J.Rigal interviewe Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 février 2013

Julien Rigal en interview écrite : Mylène Farmer et la culture de l’inaccessibilité.

Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

Julien Rigal est un garçon comme il y en a de nombreux, un garçon qui aime Mylène Farmer. Seulement son amour et son intérêt pour l’artiste ne peuvent pas s’exprimer uniquement dans son cercle familial et amical. Effectivement, il a besoin de plus. Comme de créer et de gérer depuis sept ans le site www.sans-logique.com consacré à la chanteuse. Ainsi, un livre sur l’artiste s’est imposé au webmaster-administrateur. En toute logique. La preuve, il nous accorde un peu de temps en répondant à cinq de nos questions. Entretien avec l’un des biographes de Mylène Farmer qui nous propose une vision originale et personnelle de l’artiste. Lisez, Julien Rigal s’en explique auprès de vous à travers cette interview.

 J.Rigal interviewe Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES julien

1/ Bonjour Julien Rigal, vous avez 25 ans et vous êtes un grand admirateur de Mylène Farmer depuis plus de dix ans. Vous exprimez votre passion en tant que webmaster du site www.sans-logique.com. Aujourd’hui, vous proposez une biographie de la chanteuse qui s’intitule «La culture de l’inaccessibilité». Pour commencer, permettez-nous d’être piquant, encore un livre sur Mylène Farmer ! En quoi votre livre est-il différent des autres ? Quel est l’intérêt de s’y attarder et de le lire ?

C’est vrai qu’il existe beaucoup d’ouvrages consacrés à la chanteuse. Les fans sont d’ailleurs un peu dépités de voir tous ces ouvrages qui ont fleuri sur leur idole. Le premier intérêt est que c’est à ce jour le seul livre qui retrace l’intégralité de sa carrière de ses débuts jusqu’aux premières diffusions du dernier titre, « Oui mais… non », produit par RedOne. Les autres ouvrages ne vont pas plus loin que le Stade de France de Septembre 2009. Ensuite, et surtout, ce livre est l’œuvre d’un fan de la chanteuse et non d’un journaliste qui enchaine les biographies de divers artistes. Cet amour et cette imprégnation permanente de l’univers de Mylène me permettent donc d’être plus juste, de raconter des anecdotes intéressantes et judicieuses, de relever des citations importantes ou de repérer les passages télévisés marquants de sa carrière… Ce livre est donc imprégné de toute l’admiration d’un fan qui est par définition la personne qui la connait le mieux. Cette vision de la carrière de Mylène peut intéresser les fans comme les simples admirateurs.

2/ Tout le livre, on sent la passion et l’amour que vous portez à Mylène Farmer. Ceci dit, vous êtes plus un admirateur qu’un fan dans le sens où vous n’êtes pas dupe et que d’entrée jeu, dès votre titre de livre «la culture de l’inaccessibilité», vous êtes critique. Est-ce important pour vous de garder toujours un certain recul dans l’appréciation de votre passion ?

C’est un peu étrange d’aborder la passion quand elle ne se manifeste qu’à travers le nom d’une personne… Mais c’est vrai que Mylène Farmer occupe une grande place dans ma vie, ce qui ne m’empêche pas d’en avoir d’autres. Mylène a d’ailleurs toujours dit qu’elle était gênée de savoir que des personnes lui consacraient leurs vies. Je suis loin d’être tombé dans l’extrémisme parfois un peu malsain ! De voir des gens dormir dans des tentes devant une salle de concert pendant plusieurs jours ou aller jusqu’à voler son paillasson sont d’ailleurs des actes que je ne comprends pas. Je suis très loin de ces comportements et suis capable de ne pas l’écouter pendant plusieurs jours ! J’essaie de garder du recul par rapport à Mylène ! Mon livre exprime ma passion et évoque parfois avec cynisme certains passages de sa vie. C’est le cas notamment du film Giorgino, auquel tout être « normalement constitué » ne peut adhérer s’il n’est pas à la base admirateur de la chanteuse ! Le livre retrace également l’avis général des fans sur la sortie des singles ou albums, des concerts… Les fans de Mylène sont d’ailleurs très (trop) critiques envers leur chanteuse !

3/ Votre livre est-il la suite sans logique ou avec de votre travail de fond effectué sur le site internet consacré à Mylène Farmer ?

A l’origine de ce livre, il y a effectivement mon site, www.sans-logique.com, que j’administre depuis plus de 8 ans. On peut y retrouver tous les aspects de la carrière de Mylène Farmer : des news fréquentes, les discographie et vidéographie complètes et détaillées, des photos, des milliers d’articles de presse, tous les passages télévisés… pour plus de 25 ans de carrière. Son administration et sa mise à jour m’ont permis au fil des années de bien connaitre Mylène. De la publication sur le web à l’écriture sur papier, c’est un pas que j’ai franchi car cela représente pour moi l’aboutissement ultime de mon travail. C’est une suite logique en quelque sorte… Mon site peut venir en complément à mon livre. Par exemple, lorsque je mentionne des citations de la chanteuse, j’ai systématiquement annoté sa source (magazine, télévision ou radio datés…). Le lecteur pourra donc ce rendre sur mon site pour lire ou écouter l’intégralité de l’article de presse ou de la télévision.

4/ Pensez-vous que Mylène Farmer soit attentive à tous les ouvrages édités sur elle ? Lui avez-vous envoyé un exemplaire ? Avez-vous eu un retour ?

myl7n-221x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEBien qu’elle ne veuille pas participer au culte de sa propre personnalité (elle n’a pas de fan club officiel par exemple), je pense que Mylène porte une certaine attention à tout ce qui est dit sur elle. Je n’ai pas souvenir d’interviews où elle a parlé des ouvrages qui lui étaient consacrés, à part deux en particulier : le tout premier en 1989 qu’elle n’a pas autorisé en raison de la mise en page qui ne lui convenait pas et le second, en 2003, pour lequel Mylène critiquait les méthodes journalistiques douteuses de l’auteur. A part ces deux livres, Mylène n’a jamais émis de critiques sur ces ouvrages. Elle appréciait toutefois la qualité des fanzines qui lui ont été consacrés pendant bien des années ! Mon éditeur a envoyé le livre à Mylène et à son staff. Je n’ai à ce jour eu aucun retour de sa part. Je ne sais pas si elle m’en donnera ! J’aimerais en avoir un, qu’il soit positif ou négatif d’ailleurs ! Maintenant, Mylène doit forcément être au courant de la sortie de ce livre puisque la photo de couverture a été validée, probablement d’ailleurs parce qu’elle savait que j’étais fan. Je me suis d’ailleurs présenté dans une lettre lui étant adressée en décrivant ma démarche dans le cadre de l’écriture de ce livre.

5/ Quel retour avez-vous eu de votre biographie ? Et quel est le meilleur souvenir, pour vous, rattaché à ce livre ?

J’ai été contacté par beaucoup de fans qui ont apprécié le livre, les nombreuses anecdotes, les références artistiques de son univers… et qui ont également apprécié de pouvoir lire autant d’extraits d’interviews qu’ils ne connaissaient pas… Un grand moment de joie fut le jour où mon éditeur m’a confirmé que la photo que nous avions choisie avait été validée après plusieurs longues semaines d’attente ! Autour de ce livre, j’ai également découvert de nombreux autres côtés : la rencontre des lecteurs, les réponses aux interviews, la participation aux émissions de radio, les journées de dédicace…

 Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

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Olivier de Sagazan et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 janvier 2013

  

Au début de l’été, Mylène Farmer, star incontestée de la chanson française (en nombre de places de concerts et de disques vendus ces dix dernières années) avait contacté l’artiste peintre/sculpteur/performeur nazairien Olivier de Sagazan pour apparaître dans le clip de lancement de son nouvel album. Projet conclu et concluant depuis fin novembre. Sur le clip du morceau  À l’ombre, premier single de l’album, l’artiste apparaît en pleine performance (Transfiguration), devenant le fil conducteur de la vidéo du réalisateur fétiche de la chanteuse, Laurent Boutonnat. Superbe collaboration qui magnifie et singularise la collection des clips de Farmer, reconnue pour sa qualité. À voir sur le net.

Olivier de Sagazan né en 1959 à Brazzaville au Congo est un artiste français, peintre sculpteur et performer.

Sa performance Transfiguration est celle qui est la plus connue, on la retrouve dans le film de Ron Fricke Samsara, et elle inspira Laurent Boutonnat dans la réalisation du clip de Mylène Farmer  À l’ombre.

L’œuvre d’Olivier de Sagazan a fait l’objet d’une exposition au musée Denys-Puech de Rodez en octobre 2012.

 

A VOIR : Mouvement, n°61, octobre 2011, Dominique Vernis, Olivier de Sagazan : Figures d’outre-corps.

  • Elegy, n°71, 2011, 0riane G., Olivier de Sagazan : à vif.
  • Artension, n°110, octobre 2011, Olivier de Sargazan: l’homme autre.

 

Olivier de Sagazan et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE masquea-300x199

 

Peintre, sculpteur, performer, photographe, Olivier de Sagazan fait de son corps le sujet de son œuvre depuis 10 ans. Il lui fait subir d’étranges métamorphoses qu’aucun miroir ne pourrait refléter. 
La série « Transfiguration » n’est pas seulement une trace de la performance du même nom ; elle retranscrit plastiquement la performance elle-même au travers d’œuvres où peinture et photographie se mêlent intimement.

 

Le dernier clip de Farmer s’accapare le travail d’Olivier de Sagazan avec une efficacité effroyable. Le grand public va enfin découvrir un sacré artiste.

A l’aube de la sortie de Monkey me, huitième album très attendu de Mylène Farmer, la chanteuse en perte de vitesse dans les ventes de singles malgré la sortie d’A l’ombre et de sa myriade de supports à l’ancienne (2 maxi CD, 1 maxi 45 tours…), essaie de redonner de l’aplomb à sa carrière. Elle est au journal de 20h de Claire Chazal, annonce qu’elle préfère les « mariages gay aux mariages tristes » (on la comprend !), bon point pour son public source, et présente son nouveau clip, 

Image de prévisualisation YouTube

 

—> Voir le site :  http://www.mouvement.net/critiques/critiques/figures-doutre-corps

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Patrick Milo pour Mylène en 1989

Posté par francesca7 le 21 janvier 2013

 

 

Patrick Milo pour Mylène en 1989 dans Mylène et BIOGRAPHIES milo-300x275Le 30 mai 1989 paraît la première biographie sur Mylène Farmer. L’artiste mécontente de la mise page ; les photographies sont coupées par la reliure et mécontente du texte qu’elle trouve vulgaire attaque en justice l’auteur et l’éditeur. Mylène gagne face à Patrick Milo et les éditions Albin Michel. Le livre est retiré de la vente. Après cet épisode, Mylène donne son accord et participe à une biographie.

En mars 1991 sort Mylène Farmer – Ainsi soit elle par Philippe Seguy aux éditions Tallandier.

Comme une certaine presse lui a énormément fait de mal depuis le début de sa carrière, en la dénigrant sans cesse, elle choisit à présent le silence, quitte à être encore plus mal comprise. 

 Paradoxalement à son succès, le mythe de Mylène est en train de naître dans les années 89… Un mythe qui semble savoir ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle refuse : que l’on parle d’elle sans son autorisation. Une règle qu’elle mettra en pratique face à l’écrivain Patrick Milo….. 

Mylène Farmer, star intouchable, se protège et se défend contre toute utilisation abusive et non autorisée de son oeuvre. Cela n’a pas empêché quelques malveillants à utiliser son nom à mauvais escient. Stéphane et Anthony ont enquêté sur le sujet, découvrez ce dossier sur les procès de Mylène Farmer. Le livre porte atteinte à son image, en effets les photos étaient coupées en plein milieu du visage et les textes étaient plutôt vulgaires….

Patrick Milo a écrit en mai 1989: « Mylène Farmer » Biographie retirée de la vente une semaine après sa sortie suite à un procès de Mylène Farmer pour atteinte à son image. 19890500 ! Éditions Albin Michel

L’affaire en justice  de la biographie de Patrick Milo (Mai 1989).

mylene dans Mylène et L'ENTOURAGEEn Mai 1989, la première biographie sur Mylène Farmer voit le jour. Mais Mylène Farmer n’a pas donné son autorisation, de plus le livre porte atteinte à son image, en effets les photos étaient coupées en plein milieu du visage et les textes étaient plutôt vulgaires…. Mylène attaque donc l’auteur Patrick Milo en justice et gagne une nouvelle fois le procès. Les livres sont donc retirés de la vente une semaine après la sortie nationale. Aujourd’hui ce livre édité par Albin Michel est devenu une pièce de collection auprès des fans, la cote atteint jusqu’à 120 euros.

Résumé de la Bio:

Elle est arrivée un peu par hasard. Timide, pudique et déjà légèrement perverse. Et puis, au fil de ses chansons tristes et de ses clips somptueux, la France entière à découvert une fille différente, inquiète, tourmentée, dessinant un monde complexe hanté de rêveries intimes et d’obsessions. Une Eve future tout en haut du top 50, chantant l’ambiguïté des sexes, le suicide ou la sodomie. Tout à tour, Lolita, blanche neige, pantin ou catin, Mylène Farmer se promène dans un labyrinthe où l’érotisme, la mort, les plus inavoués des fantasmes dansent sur le tempo d’une folle sarabande. Ce livre est un voyage dans l’univers tremblant de Mylène Farmer, l’artiste la plus fascinante et la plus secrète sans doute de ces dernières années. 

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Gilles Luka et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 13 décembre 2012

Gilles Luka et Lonely Lisa interview

confidences de Gilles Luka (Remixeur Lonely Lisa)

 

Gilles Luka et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mylene-farmer-20071019-326978-300x264Les fans de Mylène Farmer te connaissent surtout grâce à tes tubes en 2009 avec le groupe Ocean Drive ? Pourrais-tu te présenter brièvement auprès d’eux ?
J’ai démarré ma carrière en 2001 avec un groupe qui s’appelait Galleon et le titre « So I begin » qui a été un succès dans le monde. Je pense être un artiste très éclectique qui aime autant travailler avec des artistes de différents univers en tant que compositeur ou producteur que pour mes propres projets, ce qui m’a amené par exemple à travailler avec Nadiya sur son dernier album ou Murray Head dans un tout autre style. En 2009, j’ai effectivement sorti un album avec mon groupe Ocean drive et je poursuis depuis en solo avec notamment le titre « Plus prés- We can make it right » (générique des « Anges de la téléréalité » sur NRJ12) et mon nouveau single « I can believe ».

Connaissais-tu le travail de Mylène Farmer et cette chanson « Lonely Lisa » avant de la remixer ?
Je connais évidement l’immense carrière de Mylène Farmer depuis ses débuts, son univers incomparable m’a toujours fasciné. C’est une artiste majeure qui a toujours su se démarquer.

« Lonely Lisa » a été composée par RedOne. Est-il plus difficile de remixer un titre déjà dance ou électro à la base qu’une chanson plus pop par exemple ?
Par rapport au brief qui était une direction électro, ça a été plus facile pour Romain Curtis et moi de travailler sur une chanson dont les vocals ont été enregistrés à un tempo rapide. Il est souvent difficile de remixer des titres lents en dance.

C’est la première fois que tu remixes une chanson de Mylène Farmer. Tu as réalisé ce remix avec Romain Curtis. Qui vous a contacté et quand ?
C’est effectivement la première fois que je travaille avec Mylène Farmer et je dois avouer que nous étions très fiers d’avoir été contactés le mois dernier (interview effectuée fin mai 2011, ndlr) par son équipe.

Pourquoi avoir choisi de bosser dessus avec Romain Curtis ?
Romain est mon binôme depuis 2009, je l’ai rencontré au travers de « Some people » qu’il avait remixé. Depuis nous faisons énormément de productions ensemble notamment sur mon album solo. C’est un excellent DJ et nous sommes très complémentaires en studio.

Avez-vous été libres ou reçu des directives de la maison de disques ?
La seule directive était que ca plaise à Mylène (lol)

Comment avez-vous travaillé et combien de temps vous a-t-il fallu pour réaliser ce remix ?
Nous avons été immédiatement inspirés par ce titre, il nous a fallu une semaine.

Comment définirais-tu ce remix ?
Notre priorité était de mettre en valeur la voix de Mylène et de garder les paroles dans leurs intégralité. Nous avons cherché harmoniquement à respecter la mélodie de départ tout en dynamisant la production. C’est un remix qui est plus « radiophonique » que véritablement « club ».

On a découvert le Curtis & Luka Radio Mix . Existe-t-il d’autres versions ?
Il y a également un extended.

Avez-vous eu un contact direct avec Mylène Farmer à un moment donné ?
Uniquement par mail. Pour la petite anecdote, elle nous a demandé de rajouter un élément rythmique au 2nd couplet pour qu’il soit différent et que le titre évolue.

Des retours de la maison de disques ou de Mylène sur ce remix ?
Tout le monde a bien aimé, on espère surtout que les fans aimeront.

As-tu écouté les autres remixes de « Lonely Lisa » ? Qu’en penses-tu ?
Je trouve que le pack est trés bon, mention spéciale pour celui de mon ami Mathieu Bouthier.

live96-300x202 dans Mylène et L'ENTOURAGEQuel morceau de Mylène aimerais-tu ou aurais-tu aimé remixer ?
« Maman a tort », c’est avec ce titre que je l’ai découvert

De nouveaux projets avec Mylène ?
Peut-être…

Peux-tu nous parler de ton actu et notamment de ton album qui doit sortir bientôt ?
Je viens de sortir un nouveau single qui s’appelle « I can believe » et dont le clip vient d’être dévoilé. 
Je participe à pas mal de scènes et fait des clubs, les dates sont sur mon site www.gillesluka.com  , je serais ravi d’y retrouver les fans de Mylène ! L’album à venir s’appelle « Ici ensemble ». Quant à Romain Curtis, son single s’appelle « Can U call me » et c’est une bombe !
Le binôme continue, il a travaillé sur mon single et j’ai travaillé sur le sien. 

Extrait du site M.net du 30 mai 2011

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Mylène Farmer et Ph.Combes

Posté par francesca7 le 11 décembre 2012

Philippe Combes,directeur de la compagnie de danse Cave Canem

 

Mylène Farmer et Ph.Combes dans Mylène et L'ENTOURAGE combes-109x300Philippe Combes Après avoir dansé aux côtés de Régine Chopinot et Angelin Preljocaj, Philippe Combes poursuit un travail personnel en plaçant la question de la responsabilité de l’interprète au centre de sa démarche. La création de la Compagnie Cave Canem en 2001 et ses rencontres avec Susan Buirge lui permettent d’approfondir sa recherche axée sur le geste, sur le lien entre danse écrite et dans d’état.

Il compose en 1999 « La balade des acolytes », un trio pour une femme et deux hommes. Cette première pièce est la mise en scène, par un huis clos, d’un questionnement sur l’indépendance et l’interdépendance des individus. À l’issue de ce premier travail, il développe avec Cave Canem, groupe constitué en 2000, une recherche dont les dramaturgies puisent régulièrement leurs sources dans des problématiques d’existence commune.

Cette dynamique confère à la démarche artistique une appréhension particulière puisque chaque thématique de référence peut nourrir plusieurs propositions composant ainsi un cycle. C’est ainsi le cas du mythe grec du Minotaure visité par quatre fois lors des pièces « Minotaure » en 2000, « Asterios » et « Minotaur-Ex » (court-métrage en collaboration avec le réalisateur Bruno Aveillan), et « Sur les traces… » en 2002. Cette exploration volontairement étirée dans le temps lui permet de considérer à chaque fois différemment un propos qui prend corps dans des espaces et sur des supports distincts selon les pièces.

En 2003 il participe aux ateliers proposés par Susan Buirge à la Fondation Royaumont. Cette première rencontre est importante dans le parcours de Philippe Combes car Susan Buirge pose la question de l’interprétation du mouvement, succession de gestes, approche à laquelle il est particulièrement sensible. Entre danse bâtie et danse habitée, quelles sont les notions nécessaires à l’abstraction tout en permettant à l’individu d’exister pleinement dans sa singularité.

De 2003 à 2005, deuxième cycle, c’est la mise en scène de la responsabilité individuelle dans un ensemble qui alimente la recherche artistique. « L-dopa », duo 2003, « Magma », quintette 2004, et « X », performance 2005 pour des espaces particuliers, portent cette réflexion. À partir de 2006, année du deuxième atelier auprès de Susan Buirge, « Dromos » démarre un nouveau cycle axé sur la considération du corps comme substance première de la danse. Ce solo, forme picturale verticale tourné vers le multimédia, inclut une composition originale de Cécile Babiole, vidéaste. La deuxième partie, en rupture, composée sur un plan horizontal, sera présentée début 2007 à Toulouse.

canem2 dans Mylène et L'ENTOURAGELa compagnie Cave Canem, implantée à Toulouse depuis août 2000, porte les travaux de Philippe Combes. Elle est subventionnée par le Ministère de la Culture/Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées (Aide à la compagnie), le Conseil Régional Midi-Pyrénées, le Conseil Général de Haute-Garonne. Ses projets culturels sont soutenus par la ville de Toulouse (2006 à 2008). La compagnie est en résidence à Colomiers (31) depuis 2005. Ses travaux sont soutenus par la Fondation BNP Paribas par le biais d’une convention de partenariat (2002/2006). Le Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse Midi-Pyrénées accompagne la compagnie sur deux saisons (2005 à 2007).

The Farmer Project : Divers (00h15min) De Bruno Aveillan Avec Mylène Farmer, Martin Hub

Dans un pays imaginaire, au milieu de la nuit, deux policiers véreux sont surpris par l’apparition soudaine d’une créature luminescente. Alors que celle-ci prend une apparence humaine, les deux comparses paniquent et neutralisent violemment l’humanoïde…

464774399_small-300x251En tant qu’artiste plasticien, Aveillan développe un parcours singulier, dense et syncrétique, sous la forme de films expérimentaux et de photographies, au centre desquels les thèmes récurrents de l’effacement, de la mémoire et du corps humain jouent des rôles majeurs. Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions et a été primé lors de nombreux festivals. Il a notamment régulièrement collaboré avec le chorégraphe Philippe Combes (Compagnie Cave Canem) en réalisant plusieurs films expérimentaux autour de la danse, du geste et du corps. On peut citer « Minotaur-Ex » avec une musique originale de Laurent Garnier et le projet « Morpholab » avec le compositeur Raphael Ibanez de Garrayo Raphaël.

Raphaël est né en France en 1966 de père espagnol et de mère française. il commence l’étude de la guitare classique et flamenco à 10 ans, et suite à un rapide passage à la Schola Cantorum de Paris, se lance directement dans la compositon électronique et clasSique à l’adolescence, accompagné par de petites formations. Occupé ensuite par des études à l’ESSEC et par un début de carrière dans le marketing, Raphaël Ibanez de Garayo ne reprendra une activité musicale soutenue qu’à 26 ans, âge auquel il décide ne plus avoir d’autre occupation que la composition.

A partir de 1995, il rencontre différents créateurs et producteurs de musique intéressés par ses compositons classiques et électroniqes, dans ce qu’elles ont de très compatibles avec l’image et le mouvement. Ces rencontres, dont le réalisateur Bruno Aveillan et le chorégraphe Philippe Combes, l’amèneront à beaucoup travailler pour la publicité, la danse contemporaine et la télévision, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Julien Webmaster a écrit sur un forum:

IAO paline a écrit : apparement ca serait donc : Raphaël Ibanez de Garayo le site :
http://www.raphaelibanez.com/

c’est également à lui que l’on doit les petits jingles de pubs de France 3, et pleins d’autres musique de pub (rasoir électrique Robotskin de Philips entre autres )… bref, un compositeur plein de talent…

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PPDA et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 décembre 2012

 

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPatrick Poivre d’Arvor (souvent surnommé « PPDA »), né Patrick Poivre, est un journaliste et écrivain français né le 20 septembre 1947 à Reims dans la Marne.

Présentateur du journal de 20 heures d’Antenne 2 de 1976 à 1983, il est le présentateur-vedette du journal de 20 heures de TF1 de 1987 à 2008 et, depuis cette période, est considéré comme une personnalité importante du paysage audiovisuel français, que ce soit en tant qu’interviewer ou animateur d’émissions littéraires. Il inspire la création en 1988 du personnage de PPD, la marionnette centrale de l’émission de Canal+, Les Guignols de l’info.

Également écrivain, PPDA a publié une soixantaine d’ouvrages.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Poivre_d’Arvor

 

Patrick Poivre d’Arvor est le fils d’une mère née à Nantes de parents auvergnats et d’un père d’origine bretonne, représentant en chaussures. Il a une sœur, Catherine, et un frère, Olivier (né en 1958, écrivain et responsable culturel).

Dès l’âge de deux ans et durant toute son enfance, il passe toutes les vacances à Trégastel, en Bretagne, lieu auquel il est très attaché depuis.

À 13 ans, il est atteint d’« un début de leucémie » et se fait soigner en Alsace. Cette maladie lui inspire à 17 ans l’écriture de son premier roman Les Enfants de l’aube publié bien plus tard, en 1982.

Dès les années 1970, il ajoute à son nom – « Poivre » – un pseudonyme – « d’Arvor » – emprunté à son grand-père maternel, Jean-Baptiste Jeuge, relieur et poète connu sous le nom d’auteur de Jean d’Arvor, qui l’avait initié à l’écriture.

En 1962, Patrick Poivre est bachelier à 15 ans.

Il poursuit ses études à l’Institut d’études politiques de Strasbourg, où il effectue sa première année, profitant ensuite des procédures en place à l’époque pour aller à l’Institut d’études politiques de Paris dont il sort diplômé. Jack Lang, son professeur de droit, se souvient plus tard d’un étudiant « très brillant ».

Il est alors militant des Républicains indépendants (favorables à Valéry Giscard d’Estaing), et responsable régional de son mouvement de jeunesse, les Jeunes républicains indépendants (JRI) dont il avait intégré le bureau national avant d’en devenir le vice-président. Il figure d’ailleurs à la une du mensuel France Moderne n°350 de mars 1970, le journal de la Fédération nationale des républicains indépendants.

Il étudie le russe et le serbo-croate à Langues O dont il ne sort pas diplômé. Il est par ailleurs licencié en droit de la faculté de Reims.

En 1970, âgé de 22 ans, il intègre finalement le Centre de formation des journalistes (CFJ) pour devenir journaliste. Il en sera diplômé l’année suivante.

Il quitte en 1972 les Jeunes républicains indépendants.

PATRICK POIVRE D’ARVOR, a dit de Mylène en  1988 :

PPDA et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 1996-marianne-rosenstiehl-001b-205x300«Mylène Farmer est quelqu’un que j’aime beaucoup. (…) J’admire tellement ses spectacles :
c’est une des rares artistes en France qui fait de vrais shows.
Elle se donne et je trouve ça très bien.»

 

Mylène Farmer en Interview au JT de 20h avec PPDA sur TF1

Patrick Poivre d’Arvor : Nous avons le plaisir de recevoir Mylène Farmer dont l’actualité est florissante en ce moment: le DVD de son spectacle à Bercy vient tout juste de sortir, et, on la retrouvera demain au cinéma dans « Arthur et les Minimoys » de Luc Besson, où elle a prêté sa voix à la Princesse Sélénia.
Patrick Poivre d’Arvor: Mylène Farmer, bonsoir.
Mylène Farmer : Bonsoir.

Patrick Poivre d’Arvor: La dernière fois que je vous avais reçue, c’était d’ailleurs la dernière fois que vous vous étiez exprimée en direct, c’était il y a douze ans. Pourquoi ce mystère? Est-ce qu’il est cultivé? Est-ce qu’il est entretenu? Est-ce que c’est de la timidité?
Mylène Farmer: Vous m’avez observée depuis dix minutes, je crois, et je suis paniquée à l’idée que de parler de moi, de… C’est un exercice très difficile pour moi. Donc, il n’y a pas de marketing dans le mystère. Ma nature profonde est, je crois, la discrétion et l’humilité. C’est un exercice, je me répète, mais vraiment difficile.


Patrick Poivre d’Arvor: Mais il n’y a pas d’agoraphobie, en revanche. Chanter devant 15 000 personnes, ça ne vous gêne pas…

Mylène Farmer: Il y a ce fameux paradoxe. Je suis, je crois, plus à l’aise sur scène que sur un plateau de télévision (rires).

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, j’ai remarqué, aussi bien sur scène -je suis allé à Bercy – que là, à l’instant, vous fermez souvent les yeux.
Mylène Farmer: Oui. C’est une manière de me replier sur moi-même probablement, de me concentrer également.

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, Bercy, on va pouvoir voir, on voit déjà un petit peu sur nos écrans et, grâce notamment à ce DVD qui vient de sortir, qui vous ressemble d’ailleurs, puisqu’il faut l’ouvrir, c’est comme une sorte de petit tabernacle, « avant que l’ombre » etc, etc… Et puis, il y a la possibilité de vous découvrir sur les écrans, les grands écrans aujourd’hui, à travers une voix: celle d’une Princesse évidemment, il fallait évidemment que ça soit une princesse…

Mylène Farmer: Oui, j’ai un joli cadeau. Luc Besson m’a proposé de faire, donc, la voix de la Princesse Sélénia. Et, j’ai pris un très, très grand plaisir

 

Patrick Poivre d’Arvor: Et, avec Luc Besson, il n’est pas impossible que vous continuiez à travailler, car c’est aussi un producteur…

Mylène Farmer: Je l’espère. Et, j’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rheims qui est un auteur que vous connaissez également et qui a écrit ce très, très, très beau livre, très, très joli personnage pour moi qui est le personnage de Tess et, « L’ombre des autres »; et puis, l’ultime cadeau de Noël, c’est un scénario de Claude Berri. Donc, j’avoue que je suis comblée; plus un DVD qui a un accueil formidable.

Patrick Poivre d’Arvor: Donc, au fond, l’ombre, ça vous va bien? Plus que la lumière…
Mylène Farmer: J’aime l’ombre et la lumière. J’aime le silence et, parfois, le chant plus que la parole, probablement.

 

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, votre concert, c’était archi-plein. Il y a beaucoup de gens qui auraient aimé vous voir, notamment, en province. C’est pas possible que vous créiez une tournée.
Mylène Farmer: Non, malheureusement, ça a été quelque chose d’assez difficile, aussi bien pour le producteur Thierry Suc qui m’a accompagné dans cette très, très belle aventure. Et, malheureusement, parce que c’était un spectacle intransportable, on ne pouvait pas aller en province. Donc, là cette fois, dans un manque d’humilité, j’ai demandé aux personnes de venir à moi.

Patrick Poivre d’Arvor: On ne peut pas faire une resucée à Paris quand même, parce qu’il y avait beaucoup de monde qui aurait bien aimé… Non?
Mylène Farmer: C’est fini et, j’espère remonter sur scène une autre fois, un autre jour.

Patrick Poivre d’Arvor: Ce n’est pas pour l’instant prévu…
Mylène Farmer: Non. Ce spectacle est vraiment dans sa boîte (en désignant de la tête le DVD, ndlr), fermé, scellé.

Patrick Poivre d’Arvor: D’accord. Il est fermé. On va le refermer. Et, on va mettre fin à votre supplice.
Mylène Farmer: Non, tout va bien. Merci à vous.

Patrick Poivre d’Arvor: Merci beaucoup Mylène.

 

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Mylène Farmer et Elsa…

Posté par francesca7 le 30 octobre 2012

Elsa Trillat (Photographe)
La pochette d’Ainsi soit je…

 

Mylène Farmer et Elsa... dans Mylène et L'ENTOURAGE 87935634_small-300x201Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide…

tristana_464238-m-300x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEPrintemps 1987. « Tristana » est sur toutes les lèvres. Le clip qui l’accompagne est une nouvelle fois époustouflant. Je suis alors photographe pour « Paris Match » et je persuade la rédaction du magazine de faire un sujet sur elle. Mylène n’étant pas encore très connue, ils sont assez réticents, mais finissent pas accepter. J’appelle Bertrand Le Page pour lui dire. Il me dit OK, mais me précise qu’elle ne fait de photos qu’avec Christophe Mourthé. Evidemment, ça ne me plait pas du tout qu’un autre fasse un sujet dont je suis l’instigatrice. Au final, ils sont OK pour que ce soit moi. On se retrouve donc le premier week-end de juillet 1987 chez Bertrand pour une séance photo. On fait alors la série où Mylène est allongée par terre, faisant des croquis, avec la petite poupée de bois à ses côtés. Ca se passe admirablement bien. A tel point que Mylène me propose d’aller poursuivre la séance ailleurs. En fait, nous allons à Porchefontaine, à Versailles, où Mylène faisait du cheval quand elle était petite. Elle les a appelé pour savoir si on pouvait avoir un cheval pour des photos, et hop nous voilà sur la route ! A peine arrivée, elle monte à cru sur un cheval. L’animal se cabre. Elle voltige. Je ne sais même pas comment elle a fait pour ne pas tout se casser. Mylène me dit alors : « Il faut que je remonte tout de suite sinon je ne remonterais jamais ». Elle remonte aussitôt sur le cheval et on fait notre série de photos.

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Mylène Farmer et Henry Neu

Posté par francesca7 le 30 octobre 2012

 

Mylène Farmer et Henry Neu dans Mylène et L'ENTOURAGE neu_mouton1Henry Neu est le designer de Mylène depuis l’album « L’autre ». Il a en effet créé le design de ses promos, albums, maxis… Un grand quoi! Il ne faut dons pas oublier cet homme au talent admirable! Voici, pour le site « Farmer.Forever », les questions auxquelles il a accepté de répondre, vu son boulot, plus c’est court, et moins il perd de temps…

 Henry Neu créateur de l’entreprise Com’NB en 1990 rejoint l’équipe farmer pour la sortie de L’Autre en 1991, il réalisera depuis, tous les objets sur Mylène, des visuels passant par les promos, les disques d’or etc… c’est Henry Neu qui créa ainsi la pyramide promo de Je t’aime mélancolie, mais aussi le fer forgé du single XXL ou encore la fameuse araignée promotionnelle du Live à Bercy

Henry Neu ne travaille pas exclusivement pour Mylène, mais également pour d’autres artistes comme Alizée, Hélène Ségara, Boris Vian et également pour l’enseigne Carrefour Bio .. 

visitez le site de Henry Neu : http://www.henryneu.com/Accueil.html 

Confidences de Henry Neu (Designer) Designer en 2005 – Opti-mystic.

Qu’est ce qui vous a amené à travailler dans le design et la communication visuelle ?
Je voulais travailler dans la création et j’ai hésité entre l’architecture, le stylisme, le théâtre, le journalisme et la publicité. Mes parents connaissaient l’univers de la communication visuelle, j’ai choisi cette voie.

Vous collaborez depuis l’album « L’autre » avec Mylène Farmer, comment s’est déroulée votre première rencontre ?
Le staff de Mylène Farmer cherchait un graphiste pour la réalisation des supports de l’album « L’Autre… ». J’ai eu l’impression d’un moment magique lorsque j’ai présenté mes propositions, il y a 14 ans.

Quelles sont les différentes étapes de création et de conception d’un objet promotionnel, comme la statue de MYLENIUM TOUR et plus récemment le support promo de Q.I. ?
Pour la statue du « Mylènium Tour », mon travail consistait à reprendre en miniature la statue du décor du spectacle et à la mettre en situation dans un packaging afin qu’elle contienne les CD de l’album. Pour les autres objets, je présente des propositions sous la forme de maquettes en volume, une fois le choix fait, je m’occupe de la faisabilité (prix, matières etc…) en collaboration avec la maison de disques.

zrae1qix-255x300 dans Mylène et L'ENTOURAGECombien de temps peut vous prendre ces créations ?
Environ 1 mois, cela dépend de l’objet.

À part Mylène Farmer et Alizée, avec quelles autres artistes avez-vous travaillé ?
Divers artistes… Mais ce sont des travaux ponctuels. Par exemples : Niagara, Jean Guidoni, Viktor Lazlo, Hélène Segara, Jean-Pierre Mader, Alain Lanty, Christopher Thompson, etc.

Un artiste crée selon ses influences et ses inspirations, quelles sont les vôtre ?
J’ai du mal à répondre à votre question. Je n’ai pas d’à priori dans la vie, je capte tout ce qui se présente à moi. Tout se passe dans l’inconscient, je suppose, car je ne me dis jamais « je vais m’inspirer de ça ».

Quels sont les artistes que vous appréciez ?
Je suis éclectique. Si vous parlez de musique, il y en a beaucoup… Et je découvre encore… J’aime beaucoup les sons électros.
Les artistes qui me viennent en tête, en « vrac », Madonna, Gainsbourg, Gwen Stefani, Dépêche Mode, Véronique Sanson, Kylie Minogue, Emma Shapplin, Zazie, etc.
Toutes les expressions artistiques m’attirent fortement, la vidéo, la peinture, la sculpture etc. J’aime beaucoup l’œuvre de l’architecte espagnol Gaudi.

En novembre dernier, vous avez exposé pour la première fois vos toiles à Paris, quelles expériences en avez-vous tiré ?
Je me suis beaucoup livré et c’est un pas énorme car c’est la première fois que je montrais une grande partie de moi. Mes toiles ne laissaient pas indifférents, ce qui me motive à continuer de faire ce que j’aime tout simplement sans chercher à plaire.

Pourquoi l’avoir intitulé « Briselame » ?
« Briselame » était le nom de la propriété de mon père dans laquelle il peignait. Et ce nom peut dire beaucoup.

Quel accueil avez-vous eu de la part du public ?
Lors du vernissage qui durait trois heures au Crédit du Nord, rue du Bac à Paris, plus de 300 personnes sont venues. Les responsables m’ont demandé de laisser l’exposition en place plus d’un mois. Les invités étaient enthousiastes. J’ai eu de très beaux échos sur le moment et par la suite.

Depuis combien de temps peigniez-vous ?
J’ai très vite su, petit , que je voulais être dans un milieu artistique et je me suis mis à peindre naturellement.

Sur la majorité de vos toiles on y découvre des visages ; on y constate également une couleur dominante … le bleu ; pour quelles raisons ?
J’adore cette couleur, je ne me l’explique pas précisément. Mon père a beaucoup peint des personnages avec comme dominance un bleu plus sombre.

Comment définiriez-vous votre univers ?
Je ne sais pas le définir moi-même. Je suis à la fois dans ce monde et sur mon nuage. Je suis très conscient du monde où l’on vit, les richesses de l’humanité se perdent, mais j’ai une forte croyance.

Quels sont vos futurs projets que vous pouvez nous dévoiler ?
Je continue à peindre, j’aimerais faire une exposition d’ici 2 ans avec des formats plus petits.
Je travaille sur la communication visuelle de :
– « Swan Lake » le Lac des Cygnes, un spectacle original qui se déroulera fin de cette année au théâtre Mogador.
– « Numéro complémentaire » une pièce qui aura lieu au théâtre Saint-Georges à la rentrée.
Et j’ai d’autres projets que je ne peux communiquer pour le moment.  

extrait de Opti-mystic.com – 2005

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Mylène Farmer et son guitariste

Posté par francesca7 le 29 octobre 2012


Depuis les années 60, il fait carrière en tant que guitariste, pour les plus grandes vedettes et dans les films — Entre-temps vers 1977, Slim Pezin participe à l’aventure du groupe Voyage, avec les musiciens Marc Chantereau, Pierre-Alain Dahan et Sauveur Mallia… - Dans les années 80 et 90, il enregistre plusieurs thèmes musicaux sur quelques disques, avec le saxophoniste Patrick Bourgoin.

Confidences Slim Pezin (Guitariste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène Farmer et son guitariste dans Mylène et L'ENTOURAGE l-300x208

Contrairement à de nombreux musiciens qui gravitent dans le monde de la chanson, vous avez débuté votre instrument très tard…
Oui, j’ai commencé la guitare à 17 ans mais un concours de circonstances a voulu que je rentre dans le bain des studios très tôt. Cela semble miraculeux pour qui m’entend en 2006, mais ça s’est vraiment passé comme cela ! Comme beaucoup de jeunes, j’ai constitué mon premier groupe avec des mais d’enfance, puis rapidement, j’ai rencontré le chanteur Noël Deschamps et participé aux enregistrements de ses disques. J’écoutais et je jouais beaucoup de rock car la pop et le rock dominaient nettement. Par exemple, Noël Deschamps en 1964 était « classé » dans les chanteurs rock. Il existait aussi des chanteurs de variétés et des artistes de rythm’n’blues naissants.

Justement, dès 1968, on vous retrouve côté blues avec un album de T-Bone Walker, aux côtés de Manu Dibango et Bernard Estardy. Comment se retrouve-t-on sur un projet pareil après seulement quelques années dans les coulisses des studios ?
Un producteur américain a débarqué en France et il traînait dans les boîtes pour repérer des musiciens. Je jouais avec Manu et notre groupe les Soul Brothers. On faisait du pur r’n’b et il nous a proposé de travailler sur quelques albums. Nous avons donc fait un disque avec un saxophoniste de jazz qui venait de chez Duke Ellington, mais aussi avec des grands du gospel.

Dans les années 1970, vous êtes de presque toutes les aventures, de Claude François à Johnny Hallyday, de Jean-Jacques Goldman à Bill Deraime en passant par France Gall époque « Paris-France » et Michel Berger pour son « Dream In Stone ».
Je me souviens particulièrement de Michel Sardou et Johnny Hallyday. J’ai aussi participé à 80 % des enregistrements de Sylvie Vartan. L’autre jour, j’ai fait un peu de rangement à Suresnes et j’ai retrouvé des fiches de paye datant déjà de 1967 ! Au cours de ces années-là, il y a des gens qui ont beaucoup compté, notamment Nino Ferrer et Claude François en tête. J’ai vraiment vécu avec Claude. Il ne se passait pas une journée sans qu’il m’appelle ou qu’on se retrouve à 2H00 du matin dans un resto pour parler du métier. C’était un travailleur acharné. C’est probablement lui que j’ai le plus côtoyé et l’artiste dont je me suis senti le plus proche.

Vos années 1970 sont profondément marquées par Claude François. On vous a entendu dire de Mylène Farmer qu’elle était la « Claude François au féminin ». Pensiez-vous à la fidélité – et l’hystérie, souvent – de son public ?
C’est une réaction que j’ai eue en quittant la scène le soir de son premier concert live au Palais des Sports de Saint-Étienne, en 1989. C’était son tout premier concert. La première fois qu’elle se présentait au public, et les gens se sont mis à chanter toutes les chansons par cœur. Elle aurait pu arrêter de chanter, nous continuions sans aucun problème le spectacle ! De plus, elle avait préparé un show où elle chantait, où elle dansait au milieu d’une troupe et où elle changeait de costume à chaque titre. Qui, sinon Claude François, avait fait ça auparavant ? Tout cela me le rappelait, il y avait une force inimaginable dans la salle et une grande poussée d’énergie dans la fosse. On ne retrouve pas cette sensation chez beaucoup d’artistes. Je suis allé voir Mylène lors du Mylenium Tour à Bercy et j’ai retrouvé, même assis dans le public, cette sensation.

Vous êtes un des rares musiciens de cette époque à être toujours dans l’entourage amical et professionnel de Mylène…
Oui, et nous sommes sur la même longueur d’ondes. Nous avons la même conception du métier et la même façon d’aborder la musique. Je nous souhaite de continuer encore longtemps ! Très souvent, on m’appelle pour jouer dans un disque, et c’est tout. Les relations s’arrêtent là et je ne revois pas les artistes pendant des années. Certains ne vous saluent plus. Ce n’est pas le cas de Mylène et Laurent.

2856953412_1-200x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre première rencontre avec Mylène et Laurent date de 1984, pour l’enregistrement de « Maman à tort ». Où vous êtes-vous retrouvés ?
Nous étions dans la banlieue Nord, chez Jean-Claude Déqueant à Aubervilliers, dans son studio au « Matin Calme ». Il était arrangeur et j’avais participé à beaucoup de séances avec lui, surtout lorsqu’il travaillait pour Yves Simon. Lui-même avait sorti un album en tant qu’artiste chez Polydor. Un jour, il m’a appelé en me disant qu’il avait quelque chose à faire et qu’il avait besoin de mon aide car il ne savait pas comment conduire la chose en question… Je n’avais quasiment aucune information mais je me suis pourtant rendu au studio. C’est là que j’ai fait la connaissance de Mylène et Laurent.

Quel souvenir gardez-vous de ce premier enregistrement ?
Probablement une image de Mylène, car elle ne m’a pas dit un mot. J’étais impressionné par cette absence de parole et je trouvais cela curieux dans un monde où on avait l’habitude de rencontrer des personnalités « décalées » mais où les mots sont tout de même assez faciles. Elle avait un chant étrange et, l’espace d’un instant, je me suis dit que c’était une fille d’exception.

Cela ressemblait-il à un réel début de carrière ou étaient-ils à la recherche d’un son ?
Ils étaient tous très impliqués mais ce n’était pas du grand professionnalisme. Je sentais qu’ils étaient en train de se chercher une identité. Ma femme avait fait des chœurs sur la chanson « Maman à tort » et nous comprenions ce qui se passait. Nous avions le sentiment d’être au début de quelque chose… Forcément au départ, on cherche. On est donc sur la défensive. Rapidement, j’ai compris que ce silence de Mylène n’était que de la timidité et au fil des disques, cette distance s’est totalement effacée.

Après l’échec du titre « On est tous des imbéciles », vous vous êtes attelés à la création du premier album. Comment se sont déroulées les séances d’enregistrement de Cendres de lune ?
Les maquettes avaient été réalisées chez Jean-Claude. Ils avaient enfin trouvé un son et Laurent donnait beaucoup plus de directions aux musiciens. Au fur et à mesure des albums, ses consignes se sont étoffées, même si nous n’étions pas nombreux. Souvent, j’étais seul puisqu’il préparait tous les synthés et les programmations. D’ailleurs, je pense que si Cendres de lune et Ainsi soit je… avaient été préparés de manière classique en faisant appel à un arrangeur, cela n’aurait pas été aussi réussi. C’est le fait que Laurent fasse tout lui-même qui a amené cette qualité et ses sonorités très typées qu’il a su garder ensuite. Dès les premières notes d’un morceau, que ce soit « Libertine » ou plus récemment « Pardonne-moi », on sait que c’est du Mylène Farmer.

Était-il difficile d’être guitariste pour servir des arrangements fondés sur les claviers et les programmations ?
Non, il n’y avait aucun problème. Laurent était attiré par tout ce qui était funk et r’n’b. Il n’y a jamais eu de frontières entre nous et notre relation a toujours été saine.

L’univers musical assez développé dans les deux premiers albums était nouveau. Aviez-vous l’impression d’assister à la naissance d’un phénomène ?
Un musicien sent ce genre de choses. Quand il a joué un titre, il sait si une énergie est passée et si ce titre peut devenir quelque chose d’énorme en radio. Pour toutes les séances que j’ai faites, chaque gros tube est perçu comme tel au moment de l’enregistrement. Pour beaucoup d’artistes – mais ce n’est pas le cas de Mylène –, c’est souvent le dernier titre, celui fait au dernier moment, parfois à la va-vite, mais quand chacun va chercher en lui ses dernières ressources, qui donnait le meilleur de l’album. Quand tout le monde donne ce qu’il a de meilleur sans réfléchir et sans arrière-pensée, les résultats sont souvent excellents.

Les deux premiers albums de Mylène sont sortis comme un diptyque, le premier en avril 1986 et le second en mars 1988. La glace s’est-elle rompue rapidement en studio ?
Absolument ! Après la première séance pour « Maman à tort », nos relations se sont étoffées et au moment de l’enregistrement du premier album, c’était comme si l’on se connaissait depuis trente ans. Thierry Rogen venait d’acquérir le studio Méga à la Porte de la Muette. Il avait acheté une console… Du reste, c’est Laurent qui avait payé cette console. C’était le premier album que nous faisions dans ce studio flambant neuf.

A la fin des années 1980, on vante les innovations de l’équipe Farmer, mais on lui reproche également sa mégalomanie…
Non, je ne partageais pas cette analyse. Je ne voyais aucune mégalomanie dans la démarche de Mylène et Laurent. Mylène est très, très intelligente. Elle a tout de suite compris ce qu’était le métier et le show business, le degré de « jeu » à jouer, le degré de don de soi, la nécessité d’intégrité artistique et ses limites personnelles. Elle avait analysé le fonctionnement de la presse, de la télévision et la radio. Elle savait où placer la barrière, tout en mettant la barre très haut artistiquement. Elle me disait souvent qu’elle ne voulait pas faire n’importe quoi. Elle craignait de se fourvoyer comme beaucoup d’artistes le font quand ça commence à marcher. Elle voyait beaucoup plus haut que le hit éphémère et savait que si on la voyait trop, elle lasserait. Elle était faite pour durer.


En 1989, vous êtes l’un des acteurs de son spectacle pharaonique. Le premier concert de Mylène reste un évènement important. Les nombreuses répétitions ont-elles suffi pour combler le gigantesque défi que Mylène s’était lancé ?

Le spectacle avait été préparé de longue date, autant musicalement que physiquement. Bruno Fontaine et Laurent s’étaient attelés à la conception musicale du spectacle depuis des mois, Mylène faisait ses dix kilomètres de jogging par jour, puis deux ou trois heures de danse l’après-midi. Elle ne perdait pas ne minute pour s’entraîner. Elle voulait avoir la forme et tenir la distance. Les musiciens avaient tous cette même attention. Nous avons eu beaucoup de répétitions car il fallait que tout soit parfait. Dès cette scène, Mylène a été perfectionniste, toujours en quête d’absolu dans le travail. La plupart du temps, les artistes n’ont pas les moyens de faire ça. Elle s’était donné les moyens de réaliser son rêve et de traduire ses idées. Elle et Laurent ont, d’entrée, beaucoup investi pour proposer un spectacle de très haut niveau.

Bruno Fontaine était en charge de la préparation du spectacle avec Laurent. L’aviez-vous croisé auparavant ?
C’est un musicien exceptionnel, qui a commencé le métier à 13 ans. On s’était connu très jeunes sur des enregistrements d’albums, tout comme les autres musiciens, le batteur Yves Sanna ou le bassiste Christian Padovan.

C’est amusant de voir que des années après, vous vous retrouvez sur des projets très variés comme le Stabat Mater de Bruno Coulais présenté au festival de Saint-Denis où étaient réunis Bruno Fontaine et Jean-Philippe Audin notamment…
Je n’aime pas dire ce mot-là, mais nous sommes la « crème » du métier (rire gêné), non pas que nous sommes les meilleurs instrumentalistes de Paris, mais nous avons l’habitude de travailler ensemble et savons être efficaces. Nous nous retrouvons sur des projets de haut niveau en termes de chansons, de bandes originales de films ou sur des morceaux compliqués comme ce Stabat Mater. Nous n’avons eu que deux après-midi de répétitions pour une partition comprenant un quart de musique contemporaine. Individuellement, ces camarades sont des musiciens exceptionnels et des amis. Ce que vous remarquez comme étant des collaborations suivies, nous le ressentons simplement comme une amitié logique. Si j’ai un projet très difficile où il me faut de l’émotion au violoncelle, je vais appeler Jean-Philippe Audin. Sans réfléchir.

Outre le décor phénoménal, la masse sonore du spectacle de Mylène en 1989 était du jamais vu. Ressort-on indemne d’un tel concert ?
Non, j’admirais beaucoup le travail de Laurent, qui était toujours derrière le moindre technicien. En permanence. Bruno Fontaine avait préparé les programmations en amont, mais essentiellement sur les idées de Mylène et Laurent. Il fallait faire un spectacle avec des bandes sonores puisqu’il y avait des cris d’enfants, des portes qui grinçaient, des bruits de baleines et de loups. Une partie de l’ambiance du spectacle était donc sur bandes. Jamais Mylène n’a chanté en play-back, mais le batteur avait un casque avec un click, et nous jouions de cette façon sur de nombreux titres. Il fallait que tout soit synchro. Je n’ai pas le souvenir d’avoir joué avec un tel système sonore auparavant. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais utilisé en concert un 24 pistes avec des éléments préenregistrés.

Vous avez dû ressentir un grand soulagement après la première à Saint-Étienne…
A la fin du concert, nous étions tous très heureux, car cela faisait trois semaines qu’on se préparait. Ce soir-là, on avait atteint notre but commun. Le spectacle était parfait. Nous n’avions eu aucun problème de son, de musique, d’éclairage ni de chorégraphie. Nous avons été invités à manger par le patron de Polydor, Marc Lumbroso, qui avait fait le déplacement pour l’évènement. Ensuite, nous avons décidé de rentrer sur Paris. Du reste, Mylène était avec moi dans la voiture. Elle ne faisait pas souvent le voyage avec les musiciens mais je me souviens de cette première et d’une autre date durant la tournée où elle était montée avec nous, car nous avions à disposition un Espace Renault.

La pression était-elle retombée rapidement ?
Ce soir-là, nous avons compris que la suite des concerts ne pouvait être que plus réussie encore. Avec le recul, ce retour dans la nuit, de Saint-Étienne à Paris, résume bien la relation que j’ai avec Mylène. Nos n’avons quasiment pas parlé mais il s’était installé dans le véhicule une sorte de quiétude. La pression s’était effectivement relâchée mais le véritable dialogue entre les musiciens et l’artiste avait eu lieu quelques heures auparavant, sur scène. Dès que le rideau tombe, le spectacle est terminé et on passe à autre chose. On pense déjà à ce qui vient le lendemain.

Au cours de cette tournée, la famille s’agrandit peu à peu. Dans les coulisses, un personnage est très présent auprès de Mylène, Paul Van Parys, qui deviendra un des éléments clés du staff Farmer jusqu’à aujourd’hui. Qui est-il ?
Je le découvre en effet à cette période mais je ne savais pas vraiment ce qu’il faisait. Je pensais qu’il était secrétaire mais je ne posais pas beaucoup de questions. De nom, je savais que son grand-père était un grand compositeur de musiques de films. J’avais compris qu’il faisait partie de l’entourage proche de Mylène et je l’avais croisé auprès de Bruno Coulais…

…avec qui vous continuez à travailler énormément…
Oui, la musique de films est une de mes grosses occupations actuellement. D’ailleurs, Mylène et aurent étaient venus assister à l’avant-première du film Les choristes. On vient d’achever la bande originale du feuilleton télévisé issu de l’Affaire Villemin (ndlr : le fait divers sur le meurtre du petit Grégory) en six épisodes. On travaille sur la musique de trois films à sortir et j’ai participé à celle de Brice de Nice sur deux titres rock, au milieu de pop et de funk.

A la fin de la tournée 1989, l’équipe avait offert à Mylène une guitare Stratocaster. Etait-ce une de vos idées ?
J’avais dû lancer cette idée que tout le monde a adoptée. On se demandait ce qu’on pouvait lui offrir et l’idée de la guitare est venue naturellement. Elle avait voulu à tout prix jouer un morceau, seule sur scène, à la guitare. On avait finalement abandonné l’idée quelques jours avant la première, car il y avait trop de choses à penser. En contrepartie, nous lui en avons offert une.

Avez-vous été surpris qu’un tournage soit organisé en salle vide pour la vidéo du concert ?
C’était une première, ça nous a paru cohérent par rapport au projet de film qu’avait Laurent. Au final, nous étions presque étonnés de la qualité de la vidéo du live. Il y avait des idées, des partis pris esthétiques forts et ce n’était pas bêtement filmé comme à la télé.

Au début des années 1990, vos partez en tournée avec Michel Sardou. Mais auparavant, vous enregistrez L’autre…, le troisième album de Mylène…
Ce sera le dernier album où j’ai été guitariste de bout en bout.

L’autre… est un opus très littéraire, inspiré de Cioran et de Bataille. On raconte que vous avez conseillé à Mylène la lecture d’Helena Petrovna Blavatsky…
Ce n’est qu’un détail. Nous ne parlions pas beaucoup de ça… On parlait de musique à travers la musique que nous faisions, mais on ne discutait pas beaucoup de nos influences ou de ce qui se passait dans nos vies à l’extérieur du studio.

Les textes de Mylène deviennent plus concis, plus directs (« Désenchantée », « Je t’aime mélancolie »…). Avez-vous ressenti L’autre… comme un album de transition ?
Oui, ils ont essayé d’entrevoir « autrement » le personnage de Mylène. Elle avait terminé ses textes bien avant qu’on ne finisse l’enregistrement des musiques. En tout les cas, elle avait déjà la trame dans sa tête. Je l’avais connue jeune fille, je la retrouvais femme avec une confiance en soi plus affirmée et un propos plus affûté. Il y avait aussi un changement physique car elle s’était coupé les cheveux.

Alain Chamfort est un ami de Mylène, vous avez été son arrangeur sur son sixième album enregistré à Londres en 1983 ainsi que sur quatre titres du deuxième opus de Lio qui était alors sa compagne. De même, vous avez travaillé avec Khaled et Murat, les seuls duettistes de Mylène dans les années 1990 ? Simples coïncidences ?
Pour Chamfort et Khaled, oui… En revanche, je crois que le contact que Jean-Louis Murat avait avec elle – puisqu’ils s’écrivaient beaucoup à l’époque – avait fait qu’il m’avait appelé pour jouer sur un titre de son album Cheyenne Autumn (ndlr : « L’ange déchu »). Tout cela se faisait au même studio et au même moment. Nous avions donc vraiment plus d’un point commun ensemble !

Bruno Fontaine a été contacté pour la tournée 1996 de Mylène, avant Yvan Cassar. S’il était reparti pour un tour, l’auriez-vous suivi ?
Peut-être que si Bruno avait été à la direction musicale, je serais reparti ! Mais il avait d’autres projets tournés vers le classique, ainsi que les albums de Ute Lemper par exemple, il a choisi.

fanstephy-213x300Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de terminer un enregistrement avec 80 musiciens pour le Mémorial Charles de Gaulle sous les Invalides. Ils vont faire une salle de spectacle assez particulière, où le public serra comme suspendu dans l’espace et regardera sur cinq écrans à la fois un film de trente minutes avec des images inédites de De Gaulle. Je continue également à produire des artistes africains. Il y a beaucoup de problèmes au Cameroun, notamment. Les ministres séquestrent l’argent des artistes depuis près de dix ans et je lutte pour que les instances nationales (FMI, ONU…) fassent respecter le droit. On avait monté une nouvelle société de droits d’auteur avec Manu Dibango. Le ministre de la culture a envoyé un émissaire. Manu n’a pas marché dans ses combines. Au bout d’un an, ils ont coupé les vivres à cette société dont faisait partie Ekambi Brillant que j’ai produit, qui en était vice-président. Le ministre a fait de l’agitation pour retirer l’affaire à Manu Dibango en faisant croire que c’était lui qui détournait l’argent. C’est vraiment le monde à l’envers !

Vous êtes aussi le producteur de votre épouse, Chantal Ayissi. Est-ce plus facile de travailler en famille ?
Il vaut mieux travailler avec d’autres. C’est toujours plus compliqué avec la famille !

Votre dernière collaboration avec Mylène date de quelques années, au moment de la sortie de la compilation Les mots
Oui, nous nous sommes retrouvés au studio Guillaume Tell pour mettre en boîte trois nouveaux titres pour la compile, notamment « C’est une belle journée » qui nous est vite apparue comme un tube.

Et si vieillir lui était conté, comme elle aime à le dire dans Innamoramento
La grande différence aujourd’hui, c’est l’excellente maîtrise musicale de Mylène. C’est normal. Son évolution a été dans le bon sens. Pour le premier album d’Alizée par exemple, Mylène et Laurent dirigeaient ensemble à 50/50.

Vous avez été guitariste sur les deux albums d’Alizée. Pour un nouveau projet, on fait appel au noyau dur ! Considérez-vous cela comme un témoignage de fidélité de la part du tandem Farmer / Boutonnat ?
Je ne l’analyse pas comme ça. Il y a un travail à faire, il fallait bien le faire et aller très vite car le premier extrait « Moi… Lolita » avait eu un succès inespéré. Je ne sais pas si c’est une question de fidélité, il faudrait le leur demander à eux ! A vous de jouer (rires) !

 

recueilli dans Mylène Farmer et vous paru en 2006

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Zouc et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 octobre 2012


 

Zouc et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE zouc-300x179« Y’a d’la merde dans le tuyau ! » 

    Zouc (de son vrai nom Isabelle von ALLMEN, née en 1950 à Saignelégier, dans le Jura suisse), débarque à Paris au cours de Tania Balachova, où elle fait sensation avec sa dégaine et sa démesure impayables. Elle ne tarde pas, durant la saison 69-70, à être engagée au Café-Théâtre de la Vieille Grille où Maurice Alezra offre une première chance aux jeunes talent singuliers de l’époque. En une semaine, Zouc est révélée. 

     Mylène FARMER avait rencontré la comédienne « comique » Zouc sur le plateau de Mon Zénith à moi… mais toute seule quelques mois auparavant. De leur fascination mutuelle est née l’envie de partager l’écran dans ce conte étrange, d’une grande tristesse. La production avait traité Zouc comme une reine, sa participation au clip était inespérée. Il lui ont même mis à disposition une voiture pour elle seule avec chauffeur pour parcourir la distance entre son hôtel et les lieux de tournage. Zouc était une femme instable, que beaucoup disaient folle. Elle était sortie d’une très grave dépression au début des années 1980, avant son retour sur le devant de la scène, en 1987 avec son spectacle L’Alboum. Après le tournage du clip, Zouc aurait visiblement rechuté…

« Je suis un steak haché suspendu à une corde à linge par jour de grand vent »

 

    De 1988 et pendant 18 ans personne ne sait ce  qu’elle est devenue. On dit qu’elle a été depuis fin 1988 déplacée d’hôpitaux en hôpitaux psychiatriques… Interrogée à ce sujet en 1996 par Paul AMAR, Mylène FARMER avouera ne pas savoir non plus ce qu’est devenue Zouc. Elle se  rappellera seulement lors de cette émission de son « comportement étrange lors du tournage ». Mais Zouc n’est pas folle, et ne fait rien pour démentir. Elle avait juste passé 18 mois à l’âge de 16 ans dans un hôpital psychiatrique : 

« Après, j’ai abordé le monde différemment. J’ai compris qu’il fallait savoir faire mal pour vraiment aider quelqu’un, et qu’il faut toujours dire ce qu’on ressent, surtout aux gens perdus. »

zouc-and- dans Mylène et L'ENTOURAGE    On avait noté quand même son apparition dans un film : Roi blanc, dame rouge, de Sergueï Bodrov (1993). Puis plus rien. Ce n’est que 13 ans plus tard qu’on apprendra qu’en 1997, Zouc a été opérée d’un cancer du sternum. Malheureusement, elle contracte à cette occasion une infection nosocomiale. Elle passe neuf fois de suite sur la table d’opération. On lui enlève les côtes. La nuit sous assistance respiratoire, le jour sous morphine, pouvant à peine marcher, elle est alors très diminuée physiquement. Elle réapprend à vivre lentement dans son Jura natal, avec un appareil respiratoire harnaché. Zouc ne remontra plus jamais sur scène.

« je suis encore là. Oh, pas dans un bon état, mais enfin, je suis
là, et je peux voir mon cœur battre sous ma peau. Je le vois d’autant
mieux qu’on m’a enlevé des côtes et que je n’ai plus de sternum. »

    Jérôme Garcin a interviewé Zouc en septembre 2006, on lit dans son
article qu’elle réapprend doucement à vivre, retrouve son passé, malgré le harnais et l’assistance respiratoire :

« J’ai été frappée par la maladie. Le verbe «frapper» dit exactement ce qui m’est arrivé. Ça fait très peur, la maladie. Et puis je suis entrée dans un long tunnel. On m’a mise tout au fond d’un tiroir. J’aurais dû y rester. C’était fini. Je l’avais accepté. J’étais dans les bras de tout en haut, et j’ai tout lâché. Je vis aujourd’hui une expérience étrange : pendant dix ans, j’ai fait le chemin pour partir, et je suis encore là. »

« Je redécouvre tout comme si je venais au monde, chaque jour, je grandis un peu plus. Ce matin, j’ai humé les parfums d’un potager, c’était extraordinaire, presque enivrant. Lire près d’un feu de cheminée, prendre une douche seule, pour moi, ça tient du miracle. J’ai encore du mal à m’y faire. Tout revient peu à peu, mais c’est lent. Vivre, voyez-vous, est un très long apprentissage. »

« C’est au moment où la vie me pousse à retrouver mon passé à petits pas que je suis frappée par la dureté de mes souvenirs. Trente ans plus tard, malgré la maladie, peut-être à cause de la maladie, il me semble que je suis aussi violente, et même peut-être plus. »

    Jusqu’en décembre 2006 Nathalie Baye joua « Zouc par Zouc » au théâtre du Rond Point à Paris. Pièce tirée du livre du même nom où Hervé Guibert avait réussi à recueillir ses confidences. Bien que passant la plupart de ses journées à Paris, Zouc ne sera pas allé voir « sa » pièce : elle évite les lieux publics par peur des germes, et par ce mystère pourtant non entretenu, entre dans la légende.

Jodel Saint-Marc, décembre 2006.

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Olivier Dahan et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 octobre 2012

 

Olivier Dahan (né à La Ciotat, le 26 juin 1967), est un réalisateur et scénariste français.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Dahan

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAprès une enfance ciotadenne pendant laquelle il cotoiera le brillant enseignant qu’était Jean-Louis Escalère, Olivier Dahan entre à vingt ans, en 1987, à l’École d’art de Marseille où il obtient en 1991 le diplôme national supérieur d’expression plastique. Entre 1988 et 1997 il réalise sept courts métrages, des clips pour IAM, Mc Solaar, The Cranberries, Zucchero, etc. et participe à des expositions d’art. En 1994, Olivier Dahan met en scène pour la chaîne Arte son premier long métrage, Frères, dans la collection « Tous les garçons et les filles de leur âge ». Le film est sélectionné par le Festival international du film de Berlin. Il sort en salle en 1997 de même que Déjà mort, un drame dans l’univers désespéré de jeunes niçois fortunés et mal dans leur peau. Parmi les interprètes : Benoît Magimel, Clément Sibony et Zoé Félix.

En 2001, il tourne une adaptation du conte de Charles Perrault, Le Petit Poucet, puis un film sombre en 2002, La Vie promise avec Isabelle Huppert dans le rôle d’une prostituée à la recherche de son ex-mari. En 2003, les producteurs Alain Goldman et Luc Besson, lui proposent de réaliser Les Rivières pourpres 2 – Les anges de l’apocalypse, avec Benoît Magimel.

Au début de 2004, il envisage de tourner un film sur la vie d’Édith Piaf qu’il réalise en 2006 avec Marion Cotillard dans le rôle de la chanteuse mythique. Le film, La Môme, (titré en anglais La Vie en rose), fait l’ouverture du Festival de Berlin 2007. Marion Cotillard obtient en 2008 pour sa composition un Golden Globe, le BAFTA, British Academy of Film and Television Arts de la meilleure actrice ; le César de la meilleure actrice et l’Oscar de la meilleure actrice. L’Oscar du meilleur maquillage est aussi attribué à son équipe de maquillage.

En 2009 et 2010, il met en scène le spectacle Mozart, l’opéra rock, produit par Dove Attia et Albert Cohen.

En 2011, il réalise le vidéo clip du titre éponyme du 8ème album de Mylène Farmer, Bleu Noir.

En Mars 2011 Le réalisateur de La Môme s’associe à Mylène Farmer pour mettre en scène son nouveau clip, Bleu Noir. La carrière musicale de Mylène Farmer est parsemée de nombreux clips de qualité. Notamment ceux de ses débuts, réalisés par Laurent Boutonnat et pensés comme de véritables courts-métrages qui bouleversaient les codes du genre, montrant la chanteuse nue (Libertine), rendant hommage à de grands auteurs et réalisateurs (Stanley Kubrick, Edgar Allan Poe, Oscar Wilde…). Luc Besson (Que mon cœur lâche), ou Abel Ferrara (California) suivront.

Pour son dernier titre, Bleu noir, Mylène Farmer a fait appel à un nouveau réalisateur de renommée internationale : Olivier Dahan ( Les Rivières Pourpres 2 , La Môme ). L’homme a également mis en scène des clips pour Renaud , MC Solaar , IAM , France Gall ,Francis Cabrel ou encore Cali. Ici, il la filme en plan séquence et en noir et blanc.

 

Olivier Dahan et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mf2000_10a-200x300Avant de tourner sa comédie Les Seigneurs, Olivier Dahan s’est offert une récréation musicale en tournant le clip du dernier single de Mylène Farmer, Bleu noir, extrait de l’album du même nom. Un clip qui a été dévoilé sur le site officiel éphémère de la star française.

Olivier Dahan a choisi la sobriété du noir et blanc pour filmer une Mylène Farmer marchant dans des décors successifs de foret, de plaine enneigée, de nuit étoilée, d’explosions, de feux d’artifice… La chanteuse semble ainsi traverser les décors, les saisons parfois destabilisée et pas toujours cadrée sur la musique composée par Moby.

Mylène Farmer vient s’ajouter à une longue liste d’artistes mis en clip par Olivier Dahan. Le réalisateur a notamment signé les vidéos de groupes ou chanteurs tels que The Cranberries (Salvation…), Stephan Eicher (1000 vies), MC Solaar (Les temps changent), IAM (Planète Mars), Francis Cabrel (Hors saison) ou encore Raphaël pour Le Vent de l’hiver et Le bar de l’hôtel.

 

 

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Nikos Aliagas et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 octobre 2012

 

Image illustrative de l'article Nikos Aliagas Aliagas, de son vrai nom Nikólaos Aliágas (en grec ), est un journaliste, animateur de télévision, animateur de radio, acteur et chanteur franco-grec, né le 13 mai 1969 à Paris.

Nikos Aliagas est né en France de parents grecs : son père Andreas Aliagas, tailleur de profession (il a notamment réalisé les costumes d’Alain Delon dans le film Borsalino ou des tenues pour Christian Dior et Nina Ricci), a émigré en France en 1964 et rencontré sa mère Harula sur les barricades en mai 1968. Sa famille est originaire de Missolonghi et de Lefkada – son grand-père y tient toujours un café. Il suite une scolarité dans une école tenue par des prêtres orthodoxes à Châtenay-Malabry et prend la nationalité française à l’âge de 18 ans. Il a fait des études à La Sorbonne, puis a débuté sa carrière à Paris sur Radio France Internationale (1988), puis sur Radio Notre-Dame (1992), une fois ses études achevées.

Il a une sœur cadette prénommée Maria, qui est son assistante dans sa boîte de production.

De 1993 à 1999, il est journaliste sur la chaîne européenne d’informations en continu Euronews. En parallèle, il présente le journal sur la chaîne TMC .En 1998, il est repéré par la productrice Estelle Gouzi, qui l’engage pour la nouvelle émission de Christine Bravo, Union libre. De 1999 à 2001, il est chroniqueur représentant la Grèce dans cette émission consacrée à l’Union européenne, présentée par Christine Bravo sur France 2. Avec cinq autres chroniqueurs de cette émission, il participe à Fort Boyard en juin 2001. Il est en même temps présentateur, à Athènes, du journal télévisé de 20 h 30 d’Alter. Il est repéré par Étienne Mougeotte, qui le fait venir sur TF1 pour présenter Star Academy à partir de 2001 jusqu’en décembre 2008.

Le 28 janvier 2012, il présente les NRJ music awards pour la quatrième fois en présence Mylène Farmer et Jean-Paul Gaultier.

Du 25 février 2012 au 19 mai 2012 il présentera le nouveau télé-crochet de TF1, The Voice : la plus belle voix avec Virginie de Clausade

A l’occasion de la sortie de son album « Bleu Noir » qui sort dans les bacs lundi 6 décembre, Mylène Farmer a répondu aux questions de Nikos lors d’une interview exclusive en tête-à-tête…

Cela faisait 12 que la grande Mylène Farmer n’avait pas accordé une interview à NRJ… Aujourd’hui le mal est réparé et c’est le non moins élégant Nikos Aliagas qui a eu l’honneur de ce précieux entretien.

Nikos Aliagas et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE fanflorine2-300x224L’animateur du 6/9 a eu la chance de rencontrer la plus mystérieuse des chanteuses françaises dans la suite d’un grand palace parisien. Nikos explique qu’il rencontré une Mylène Farmer aux cheveux très courts, tout à fait détendue et naturelle, totalement attentive à ses questions.

Celle dont le nouvel album Bleu Noir sort ce lundi parle notamment de sa collaboration avec Moby et le producteur Red One, de son stress permanent avant de monter sur scène et de ses éventuels projets au cinéma…

Une question demeure… Mylène Farmer sera-t-elle présente aux NRJ Music Awards 2011 qui auront lieu le 22 janvier prochain à Cannes ?

Le 28 janvier 2012, de nombreuses personnalités se donneront rendez-vous au Palais des Festivals de Cannes, à l’occasion des NRJ Music Awards. Une cérémonie qui sera marquée par la présence exceptionnelle de Mylène Farmer !

Pour la quatrième année consécutive, Nikos Aliagas présentera, en direct de Cannes, les NRJ Music Awards, qui seront retransmis sur TF1 le samedi 28 janvier dès 20h50. Cette douzième édition accueillera de nombreuses stars de la chanson, comme Justin Bieber, David Guetta, Coldplay ou encore la chanteuse française Mylène Farmer

 Cet événement musical, qui récompense les meilleurs chanteurs français et internationaux de l’année 2011, sera rythmé par la remise de 11 trophées : celui de la révélation francophone de l’année, de la révélation internationale de l’année, de la chanson internationale de l’année… Les téléspectateurs ont jusqu’au 15 janvier minuit pour soutenir leur star préférée sur le site MyTF1 et NRJ.fr. Une catégorie sera ouverte au vote du public en direct de l’émission : celle de la chanson française de l’année.

Mylène Farmer interview Nikos (partie 1) Vidéo

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Nathalie Nothomb et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 octobre 2012

 

Amélie Nothomb, née le 13 août 1967 à Kōbe au Japon, est une écrivaine belge francophone. Elle partage sa vie entre la France et la Belgique.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes Nothomb font partie de l’aristocratie belge et plusieurs de leurs ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle (Charles-Ferdinand Nothomb notamment). Fille du baron Patrick Nothomb, ambassadeur de Belgique, Amélie Nothomb a séjourné au Japon (où elle est née), en Chine, aux États-Unis (New York), en Asie du Sud-Est (Laos, Bangladesh, Birmanie). Elle ne découvre la Belgique qu’à l’âge de 17 ans. Elle y finit ses humanités à l’Institut Marie-Immaculée Montjoie d’Uccle pour ensuite entamer des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles.

Il convient d’ores et déjà de se préparer à l’événement. Mylène Gautier, alias Mylène Farmer, un mixte d’Amélie Nothomb et de Nathalie Kosciusko-Morizet, investira le Stade de France les 11 et 12 septembre pour «deux concerts pharaoniques» {sic]. La billetterie a été ouverte le 28 mars. En deux heures, les places étaient déjà vendues.

C’est que la rouquine gothique à qui l’on doit «l’Ame-Stram-Gram» et dont les clips ont été réalisés par Laurent Boutonnât, Luc Besson et Abel Ferrara, fait l’objet d’un culte qui touche au fanatisme. Rappelons ici qu‘un de ses groupies exécuta à bout portant, en 1991, le standardiste de la maison Polydor au prétexte que son idole ne daignait pas répondre à ses lettres. Il la connaissait mal. Car Mylène est une adepte de la stratégie du silence. Elle ne donne pas d’interviews et tient que, «pourplaire aux jaloux, il faut être ignorée».

Heureusement, la star a son biographe. Il s’appelle Erwan Chuberre. Son éditeur nous précise qu’il est «spécialiste des icônes féminines». On lui doit «les Lèvres de Sylvie Vartan !», «Madonna absolument !», «Britney, toujours vivante !» et «Lorie, entre ange et glamour !». C’est le Henri Troyat exclamatif de Paris-Bercy.

Dans «Mylène Farmer, des mots sur nos désirs» (Alphée, 19,90 euros), on découvre que, à sa naissance, «Mylène a déchiré avec force les entrailles de sa mère», qu’elle a souffert ensuite de «la déchirure de son hymen», qu’elle s’est inspirée de la Bible où elle a lu que «Dieu vomit les tièdes», que le clip de «Libertine» vaut bien le «Barry Lyndon» de Kubrick, qu’elle aime faire l’amour dans les ascenseurs, et qu’un de ses amants était éjaculateur précoce, un regret exprimé dans une émouvante chanson : «C’est sans doute une fuite/Mais te décharger de tout c’est illicite…» On apprend plus tard qu’elle eut une relation avec l’auteur de «Et si c’était vrai…», Marc Levy. On voit par là que cette lecture s’impose.

 

Une discussion qui a été publiée en mars 1995 dans le magazine Vogue. Mieux vaut tard que jamais !


La séance photo qui accompagnait la rencontre est disponible, grâce à Evie
, ici.

Nathalie Nothomb et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 2962277057_1_3_txtyvnbc-229x300
Vogue a écrit:

C’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon  » où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre :


« Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. »
Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse.

Amélie Nothomb : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux.

Mylène Farmer : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer.

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich.

Ce sont mes livres de chevet.

C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité.

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sur la crainte de grandir.

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant.

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige.

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgino « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie.

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip.

2263790455_small_2-300x236 dans Mylène et L'ENTOURAGEJe rêve d’un clip de deux heures !

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer.

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète.

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela !

Vous n’avez pas non plus à vous justifier, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs.

Le clip  » Libertine  » a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande.

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer !

Cela m’étonne.

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice.

Votre famille vous repousse-t-elle ?

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passé mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela.

Votre père n’est pas également artiste ?

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir.

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante.

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche !
Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne.

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans. Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. Avec qui vivez-vous ?

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun.
Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans.
Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence.

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ?

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît.

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants.

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie.

Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid.

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine.

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles.

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins.

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude.

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là.

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à le limite de la folie.

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable !
Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Prétextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire.

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants !

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours.

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence.

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux.

(rires) Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions.
Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens.

Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? Je ne sais pas.

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ?

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume.

mylene-farmer-sexy-mylne-farmer-m_f-big-241x300Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ?

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie.

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ?

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi.

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ?

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie.

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ?

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgino  » a été douloureux pour Laurent.

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste.

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets…

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Mylène Farmer et Nathalie Rheims

Posté par francesca7 le 24 septembre 2012

Nathalie Rheims : Productrice / Ecrivain née le 25 Avril 1959 signe astrologique : taureau – Veuve de : Claude Berri

 

Mylène Farmer et Nathalie Rheims dans Mylène et L'ENTOURAGE Nathalie-Rheims Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri.

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu’en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d’actrice en alternant théâtre et téléfilms. Elle est surtout connue pour ses succès discographiques sous le nom d’Alix (Asphalte, Expérience inconnue). Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d’abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis Maurice_Rheims dans Mylène et L'ENTOURAGEpour France 2, en produisant avec Léo Scheer l’émission sur l’art Haute curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. Son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

Elle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer et la filleule de Yul Brynner.

Nathalie Rheims revient dans Paris Match sur les derniers jours de travail de l’immense réalisateur. Nous vous proposons quelques extraits émouvants de l’interview de celle que Claude Berri aimait si fort.

Trésor est un long métrage nourri par le quotidien de Claude Berri et Nathalie Rheims. L’idée est née quand le metteur en scène offre à sa bien aimée un chien, un Carlin. Cet adorable cadeau « suscite des réactions mi-amusées, mi-jalouses de Claude« . La succession de mésaventures touchantes ou un peu énervantes lui donne des idées et en juin 2008, il dit à sa compagne tout simplement : « On va faire Trésor. »

Affaibli par la maladie, il continue d’oeuvrer avec le même enthousiasme qui a motivé toute sa carrière. Après avoir assuré l’écriture du film avec Nathalie, il se lance dans le tournage. Quatre jours après, Claude Berri décède d’un AVC.

Nathalie Rheims qualifiera ces derniers jours sur le plateau de la manière suivante : « Il n’aura été là que quatre jours et pourtant, ce qui nous trouble beaucoup, tous, c’est que ce sera un film de Claude. »

Nathalie-et-Claude-Scan002-Claude Berri était un artiste avec un grand A. De ceux qui ne veulent pas que la maladie
gagne. « Mon obsession était que Claude meure avant sa mort. [...] Je voulais qu’il parte debout et c’est ce qui s’est passé, Claude est parti en tournant un film. » La mort est une épreuve douloureuse qui semble insurmontable. Voir son travail continuer « pour lui, sans lui, mais avec lui« , est une déclaration d’amour à toute son oeuvre, au cinéma et à ce qui le font.

Après son départ, François Dupeyron (Aide-toi et le ciel t’aidera) prend la relève. Conseiller technique et artistique sur Ensemble c’est tout, François Dupeyron connaît bien l’homme et suit toutes les directives de Claude Berri qui voulait de Trésor « une comédie très grinçante« .

Trésor, c’est un dernier cadeau de Claude Berri au cinéma, rempli de humour, un peu cynique mais profondément humain, comme l’était l’homme.
On a hâte de voir ce film sur nos écrans

 

La dernière compagne de Berri, l’écrivain et productrice Nathalie Rheims explique qu’elle n’a jamais eu l’intention d’arrêter le tournage après sa disparition .

mylene_farmer-STYLISTE-300x207En fait, c’est le metteur en scène François Dupeyron , qui avait déjà succédé à Berri pour achever La Femme de ménage et , Ensemble, c’est tout, qui a assuré les prises de vues. « On avait trop préparé Trésor pour y renoncer. L’essentiel était fait et il paraissait évident que nous devions continuer« , explique-t-elle dans le dossier de presse du film. « J’ai senti que Nicole Firn et l’équipe qui travaillaient avec Claude depuis des années pensaient la même chose que moi. ». Et elle précise : « On a tous eu l’impression de faire un film de Claude… François Dupeyron avait travaillé avec lui sur Ensemble, c’est tout et avait compris ce qu’aimait Claude, ses plans, sa façon de tourner, les ambiances, sa manière de diriger les acteurs ou de ne pas les diriger. Et puis…moi j’ai vécu pendant dix ans avec lui. J’avais intégré une bonne part de sa personnalité. Je suis persuadée qu’il voit son film, je suis persuadée que c’est ce film-là qu’il a voulu. Je n’en doutais pas un instant. ».

Nathalie Rheims revient aussi sur le changement dans la distribution. On se souvient que Yvan Attal pressenti pour donner la réplique à Mathilde Seigner avait été remplacé quelques semaines avant le premier tour de manivelle par Alain Chabat. « Yvan Attal avait lu le scénario et avait immédiatement accepté de jouer le rôle de Jean-Pierre. Pour le personnage de Nathalie, je suis allée porter le scénario à Mathilde Seigner qui, elle aussi, a tout de suite répondu. Mais Yvan a souffert du dos au point de se faire opérer au moment où l’on devait commencer le tournage. Entre temps, le film que devait faire Alain Chabat a été différé. Le scénario lui a plu et il s’est retrouvé dans le film. Au cours des essais, Claude a vu que le couple Alain Chabat-Mathilde Seigner fonctionnait : « Oh, c’est drôle, on dirait qu’ils jouent ensemble depuis toujours » avait-il dit en les voyant pour première fois. ». De son côté, l’actrice affirme : « Lors de la première semaine de tournage, Claude était très en forme, notamment le jeudi, quarante-huit heures avant sa disparition où il a beaucoup ri. A la fin d’une scène où on l’entendait pouffer, il est même venu nous dire bravo. Cette première semaine de tournage ne laissait pas du tout présager qu’il vivait ses dernières heures. »

Claude Berri a été enterré le 15 janvier 2009 avec une foule incroyable d’artistes et d’amis , terriblement touchés par ce grand bonhomme du cinéma

Après son départ, François Dupeyron (Aide-toi et le ciel t’aidera) prend la relève. Conseiller technique et artistique sur Ensemble c’est tout, François Dupeyron connaît bien l’homme et suit toutes les directives de Claude Berri qui voulait de Trésor « une comédie très grinçante« .

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Apprivoiser Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 septembre 2012

J’ai apprivoisé Mylène Farmer. Par Franck Sorbier.

Eté 2005 : je reçois un coup de fil d’un producteur me demandant si je suis intéressé par la création de costumes pour une chanteuse. Ce n’est qu’au deuxième appel que j’apprends son nom. Je sais que Mylène est sensible, complexe, mystérieuse. Je me rends au premier rendez-vous, intrigué, intimidé.

Caroline Tossan – Parismatch.com

Apprivoiser Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE images-4Je venais de livrer les costumes de « La Traviata » pour « Les opéras en plein air », mis en scène par Henry-Jean Servat. Ma première expérience des costumes de scène. Une photo était parue dans Paris Match, montrant Violetta dans le bustier rouge du premier acte. J’étais en plein essayage pour ma collection de haute couture quand j’ai reçu, en ce début d’été 2005, un coup de fil d’un producteur, Thierry Suc. Il me demandait si j’étais intéressé par la conception des costumes d’une chanteuse, sans préciser de qui il s’agissait. Elle avait flashé sur la photo de « La Traviata ». Pourquoi pas… Ce n’est qu’au deuxième appel que j’apprends qu’il s’agit de Mylène Farmer. Je connaissais ses chansons et, bien sûr, ses clips. Je savais que c’était un personnage sensible, complexe, mystérieux, intimidant. Je me suis présenté à la maison de production avec mes books sous le bras. On m’a conduit dans une salle de réunion. Mylène Farmer se tenait au bout de la table. On nous a laissés seuls. Déjà, j’aimais bien la façon dont elle était habillée : une chemise blanche, un pantalon et une petite veste noirs, les cheveux remontés et de très jolies sandales argentées. Elle était très simple, très calme, pas du tout show off. J’ai commencé à lui expliquer mon travail.

Elle avait aimé le bustier de velours rouge, comme une coulée de sang. Et c’est parti : pendant trois heures nous avons parlé comme si nous nous connaissions depuis toujours. Elle m’a tout expliqué de son show intitulé « Avant que l’ombre ». Elle ouvrirait le spectacle en descendant du plafond dans une capsule sur une scène en forme de croix. J’ai pensé au film de Mankiewicz, où Cléopâtre emmène Jules César devant le cercueil transparent d’Alexandre. Dans ma tête, il y avait déjà des images et des couleurs. Je l’ai invitée à l’atelier. A partir de là, nous n’avons pas cessé de nous voir, jusqu’au 26 décembre, date de livraison des derniers costumes. Nous ne sommes pas des expansifs. Tout était très retenu. J’ai fait des esquisses. Elle me disait : « Bon, j’adore, mais je ne suis pas sûre de tout comprendre. » J’ai construit des panneaux avec des photos anciennes de ballets russes, des gisants, des peintures symbolistes… et proposé des modèles plus précis. J’ai retrouvé avec Mylène mes premières émotions cinématographiques d’adolescence, « L’histoire d’Adèle H » avec Isabelle Adjani, ce XIXe viscéral et romantique où les émotions nous dominent. Je suis de la même génération, celle d’un romantisme noir. J’ai racheté un disque de Siouxie and the Banshees qui m’évoquait la fin des années 70 quand je suis monté à Paris, mon bac en poche. A l’époque, je dévorais le magazine « 100 idées » et les modèles de Kenzo ou d’Anastasia inspiraient ce que je dessinais pour mes copines. La musique était, et reste toujours, un déclencheur d’émotions. Durant mon adolescence, à Biarritz, je suis passé par toutes les phases : Deep Purple, disco, ska. Etudiant à Esmod, je ne pensais qu’à Mugler, Alaïa et Beretta. J’adorais les images de Serge Lutens.

Durant mes longues après-midi de complicité avec Mylène, j’ai revisité toute mon histoire de la mode. Elle venait chez moi quasiment une fois par semaine. On commençait par prendre un thé, puis on travaillait. Les séances pouvaient durer sept heures. Elle a fait preuve d’une incroyable patience durant les essayages, il y a eu aussi de grosses crises de fou rire. Je ne laisserai personne dire qu’elle est capricieuse. Perfectionniste, oui.

L’idée était de ne pas changer son look de libertine, évoqué par le petit marquis du clip de « Pourvu qu’elle soit douce », avec les cuissardes qui collaient à la peau. Mais je la ressentais plus féminine et plus couture. Pour « Déshabillez-moi », nous avons réalisé un minishort et un soutien-gorge dans une guipure sublime, tissée sur un très petit métier mécanique rarissime, réincrustée et redécoupée. Le public ne pouvait pas en voir le raffinement à l’œil nu. Tout le bénéfice était pour Mylène, que ce minuscule morceau d’étoffe aidait à incarner parfaitement le personnage de la chanson. Pour le tableau final, il y avait un manteau de cour Renaissance, rouge, brodé d’or et de perles de Tahiti et cousu de 150 médailles miraculeuses ! Yvan Cassar, le pianiste portait un manteau brodé, et il y avait des kimonos peints à la main. La commande comptait 280 pièces différentes.

MF2000_61a-214x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEC’était titanesque. Nous y avons travaillé quinze heures par jour. Il fallait que ça tienne dans le mouvement, que ça soit solide et, surtout, que l’on puisse les enlever vite ! Cet aspect m’a beaucoup intéressé. Plus que l’accrochage du micro ! « Je crois qu’il y a des choses qui vont te faire un peu de peine…», m’a dit gentiment Mylène quand la technique a dû « broder » ses fils sur mon travail.

Quand j’ai vu le show devant les 13 000 spectateurs, j’ai pensé que nous étions allés beaucoup plus loin qu’une simple collaboration. C’était une véritable histoire d’amitié et de complicité. J’ai beaucoup appris de quelqu’un de très vigilant, moi qui suis plus naïf. Je ne dis pas qu’on devait se rencontrer, mais presque. Il y a eu quelque chose de cette phrase d’Oscar Wilde : « L’émotion nous égare, c’est son principal mérite. »

Franck Sorbier est né le 4 janvier 1961, de Georgette Suraud et Raoul Sorbier, des « noms » d’arbres qui le prédestinaient sans doute à un métier poétique… Il fait partie du cercle très fermé des 10 couturiers officiellement reconnus par la Fédération française de la haute couture. Né dans le Var, il a grandi au Pays basque avant de s’installer à Paris en 1980. Elève insolent de l’école Esmod, il présente sa première collection de prêt-à-porter en 1987, mais c’est dans la couture qu’il développe sa plus belle expression. Il s’y consacre exclusivement à partir de 1999.En 2006, il a aussi créé les costumes de scène de Johnny Hallyday.

Issu de Paris Match : http://www.parismatch.com/People

 

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Mylène Farmer et Naoko

Posté par francesca7 le 14 septembre 2012

Naoko Kusumi

Directeur adjoint de la Barefoot Gen 2, Poignard de Kamui, et d’autres films

 Mylène Farmer et Naoko dans Mylène et L'ENTOURAGE DSCF0019-300x225Le clip Peut-être toi de Mylène Farmer a été sélectionné en compétition dans la section Portfolio lors du 15ème Anima Mundi International Animation Festival qui s’est déroulé au Brésil en juillet 2007.

Le clip Peut-être toi a été désigné par les internautes « Meilleur Clip d’animation 2006″ sur le site Yahoo Music France (les autres sélectionnés dans cette catégorie étaient: Gorillaz « El Manan », Jamiroquai « Don’t Give Hate a Chance », Eminem « Shake That », Florabelle & la Mushroom Family « Love is all »).

 Le clip est réalisé par Naoko Kusumi.

Naoko Kusumi a été assistante réalisatrice sur « The Blade of the Kamui » en 1985, »Demon Beast City » en 1987 et la version manga de « Metroppolis » en 2001. En 2004, elle était directrice des séquences 3Dsur « Innoncence (Ghost in the Shell 2) » de Mamoru Oshii. 

 L’histoire du clip a été écrite par Katsuhiro Ôtomo (Akira) d’après une bande dessinée de Osamu Tezuka.

visiter : http://www.myleneparlemoi.be/Galerie/displayimage.php?pid=300&fullsize=1

 

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Mylène Farmer et Michel Drucker

Posté par francesca7 le 14 septembre 2012

Mylène Farmer et Michel Drucker dans Mylène et L'ENTOURAGE michel_drucker_reference

 

Michel Drucker est un animateur de télévision et de radio français, né le 12 septembre 1942 à Vire (Calvados). Il fait partie des figures emblématiques du paysage audiovisuel français depuis plus de quarante ans.

Cancre notoire et autodidacte dans une famille où l’excellence dans les études est la règle (voir ci-dessus la carrière de ses deux frères), Michel Drucker rêve d’échapper au reproche paternel qui stigmatise son enfance « Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? ». Fuyant une enfance où « rien n’était fait pour son malheur et où tout y a contribué », il quitte le domicile familial à l’âge de dix-sept ans avec la rage de vaincre pour seul bagage.

Marié à Las Vegas à l’actrice Dany Saval le 28 juillet 1973, Michel Drucker n’a pas d’enfant, mais est le beau-père de Stéfanie Jarre, décoratrice de plateaux de télévision, née d’une union précédente de Dany Saval avec le compositeur Maurice Jarre. Michel Drucker et Dany Saval ont adopté en 1979 une petite réfugiée indochinoise, Yleng alors âgée de 16 ans, qui est aujourd’hui l’une des principales collaboratrices de la maison de couture Cardin.

Affirmant avoir été la maîtresse de Michel Drucker entre 2004 et 2006, Calixthe Beyala raconte cette relation de manière romancée en 2007, l’animateur étant décrit sous les traits du personnage fictif François Ackermann. Elle lui intente un procès en lui reprochant de ne pas avoir été payée pour sa contribution à un de ses livres, jamais paru. En première instance, en juin 2009, elle perd ce procès, mais en appel, en janvier 2011, Michel Drucker est condamné à lui verser 40 000 euros.

Michel Drucker est un pilote d’hélicoptère chevronné et pratique également le cyclisme. Il est aussi le parrain de l’équipe de football Arles-Avignon, promue en Ligue 1 pour la saison 2010-2011.

En 2008, Michel Drucker dépose un permis de construire pour une villa de 293 m², à Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône. Une association, la Ligue de Défense des Alpilles, conteste ce permis devant la justice. Il est annulé en novembre 2009 car situé dans un rayon de moins de 500 m d’une chapelle classée, ce qui oblige une procédure particulière auprès de l’architecte des Bâtiments de France . Le Canard Enchaîné revient régulièrement sur cette affaire, en particulier en juin 2011 quand il révèle que le ministère de l’Ecologie aurait contesté l’annulation, par le tribunal administratif de Marseille, du permis de construire.

Depuis quelques années, il anime des émissions spéciales mettant à l’honneur des femmes et des hommes des différents corps d’État, avec la participation de différents ministères (en fonction du thème abordé). On dénombre de nombreuses émissions, toutes produites par Froggies (Tim Newman), telles Une nuit sur le Charles de Gaulle, Une nuit sous les mers, Les Pompiers ces hommes, ces héros, Au cœur de l’Armée de Terre, En vol avec l’Armée de l’air, Au cœur de la Gendarmerie.

2005_fevrier2 dans Mylène et L'ENTOURAGEIl a repris l’émission Champs-Élysées le 13 novembre 2010.

À chaque fois qu’il démarre une nouvelle émission (Studio Gabriel, Vivement Dimanche, Découvertes), Michel Drucker invite systématiquement Michel Sardou, un de ses plus vieux amis dans le métier. Il est connu pour apprécier les chiens, qui l’accompagnent sur les plateaux de télévision, comme ce fut le cas de ses chiennes Zaza, puis Olga, morte en 2008.

 

22 septembre 1984 : Mylène Farmer est l’invitée de “Champs-Elysées”, dont la vedette est Gilbert Bécaud. Elle interprète Maman a tort. C’est le premier titre de la chanteuse qui a répondu à un casting de Laurent Boutonnat. L’album s’appelle Cendres de lune.

Venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

chanter

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Mylène Farmer et Martial Leiter

Posté par francesca7 le 14 septembre 2012

 

Mylène Farmer et Martial Leiter dans Mylène et L'ENTOURAGE sriimg20080618_9234262_2Martial Leiter, né le 14 avril 1952 à Fleurier, est un dessinateur suisse.

D’abord dessinateur en machines à Yverdon-les-Bains, il participe à de nombreux fanzines de ses amis. Puis peu à peu ses dessins en noir et blanc, généralement sombres et sans texte, sont demandés par les principaux journaux suisses et parisiens.

Après avoir fini l’école obligatoire, Martial Leiter se lance dans un apprentissage de dessinateur en machines, métier qu’il exercera pendant six mois. A 17 ans, il loue une salle dans le Jura et y expose ses dessins. La même année, il se voit proposer une bande dessinée. Dans les deux cas, il remporte un grand succès. Marial Leiter donne aussi bien dans le décor de théâtre, dans la sculpture et dans le dessin que dans le dessin de presse.


En 2003, Martial Leiter collabore à la revue d’art « TROU » avec un travail sur les désastres des guerres; pour l’édition de tête (100 exemplaires numérotés et signés) il a créé une estampe. De juin 2004 à mars 2005, ses 300 épouvantails hantaient en pleine nature à Cernier. Mylène Farmer s’inspirera de cette œuvre pour son clip Fuck them all.

 Dans son clip Fuck them all, Mylène Farmer s’est inspirée de l’exposition d’épouvantails de l’artiste suisse Martial Leiter sensés représenter l’âme humaine dans ses pires états. Le sombre et brillant Martial Leiter est doublement mis en vedette à Neuchâtel, à travers une double exposition au Musée d’art et d’histoire et au Centre Dürrenmatt. Visite guidée à travers le regard d’un complice de longue date, l’ancien éditeur Rolf Kesselring

 Martial Leiter, fait remarquable, ne peut restituer sa sensibilité que par le noir. Il en a besoin. Est-ce à dire qu’il souffre d’une affection de la vue? Serait-ce son esprit qui ne peut redonner qu’à travers l’encre noire la face souvent obscure de notre vie? En définitive, Martial Leiter serait-il comme un alchimiste cherchant la voie au noir afin de parfaire et de finaliser sa quête? Difficile à dire avec certitude.

Pourtant, par moment, l’utilisation de fonds de soutien aux teintes falotes, insignifiantes, presque anodines, où les déclinaisons de ces nuances grises qui deviennent bleutées à force, pourraient faire penser que la tentation de la couleur est présente. Mais ces touche sont si subtiles, tellement ténues, que là encore rien n’est certain.

1996-Marianne-Rosenstiehl-006b-211x300 dans Mylène et L'ENTOURAGELa seule chose qui éclaire le spectateur, c’est la netteté de la critique. Dans chaque dessin, chaque illustration, Leiter nous met en face de nous comme un miroir, un réflecteur, sans indulgence, presque brutal. Ce que je peux dire de tout ce travail, c’est qu’à travers cette apparente dureté, Martial Leiter propose, au genre humain, une immense tendresse, un cri fraternel et à la limite du désespoir, le cri d’un homme qui veut attirer l’attention de ses semblables. Il fait penser à un enfant gesticulant pour nous signaler nos erreurs, nos excès, nos crimes.

Si, apparemment, son œuvre est noire, elle demeure pleine d’une espérance. De l’idée d’un monde meilleur ou en tout cas différent. Plus que bien des êtres savants qui tentent de nous montrer les chemins à suivre, il est celui qui nous permet, a contrario et si on sait lire et comprendre son travail, toutes les voies encore possibles dans ce monde de plus en plus dément et brutal.

Courez à Neuchâtel! C’est un conseil d’ami. Visitez les deux expositions qui lui sont consacrées. Pour votre plus grand plaisir, vous n’en reviendrez pas totalement indemnes.

 

Les Éditions du Héron feront paraître ses dessins récents, sous le titre Leiter, dans la collection « arts graphiques ».

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Mylène Farmer et Mario Luraschi

Posté par francesca7 le 7 septembre 2012

 

Mylène Farmer et Mario Luraschi dans Mylène et L'ENTOURAGE 85349-vincent-perrot-et-mario-luraschi-637x0-1-532x800-199x300Mario Luraschi est un cascadeur équestre français, dresseur de chevaux pour le cinéma.

C’est sa grande passion pour les indiens d’Amérique du Nord qui amena Mario à s’intéresser aux chevaux, et plus tard à la cascade et au cinéma. En 1965, il avait 18 ans lorsqu’il participa à la création du parc d’attraction « la vallée des peaux rouges ». Pour les besoins du parc, il vécut sous un tipi, s’habilla comme un indien et exécuta les danses rituelles comme la danse du vent. Malgré les mises en garde de son père, Mario choisit de faire du cheval et du spectacle son métier.

Plus tard, il voyagea en Espagne, au Portugal et en Argentine, ce qui lui permit de rencontrer Paco Yanez et Luis Valencia. Ils lui apprirent à vivre et à travailler en parfaite harmonie avec le cheval.

Il a collaboré en tant que cascadeur et conseiller équestre à de nombreux spectacles et à plus de 400 films de genres très différents, et réalisé des courts métrages. La cavalerie de Mario Luraschi comporte quelques « stars » comme Sueno, Apollo et Napolitano (successivement Jolly Jumper, l’étalon noir et le cheval venu de la mer).

Son écurie a brûlé en 2007 et 4 des chevaux de son dernier spectacle (Ben Hur) ont péri dans l’incendie.

Le 29 janvier 2010, en ouverture des Rencontres internationales du cinéma de patrimoine et de films restaurés de Vincennes, après être arrivé dans les salons de l’hôtel de ville de Vincennes avec son cheval Quijote, il reçoit le Prix Henri-Langlois Arts et Techniques du Cinéma.

411f7897 dans Mylène et L'ENTOURAGEEn mars 1998, au palais omnisport de Bercy, Mario LURASCHI fête ses 30 ans de cinéma, celui qui l’aida pour le clips de « Pourvu qu’elles soient douces ».

Pour l’occasion, Mylène élégament vétue d’un manteau noir et de grandes bottes cuisardes, participait au spectacle sur un magnifique cheval tacheté gris.

Retour pour elle a une passion d’adolescente, où elle suivait des cours dans la prestigieuse école du Cadre Noir de Saumur.

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Marianne Rosentiehl ET Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 septembre 2012


 

Marianne Rosentiehl ET Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 3052808095_1_5_hFM4IpEv-213x300Marianne Rosentiehl : Elle est photographe. Ne prononcez pas le mot people devant elle, elle grimpera aux rideaux ! Elle aime trop son métier pour succomber au chant des sirènes qui défilent depuis 25 ans devant son objectif.  Le gotha du cinéma et de la politique ont défilé sous ses yeux perçants sans la faire dévier de son rôle de journaliste.  « J’adore simplement cette petite danse qui consiste à embarquer et se faire embarquer dans l’univers de l’autre. » Bref, elle n’a jamais confondu son book et son carnet d’adresses. Elle a accompagné la carrière d’Isabelle Adjani, Carla Bruni, Mylène Farmer, Amélie Nothomb et Juliette Binoche, qu’elle adore plus que tout photographier, une histoire qui dure depuis 25 ans et qui a donné lieu à une très belle exposition chez Artcurial en 2009.

10 ans de collaboration avec l’agence H&K, le label chic des portraits de stars, et auparavant 13 années de reportages pour Sygma. Une foule de rencontres et des expériences en solitaire. Si elle sait s’amuser de nos multiples visages, elle a aussi la persévérance et l’humilité des artisans, de ces compagnons capables de consacrer une vie à leur « chef d’œuvre » en silence.

Rien ne prédestinait pourtant cette fille d’un grand mathématicien, spécialiste du labyrinthe, à devenir photographe.

Les vocations naissent souvent de manière cocasse. C’est un amour d’adolescence qui a décidé de la carrière de Marianne Rosenstiehl.

A 14 ans, elle est secrètement amoureuse d’un garçon de son lycée. Pour se rapprocher de lui, elle prétexte de prendre des photos de son groupe d’amis mais c’est lui seul qu’elle couche sur la pellicule. Marianne plonge alors dans la chambre noire. Le garçon ? oublié. En revanche, elle a trouvé son langage.

Alors qu’elle est encore lycéenne à Henry IV, c’est comme stagiaire qu’elle entre au service photo de Libération. A seulement 18 ans, bac en poche, elle vit déjà de ses clichés en photographiant des personnalités.

Après 25 ans de photographie, Marianne Rosenstiehl n’a aucune nostalgie pour l’argentique. Elle se passionne au contraire pour la photographie contemporaine et les nouvelles technologies. Elle s’intéresse notamment aux travaux de l’Américain Gregory Crewdson, de l’Anglais Tim Walker et du Français Patrick Swirc.

Marianne Rosenstiehl a choisi l’association Amnesty International.

« Ça m’a toujours fait beaucoup de bien de savoir qu’ils veillent sans relâche à la dignité et au respect des droits humains. »

Voir tous les articles de Marianne Rosenstiehl

 

Mylène sortira en mai 1990 un extrait live de sa tournée de 1989. Le titre sera donc Plus grandir, il s’écoulera au environ de 60.000 exemplaires (c’est peu !).Il disposera de 5 supports commerces dont un magnifique vinyle Picture avec une photo de la photographe Marianne Rosentiehl de la chanteuse pendant le concert.

La meilleure place du single sera 35ème dans le TOP 50 dans la 5ème semaine d’exploitation et sortira du Top trois semaines après.

 

Marianne Rosenstiehl (Photographe)
Sur le tournage de Beyond my control

 

1988MarianneRosenstiehl01 dans Mylène et L'ENTOURAGEDirection les studios de cinéma à Paris… Dans un décor des plus simples, une équipe réduite au maximum exécute différents gestes. Au milieu d’eux, une tête rousse attire tous les regards. Mylène Farmer tourne le clip de sa nouvelle chanson « Beyond my control ». Derrière la caméra, le pygmalion de la star immortalise une nouvelle fois son visage : Laurent Boutonnat est la réalisateur de la vidéo. Une ambiance très intimiste règne sur le plateau. On ose à peine respirer, de peur de déranger. Dans un coin, une photographe shoote quelques plans : Marianne Rosenstiehl, une fidèle de Mylène, pourrions-nous dire ! Déjà deux jours que tout ce monde travaille d’arrache-pied ! Pas de cri, pas de crise, chacun occupe la place qu’il doit sans fausse note ! Il est temps pour OK! d’en savoir un peu plus.

Marianne, quel est le scénario de ce clip ?
Je crois qu’il n’y a pas vraiment de scénario dans cette vidéo. Je dirais plutôt que c’est une suite d’images, mais des images qui épousent les paroles de la chanson…

Quels en sont les temps forts ?
Toutes les images sont fortes, sublimes, avec trois points importants : Mylène sur un bûcher, immolée ; jeu d’amour mortel entre Mylène et un acteur, Frédéric Lagache, déjà présent sur d’autres clips ; et une dernière scène qui fait appel à des loups. Des vrais. Ce clip est une succession d’images liées par la chanson. Un clip un peu dans la lignée de « Ainsi soit-je », vous vous en souvenez ?…

Depuis combien de jours cette équipe travaille-t-elle ?
C’est le deuxième et le dernier… du matin jusqu’au soir.

Qui a créé la robe de Mylène ?
C’est une couturière et cette robe a été faite sur mesure. On peut dire que c’est une pièce unique.

Marianne, que pourriez-vous ajouter ?
Je n’ai pas grand chose à dire… Je travaille avec Mylène car je l’apprécie et aussi car il y a une grande amitié entre nous… Je ne veux donc pas faire des déclarations qui m’engagent personnement. Vous comprenez…

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Marcus Nispel et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 août 2012

 

Marcus Nispel et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE marcusnispel_676Marcus Nispel, né le 15 avril 1963 à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, est un réalisateur, producteur de télévision et de cinéma allemand.

Marcus Nispel est né le 15 avril 1963 à Francfort-sur-le-Main dans le Land de Hesse en Allemagne.

Il a fréquenté l’école Leibniz à Höchst (Francfort-sur-le-Main) et débuté dans le monde de la publicité en tant que directeur artistique dans la publicité chez Young & Rubicam.

Marcus Nispel s’est marié à Dyan Humes Nispel, une auteur-compositeur, avec qui il a eu deux fils jumeaux, Armyan Mathaus Nispel et Bruno Tobias Nispel, nés en mars 1999.

décide en 1984 de s’installer aux États-Unis pour étudier avec l’aide d’une bourse. À partir de 1989, il réalise des clips publicitaires et musicaux pour des artistes aussi prestigieux que Janet Jackson, George Michael ou Billy Joel.

Côté français, il a réalisé quatre clips pour Mylène Farmer, en 1995 les tubes XXL et L’instant X, en 1996 le clip de Comme j’ai mal et en 1999 le clip de Souviens-toi du jour…. Il a réalisé aussi des clips tels Mon manège à moi pour Étienne Daho, Mens pour Alain Chamfort et Où est l’élue pour Pascal Obispo.

Depuis cette carrière entamée, il remporte déjà de nombreux prix pour son travail commercial et vidéo, y compris des Clio Awards, le Prix Moebius, le Grand Prix du Promax Awards, quatre MTV Video Music Awards, deux Billboard Music Awards et la MVPA Awards en 2001.

Choisi par le producteur Michael Bay, il signe en 2003 Massacre à la tronçonneuse, remake du classique de l’horreur signé Tobe Hooper en 1974. Le film est diversement accueilli par la critique, le site Rotten Tomatoes comptant 100 critiques négatives pour seulement cinquante deux positives et sera nommé aux Raspberry Award dans la catégorie pire remake en 2004. Cela n’empêcha cependant pas le film d’être un succès mondial.

Interview de Marcus Nispel pour Mylène :

 En 1995, c’est une Mylène scotchée à l’avant d’un train lancé à vive allure qui déboule sur nos écrans, avec dans sa poche un nouveau single « XXL », et un nouveau clippeur, Marcus Nispel. Entretien événement avec le réalisateur.

illogical-redonne-moi-symphonic dans Mylène et L'ENTOURAGEAnouk Nora nous disait que vous avez débuté ensemble dans la production. Qu’est-ce qui vous a mené à la réalisation (ndlr : cf. les Confidences d’Anouk Nora) ?
J’ai étudié l’art et le design en Allemagne, puis j’ai dû partir aux Etats-Unis pour me spécialiser dans le graphisme et la vidéo. C’est à la même époque que les clips musicaux ont vraiment pris de l’essor et le graphisme y tenait toujours une place très importante, alors je me suis lancé à fond dans ce domaine.

Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Mylène ? Aviez-vous déjà entendu parler d’elle auparavant ?
J’ai rencontré Mylène par l’intermédiaire d’Anouk Nora. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, ce n’est pas évident d’avoir une ouverture sur la culture des autres pays ? Et c’est d’ailleurs de pire en pire parce qu’aujourd’hui, avec les radios en ligne, vous pouvez décider de n’écouter que du rap et vous n’entendrez jamais autre chose. Mais un jour, j’étais en France pour faire une publicité pour Renault, je regardais la télé et j’ai vu une vidéo extraordinaire qui n’avait même pas l’air d’un clip mais carrément d’un petit film. J’en suis resté bouche bée. Je suis allé voir Anouk, qui était aussi en France, et je lui ai dit : « Je viens de voir ce clip génial, est-ce que tu sais qui est cette chanteuse ? ». Je ne sais pas comment Anouk a fait, mais peu de temps après, je rencontrais Mylène et nous décidions de travailler ensemble. Ses premiers clips sont vraiment étonnants ; je suis un grand admirateur du travail de Laurent Boutonnat.

D’où est venue l’idée d’attacher Mylène à l’avant d’un train pour « XXL » ? Le tournage comportait-il certains dangers ?
Je crois que c’est Thierry Mugler qui est arrivé avec l’idée d’attacher Mylène à l’avant d’une locomotive. Je me suis dit : « Non, il n’y a aucune chance qu’elle soit d’accord pour faire ça… ». Et elle a pourtant été partante ! C’est un de mes tournages préférés. Avec le recul, je me dis qu’on était complètement dingues. Il y avait un second train qui roulait devant celui sur lequel Mylène était attachée. On avait installé une louma à l’arrière de ce train pour pouvoir filmer Mylène de face. Ce n’est qu’après le tournage que nous avons réalisé que si ce train avait légèrement ralenti ou si l’autre avait légèrement accéléré, Mylène se serait tout simplement fait broyer entre les deux… Je ne sais pas à quel point elle avait conscience du danger, parce qu’elle avait déjà un autre problème à régler : la locomotive brûlante… Quand on y pense, une locomotive n’est rien d’autre qu’un gigantesque réservoir d’eau bouillante assez puissant pour tirer un train entier. A la fin de la journée, elle avait les bras couverts de cloques. On était vraiment inconscients…

Mylène déclare souvent qu’effectivement, ce n’était pas un tournage de tout repos…
Oui, c’était dur pour elle. Mais Mylène et moi avons une chose en commun : nous pensons que la passion vient de la souffrance. Nous sommes tous les deux un peu masochistes et aimons souffrir pour notre art. Pour ce clip et pour les suivants que nous avons faits ensemble, je me suis toujours débrouillé pour qu’elle ait à souffrir un peu, comme ça je savais qu’elle serait partante (rires) ! Non, plus sérieusement, je lui proposais toujours une autre possibilité moins dangereuse, mais elle choisissait invariablement celle où elle risquait de se faire mal…

Beaucoup de collaborateurs de Mylène affirment qu’il est très agréable de travailler avec elle…
Oui, elle est extrêmement professionnelle. Les artistes américains ont souvent la grosse tête et quand ils n’ont pas de scène à tourner, ils restent enfermés dans leur caravane à l’extérieur de l’équipe. Les artistes français aiment rester sur le plateau, discuter avec les techniciens. Ils ont conscience que pour faire un clip, on a souvent peu de temps et un petit budget ; cela implique que tout le monde soit solidaire. Dans le cas de Mylène, elle a en plus une vraie vision de ce qu’elle veut obtenir et participe activement à toutes les étapes du tournage. C’est également vrai pour Björk, par exemple. C’est pour cela qu’à budget égal, un clip de Mylène ou de Björk va être extraordinaire, quand d’autres artistes plus imbus d’eux-mêmes vont se retrouver avec des clips atroces.

Dans le clip de Marilyn Manson « I don’t like the drugs (but the drugs like me) », certaines scènes ressemblent étrangement à « XXL ». Pensez-vous que le réalisateur Paul Hunter se soit inspiré de votre travail ?
Je n’ai pas vu ce clip mais si c’est le cas, c’est plutôt flatteur. De toute façon, Marilyn Manson est beaucoup moins agréable à regarder que Mylène (rires) !

Pourquoi toute cette mousse dans le clip de « L’instant X » ? Comment s’est déroulé le tournage ?
J’avais lu un article qui disait que lorsqu’un incendie se déclare à l’intérieur d’un avion, il y a un système qui remplit complètement la carlingue de mousse en quelques secondes. Je trouvais l’idée amusante, pas trop compliquée à réaliser, et ça me rappelait les soirées-mousse à Ibiza (rires). En fait, je n’aime pas trop les effets spéciaux, je préfère tout faire en vrai avec ma caméra. Pour la locomotive comme pour la mousse, on aurait pu le faire avec des effets spéciaux, mais c’était plus intéressant à réaliser concrètement. On en a parlé avec Mylène et nous avons décidé d’utiliser la mousse à grande échelle, une mousse qui avalerait la terre, un peu comme dans le film « Le blob ». On a trouvé une usine désaffectée à New York et on s’est amusés à balancer de la mousse partout. On a tourné le clip en seulement une journée. C’était l’hiver, il faisait très froid, mais Mylène ne s’est jamais plainte, comme d’habitude (rires).

Pour le clip suivant, « Comme j’ai mal », la rumeur parle d’une première version prévue avec des félins qui auraient saccagé le plateau…
Ca ne me dit rien, peut-être que c’était prévu avec un autre réalisateur… Si ça avait été le cas, j’aurais réfléchi à deux fois avant de m’engager là-dedans… On peut maîtriser de la mousse ou une locomotive, mais c’est plus dur avec des fauves dangereux !

Qui a eu l’idée du scénario de « Comme j’ai mal » tel qu’on le connaît ?
Pour ses clips, Mylène ne fournit pas de scénarios complets, mais seulement des images qu’elle a en tête, en l’occurrence ici une femme qui se transforme en insecte. Après, à moi de voir comment ces images peuvent être reliées avec les paroles de la chanson. Contrairement à la plupart de mes clients américains, qui privilégient la forme sur le fond, Mylène accorde beaucoup d’importance à ce que racontent ses clips. Une victime d’abus trouvant refuge dans un monde peuplé d’insectes était un très bon point de départ pour travailler.


Le costume de papillon que revêt Mylène dans ce clip ne semble pas très simple à porter…

Mylène s’est beaucoup impliquée dans la création de ce costume qu’elle considérait quasiment comme une œuvre d’art. C’était un costume très compliqué à réaliser, tout tenait ensemble grâce à du fil de fer et des épingles… Et c’est une chose de le concevoir, mais c’en est une autre de le porter sur soi et de se mouvoir dedans. Mylène a fait ça très bien, comme toujours.

Pour « Souviens-toi du jour… », le tournage semble encore une fois très dangereux. Comment avez-vous obtenu ce résultat ?
On a construit la maison du clip sur un parking à Los Angeles, car nous avions l’obligation de tourner dans un endroit dégagé, pour des raisons de sécurité. D’ailleurs, la maison n’avait pas de toit pour que la fumée puisse facilement s’évacuer. Mylène portait une robe en plastique et sa coiffure tenait grâce à des tonnes de laque, ce qui n’est pas franchement l’idéal quand on se retrouve entouré par les flammes. On avait couvert sa robe et ses cheveux d’un produit spécial pour retarder la combustion mais malgré tout, les bulles de plastique de sa robe n’arrêtaient pas d’exploser comme des pétards. Encore une fois, nous n’avons pas utilisé d’effets spéciaux, tout était vraiment en feu… Sinon, Mylène n’aurait pas voulu le faire (rires) !

Saviez-vous que le texte évoquait la Shoah ?
Non, vous me l’apprenez… Mais les chansons de Mylène peuvent être sujettes à tellement d’interprétations… En y repensant, je m’en doutais peut-être un peu, inconsciemment…

En 2002, vous réalisez un remake de « Massacre à la tronçonneuse ». Comment ce projet a-t-il vu le jour ?
Quand j’ai voulu faire ce film, tout le monde pensait que c’était très prétentieux de ma part de m’attaquer à un tel monument et que je n’en serais jamais capable. Mais j’ai quand même réalisé près de deux cent cinquante clips et plus de deux mille publicités pour des produits aussi variés que des sodas ou des couches-culotte, alors j’avais envie d’utiliser cette expérience pour un long-métrage et de donner une autre direction à mon travail. Réaliser un film d’horreur, c’était comme peindre avec des couleurs plus sombres qu’auparavant. En fait, c’est ce que j’avais justement eu l’occasion de faire avec les clips de Mylène, mais c’était presque la seule à m’avoir demandé ça par le passé. De plus, ce film m’a permis de m’adresser à un vrai public, ce qui n’est pas toujours le cas quand on réalise des clips ou des pubs. Je suis très fier des films publicitaires que j’ai faits, mais les gens ne les regardent pas vraiment, ils profitent de la pub pour se préparer un sandwich ou aller aux toilettes. Et un film d’horreur fait davantage réagir le public que tous les autres genres de films : les spectateurs crient, bondissent sur leurs sièges… Donc, après des milliers de petits films sans public, j’avais envie de faire bondir les gens. C’était très amusant.

Vos longs-métrages font la part belle à l’aventure, à l’horreur et au fantastique. Honnêtement, on s’attendrait à ce que vous clippiez surtout des groupes de hard-rock…
A une certaine époque, les réalisateurs de clips n’étaient pas crédités sur MTV. Un réalisateur spécialisé dans les clips de hard-rock pouvait donc librement tourner un clip de rap sans que son image s’en retrouve modifiée dans l’esprit des gens. Cette liberté a donné lieu à un grand mélange des gens car les réalisateurs pouvaient se lâcher. Il y a vraiment eu des bijoux à cette époque-là. Une fois que le nom des réalisateurs est apparu à l’écran, leurs choix ont été plus logiques et prévisibles. Si vous vous appeliez Ice-Cube, vous engagiez le type qyui avait fait le clip de Ice-T. Les clips de rap se sont mis à tous se ressembler, pareil pour les clips de hard-rock. Dans mon cas, mon but était de réaliser un jour des longs-métrages, donc je me suis concentré sur des artistes qui avaient une histoire à raconter. Du coup, j’étais un des seuls qui acceptaient de clipper des balades et cela m’a permis de travailler avec Billy Joel ou Elton John, qui sont de grands raconteurs d’histoires. Ce n’est pas souvent le cas avec les groupes de métal, bien que j’aie déjà travaillé avec Faith No More, par exemple. Quoi qu’il en soit, pour durer dans ce métier, il faut raconter des histoires. Ceux qui ne s’appuient que sur l’image tombent vite dans l’oubli.

Pourquoi ne pas avoir tourné d’autres clips avec Mylène ?
Ca s’est trouvé comme ça… Mais je retravaillerais volontiers avec elle. Elle fait partie des rares personnes qui vous donnent envie d’aller au bout de vous-mêmes.

Êtes-vous toujours en contact avec elle et suivez-vous sa carrière ?
Ce n’est pas évident de suivre ça d’ici, en Amérique, d’autant que je ne suis pas très doué avec Internet. Je sais juste qu’elle a fait un doublage pour un film d’animation. Mais cette interview m’a donné envie d’aller regarder ça plus précisément et je vais demander à Anouk si elle a des nouvelles.

Vous avez aussi travaillé avec d’autres chanteurs français comme Etienne Daho, Alain Chamfort ou encore Pascal Obispo… Avez-vous apprécié ces collaborations ?
C’est toujours très agréable de travailler avec des artistes français car ils aiment participer et apportent beaucoup d’idées. J’ai tout particulièrement apprécié Alain Chamfort, un vrai gentleman qui n’aime pas ce qui est trop lisse. Alors qu’aux Etats-Unis, plus c’est lisse, plus les gens sont contents.

Peut-on dire que le clip vidéo est à l’intersection de la publicité et du cinéma, deux genres que vous maîtrisez parfaitement ?
Tourner des clips est ce que j’aime le plus faire. C’est mon premier amour et j’y reviens toujours. Je continue à tourner des pubs parce que j’adore ça aussi et que ce milieu n’arrête pas de se réinventer. Quant au cinéma, je ne suis pas spécialement pressé de m’y remettre. Un long-métrage vous éloigne de votre famille durant plusieurs mois. Avant de tourner « Patrhfinder », mon fils savait à peine parler. Quand j’ai eu terminé, il savait quasiment déjà lire. Je ne veux pas passer à côté des choses importantes.

18c8519-224x300Mylène va certainement tourner un film fantastique tiré du livre de Nathalie Rheims, « L’ombre des autres » (ndlr : le projet est actuellement en stand-bye). L’imaginez-vous volontiers dans ce genre de films ?
Ce que j’aimerais faire, et dans lequel je verrais parfaitement Mylène, c’est un énorme opéra-rock comme il y en avait dans les années 70. J’adore le travail de Baz Luhrmann qui explore un peu cette voie. Dans le même genre, il y a aussi ce projet sur la vie de Freddy Mercury, à partir des chansons les plus autobiographiques de Queen. Mylène joue, chante, sait installer une tension tension dramatique. Elle devrait vraiment écrire un concept-album où toutes les chansons seraient les chapitres d’une histoire, et en faire un opéra-rock. Son univers s’y prêterait tellement bien ! 

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Line Renaud et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 août 2012

 

Line Renaud et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 220px-Line_Renaud_Loulou_Gast%C3%A9Line Renaud, de son vrai nom Jacqueline Enté, est une chanteuse et actrice française née le 2 juillet 1928 à Pont-de-Nieppe, près d’Armentières, dans le Nord.

Après le conservatoire local elle se lance, en 1945, dans le music hall, à Paris, où elle rencontre l’homme de sa vie, Loulou Gasté, de vingt ans son aîné. Elle l’épouse cinq ans plus tard et ne le quittera plus jusqu’à sa mort, en 1995. C’est  » Loulou  » qui lui trouve son nom de scène et lui écrit des chansons aussi célèbres que Ma cabane au Canada, Etoile des neiges, Ma p’tite folie, Mademoiselle from Armentières ou encore Le chien dans la vitrine.

De toutes les artistes françaises, et même jusqu’à aujourd’hui, Line Renaud est sans aucun doute celle qui aura connu la plus grande réussite aux Etats-Unis où elle part en 1954. Elle s’y produit dans les palaces de New York et Los Angeles ainsi que dans le très populaire Ed Sullivan Show. Elle chante également en duo avec Dean Martin, l’une des plus grandes vedettes de l’époque. En 1959, elle devient meneuse de revue au Casino de Paris, puis elle est engagée au Dunes, l’un des plus grands casinos de Las Vegas, de 1963 et 1965. Après des incursions sur le petit écran dans les années 1970, elle se lance définitivement dans le cinéma et le théâtre à la fin des années 1980. Toujours avec succès.

Très impliqué dans les questions de société, Line Renaud est membre du comité de parrainage de la  » Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence  » et vice-présidente de l’association  » Sidaction « . Elle est Officier de la Légion d’honneur depuis 1994.

 Filmographie de Line Renaud :
2008 : Bienvenue chez les ch’tis de Dany Boon
2006 : La maison du bonheur de Dany Boon
2005 : Le courage d’aimer de Claude Lelouch
2005 : Les soeurs Robin (téléfilm)
2005 : Les rois maudits de Josée Dayan (série télévisée)
2004 : Le miroir de l’eau d’Edwin Baily (série télévisée)
2003 : 18 ans après de Coline Serreau
2001 : Chaos de Coline Serreau
1999 : Belle Maman de Gabriel Aghion
1994 : J’ai pas sommeil de Claire Denis
1995 : Sixième classique de Bernard Stora (téléfilm)
1995 : Ma femme me quitte de Didier Kaminka
1990 : Ripoux contre ripoux de Claude Zidi
1955 La Madelon de Jean Boyer

 Line Renaud au Théâtre :
2007 : Fugueuses, de Pierre Palmade, Christophe Duthuron, mise en scène par Christophe Duthuron, avec Muriel Robin. La dernière représentation, le 5 janvier 2008, a été diffusée en direct sur France 2.
2002 : Poste restante, de Noël Coward, mise en scène de Daniel Roussel
1995 : La visite de la vieille dame, de Friedrich Dürrenmatt, mise en scène de Régis Santon,
1991-93 : Pleins Feux de Didier Kaminka d’après « Eve » de Mary Orr, mise en scène Eric Civanyan
1988 : La Folle journée ou le mariage de Figaro de Roger Coggio
1986 : The Incomparable Loulou. Version anglaise de Folle Amanda, mise en scène Charles Nelson-Reilly, joué au Théâtre à Miami.
1981-82 : Folle Amanda de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy

« C’est pas l’heure »! Toutes les photos

mylene-farmer_line-renaud_002-300x180 dans Mylène et L'ENTOURAGE                 322357733-mylene-farmer-c-est-pas-l-heure-son-duo-avec

le duo de Mylène Farmer et Line Renaud. Le morceau a fuité sur Internet et fait le bonheur des fans de la rousse. Pour son retour à la chanson après 30 ans passés loin des studios, Line Renaud s’est entourée d’un très beau casting pour Rue Washington, son nouvel album disponible le 8 novembre.

Le 29 octobre 2010 : L’une revient à la chanson après pas loin de 30 ans de disette, l’autre a pris l’habitude de dominer annuellement les palmarès de l’industrie musicale en France. Alors, quand Line Renaud et Mylène Farmer se rejoignent sur un même projet musical, le tandem a tout pour attirer l’attention. Et c’est chose faite avec le duo que ces deux icônes partagent, dont vous pouvez découvrir un extrait ci-dessus : C’est pas l’heure.

Une ultime sensation qui vient couronner une semaine que ces deux-là ont déjà largement animée : après avoir dévoilé ses Torrents d’amour, premier extrait signé Michel Delpech de son album Rue Washington (à paraître le 8 novembre), l’inénarrable demoiselle d’Armentières créait dernièrement l’événement avec quelques secondes de son duo attendu avec son « filleul » Johnny Hallyday, sur une reprise en français du standard de Louis Armstrong, What a wonderful world, devenu Un monde merveilleux.

De son côté, Mylène Farmer a étonné, laissant entendre une voix grave, suave et envoûtante sur une version revisitée d’un tube d’INXS (Never tear us apart) en duo avec Ben Harper, pour un album hommage au groupe suédois à paraître fin novembre.

Contrairement à Oui mais non, premier single signé RedOne de son nouvel album intitulé Bleu noir, Mylène retrouve pour C’est pas l’heure son grand complice Laurent Boutonnat. Le site de référence sur la star mylene.net souligne par ailleurs qu’il s’agit du premier duo que celle-ci enregistre avec une autre artiste féminine… Une grande première pour ces deux grandes dames !

A quelques semaines de ses concerts à L’Olympia Line Renaud s’exprime au travers d’une interview dans le quotidien Belge LA LIBRE et répond à une question à propos de Mylène Farmer :

Vous dites énormément de bien de Mylène Farmer – avec qui vous chantez en duo sur “C’est pas l’heure”.

C’est une femme remarquable, que peu de gens connaissent parce qu’elle est très secrète.

Qu’appréciez-vous chez elle ?

Ben, déjà, c’est une femme très instinctive, elle est d’une grande timidité et est très secrète dans la vie. Elle est pudique. Et donc elle mène la carrière qui correspond à son tempérament.

Par ailleurs, c’est étonnant comme la voix de Patricia Kaas ressemble à la vôtre… Oui, c’est vrai. Nous avons des timbres de voix qu’on reconnaît. Il y a beaucoup de timbres de voix identiques, maintenant. Les filles chantent bien, mais elles chantent toutes pareil, sans vraiment de couleur vocale. Patricia a une couleur vocale, mais sa voix est plus étendue que la mienne.

Vous avez commencé votre carrière par la chanson, aujourd’hui, vous y revenez. A l’intérieur de la boucle, vous avez joué au théâtre, au cinéma. En même temps, c’est un petit peu propre aux artistes de ne jamais arrêter avec, toujours, des projets en chantier. Pour moi, la chanson, c’est une parenthèse. En septembre, je recommence tout de suite un téléfilm. Line Renaud en concert le 8 mai à 17h au Cirque Royal. Rés. 02.218.20.15. « Rue Washington », un CD Warner, 2564677073

Interview intégrale ici : http://www.lalibre.be/culture/musique/article/656333/line-renaud-enchante-de-nouveau.html

 

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Laurent Boyer et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 août 2012

 

Laurent Boyer et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE laurent_boyer_reference

Laurent Boyer, né le 23 janvier 1958 à Paris (France), est un animateur de télévision et radio français. Il est le compagnon de la chanteuse Alice Dona.

Diplôme : maîtrise et CAPES de lettres.

Il a été nommé chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Boyer

Il a travaillé sur M6 depuis sa création jusqu’en 2010 et a présenté des émissions telles que Graines de star , Nos meilleurs Moments, Jour J ou encore Fréquenstar.

À la radio, Laurent Boyer est passé par Radio7, Le Poste Parisien, Kiss Fm, 95.2, puis Europe 1 (C’est pour rire, le Top 50, Espace Rêve) et Europe 2 (Le Brunch…). De l’an 2000 jusqu’à l’été 2010, il anime l’émission la Tête dans les étoiles sur RTL. Émission dans laquelle il reçoit chaque jour une star souvent très connue. Des auditeurs doivent ensuite répondre à des questions sur cette célébrité. Depuis la rentrée 2010, il anime un tout nouveau jeu consacré à l’Histoire de France (Le grand Quiz des Histoires de France) chaque dimanche entre 13h30 et 14h30, en compagnie de l’historienne Clémentine Portier-Kaltenbach.

Le 16 avril 2005, entre Rennes et Paris, Laurent Boyer est victime d’un accident de voiture d’une rare violence ou il fut l’unique rescapé.

En 2007, il passe une audition d’animateur du jeu Êtes-vous plus fort qu’un élève de 10 ans ? sur M6, avec Stéphane Rotenberg et Mac Lesggy, mais on leur préfère Roland Magdane. En 2010 il présente l’émission Que sont devenues nos stars sur M6.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsIl fait aussi une apparition, jouant son propre rôle, dans la série télévisée H, épisode 19 de la Saison 2.

Le 10 décembre 2010, après vingt-trois ans passés sur M6, Laurent Boyer annonce son départ pour la chaîne France 3 où il animera à partir du 31 janvier 2011, Midi en France une émission quotidienne en direct à la découverte des régions françaises.

Dès le 14 mars 2011, il présente Tous vos amis sont là (émission déjà présentée par Stéphane Bern et Olivier Minne) sur France 3.

Il présenta l’Eurovision sur France 3 avec Catherine Lara.

Le 9 mai 2011, il présente En route pour l’Eurovision avec Catherine Lara sur France 3.

Laurent Boyer n’a interviewé Mylène qu’une fois, mais cet entretien reste l’un des plus importants dans le parcours télévisuel de la star. Outre le fait qu’elle ait accepté d’y parler longuement, cela reste à ce jour la seule et unique fois où une équipe de télévision a été invitée sur le tournage d’un de ses clips.

Comment as-tu obtenu le luxe suprême de non seulement interviewer Mylène Farmer, ce qui est déjà énorme en soi, mais en outre de le faire sur le lieu de tournage de son clip ?
En fait, on a souvent demandé des interviews de Mylène à sa maison de disques, et un jour, on nous téléphone, et on nous propose de partir à Budapest pour la rencontrer et assister au tournage de son nouveau clip événement. Evidemment ça ne se refuse pas ! D’autant que c’était tous frais payés par Polydor, ce qui tombait plutôt pas mal vu qu’à l’époque on n’avait pas trop de moyens. M6 n’avait que quatre ou cinq ans et très peu d’émissions autofabriquées.

Combien de temps as-tu passé là-bas ?
Deux jours et trois nuits si je me souviens bien.

Tu mangeais et dormais avec l’équipe ?
Oui. On était tous logés dans ce sublime palace à Budapest… Je ne me rappelle plus comment il s’appelle. Tout le monde se retrouvait autour d’une table le soir. C’était très sympa.

Tout le monde ? Même Mylène ?
Oui bien sûr. Mylène, Laurent Boutonnat, l’équipe technique, mon équipe télé et les gens de Polydor.

Comment était Mylène dans ces moments-là ?
Très peu expansive. Elle est vraiment comme ça, je crois. C’est sa nature.

Et en journée, ça se passait comment ?
Très bien. Vraiment. On avait le droit de filmer ce qu’on voulait. On se baladait sur le tournage du clip avec notre caméra et on filmait ce qu’on voulait. Je n’ai pas souvenir de la moindre restriction. Tout le monde était vraiment disponible pour nous. Y compris Laurent Boutonnat, qui avait pourtant beaucoup de boulot – c’était un clip à gros budget.

C’est pourtant quelqu’un qui va peu vers les médias, encore moins que Mylène. On ne l’a plus entendu ou vu depuis neuf ans.
Je sais, mais avec nous, ça s’est fait tranquillement. On allait vers lui et il prenait le temps de répondre à nos questions. Vraiment dispo.

Le clip de « Regrets » a été tourné en même temps que celui de « Désenchantée », as-tu également assisté un peu à son tournage ?
Non. On a assisté « uniquement » à celui de « Désenchantée ».

Comment était Mylène pendant ce tournage ?
Je lui ai trouvé beaucoup de témérité et de volonté. Il faut savoir que les conditions de tournage n’étaient pas évidentes : il faisait très froid. Mais je ne l’ai jamais vue se plaindre et jamais je ne l’ai vue lâcher.

Et pour ce qui est de l’enregistrement même de l’interview ?
Je l’ai trouvée très renfermée sur elle-même dans un premier temps, puis elle s’est débridée peu à peu. Elle a fini par se livrer. Il a fallu du temps, mais elle s’est ouverte. Je crois qu’elle a été totalement sincère.

enconc15-214x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVous avez diffusé une image prise hors interview pendant laquelle on vous voit côte à côté, attendant de reprendre l’entretien et vous ne dites pas un mot. Toi tu prends le soleil et Mylène semble un peu perdue, elle ne sait pas trop ou poser son regard. Vous ne vous parliez pas entre les prises ?
Si bien sûr. On parlait beaucoup. Je crois même que Mylène a fini par me tutoyer au bout d’un moment. Le plan dont tu parles a été conservé pour le fun. Il est assez marrant à regarder justement parce qu’il est silencieux. Mais en fait, à ce moment-là, il y avait une petite éclaircie dans le ciel et on en profité pour prendre un peu le soleil. Il faisait vraiment froid !

Mylène et son staff avaient-ils des exigences quant à la manière de filmer ?
Non, pas que je m’en souvienne. J’ai vraiment le souvenir d’une totale liberté. Et puis tu sais, on a profité du fait que toute son équipe technique était là pour utiliser son ingénieur lumière.

Après diffusion du document, as-tu eu des échos de Mylène ?
Je crois qu’elle a aimé.

Comment se fait-il que son portrait ne soit jamais rediffusé la nuit, comme les autres ? Même lorsque vous faites un best-of de l’émission, elle en est absente. Pourquoi ?
Je pense que ça a été bloqué à sa demande, mais je n’en suis pas sûr (ndlr : la chargée de production de « Frequenstar » nous a confirmé que les images ont été bloquées par le management de Mylène).

Pourquoi n’a-t-elle jamais refait de « Fréquenstar » ?
Je ne sais pas. Ce n’est pas faut de l’avoir invitée en tout cas (rires). Y compris pour « Graines de star ». Mais à chaque fois, c’est une fin de non recevoir. Je ne m’en offusque pas, j’ai déjà eu l’incroyable honneur de faire celui-là. Mais j’avoue avoir été surpris quand j’ai vu qu’elle accordait une interview à une chaîne du câble et du satellite. Les Dutronc, Goldman ou Hallyday qui, comme Mylène, se font rares en télé, ont quand même faut plusieurs « Fréquenstar ». J’adorerais en refaire un avec elle !

Malgré le fait que tu ne l’aies interviewée qu’une seule fois, on fait souvent appel à toi pour témoigner quand un sujet se monte autour de Mylène (« Plus vite que la musique », « Mister Bizz »). Comment l’expliques-tu ?
Je crois que ce portait est devenu culte. On m’en parle encore, douze ans après ! On a reçu beaucoup de courrier après sa diffusion. Encore aujourd’hui, beaucoup de fans nous écrivent pour nous demander sa rediffusion. Je crois que ça a vraiment marqué les esprits. Tu sais, quand un gars prépare un sujet sur Mylène, il doit se dire : « Tiens, Boyer a passé plusieurs jours avec elle et il a fait une longue interview, c’est rare, il doit avoir des choses à dire ». Et puis il y a aussi cette fabuleuse histoire avec Alizée qui voulait être graine de danseuse et qui s’est retrouvée graine de chanteuse pour finalement devenir une star.

D’ailleurs tu as retrouvé à la fois Alizée et Mylène sur la scène du zénith de Lille en novembre 2000 pour les M6 Awards. En as-tu profité pour inviter Mylène à un prochain « Fréquenstar » ?
Non. Je ne l’ai vue ni avant ni après le show. On ne s’est vus que sur scène.

L’as-tu revue depuis ?
Oui, je l’ai croisée deux fois, au restaurant. Une fois il y a deux ou trois ans, et l’autre l’an dernier.

Et là, as-tu pu lancer ton invitation ?
Non, je l’ai saluée rapidement, c’est tout. Tu sais, si elle a envie de refaire un « Fréquenstar » ou autre chose, elle me le fera savoir. Je pense, ou du moins j’espère, qu’elle sait que je suis à sa disposition. Si elle me dit qu’elle a envie de faire ça, je le fais.

Artistiquement parlant, que penses-tu de Mylène ?
J’aime beaucoup « XXL ». Je trouve que tout ce qu’elle fait est très bien fait.

illogical-rayonsA-t-elle une place particulière parmi les nombreux invités que tu as reçus ?
Bien sûr. J’en garde un souvenir ému, d’autant que c’était à son initiative et qu’elle s’est livrée. Et puis, il faut savoir que c’est avec cette émission que « Fréquenstar » est né. Avant, c’était une émission en plateau. L’interview de Mylène était la première qu’on tournait en extérieur. En rentrant de Budapest, dans l’avion, j’ai eu l’idée d’en faire la marque de fabrique de l’émission. Je lui dois beaucoup pour ça. D’ailleurs, pour les dix ans de « Fréquenstar », j’aurais bien aimé faire un nouveau portrait avec elle pour boucler la boucle, mais ça ne s’est pas fait.

Extrait de la newletter de Mylène Farmer et vous – 2003

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Steve Cabus et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 août 2012

Steve Cabus

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Mylène Farmer : The Single File (anglais) (Édition à compte d’auteur)     

 

“Après la tournée et les concerts au Stade de France, comme le dit Mylène Farmer dans Paris Match, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque.”  Plus que cela encore, une angoisse terrible et des pulsions auto-destructrices, si l’on en croit les nouvelles chansons de la chanteuse. “Tu reviens toujours / Mélancolie”, dit-elle dans Moi je veux. Dans M’effondre, elle indique avec une sincérité bouleversante ces instants où l’âme sombre dans une peur irrépressible. La répétition finale de “Jusque là tout va bien” résonne d’ailleurs comme un cri déchirant en forme d’autosuggestion, une manière de se rassurer quand tout est incertain. Dans Light Me Up, elle évoque ses insomnies, la douleur brûlante de la solitude : “It’s so cold in my song”.  Avec Diabolique mon ange, elle va encore plus loin, caressant l’idée de la défenestration : “A tout jamais de celles / Qui entrouvrent fenêtre / Qui parlent et puis se jettent”. 

Seul l’amour représente l’espoir, ce qu’on ne peut retirer à ceux qui le partagent. “Car l’amour / Est à nous / Pour toujours”, chante Mylène dans Toi l’amour, qui mériterait d’être un single, tant l’intro signée Moby est magistrale.  C’est l’être aimé que Mylène appelle au secours, c’est à lui qu’elle demande de la réanimer dans Light Me Up.  Parce que, malgré tout, “La bataille est belle / Celle de l’amour / Disperse tout”.

Extrait du site de Hugues ROYER : commentaire de Steve Cabus  http://huguesroyer.wordpress.com/2010/12/03/bleu-noir-plus-noir-que-bleu/

  1. Je m’appelle Steve Cabus, je suis un français de 41 ans qui vit a Londres depuis 23 ans.

Je me permets de vous écrire aujourd’hui pour vous dire que je viens tout juste de compléter une traduction intégrale en anglais de votre biographie “Mylène”. Je ne sais pas si vous parlez bien l’anglais, ou même du tout, mais je me suis dit que cela pourrait vous intéresser quand même!

J’espère sincèrement que je ne vais pas m’attirer des poursuites judiciaires avec tout cela, je réalise bien que, même si c’est dans une autre langue, j’ai recopié votre oeuvre, et cela sans votre permission. Je vous en demande pardon d’avance. Je tiens a préciser que, bien sur, je n’en retire absolument aucun bénéfice financier, même s’il est vrai que par contre j’ai profité d’une immense joie d’être capable de pouvoir faire partager avec les fans non seulement anglais et américains, mais aussi d’ailleurs dans le monde, une oeuvre de qualité et très informative, en bref quelque chose de substantiel pour les fans non-francophones, et ils sont très grand nombre, a se mettre sous la dent.

deprime dans Mylène et L'ENTOURAGESi vous désirez jeter un oeil, la traduction est sur le site “MF International”, dans la catégorie “Mylene Farmer translations”.

Finalement, et c’est un peu sans honte mais j’imagine que c’est bien la première et dernière fois que j’aurai l’occasion de vous écrire: je suis “l’auteur”, enfin j’utilise le terme légèrement car je suis loin d’être a un niveau tel que le votre, d’une collection d’une douzaine d’histoires courtes, “Les aventures insolites de Mylene Farmer”. Sans vouloir chanter mes propres éloges, des fans m’ont dit que c’était “génial”, et d’autres trucs dans le genre, et en tout cas, en tant que fan de Mylène, ca vous fera peut-être sourire.

Si vous désirez jeter un oeil là-dessus aussi, c’est ici:

http://aventuresdemylenefarmer.skyrock.com/

 

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Hugues Royer pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 13 août 2012

 

Hugues Royer pour Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE h-20-1364807-1229971278

Hugues Royer (né le 12 janvier 1965 à Saint-Cyr-l’École) est un écrivain et journaliste français.

Hugues Royer grandit dans une famille d’agriculteurs originaires des Yvelines, qui s’installent en Touraine un an après sa naissance. C’est le cadet d’une fratrie de trois garçons.

Il effectue sa scolarité au lycée Alfred de Vigny de Loches, puis en Hypokhâgne au lycée Descartes de Tours et en Khâgne au lycée Balzac à Paris. Titulaire d’un DEA de philosophie, d’un DESS de psychologie sociale et d’un DEA de littérature comparée, il commence par enseigner la philosophie à l’Institut Saint-Exupéry de Paris.

En 1991, il quitte l’enseignement pour devenir journaliste et directeur de collection dans l’édition. Il publie plusieurs ouvrages : contes pour enfants, biographies et beaux livres.

En 1998, âgé de trente-trois ans, il sort son premier roman, Mille et Une raisons de rompre. L’année suivante, il rejoint la rédaction du magazine people Voici. En 1999/2000, il signe trois expositions d’art contemporain, à Neuchâtel, à Genève puis à Paris, dans la galerie Quai Voltaire, où il présente l’installation Je ne suis pas madame Soleil.

Dans la foulée, d’autres romans paraissent : Mémoire d’un répondeur, en 1999, salué par la critique, La vie sitcom, en 2001, avec l’éditeur Bernard Wallet, Comme un seul homme, en 2004, récit de son année sous les drapeaux.

Le 17 novembre 2004, il devient papa de Mathilde et Solenn. En mai 2005, il épouse Pascale, la maman. Au Cherche Midi, sous la direction de Pierre Drachline, il publie Ma mère en plus jeune, en 2006, puis Daddy blue, en 2007.

En novembre 2008, il sort une biographie de Mylène Farmer, qui rencontre un grand succès, et que les fans de la chanteuse saluent comme « le livre de référence ». Il dédie cet ouvrage à son père, Guy Royer, qui disparaît à l’âge de 68 ans, des suites d’un cancer, le 19 avril 2009. Entre-temps, il a signé La Société des people, un essai philosophique qui prolonge les analyses de Guy Debord. En novembre 2010, il publie Cabrel, la biographie la plus ambitieuse jamais consacrée au chanteur d’Astaffort. Le 6 janvier 2011 paraît Je reviens bientôt (Michalon), un hommage poignant à son père disparu.

 

9782352871392 dans Mylène et L'ENTOURAGEŒuvres romanesques

  • Mille et Une Raisons de rompre, Zulma, 1998
  • Mémoire d’un répondeur, Le Castor Astral, 1999
  • La Vie sitcom, Verticales, 2001
  • Comme un seul homme, La Martinière, 2004
  • Ma mère en plus jeune, Le Cherche Midi, 2006
  • Daddy blue, Le Cherche Midi, 2007
  • Je reviens bientôt, récit, Michalon, 2011

 

Autres livres

  • La Société des people, essai, Michalon, 2008
  • Mylène, biographie, Flammarion, 2008 (l’Archipoche, 2009)
  • Cabrel, biographie, Flammarion, 2010

 

 

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