente pour ce projet, la chanteuse Mylène Farmer a enregistré un duo avec Ben Harper. Dans un précédent article, nous vous avions confirmé que la chanteuse était en studio d’enregistrement à Paris pour un projet top secret que nous supposions être la Bande Originale du film « L’ombre des autres » (dont le tournage débutera très prochainement). C’est donc pour ce projet lié à INXS que la belle serait passée en studio, et qui plus est pour marier sa voix avec celle de Ben Harper sur le titre « Never Tear Us Apart », enregistré à la fois en anglais et en français pour l’occasion.

Mylène Farmer est l’une de nos stars les plus discrètes, mais lorsqu’elle se décide à investir le devant de la scène, elle ne fait jamais les choses à moitié. La revoilà aujourd’hui en duo avec Ben Harper. Farmer est la seule Française invitée sur un album hommage au groupe australien INXS popularisé par les tubes Suicide blonde ou Original sin, et c’est avec le guitariste et chanteur (tout juste séparé de Laura Dern) qu’elle reprend Never tear us appart.

ClipQMCL11Petit dans Mylène et L'ENTOURAGECette superbe chanson est extraite de l’album Kick, de 1988. Mylène Farmer a toujours eu un faible pour le groupe, tandis que Ben Harper a déjà réinventé ce titre en solo. Ils mêlent leurs deux voix aujourd’hui pour donner un nouvel éclairage à ce tube. On y découvre une Mylène Farmer dans un registre bien différent et, surtout, avec une voix bien plus grave, quasi androgyne à la manière de Françoise Hardy dans les 60′s, loin des aigus auxquels elle nous avait habitués ces dernières années. L’album est annoncé le 29 novembre.

Autre duo pour Farmer qui fait l’actualité, celui qu’elle partage avec Line Renaud, C’est pas l’heure. La chanson paraîtra sur l’album de Line, Rue Washington, attendu le 6 novembre. Enfin, Mylène Farmer vient de dévoiler quelques détails de Bleu noir son nouvel opus. Le disque, précédé par le single Oui mais… non composé par RedOne, contiendra des collaborations avec Archive et Moby qu’elle connaît déjà bien

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Mylène Farmer et Arno Mothra

Posté par francesca7 le 24 mars 2012

 

Mylène Farmer et Arno Mothra dans Mylène et L'ENTOURAGE arno-mothraMylène Farmer – Coma extatique      Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute [...]

« Amylène analgésique » par Arno Mothra  Parution : 12 Septembre 2008
Editeur : Editions Komakino – Genre : Roman

Description : En 1984, à l’aube de l’Apocalypse, un personnage amoral fut envoyé sur Terre. Le Diable, accompagné de son Maître, l’Orant Boutonné (triste faquin à barbe déguisé en Christ), sévit depuis sans candeur, médiatiquement, afin de corrompre la jeunesse et de formater les défroqués. Les valeurs morales s’annihilent progressivement et la perversion fleurit à son comble.
La tourbe sainte l’entend-elle de cette oreille ? Par quels procédés de nuisance répondra-t-elle pour appeler à sa propre accalmie ?

Point de suture par Arno Mothra

ClipCaliforniaPetit5 dans Mylène et L'ENTOURAGESwift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de suture annonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction : Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

QUI EST ANO MOTHRA : Arno Mothra (Arno Mothra) on Myspace

Arno Mothra auteur de Amylène analgésique ; Roman autour de l’univers de Mylène Farmer paru en septembre 2008 aux Éditions Komakino : http://francescax7.unblog.fr/?s=Arno+Mothra

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Mylène et Amélie Nothomb

Posté par francesca7 le 24 mars 2012



Description de cette image, également commentée ci-aprèsAttentat, par exemple est un roman d’Amélie Nothomb paru en 1997. C’est le cinquième roman publié d’Amélie Nothomb et le cinquième publié chez Albin Michel.

  • Tout le propos de l’auteur tient dans le débat qu’elle propose sur la normalité. Qu’est ce qu’une norme ? Quel est le rôle joué par la société, volontaire ou non, dans l’élaboration de celle-ci ? Beauté et Laideur, par le dialogue d’Epiphane et Ethel, sont les instruments choisis par Amélie Nothomb pour sa démonstration : nous sommes ballottés par le regard des autres, façonnés par lui. Plus largement, à travers la philosophie d’Epiphane Otos, Amélie Nothomb nous invite à remettre en question nos certitudes et se poser la question : l’avis que j’ai sur une chose, un fait, une idée, est-ce le fruit d’une réflexion personnelle ou l’absorption d’une conception que la société m’a proposée et que je n’ai pas reniée ?
  • La scène d’encornement a été inspirée à Amélie Nothomb par le clip de la chanson Sans logique de Mylène Farmer, proche de l’écrivain.

Et de qui Amélie est-elle fan ?

 

Mylène Farmer, qui s’offre le Stade de France pour deux concerts aujourd’hui et demain. D’ailleurs, c’est en surfant sur les sites de fans de Mylène, parce qu’on dit Mylène quand on est fan, sont également fans d’Amélie. Parce qu’on dit aussi Amélie quand on est fan. Manquerait plus que Mylène soit fan d’Amélie pour que la boucle soit bouclée.

Partant à la rencontre d’Amélie, Frédéric nous fait alors découvrir cette relation avec la romancière dont les « livres n’ont rien à voir avec son univers », mais qui y voit « des passerelles ». Ce n’est pas pour rien qu’elles partageraient un public commun. Lesquelles ? Mystère, mais « j’le sens », explique Amélie. D’ailleurs, Mylène a beaucoup compté pour elle, qui l’aura écoutée en boucle durant les années 80.

Mylène et Amélie Nothomb dans Mylène et L'ENTOURAGE ClipCaliforniaPetit3Libertinage et identité sexuelle, des thèmes forts pour Amélie qui ne se souvient pas de jeunes femmes ayant parlé « si crûment et avec tant d’élégance » de ces questions, alors que Bowie et d’autres hommes n’hésitaient pas. Un comportement « libérateur », n’ayons pas peur des mots.

Quant à la part littéraire de ses chansons, on la méconnaît : Baudelaire et son Horloge sont repris par Mylène. Et dans le même album, un titre nommé Alan, pour Edgar Poe, évidemment, avec un clip et un concert à Bruxelles, qui donnait « envie de se jeter sur l’oeuvre de Poe ». Des « talents de conseiller littéraire » qui refléteraient le fait que Mylène « lit beaucoup et lit bien », mais surtout le fait transparaître dans ses chansons. Bilan des courses ça fait lire les fans.

D’ailleurs, la chanson Si c’est un homme, comment ne pas discerner immédiatement l’allusion « transparente » à Primo Levy ? « Je ne renie absolument pas cette période. Je trouve que j’avais raison d’écouter Mylène Farmer. Je ne regarde pas ça de haut du tout aujourd’hui en me disant que c’est une période révolue de ma vie. » Car encore, Amélie est émue par Mylène, qui chante « avec une sincérité désarmante ».

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Augustin Villaronga et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 mars 2012


 Agustin Villaronga est né en 1957

Augustin Villaronga et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 5394917713_7abab94cdeAgustí Villaronga est né à Majorque, petit-fils de marionnettistes et de la rue. Son père était fasciné par le cinéma, et il lui a ainsi inculqué la passion pour l’art visuel. Lorsque Agustí était enfant, il jouait en faisant des projections avec des photos, des boîtes d’allumettes et des lampes de poche. A 14 ans il décide de devenir réalisateur. Il continua ses études dans un collège jésuite puis s’installa à Barcelone où il fût diplômé en géographie et histoire.

Son film, L’Enfant de la Lune, fut présenté à Cannes en 1989.
En 2011, il remporte le Prix Goya du meilleur réalisateur et le Prix Goya du meilleur scénario adapté pour son film PA NEGRE.

Réalisateur du clip Fuck them all

Le retour de Mylène s’effectue en 2005 avec le provocant « Fuck them all ». Pour illustrer cette chanson, la chanteuse fait appel à l’espagnol Agustin Villaronga et se rend en Roumanie, tourner un clip dans lequel on retrouve une nouvelle fois le thème de la gémellité. Rencontre avec le réalisateur du clip…

Premier contact
La première fois que Mylène m’a appelé, j’ai dit : « Mais pourquoi moi, je viens de l’Espagne, je n’ai pas l’habitude de faire des vidéoclips. Qu’est-ce que tu cherches ? ». Alors j’ai compris qu’elle cherchait quelque chose qui vient de l’intérieur. C’est l’aspect formel, mais l’aspect formel qui vient de quelque chose d’intérieur, qui touche à sa façon de voir la vie.

Univers
Toutes les choses dont m’a parlé Mylène, c’était comme un territoire normal pour moi. C’était comme être dans ma propre source. C’était facile pour moi. Elle m’a parlé de la cage qui devient plus petite, et elle m’a parlé des épouvantails surtout. Nous nous sommes très bien entendus. Ca n’a pas été quelque chose de difficile, c’est arrivé de façon fluide.

Mylène sur le tournageSingleFuckThemAllBig dans Mylène et L'ENTOURAGE

 C’était incroyable parce que tu la regardais dans la cage – et dès qu’elle était dedans, elle montait là-haut sans rien (ndlr : sans beaucoup de vêtements), et avec les répétitions, il y avait des fois où on faisait deux ou trois prises 


à la suite, sans descendre la cage. Et tu la vois qui était comme ça, en train de trembler et, on dit « Action ! » et toute suite, elle tremble plus (rires) !

L’ambiance sur le tournage
Je ne peux pas m’exprimer absolument bien avec la langue (ndlr : française) mais de toute façon, pour les choses plus essentielles, on y arrive, et si on a l’intérêt et l’envie de comprendre les personnes, c’est facile d’y arriver. Je crois qu’il y avait une grande concentration. Tout le monde s’est mis sur une même ligne pour arriver à la même chose. Et ça c’est magnifique, ça c’est le travail (sourire).

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Mark Fisher et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 mars 2012

Mark Fisher (Concepteur décors)

 

Mark Fisher et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 01Outre le fait qu’ils aient les mêmes initiales, Mark Fisher et Mylène Farmer partagent également un goût commun pour la démesure. Entretien avec l’un des plus célèbres concepteurs de décors au monde.

texte de l’interview :

Cela a été une énorme surprise pour tout le monde que vous travailliez avec Mylène. Quand avez-vous rencontré Mylène et comment cette collaboration s’est-elle établie ?

Mylène m’a contacté pendant l’été 2004. Je connaissais son travail et j’étais ravi de pouvoir collaborer avec elle, parce que c’est une artiste unique, dont les shows sont particulièrement créatifs.

Mylène a souvent fait part de son admiration pour U2, et c’est une fan de Peter Gabriel. Le fait d’avoir travaillé avec ces deux artistes vous a-t-il aidé à concevoir le décor de Avant que l’ombre… à Bercy ?

De par mon travail de designer, tout ce que je fais est basé sur mes travaux précédents. Pendant toutes ces années, j’ai eu le privilège de travailler avec des artistes remarquables et chacun d’entre eux a apporté sa pierre à l’édifice de ma façon de créer un show.

Avant que l’ombre… à Bercy a rencontré un formidable succès. Avez-vous assisté au concert ?

J’ai vu le concert plusieurs fois, qu’il s’agisse des répétitions ou bien du show lui-même. J’ai trouvé que le spectacle fonctionnait très bien. Comme le show était destiné à être présenté dans un seul endroit, c’était finalement plus compliqué qua dans n’importe quel Zénith où j’ai monté des spectacles avec des artistes anglo-saxons. Mais nous avons pu faire des choses qui n’auraient pas été possibles en tournée. L’équipe technique était réellement très forte et ils ont tout rendu possible.

MFBercy2006_70a dans Mylène et L'ENTOURAGEComment s’est déroulée votre collaboration avec Mylène ? Vous donnait-elle des idées ?

J’ai rencontré Mylène et Laurent plusieurs fois entre l’été 2004 et l’été 2005, date à laquelle le décor final a été achevé. Nous avons travaillé en étroite collaboration. Ils avaient tous les deux des idées fortes et précises concernant le show. Parfois, Mylène faisait des croquis de ce qu’elle voulait. Ils avaient tous les deux la même façon de concevoir le spectacle et ce qu’il devait rendre. J’ai proposé mes propres idées et après en avoir discuté tous les trois, j’ai réalisé mes propres croquis, que j’ai présentés à Mylène et Laurent. Plus tard, j’ai travaillé sur les différents tableaux visuels sur informatique.

Combien de temps la conception du show a-t-elle duré ? Avez-vous dû réajuster certaines choses après les premières répétitions ?

Non, rien n’a changé durant les répétions, car tout était prévu très en amont.

Avez-vous travaillé en direct avec Artefact, qui s’est chargé de la construction des décors ?

J’avais déjà travaillé avec Artefact auparavant (pour Johnny Hallyday). Je m’entends très bien avec eux. Ils ont réalisé un formidable travail pour Mylène, en particulier les sculptures et le fronton de la porte, qui est fantastique.

Qui a eu l’idée du rideau d’eau, qui n’avait jamais été vu en France auparavant ?

L’idée vient de Mylène (ndlr : pas tout à fait juste ! L’idée vient de Michael Kintzig, directeur technique du spectacle, qui a découvert ce procédé inventé par Aquatique Show lors d’une convention pour la marque de voitures Renault).

Les médias français considèrent souvent Mylène comme la Madonna française. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que Mylène a une vision artistique plus profonde et plus riche que Madonna. Peut-être Mylène est-elle moins « fashion »… A travers son travail, Mylène essaye de nous dire quelque chose au sujet de l’existence.

Quand on regarde Avant que l’ombre… à Bercy, on a l’impression qu’il n’y a pas de lien réel entre les différents tableaux du show, excepté le début et le fabuleux final. Pourriez-vous nous expliquer le sens du spectacle ?

Je ne pense pas que le show ait une véritable narration. Mais il propose une série d’univers qui sont beaux et qui fonctionnent entre eux.

 Mylène Farmer et vous – 2006

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Alain Escalle et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 mars 2012

Alain Escalle et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 111hxfo

Né en 1967 dans le sud de la France, Alain Escalle s’intéresse à des disciplines tout diverses et transversales que le cinéma et le spectacle vivant poursuivant une recherche dans le champ d’images en mouvement. il suit des études en Arts-appliqués et en Audiovisuel. Il découvre, en 1991, l’univers de la création vidéo en tant qu’assistant infographiste sur la vidéo danse M FOR MAN, MUSIC & MOZART de Peter Greenaway.

 

C’est en 1992 qu’il signe MIRAGE ILLIMITÉ co-réalisé avec Maurice Benayoun (1er Prix Imagina 1992 catégorie habillage). Puis, il réalise son premier court-métrage en 1994, D’APRÉS LE NAUFRAGE ayant pour sujet le drame du radeau de la Méduse (1er Prix SCAM, 3ème Prix catégorie Art à IMAGINA).

Après de nombreux voyages vers le Japon (de 1993 à 2004) où il travaille régulièrement depuis 1993, il décide d’approfondir cette culture et de concrétiser, LE CONTE DU MONDE FLOTTANT, un court-métrage onirique primé dans plusieurs festivals de renommée internationale (Grand Prix IMAGINA 2002 & présélection aux CÉSARS du cinéma Français en 2003). Ce film et l’installation qui suivra (DRIPPING, GROUND ZERO) constitue une vision apocalyptique et multiple de l’histoire du Japon et de l’avènement de la bombe à Hiroshima.

 Depuis ses débuts, il développe un travail de recherche visuelle, parcourant l’histoire du monde et celle des Arts. Cette recherche technologique et picturale, entre cinéma, animation traditionnel et histoire de l’Art, amène Alain Escalle à collaborer avec multiples réalisateurs, durant dix ans, à des projets de création, fictions, publicités, comme la série NTT GROUP pour les Télécoms Japonais ou sur la direction artistique et les effets visuels de courts-métrages comme CITÉS ANTÉRIEURES : BRUGES(1er prix Imagina 1995, catégorie Art) et A VIAGEM réalisé en haute résolution pour le pavillon Portugais à l’Exposition Universelle de Lisbonne de 1998 (3ème prix Imagina 1999, catégorie Art).

 Alain Escalle qui travaille tant en France qu’a l’étranger, a obtenu de nombreux prix dans des festivals internationaux (Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, Festival du Nouveau Cinéma de Montréal, Imagina Monaco, le Niccograph au Japon, Ars Electronica en Autriche, les Monitors Awards à Los Angeles, Locarno, SCAM, etc…). issu de son site internet : http://www.escalle.com/biographie/

Alain Escalle Réalisation Music vidéo (2009) d’entre autres  «C’EST DANS L’AIR»

 Alain Escalle, le « Magicien des Images« . Il a collaboré, avec Mylène Farmer, sur le clip de C’est dans l’air, de Leïla et bien sûr sur les images illustratives de la Tournée 2009.

Pour la sortie du nouveau numéro de l’Ame-Stram-Mag; il a bien voulu nous ouvrir les portes de son monde et faire la lumière sur son travail et ses projets farmeriens :

Que signifient les signes dans le clip C’est dans l’air ? (croix, carré,etc..)

Ils ne veulent rien dire … Juste une succession rythmique de formes simplistes. Il n’y a pas d’autres explications désirées. Après, n’importe qui peu trouver de l’intérêt à y chercher un sens. Mais cela ne me concerne pas. Pour revenir aux squelettes du clip. Ils proviennent simplement de cette envie qu’avait Mylène d’utiliser du Motion capture depuis plusieurs années. Et comme j’avais fais un crâne qui parle pour les images du concert, l’idée du squelette est apparue évidente. il ne faut pas chercher plus loin des choses qui entrent dans une procédure de travail. [...]

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Quelles ont été les conditions de tournage du clip «Leila», vos inspirations, vos contraintes ?

2737203144_2 dans Mylène et L'ENTOURAGEIci, nous avons mis beaucoup de temps à décider de la forme du film. Presque deux ou trois semaines, si je me souviens bien. Et après plusieurs conversations avec Mylène nous avons décidé de choisir celle-ci. Mylène voulait surtout éviter qu’il y ait un message à double lecture. Et le sujet du Moyen Orient ne se traite pas avec légèreté surtout lorsque les chansons voyagent. Il y a d’ailleurs eu deux montages différents. Le premier était trop dur justement trop tendancieux. Nous avons évoqué aussi l’idée d’images d’archives de la Princesse Leila Pahlavi à la manière de l’émission «Un jour un destin» [NDLR : Que Mylène aime tout particulièrement ], mais l’idée me semblait peut réalisable dans le temps imparti. Et nous nous sommes attachés à l’idée d’une femme orientale plus universelle une image d’épinal de l’Orient. Il n’était bien sur pas possible de tourner en Iran et toute les images disponibles ne me plaisaient pas. [...]

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Pouvez-vous nous présenter les deux danseurs sur tableau Point De Suture ?

Il s’agit de deux amis Flavien Crebssegue pour l’homme et Hélène Pecqueur pour la femme. Hélène avait déjà travaillé sur les images de scène de Bercy. Pour «Dans les rues de Londres» et «California». Puis elle est de retour sur le clip de «Leila».Ils ne sont pas du tout danseurs à la base, mais je travaille toujours comme cela. Enfin souvent. [...]

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Mylène et J.Paul Gaultier

Posté par francesca7 le 9 mars 2012

 

Jean-Paul Gaultier les a habillées, corsetées, travesties, transformées, sublimées… Mais son amour des stars n’avait jamais été jusqu’à demander la main de l’une d’elle. C’est désormais chose faite avec Mylène Farmer.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsOn a tout eu : le mariage gotha avec Charlène et Albert, le mariage princier avec Kate et William, le mariage rock avec Kate et Jamie, le mariage discret avec Daniel et Rachel…Nous manquait un mariage un peu haute couture pour finir en beauté cette saison des unions. Et visiblement cet automne hiver 2011-2012, la tendance en matière de mariée est à la rousse arty.

C’est le futur marié qui a tenu a tweeter lui-même l’heureuse nouvelle : « J’ai demandé sa main à mon amie Mylène Farmer & notre union sera célébrée demain à l’issue du défilé Couture… 325 rue Saint-Martin à 14h30 ». Jean-Paul Gaultier, pas franchement connu pour aimer les femmes, uni à Mylène Farmer ? Non, c’était juste une jolie façon pour le créateur de nous faire comprendre que demain, la chanteuse fera sans doute la clôture de son défilé Haute Couture vêtue de la traditionnelle robe de mariée. Demain, c’est à l’union de deux univers artistiques riches et uniques que les fans de mode vont avoir la chance d’assister.

Juste un conseil, au moment où la « mariée » va dire oui sur le catwalk, montez le son.

Il a réalisé bon nombre de ses costumes et a toujours veillé à ce qu’elle soit la plus belle et la plus spectaculaire sur scène, Jean-Paul Gaultier est un fervent admirateur de la chanteuse Mylène Farmer. Et cela fait des années que ces deux là font une collaboration exemplaire. En 2009 déjà, c’était lui qui avait confectionné toutes les tenues de scène de la star, et en tant que créateur de génie, il a l’habitude d’habiller les plus grands. Comme la prestigieuse Madonna par exemple !

Pour la collection automne-hiver 2011-2012, Mr Gaultier a décidé de viser grand, et surtout d’adopter la rousse attitude ! Il vient tout juste de demander la main de la chanteuse Mylène Farmer

Outre la présence de la  « catin » la plus célèbre de France, on murmure déjà que le défilé Jean Paul Gaultier fait partie des plus aboutis de cette saison Haute Couture Automne Hiver 2011-2012. Avec pas moins d’une soixantaine de modèles conçus dans un tourbillon de plumes de coqs, perroquets, pintades et autruches, le show célébrait aussi le nouveau parfum masculin du créateur, Kokorico. Pas sûre que l’appellation emballe les foules, mais au moins, on ne pourra pas lui reprocher d’être en plein dans son thème !

On le sait, il n’est pas rare pour les créateurs de faire appel à des personnalités pour défiler en période de fashion week. Dernière en date à avoir joué les « guest star des podiums« , la très mystérieuse chanteuse Mylène Farmer.

Mylène et J.Paul Gaultier dans Mylène et L'ENTOURAGE jean-paul-gaultier-demande-mylene-farmer-en-mariage-3061855En effet, c’est avec surprise que les invités du défilé Haute Couture automne/hiver 2011-2012 Jean-Paul Gaultier, ont pu voir apparaître l’interprète de « Sans contrefaçons » sur le catwalk. Et le créateur n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il lui a confié le rôle de la mariée, une silhouette majeure dans une collection.

Il fallait bien une femme au style aussi atypique que la chanteuse pour arborer la création imaginée par le couturier. Courte et en cuir, la pièce se dote non seulement d’une traîne asymétrique mais joue également les rebelles puisque cette saison, la mariée est en noir chez Gaultier.

Un style qui correspond bien à celui cultivé par Mylène Farmer, prenant toujours le contre-pied du dress code avec impertinence lors de ses rares apparitions. Costume noir sur red carpet, shorty et veste de smoking à traîne aux NRJ Music Awards ou encore robe hybride à l’Élysée, la rouquine crée toujours la surprise. C’était une nouvelle fois le cas hier soir. Et puis c’est Mylène, on lui excuse tout. Elle fut aux années 90, ce qu’était Mireille Mathieu aux années 70

C’est donc cette fois-ci à Mylène Farmer, après Valérie Lemercier, Beth Ditto et beaucoup d’autres, qu’est revenu le privilège de fermer, ce mercredi 6 juillet, le défilé de son ami depuis près d’une vingtaine d’années maintenant. Une apparition rarissime pour la rouquine en pleine tournée promo de son nouvel album. On t’en remet une couche ? Oui mais… Non, ça ira bien merci (pardon).

Jean Paul s’étant inspiré du film Black Swan (ben tiens) pour sa nouvelle ligne Haute Couture, c’est en robe de mariée noire, plumée et vêtue de cuir qu’est apparue la chanteuse sur l’air de Libertine. Un show qui s’est concrétisé, comme annoncé, par une demande en mariage, genou en terre, avant le baiser final. Amis, amants, amours ? Jean Paul n’a pas de limites.

                                                    mylene-d%C3%A9fil%C3%A9-gaultier dans Mylène et L'ENTOURAGE
Des ballerines en tutu, chapeautées de plumes avec Jean-Paul Gaultier …  

Le défilé Jean-Paul Gaultier a séduit tout l’univers de la mode et les passants. Des mannequins métamorphisés en danseuses, vêtus de tutus et de plumes multicolores façon aigrette en guise chapeau.

Jean Paul Gaultier revisite ses pièces maîtresses, comme la marinière relookée avec de larges rayures de fourrure sur les jupons

La plus célèbre des libertines, Mylène Farmer avec sa chevelure rousse (merci Christophe Mourthé), crée la surprise à la fin du défilé avec une superbe veste en cuir lacée dans le dos, ajustée sur un tutu avec traîne.

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Mylène et Valérie Moine

Posté par francesca7 le 9 mars 2012


Valérie Moine Au début des années 90

Valérie Moine… avec Cécile Maestre, (Danseuses)

Dates du tournage : novembre 1991 (1 jour pour le combat de boxe, 1 jour pour la chorégraphie)
Lieu du tournage : studios Sets à Stains (Seine-Saint-Denis)

Mylène et Valérie Moine dans Mylène et L'ENTOURAGE 2532n_480x270_wofy1Valérie Moine danseuse dans le clip « Je t’aime mélancolie » Ce clip mêle des images de Mylène effectuant la chorégraphie de la chanson sur un ring de boxe, entourée de huit danseuses, à celles d’un combat entre elle est un grand homme brun. Si au départ, le combat se joue dans les règles, très vite l’action dégénère. L’arbitre est mis K.O. et les deux adversaires ôtent leurs gants de boxe pour se battre à mains nues. Au prix d’un effort considérable, Mylène parvient à bout de son adversaire. Seule sur le ring, elle tombe à genoux, désemparée…

A quoi avez-vous participé à l’époque ?

                                   
J’ai fait le clip de « Je t’aime mélancolie », ainsi que les télés de « Désenchantée » et « Je t’aime mélancolie ».

Comment avez-vous trouvé Mylène à l’époque lors des séances de travail ou des plateaux TV passés avec elle ?

Mylène a toujours été très respectueuse envers nous, se souciant toujours de savoir si on allait bien, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce milieu. Attentionnée : elle nous apportait des croissants et pains au chocolat quand on prenait un avion privé pour aller faire des télés à l’étranger. Professionnellement, rien à dire c’est sûrement une de celle qui l’était le plus parmi tous les autres plans que j’ai pu faire au cours de ma carrière.

InnaNet – 09/2009

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Moby et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 mars 2012

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsMoby, de son vrai nom Richard Melville Hall, est un artiste de musique électronique américain, né le 11 septembre 1965 à New York City, aux États-Unis. Multi-instrumentiste, il chante et joue de la guitare, des claviers, de la basse et des percussions.

L’artiste aborde, à travers la musique électronique, une multiplicité de genres musicaux où il puise son inspiration aussi bien dans la techno, que dans le blues ou le rock.

Avant d’avoir acquis sa notoriété actuelle, Moby a produit sa musique sous différents pseudonymes tels que Voodoo Child, Barracuda, UHF, The Brotherhood, Schaumgummi, DJ Cake, Lopez, Brainstorm & Mindstorm ou The Pork Guys.

fils de James Hall, professeur de chimie, et de Elizabeth McBride Warner, secrétaire médicale. C’est elle qui le surnomme Moby, en hommage à son arrière-arrière-grand-oncle Herman Melville, l’auteur du célèbre roman Moby Dick.

À noter qu’il est aussi d’entourage avec la chanteuse Mylène Farmer

Pour Bleu Noir , le huitième album studio de Mylène Farmer, sorti le 6 décembre 2010 (et disponible en téléchargement le 29 novembre). Pour la première fois de sa carrière, la chanteuse ne s’est pas entourée de Laurent Boutonnat, proposant un album produit par elle-même, RedOne, Moby et le groupe Archive.

Moby / Mylène Farmer : même combat ? Pour la deuxième fois, le DJ new-yorkais publie un titre déjà présent sur le dernier album de la chanteuse française. Après « The Day », version anglaise de « Bleu noir », voilà que « Breakdown », version anglaise de « M’effondre », paraîtra le 31 octobre.

Moby et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 180px-Moby-RareDJSetMoby publiera le 31 octobre une réédition « Deluxe » de son dernier album « Destroyed ». Des bonus sont attendus, répartis sur un deuxième CD ainsi qu’un DVD. Huit nouvelles chansons inédites seront dévoilées et trois ré-orchestrations proposées : « The Broken Places (Full Length Version) », « Lie Down In Darkness (Basement Studio Version) » et « The Day (Orchestral Version) ». Quant au DVD, il contiendra cinq clips dont ceux de « Sevastopol » et « Be The One », cinq titres filmés dans les conditions du live au « Main Square Festival d’Arras » cet été, des sessions live, des making-of de clips et une interview de 20 minutes de l’artiste présentant son projet « Destroyed ». Une réédition fournie qui contiendra entre autres le titre « Breakdown ». A l‘image du titre The Day, qui est une version anglaise du titre « Bleu noir » de Mylène Farmer, « Breakdown » est une version anglaise de « M’effondre » de la même artiste.

Et pour cause, Moby est le principal compositeur du dernier album de la chanteuse rousse, « Bleu noir », sorti en décembre 2010. On lui doit les titres « Moi je veux », « N’aie plus d’amertume » ou encore « Toi l’amour », même si le mixage et la production sont essentiellement le fruit du travail du pianiste Yvan Cassar. Lors des interviews suivant la sortie de l’album « Bleu noir », Mylène Farmer s’est exprimée au sujet de cette collaboration avec le DJ new-yorkais qu’elle connaissait depuis quelques années déjà puisqu’ils avaient enregistré ensemble le titre « Slipping Away » en 2006, à l’occasion de la sortie du best-of de Moby. Ils ont également enregistré le duo « Looking For My Name », présent sur l’album « Point de suture » de Mylène Farmer.

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Mylène et Denny Fongheiser

Posté par francesca7 le 6 mars 2012


Mylène et Denny Fongheiser  dans Mylène et L'ENTOURAGE glry28-091

Denny Fongheiser, Scott Mundy (DW), Matt Sorum

Confidences du Batteur de l’orchestre de Mylène : Denny Fongheiser (Batteur) Anamorphosée

Son nom traînait sur le livret d’ « Anamorphosée ». Batterie : Denny Fongheiser. On l’avait presque oublié. Et puis l’idée nous est venue de le contacter, et nous ne l’avons pas regretté.

Avant toute chose, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je vis à Los Angeles et je suis batteur et percussionniste de studio. J’ai également participé à des tournées. Je suis enfin arrangeur, producteur et ingénieur du son. J’ai travaillé entre autres avec Tracy Chapman, Seal, Counting Crowes, Luciano Pavarotti, Heart, Cock Robin, Brina Setzer… et bien sûr Mylène Farmer !

Comment avez-vous été contacté pour jouer sur « Anamorphosée » ?
J’ai été appelé pour enregistrer l’album aux studios A&M. Je crois que c’était le studio D, qui est réputé pour les sessions de batterie. J’y ai passé beaucoup de temps ces dernières années.

Connaissiez-vous Mylène auparavant ?
Non, je ne la connaissais pas avant. Mais j’ai été immédiatement très agréablement surpris. J’ai beaucoup d’amis en Europe et en Russie qui connaissent et aiment son travail. J’ai également reçu beaucoup de mails de fans de batterie qui m’ont fait des commentaires très élogieux sur cet enregistrement.

Et vous, quel est votre sentiment sur l’album « Anamorphosée » ?
J’aime vraiment beaucoup cet album et je l’écoute encore aujourd’hui. J’en apprécie les mélodies, ce qui est très important pour moi. Les belles mélodies m’inspirent pour jouer. « Anamorphosée » a un bon rythme, de jolis arrangements et un son très agréable ». De plus, la voix de Mylène tient une place énorme sur l’album, et je pense que c’est une grande qualité. Je ne comprends pas toutes les paroles de l’album, mais je me souviens avoir demandé des précisions sur les textes pendant l’enregistrement. Comprendre les paroles est un atout pour jouer et mettre en avant certains sons plutôt que d’autres.

Que pensiez-vous de la voix particulière de Mylène ?
J’adore sa voix, qui comporte plusieurs facettes selon moi. J’ai beaucoup apprécié la tonalité émotionnelle qu’elle a imprimée à cet album. La chaleur des émotions se retrouve tout au long d’ « Anamorphosée », et Laurent a fait un très bon travail sur la cohérence de l’ensemble. Il est très talentueux, et sait parfaitement conjuguer ses talents d’artiste et de producteur. Il a des vues très précises sur la finalité d’un album, tout en restant très ouvert sur l’aspect créatif des choses.

Avez-vous des anecdotes particulières ?
Rien qui ne me vienne spontanément… A part le côté vraiment enrichissant de l’expérience. Je me souviens des séances de travail avec Mylène, Laurent, Abe et Jeff. Je ne connaissais pas Jeff Dahlgren avant « Anamorphosée

MF2000_13a dans Mylène et L'ENTOURAGE

», mais j’ai beaucoup apprécié de travailler avec lui. Mon travail principal a été de jouer sur des pistes préexistantes, et nous avons

 soigneusement travaillé sur les bonnes combinaisons à trouver entre el live et les séquences additionnelles.

En France, Mylène est souvent comparée à Madonna…
Mylène a de très bonnes chansons, elle chante bien, elle a un côté sexy, sa musique est dansante mais elle fait toujours appel à l’émotion. Ce sont des aspects que l’on retrouve aussi chez Madonna. Donc cette vision est assez juste. Je sais aussi que Mylène a énormément de succès, comme Madonna.

Quels sont vos projets actuels ?
J’ai beaucoup travaillé avec différents artistes dans mon propre studio, en tant que batteur mais également arrangeur et producteur. Les progrès de la technologie ont rendu beaucoup de choses possibles. J’ai également produit une merveilleuse artiste, Shelly Bonet, et je pense encore travailler avec elle cette année. Je travaille enfin à la préparation d’un DVD sur l’enregistrement en studio à destination des musiciens professionnels. Et j’aimerais également repartir en tournée, si l’occasion le permet.

Mylène Farmer et vous – 2007

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Ch. Bourseiller et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 4 mars 2012

Description de cette image, également commentée ci-aprèsChristophe Bourseiller (Animateur)
L’initiateur de la 1ère TV de Mylène

Acteur dans des films cultes (« Un éléphant ça trompe énormément », « Clara et les chics types »…), Christophe Bourseiller est également journaliste et essayiste politique reconnu.

Christophe Bourseiller, de son vrai nom Christophe Gintzburger-Kinsbourg, né à Paris le 27 septembre 1957, est un acteur, journaliste, écrivain et enseignant français.


Il naît dans une famille du spectacle : son père André Gintzburger est producteur de théâtre et sa mère Chantal Darget, fille du présentateur de télévision Claude Darget, comédienne. Il a ensuite pour beau-père le comédien et metteur en scène Antoine Bourseiller et pour demi-sœur Marie Sara.

Dès l’âge de quatre ans il apparaît au cinéma dans La Guerre des boutons, le film d’Yves Robert. Il tournera ensuite notamment sous la direction de Jean-Luc Godard, Claude Lelouch, Jacques Demy ou encore Pierre Jolivet. On le retrouve au générique d’une trentaine de films, d’une vingtaine de téléfilms et à l’affiche de plusieurs pièces de théâtre.

Il mène parallèlement une carrière d’écrivain, de journaliste, d’homme de radio et de télévision. Il a publié une trentaine de livres sur des sujets aussi divers que : les mouvements minoritaires, les extrémismes politiques, les contre-cultures, les musiques industrielles et la new wave des années 1980.

À la radio, il a commencé par créer en 1981 la radio libre Fréquence Arts et Spectacles. Sur France Musique, il coproduit une émission hebdomadaire initiée en 2005 et dédiée aux musiques d’avant-garde : Electromania, et anime la matinale depuis le 29 août 2011. À la télévision, après avoir présenté plusieurs émissions depuis 1984, il devient conseiller éditorial de l’émission Ce soir (ou jamais !) jusqu’en juillet 2011.

En 2001, il lance aux Éditions Denoël une revue d’études sur l’Internationale situationniste : Archives et documents situationnistes dont cinq numéros paraîtront jusqu’en 2005. En 2009, il est à l’origine de la collection « Qui êtes-vous ? », chez Bourin Éditeur.

Il enseigne depuis 2003 à l’Institut d’études politiques de Paris. Par ailleurs, il prépare une thèse de doctorat à l’université Paris-1 sur « Les mouvements collaborationnistes français de juin 1944 et décembre 1950 » sous la direction du professeur Pascal Ory.

Dans son ouvrage Un Maçon franc, Christophe Bourseiller évoque son parcours maçonnique. Il est initié en 1984 à la Grande Loge nationale française, puis rejoint la Grande Loge de France de 1990 à 2000.

 

 

Interview de Christophe Bourseiller EN 2007

Pour nos lecteurs qui ne connaîtraient pas encore votre parcours foisonnant, pouvez-vous vous présenter ?
Il y aurait beaucoup à dire. Écrivain, acteur, j’évolue aussi dans les milieux de la radio et de la télévision depuis fort longtemps. Je produis, j’anime, je programme des émissions.

Vous tenez un rôle non négligeable dans l’histoire farmerienne, puisque vous étiez présent pour la première prestation télévisée de l’idole, pour l’émission « Jour J » en mars 1984. Quel était le concept de l’émission ?

Ch. Bourseiller et Mylène FARMER dans Mylène et L'ENTOURAGE MF2000_145aEn réalité, je suis à l’origine du tout premier passage de Mylène Farmer à la télévision. En 1984, je programmais et j’animais une émission de TF1 nommée « Jour J ». Le principe en était simple : nous recevions un artiste, le jour même où son disque sortait. Il y avait chaque semaine dans nos bureaux des réunions d’écoute. J’ai personnellement « flashé » sur la chanson de Mylène Farmer, « Maman à tort ». Je l’ai proposé à Bob Ottovic, le producteur de l’émission, ainsi qu’à Michelle Dokan, qui animait le show avec moi. C’est ainsi que nous avons fait découvrir Mylène Farmer.

Les fans purs et durs de Farmer vont vous attendre au tournant. Comment pouvez-vous prouver qu’il s’agit bien là de la première télé de Mylène ?

C’était le principe même de l’émission. Si Mylène était passée ailleurs, nous ne l’aurions pas reçue !

Comment Mylène s’est-elle présentée pour l’émission ?

Elle était très sympathique. Timide, certes, mais tout à fait gentille. Elle était aussi ravissante. Elle avait organisé une petite mise en scène pour la chanson. Si ma mémoire est bonne, elle s’était plus ou moins déguisée en patiente d’un hôpital psychiatrique.

Une première télé, ce n’est pas rien. Mylène avait-elle le trac ?

Elle était très professionnelle. En outre, je la connaissais indirectement, car elle évoluait dans le cercle d’amis d’un de mes camarades de Radio 7, Michael Gentile. Elle se sentait en confiance.

Quel était le panorama de la variété française en 1984 ?

Au printemps 1984, trois artistes se sont révélés : Mylène Farmer, les Rita Mitsouko, et Jeanne Mas. J’ai eu le plaisir de leur faire faire leur première télévision.

Effectivement, Jeanne Mas venait de sortir son méga tube « Toute première fois » en février 1984, soit un mois avant « Maman à tort ». Ce serait incroyable que, comme vous lui avez également fait faire sa première télé dans « Jour J », il s’agisse du même enregistrement !

Non, ce n’était pas le même jour. Mais je garde un souvenir très plaisant du passage de Jeanne Mas. Elle sentait divinement bon !

Pour vous, le tube de l’année 1984, c’est quoi ?

J’étais personnellement à l’époque un fan de la new wave. J’aimais Cure, Joy Division, mais aussi U2, que j’avais fait découvrir à Radio 7. J’étais donc assez indifférent à la variété traditionnelle. C’est peut-être pour ça que j’ai aimé Mylène Farmer.

 dans Mylène et L'ENTOURAGEVous savez sans doute que Mylène est méprisée par l’underground culturel. Pourtant, elle a toujours exploré des thématiques transgressives avec un angle assez novateur pour une chanteuse de variété. D’où vient ce mépris à votre avis ?

En 1984, elle incarnait justement une certaine forme de contre-culture. Elle se situait dans l’univers de la performance, pas très loin de Laurie Anderson en fin de compte. Je ne l’ai personnellement jamais méprisée. Son parcours me semble tout aussi respectable que celui des Rita Mitsouko.

Vous êtes également un fin politologue. Alors, une dernière question s’impose, actualité oblige ! Mylène, ce serait plutôt Ségo, ou plutôt Sarko ?

Mylène, c’est la troisième voie, l’inclassable, et c’est tant mieux !

 

Texte issue Mylène Farmer et vous – 2007

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Beckie Bell et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 4 mars 2012

Confidences de Beckie Bell (Choriste) issu de la bio « Belle de scène » parue en 2006 /

Beckie Bell et Mylène FARMER dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_98aBeckies Bell parle de Mylène
Mylène était une perfectionniste, mais elle était charmante… Son rapport avec Carole et moi était très simple. Elle était extrêmement timide et pourtant menait ce projet avec beaucoup d’enthousiasme. C’était sa première grande tournée, elle voulait que tout soit le mieux possible !

Les Conditions de travail
C’était énorme ! Et les coulisses étaient aussi très classes. Nous avions un grand bus, nous étions dans de grands hôtels. Nous avions des conditions de travail merveilleuses.

Regrets de Beckies Bell
J’ai cru que nous serions restées amies, Mylène et moi.

On faisait du basket-ball, on parlait de nos vies et on était souvent ensemble en coulisses… Elle recevait plein de nounours à la fin du spectacle et on pouvait choisir ce qu’on voulait. Elle mangeait avec nous et tous les techniciens, on avait même fait du shopping ensemble pour les costumes. Pendant la tournée, j’ai toujours pensé qu’elle pourrait devenir une de mes amies par la suite. Mais après cette tournée que j’ai faite avec elle, je n’ai plus eu aucune nouvelle. Nous étions très liées toutes les trois avec Carole Fredericks et je pensais aussi que nous aurions pu participer à ses spectacles suivants. On était là et j’ai été un peu déçue de ce qui s’est passé après la tournée. Mais peut-être que cela fait partie du côté professionnel… Et au final, je comprends très bien cette attitude.

BIO Belle de scène – 2006

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Sergueï Eisenstein et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 4 mars 2012


Description de l'image  Sergei Eisenstein 01.jpg.Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (en russe : Сергей Михайлович Эйзенштейн), né le 10 janvier/ 22 janvier 1898 à Riga (gouvernement de Livonie, aujourd’hui Lettonie) et décédé le 11 février 1948 à Moscou, est un réalisateur russe de la période soviétique.


Démobilisé en 1920, Eisenstein devient metteur en scène et décorateur de théâtre (voir « Le Mexicain » de Jack London). Il fait une rencontre déterminante avec Meyerhold, qui dirige le Théâtre Proletkult de Moscou. Son influence sera grande sur les innovations apportées par Eisenstein aux montages (son concept de montage intellectuel en particulier). Il fait ses débuts au cinéma en 1923, avec Le Journal de Gloumov, un petit film burlesque inséré dans une représentation théâtrale et publie, la même année, ses premiers écrits théoriques sur le « montage-attraction ». La Russie nouvelle a besoin de propagandistes. Les artistes, notamment les caricaturistes, peuvent faire se rallier les masses illettrées au combat des Bolcheviks. Alors Eisenstein peint des bannières, des affiches sardoniques, sarcastiques, bien dans son humeur.

Il est un pionnier de l’utilisation de plusieurs techniques cinématographiques dont le montage des attractions, qu’il explique dans ses écrits théoriques et qui eurent une grande influence dans l’histoire du cinéma.

Tout l’art de Sergueï Eisenstein s’exprime à travers ses montages uniques et l’utilisation de ce que les critiques nommeront « le cinéma-poing », forme d’expression s’opposant au « cinéma-œil » de Dziga Vertov. L’enchaînement des images crée un sens intrinsèque, notamment par l’utilisation de dominantes. Montage, rythmique, utilisation des couleurs (dans le dernier volet de son dernier film Ivan le terrible) mais surtout choix strict de la luminosité forment un nouveau langage cinématographique. Eisenstein théorisera tout au long de sa vie sur le cinéma, ses techniques, ses possibilités. Ainsi, alors qu’il a réalisé la quasi-totalité de ses films en muet, il publie avec Alexandrov et Poudovkine un article manifeste sur le cinéma sonore en 1928 (premier film parlant en 1938).

Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, réalisateur du clip TRISTANA.

 Sergueï Eisenstein et Mylène FARMER dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_10a   Mylène Farmer, lorsqu’elle rédigeât son texte, pensait déjà à Tristana comme un prénom russe. De consonance davantage espagnole, elle s’apercevra plus tard qu’elle pensait plutôt Tristaña (prononcer Tristagna). Elle regrettera d’ailleurs son choix lors d’une interview promotionnelle à Lazer sur M6 le 1er mai1987. Cette année est celle de l’adaptation de longs-métrages de Walt Disney pour Laurent Boutonnat. Après avoir transposé Bambi en super 8 dans son enfance (en 1971), il adapte l’histoire de Blanche-Neige. On ne sait pas d’où vient le souhait de la transposition russe de cette histoire : de Mylène (qui a appris cette langue au collège) où de Laurent qui a une passion évidente pour tout le cinéma russe. En effet, on ne peut pas ne pas penser en regardant Tristana au réalisateur Sergueï Eisenstein qui était un des premiers sur-doués du cinéma et qui a tourné les plus grands films de propagande soviétique du début du siècle (La grève-1922, Le Cuirassée Potemkine-1925, La Ligne générale-1928…). Reconnaissable par un montage rapide et sophistiqué, tout en opposition de masses, Eisenstein a toujours privilégié les grandes mises en scènes nécessitant parfois des milliers de figurants. Dans Octobre (1927) par exemple, qui lui avait été commandé pour la célébration du dixième anniversaire de la révolution bolchevique, il reconstitue la première prise du Palais d’Hiver de St Petersbourg de juin 1917. Laurent Boutonnat n’ayant pas accès aux images de cette scène (on imagine hors de prix, car non tombées dans le domaine public), il utilise dans son clip les véritables images d’archives de cette prise.

On y voit le vrai Lénine, les cosaques et la population décimée. Le rapport avec le cinéma d’Eisenstein ne s’arrête pas là, lorsque Tristana trébuche et tombe en roulant le long d’une pente enneigée, Laurent Boutonnat rend hommage à la plus  célèbre scène du cinéma d’Eisenstein : Celle du Cuirassée Potemkine où un berceau dévale les escaliers d’Odessa lors de la révolte de 1905. La métaphore de la patrie perdant ses enfants prend alors son sens dans l’histoire de la jeune Tristana, qui perd ses illusions sur le bien fondé de cette révolution, dont l’issue devait voir son union avec Rasoukine. 

    Laurent Boutonnat rend hommage dans Tristana au film Octobre de S.M. Eisenstein, oeuvre grandiose de propagande soviétique, qui retrace les journées de juillet et la révolution bolchevik de 1917. On y retrouve les mêmes thèmes comme celui du montage signifiant, des figures de Lénine, de l’amour sous-jacent, de la bourgeoisie et celui de la révolte envers les Tsars.

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Mylène Farmer et Agnès Mouchel

Posté par francesca7 le 28 février 2012

Agnès Mouchel (Ancienne chef monteuse des spectacles de Mylène)

Mylène Farmer et Agnès Mouchel dans Mylène et GIORGINO ouverture%252520jury%252520doc

Parcours d’Agnès MOUCHEL
Mon parcours est un peu atypique. Pendant 2 ans, après le stage laboratoire, point de départ obligé pour l’obtention de la carta CNC, j’ai travaillé dans une société de production de films publicitaires. Ensuite, comme je voulais travailler sur des longs-métrages, j’ai refait le parcours traditionnel : stages, assistanat, en brûlant un peu les étapes. Assez vite, j’ai monté des courts-métrages, des documentaires, avec des retours épisodiques aux films publicitaires. C’est dans ce cadre que j’ai rencontré Laurent Boutonnat, à qui il arrivait de composer des musiques de publicité pour Movie Box (ndlr : qui a produit entre autres Libertine et Tristana). En 1986, une amie responsable de la postproduction à Movie Box, m’a proposé de monter le clip « d’une jeune mec très sympa ». C’était Libertine, dont elle m’a envoyé le story board, qu était déjà un travail très abouti. Mais à la projection des rushes, j’ai eu un choc! La mise en scène, la lumière, les décors, les costumes, le souci du détails, le format (35 mm, Scope), tout était éblouissant. En plus, j’ai le souvenir d’une matière très riche et très abondante. Ce qui au départ m’avait été présenté comme un petit film devenait un projet très ambitieux. Je savais que le travail allait s’avérer plus compliqué que prévu. Pour Laurent, l’enjeu commercial de Libertine était important (ndlr : après le semi-échec de Plus grandir), car il devait marquer un tournant de sa carrière. Quant à moi, il fallait que je sois à la hauteur. Le montage s’est passé dans une sorte de fièvre, mais sans pression et dans la bonne humeur. J’en garde un souvenir merveilleux, même si ma concentration faisait qu’on ne se parlait pas beaucoup, Laurent et moi. En tout cas, c’est une rencontre qui a beaucoup compté pour moi, qui compte encore, et qui a marqué le début d’une longue et étroite collaboration, de 1986 à 1994. J’ai rencontré Mylène assez tard, puisque je crois que c’était pendant le montage de Tristana, en 1987.

Agnès MOUCHEL et Laurent BOUTONNAT sont dans un studio
Les tournages se sont succédés, avec toujours cette même exigence de qualité. La durée du montage était variable. On considérait que celui-ci était terminé quand Laurent et moi étions satisfaits. Cela pouvait prendre plusieurs semaines. Pourvu qu’elles soient douces a duré un mois, par exemple. Regrets, qui parait plus simples, puisque ce sont de longs plans enchaînés, GiorginoPhotos07 dans Mylène et L'ENTOURAGEa demandé aussi beaucoup de temps pour trouver sa lenteur adéquate. Laurent était rentré épuisé du tournage en Hongrie, qu’il avait enchaîné avec Désenchantée. Et souvent, on arrêtait en plein milieu d’après-midi pour faire une partie d’échecs! Notre seul souci était de faire un beau film, peu importe le temps nécessaire. Nous avions des conditions de travail luxueuses, sans pression, et des moments de vrai plaisir. Laurent supportait difficilement la présence de quelqu’un d’autre dans la salle de montage en permanence. Mylène passait de temps en temps, elle suivait les étapes, donnait son avis, mais elle ne participait pas à l’élaboration du montage. De toute façon, la confiance entre eux était totale, et fondamentalement, je crois qu’elle approuvait le résultat et l’image que le clip donnait d’elle. Le montage d’un clip ou d’un film, c’est la construction à partir de la matière, de la pellicule qui a été tournée. Le montage d’un clip est tributaire de la bande-son, de sa durée, du synchronisme des playbacks quand il y en a. Il se fait plan après plan, sur le rythme ou non de la musique, mais en suivant son déroulement chronologique, en respectant les playbacks ou les chorégraphies, comme c’est le cas pour Je t’aime mélancolie, par exemple. en même temps, il y a une vraie histoire à raconter. Avec Laurent et son sens du perfectionnisme, cela a toujours été un travail de précision, minutieux, jamais mécanique, et toujours au service d’une esthétique. Dans l’intimité de la salle de montage, Laurent était souvent très détendu, très drôle, et des années de complicité professionnelle rendaient le travail très agréable. Cela n’est pas allé sans quelques fous rires! Beyond my control a été le dernier clip que nous ayons monté ensemble. A l’époque, Laurent était déjà dans les affres de la préparation de Giorgino et j’ai l’impression qu’il était un peu à court d’idées pour le clip et qu’il n’avait guère le temps de s’en occuper. Malgré tout, nous l’avons monté avec autant de soin que les précédents et au final, je trouve qu’il est plutôt intéressant.

GiorginoPhotos11Tournage de Giorgino
Le projet de Giorgino a beaucoup évolué depuis la première version écrite par Laurent longtemps auparavant, jusqu’à la version définitive, rédigée avec Gilles Laurent. Même si plusieurs producteurs étaient intéressés, le film ne s’est pas fait de toute de suite. C’était un gros budget, je crois que l’idéal pour Laurent était d’être son propre producteur, ce qu’il a réussi à faire. Le tournage a commencé en janvier 1993 en Slovaquie. L’équipe était basée à Poprad, dans les Tatras. Moi, j’étais aux studios de Barrandow, à Prague, où j’avais ma salle de montage. Je faisais le lien entre le tournage et le laboratoire. Chaque jour, les rushes m’arrivaient par avion de Poprad. Après développement, tirage et synchronisation, je les visionnais, commençais le classement et l’organisation des séquences et je renvoyais les bobines sur le tournage, où Laurent et Jean-Pierre Sauvaire son chef opérateur les voyaient en projection. Je savais que le tournage était compliqué et éprouvant, et que des conditions climatiques imprévues dramatisaient encore la situation. Mais moi, je ne voyais que le bon coté des choses, c’est-à-dire que chaque jour, les rushes étaient sublimes et que c’était un plaisir immense de suivre évolution du tournage. Ensuite, l’équipe et les acteurs sont revenus à Prague pour tourner les intérieurs en studio. Mylène et Jeff étaient très amis, elle l’avait rencontré aux États-Unis t c’est elle qui l’avait présenté à Laurent. Avant cela, il y a eu plusieurs acteurs envisagés, de Peter Gabriel à Pierce Brosnan, en passant par Rutger Hauer. Jeff était quelqu’un de très sympathique, mais timide et taciturne. Et je crois que Mylène l’avait un peu pris sous son aile. Pour moi, ces 5 mois à Prague ont été un enchantement à tous points de vue.

Problèmes au montage de Giorgino
Le montage a commencé en juin 1993 à Paris, peu de temps après le tournage, et au retour d’une cure thermale en Corse, où j’avais accompagné Laurent qui avait besoin de repos! A notre retour, nous disposions de la totalité des rushes, ce qui a permis GiorginoPhotos05un montage chronologique du film. Laurent avait beaucoup tourné : plus de 80 heures de pellicule! Dès le début, nous avons établi une sorte de règlement : horaires de travail réguliers, repas à heures fixes, régime végétarien, une hygiène de sportif, en quelque sorte! Car il fallait tenir la distance, qui a été de 9 mois de montage, rien que pour l’image. J’exécutais moi-même immédiatement les coupes, à la table, ce qui donnait la possibilité de voir tout de suite le résultat. C’est la méthode que Laurent avait choisie. Le montage est un processus de construction qui se fait à deux, réalisateur et monteur. Il est très important d’avoir assez vite une vue d’ensemble, une structure, qui, si le film est bien pensé (et c’était le cas pour Giorgino) est perceptible dès le premier montage, et que l’on rythme par la suite. Or nous avons travaillé dès le début comme si c’était la version finale, en peaufinant les raccords. Un travail de dentelle et de précision, qui a pris beaucoup de temps. On est arrivé ainsi à un premier montage de 4 heures, dont Laurent était ravi. Cette version était techniquement parfaite, mais pour moi, même si elle se présentait bien, il fallait la retravailler. Le film n’avait pas encore son rythme interne. De toute façon, pour le distributeur, il fallait raccourcir. Dans un premier temps, on a dû péniblement enlever 30 minutes, ensuite encore 10 minutes après mixage. Mais là, ça devenait vraiment une galère, car on ne peut faire que des coupes franches : quand le son est mixé, il est impossible de rentrer dans le détail du montage. On a fait des coupes dans le studio de Thierry Rogen, en y passant quelques nuits!

La pression du tournage
GiorginoPhotos26De toute façon, la machine était lancée et Laurent était le seul maître à bord. Et peut-être que le temps lui donnera raison. Même s’il était anxieux, il restait toujours très courtois, sauf peut-être avec les très proches, comme Mylène. Notamment à Londres, lors de la post-synchronisation (ndlr : les acteurs rejouent leur scène comme un doublage, lorsque le son du plateau n’est pas exploitable, par exemple lors de l’utilisation de machines ) neige, de bruits de moteur etc.), il pouvait se montrer impatient. Pour Mylène, qui ne l’avait jamais fait, se post-synchroniser en anglais, avec l’accent, était assez compliqué. Pendant la postproduction, elle passait de temps en temps chez Toutankhamon. Avec Mylène, j’ai toujours eu d’excellents rapports, seins et normaux. C’est quelqu’un de très droit, qui sait ne pas mâcher ses mots, qui peut parfois se montrer dure et sarcastique, mais juste, et qui a le sens de l’humour.

La Rupture
Il y a eu une seule projection de presse, un matin à 9h30, sur les Champs-Élysées. La salle était bondée. Dès la sortie du film, ça a été la curée, les articles tenaient plus du règlement de compte que de la critique du film. Bassesses et méchanceté, tout y est passé. Le handicap du film était peut-être sa durée, mais bon, il avait bien d’autres qualités, infiniment plus importantes, donc personne n’a parlé. En tout cas, c’est une oeuvre assumée, un film merveilleux proche du fantastique, unique dans le cinéma français, et qu’on redécouvrira un jour avec étonnement. L’avant-première était très chaleureuse. Tous les proches et amis de Laurent et Mylène étaient présents. Les parents de Jeff étaient venus des États-unis. A la fin de la soirée, nous nous sommes dits au revoir sur le trottoir, le plus naturellement du monde. Je n’ai jamais revu Laurent depuis. Par contre, j’ai croisé encore quelques fois Mylène chez Toutankhamon. Je savais que Laurent était très malheureux, et qu’il vivait mal l’échec du film. Il ne voulait voir personne et ne répondait pas au téléphone. En tout cas, nous ne sommes absolument pas fâchés, mais il a sans doute voulu tourner une page. Après la sortie du film, l’éventualité d’une version courte de Giorgino a été envisagée avec Paul Van Parys (ndlr : fidèle collaborateur de Mylène et Laurent). Mais je ne voulais rien faire sans l’autorisation de Laurent. En plus, je ne sais pas s’il aurait été d’accord. J’étais moi aussi terriblement affectée. On n’a rien remonté du tout. 

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Peter Lindbergh et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 février 2012


Peter Lindbergh, de son vrai nom Peter Brodbeck, est un photographe et réalisateur allemand né le 23 novembre 1944 à Leszno en Pologne (Cette ville fut allemande de 1939 à 1945 sous le nom de Reichsgau Wartheland). Il vit aujourd’hui entre Paris, New York et Arles.


Description de cette image, également commentée ci-aprèsPeter Lindbergh a passé son enfance à Duisburg (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Après une éducation élémentaire, il quitte l’école à 15 ans, pour travailler comme décorateur de vitrines pour les grands magasins Karstadt et Horten, à Duisburg.

Il part pour la Suisse à 18 ans. Huit mois plus tard, il quitte Lucerne pour Berlin et prend des cours du soir aux Beaux-Arts. Il se rend à Arles en auto-stop, sur les traces de Vincent Van Gogh qu’il admire. Il passe quelques mois à Arles puis poursuit son périple jusqu’en Espagne et au Maroc, un voyage qui durera deux années. De retour en Allemagne, Peter Lindbergh étudie la peinture libre à l’école d’arts de Krefeld (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

En 1969, encore étudiant, il expose pour la première fois ses œuvres, à la galerie Denise René/Hans Mayer. Le Concept Art marque sa dernière période d’intérêt pour l’art. En 1971, il se tourne vers la photographie et assiste le photographe Hans Lux, à Düsseldorf, pendant deux ans.

Lindbergh a été le premier photographe à réunir Linda, Naomi, Tatjana, Cindy et Christy sur un même cliché, à l’origine du phénomène des « super models » (avec la couverture légendaire du Vogue britannique de janvier 1990). Il réalise les portraits de Catherine Deneuve, Mick Jagger, Charlotte Rampling, Nastassja Kinski, Tina Turner, John Travolta, Madonna, Sharon Stone, John Malkovich et une myriade d’autres comme Mylène Farmer en France.

Pour passer contrat avec Lindbergh en 1992, Liz Tilberis, du magazine américain Harper’s Bazaar a dû faire signer à son éditeur un chèque à sept chiffres.

Vogue France numéro 2291 de septembre 1999, «Mylène», portrait-interview de Olivier Lalanne et séance photo par Peter Lindbergh

Confidences de Peter Lindbergh (Photographe)
Une série de photos surprenantes

Sa Rencontre avec Mylène :
J’ai rencontré Mylène pour la première fois à Paris, en 1999 (ndlr : septembre), à l’occasion d’un shooting pour l’édition française du journal Vogue. Je ne connaissais pas grand-chose d’elle. Elle arrivait directement d’une émission de télévision et ses cheveux étaient très bouclés, et roux. Ma première idée a été justement de ne pas la photographier avec ce look très « femme », superficiel, parce que je me représentais Mylène avant tout comme quelqu’un qui avait un discours, et quelque chose à dire. J’ai remarqué qu’une aura très forte l’entourait, ainsi qu’un sens profond de la poésie.


Peter Lindbergh et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE MF90_147aLa première chose que j’ai dite à Mylène, c’est que je voulais casser son image glamour « cheveux roux et bouclés ». Elle a immédiatement accepté. Le shooting a duré le reste de la journée et nous avons tous les deux eu le sentiment de vraiment faire quelque chose de fort ensemble. Je pense que cette série a été une sorte « d’expérience » pour Mylène, qui était curieuse de savoir ce qui pourrait en ressortir. Elle a totalement accepté ce « look » que nous avons trouvé ensemble, bien qu’il ait été très marqué, et fort éloigné de son image « commerciale ». Alors que souvent, les acteurs et les musiciens que je photographie imposent des conditions précises, Mylène s’est montrée au contraire totalement ouverte à ce que je pouvais lui proposer. Je crois qu’elle a apprécié la complexité qui se dégageait de ces portraits. Pour ma part, je trouve qu’elle possède un incroyable rayonnement intérieur. En quelques minutes, on peut se retrouver embarqué avec elle dans une conversation passionnante.

Réactions de Mylène face à Peter
Mylène a, je crois, beaucoup apprécié les photos. Beaucoup de gens m’ont avoué que cette série leur avait montré une Mylène Farmer plus « vraie ». J’ai revu Mylène il y a quelques mois à Los Angeles, et je pense toujours que c’est une femme formidable, intéressante et très inspirée. En deux mots, ce shooting a été très intense!!!


Nous ne pensions pas à l’impact que pourraient avoir ces photos sur l’image de Mylène. Elle a totalement joué son rôle, et je crois même qu’à un moment, elle a été réellement cette femme qui apparaît sur les photographies. Le maquillage a bien sûr joué un rôle important dans cette série, car il a été à l’opposé de ce que l’on peut faire habituellement en termes de maquillage, c’est-à-dire cacher les imperfections. Pour cette séance, nous avons choisi au contraire de renforcer ces imperfections, ce qui a produit la spécificité des photos.

 projets de Peter Lindbergh
On m’a décoré « chevalier des Arts et des Lettres » en 2001 et cela m’a beaucoup touché, même s’il faut avouer que cela n’aide pas beaucoup pour la créativité! Dans la vie de tous les jours, cela ne change pas grand-chose, mais c’est un sentiment agréable. Pour ce qui est de mes projets, je n’ai jamais photographie Nicole Kidman, mais ce n’est que partie remise… J’aimerais également réussir à moins travailler. Cela fait vingt ans que j’essaye et je n’y arrive pas! Il faudra un jour que je me demande pourquoi…

Instant-Mag – 2003

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Myrielle et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 février 2012

Myrielle – la Star de l’Océan

Myrielle et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE alfprod_06Myrielle et Alexandre, son manager et bloggeur, ont décidés  d’ouvrir un nouveau site consacré à la star Mylène FARMER…

Plus vaste, plus propre et plus spacieux, laissez-vous emporter dans un tourbillon infini entre bulles d’écumes, et Mer-chandising afin de découvrir les trésors sous-marins du passé et du présent de Myrielle!

Ce n’est pas tout, car en plus de cela, Mylène Farmer y a laissé une empreinte avant que la marée ne vienne… :

« J’aimerais vous dédier ce site. Â vous, je veux dire, le public. Quand j’ai pensé à créer ce site, j’ai pensé aux personnes que j’aimais très fort et qui m’ont soutenu. Ce site se veux la preuve du lien indéfectible qui nous unis.
Affectueusement, Myrielle. »

le site de Myrielle: http://myrielle-official.blogspot.com/

 

Interview de Myrielle

Bonjour Myrielle et merci d’avoir accepté cette entrevue.
Merci à vous.

Myrielle, où êtes vous née ?

À l’Atlantide, capitale de l’Océan Atlantique.

La musique a-t-elle toujours été votre vocation dès l’enfance ?

Enfant, je ne sais pas, on m’a dit que oui. En revanche, dès l’adolescence, oui, définitivement. J’ai vraiment commencé à chanter à l’âge de 14/15 ans.

Comment êtes-vous passée de petite sirène aux grands espoirs, à la créature la plus aimée de tous les océans ?

Je n’ai pas la réponse exacte, c’est très difficile de savoir pourquoi on vous aime, mais je sais que j’ai beaucoup de chance. Maintenant, si vous voulez parler de notoriété, alors je dirais que le vrai point de départ a été le documentaire que m’a consacré le studio Disney en 1989.

D’ailleurs dans ce documentaire, où l’on vous a découverte, vous êtes fragile, mélancolique, rêveuse mais aussi forte, déterminée et courageuse. Si vous deviez aujourd’hui, en 2009, 20 ans plus tard, vous définir, quels seraient les mots qui vous viennent à l’esprit ?

Je vais vous faire une réponse assez banale: toutes ces facettes font parties de moi, je suis de nature discrète, parfois mélancolique mais l’éclat de rire fait partie de moi aussi. J’ai cette fragilité en moi mais il y a toujours eu cette force qui me permet de surmonter tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin. La détermination m’a été nécessaire pour faire ce métier d’ailleurs.

MF2000_85a dans Mylène et L'ENTOURAGEQuel regard portez-vous sur votre métier ?

Je le dis sans hésitation, même si c’est j’ai conscience que c’est un mot fort, ce métier a été ma survie. Vous savez, mon état originel ne m’a jamais satisfaite, j’ai toujours eu le sentiment de n’appartenir à rien, je voulais devenir quelqu’un d’autre et mon image m’était insupportable. Ce métier m’a permis de m’incarner, d’exister entre deux mondes. Bien sûr, le fait de pouvoir à présent changer d’état (ndlr: sirène dans l’eau/humaine sur terre) m’a beaucoup soulagée. Je me rends compte aujourd’hui que j’ai beaucoup de chance, j’aime ce métier j’ai un public tellement fidèle, si aimant et attentif…(silence) C’est un véritable cadeau de la vie.

Beaucoup d’humains vous comparent à Mylène Farmer. Quel est votre ressenti face à cette comparaison ?

J’en suis ravie, Mylène est une artiste exceptionnelle, toujours juste, elle ne triche jamais avec ses émotions et a une créativité incroyable.

Vous êtes vous inspirée de cette femme dans vos textes et votre art en général ?

C’est vrai qu’on serait tenté de le croire, mais non. Je crois que nous avons en commun ce même paradoxe en nous, de force et de fragilité, ce sentiment d’être parfois étranger à soi-même. Mais là, peut-être que je m’avance un peu trop.

Comment trouvez-vous l’inspiration dans vos textes ?

Je me nourrie de lectures, de voyages, d’œuvres d’arts. J’ai la chance de vivre entre deux mondes, le fait même d’avoir la possibilité de vivre cela est déjà une source d’inspiration en soi!

Quels sont vos peurs ?

Parfois elles sont précises, parfois elles sont plus floues et parfois je n’en ai pas du tout. Mais parmi celles qui sont récurrentes, je dirai une obsession pour la mort, l’idée de mort. Le fait de savoir que nous sommes mortels est une vraie source d’angoisse pour moi. Les abysses également me font peur, parce que, là encore, il y a cet inconnu, donc fatalement, la peur…Il m’arrive aussi d’avoir peur de moi-même parfois! (rires). Il y en a d’autres, mais ce serait trop indiscret…

MFConcert89_02aAvez-vous quelques petits porte-bonheur, rituels avant de monter sur scène ?

Là aussi, la pudeur regagne du terrain quand aux petits portes-bonheur ou aux rituels. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’à mes côtés se trouve Polochon, mon meilleur ami. Les dernières minutes sont vraiment synonymes de concentration. Et pour trahir un petit secret, Alexandre passe me voir juste avant l’entrée en scène et me dit: « Fais des bulles! », généralement, personne ne comprends, mais cela signifie, respire correctement.

Votre tournée s’est terminée il y a quelques mois à L’Amphithéâtre d’Alexandrie, que ressentez-vous et comment est la vie désormais ?

D’abord le sentiment d’un vide sidéral, toutes ces émotions et puis plus rien… C’est indéniable, tous les artistes qui montent sur scène vous le diront et, ma foi, je remplace ce vide, ou du moins, je l’atténue par la création.

Vous avez donc d’autres projets pour cette année ?

Oui, il y a entre autre ce film: L’Ombre des Yatch qui me tient beaucoup à cœur. L’écriture aussi…

Un nouvel album ?

Je ne sais pas…(sourire)

Un message pour nos lecteurs ?

Oh! Je n’ai pas de message, mais je leur dit bonjour! (rires)

Merci encore, en vous souhaitant un bon été sur des rivages ensoleillés.

Merci à vous, merci pour votre sollicitation. Et si je peux me permettre Corentin, je vous trouve très joli et très sensible.

 

Vous pouvez retrouver l’univers de Myrielle sur son site officielhttp://myrielle-official.blogspot.com/

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Mylène et Thierry SUC

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Interview de Thierry Suc en 2008, producteur de Mylène Farmer

Mylène et Thierry SUC dans Mylène et L'ENTOURAGE atris774GHDans le métier depuis 26 ans, Thierry Suc, 46 ans en 2008, a produit les concerts de Jean-Jacques Goldman et la dernière tournée de Claude Nougaro. Il a aussi, dans son écurie, Calogero, Raphaël, Yannick Noah, Zazie, Juliette Greco, Henri Salvador jusqu’à il y a quelques semaines. Depuis 20 ans, il est aussi le producteur des concerts de Mylène Farmer. Un an avant la tournée, premières confidences…

« Qu’est-ce qui pousse Mylène Farmer, si discrète en privé, à vouloir toujours jouer sur scène dans le grandiose ? »

Thierry Suc : elle aime le show et est heureuse dans la démesure, dans les grands espaces. Je l’ai toujours connue comme ça depuis le jour de son premier spectacle, il y a 20 ans au Palais des sports de Paris. Un besoin d’avoir du monde devant elle, comme autour d’elle d’ailleurs sur scène.

« Ce nouveau spectacle, il était dans l’air depuis longtemps ? »

Lors de sa dernière conférence de presse, fin 2004, pour annoncer les 13 concerts qu’elle allait donner à Bercy en 2006, Mylène avait promis de revenir en province. Et elle a choisi de le faire en 2009 dans les dix plus grandes salles dont le Zénith toulousain, avant de finir dans les stades : Genève, les 4 et 5 septembre, le Stade de France à Paris les 11 et 12, et enfin Bruxelles, le 19.

« Comment l’avez-vous imaginé ? »

Les premières réunions de préparation commencent à peine, mais rien n’est imaginé encore.

« On a pourtant déjà parlé de « scène de verre »… »

(Rires) Non, vraiment, cela relève du pur imaginaire de certaines personnes. Je peux vous assurer que rien n’est encore décidé. Et même pas un plan de décor ! A ce jour, nous ne connaissons de ce spectacle que les besoins techniques.

MF80_98a dans Mylène et L'ENTOURAGE« Par exemple ? »
Ce sera de l’ordre de onze ou douze semi-remorques, comme pour la dernière tournée.

« Les musiciens ? »
Nous ne savons pas… Mais toute l’équipe sera nouvelle.

« Autour d’Yvan Cassar ? »
Ce n’est pas certain. Parce que Johnny Hallyday sera lui aussi sur les routes en même temps…

« Quel est votre budget ? »
Avec plus de cent personnes tous les soirs, ce sont évidemment des spectacles chers. Au point que techniquement comme financièrement la capacité des salles doit être au minimum de 9 000 places.

« Il y aura donc les stades et les Zénith. Le spectacle présenté au Zénith sera un spectacle « au rabais » ? »
Je suis provincial, je viens de Lyon, et je n’ai jamais fait de spectacle plus petit en province qu’à Paris ! Bien sûr il faudra 30 ou 40 camions pour les stades, mais le spectacle, au iota près et à une personne près sera à l’identique.

« Et ce nouvel album prévu pour l’automne ? »
Laurent Boutonnat et Mylène sont en train de travailler. Pour l’instant, la seule chose certaine, c’est que son premier single, « Dégénération », sera en radio le 19 juin.

« Mylène devrait aussi jouer dans « L’ombre des autres », un film produit par Claude Berri… »
Oui, mais forcément après la tournée!…

Propos recueillis par La Dépêche.

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Mylène et Abel Ferrara

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Fichier:Abel Ferrara.jpgAbel Ferrara, parfois crédité comme Jimmy Boy L ou Jimmy Laine (né le 19 juillet 1951 dans le Bronx, New York) est un réalisateur et scénariste américain.

Il grandit à Peekskill, New York et rencontre à l’école Nicholas St. John, avec qui il écrira la plupart de ses films. Il commence en réalisant des films amateurs en Super 8 sous le pseudonyme de Jimmy Boy L. jusqu’en 1979. En 1979, sa carrière commence vraiment avec son film d’horreur Driller Killer, qui, remarqué par William Friedkin, lui offrira la possibilité de tourner son deuxième film, L’Ange de la vengeance, avec un budget plus élevé. En 1985, après avoir réalisé New York, deux heures du matin, Ferrara réalise deux épisodes de Miami Vice (« The Home Invaders » et « The Dutch Oven »), et c’est durant cette période qu’il se lie d’amitié avec Michael Mann. En 1987, il se relance dans les films new-yorkais. The King of New York sort en 1990 et est suivi, deux ans plus tard, par le controversé Bad Lieutenant, ces deux films ont remporté un succès public important et ont assis sa réputation de cinéaste. Durant les années qui suivront, Ferrara continue à tourner sans vraiment retrouver le succès de The King of New York et Bad Lieutenant.

Depuis le début de sa carrière, Abel Ferrara s’est souvent entouré du scénariste Nicholas St. John, du compositeur Joe Delia, du frère de ce dernier, directeur de la photographie, Francis Delia et de l’actrice et scénariste feue Zoë Lund. Il a notamment offert des rôles importants à Béatrice Dalle (The Blackout avec Dennis Hopper) et Juliette Binoche (Mary). La plupart de ses films se déroulent à New York. Il déclare en 2012 travailler sur un film « sur la politique et le sexe » inspiré de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, avec vraisemblablement Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.

Abel Ferrara : « California »

« Adolescent, Abel Ferrara hésitait entre la musique et le cinéma, alors il n’a pas choisi : toute sa vie il a composé des chansons que l’on entend dans ses films ; réalisé des films comme on compose des concerts live destinés à se terminer en orgie générale (« l’Ange de la Vengeance ») ; joué lui-même des personnages comme un chanteur pop défoncé peut se lancer dans la foule en liesse (« Nine Lives of a Wet Pussy », « The Driller Killer ») ; acclimaté le clip sous forme d’apogée séquentielle dans ses grandes fictions (« King of New York », « Bad Lieutenant ») ; accordé un rôle narratif crucial à la chanson (« The Addiction », « The Blackout ») ; et tourné un certain nombre de clips : pour son musicien attitré, le génial rappeur de Philadelphie Schoolly D, mais aussi pour Keith Richards des Rolling Stones, pour The Phoids, pour Ben Folds Five… et pour Mylène et Abel Ferrara dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_192aMylène Farmer.

Le clip représente la pointe avancée de la réification fétichiste en régime capitaliste. Ferrara le sait et il aime ça. Comme Jean-Luc Godard lorsqu’il réalise un film d’après une chanson de Patrick Juvet, Abel Ferrara dénude le ressort fétichiste du clip et le transforme en instrument critique. Comment ? « California » répond à cette question : et si l’Ange de la vengeance était marié ? Le clip pourrait passer en ouverture de n’importe quel congrès féministe, on a rarement affirmé avec autant de violence que les rapports conjugaux étaient le fruit de la domination économique. À la faveur de cette représentation de la vie conjugale en exploitation sexuelle, « California » montre que, dans le monde de la réification, il n’existe pas plus de différence entre l’épouse et la pute qu’entre la femme et la pancarte publicitaire : la prostitution n’est pas une iconographie romanesque, c’est la vérité du rapport d’exploitation qui anime l’ensemble des dimensions de l’existence, de l’environnement urbain à la caresse conjugale, de la fête mondaine au fait-divers criminel. Dans ce monde-là, tous les corps sont interchangeables, et le montage métaphorique de « California » autorise l’un des plus beaux moments du cinéma de Ferrara, la répartition du même geste de séduction marchande sur 4 corps différents, beaux comme des sérigraphies d’Andy Warhol, clignotants comme des néons, exploités jusqu’à la mort. Abel Ferrara offre à Mylène Farmer la théorie de sa situation : dans ce monde-ci, les chanteuses sont priées de fermer leur gueule et de montrer leurs fesses, elles ne chanteront que si elles n’ont rien à dire et leurs petits refrains d’amour résonnent comme autant de ritournelles du silence.

Mais réciproquement, « California » en dit long sur Abel Ferrara : son cinéma procède toujours par dédoublement, les personnages s’y métamorphosent à force de somatiser des souffrances collectives, les films nous mènent souvent de l’image ordinaire d’une situation ordinaire à la version sinistrée et catastrophique qui en exhumera la vérité. C’est ce que l’on peut appeler la structure anamorphique des films de Ferrara, c’est ce que développe California et c’est bien ce que chante, “ dans l’rétro, ma vie qui s’anamorphose ”, Mylène Farmer, à ce jour la meilleure analyste de l’œuvre d’Abel Ferrara. »

Texte de Nicole Brenez pour Court-circuit (le magazine).

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