ainsi soit-elle en quelques phrases clés

Posté par francesca7 le 25 novembre 2015

COUVERTURE DE AINSI SOIT ELLE

  »Certaines voix, certains gestes, certains éclats changeants dans un regard de femme, certains mots employés que l’on devine en conscience possèdent un bien particulier, privilège, celui de se fixer presque sans effort apparent dans notre mémoire. 
  
 Ils y rythment de leur mélopée sinueuse prière douce, suggèrent les instants de notre vie, nous accompagnent dans la réalisation d’un destin que l’on ne maitrise pas toujours. 
  
 La chose la plus réellement importante est de préserver ces instants de grâce. Ils semblent en apparence, mais seulement en apparence, aussi fragiles que ces verres à vin du rhin, fuselés, hauts de forme et d’allure, précieux dans leurs teintes de mauve, de vert ou de bleu nocturne, mais que la moindre maladresse, la moindre attaque légère défigurent à jamais. 
  
 Sans le geste brusque qui les anéantit, ils défient les siècles sans perdre rien de leur éclat. Toutefois, ne soyons pas déroutés, ou encore moins surpris par la « forte présence », la santé de bon aloi de ces instants rares mais précis. Ils viennent de loin, du plus enfoui d’un corps de femme qui dissimule à peine. 
  
 Il y a de ces pudeurs…. une rage d’exister, une volonté tenace, un acharnement de naufragé à regagner la rive, un désespoir amer de petite fille à qui la vie a cassé les jouets, et une blessure aussi secrète. 
  
 Sa manière bien à elle de regarder les êtres, de les découvrir, sans laisser paraitre trop d’amour mais encore moins de haine, pour percer à jour un caractère, une attitude, un geste ou un mot en dit assez long sur l’étonnante conscience, la force et la maitrise qu’elle met à ne rien vivre d’autre que la passion. 
  
 Ainsi fait la bête fauve lorsqu’elle détourne les yeux sensibles blessés par le soleil. Ainsi fait le chat lorsqu’il refuse la caresse d’une main qui ne connaît pas le rite. 
  
 Aimer c’est pleurer quand on s’incline….. » 

EXTRAITS  Philippe Seguy / Sylvie Devilette, « Ainsi soit-elle » (Extraits), Ed. J.P Tallandier

 

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EXTRAIT de AINSI SOIT-ELLE

Posté par francesca7 le 18 novembre 2015

 

Ainsi soit-elleMylène Farmer, pour cette raison, est éminemment kitsch (j’entends « kitsch » dans le sens de vernis visant à occulter/représenter un système totalitaire : un capitalisme effréné, une société matérialiste, un monde sans Dieu, un univers violent et déshumanisé, une soif de pouvoir grandiloquente, etc.). Elle emploie lors de ses concerts les techniques scénographiques les plus communes du despote voulant hystériser ses foules : les retards qui s’éternisent avant l’arrivée sur scène ; la longueur des introductions de chansons ; le surgissement dans les airs, comme un Christ en croix venu du ciel ; quelques rares phrases – concises mais au contenu simple et efficace – adressées à la foule ; les larmes d’émotion forcées sur les mêmes chansons ; les décors impressionnants d’inventivité ; des chorégraphies faciles à reprendre collectivement ; une mise en scène dignes des grands « shows à l’américaine » ; une maîtrise parfaite des techniques audiovisuelles les plus « high tech » du moment ; un entourage professionnel artistique costaud et étendu ; une ribambelle de danseurs tous plastiquement aussi parfaits les uns que les autres ; etc.. Bref, une vraie propagande politico-artistique que la communauté homosexuelle cautionne les yeux (presque) fermés, et qui sent la mégalomanie à plein nez, comme l’illustrent certaines paroles de chansons (« Il est à moi, le Monde ! Il est à moi, le Monde ! Il est à moi, le Monde ! » de « Dessine-moi un mouton » par exemple)… On ne sera pas étonné d’entendre la chanteuse déclarer elle-même qu’« elle possède un orgueil qu’elle croit terrible »

par Philippe Seguy l’auteur de l’ouvrage AINSI SOIT ELLE

 

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