Mylène Farmer et des Milliers de fans

Posté par francesca7 le 29 septembre 2013


 Mylène Farmer et des Milliers de fans dans Mylène et L'ENTOURAGE images-15

Quand Mylène Farmer reprend la route, elle n’y va pas par quatre chemins. Jusqu’en décembre, elle aura joué 39 concerts dans 14 villes, de Douai à Nice en passant par Saint-Pétersbourg, pour près de 550 000 fans.

Après une dizaine de concerts à Paris-Bercy, voici donc les 24 semi-remorques et ses dix bus de la tournée « Timeless 2013 » sur la route de Lyon. À partir de demain et jusqu’à samedi, la rousse mythique de la chanson française installe son show à la Halle Tony-Garnier de LYON. Quatre concerts et chaque fois 11 500 fans. 

Les concerts sont quasiment complets. La production vient de rajouter quelques places pour les deux premiers soirs, et le dernier concert, qui a été mis en vente en dernier, propose encore quelques places, en fosse debout. « Il doit rester quelques centaines de billets, au maximum. La production les garde en réserve pour éviter le marché noir. Ils ont fait pareil à Paris », explique un fan.

Ce sont donc au total 46 000 fans qui viendront à la Halle découvrir un spectacle unique. « C’est absolument hors-norme. Au niveau logistique, c’est plus gros que Lady Gaga ou Beyoncé. Certaines technologies ont été développées spécialement pour ce spectacle », s’enthousiasme Thierry Téodori, le directeur de la Halle Tony-Garnier.

Le décor du spectacle a été conçu par le légendaire Mark Fisher, décédé en juin dernier. Créateur de scènes pour les Rolling Stones, U2 ou Johnny Hallyday, c’est là sa dernière œuvre. Une ambiance futuriste, des robots et des vidéos d’inspirations spatiales.

« Il y a toujours deux lectures des spectacles de Mylène Farmer. Un côté divertissement et paillettes, mais aussi une face plus sombre, plus profonde », souligne Thierry Téodori.

Mylène Farmer débarque dans un tourbillon de lumières, comme sortie d’une capsule spatiale. Sanglée dans une combinaison pailletée concoctée par Jean-Paul Gautier, elle lance le premier titre de la soirée, « À force de… », issu de « Monkey Me », son 9e album, publié en décembre 2012. Suivent des anciens titres (« Comme j’ai mal », « C’est une belle journée ») et des titres récents (« Monkey Me », « Elle a dit »), et même un duo virtuel avec Moby sur la chanson « Sleeping away (Crier la vie) ». Et, évidemment, les tubes incontournables : « Désenchantée », « Sans contrefaçon »…

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Le directeur musical du spectacle est le fidèle Yvan Cassar. Le batteur est toujours Charles Paxson (James Blunt, Tina Turner), et il y a une nouvelle fois Bernard Gregory Suran Jr. à la guitare. Mais on trouve désormais Jonathan Button (« The Who », Shakira) à la basse et Peter Thorn (Alicia Keys), à la seconde guitare. Bref, la crème des musiciens internationaux.

Le spectacle est aussi une succession de chorégraphies, conçues par Mylène Farmer elle-même, pour l’essentiel. Six danseurs accompagnent la chanteuse sur scène. Plus deux robots de deux mètres de haut, qui dansent autour de la diva…

 

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Le mystère -biographie de Mylène

Posté par francesca7 le 30 août 2013

interview presse Mathias Goudeau (Écrivain)
Auteur d’une biographie Le mystère – Biographie de Mathias Goudeau Date de parution: 13 août 2003

Le mystère -biographie de Mylène dans Mylène dans la PRESSE images-32

Rencontre avec l’auteur de l’abécédaire « Mylène Farmer, le mystère ».

Qui a eu l’idée de faire ce bouquin : toi ou l’éditeur ?
Les deux. Lui voulait lancer cette collection, Portrait (ndlr : dont ce livre est le premier, d’autres suivront par la suite). Moi, de mon côté, je m’intéresse à la chanson française, donc j’avais forcément envie d’écrire sur Mylène Farmer. Je ne suis pas fan, mais c’est un objet de curiosité.

Tu n’es pas fan ?
Non. J’aime bien. J’ai quelques disques à la maison. Mais je suis plus Souchon, Goldman, Cabrel, Renaud, les Beatles…

Pourquoi sortir un livre maintenant alors que Mylène n’est pas dans l’actualité ?
Elle n’y est pas mais y est toujours. Tu es mieux placé que moi pour le savoir (rires).

J’imagine que tu étais au courant que beaucoup d’autres bouquins lui étaient consacrés ces derniers temps. Pourquoi avoir maintenu le tien ?
Quand le projet s’est mis en route, en janvier, aucun bouquin n’était sorti.

Comment expliques-tu que tant de livres sur Mylène sortent cette année alors qu’il n’en sortait jamais avant ?
Je ne sais pas. En tout cas, dire que ce sont des coups d’éditeurs qui savent que ça va se vendre parce qu’il y a des fans, ça me paraît un peu facile : ça fait déjà pas mal d’années que le phénomène des fans de Mylène Farmer existe. Je pense que c’est plus une sortie de dynamique. Un peu comme les chansons : il suffit qu’un nouveau son arrive et d’autres s’engouffrent dans la brèche.

Pourquoi avoir fait le choix d’un dessin en couverture ?
D’abord, je dois dire que ce n’est pas de mon fait. C’est le travail de l’éditeur. Je crois que c’est une identité visuelle qu’il souhaite donner à sa nouvelle collection. Pour les petits Music Books, ce sont des caricatures. Pour la collection Portrait, ce sont des dessins plus adultes. J’aime beaucoup cette couverture.

Et le choix de ne pas mettre de photos à l’intérieur ?
Je crois qu’il est très difficile d’obtenir des photos de Mylène, je ne t’apprends rien. Et puis, c’est surtout un livre d’information. Il s’agissait pour moi de démêler le faux du vrai dans le flot de rumeurs qui courent autour de Mylène Farmer. Un vrai travail de fourmi. Information, précision, vérification. Tout simplement un travail de journaliste.

Quelle a été ta méthode de travail ?
Comme pour tous les abécédaires que j’ai pu faire, le truc c’était de se mettre plein de Mylène Farmer dans la tête : musique, clips, infos… Et de classer tout ça. Le but était d’être le plus lisible possible à l’arrivée et de permettre la lecture-zapping. Ces livres-là sont faits pour les fans et pour les novices.

Tu t’es octroyé la collaboration de Jérémy Courtytera. Quelle a été sa contribution au livre ?
Les compléments d’information. Tous les petits plus et les précisions sur les faits concrets, c’est lui. De même qu’un point de vue général, une relecture. Pour ce qui est des nouvelles infos, c’est moi.

Parlons-en. En lisant ton livre, j’ai appris quelques petites choses. En particulier l’existence d’une publicité pour le loto que Mylène a tournée à son époque mannequin et dont j’ignorais l’existence. Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’effet de surprises à tes futurs lecteurs. J’aimerais juste savoir si l’on a une chance de la voir un jour dans « Plus vite que la musique » (où l’on a déjà pu découvrir celle de la Caisse d’Épargne) ?
Je ne pense pas.

Pourquoi ?
(Silence). Je ne sais pas si on peut la récupérer.

Puisqu’on parle de « Plus vite que la musique », est-ce qu’un nouveau numéro spécial Mylène est prévu ?
Pas pour l’instant.

Est-ce que les deux précédentes spéciales que vous lui avez consacrées ont obtenu de bonnes audiences par rapport à la moyenne de l’émission ?
Oui, même si la dernière (ndlr : diffusée en février 2003) n’a pas réalisé les scores escomptés.

Vous aviez pourtant retrouvé des gens qui l’ont côtoyée de près, en particulier son premier attaché de presse. Est-il difficile d’obtenir des interviews de l’entourage de Mylène ?
C’est plus facile avec ceux qui ne travaillent plus avec elle. Mais c’est la même chose pour la plupart des artistes. Le plus difficile avec Mylène, c’est d’avoir une interview d’elle, contrairement à Marc Lavoine ou Pascal Obispo. De ce fait, on est obligé d’aller chercher des gens qui l’ont connue.

Est-elle au courant de la sortie de ton livre ?
Oui. Je vais lui envoyer avec un petit mot. Je n’ai pas encore eu le temps de le faire.

Au fil des pages, tu reviens très souvent sur l’échec de « Giorgino ». Pourquoi ?
L’abécédaire est forcément une source de redondances car il faut que le lecteur puisse prendre le livre à n’importe quelle page et comprendre parfaitement les tenants et les aboutissants de ce dont on parle. Pour ce qui est de l’échec de « Giorgino », il revient régulièrement parce qu’il y a clairement un avant et un après « Giorgino » dans la carrière de Mylène Farmer.

Que retiens-tu de Mylène Farmer après avoir écrit ce livre ?
Tout ce que j’ai appris et retenu du personnage est dans les premières pages du livre, avant l’abécédaire. J’y donne mon avis sur l’artiste et le phénomène. Ce sont les pages que j’ai écrites en dernier. J’ai un grand respect pour les gens professionnels. Le moins que l’on puisse dire sur Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, qu’on les aime ou qu’on ne les aime pas, c’est que quand ils font un truc, ils y vont à fond. Quand on connaît mal Mytlène Farmer, on peut penser que c’est du glauque, de l’ésotérique et qu’elle n’est adulée que par des barjos. Je sais que c’est un peu provocateur de dire ça ici (rires). Quand tu te plonges dedans, tu vois que c’est une grande pro. Mylène sait s’entourer de gens compétents et apprendre à leur contact. Avec Laurent, elle forme un vrai couple de créateurs.

Que penses-tu du phénomène ?
Je suis étonné par ce mouvement de fans. C’est exceptionnel en France, et dans le monde. Les stars qui suscitent un tel engouement se comptent sur les doigts d’une main. C’est quelque chose que j’ai du ma à expliquer. J’ai du mal à comprendre comment on peut dépenser un RMI ou s’endetter pour s’offrir un objet qui, au final, reste un objet. C’est passionnel, irraisonnable donc je ne juge pas. Mais la fascination que Mylène exerce sur tant de gens reste un véritable mystère.

Justement, ton livre s’intitule « Mylène Farmer, le mystère ». Penses-tu l’avoir percé à jour ?
Je pense oui. Le but était d’essayer de comprendre le phénomène Mylène Farmer – son succès, sa longévité, ses fans. Je pense y être parvenu.

Mylène Farmer Magazine paru en 2003

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Fermeture d’un site

Posté par francesca7 le 25 août 2013

Fermeture d'un site  dans Mylène 2013 - 2014 mimi

Comme beaucoup de divas de la pop, Mylène Farmer suscite une véritable admiration de la part de ses fans. Pour preuve, les nombreux sites internet à sa gloire, celui-ci y compris, mais notamment l’un des plus importants :  mylene.net. qui m’avais fait des misères d’ailleurs, enfin bref ! Il était en ligne depuis 14 ans, comptait 50.000 inscrits et avait été visité 10 millions de fois en 2012.

Mais voilà, Mylène Farmer et Polydor ne semblent pas aimer la publicité gratuite et encore moins les sites de ce genre. C’est un coup de massue qui vient de tomber aujourd’hui : Menaces à répétition – Le site Mylène.net est dans l’obligation de fermer ses portes suite « à des menaces répétées de Polydor et des avocats de Mylène Farmer ».

Bizarre bizarre, j’ai une drôle d’impression là tout de suite en lisant cela, car sur ce blog ici présent, justement c’est le site mylene.net qui m’avait fait des misères pour que je ferme mon blog… ayant soit disant des photos exclusives (que l’on trouve dans tous les magazines). La justice divine y serait-elle pour quelque chose !!! eh bien moi j’y crois !

Mais tout cela est fini. Le site a dû fermer sous la pression de la chanteuse et de sa maison de disques Polydor.

Explication du site en question sur sa page d’accueil : « Nous devons suspendre définitivement notre site suite à des menaces répétées de Polydor et des avocats de Mylène Farmer ». D’après ce texte, les créateurs se voyaient demander d’importantes sommes d’argent pour continuer à exploiter leur site.

Je vous remercie de me suivre sur mon blog, souhaitant sincèrement rester l’une de ses Fans Spiritualiste, jusqu’au bout.

 

PS : le 20/08/13 par angie dans Commentaire :
ce n’est pas « l’agence de Mylène Farmer » qui  fermé ce site, merci de ne pas répendre des rumeurs comme celle-ci: MF s’en fout de ce site, elle est à l’aube  d’une grande tournée donc j’imagine que cette histoire est la dernière de ses préoccupations…et ce site mylenenet encore +!!!

 

vous aviez raison angie; message du 30/8/2013 sur mylènenet :  Réouverture du site Mylène.Net aujourd’hui avec une nouvelle équipe. Des explications détaillées vous seront données.

En attendant, écoutez et téléchargez le remix inédit de Monkey Me déjà dispo sur iTunes et calibré pour les radios :
https://itunes.apple.com/fr/album/monkey-me-remix-single/id694603243

amour-coeur-00011 dans Mylène dans la PRESSE

 

fleche-a-droite dans Mylène et des CRITIQUES MISE A JOUR EN DATE DU 12/10/2013

 Il semblerait bien que j’ai enfin trouvé ma réponse à cette grande magouille qu’aurait créé une fois de plus le site mylène . net : voici leurs pratiques en détails ici :  

  »ils n’en seraient pas à leur premier coup d’essai pour attirer l’attention  ! »

 et le pire, c’est que ça marche hihi !

http://www.lephare-ouest.fr/culture/musique/mylene-farmer-et-polydor-naiment-pas-la-publicite-gratuite/3210

 

 

MERCI DE VOTRE PRESENCE et à ceux qui m’ont soutenue également sur mon forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/f61-mylene-farmer !

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Portrait de Mylène F. par N.Rheims

Posté par francesca7 le 21 août 2013

Nathalie Rheims est aussi de l’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 Portrait de Mylène F. par N.Rheims dans Mylène AU FIL DES MOTS images

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

images-11 dans Mylène en CONFIDENCES J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

  « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 « Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

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Et aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

Personnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre ! 

  Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Mylène – Line

Posté par francesca7 le 12 août 2013

 

 Mylène – Line dans Mylène dans la PRESSE telechargement

Line Renaud se remet à la chanson et, pour l’occasion, elle a fait appel à quelques grands noms de la chanson pour passer au micro avec elle comme Mylène Farmer.

A 82 ans, Line Renaud retrouve les joies du studio. La chanteuse et actrice française a en effet enregistré un nouvel album, Rue Washington, qui sortira le 8 novembre prochain. Un album de duos sur lequel elle retrouvera Marc Lavoine, Christophe Maé, Grand Corps Malade, Julien Clerc ou encore Mylène Farmer.

Une rencontre avec la jolie rousse qui vient d’ailleurs d’être en partie révélée avec un extrait de leur titre, baptisé C’est pas l’heure, qui a été diffusé sur le net. Une chanson composée par Laurent Boutonnat, le complice de toujours de Mylène Farmer, et écrite par la chanteuse elle-même.

On vous laisse découvrir tout ça… en vidéo  Image de prévisualisation YouTube

 

 

Article paru chez : http://www.aufeminin.com/

 

 

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INXS et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 août 2013

 

INXS et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 220px-hutchence-inxsINXS sort son premier album, simplement baptisé INXS, en 1980 ; cet album contient leur premier single et tube en Australie Just Keep Walking. Après la sortie de l’album, les concerts s’enchaînent. En 1981, paraît leur second disque Underneath the Colours qui remporte un franc succès dans leur pays natal.

Mais c’est lors de la sortie de l’album Shabooh Shoobah fin 1982 que le groupe fait vraiment parler de lui, notamment en Amérique du Nord, où l’un des singles extraits de cet album, intitulé The One Thing, se classe en 1983 dans le Top 40 américain, atteignant aussi le Top 20 canadien ; The One Thing fut aussi leur première vidéo à être diffusée sur MTV, leur permettant d’acquérir une certaine notoriété aux États-Unis.

Ce succès permet au groupe de tourner aux USA au printemps 1983. Sa première tournée se fait en compagnie de Adam and the Ants, puis plus tard de Hall and Oates et des Go-Go’s. En mai 1983, INXS affirme son association avec le mouvement new wave en participant au New Wave Day en Californie. C’est alors que Gary Grant, leur co-manager depuis 1981, établit une permanence à New York afin d’assurer une présence dans l’hémisphère Nord. Le groupe continue à parcourir les États-Unis jusqu’à la fin de l’année, jouant même avec Men at Work - autre groupe australien – à New York.

NXS (prononcer in excess) était un groupe de rock australien formé en 1977 à Sydney.

Inscrit dans le mouvement new wave, il connut une grande popularité au cours des années 1980 et 1990 ; la période où le groupe rencontra le plus de succès s’étendant principalement sur dix ans, de 1982 à 1992.

 

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Le premier single, Never Tear Us Apart, compte sur une collaboration avec Mylène Farmer et Ben Harper (rien de moins!). Tricky, Rob Thomas et Nikki Costa comptent parmi les autres chanteurs invités.

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Bruno Aveillan et Mylène farmer

Posté par francesca7 le 5 août 2013

 

Diplômé de l’École supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, Bruno Aveillan rejoint la société de production QUAD en tant que réalisateur. Il a notamment réalisé de nombreux films publicitaires pour des marques telles que Cartier, Orange, Perrier, Louis Vuitton, Audi, Nike, Paco Rabanne, Quézac, Lanvin, Nissan, Christian Lacroix, Rochas, Lexus, Chanel, Time Warner, Lacoste, Miller,Nintendo1, Gaz de France, Toyota, BMW, etc.

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Une des premières réalisation de Bruno Aveillan fut le spot Perrier La Foule mettant en scène une pléiade de personnages colorés sortant de leur affiche respective. Outre une avalanche de prix internationaux, le film fut élu « Film préféré des Français » suite à un sondage IPSOS/Stratégie.

En 1999, succédant aux réalisateurs Lars von Trier et Roland Joffé, Bruno Aveillan réalise un nouvel épisode de la saga publicitaire CNP. Il fut également le metteur en scène du film pour le lancement du parfum Oxygène de Lanvin. Considéré comme l’un des plus beaux films de parfum jamais réalisé, il met en scène, pour la première fois à l’écran, Gisèle Bündchen. Il a également filmé un grand nombre de célébrités parmi lesquelles on peut citer : Monica Bellucci, Claudia Schiffer, Amy Smart, Mélanie Thierry, Olga Sherer, Shalom Harlow, Sharon Stone, Milla Jovovich, Jessica Stam, Inna Zobova, Morgane Dubled, Virginie Ledoyen, Mylène Farmer, Daiane Conterato, Vlada Roslyakova, Elsa Benitez, Julia Stegner, Rachel Weisz, Freida Pinto, Leila Bekhti, etc.

Il a ensuite réalisé le film Anthem pour la marque Infiniti qui fut présenté en avant-première lors de la cérémonie des oscars 2002. La même année, il signe un des quatre films de lancement de la marque Orange, aux côtés des réalisateurs Martin Scorsece et Oliver Stone. Il a également travaillé avec le Land artiste Nils Udo pour concevoir l’univers visuel du Parfum Mahora de Guerlain. On peut également citer le film Magnum 5 senses, réalisé avec une approche expérimentale, proche de l’art vidéo.

En 2008, l’entreprise Louis Vuitton fait appel à Bruno Aveillan pour réaliser le premier film publicitaire de son histoire, intitulé Where will life take you. D’un format de 90 secondes et traduit en 14 langues, ce film a remporté de nombreux prix dont un Gold Clio Award, un Gold Award aux London International Awards, un Epica Award, un Cristal. La musique de ce film est signée Gustavo Santaolalla.

En 2010, il réalise une campagne mondiale pour Shangri-La, dont il signe les films et les photos, qui raconte l’histoire d’un homme sauvé par des loups. Plébiscitée par le public et les médias, La campagne a reçu de nombreuses distinctions dont Adfest, Spike Awards, ADstars, et un Lion.

En 2011, Swarovski propose à Bruno Aveillan une collaboration artistique par le biais de la réalisation d’un film court, symbolisant l’héritage de la marque. Le film a été présentée en avant première à Time Square et au Rockfeller Center à New York, au début de l’année 2011.

En 2012, Bruno Aveillan réalise le film L’Odyssée pour Cartier. D’une durée exceptionnelle de trois minutes trente, ce film illustre les grands moments de l’histoire de la marque en mettant en scène le voyage surréaliste d’une panthère, animal symbole de Cartier. Après avoir été présenté en avant première au MOMA de New York et au Grand Palais à Paris12. En trois mois, il a été vu par plus de 160 millions de spectateurs dans le monde

Bruno Aveillan soutient également l’action d’ONG telles que Reporters sans frontières ou la Banque alimentaire pour lesquelles il a réalisé plusieurs films.

Bruno Aveillan (Toulouse, 24 février 1968) est un réalisateur, un photographe et un artiste multimédia français.

Il réalisa The Farmer Project : un court-métrage de plus de 15’ générique compris, pour Mylène Farmer et réunissant les clips de la belle : Dégénération et Si j’avais au moins

Ce clip The Farmer Project sera diffusé pour la première fois sur M6 le 17 Janvier 2009 (une semaine plus tôt sur le Net). Chronologiquement, Universal choisit de découper ce court-métrage en deux et d’en taire l’existence. La partie Dégénération (le début) est ainsi diffusée telle quelle le 10 juillet 2008, sans que personne ne se doute qu ‘il y aura une suite (tournée en même temps) en janvier…. Il s’agira donc du clip de Si j’avais au moins   …., les deux s’enchaînant parfaite pour former un tout, le Farmer Project

Sa Dernière réalisation pour : Orange « The Little Finger »

 

Image de prévisualisation YouTube

Dans sa démarche de plasticien, Bruno Aveillan entend s’éloigner d’une représentation illusoirement réaliste pour privilégier une approche plus impressionniste, fragmentaire et certainement poétique. « Mon travail touche à l’intime, parfois aux frontières de l’abstraction. C’est un panorama mental qui ouvre plus qu’il ne ferme, déploie l’imaginaire du spectateur. » confie l’artiste. Dans un interview récent, il précise au journaliste Stephen Whelan : “Il s‘agit pour moi de proposer des espaces d’incertitudes qui offrent à l’esprit la possibilité de se réapproprier l’instant, à la manière d’un carnet de voyage intuitif et sensoriel. ». La journaliste et critique Zoé Balthus souligne également le “talent affirmé, à l’imagination vive et puissante  de Bruno Aveillan (…), poète en harmonie avec l’invisible, en intelligence avec le sacré, de cette trempe d’hommes en profonde communion avec leur art, qui explore des territoires où il laisse son regard hypersensible apprivoiser l’infime mouvement de la matière, s’immiscer au cœur du mystère des éléments, assister aux subtiles mutations alchimiques de la vie, guetter la grâce indomptable de la lumière… »


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interview d’Ewen sur Mylène

Posté par francesca7 le 25 juillet 2013

 

FARMER ADDICT est allé déranger l’auteur le temps d’une interview pas tout à fait comme les autres.

interview d’Ewen sur Mylène dans Mylène dans la PRESSE images-6

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Erwan, j’ai une question qui me brûle les lèvres : elle te paie combien Mylène pour que tu publies autant de livre avec son nom sur la couverture ? Ça se négocie comment entre-vous ?

Pas assez… D’ailleurs, j’attends le dernier virement. Plus sérieusement, il n’y en a pas autant que ça… Sur 23 livres que j’ai écrit, Mylène n’est citée que 5 fois dans le titre… Et puis, je doute qu’elle ait besoin de moi pour s’enrichir… Soupirs. Maintenant, je suis très fier d’avoir battu le record de l’auteur qui a le plus écrit sur elle. Plus jeune, je n’aurais jamais pu imaginer le faire…

Le personnage principal de ton roman est un romancier qui se nomme Erwan, qui est en manque d’inspiration et qui ne rencontre pas le succès : c’est auto-biographique ?

Oh que non, au contraire, je souffre d’ « imagination » précoce qu’il faut que je canalise, sinon ça jaillit de tous les côtés. Tous les jours, j’ai une nouvelle idée de roman, de pièce ou de biographie. L’angoisse de la page blanche, je ne connais pas. J’ai plus une écriture automatique comme si une force imaginaire me guidait.

Il faut être sacrément frapper pour s’imaginer Mylène tomber amoureux de toi ? c’est un fantasme c’est certain…

Pourquoi ? On ne formerait pas le couple le plus glamour de l’année ? Tu sais, quand j’étais adolescent, mon rêve n’était pas d’être millionnaire ou vétérinaire, mais c’était juste que Mylène vienne me chercher à la sortie de mon collège, rien que pour voir la tête des autres que je saoulais avec elle. Je l’aimais tellement que j’enregistrais plein de compilations de ses chansons à toutes les personnes qui n’avaient pas succombé à son répertoire ! Maintenant, qui sait ? Peut-être est-elle amoureuse de moi ? Elle est si timide… « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer »…

A la Fnac, j’ai trouvé ton livre au rayon Roman ! Y a une erreur, non ? Tu officies d’avantage au rayon biographies d’habitude ?

Certes, mais j’écris aussi des romans… Et puis, « Sur mes lèvres… » est une pure fiction. Le problème aurait été l’inverse. Je le redis, ce n’est pas du tout autobiographique… Je suis très différent de cet Erwan. Je suis beaucoup plus joyeux et moins sordide. On va dire que c’est un roman people…

Ton livre devrait plaire à Benoit Di Sabatino, j’en suis sur…

Hmm… Qui sait ? Je sais qu’il a le recul assez suffisant pour l’avoir apprécié. Et puis qui sait si ce roman ne sera pas un jour adapté au cinéma ? Double Hmm…

Très sérieusement, penses-tu pouvoir écrire une chanson à Mylène Farmer ?

Le rêve ultime… Sans prétention, je le pense… J’aime beaucoup jouer avec les mots sur des textes courts… Je verrai bien un texte genre « Il venait d’avoir 18 ans »… ou l’histoire d’amour de Mylène avec un très jeune homme… Maintenant, elle excelle tellement dans ses paroles que je devrais proposer ce genre de collaboration à d’autres chanteuses… Certaines ont des textes tellement étranges…

Lire la suite ici ….

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Jeff Dahlgren et mylène farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

Jeff Dahlgren et mylène farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE jef

Jeff Dahlgren (né le 9 octobre 1965 à Los Angeles) est un guitariste et producteur musical américain, proche de Mylène Farmer.

Membre du groupe de punk rock Waste Youth dans les années 1980, il collabore ensuite avec Mylène Farmer. On le voit aux côtés de cette dernière dans le film Giorgino réalisé par Laurent Boutonnat en 1994, et dans lequel il tient le rôle-titre, faisant à cette occasion ses débuts de comédien à l’écran. Le film est un échec commercial.

Jeff Dahlgren suit Mylène Farmer en Californie et poursuit avec elle un collaboration musicale. Il participe à l’album Anamorphosée de la chanteuse pour les guitares et est également l’un des musiciens crédités sur l’album Innamoramento. Il est présent, toujours à la guitare, aux concerts du Tour 1996 et du Mylènium Tour du 21 septembre 1999 au 8 mars 2000. En 2001, avec Mylène Farmer et sa boite de production Dichotomie, il produit sans succès une jeune chanteuse, Christia Mantzke. Jeff Dahlgren est en outre membre du groupe de musique KatsüK. Ce groupe basé à Fort Worth au Texas aux États-Unis est constitué de plusieurs membres : Daniel Katsük, Evan O’Jones, Matt Skates, Orion Ritts et Jeff Dahlgren, producteur, guitariste et que l’on retrouve également crédité pour les « voix » avec Daniel Katsük.

Sortie le 17 octobre 1995, après 4 ans d’attente, Anamorphosée est le quatrième album studio de Mylène Farmer. Mylène se sait attendue. Il fait suite à l’échec de Giorgino et à sa retraite californienne qui à suivi. Anamorphosée contient 12 titres dont 5 feront l’objet de tirage single : XXL, L’instant X, California, Comme j’ai mal et Rêver. L’album entièrement produit par Laurent Boutonnat est enregistré à Los Angeles (A & M studios et Record One) et le mixage est confié à Bertrand Châtenet. C’est avec cet album que Thierry Rogen, fidèle des débuts de Mylène Farmer, se sépare du duo.

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Anamorphosée marque un renouveau pour Mylène Farmer. Au niveau sonore, Anamorphosée laisse une place de choix aux arrangements symphoniques, aux ambiances plus rock et aux riffs de guitares électriques. Jeff Dahlgreen (rôle titre dans Giorgino) n’y est pas pour rien. A noter que Mylène compose pour la première fois lors de cet album Tomber 7 fois…. Au niveau de l’inspiration, même s’il l’on retrouve les thèmes chères à la chanteuse, la douleur, la séparation, la mort et le renoncement, le ton est plus apaisé et serein. Mylène s’est tournée vers plus de spiritualité, fini les allusions perverses et érotiques. Mylène déclare son nouvel intérêt pour le bouddhisme et sa lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché.

Progressivement l’album fera son chemin et sera un très beau succès pour Mylène Farmer. A remarquer que cet album lui a permis de rencontrer de nouveaux fans et de gagner un nouveau public. En 2005, Mylène Farmer réédite cet album dans une version digipak, suivi le 31 août 2009 d’un 33 tours en tirage limité et numéroté.

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ZOUC et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

 

ZOUC et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE zouc

Zouc, de son vrai nom Isabelle von Allmen, est une humoriste suisse née le 29 avril 1950 à St-Imier, dans le canton de Berne.

En 1966, elle entre au Conservatoire de Neuchâtel, puis de Lausanne. Elle fait durant cette période un séjour AU hôpital psychiatrique où elle observe attentivement le milieu et en tire nombre de personnages futurs : malades, personnes âgées, médecins, infirmières, visiteurs, etc. En 1968-1969, elle présente ses premiers numéros dans les cabarets d’été du Centre culturel de Neuchâtel. Un an plus tard, elle s’inscrit à Paris au cours de Tania Balachova, qui formera plus tard, entre autres, Sylvie Joly, Josiane Balasko et Jean-Claude Dreyfus.

« Dès 1970, Zouc […] a inventé une nouvelle façon de faire rire, aux antipodes de la blague et de la vanne » en dit Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond-Point.

En septembre 1970, elle joue plusieurs rôles dans Jeux de massacre d’Eugène Ionesco, dans une mise en scène de Jorge Lavelli au théâtre Montparnasse. Engagée par Maurice Alezra au café-théâtre de la Vieille-Grille, elle y donne la première version de ce qui deviendra son spectacle L’Alboum de Zouc, suite de sketches mis en scène par Marika Hodjis, qui la révéleront au grand public. Roger Montandon, peintre suisse ami de Giacometti, qu’elle avait rencontré en Suisse au cours de son adolescence et qui apprécie ses spectacles, deviendra par la suite son metteur en scène.

En 1971, Zouc rejoint l’Opéra de Lyon pour y interpréter la Huppe dans L’Opéra des oiseaux, création collective inspirée très librement des Oiseaux d’Aristophane.

En 1972, elle présente son Alboum au théâtre de l’Atelier et l’année suivante au Vieux-Colombier. En 1974, elle adapte son spectacle pour la télévision. Entre 1976 et 1979, Zouc présente son nouveau spectacle R’alboum joué au théâtre de la Ville à Paris, puis en tournée à travers la France, la Belgique, la Suisse, le Maroc et le Canada. En 1978, Zouc devient marraine officielle des deux Ferrari 512 BB engagées aux 24 Heures du Mans. La même année paraît un recueil d’entretiens avec le romancier Hervé Guibert.

En 1984, elle tourne aux côtés de Pierre Dux dans Monsieur Abel de Jacques Doillon, son plus beau rôle à la télévision. Elle joue ensuite Zouc à l’école des femmes au théâtre de Paris, plus de deux cents fois entre 1984 et 1985 ; puis en 1987 Zouc au Bataclan, série de sketchs qui font la part belle au « mime avec paroles ».

La même année, elle tient le rôle de la Magicienne dans le clip vidéo de Mylène Farmer, Sans contrefaçon, réalisé par Laurent Boutonnat.

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Sa carrière au cinéma est marquée par des rôles dans des films de Michel Drach (Parlez-moi d’amour, 1975), William Klein (Le Couple témoin, 1975) et Fabrice Cazeneuve (Trois années, 1990). Sa dernière apparition cinématographique, en 1993, sera pour le film Roi blanc, dame rouge de Sergueï Bodrov.

Opérée en 1997 d’un cancer du sternum à l’hôpital Marie Lannelongue du Plessis-Robinson, elle contracte au bloc opératoire une infection nosocomiale (staphylocoques dorés multirésistants). Neuf interventions sont nécessaires, la dernière réalisée à l’hôpital de la Croix-Saint-Simon de Paris la sauvant, mais la laissant handicapée à vie. La nuit sous assistance respiratoire, le jour sous morphine, physiquement très diminuée, elle réapprend à vivre lentement.

D’octobre à décembre 2006, Nathalie Baye a interprété à Lausanne et à Paris Zouc par Zouc, un monologue basé sur les entretiens de Zouc avec Hervé Guibert. Le spectacle, qui devait se poursuivre en tournée en 2008, est finalement annulé.

ZOUC / Article paru dans le Figaro Magazine :

Cela fait près de quinze ans qu’on n’a pas revue Zouc. Cette humoriste Suisse, à la silhouette épaisse couverte d’une robe noire et aux cheveux tirés, qui enflammait les théâtres parisiens.

Et pour cause… depuis une opération d’une tumeur au sternum en 1997, à l’hôpital Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson, durant laquelle elle a contracté une maladie nosocomiale (un staphylocoque doré multirésistant), Zouc a connu le pire. Six interventions auraient été nécessaires pour la débarrasser de l’infection en question, révèle le site de l’Express.fr. C’est à cause de cette maladie nosocomiale, que le regretté Guillaume Depardieu s’est senti contraint e se faire couper la jambe, tant il souffrait…

Sauvée de justesse par le professeur Mamoudy, à l’hôpital de la Croix-Saint-Simon à Paris, Zouc se verra affublée d’une insuffisance respiratoire à vie, l’obligeant à rester branchée en permanence à un respirateur artificiel.

Aujourd’hui, dix ans plus tard, Zouc, Isabelle Von Allmen de son vrai nom, a décidé de demander justice. Me Fabre-Luce a en effet entrepris une action devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre, contre l’établissement privé des Hauts-de-Seine, afin d’obtenir réparation.

Normal, avant cet épisode tragique, Zouc était l’une des valeurs sûres de l’humour francophone. Après avoir fait rire les français, notamment avec son spectacle Zouc au Bataclan, qui lui a valu le Molière du meilleur spectacle comique en 1988, elle avait entamé une carrière au cinéma. Parlez-moi d’amour, de Michel Drach, Trois années, de Fabice Cazeneuve, Monsieur Abel de Jacques Doillon, sa carrière était prometteuse.

Mais celle qui jouait le rôle de la magicienne dans le clip Sans contrefaçon, de Mylène Farmer a vu tous ses espoirs réduits à néant.

Son compagnon, Michel Rauch, déclare ainsi au site : « L’équipe de l’hôpital Marie-Lannelongue n’a pas pris les bonnes décisions quand l’infection s’est déclarée. Jugez un peu: l’état de Zouc est celui d’un soldat de la guerre de 14 qui aurait reçu un éclat d’obus en pleine poitrine.« 

L’avocat a demandé une expertise pour établir l’origine de l’infection et en évaluer les conséquences. Une première étape, avant de solliciter la réparation du préjudice. Zouc a ainsi été convoquée le 17 décembre 2008 à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où elle a répondu aux questions des deux médecins désignés par la justice. « Nous attendons maintenant leur rapport« , a conclu l’avocat.

On se souviendra qu’en 2006, Nathalie Baye avait rendu un vibrant hommage à Zouc en jouant Zouc par Zouc, spectacle tiré d’une série d’entretiens accordés par l’humoriste en 1974 et publiés en 1978.

Zouc, pour ceux qui ont eu la chance de la voir sur scène, était une extraordinaire personne avec un humour qui n’appartient qu’à elle.

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Bertrand Dicale et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

 

Bertrand Dicale est un journaliste français né en 1963.

Bertrand Dicale et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE dicale

Né d’un père guadeloupéen et d’une mère auvergnate, ce diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes s’est spécialisé dans les musiques populaires et notamment la chanson française, d’une part comme journaliste de presse écrite (longtemps au Figaro, ainsi que dans diverses publications spécialisées), de radio (notamment au Fou du Roi sur France Inter et avec la chronique « Ces chansons qui font l’histoire » sur France Info) et de télévision (notamment deux documentaires sur Juliette Gréco), et d’autre part comme auteur d’ouvrages dans le domaine des cultures populaires.

article de Bertrand Dicale paru dans le Figaro le 21/08/2008

  • …… Le très commercial single que Dégénération avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien («Coma t’es sexe, t’es Styx, extatique/Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique»). L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. ­Écriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui ­pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo Looking for my Name, après qu’elle eut chanté Slipping Away pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains ­textes («Vanité c’est laid/Trahison c’est laid/Lâcheté c’est laid/Délation c’est laid» dans C’est dans l’air) comme de son goût pour l’abstraction («D’ivoire ou de jade/Au verre aimable/Un simulacre/Stimule de nacre/Dis-moi comme/J’extase» dans Sextonik), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de Point de suture est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Mercredi soir, sur le site de la Fnac, on ­vendait encore toute la gamme Bercy 2006 sweat-shirt homme à 50 €, programme à 30 €, briquet à 3 €.

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Thierry Rogen et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013


 Thierry Rogen et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mylene1-300x225

Thierry Rogen commence sa carrière en 1979 au Studio Jean Jaurès, Porte de Pantin. Entré en tant qu´assistant, il passe rapidement ingénieur et, après avoir travaillé en free lance au Studio du Palais des Congrès ou Plus XXX, rencontre Roland Guillotel. Thierry est embauché à Guillaume Tell en 1983, il en part quatre ans plus tard pour fonder en avril 1987, avec Frédéric Rousseau, le Studio Mega, Porte de la Muette à Paris. Abrité dans un ancien gros bunker de l’armée allemande, le studio verra passer les plus grands noms français et internationaux. De nombreux producteurs américains ou anglais apprécient particulièrement le Studio Mega, un fait assez rare à Paris ! Thierry Rogen, très fier de les accueillir, assure lui-même de multiples séances. Il passe pour un fou de micros, et compte parmi les plus grands fans de l’école américaine de prise de son (Swedien, Massenburg et consorts). Un de ses plus grands souvenirs est l’album de Mylène Farmer qu’il part enregistrer à Los Angeles, à Ocean Way, le repaire d’Allen Sides.

En 1995, confronté au manque de place, Thierry Rogen aménage à grands frais une ancienne usine de plasturgie à Suresnes. Inauguré mi-96, le nouveau Studio Mega est bien plus vaste que l’ancien et encore mieux équipé

Parcours
J’ai commence à travailler dans la musique à 17 ans, pas totalement par hasard, puisque mon père était musicien. Je suis rentré dans un studio qui s’appelait Jean Jaurès, où j’ai travaillé pendant trois ans. J’ai eu de la chance, car je suis tout de suite devenu ingénieur du son, et j’ai très vite été aux manettes. Le premier album que j’ai fait était celui de William Sheller. Ensuite, je suis devenu ingénieur indépendant, en 1982-1983, avec une escale au studio Guillaume Tell (ndlr : où Mylène a enregistré ses derniers titres). A l’époque, je travaillais beaucoup avec Michel Eli, le producteur d’Axel Bauer qui était assez ami avec Laurent Boutonnat. Je suis arrivé dans l’équipe juste après l’album Cendres de lune. Laurent avait du mal pour trouver des ingénieurs et des réalisateurs, et le hasard a fait que Michel Eli lui a parlé de moi. On s’est rencontré, fin 1986, et notre première collaboration a été pour Tristana. On a fait ça au studio du palais des Congrès, mais j’avais dans l’idée de monter mon propre studio, ce que j’ai fait en 1987 (ndlr : studio Méga dans un bunker près du Bois de Boulogne). Mylène et Laurent ont été les éléments déclencheurs qui m’ont permis de réaliser mon projet, ainsi que d’autres artistes comme Éric Serra, avec lequel j’ai travaillé sur la bande originale du Grand Bleu.

Mylène sur scène
Le concert de 1989 est l’un de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’un des pires. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène, et que c’était un moment important. A l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien, parce que, comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert, à Saint-Étienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologique qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui. On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes, et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène, l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas que de lui! Donc où est la critique? Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens? Tout le monde utilise des séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable? Quand Michael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back. Mylène, à ma connaissance, n’a jamais chanté en play-back sur scène. Si vous voulez aller assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel, parce que ses chansons s’y prêtent. Pas celles de Mylène. 

Je trouve que Mylène a le talent nécessaire pour se permettre toutes les audaces. Si elle ouvrait un peu son univers musical, elle pourrait exploser dans autre chose. Elle est très ouverte musicalement, elle écoute de tout. Elle adore tout ce qui est pop anglaise, elle aime le funk, elle a les oreilles partout. Laurent est plus amateur de musiques de films, mais il reste un peu enfermé dans le même univers. Aujourd’hui, en y repensant, je ne conserve que des souvenirs positifs de ma collaboration avec eux. La porte n’est pas fermée, et s’ils revenaient vers moi, je pense que je repartirais pour un tour. Maintenant qu’on a tous passé quarante balais, je pense que la sauce ne serait que meilleure! Mais je crois qu’ils ne le feront pas, et je ne ferai pas non plus la démarche. Ma réussite professionnelle est liée à mes débuts avec Mylène, à la fois en termes de studio et de réputation, et c’est quelqu’un que j’aime beaucoup.

Thierry Rogen est porté disparu depuis le tsunami de 2004.

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Stéphane Célérier et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 juin 2013

 un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

Stéphane Célérier et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE cellerier-300x133

 

Stéphane Célérier est un distributeur de film de cinéma français. Il dirige le distributeur de film français Mars Distribution, qui a notamment diffusé 8 Femmes et Mon idole.

par Christophe Carrière (L’Express)

Alors comme ça, L’Express serait un journal docile ? Si, si, je l’ai lu. Ici, dans un article de Rue89, à travers les propos d’un journaliste offusqué de ne pas avoir été invité à une projection de presse de La Vérité si je mens 3 : « Ils [distributeur, attaché de presse, etc.] ont décidé de le montrer [le film] à quelques journaux dociles. » Or, à L’Express, nous avons vu La Vérité si je mens 3 à une projection de presse. Donc, nous sommes dociles.

Bon, soyons sérieux. Certes, la comédie de Thomas Gilou a été montrée, comme on dit, à la carte. Comprendre : le distributeur, Stéphane Célérier, de Mars Films, a décidé de choisir les journalistes à inviter. Il ne s’en cache pas. Il me l’a même dit les yeux dans les yeux. Ben oui, parce que quand, arrivé début janvier, je n’ai rien vu venir dans mes boîtes aux lettres, mail et vocale, j’ai un peu pris les devants et me suis fendu d’un rendez-vous avec ledit Stéphane Célérier.

Qui m’a expliqué ce qu’on peut lire ici ou là : quand on signe un chèque de 11 millions d’euros pour acquérir un long-métrage attendu par des millions de spectateurs, on fait en sorte de ne pas se mettre de bâtons dans les roues –c’est nous, les bâtons, oui. Ce à quoi je lui ai répondu ce que mes collègues ont dit, toujours ici ou là : cacher un film si attendu, c’est tout bonnement bloquer l’info. Je vous passe le détail des argumentations (qu’on retrouve en synthèse encore et toujours ici et là, oui), il a fini par me lâcher une date de projection. A laquelle je pouvais me rendre avec Eric Libiot. Et c’est là que je ris, quand je lis « journaux dociles ».

Parce que le Libiot, dans le genre incorruptible mal léché, il se pose là. D’ailleurs, à l’idée qu’il vienne voir le film (condition sine qua non posée par mes soins), il était effrayé le Stéphane Célérier. Parce qu’il savait bien, justement, que si le rédac’ chef n’aimait pas, le film se prendrait une méchante claque derrière les oreilles.

Et puis finalement, il a mollement aimé. Et il l’a écrit ici. Une notule, cela s’appelle. Quant à moi, j’ai trouvé ça honnête sans plus. Je l’ai également écrit là.

Beaucoup moins mous ont été nos collègues écartés, bafoués, muselés. D’un coup, l’étendard intègre élevé, ils ont crié au scandale, dénoncé la promotion télé systématique, le matraquage publicitaire incessant. Il y en a même un, journaliste depuis vingt ans pourtant, qui a dit ici même (sur lexpress.fr, donc) que Hollywoo, comédie sortie à la fin de l’année dernière dans les mêmes conditions, était « le premier signe de cette dérive inquiétante ».

Journaliste depuis vingt ans, dit-il ? Mais où ? A la rédaction des Bisounours ? Au quotidien de Oui-Oui ? Voilà plus de dix ans que moult gros films sont dissimulés à la presse. Et je ne parle pas des Belmondo-Delon-De Funès qui, eux, n’ont jamais fait une projection de presse de leurs films, sinon pour les animateurs de plateau télé qui les recevaient. C’est injuste, mais ce n’est pas nouveau.

11-114x150 dans Mylène et L'ENTOURAGEEt si on dénonce les dérives, alors allons-y carrément ! On arrête d’aller aux junkets sur les tournages, organisés par des tour-operator de la communication –je l’ai fait une fois dans ma vie, sur le tournage de Cheval de guerre de Steven Spielberg, et je l’ai raconté là. Et puis on arrête d’accepter des interviews en table ronde, où on se retrouve de cinq à dix journalistes à interviewer la même personne pendant 30 minutes (je vous laisse calculer le temps de parole de chacun pour poser sa question…). Et puis on refuse d’aller voir un montage promo de vingt minutes d’un blockbuster pour ensuite rencontrer le metteur en scène et peut-être ses comédiens principaux (en table ronde, souvent).

Le jour où toutes ces bonnes résolutions seront prises, les distributeurs seront sans doute moins arrogants et reconsidéreront alors notre profession, celle de journaliste et non pas de faire-valoir marketing.

Adaptation cinématographique

  • rheinsL’Ombre des autres sera porté à l’écran par Bruno Aveillan, avec Mylène Farmer dans le rôle principal. Le film sera produit par la société de Natalie Rheims créée après la mort de Claude Berry et Stéphane Célérier de Mars Films.
  • Le tournage commencera au deuxième semestre 2011, selon les dires de Nathalie Rheims.

Dans le monde du spiritisme et de la magie commence une étrange histoire d’amour. Survivra-t-elle à la menace des Autres ?

Fin du XIXe siècle. Le vieux monde disparaît, emporté par les progrès fulgurants des sciences et des techniques. Une ère de promesses et d’incertitude s’ouvre. Les valeurs, les croyances sont réinventées, dans une quête de plus en plus intense. Au rationalisme se mêle un engouement pour le paranormal, pour l’exploration de l’esprit humain et le dialogue avec l’au-delà. Tess est une jeune chercheuse en médecine à la Salpêtrière, auprès du professeur Charcot. Une lettre va l’arracher à son univers familier et l’entraîner dans un tourbillon où toutes ses certitudes seront bouleversées : son oncle, Émile, lui demande de le rejoindre dans le Nord de l’Angleterre, pour s’occuper de sa tante, Blanche, atteinte de troubles étranges. Mais ses connaissances scientifiques se révèlent bientôt insuffisantes. Les phénomènes inexplicables se multiplient. Autour du manoir, dans l’ombre, des groupes spirites et religieux tissent leur toile, où Tess pourrait bien se retrouver prisonnière. Pourquoi s’intéressent-ils tant à elle ? Et pourquoi, finalement, Émile l’a-t-il fait venir ? Lui a-t-il dit toute la vérité ? C’est ce que le lecteur, en même temps qu’elle, et gagné par le même envoûtement, découvrira peu à peu, au fil de ce roman initiatique. Il l’emmènera aux confins de la vie et de la mort, où attendent les Autres. L’amour est au bout. Mais que peut-on savoir de leur amour ? En lui se tient peut-être le secret ultime, la dernière étape de la traversée des apparences.

 Stéphane Levallois a créé le story-board du « Farmer Project 

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Sophie Tellier et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 juin 2013


 

Sophie Tellier et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE tellier-sSophie Tellier est une actrice française.

Après un parcours de danseuse, notamment chez Roland Petit et Redha, Sophie Tellier se forme à l’art dramatique avec Jack Waltzer et Redjep Mitrovitsa, et au chant lyrique avec Jorge de Léon.

  • Danseuse et chorégraphe de Mylène Farmer de 86 à 92 pour la TV ,le Palais des sports, et Bercy (elle incarne aussi sa rivale vénéneuse dans 3 vidéos clips de Laurent Boutonnat) Mais aussi de plusieurs comédies musicales dont Piaf, je t’aime au théâtre du Gymnase Marie Bell,Crime of Passion de Pierre Philippe et Astor Piazzolla, mise en scène de Vincent Vittoz au festival d’Edimbourg 2001. En 2010, pour Le gros,la vache et le mainate de Pierre Guillois au théâtre du Peuple, et pour Mike de Gadi Inbar mise en scène de Thomas Le Douarec au Comédia.
  • Chorégraphie pour L’opéra :

Avec le metteur en scène Philippe Calvario L’amour des 3 oranges de Prokoviev au festival d’Aix en Provence , Angels in America de Tony Kushner et Peter Oetvos au Châtelet, Iphigénie en Tauride de Glück à l’Opéra de Hambourg. Avec le metteur en scène Frédéric Bélier-Garcia : La Traviata de Verdi aux Chorégies d’Orange et au festival de Baalbeck.

  • Comédienne et chanteuse, elle incarne l’horloge dans Émilie jolie de Philippe Chatel et Tiger Lily dans Peter Pan, mise en scène d’Alain Marcel au Casino de Paris, Carla dans Nine aux Folies Bergère, mise en scène de Saverio Marconi.
  • Jérôme Savary la choisit pour incarner l’Amour dans Y’a d’la joie et d’l'amour et Guadalena dans La Périchole d’Offenbach au théâtre national de Chaillot puis à l’Opéra Comique.
  • En 2004, elle chante Linetta dans L’Amour des trois oranges de Prokoviev
  • Au théâtre de l’Œuvre, elle incarne Camille Claudel dans Camille C. de Jonathan Kerr, mise en scène de Jean-Luc Moreau (metteur en scène), spectacle musical qui reçoit le Molière de L’inattendu 2005 (5 nominations).
  • Collaboration artistique :

En 2007, pour les « Opéras en plein air », elle est la collaboratrice de Julia Migenes pour sa première mise en scène Le Barbier de Séville, puis en 2008 celle de Julie Depardieu et Stephan Druet pour Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Dans Pouvu qu’elles soient douces : 18 Août 1757, un détachement de l’armée de sa gracieuse Majesté George II, commandé par le courageux Capitaine Alec Parker, débarque aux Pays-Bas et entre en Prusse. Il vole au secours de Frédéric II qui est assiégé par la coalition Franco-Austro-Russe.
Hélas pour eux, ce jour là, ils foulent le territoire ennemi puisqu’au passage, deux fantassins ont ramassé une jeune femme française blessée, qu’ils croyaient morte et qui éveille l’intérêt particulier du capitaine. Celui-ci devrait se préoccuper davantage de l’évacuation de son régiment en terre ennemie (la France en l’occurrence) plutôt que de rêvasser sur cette inconnue qui paraît si douce, si douce.

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Voici l’interview qu’a accordé Sophie Tellier au magazine Platine en février 1997. Elle évoque ses tournages sous la direction de Laurent Boutonnat. La chorégraphe de Mylène Farmer mène la danse…

    Sophie Tellier s’occupe de la coordination des chorégraphies pour Mylène Farmer de 1986 à 1991. Elle recrute les danseurs et danseuses, leur apprend les mouvements, les enchaînements et veille à leur bonne synchronisation. Elle sera également chargée du casting des danseurs pour le concert de 1989. On peut d’ailleurs la voir dans les  chorégraphies lors des promotions de Tristana (1987), Pourvu Qu’elles Soient Douces (1988) et Sans Logique (1989). Ensuite, on la reverra dans les danseuses lors de la promotion de Désenchantée en mars 1991 où elle occupe toujours les mêmes taches. Suite à ça, elle décide de se consacrer entièrement à sa propre carrière et part en tournée avec une troupe de théâtre. Christophe Danchaud (qu’elle avait présenté à Mylène Farmer en 1987) assurera la relève pour le travail chorégraphique  auprès de la chanteuse. Il travaillera encore avec elle de longues années, quoique disparaissant de la scène pour les tournées postérieures à 1999..

  Sophie Tellier compte toutefois revenir en 1993 auprès de Mylène et Laurent Boutonnat sur le tournage de Giorgino où on lui a proposé un rôle. Elle passera aussi par Canal Plus en 1994 où elle participera aux sketches d’Antoine DeCaunes. Elle joue encore aujourd’hui plusieurs pièces et comédies musicales à Paris et en Province. Elle est d’ailleurs remonté une nouvelle fois sur scène en septembre 2000 pour une comédie musicale : Du Vent dans les branches de Sasaffras. Elle a aussi joué dans le film de Jean-Pierre Jeunet Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Dans la scène où Bretodeau se remémore son enfance avec la petite boîte, il se rappelle aussi des combinaisons de la tante Josette qu’il regarde par un trou caché par une photo… Cette tante Josette, c’est Sophie Tellier).

Elle participe après 2000 à plusieurs pièces de théâtre et comédies musicales comme Piaf, je t’aime (au Théâtre dy Gymnase à Paris), Roberto Zucco (aux bouffes du Nord), elle incarne Camille Claudel en 2005 dans Camille C. (au théâtre de l’oeuvre), puis partage l’échec du Clérambard (de Marcel aymé) conçu par Bigard en 2008.

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INTERVIEW

Sophie Tellier :     « Après avoir rencontré Mylène au festival du clip de Juan-Les-Pins en 1984, elle m’a rappelé pour travailler sur le corps, le physique et la danse, en séances particulières chez elle. A la suite de ça, Laurent Boutonnat à écrit le clip de Libertine, et m’a proposé de tenir le rôle de la méchante. »

Étiez-vous surprise de sa démarche ? Avant elle, les clips français étaient plutôt simplistes…

    J’étais surprise sans être surprise, parce que Laurent et elle véhiculaient un univers très personnel, que j’adorais. Je suis folle du XVIIIe siècle, je suis très grandes robes, duels, calèches. Depuis que je suis une toute petite fille, la seule chose qui m’intéresse, c’est d’être une marquise ! (rires) Même la danse classique, quand j’étais ballerine, nous amène dans cet univers un peu gothique, les cimetières… C’est intéressant de le remettre au goût du jour, c’était parfaitement assorti aux chansons et chacun des trois tournages fut un bonheur. Mylène m’a donné la chance de jouer des personnages de composition. J’étais toute jeune et je jouait des personnages de quadragénaires. A l’époque, je n’avais pas encore fait de courts-métrages, elle m’a donc vraiment mis le pied à l’étrier. Ca a un peu projeté la lumière sur moi, parce que nous représentions une entité, à nous deux. Moi, j’étais le mal, elle était le bien, on fonctionnait en opposé. 

Étiez-vous très dirigée ?

    En me proposant le rôle, Laurent savait que j’allait en faire des kilos, que j’avais une démesure expressionniste, presque baroque, qui convenait à ce qu’il cherchait. Donc il me laissait une vraie marge de manœuvre. Il tournait souvent que deux prises. A la troisième il disait : « - Je ne coupe pas, fais ce que tu veux. » Alors j’enlevais ma perruque, je délirais…

Comment s’est déroulé le tournage de Tristana, dans le Vercors ?

    C’étais un peu Blanche-Neige et les Soviets, une ambiance de contes de fées qui parlait à mes origines bretonnes. Il y avait tout un début parlé, ce qui était très rare dans les clips, et en russe pour corser le tout ! Une interprète est venue nous faire répéter. J’étais complètement néophyte, contrairement à Mylène qui a un petit peu appris cette langue à l’école. J’ai une photo où je fais du bobsleigh des neiges avec elle, on est méconnaissables sous nos chapkas et nos lunettes… Ils m’ont proposé de passer pendant le montage, et c’était très dur de me découvrir à l’écran. Au moment où on le vit, on ne se rend pas compte de l’impact que ça peut avoir. J’étais aveuglée par mes yeux blancs de sorcière, j’avais les machines qui me tenaient les mains et les bras quand je courais… Au montage, j’étais hyper choquée. Et encore, Laurent l’a édulcoré ! Je ne pense pas qu’il ait gardé les rushes.

Vous vous étiez vue dans le premier clip ?

    Ils ont été assez malins. Par exemple, quand je crache le sang, ils m’interdisaient de ma regarder dans un miroir. On m’a nettoyé entre les deux prises sans que je ne voit rien. Je savais bien que j’étais un personnage féminin un peu extrême mais quand je l’ai vu à l’écran, j’étais très étonnée. Aujourd’hui, quand je retombe par hasard sur une rediffusion, ça me fait rire. Les gens me reconnaissent d’avantage dans la rue parce qu’avec dix ans de plus, je ressemble plus au personnage ! (Rires.)

Collaborer avec Mylène et Laurent devait être quelque chose d’éprouvant,. Quelqu’un de timide aurait été balayé, à côté des exubérances de son manager Bertand LePage… Vous sentiez-vous plus solide qu’une autre fille de votre âge ?

    Je n’ai jamais eu de problèmes avec Mylène et  Laurent, à part quelques non-dits… Bertrand est quelqu’un d’incroyable, il a été à la base de tout. Moi, je ne pouvais pas péter les plombs. Il fallait que je reste à ma place (Bertrand LePage a fait un scandale lors de la reception donnée en honneur de Mylène FARMER à l’école des beaux arts en décembre 1989. Elle s’en sépara quelque jours plus tard. NDCP). Je sentais que Mylène avait confiance en moi, et que je pouvais m’appuyer sur elle en retour. Elle était très introvertie, très parano. Elle avait besoin de travailler avec des pointures qui ne soient pas stars, qui aient bon caractère. J’étais chargée de former les équipes avec qui elle allait bien s’entendre. D’ailleurs, elle a continué à travailler avec tous les gens que je lui ai présentés.

Après Pourvu Qu’elles Soient Douces, on ne vous voit plus dans les clips mais vous réglez les chorégraphies du EN CONCERT 89… (On voit Sophie TELLIER dans le clip de A quoi je sers en 1989 NDLR)

    Oui, j’ai fait le casting des danseurs et des danseuses de Sans Conterfaçon et j’ai participé aux télés jusqu’en 1991. Là; je me suis dit que je devais travailler pour moi, me lancer dans la comédie.

Avez-vous regretté de ne pas être de l’aventure Giorgino ?

    Au début j’avais un rôle. (celui de Marthe, encore une rivale! NDLR.) J’ai été écartée quand ils ont opté pour une distribution internationale. Ca m’a fait un peu de peine et je me suis détachée. J’ai l’impression que Mylène n’a jamais voulu le comprendre. On en a vaguement parlé, mais elle n’a pas dû saisir que c’était important pour moi. Quand j’ai vu le film, j’étais un peu déçue. Les images étaient splendides, mais c’était trop long… Laurent était plus carré dans ses clips, plus efficace. Il est très sûr de ce qu’il veut, il ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. Je crois qu’il a fait ce qu’il a voulu. Il voulait un film à la David LEAN, très long, avec des étendues de paysages, la petite calèche qui traverse la neige pendant deux heures…

Propos recueillis le 12 février 1997. 

Platine, n°39, mars 1997, pp.19-20. 

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Seal et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 juin 2013


 

Seal, de son vrai nom Seal Henry Olusegun Olumide Adeola Samuel, est un auteur-compositeur-interprète britannique, né le 19 février 1963 à Londres. Son registre musical est très varié, entre pop, rock, soul ou encore house.

Seal et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE seal

 

 

Né à Londres en 1963, d’un père nigérian et d’une mère brésilienne qui l’ont donné à adopter faute de moyens pour l’élever, il entreprend des études d’architecture avant de vivre de petits boulots dans les environs de Londres. Il exerce sa passion pour la musique dans des clubs et des bars avant de rejoindre le groupe Push, dans les années 1980.

C’est au début des années 1990 que le chanteur rencontre ses premiers succès avec Killer, un titre house qu’il interprète pour le groupe Adamski, puis Crazy, un single que l’on pourrait qualifier de soul-pop et qu’il a lui-même composé. Ces deux titres sont inclus dans son album éponyme sorti en 1991.

En 1992, à l’occasion du concert Tribute to Freddie Mercury organisé en souvenir du chanteur de Queen et contre le SIDA au stade mythique de Wembley, Seal interprète la chanson Who Wants To Live Forever, composée par Brian May. Il est alors accompagné par les membres restants du groupe Queen.

Deux ans plus tard, Seal sort un deuxième album, portant à nouveau son nom, qui ne connaîtra le succès qu’avec la sortie du single Kiss From A Rose, intégré dans la bande originale du film Batman Forever.

En 1998, la sortie de Human Being, son troisième album, se solde par un échec public.

En 2003, alors qu’un projet d’album, Togetherland, est abandonné, Seal IV sort dans les bacs. Pour cet opus, Seal collabore de nouveau avec Trevor Horn, qui avait notamment travaillé pour Madonna ou Frankie Goes to Hollywood ainsi que sur les deux premiers albums de Seal. Dans la version de Seal IV destinée à la France, un bonus est ajouté : le titre Les Mots que Seal avait interprété en 2001 en duo avec la chanteuse Mylène Farmer et dont le single s’était vendu à plus de 500 000 copies en France. L’album comporte aussi une nouvelle version du titre house My Vision qu’il avait interprété pour le groupe Jakatta et qui fut numéro un en Angleterre en 2002. La version de l’album est toutefois plus pop que la version originale. De cet album, on retiendra aussi Love’s Divine, disque d’or en France, mais aussi Get it together ou Waiting for you qui connaîtront un meilleur accueil dans d’autres pays.

Quatre ans après Seal IV, le chanteur anglais revient avec l’album System, produit par Stuart Price. Malgré l’échec de l’album, le chanteur projette de sortir une suite[2].

En 2008, Seal enregiste le titre I Wish avec le rappeur américain DMX. L’album Soul, qui reprend des standards de la soul américaine, sort tout juste un an après System, en novembre 2008. En France, l’album est tout de suite un véritable succès, se classant dès sa première semaine n°1 et cela pendant 13 semaines. En avril 2009, plus de 800 000 exemplaires auront été vendus. Le premier single sorti est le titre initialement interprété par Sam Cooke, A change is gonna come, qui avait été utilisé lors de la campagne de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

Seal a aussi collaboré à de nombreuses bandes originales de film : Batman Forever, Toys, Family Man, Space Jam, Le Sourire de Mona Lisa… Il a également repris en 2010 la chanson You got me, enregistrée préalablement par Nolwenn Leroy en 2009 sur son album Le Cheshire Cat et moi.

mimi dans Mylène et L'ENTOURAGELes Mots est la première compilation des succès de Mylène Farmer, parue le 26 novembre 2001 (Polydor).

Meilleure vente de l’année 2001 et 2002, elle demeure à ce jour le record de la meilleure vente de compilations en France, avec plus de 1 600 000 ventes.

Cette compilation réunit tous les singles de la chanteuse (exceptés My mum is wrong et On est tous des imbéciles) auxquels s’ajoutent 3 inédits (Les Mots en duo avec Seal, C’est une belle journée et Pardonne-moi) ainsi que 2 faces B jusque-là inédites sur un album (La veuve noire et Effets Secondaires).

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Roy Raz et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

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 Roy Raz et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE lonely

 

Roy Raz a réalisé une nouvelle version du clip « In This Shirt » du groupe brit-glam The irrepressibles. Influencé par l’esthétique homo-érotique, le réalisateur met en scène de jeunes éphèbes provocateurs aux positions suggestives sans jamais tomber dans le vulgaire. Le clip reprend à son compte une partie de l’imagerie homo un poil cliché comme la séance de car-washing, le body painting ou encore les méchants garçons aux torses gonflés. Cet ovni visuel est plus connu sous le titre « The lady is dead », on vous laisse comprendre pourquoi.

 lonelylisa dans Mylène et L'ENTOURAGE

Lonely Lisa réalisé par Roy Raz!

Mylène Farmer par Roy Raz pour Lonely Lisa (Clip officiel) !

Polydor a fait monter la pression sur son twitter en indiquant qu’une surprise allait être difusée via son réseau et qu’il s’agissait d’un clip.

A 19h le clip Lonely Lisa issu de l’album Bleu Noir venait de débarquer sur Youtube.

Le long de ce clip on y voit une Mylène Farmer resplandissante mise en scène par Roy Raz (jeune producteur et DJ Israèlien), en République Tchèque. Ce clip s’inspire de l’univers des films « Dune » (David Lynch) et « Black Swan ».

Ce clip raconte l’histoire d’une fillette à la découverte du monde. L’icône rousse oscille entre le noir et le blanc, entre le strass et le naturel. On y voit la chanteuse entourée de danseuses classiques ou alors en train de se promener dans un désert immense où elle croise d’étranges personnages, dont un marchand de glaces, des hommes en pleine séance d’UV ou un homme accompagné d’un superbe dromadaire pailleté.

Une vidéo particulièrement esthétique et lumineuse…

Disponible en téléchargement depuis le 16 mai 2011, le single sort dans les bacs le 4 juillet 2011. Le clip, réalisé par Roy Raz, a été dévoilé le 1er juin via la page Facebook de Polydor.

Le titre se classe n°1 des charts français la semaine de sa sortie (avec 15 000 ventes), ce qui en fait le douzième single n°1 de Mylène Farmer (et le huitième consécutif), ce qu’aucun artiste français ou étranger n’a pu à ce jour égaler.

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Olivier Theyskens et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

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Olivier Theyskens et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE rmymi-adio-02-cOlivier Theyskens est né en 1977 d’un père belge ingénieur en chimie et d’une mère française. Enfant, doué pour le dessin et doté d’un sens précis du détail, il veut « être une fille », car il est« jaloux que les filles deviennent des princesses et portent des jupes, ça m’a tourmenté ».

Ses parents ont encouragé son intérêt pour la couture apparu très jeune : à sept ans il déclare déjà qu’il souhaite « faire de la haute couture ».

En octobre 1995, à l’âge de 18 ans, il entre à l’école de École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre pour étudier la couture. Il la quitte dès 1997 pour lancer sa propre marque. Ses premières collections sont souvent qualifiées d’« extravagances gothiques » ; il n’hésite pas à utiliser de simples draps de lits réclamés à sa grand-mère. Mais disposant de peu de moyens financiers, l’expérience tourne court, malgré un certain succès commercial. Son amie Laetitia Crahay, assistante-designer chez Chanel dira « je ne m’inquiète jamais pour Olivier, c’est un gagnant ».

Olivier Theyskens poursuit alors son expérience en créant les costumes du Théâtre de la Monnaie. Mais il continue à dessiner des vêtements comme un passe-temps. Il se fait remarquer à seulement 21 ans quand la chanteuse Madonna, en 1998, porte l’une de ses robes en satin noir aux Academy Awards. Viendra également Mylène Farmer qui apparait alors dans JE TE REND TON AMOUR lorsqu’elle entre dans un confessionnal, vêtue d’une superbe robe rose et blanche du couturier Olivier Theyskens.

Depuis trois saisons, le créateur belge Olivier Theyskens, qui défile à la Fashion Week de New York ce lundi 10 septembre 2012, triomphe chez Theory. Portrait. 

S’il ressemble à Jésus, Olivier Theyskens est surtout, depuis peu, le visage du « middle luxury », concept qui associe un design créatif et de jolies matières à des prix franchement raisonnables. Voilà trois saisons, ce beau page au teint d’albâtre encadré de baguettes noires soyeuses choisissait en effet de donner un virage tout à fait iconoclaste à sa carrière couture. Après avoir enchanté -et parfois étonné- comme directeur artistique de Rochas (de 2002 à 2006) puis de Nina Ricci (2006-2009), il quittait Paris pour New York, et les salons ouatés du VIIIe arrondissement pour une entreprise plus mass market: Theory, une griffe lancée en 1997. 

Les vêtements y sont contemporains mais ni trop pointus ni trop chers, afin de toucher l’Amérique moyenne. La marque est entrée en 2004 dans le giron de Fast Retailing, le groupe japonais propriétaire d’Uniqlo ou deComptoir des cotonniers. En même temps qu’il a l’oeil sur l’ensemble de Theory, le créateur signe Theyskens’ Theory (TT), sa ligne dotée d’une touche plus personnelle et plus affûtée. Où l’on retrouve les tocades de ce trentenaire exigeant: des lignes pures, une allure urbaine et néanmoins enchanteresse, un romantisme aux tonalités sombres. En somme, avec TT, on s’offre du Theyskens démocratisé, de la même manière qu’on s’achète désormais du Felipe Oliveira Baptista à prix accessible chez Lacoste

« Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements »

« Je ne pense pas être sorti du luxe », assure Theyskens, qui s’appuie sur une équipe de six stylistes et un atelier d’une centaine de personnes, installé à Meatpacking, à New York. « Cette notion m’habite depuis mes débuts, mais je ne voulais pas m’emprisonner dans ce privilège. Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements, qui vont aller à la rencontre de femmes réelles dans la rue, confie-t-il. Cela me convient parfaitement, car je n’ai jamais travaillé à partir d’un fantasme ou d’une muse. De plus en plus, quand je dessine, je me dis : « Si j’étais une fille, aurais-je envie de porter cela ? » ou « Au-delà du délire esthétique, est-ce flatteur ? »" 

Un sens du réel assez nouveau pour Theyskens, Belge diplômé en 1997 de l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de la Cambre, à Bruxelles, à la sortie de laquelle il fit sensation en lançant sa griffe, d’une grâce folle et nourrie de références oniriques. Dès 1998, alors qu’il n’a que 21 ans, Madonna porte aux Oscars une de ses fameuses robes éthérées en satin noir, suivie par d’autres reines des red carpets, Nicole KidmanReese Witherspoon. Ses premiers défilés parisiens restent dans les mémoires des cérémonies à la grâce planante, emplie de robes d’héroïnes tourmentées façon épopée XVIIIe siècle, une esthétique qu’empruntera Riccardo Tisci quelques années plus tard chez Givenchy

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« On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! »

« Beaucoup de clichés ont circulé sur moi à la suite de ces collections assez « dark », mélancoliques. On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! » En mars 2009, il est congédié de Nina Ricci par le propriétaire, le groupe Puig, sept mois avant l’expiration de son contrat, prétendument parce que ses collections coûtent trop cher à produire commercialement. Dans l’édition d’avril du VogueaméricainAnna Wintour, l’un de ses plus fervents soutiens, écrit que « le rôle vital du talent artistique a été dissous dans le climat économique actuel. Nous avons été choquées, mon équipe et moi, d’apprendre que le contrat de Theyskens ne serait pas renouvelé ».  

C’est peu après qu’Andrew Rosen, président et fondateur de Theory, parfois présenté comme le « Bernard Arnault de l’alternatif » depuis ses investissements récents dans Proenza Schouler, lui fait les yeux doux. « Il y a de brillants créateurs aux Etats-Unis mais je cherchais quelqu’un doté d’une sensibilité européenne, pour ne pas dire couture, explique Rosen. J’adore l’idée que quelqu’un comme Olivier veuille faire des vêtements démocratiques. Sa force vient du fait qu’il suit le design d’aussi près que le business. » 

La féminité que Theyskens esquisse aujourd’hui chez TT est moins empruntée, plus ambiguë et androgyne. Il y mêle des classiques urbains (vestes, jeans, shorts et tee-shirts), quelques pièces luxueuses (cuir, manteaux en fourrure), et toujours une poignée de robes longues à la gravité trouble. « La fille theyskénienne n’a jamais été premier degré, trop sexy, trop fatale. Mais, avant, j’étais dans une quête de perfection absolue, explique le créateur. Maintenant, j’apprécie au contraire une pointe de laisser-aller, quelque chose de plus cool. » Une nouvelle dégaine immédiatement désirable, un glamour street cousu de pantalons loose et de vestes masculines collant bien à New York, ville où il compte ses plus grandes fans, Anna Wintour, donc, mais aussi Sarah Jessica Parker ou Julia Restoin-Roitfeld.  

« Theyskens traduit en version américaine son style poétique et rock’n'roll, analyse Agnès Barret, fondatrice d’Agent Secret, agence de conseil en luxe. Il réalise avec Theory un produit moderne adapté au marché, très réaliste, portable et abordable, sans pour autant rien renier de son immense talent. Il apporte un coup de frais et de poésie urbaine sur ce que l’on appelle aux Etats-Unis le « contemporary market » (les vêtements destinés aux femmes actives). Il a gagné en maturité, et, fort de ce succès notamment commercial, je le vois bien revenir un jour vers une grande maison de luxe. » Ayant fait preuve de sa capacité de vendre, Theyskens est lui-même devenu plus « bankable » sur l’échiquier des créateurs. 

« Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. »

Lui semble plus détaché que jamais du jeu des ego couture. « Je prends mes distances par rapport à la mode ; je me suis surpris à ne pas aimer quand les gens sont trop modeux. Je déteste les désirs de consommation liés à un affichage social. Beaucoup de gens réfléchissent à trois fois avant d’acheter un vêtement à 500 dollars. Même moi, d’ailleurs ! Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. » Theyskens a grandi en Belgique au côté d’une mère « qui était la première à dire qu’elle n’était pas sapée », et d’un père ingénieur chimiste. Petit, il révèle un talent hors du commun pour le dessin et le sens méticuleux du détail : « J’ai vite compris, enfant, que je pouvais me faire aimer en donnant mes dessins », se souvient ce grand admirateur d’Yves Saint Laurent. Il griffonne toujours énormément, des croquis de mode et de voyage, des peintures à l’huile ou des aquarelles esquissées au Chili ou en Asie. 

L’homme est plus instinctif que cérébral. « Je laisse parler mes petites voix intérieures et ne perds pas trop de temps à tergiverser. En règle générale, j’ai assez confiance en moi. Je ne suis jamais nerveux même si je ne suis pas exempt de doutes. » Seule la vision d’un chat noir peut déclencher, chez ce superstitieux assumé, une « crise de nerfs ». « J’ai toujours aimé les contrastes dans les caractères, comme les limites entre bonheur et tristesse. La fragilité émotionnelle m’intéresse. La délicatesse, aussi », poursuit ce lecteur de Stefan Zweig. L’Antechrist de la mode ajoute : « Melancholia, de Lars von Trier, c’est moi en film. » On ne lui souhaite pas la même fin. 

http://www.lexpress.fr/

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Robert Nyel et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 avril 2013

 

Robert Nyel et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE nyelRobert Nyel, pseudonyme de Robert Niel, né en 1930 à Grasse (Alpes-Maritimes), est un parolier, chanteur et artiste peintre français.

Si on a oublié Robert Nyel chanteur, en revanche, on se souvient du parolier qui, associé à la compositrice Gaby Verlor (1921-2005), s’inscrit dans la mémoire collective francophone avec au moins deux chansons : C’était bien (Le P’tit Bal perdu) interprétée par Bourvil et Juliette Gréco en 1961 et Déshabillez-moi, un titre incontournable du répertoire de Juliette Gréco (1967).

Sa Provence natale l’inspirera puisqu’il écrira dans cette veine pour lui-même et pour l’acteur et chanteur marseillais Robert Ripa qui lui devra notamment son plus grand succès, la chanson Magali dont le refrain est en provençal (1962).

En 1983, accompagné au piano par Claude Rogen, il est la vedette du gala de Radio 20/20 sur la scène du Centre international de séjour de Paris.

Robert Nyel a, depuis longtemps, abandonné la chanson pour se consacrer à la peinture à Grasse, sa ville natale.

Ainsi soit je… est le second album de Mylène Farmer, sorti en avril 1988.

Il permet à la chanteuse de confirmer son succès, puisqu’elle devient alors la chanteuse française no 1.

Grâce à cet album, Mylène Farmer se verra récompensée d’une Victoire de la Musique en tant qu’« Artiste de l’année », et le Livre Guinness des Records lui accordera une page entière afin de souligner ses résultats exceptionnels.

Notes : Le titre L’Horloge est une adaptation musicale du poème de Charles Baudelaire. Quant au titre The Farmer’s Conclusion, il s’agit d’un instrumental mettant en musique des cris d’animaux, en clin d’œil à ses détracteurs qui la surnommaient « Vilaine Fermière ».

  • Paroles : Mylène Farmer sauf L’Horloge (Charles Baudelaire) et Déshabillez-moi (Robert Nyel)

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Yvan Cassar et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 avril 2013

 Yvan Cassar et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE yvan

Yvan Cassar est un ancien élève du Conservatoire national supérieur de Paris (composition, piano, écriture) né à Rennes en 1966.

Il travaille avec de nombreux artistes français en tant qu’arrangeur, réalisateur ou directeur musical : Mylène Farmer, Claude Nougaro, Johnny Hallyday,Charles Aznavour, Céline Dion, William Sheller, Jean-Jacques Goldman, Patricia Kaas, Pascal Obispo, Jacques Dutronc, Michel Sardou, Florent Pagny, Grégory Lemarchal, Roberto Alagna, ou encore Jean-Michel Jarre et Dorothée.

De 1994 à 1997, il collabore avec Vangelis pour plusieurs projets (Cérémonie d’ouverture des championnats du monde d’athlétisme 1997 au Stade Olympique d’Athènes, disques avec José Carreras, Montserrat Caballé).

Depuis 1996, il est le réalisateur et directeur musical des spectacles de Mylène Farmer (Bercy 1996, Mylenium Tour 1999-2000, Avant que l’ombre… à Bercy 2006 et le Point de Suture Tour 2009) et Johnny Hallyday (Stade de France 1998, Tour Eiffel 2000, Parc des Princes et Tournée des Stades 2003, Flashback Tour 2006).

Yvan Cassar, chef d’orchestre de la chanson française

Avant d’être juré à la Star Academy, il a arrangé des albums ou des concerts pour les plus grands stars françaises. Il était aux commandes des nouveaux albums de Johnny Hallyday et Florent Pagny.

« Je me considère comme un généraliste, avec des angoisses et des déprimes de généraliste. » A quarante ans, Yvan Cassar a un curriculum vitae déjà si vaste qu’on pourrait le croire plutôt multi-spécialiste. On fait appel à lui pour écrire des arrangements pour grand orchestre, il a réalisé deux disques très jazz avec Nougaro, il a convoqué le ban et l’arrière-ban de la world music pour sa musique de la série télévisée L’Odyssée de l’espèce, il a joué du piano sur des dizaines d’enregistrements, il assure la direction musicale des concerts de Mylène Farmer et Johnny Hallyday, il compose pour des publicités et, même, siège cette année dans le jury de la Star Academy…
Tout récemment, il a réarrangé des chansons de Brel pour l’album de reprises de Florent Pagny et invité Johnny à élargir sa palette de chanteur, du plus intime à sa plus énorme puissance – deux des productions-phares de la saison, dans lesquelles son talent brille de tous ses feux. « Quand je n’ai pas le moral, je me dis qu’à trente-cinq ans, Ennio Morricone faisait encore des arrangements pour la télé italienne. » Le grand compositeur de musique de film italien trône parmi les dieux de son Olympe personnel, avec des arrangeurs, orchestrateurs et compositeurs multicartes comme François Rauber et Gabriel Yared. Chez ces derniers, il a retrouvé comme le mot de passe « de tous les arrangeurs que j’aime : l’amour du 2e mouvement du concerto en sol de Ravel, que j’ai utilisé mille fois pour des chansons. »

Et pourtant, insiste-t-il, « jamais je n’aurais cru que j’écrirais des arrangements et réaliserais des albums pour les chanteurs. J’avais toujours aimé la chanson mais je ne me sentais pas du tout programmé pour ça. » Conservatoires de Rennes, Nantes et Paris, postes de chef de chant et de première clarinette dans les formations classiques de Nantes, premières incursions dans le monde de la musique de film… Déjà, avant qu’il ait vingt ans tout est bon pour apprendre : les doctes cours du conservatoire comme les nuits au piano-bar, écrire pour le théâtre et composer des spectacles pour enfants… Quand, pendant plus de deux ans, il est assistant de Vangelis, rencontré au hasard d’un studio, il s’installe longuement aux claviers de son patron : « J’étais assez jeune, question synthés. Comme il travaillait la nuit, je passais la journée dans son studio, il avait tous les synthés de la terre… »

En 1999, il participe aux arrangements pour le disque Metamorphoses de Jean-Michel Jarre.

Il compose aussi plusieurs musiques de fictions et de documentaires pour la télévision (Jean MoulinL’Odyssée de l’espèceMassaï, les guerriers de la pluie…) et il participe à de nombreuses bandes originales de films (Les Visiteurs et Les Couloirs du tempsC’est la vieGiorginoLoulou Graffiti). Il participe aux arrangements des cordes sur l’album The Mass du groupe Era dirigé par Éric Lévi.

Passionné par les musiques du monde, il enregistre avec des maîtres prestigieux (Nusrat Fateh Ali KhanBaaba MaalDenez PrigentWasis DiopLe Mystère des voix bulgaresRichard Bona).

Au début de l’année 2007, il reprend un tube de la chanson française intitulé Où sont les femmes ?, originellement composé et interprété par Patrick Juvet, dont les paroles ont été écrites par Jean-Michel Jarre, pour la nouvelle publicité télévisée des magasins de bricolage Castorama. À la fin de cette même année, il intègre la Star Academy en tant que membre du jury aux côtés de Pascal Nègre et Passi.

En 2008, il participe aux arrangements, à la réalisation artistique et à la direction d’orchestre pour le disque de Roberto Alagna Sicilien.

Il assure de nouveau en 2009 la direction musicale de la tournée de Mylène Farmer qui passe par plusieurs salles et stades en France, Belgique, Suisse et Pays de l’Est. Il a déjà assuré cette fonction sur les concerts de la chanteuse lors des tournées de 1996, du Mylenium Tour et de la série de concert qu’a donné Mylène Farmer au POPB en 2006. Il contribue aussi au spectacle de Kamel OualiCléopâtre.

En 2012, il participe à la composition de l’album de Johnny Hallyday, L’attente.

 

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RedOne et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 avril 2013


 

RedOne et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE redoneRedOne, de son vrai nom Nadir Khayat, est un producteur de musique marocain.

Originaire de Tétouan (Maroc) où il est né le 10 avril 1972, il y a également fait ses études jusqu’à l’âge de 18 ans, avant de décider d’immigrer en Suède pour se consacrer entièrement à la musique. Après avoir crée un groupe de musique, il part à Hollywood où il devient producteur de Hip-Hop et de Pop.

Il a co-écrit de nombreuses chansons, notamment pour Lady Gaga : Just Dance, Poker Face, Love Game ou encore Bad Romance, ainsi que Fire Burning pour Sean Kingston.

Il a aussi collaboré avec Lady Gaga, Darin, Akon, Backstreet boys, Jennifer Lopez, Mika (pour « We Are Young  la bande originale du film « Kick-Ass« ), Kat De Luna, Enrique Iglesias, Space Cowboy, Ciara, Christina Aguilera, Mylène Farmer, Shakira, Michael Jackson, Nicole Scherzinger, Usher, Pitbull, Lionel Richie, Mélissa Nkonda et Nicki Minaj.

En 2010, il a remporté deux Grammy Awards et trois Brit Awards. Il a également été décoré du ‘ouissam du mérite intellectuel’ par Mohamed VI à l’occasion de la fête du trône en juillet 2011, l’une des distinctions les plus élevées dans sa terre natale.

Il parle arabe, français, espagnol, suédois et anglais.

Mylène Farmer fait équipe avec RedOne sur son nouveau single inédit titrait les journaux :

C’est une énorme surprise. Dans un communiqué de son label, Polydor, Mylène Farmer annonce la sortie d’un nouveau single, intitulé « Oui mais non ». Jusque-là, rien d’extraordinaire, même si le secret a été remarquablement bien gardé.

La vraie surprise, c’est que la chanteuse française Mylène FARMER a collaboré sur ce nouveau titre avec RedOne, l’un des producteurs les plus en vogue sur la scène pop internationale. On lui doit notamment tous les hits de Lady GaGa, mais il a également collaboré avec Enrique Iglesias, Alexandra Burke, les Sugababes, Mika et les Backstreet Boys, entre autres.

« Oui mais non » sera mis en radio dès demain, toujours selon le communiqué de Polydor.

mf2000_154a-205x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEson single inédit « Oui mais non » composé par RedOne :

Selon un communiqué officiel de son label Polydor/Universal, le compositeur et producteur de Lady GaGa est au crédit du prochain single inédit de Mylène Farmer, « Oui mais non », premier extrait issu de son nouvel album. Attention, la mise en radios de ce titre inédit s’effectuera à partir du 29 septembre prochain !

Mylène Farmer sur un single composé par le producteur américain en vogue du moment, celui de Lady GaGa, vous en rêviez ? Le label Polydor l’a fait ! On savait la chanteuse en studio à Paris, et certains pensaient déjà à la B.O du film « L’ombre des autres »… Mais selon un communiqué officiel de ce dernier, secrètement gardé, c’est le single inédit de Mylène Farmer, « Oui mais non », composé et produit par RedOne, sur un texte de la chanteuse, qui sera lancé en radios à partir du 29 septembre prochain.

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Mylène et Rambo Kolawski

Posté par francesca7 le 1 avril 2013

 

Dans le tournage de Libertine : Acteurs :

Sophie Tellier (la Rivale), Gérard Nublat (l’amant), Rambo Kowalski alias Hervé Lewis (le duelliste de Mylène)

Mylène et Rambo Kolawski dans Mylène et L'ENTOURAGE libertine

05/1986 – Tournage du clip (Quatre jours de tournage au château de Ferrière et au château de Brou, dans la Seine-et-Marne)
18/06/1986 – Projection du clip en avant-première (Paris – Cinéma Le Mercury)
25/06/1986 – 1ère diffusion du clip (‘Azimut’ – FR3 Lorraine Champagne Ardennes)

Synopsis

XVIIIème siècle. En pleine nature, deux individus à l’allure androgyne se livrent à un duel au pistolet. Un homme, et une femme, Libertine. Quelques personnes assistent, silencieuses, au duel. Libertine ouvre le feu, et tue son adversaire avant de prendre la fuite à cheval, sous les yeux pleins de haine d’une femme qui semble être l’amante de l’homme abattu. Nous sommes ensuite plongés dans une ambiance très libertine, dans un château, où des libertins boivent et se goinfrent. Dans la salle de bains, les femmes totalement nues s’amusent et s’éclaboussent. Deux d’entre elles viennent rejoindre Libertine dans sa baignoire, avant d’être rappelées à l’ordre par une matrone. A la scène suivante, Libertine est assise à une table de jeu avec d’autres personnes. Un homme lui envoie un mot l’invitant à le retrouver dans une pièce plus isolée. Libertine se lève et va rejoindre l’homme, avec lequel elle fait l’amour. De retour dans le salon où ont lieu les jeux, Libertine tombe sur sa rivale, folle de jalousie. Un violent combat s’engage entre les deux femmes, sous les yeux des autres libertins. L’amant de Libertine vient la secourir des assauts de la rivale puis s’enfuit avec elle. Folle de rage, celle-ci réunit toute une bande pour abattre les deux amants qui s’enfuient à cheval. Transpercés par les balles, ils tombent à terre, et sont laissés pour morts… 

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Mylène et Esther Donbong’Na Essienne

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Bassiste, chanteuse, productrice, auteur… Esther Donbong’Na Essienne multiplie les visages artistiques. Sur disque ou en concert, elle s’est illustrée chez Manu Dibango, Claude Nougaro, Michael Bolton ou Mariah Carey.

Confidences de Esther Donbong’Na Essienne (Choriste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène et Esther Donbong'Na Essienne dans Mylène et L'ENTOURAGE 2263790455_small_2

Le prendriez-vous mal si l’on vous disait que la musique est un peu dans vos gènes ?
Absolument pas, car je suis née dans une famille de mélomanes. Mon père jouait de la guitare et nous a fait écouter très tôt de la musique. Je suis entrée au Conservatoire à cinq ans. J’étais une bonne élève et j’ai rapidement obtenu des prix du piano. J’ai appris la guitare en autodidacte et écrit mes premières compositions vers douze ans. Après le collège, je faisais des escapades dans un complexe de salles de répétitions. J’y ai croisé des musiciens célèbres comme Kamil Rustam qui a joué depuis avec toute la variété française et internationale, et qui vit aujourd’hui à Los Angeles où il accompagne Jessica Simpson ou Jennifer Lopez.

Vous étiez une musicienne pour le moins précoce. Quand avez-vous découvert le chant ?
Je chantonnais naturellement, mais je n’avais jamais étudié le chant. En revanche, j’ai fréquenté très jeune ce milieu infréquentable et j’écoutais tout, jazz, soul, folk, pop et rock. Je me suis découvert une passion pour la basse, un instrument sensuel et rythmique. Depuis, je m’accompagne à la basse en concert. On a créé, avec mes sœurs, une formation reggae, les Blackheart Daughters, où je chantais et jouais de la guitare et de la batterie. Ma sœur Princess Erika a fait son chemin et nous nous sommes retrouvées après l’enregistrement de « Trop de blabla » en 1988. Je me suis fait remarquer lors de séances de voix en studio en créant des chœurs. Des artistes m’ont sollicitée, comme le violoniste Jean-Luc Ponty (ndlr : Tchokolo en 1991 et le Festival de Montreux), et j’ai su que je ne me trompais pas quand j’ai commencé à faire des télés avec ceux qui avaient bercé ma jeunesse comme Le Forestier ou Sylvie Vartan.

Où en étiez-vous quand vous avez été engagée par Mylène Farmer en 1996 pour la deuxième tournée de sa carrière ?
J’avais décliné l’offre de Jean-Luc Ponty qui me proposait une tournée américaine car je venais de signer un contrat en solo. J’avais fait une pub pour Gini qui m’avait ouvert des portes. J’ai enregistré deux singles assez power pop qui ont eu du succès en Angleterre. On m’a d’abord signé chez Polydor UK, puis dans le label IRS Record du groupe Police (ndlr : qui abritait en son sein REM, excusez du peu !) où j’ai sorti une ballade plus classique, « Homeland ». Le projet a atterri chez Chrysalis où il est passé aux oubliettes. Je suis partie, comme Mylène à l’époque, aux Etats-Unis et quand je suis revenue, j’ai été sollicitée par elle.

Votre réputation de choriste studio vous avait-elle précédée ?
Oui, car j’ai reçu un coup de fil de Thierry Rogen. Laurent Boutonnat voulait avoir mes coordonnées afin d’écouter mon travail et pour dire la vérité, je ne savais pas de quoi il s’agissait. Les médias ne parlaient pas encore du retour de Mylène Farmer. Bien vite, j’ai compris qu’il s’agirait d’un évènement de grande ampleur. J’ai envoyé une photo et une cassette audio avec quelques-unes de mes compositions. Nous avons organisé un rendez-vous avec Mylène, on a parlé musique longuement, de son dernier album mais aussi de ma propre expérience. A la fin de la discussion, on a décidé de travailler ensemble.

Étiez-vous attirée par l’univers musical construit par Mylène et Laurent Boutonnat ?
Je connaissais le travail de Mylène depuis longtemps et j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait. Je suis toujours très fan des albums qu’elle propose. Ce qu’elle fait est sublime et en plus, c’est une personne particulièrement attachante. Elle est entière et j’ai un plaisir non dissimulé à travailler avec elle. J’étais très attentive aux chœurs qu’on me proposait, car je voulais travailler avec des artistes de qualité. Je suis évidemment très bien tombée.

m9908h-218x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre duettiste sur cette tournée 1996, Carole Rowley, avait un CV très étoffé et avait travaillé pour Real Word Record, le label de Peter Gabriel, que Mylène admire…
J’ai eu la chance de rencontrer deux camarades géniales durant ces tournées. Je me souviens de bons moments passés à Los Angeles avec Carole et les fous rires que nos avons souvent avec Johanna Manchec. En 1999, je n’étais pas allée aux Etats-Unis, j’avais rencontré Johanna à Paris et j’ai rejoint l’équipe directement aux répétitions à Marseille. Avec Johanna, on s’entend très bien et on rigole beaucoup. C’est une excellente danseuse et une très bonne chanteuse. Encore quelqu’un qui a une belle personnalité. J’apprécie Eric Chevalier, Yvan Cassar et Paul Bushnell, le bassiste d’Avant que l’ombre… à Bercy, à qui je rendrais forcément visite si je suis de passage en Californie.

Quel est le show auquel vous êtes le plus attachée ?
Chaque spectacle avait ses particularités. La première tournée était une découverte. Il y avait une fraîcheur dans mes rapports avec le staff, on riait beaucoup, notamment avec les danseurs. Le Mylenium Tour était bien plus recueilli, tant en coulisses que sur scène. Il n’y avait pas de retenue, mais probablement plus d’intériorité. Quant aux concerts de janvier dernier, j’étais totalement en confiance. J’ai senti pour ce Bercy une sorte d’accomplissement et d’aisance… Une consécration logique. Mylène était beaucoup plus à l’aise malgré le défi que représentaient ces treize dates.

Avez-vous constaté les progrès vocaux de Mylène sur Avant que l’ombre… à Bercy ?
Pour ma part, j’estime que Mylène n’a pas de « progrès » à faire. Quand on est une artiste comme elle, sa voix est une couleur et un parti pris. Je la trouve très juste. Elle chante comme elle est profondément. L’important n’est pas de vocaliser comme Whitney Houston, c’est d’être soi-même. Prenez Mick Jagger, il est loin de la perfection, mais il a sa griffe vocale !

Quelles sont justement les chansons du répertoire Farmer qui vous ressemblent le plus ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, j’aimais bien l’intro « Peut-être toi » et surtout « C’est une belle journée » que je trouve très réussie. J’appréciais aussi les parties où l’orchestre jouait seul. Mais ma chanson préférée est « L’autre… ». Elle me fait craquer systématiquement. D’ailleurs, sur la première tournée, à chaque fois qu’elle la chantait, je me mettais à pleurer. C’est une des chansons qui me touchent le plus, et j’aimerais bien la reprendre…

Quels sont vos souvenirs les plus poignants parmi ces trois spectacles ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, nous étions plus de deux cents hommes et femmes à travailler. Quand on part en tournée, on est en moyenne quatre-vingts personnes dans une ambiance familiale, avec des liens qui se créent. Il y a toujours des émotions particulières. Durant le Mylenium Tour, je me souviens du bonheur que nous avons ressenti quand on a appris vers la fin de la première partie de la tournée que nous partions en Russie. Le pays sortait d’années difficiles. L’émotion est venue plus du public que de nous. Et sur la première tournée, quand Mylène a eu son accident à Lyon, on a été interrompu pendant quelques mois. On était tellement heureux de repartir ensuite sur la route avec elle et de reprogrammer des Bercy !

Après dix ans de bons et loyaux services, s’il fallait définir Mylène en quelques mots ?
Je ne suis pas très bonne au jeu des définitions. Je dirai qu’elle rayonne de l’intérieur et qu’elle donne tout d’elle-même. En peu de mots, c’est dire beaucoup sur sa personnalité.

Autre femme de poigne à forte personnalité : Marianne James, pour qui vous avez enregistré récemment des chœurs sur « Corps et âme » pour son premier album…
Marianne connaissait la famille car ma plus jeune sœur était assistante de production de L’ultime récital. Jacques Ehrhart, son réalisateur, m’a appelée pour un arrangement de voix gospel. J’ai entendu un guitare/voix. Marianne m’a parlé de l’ambiance qu’elle désirait. Je lui ai fait écouter quelques maquettes et j’ai enregistré toutes les voix de ce gospel.

Où verra-t-on votre nom ces prochains mois ?
D’abord sur scène… Et sur la pochette de mon album solo. Depuis que j’ai un site Internet, je suis même sollicitée par des rappeurs américains en Floride ! Je crois qu’il est difficile d’avoir au même moment une carrière solo et une carrière de choriste. Il faut choisir, se faire violence et se donner une discipline de principes pour mener ses projets à bien. J’ai donc décidé de me concentrer sur mes chansons. Je voudrais enregistrer le plus vite possible et sans vous en dire trop… Une partie de l’album devra être réalisée avec un producteur de Las Vegas. Je garderai toutefois le contrôle de la production artistique. Ce sera un travail de longue haleine sous le signe du métissage. Je suis née à Paris, d’origine camerounaise, avec des influences que je qualifie de « cosmiques » : jazz, reggae, soul, classique, musique africaine, musique sacrée et rock. Il y aura tout ça dans cet album !

Mylène Farmer et vous – 2006

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Mylène Farmer et Ph.Seguy

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Philippe Séguy est grand reporter à Point de Vue. Il est l’auteur de biographies – Mylène Farmer, Fabiola, reine des Belges ou François Bayrou -, et de romans : Le Vent du Sud et Portrait de Claire en bleu marine.

Confidences et interviews

Philippe Séguy (Écrivain)
Auteur de la biographie Ainsi soit-elle

 Mylène Farmer et Ph.Seguy dans Mylène et L'ENTOURAGE 12

J’ai un parcours un peu atypique. A la base, je suis docteur en histoire. En même temps, j’ai été comédien professionnel pendant 9 ans. Le destin a fait que j’ai arrêté mon métier d’acteur, que j’adorais, et que je me suis dit « qu’est-ce que je peux faire maintenant que je ne suis plus comédien : écrire ». J’ai donc commencé à piger à droite à gauche, et à rencontrer des gens qui m’ont donné la possibilité de le faire. Parmi ces gens, j’ai rencontré grâce à une amie comédienne Sylvie Devillette, qui à l’époque était quasiment rédactrice en chef de plusieurs magazines de variété. Je parlais très souvent de Mylène, parce qu’à l’époque, elle faisait Libertine. Etant spécialiste du XVIIIème siècle, j’avais adoré la manière dont Mylène abordait le XVIIIème. On a une tendance un peu ridicule de considérer le XVIIIème siècle comme un siècle gentillet, de jolis rubans et de moutons, alors que c’est un siècle extrêmement cruel, très dur. Les liaisons dangereuses ne sont pas loin, et surtout, la Révolution n’est pas loin. C’est un siècle où le sang coule et dieu sait, pour revenir à Mylène, que le sang est un élément important de ses problématiques. Je parlais donc assez souvent de Mylène Farmer à cette amie comédienne, qui m’a dit que je devrais écrire sur elle. Je lui ai répondu que ça n’intéresserait personne. Sans me le dire, elle en a parlé à Sylvie Devilette qui m’a commandé un article pour Rocknews. Je m’en souviens très bien, puisque j’avais trois jours pour le faire ! Je ne dis pas que j’ai fait un chef d’œuvre, mais j’ai fait mon papier. Deuxième hasard, Bertrand Le Page, qui était à l’époque manager de Mylène, a vu ce papier. Mylène l’a également lu et m’a envoyé un mot adorable de félicitations. Il y a donc eu un premier article, un deuxième article, un troisième article et le groupe de presse qui produisait Rocknews a décidé de consacrer un numéro spécial à Mylène. J’ai écrit la quasi-totalité des textes, avec toujours cette frustration d’être calibré par un magazine.

1988-07-b-300x224 dans Mylène et L'ENTOURAGEGenèse
C’était le moment où Mylène se plaçait dans le Top 50, où les ventes explosaient, après l’album Ainsi soit je… On sentait de la part du public une curiosité, qui ressemblait déjà à de l’amour. On n’était pas encore dans le domaine du sacre, mais il y avait quelque chose qui était du domaine de l’affectif, très intense. Puis Mylène a débuté sa tournée en 1989, et il y a eu un dîner organisé dans les Jardins de Bagatelle (ndlr : après la première au Palais des sports). Au cours de ce dîner, Sylvie Devilette, qui connaissait personnellement Laurent Boutonnat, m’a d’abord présenté à Laurent, ensuite à Mylène, et enfin à Bertrand. J’ai parlé quelques minutes avec Mylène, le contact a été très bon. C’est en revenant à ma table avec Sylvie que j’ai eu l’idée d’un livre sur Mylène qui me permettrait de donner davantage de profondeur. Bertrand Le Page a été le premier à être d’accord pour un livre. Celui qui allait devenir le mari de Sylvie, François, a réalisé la maquette. On était tous les trois extrêmement d’accord pour faire un livre qui plaise tout d’abord à Mylène, ensuite à nous, et bien évidemment à ceux qui nous feraient la grâce de bien vouloir l’acheter. Nous avons eu tout d’abord contact avec trois éditeurs. Comme les gens voyaient que le livre allait certainement coûter beaucoup d’argent, ce qui a d’ailleurs été le cas, il y a eu plusieurs désistements.

Bertrand Le Page
Bertrand Le Page était un personnage extrêmement particulier, très douloureux, pour des raisons personnelles, remarquablement cultivé et intelligent. C’est un personnage qui envoûtait et qui en même temps faisait peur à tous ceux qui l’approchaient. Il portait cette espèce de brisure, de fêle en lui, qui étaient très intenses. Mylène est une femme qui est à la fois fascinée par cet aspect morbide, mais qui, en même temps, a un tempérament de vie très fort. Je crois que, pour arriver à écrire sur la mort comme elle le fait, il faut avoir un goût de la vie certainement beaucoup plus important qu’on ne veut bien vous le laisser croire. C’est ma version des choses. Bertrand avait compris ça, que Mylène montait, qu’elle était dans l’ascension, et que lui était progressivement dans la chute. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il avait également un désir d’exigence terrible. Il disait que la couleur rousse des cheveux de Mylène, c’était lui. Il m’a dit au moins dix fois : « Vous comprenez, Philippe, une chanteuse, ce n’est pas châtain. C’est blond, brun ou roux. Il faut trancher, il faut donner une couleur, une marque, une griffe. » Pour en revenir au livre, Bertrand avait évidemment tenu à voir le texte, Mylène aussi, puisque je l’ai vraiment rencontrée à ce moment-là, et qu’on a travaillé ensemble. Dès que Bertrand s’est intéressé au projet, l’accord de Mylène m’était acquis. Il a organisé des séances d’interview, au Crillon si je m’en souviens bien. J’ai aussi interviewé Laurent.

Dîner aux Beaux Arts
1996-marianne-rosenstiehl-012b-217x300Le livre est sorti en 1991, et en 1989, il y a eu ce drame sombre. Mylène, à l’issue de sa tournée, a donné un autre dîner à l’école des Beaux-arts, que Bertrand avait encore une fois entièrement organisé. J’étais en train de parler avec Mylène, car ma table était voisine de la sienne, et j’ai vu son regard se figer complètement. Je me souviens qu’il y avait dans la salle des chaises Napoléon III. Bertrand a pris une chaise et l’a jetée contre une autre chaise. Laurent, lui, n’avait pas quitté son manteau, il sentait la soirée très mal, il passait de table en table avec un regard assez figé, assez dur. Et là, Mylène m’a dit quelque chose du genre « excusez-moi Philippe, mais Bertrand est en train de faire n’importe quoi ». Et la rupture était faite. C’est moi qui ait du dire à Bertrand que le chapitre du livre qui lui était consacré sautait… Après la rupture, Bertrand n’était plus rien. Il a essayé de travailler avec d’autres artistes, Sheila, ou Corinne Hermès, qui l’a d’ailleurs assez mal vécu car il était très dur. J’ai continué à garder contact avec lui, pour des raisons strictement personnelles. Il m’a raconté une histoire atroce. Un jour, il conduisait la Mercedes, au moment du concert. Il était extrêmement fatigué, il a du déraper et la voiture a basculé légèrement de son ornière, mais il l’a rapidement redressée. Mylène a du avoir peur je pense, et lui a dit « écoute, si tu veux te suicider, fais-le sans nous »… C’est une femme qui peut être dure. On ne fait pas la carrière qu’elle a faite sans être dure. Alors, qu’est-ce que veut dire la dureté ? Si la dureté veut exigence, elle est dure. Si la dureté veut dire cruauté, alors elle n’est pas dure.

Mylène au travail
La préparation du livre a donc duré assez longtemps. Je me souviens de la rencontre avec Sylvie Devilette, où Mylène a découvert mes textes. J’étais dans une autre pièce avec Bertrand, c’est Sylvie qui me l’a raconté. Elle me disait que Laurent passait à Mylène les feuilles les unes après les autres, en lui soulignant les passages de son doigt, et qu’elle manifestait quand même une certaines émotion. On passait de l’article au livre, et pour une jeune artiste évidemment, ça n’a rien à voir, le mécanisme est différent. Lorsque je l’interviewais, c’était une femme qui me parlait assez spontanément. Il n’y a pas eu de corrections de sa part, par exemple. Elle parlait toujours avec une grande précision. Cela m’énerve d’ailleurs un peu lorsque je lis des interviews publiées dans la presse, et où quelque part, je ne la retrouve pas. Alors bien évidemment, les années sont passées, les choses évoluent. Mais on sent bien parfois que les journalistes n’ont pas entendu ou n’ont pas voulu entendre. Le son « Farmer » est très particulier. Mylène est une femme intelligente, qui s’exprime très bien, et ce son part, parfois, un peu en vrille dans la presse.

Cadeaux
J’ai aussi eu contact avec Thierry Suc, c’est d’ailleurs lui qui m’a emmené la première fois en voiture chez l’éditeur du livre, Jean-Pierre Taillandier. Pour la petite histoire, dans la voiture, Thierry me faisait écouter un single de Mylène qui allait sortir. Et moi, je visualisais tous les feux pour qu’ils passent au rouge, et que j’aie la possibilité d’en entendre le plus possible ! Thierry m’avait d’ailleurs proposé de m’arrêter, si je voulais ! C’est un garçon exquis, un très grand professionnel. Mylène m’a fourni des dessins pour ce livre. Je voulais qu’elle me donne des choses qui lui soient extrêmement personnelles. Au départ, il était même question qu’elle me donne des lettres qu’elle écrivait quand elle était petite. J’ai vu ces lettres, elle les signait à l’américaine, avec les croix qui symbolisent les bisous. Et dans l’une de ses lettres, c’était absolument adorable, elle disait à sa grand-mère : « j’ai été très gentille, je n’ai pas fait pipi au lit, j’ai été vraiment mignonne, alors fais ce que tu m’as promis, emmène-moi au cimetière ». Cette adoration pour les cimetières n’est pas du tout une invention marketing, pas plus que celle pour le sang. Des années avant Je te rends ton amour, Mylène me disait « le sang est une belle matière ». Mais il ne faut pas la limiter à « ça ne va pas bien, c’est horrible ». Mylène est une femme qui aime la vie. Je n’ai pas gardé contact avec Mylène après le livre. Et ce n’était pas fait pour. Elle a tourné la page, j’ai tourné la page. Je suis passé sur d’autres projets. Je suis romancier, et j’ai d’autres livres qui sont sortis depuis.

Mylène la séductrice
2003_septembre2A un moment donné, Mylène avait dit de moi « j’aurais préféré ne jamais le connaître ». C’était balzacien, bien sûr à notre niveau, entendons-nous. Quand madame Anska tombe éperdument amoureuse de Balzac, elle tombe d’abord amoureuse de l’auteur et d’un homme qui écrit comme un Dieu et qui la fascine, elle, la petite aristocrate polonaise. Avec Mylène, il y a eu une séduction qui est passée par les mots. Elle m’a donné ses mots, j’en ai fait un livre et je lui ai donné mes mots. Ma manière d’écrire est très tactile, très cinématographique. J’ai besoin d’un regard, d’une présence, d’une silhouette. J’ai besoin de quelque chose qui s’incarne. Mylène m’a donné une émotion, et c’est sur cette émotion que j’ai travaillé. Ce parfum, cette façon de s’habiller, cette façon d’enrouler ses membres sur elle-même, ce côté chrysalide qu’elle peut avoir, cette grâce extraordinaire… tout ça, j’en avais besoin. Vous savez, quelqu’un qui génère votre magazine, qui offre une réflexion au niveau du texte, au niveau de la maquette, c’est quelqu’un qui mérite le respect. C’est une belle carrière, c’est une carrière longue, c’est la première star de France, c’est quelqu’un qui mouille sa chemise, qui donne… Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’a dit « je suis un ami intime de Mylène, je la connais très bien ». A-t-elle des amis proches ? Je n’en sais rien. Quel rapport a-t-elle vraiment avec sa famille ? Je l’ignore. Elle m’a raconté qu’elle avait un jour évoqué avec sa mère, comme toutes les adolescentes, l’idée du suicide. Sa mère lui a répondu : « Ma petite, tu es comme la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe ne meurt jamais ». Cela m’a amusé de constater que, quelques années plus tard, Mylène reprenait la formule sans problème aucun.

Article de Instant-Mag – 2004

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Mylène et Pierre Leloup

Posté par francesca7 le 15 février 2013

 

Pierre Leloup (Directeur de chorale)
La chorale sur Tomber 7 fois…

Image de prévisualisation YouTube

Pour « Tomber 7 fois… », Mylène n’a pas eu à faire comme pour « Fuck them all », puisqu’elle bénéficia d’une vraie chorale, avec de vrais enfants dedans. Entretien avec le maître d’œuvre, peu loquace.

Pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai plusieurs fonctions au lycée français de Los Angeles, j’enseigne la musique et l’art dramatique seulement quelques heures par semaine, je dirige la chorale du Lycée et je suis directeur du théâtre Raymond Kabbaz, ma fonction principale.

Quel est le répertoire que vous choisissez en général pour la chorale ?
Le répertoire comprend des chansons françaises contemporaines, mais aussi un répertoire américain. L’amplitude d’âge de mes choristes va du CM1 à la troisième.

Connaissiez-vous l’œuvre de Mylène Farmer avant de collaborer avec elle ?
Un peu. Je suis à Los Angeles depuis vingt ans… Je connaissais quelques chansons de Mylène et j’aimais certains de ses titres.

Comment avez-vous été contacté par la chanteuse ?
Un coup de téléphone de Laurent Boutonnat. J’ai été surpris par sa proposition… Très agréablement surpris.

Comment s’est déroulé l’enregistrement de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
L’enregistrement s’est déroulé dans un studio de San Fernando Valley (Los Angeles County). C’était au printemps…

Que pensiez-vous du texte et de la musique de cette chanson, premier titre composé par la chanteuse ?
Très poétique !

Laurent Boutonnat était-il présent ?
Oui… L’enregistrement en lui-même a peut-être duré une heure.

Combien d’enfants étaient présents ? Quel était votre rôle ?
Une trentaine. Je devais préparer les élèves et les diriger.

Comment Mylène se comportait-elle pendant les rencontres que vous avez eues avec elle ?
Elle était très agréable, très humble, visiblement très heureuse d’être avec les enfants.

Mylène et Pierre Leloup  dans Mylène en CONFIDENCES images-300x153

Qu’avez-vous pensé du résultat de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
J’ai beaucoup aimé le mixage des voix de la chorale.

Saviez-vous que ce titre a servi pour une publicité pour la marque Aïwa aux États-Unis ?
Non, je ne savais pas…

Suivez-vous la carrière actuelle de la chanteuse et avez-vous conservé des rapports avec Mylène ?
Je ne suis pas sa carrière, parce qu’à Los Angeles, je suis un peu déconnecté de la chanson française et je n’ai plus de contacts avec Mylène.

Quels sont vos projets actuels ?
La liste est longue, je m’occupe surtout de la programmation au théâtre, je viens de monter la pièce « Orgueil et préjugés », je dirige une pièce de Guitry pour juin. Je viens d’organiser un concert de Cabrel le 04 mai à Los Angeles. Et je me prépare à prendre des vacances…

Extrait de Mylène Farmer et vous – 2007

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Mylène et Olivier De Sagazan

Posté par francesca7 le 15 février 2013

Interview de Olivier De Sagazan (Mylène Farmer)

L’artiste Olivier De Sagazan met son corps au cœur de son travail. Avec de l’argile, son visage prend milles formes zombiesques et inquiétantes. C’est à la fois flippant et envoutant.


L’auteur de cet article a découvert Olivier De Sagazan, à l’occasion d’une performance qu’il a donné à l’Espace Kiron à Paris (le 31 mars 2012). Installé au milieu de la scène, habillée d’un costume, il est assis face aux spectateurs. Derrière lui, 2 tôles métalliques, et devant, des pots d’argiles, de peintures et divers objets. Pendant 20 minutes, sans musique, il va mètre sur son corps les substances argileuses, qui vont, comme par magie, pendre sur lui des formes curieuses. Progressivement, il se met en état de transe, il murmure, pousse des cris, il donne des coups dans les tôles, son costume glisse, laisse la place à son corps squelettique et son visage disparait pour en faire apparaitre d’autres. Il quitte la scène, il laisse le sol en chantier et des traces de matière (qui ressemblent à une peinture de Francis Bacon) sur les tôles encore agitées. Oui sa perfo vous prend aux tripes !

Mylène et Olivier De Sagazan dans Mylène et L'ENTOURAGE intro2s-300x293

Ta fibre artistique date t’elle depuis ton enfance en Afrique ? 
Je suis né entre deux rives, sur un bateau qui allait de Bordeaux à Brazzaville. Mon travail est un peu aussi à l’image de ce croisement entre l’Occident et l’Afrique, l’intelligible et le sensible, la raison et un monde plus obscure où ce qui nous habite et nous fait désirer, constitue une sorte d’innommable qu’on ne peut exprimer que par la danse, le théâtre et les arts plastiques en général. 

Tu es à la fois peintre et tu fais aussi des performances. Ces perfos sont-ils une version 3D e tes tableaux ? C’est une façon de faire sortir tes œuvres de leur format rectangulaire et plat ? 
Une forme ne m’intéresse que quand je lai annexée en l’a vivant » je prendrais cette phrase de Braquescomme mienne pour exprimer mon désir depuis toujours de rentrer dans mon œuvre, d’y laisser une empreinte physique de mon corps et de ce qui l’anime, aussi un jour ai je fini par devenir « un artiste sans chevalet », peignant et modelant directement sur mon corps, utilisant celui ci comme pour peindre en directe sur la rétine des spectateurs.

Pour tes performances tu utilises quoi comme matière ? Tu retravailles/recomposes de quelle manière cette matière ? 
Ma base est de l’argile qui adhère remarquablement sur la peau et lui ressemble dans sa ductibilité. Le corps par ses extensions argileuses devient protéiforme, et je pilonne à plaisir des gueules d’animaux et d’hommes mutants qui se succèdent à l’infini.

 my1 dans Mylène et L'ENTOURAGE

De quoi parles tes performances ? 
Le visage est l’espace au monde le plus sacré, parce qu’il se confond avec l’identité même de la personne. Le surmodelage du crâne et de la face permet d’explorer ce champs de force qui fait ce communiquer notre mystérieuse Intériorité avec le Monde. Changer de face c’est du même coup comme ouvrir sur l’infini de nos ressentis et de nos pensées. Cette performance voudrait projeter le spectateur dans l’abime de cet innommable que nous sommes mais que le langage, les règles morales, le conformisme et le simple fait de l’adhérence à la vie ont concouru à niveler. Réactivés la sensation profonde que notre Je est un Autre, voilà ce qui m’intéresse.

Avant ta perfo, tu as l’air détendu et serein. Tu vends tranquillement tes DVD. Quelle est ta préparation (mentale et physique) avant d’entrer en scène? 
J’ai une longue préparation ou je m’échauffe physiquement et surtout mentalement pour tenté d’être le plus conscient possible. J’ai l’impression de monter sur un ring où je joue ma vie. Je me répète: c’est à moi, je vais essayer encore une fois, essayer d’aller plus loin , aller derrière mon visage, aller à ce qui tient mon visage , je n’ai pas de visage, j’en ai des milliers, je ne suis pas mon visage, il faut ouvrir ma tête , je veux la faire exploser, je veux comprendre ce que c’est, ce que ça veut dire, qui veux quoi dans comment et comment ça fait pour le dire.

Dans tes performances, on voit apparaître de nombreux personnage, entre fantômes/zombies et sorcières Voodoo. Les personnages que tu fais apparaître sont-ils les fantômes/spectre de l’âme humain (ou animal) ? Tu peux nous les présenter ? 
Ces personnages c’est ce Moi, ces Mois, comme misent à nu par la terre, masqué dans un carnaval les gens disent sans complexe tout d’eux même. Ici de la même façon, ce travail en aveugle fait que j’exprime tout ce que je ressens à l’intérieur de moi sans correction aucune des masques qui se succèdent.

Tes perfos sont proche de la transe. Ce sont tes nombreux voyage en Afrique qui t’on inspiré cette forme de rituelle? 
Le fait même d’être au monde est un voyage qui devrait susciter à tous des formes de transe et d’angoisses ou d’exaltation à répétition. Effectivement la performance est une forme d’expression libre où s’amplifie ce sentiment océanique d’être au monde dans une forme d’étrangeté radicale à soi même.

A la fin de ta perfo, les éclats de « boue/peintures » donnent une fresque proche d’une œuvre de Francis Bacon. C’est un artiste qui te touche ? 
Bacon est dans le domaine de la peinture l’artiste qui me touche le plus, dans la littérature ce seraitBecket et Artaud dans son engouement pour le retour à la vie.

Tu vends par la suite le résultat de tes éclats sur la tôle ? 
Je retouche sur Photoshop certaines photos de mes performances, puis après impression sur métal ou Dibond, je les retravaille à la peinture dans un désir ultime de phagocyter une dernière fois ces objets machiniques et en faire des objets uniques.

 a-lombre dans A L’Ombre

Tu utilises le terme de « Transfiguration » pour décrire le travail « brut » de tes perfos/peintures. Tu peux nous éclairer sur le sens de ce mot, pourquoi le choix de ce mot? 
Je n’ai pas trouvé mieux, défiguration sous entend juste la perte d’une matrice, transfiguration souligne le passage par la figure et son dépassement.

Dans quel état d’esprit abordes tu la création d’une une nouvelle peinture ? Quelle est ta méthode de travail ? Tu as un grand atelier? 
J’ai travaillé seul dans un atelier la peinture et la sculpture comme un moine, aujourd’hui avec cette performance Transfiguration qui a fait un buz sur YouTube, je vais un peu partout dans le monde, il y deux semaines c’était la Corée au Chuncheon International Mime Festival, et là je rentre du FITBH festival de performance au Brésil où je m’occupais aussi d’un master, car je commence un peu partout à initier des étudiants en danse et théâtre à se travail avec la terre. Je repars sur Glasgow dans trois semaines dans ce même cadre de performance et master class pour le festival Surge et en Suisse pour une exposition autour du corps en peinture.

Es tu un rat des villes, un chat d’appartement, un poisson dans l’eau, un oiseau migrateur, ou un hérisson écrasé sur une route de campagne ? 
Donc plutôt oiseau migrateur aujourd’hui.

Ta façon de t’exprimer sur scène me fait penser aux artistes de la musique industrielle telle que Rosa Crux, Einturzende Neubauten, Test Dept, Virgin Prunes. Tu écoutes de la musique industrielle ? Tes artistes (et mouvements) préférés ? 
Oui j’aime beaucoup ces groupes sus cité mais j’aime bien d’autre chose comme le nisi dominus deVivaldi que j’intègre maintenant toujours à Transfiguration quand je me transforme en femme.

 Photos sur le site : http://www.foutraque.com/inter.php?id=144

Je rappelle ici le nouveau clip de Mylène Farmer : A L’OMBRE VIDEOImage de prévisualisation YouTube

nefdesfous.free.fr

auteur : Paskal Larsen – pjulou@free.fr

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