Mylène Farmer en Concert

Posté par francesca7 le 20 avril 2012

Déroulement de la tournée En concert 1989 – Mylène Farmer

 

OUVERTURE / L’HORLOGE

Un moine encapuchonné ouvre les grilles du cimetière qui sert de scène. Mylène apparaît tout en noir dans un jet de lumière entre deux tombes. Elle Porte une cape noire transparente et une paire de gant. Son maquillage est très pâle. Elle descend un long escalier, il n’y a pas de chorégraphie. A la fin de la chanson, elle sort par un autre escalier qui descend dans les coulisses.

Mylène Farmer en Concert dans Mylène et mes BLABLAS MFConcert89_05a

PLUS GRANDIR

Mylène réapparaît sur scène avec le même costume, sans la cape et les gants : on peut donc voir une combinaison noire avec un cols blancs et petites chaussettes blanches. Mylène porte plusieurs des prochains costumes en dessous. La chorégraphie est assez rythmée, derrière elle, deux danseuses reproduisent les mêmes gestes.
(Ce passage n’apparaît pas dans la vidéo du concert, mais dans celle des Clips, troisième volume). 

 

SANS LOGIQUE

C’est toujours avec le même costume, que Mylène réalise la première chorégraphie avec tous les danseurs dans une synchronisation parfaite. C’est un moment fort quand Mylène frappe le sol de son micro en remontant de suite avec souplesse.
(La chanson a été remixée pour l’occasion et est plus courte que sur scène dans le disque et la vidéo). 

 

MAMAN A TORT

Carole Frédéricks fait un long monologue comique. Mylène se trouve sous son immense robe. Elle la soulève et apparaît. Mylène porte une sorte de grenouillère blanche et des soquettes. Puis commence un duo vocal entre les deux artistes (Cela servira pour le remix de Plus grandir live). Mylène se contente de marcher en rythme avec Carole Frédéricks. Puis, Mylène quitte la scène dans le noir. 

DESHABILLEZ-MOI

Mylène porte par-dessus son costume de grenouillère une robe bleu qui semble en cuir ou latex. Les bras sont collés le long de la robe. Il n’y a pas de chorégraphie. Mylène chante face à un micro sur pied. (Lors des répétitions, Mylène eut beaucoup de mal à faire celle qui riait. Trop de timidité ? Il lui fallait aussi un certain temps pour enfiler cette robe et l’enlever alors qu’il fallait faire vite….) 

MFConcert89_10a dans Mylène et mes BLABLAS

PUISQUE

C’est la première chanson triste du spectacle. L’introduction musicale sous fond de tonnerre et de batterie est l’une des plus fortes. Grand moment d’émotion et de douleur, sur une Mylène très belle. Les premiers briquets s’allument dans la salle. Mylène porte une robe noire avec des bouts qui pendent à chaque bras. En dessous, encore d’autres costumes… La main est gantée. Pas de chorégraphie, juste un déambulement le long de la scène. 

POURVU QU’ELLES SOIENT DOUCES

Cette chanson est très attendue par le public. La robe précédente se détache, en résulte un collant rouge sexy, des bottines à talon, un élément de la poitrine de montrer avec en dessous un voile gris transparent. Mylène est portée par les danseurs, puis danse collective. Premier feu d’artifice et présentation des musiciens. Pont musical assez long pour préparer la suite du spectacle et permettre à Mylène de se changer.
(Lors du pont musical remixé il y a eu un moments de play-back). 

ALLAN

Veste grise et pantalon à carreaux blancs et noirs (qui servira pour Sans contrefaçon). Pas de chorégraphie, Mylène marche.
(Autre passage qui ne se trouve pas sur la vidéo du concert, mais sur celle des Clips, Volume 3). 

A QUOI JE SERS…

Même costume. Mylène marche également.
(La chanson n’a été rajoutée qu’en septembre. Les fans de mai ne l’auront pas eue car ce sont eux qui l’ont inspirée). 

SANS CONTREFACON

Autre moment très attendu par les fans surtout la chorégraphie. Mylène retourne sa veste qui est réversible et à carreaux blancs et noirs comme son pantalon et porte une casquette du même type. Elle commence une chorégraphie seule en bougeant du bassin. Puis elle est rejointe par tous les danseurs habillés en carreaux qui font les fous en scène dans une danse déjantée.
(Sur certaines dates, certains danseurs n’hésitaient pas à faire quelques gestes obscènes à caractère sexuel pendant que Mylène avait le dos tourné). 

JARDIN DE VIENNE

Autre moment douloureux du concert dans cette chanson sur la pendaison d’un ami de Mylène. Elle enlève veste et casquette pour ce moment empreint de douleur et porte une écharpe grise. Pas de chorégraphie.
(Version plus longue encore que celle de l’album studio. ). 

TRISTANA

Costume rouge composé d’une veste-robe, de grandes bottes rouges et de gants de cuir. En dessous, un pantalon noir. Mise en scène à la façon du clip: les danseurs sont habillés en paysannes russes pour les femmes et en soldats soviétiques pour les hommes. La chorégraphie se fait sur toute la longueur de la scène, hommes et femmes séparées. Puis moments à trois avec Mylène et deux soldats.
(Mylène reprend ce tube encore plus longuement, notamment avec un passage chanté d’un seul souffle).

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AINSI SOIT JE…

Mylène porte une robe noire transparente avec des dessins de type orientaux. Pas de chorégraphie.
Une longue introduction musicale. Passage chanté du refrain gorgé de larmes, le public pleure tout ce qu’il peut également…(En coulisses, Laurent Boutonnat demandera à Mylène de pleurer davantage). 

LIBERTINE

Chemise blanche, Cuissardes rouges sur un pantalon noir, grands gants rouges. Les danseurs portent tantôt un chandelier tantôt un éventail et sont habillés plus sobrement. Mylène est devant eux pour la chorégraphie.
Reconstitution du clip avec un duel à armes à feu entre elle et sa rivale, alias Sophie Tellier (en grande robe rouge décolletée). Beaucoup de feux d’artifice sur scène. Présentation des danseurs. Enormément de rappels. La chanson n’en finit plus…

MOUVEMENTS DE LUNE / JE VOUDRAIS TANT QUE TU COMPRENNES

Intermède musical. Mylène revient et porte une robe mauve avec des gros boutons, un grand col et des gants de la même couleur. Pas de chorégraphie. Enorme moment d’émotion, car on sent son départ progressif de la scène et des larmes sincère dans ses yeux.

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Mylène FARMER dans les médias

Posté par francesca7 le 7 avril 2012

Mylène FARMER dans les médias dans Mylène et mes BLABLAS 9782755605495-216x300Dès ses débuts en 1984, les chansons et les clips de Mylène Farmer créent souvent la polémique. Ses premiers titres, qui se distinguent par leur ambiance musicale et des textes novateurs, sont généralement perçus positivement par la presse. Néanmoins, au fil des ans, certains journalistes commencèrent à juger l’artiste trop commerciale, du fait de ses ventes importantes et de l’intérêt croissant de la presse people.

Mylène Farmer évoque dans ses chansons l’amour, la mort, le temps qui passe, souvent empreint de mélancolie. « Une part de moi habite la mélancolie, et une autre aime aussi le rire et la gaieté. Malheureusement, le monde prête plutôt à l’état mélancolique, où le bonheur émerge parfois. » Ses textes, souvent basés sur le symbolisme, font débat : si certains y voient un véritable talent d’écriture, d’autres les considèrent pseudo-intellectualistes.

Ses concerts, inspirés des shows à l’américaine, ont conduit la chanteuse à être parfois accusée de mégalomanie. Parallèlement, de nombreux critiques reconnaissent la qualité musicale de ses albums, notamment Anamorphosée et Avant que l’ombre…

Depuis quelques années, l’image de Mylène Farmer dans la presse a progressivement évolué. La durée de sa carrière et son succès ininterrompu semblent lui avoir conféré une certaine crédibilité, et son œuvre est jugée moins sévèrement ou simplement ignorée. Sa discrétion est respectée, et même saluée. Certains journaux autrefois critiques sont parfois devenus laudateurs, comme Le Monde : ses derniers spectacles (Tour 2009 et Avant que l’ombre… à Bercy) ont été très appréciés, alors que les précédents étaient parfois sévèrement critiqués. Toutefois, d’autres médias, devant son refus systématique d’interviews, publient des articles très critiques sur la chanteuse à partir de 2005 (Télé Star, Paris Match,MF80_119a dans Mylène et mes BLABLAS France Soir, Platine…), et certains média la boycottent (Europe 2, M6…).

Le texte de la chanson Je t’aime mélancolie aborde ce thème et semble apporter une réponse indirecte de Mylène Farmer aux critiques : « J’ai comme une envie / De voir ma vie en l’air / Chaque fois que l’on me dit / C’est de la mauvaise herbe / Et moi je dis : / Qu’une sauvage née / Vaut bien d’être estimée / Après tout elle fait souvent la nique / Aux « trop bien » cultivées, et toc ! […] En somme c’est ça : / Pour plaire aux jaloux / Il faut être ignorée. »

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Mylène, Pour tout l’or m’en aller…

Posté par francesca7 le 31 mars 2012

Mylène, Pour tout l'or m'en aller... dans Mylène et mes BLABLASCe mécanisme de fuite, on le voit, est en réalité le leitmotiv de l’ensemble de l’album. Ouvert par California, qui en inaugure la dynamique fugitive, Anamorphosée n’a de cesse de décrire des échappatoires et des mises à distance. Dès lors, la spiritualité bouddhiste n’est qu’un des moyens que trouve la chanteuse pour s’éloigner d’un quotidien qui de toute évidence n’est plus aucunement satisfaisant. Le voyage géographique en est, on l’a vu, un autre, tout comme le rêve. Dans l’instant X, c’est une sorte de transe décadente, d’oubli dans le «fun» qui va permettre d’échapper à «l’humeur killer», dans Eaunanisme ou Alice, c’est le suicide, la dissolution «dans l’immensité» qui permet enfin de trouver «l’exit». Le voyage, qu’il soit spirituel ou physique est donc aussi une mise à mort symbolique. Dans California, Mylène veut «prendre l’exit» comme le fait la petite araignée Alice. Sur son road-movie plane l’ombre menaçante de la mort, tant par l’amour que porte la chanteuse au canon de revolver, que par l’overdose d’espace qui la menace. Voyage, mise à mort, indifférence, autant de manière symbolique de dire l’éloignement d’une vie qui fait trop souffrir pour que l’on puisse continuer à la vivre :

Je vis hors de moi et je pars
A mille saisons, milles étoiles
Comme j’ai mal
Je n’verrai plus comme j’ai mal
Je n’saurai plus comme j’ai mal
Je serai l’eau des nuages

Or si la fuite est si nécessaire, et si la souffrance est telle, c’est justement à cause de ce «monde brutal» que dénonce la chanson. Monde brutal que Mylène n’a de cesse de décrire au fil des couplets des chansons, pour tenter de le transcender dans les refrains. Ainsi dans Tomber sept fois, il s’agit de «se prendre des coups», de «se battre», et surtout d’oppression («Qu’on nous enseigne : never explain»/ «Qu’on nous assène : never complain»). A cette situation brutale, le refrain, ouvert par un «mais» qui en dit long, oppose un idéal d’espoir et de spiritualité symbolisé par la lune, qui est chez Mylène Farmer l’astre de tous les espoirs. Mais le voyage spirituel, l’espérance d’envol, sont teintés de pessimisme. Le bonheur qui est en vue risque de n’être en fin de compte qu’un «nirvana de fortune», et la seule paix que trouve la chanteuse réside en fin de compte dans une ivresse qui est aussi un oubli de soi, dans une dissolution qui nécessite «l’abandon du moi» et le fait de «s’éloigner de tout» («Je laisse le vent emporter tout»), comme c’était déjà le cas dans l’album l’autre, avec des textes comme Désenchantée ou Agnus Dei.

 dans Mylène et SYMBOLISMEQu’est-ce qui a donc réellement changé ? , serait-on tenté de se demander à ce stade de notre réflexion. Car si on peut, et si l’on doit, réduire la portée du «renouveau» qu’a apporté Anamorphosée aux thématiques même de la chanteuse, on ne doit pas cependant occulter le sentiment de changement, bien réel, qui en émane. Le changement thématique essentiel, c’est justement cette dialectique de la fuite. Avec les albums précédents, si le monde de Mylène Farmer était toujours aussi mortifère et destructeur que nous le présente Anamorphosée, il n’y avait d’autre échappatoire que l’indifférence d’une désenchantée, ou la mort. La pulsion de fuite libératrice qui entraîne la libération des enfants dans le clip de Désenchantée ne peut les mener qu’au désert, symbole évident de la mort qui nous raconte l’échec de toute tentative d’échapper à sa condition. Mais ce constat, on ne peut plus désenchanté justement, aurait pu conduire la chanteuse à une désespérance trop importante, car il impliquait la fermeture de toutes possibilité d’espoir. C’est ce que confiait Mylène dans Ainsi soit je… :

Mais quel espoir
Pourrais-je avoir
Quand tout est noir
Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit ma vie
Tant pis

Il y a là, on le voit, acceptation, résignation à la vie dans ce monde dépourvu de sens ou «tout est chaos»… C’est cet état que Mylène, après l’échec de Giorgino, ne peut plus supporter. Comme elle le confie aux journaux, sans pour autant renier ce qu’elle a auparavant exprimé, la chanteuse étouffe, et veut trouver un renouveau. Ce renouveau, elle ne le trouvera pas tant dans son regard sur le monde, qui reste aussi désespéré, que dans la position adoptée en tant qu’être humain. «Je sais désormais que la vie est courte, et c’est avec opiniâtreté que je veux la dévorer» confiait-elle à Télé Sept Jour pendant sa tournée de 1996. C’est dire que l’essentiel dans le combat, c’est de le mener, et que la beauté de la vie réside justement dans les moyens que l’on va trouver pour en affronter l’horreur et la dureté. Il s’agit de «se battre pour ses rêves», même si en fin de compte le combat n’aboutit à rien. Car bien plus que le but fixé, c’est le moment où l’on lutte qui fait que nous existons à part entière. Ce que nous voyons poindre ici, derrière cette thématique centrale de l’échappée, ce sont les prémisses des vierges guerrières que décriront Méfie-toi et Fuck them all dans les albums suivants. On est en tout cas fort loin du bouddhisme tel qu’il se pense à l’origine, car c’est ici une philosophie du désir qui se met en place. Il y a chez la chanteuse une véritable «envie de bonheur», pour reprendre une expression qu’elle écrira bien des années plus tard.

analyse issue du site à visiter ……

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Mots inventés par Mylène

Posté par francesca7 le 25 mars 2012


Ou Néologismes

Mots inventés par Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_105aQu’est-ce qu’un néologisme ?
C’est l’invention d’un nouveau mot. Ils sont assez fréquents dans les textes de Mylène. Voci la plupart d’entre eux :

Eaunanisme : Ce terme fait référence au mot onanisme (= masturbation). Mylène a changé la première syllabe en « eau » car sa chanson parle de la mer. (Eaunanisme)

Impermanente : Qui n’est pas permanent. (« impermanente, l’insouciance » / Vertige)

Maltèque : Habitants de Malte ??? (« Mon Alice, Alice, araignée maltèque » / Alice)

Optimistiquer : Rendre optimiste. (« Optimistique-moi Papa Optimistique-moi quand j’ai froid  » / Optimistique-moi)

S’acider : devenir acide (« Quand elle s’acide de dynamite qui m’aime me suive ! » / L’amour n’est rien)

S’anamorphoser : Se déformer par anamorphose. (« Dans l’rétro ma vie qui s’anamorphose » / California)

Se métaphysiquer : Entrer dans le monde de la métaphysique, (devenir irréel ?) (« Mes moindres soupirs se métaphysiquement » / L’amour n’est rien)

Se monacaler : Entretenir une vie de moine. (« Quand la lune est si pâle, l’être se monacale » / Pas le temps de vivre)

S’invincibler : Devenir invincible. (« Il est des heures où quand l’être s’invincible la lèpre s’incline » / Pas le temps de vivre)

Vertiger : Avoir le vertige. (« Je vertige de vivre… » / Vertige)

Zoprack : Sorte d’anagramme de Prozac, un antidépresseur. (« du fun, du zoprack et des ailes… » / L’instant X)

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Jean-Louis Murat parle de Mylène

Posté par francesca7 le 17 mars 2012


Jean-Louis Murat parle de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS jean-louis-muratV : « Quand vous faites un duo avec Mylène Farmer (Regrets), ce n’est pas pour toucher plus de monde ? »

JLM : « Le duo avec Mylène, c’était un truc d’amitié. Dans le business, les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées, c’est Mylène et Laurent. Je les adore et les respecte infiniment. Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure position pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils crachent dessus tout en faisant cracher le fruit. Pas mal… »

V : « Ils font surtout « cracher » les fans, non ? »

JLM : « C’est le but du truc. C’est un challenge profondément immoral, intéressant. Laurent Boutonnat est un vrai immoraliste au sens noble du terme. »

V : « Ca veut dire quoi ? Que les fans sont stupides, alors allons-y gaiement ? »

JLM : « Non… Il y a une sorte de pulsion consumériste dans la population, autant être là pour en profiter. Il vaut mieux que les gens achètent des T-shirts de Mylène plutôt que des T-shirts de la Star Ac’ ! »

 dans Mylène et mes BLABLASV : « Vous aimez ce que fait Mylène Farmer ? »

JLM : « Par rapport à Goldman, c’est du Wagner ou du Bach ! Il y a chez elle quelque chose de simple, populaire, féminin et pervers aussi. C’est très excitant sexuellement, tout ça. Et c’est parfaitement maîtrisé, dans une sorte de tradition décadente. A côté de Mylène, Jenifer on dirait un Caterpillar… »

paru dans Voici, en 2004.

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Mylène astre de lumière

Posté par francesca7 le 13 mars 2012


Si Reverdy occupe dans cet album la première place des auteurs cités, il est suivi de près par l’anglaise Emily Dickinson, dont les centaines de poèmes publiés à titre posthume accompagnent Mylène depuis le début des années 1990. Outre Boris Vian présent dans la chanson Rêver et Guillaume Apollinaire, qui prête quelques vers à California, on croise aussi, au détour d’un couplet des allusions épisodiques à Lamartine ou à Musset. Sur cette base, et influencée par sa récente lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort et de l’ouvrage de la psychologue Marie de Hennezel consacré à l’accompagnement aux mourants La mort intime, Mylène compose ici douze textes. A la lumière éblouissante de la nouvelle image médiatique de la chanteuse, qui n’hésite pas à parler de renaissance lorsqu’on l’interroge sur ce changement, ces écrits prennent une coloration optimiste et lumineuse qui ne leur correspond peut-être pas tout à fait.

Mylène astre de lumière dans Mylène et mes BLABLAS wallpaper_mobile_480x640_mf016En effet, si l’on prend bien garde aux déclarations de Mylène Farmer, on est rapidement amené à noter que cette «lumière» n’est pas acquise. Elle est au contraire une pulsion, un point de fuite que la chanteuse essaie d’atteindre. Si le regard porté sur le monde est plus positif, il demeure teinté par la présence envahissante de la mort, et la volonté d’espoir se heurte de plein fouet à la réalité du monde, à son imperfection. «Exister entre enfer et paradis, ce n’est pas toujours aussi simple» fait-elle remarquer à un journaliste qui l’interroge sur ces forces nouvelles. Et il est vrai que les textes d’Anamorphosée sont extrêmement représentatifs de cette nouvelle dualité. Nombre d’entre-eux, si ce n’est tous, présentent en effet toujours un fragile équilibre entre la pulsion de vie et la réalité sordide du monde. C’est évident dans Rêver, où l’amour est cantonné à l’espace du rêve, mais c’est aussi le cas par exemple dans Vertige. Les couplets en effet présentent une vision de plus en plus désabusée de la condition humaine. Dans une atmosphère de pluie, c’est d’abord le corps à corps amoureux qui est évoqué, mais éclairé par l’optique du bouddhisme, la vie se voit réduite à «une goutte d’eau nécessaire au voyage». Le deuxième couplet en revanche évoque une situation plus dure, puisque la pluie se fait chaînes, et que «l’homme gronde». De cette situation naît une nouvelle évocation du «voyage». Or ce voyage conduit «plus loin, plus haut», il s’agit d’atteindre son «astre». Voyage d’élévation, voyage de l’esprit donc, comme en témoignait la pochette de l’album. Ce n’est qu’en élevant son esprit au dessus de la vie, en la tenant à distance que la chanteuse parvient à ressentir, depuis les cimes, ce «vertige de vivre» qui lui découvre toute la beauté du monde. On comprend bien ici que l’on n’est pas si éloigné que ce repos que Mylène trouvait dans «l’indifférence». Dans l’altitude, il y a en fin de compte la même distance, et dans le vertige, le même engourdissement des perceptions… La chanson Et tournoie… répond elle aussi à cette dualité. A des couplets profondément désespérés répond dans les refrains l’exhortation à un renouveau spirituel, et à ce même vertige qui permet de voir la vie sous un meilleur jour, car quoi de plus propice à le provoquer que ce tournoiement de lumière que la chanteuse préconise ?

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

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Mylène ou les mots des autres

Posté par francesca7 le 6 mars 2012


Mylène ou les mots des autres dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_65aOutre ce renouveau humain, Anamorphosée marque un autre tournant majeur dans l’œuvre de Mylène Farmer. Il inaugure en effet ce qu’on pourrait appeler le deuxième moment de l’écriture farmérienne. Lors de l’écriture des textes, l’artiste semble enfin trouver sa plume. Inaugurant l’utilisation massive de l’intertextualité, il témoigne en effet d’un rapport à l’écriture plus ludique, où le texte répond au texte, le transforme ou le remodèle selon des principes parfois proches du collage. La chanson Rêver est en ce sens emblématique. Inspirée du roman de Boris Vian «J’irais cracher sur vos tombes», elle est en même temps basée sur un tissu de citations issues de l’œuvre du poète Pierre Reverdy. Tout se passe alors comme si Mylène s’attachait à raconter cette histoire d’intolérance et de violence avec les mots du poète, comme si seul le recours à la poésie était capable de dire de manière suffisante la violence du roman. Mais cela ne s’arrête pas là. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, Rêver n’est pas un simple copié-collé des mots de Reverdy. Dans les vers qu’elle emprunte, Mylène pratique des coupes, change un mot, supprime une liaison et instaure du même coup un dialogue avec les œuvres source. Ainsi, le poème de Reverdy Esprit pesant propose une vision désespérée de la condition humaine, qui fait écho à celle de Vian, et il n’est pas étonnant que Mylène le choisisse pour narrer à sa manière l’histoire de Lee. Mais son texte témoigne également d’une volonté d’espoir, d’une croyance aux mots comme façon d’agir sur le monde. Ainsi le texte de Reverdy «et si les bras se lèvent ils touchent le plafond» devient «Les bras se lèvent…». En supprimant l’obstacle qui interrompt la pulsion d’élévation, Mylène rend possible le rêve d’un mieux aller, qui est le cœur de toute la chanson. En gommant le plafond de Reverdy, la chanteuse permet à l’âme et à l’humanité de s’élever, en gommant la dernière syllabe du nom du poète, elle donne un titre à sa chanson, et crée à proprement parler un rêve…

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Mylène se confie…

Posté par francesca7 le 6 mars 2012

Mylène Farmer se confie sur son père et son frère disparus

le 13/07/2011

Mylène se confie... dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_109aMylène Farmer revient sur la disparation de son père et de son frère.

Le journal TV Magazine est allé à la rencontre d’une des plus mystérieuses et insondables chanteuse française, Mylène Farmer.

Celle qui a plusieurs fois été disque d’or et de platine en France vient tout juste de dépasser la barre des 600 000 albums vendus pour son dernier opus nommé Bleu noir.

Ainsi, dans cet entretien, l’interprète de Sans contrefaçon nous laisse pénétrer dans son intimité et sa vie privée. Ainsi, on en apprend beaucoup sur la manière dont elle écrit ses chanson, sur ses choix de carrière…

Mais là où ça devient intéressant, c’est lorsque Mylène Farmer nous dévoile ses petits secrets. Ainsi, la chanteuse serait sans cesse confrontée au doute. Cette situation, qui pourrait se révéler déstabilisante, la fait avancer, l’aide à faire face à la pression extérieure.

De plus, elle nous dévoile également ses blessures les plus profondes.

« Mon plus grand regret est) de n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour ». C’est une allusion directe à la mort de son père en 1986 et de son frère en 1996. Ces événements la rongent de l’intérieur et l’empêchent d’atteindre le bonheur absolu, comme elle le souhaiterait.

Cette entrevue est touchante et permet de mieux comprendre l’univers de cette chanteuse qui remplit inexorablement les plus grandes salles de France. Une chanteuse meurtrie mais qui fait face grâce à sa musique et à son caractère.

Une interview qui finit sur une touche d’humour puisque lorsque le journaliste lui demande ce qui lui est interdit, la rousse répond : « De chuter sur les marches de l’Élysée !« , en référence à sa mémorable chute de mars 2010

http://www.staragora.com/news/

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Renouveaux de Mylène

Posté par francesca7 le 23 février 2012

Ce renouveau, Mylène l’explique par des rencontres intellectuelles, et géographiques. La rencontre géographique essentielle, c’est la Californie. L’échec de son premier film, Giorgino, n’est sans doute pas étranger à cette volonté de s’exiler loin de Paris. La chanson California, qui ouvre l’album, met en mot ce désir de dépaysement, et confronte le spleen baudelairien à l’expérience des grands espaces et du road-movie à l’américaine. Chanson marquante, tant par son clip, réalisé par Abel Ferrara, que par son texte qui donne la clef de toute l’anamorphose de Mylène, California a depuis été interprétée à chaque tour de chant de l’artiste. Mais le voyage, dans le texte, n’est pas que l’histoire d’un exil en Californie. C’est aussi un voyage imaginaire et intellectuel qui s’accomplit. La tête absente sur la pochette, confie Mylène à Paul Amar, n’évoque pas la décapitation mais au contraire «l’esprit qui s’échappe, l’esprit qui va vers le haut, l’esprit qui voyage…».

 Renouveaux de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF99_25aCette élévation spirituelle, c’est celle qu’a apporté à Mylène la rencontre, fondamentale pour comprendre Anamorphosée, avec la philosophie bouddhiste. Lecture très forte pour l’artiste, la lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rimpoché reviendra en effet comme un leitmotiv dans sa bouche pour expliquer le pourquoi de cette anamorphose si surprenante. Elle remerciera même l’auteur «pour son très beau livre» dans le livret. La thématique bouddhiste, dans l’album, est présente à l’arrière plan comme une sorte de basse continue. Plus qu’une lecture détaillée ou une connaissance approfondie de la très complexe idéologie bouddhiste, c’est à une imprégnation encore récente que nous avons affaire. Comme dans la plupart de ses lectures, Mylène n’a pas essayé d’englober un savoir totalisant, mais de trouver les échos à ses angoisses, à ses doutes. «Ce n’est pas tant le bouddhisme qui m’attire que les mots, les images, le réconfort. L’idée que pour apprivoiser la vie, il faut d’abord accepter la mort», confie-t-elle à l’Express. Se tournant vers ces lectures comme vers des remèdes, elle parlera à un moment de pansement, ou de baume, appliqué sur cette crainte panique de la mort qui ne l’avait jamais lâchée. Comme elle le dira pourtant à la sortie de l’album Innamoramento, les pansements n’ont guère tenus, ils se sont envolés. C’est qu’ils n’étaient déjà pas très bien collés.

Derrière certains thèmes propres au bouddhisme, on continue en effet à percevoir dans l’album les traces de la sensibilité romantique de Mylène Farmer, cette indifférence qui n’est pas l’ataraxie que recherche les adeptes du bouddha, mais le produit d’un mal de vivre proche des vociférations d’un Cioran. Lors de diverses interviews, la chanteuse a d’ailleurs fait remarquer qu’elle n’avait pas renoncé au cynisme de l’auteur de Sur les cimes du désespoir, mais qu’elle portait désormais sur la vie «un regard où l’humour a sa place».

 L’humour est pourtant paradoxalement encore fort peu présent dans l’album. A vrai dire, seul le texte de L’instant X peut se targuer d’y laisser une place légère dans l’affrontement entre le texte désabusé et l’imagerie du père Noël, et surtout dans la remarque acide lancée contre les grandes déclarations de la presse : «l’an 2000 sera spirituel, c’est écrit dans Elle». Or loin de nous rapprocher du bouddhisme et du spirituel, cet humour vient au contraire revendiquer le «fun» d’une «fin de siècle» avant le nouveau millénaire. C’est donc un appel à la décadence qui se met ici en place, une sorte de dernière fête avant le sérieux à venir, où le père noël se met à distribuer des anti-dépresseurs et des ailes à la place des cadeaux. Ce n’est que progressivement, à partir de la chanson au titre calembour L’histoire d’une fée, c’est… que l’artiste acceptera véritablement de lui laisser une place au sein même de ses chansons.

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

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Histoire de Avant que l’Ombre à Bercy

Posté par francesca7 le 23 février 2012

 

Mylène Farmer a quarante-quatre ans, elle vient de sortir l’album studio Avant que l’ombre…. Les billets, mis en vente depuis plus d’un an à l’avance, se sont arrachés en quelques jours. La chanteuse entame cette série de concerts six ans après le Mylenium Tour, avec une certaine tranquillité mais aussi avec car elle attendue au tournant.

De nouveau en compagnie de Laurent Boutonnat, elle conçoit ce show qui sera le plus gros de l’année en France. Les moyens mis en œuvre pour si peu de dates sont impressionnants : vingt millions d’euros pour treize dates.

Histoire de Avant que l'Ombre à Bercy dans Mylène et mes BLABLAS MFBercy2006_73aIl s’agit donc d’un spectacle qui cherche à impressionner les quelque 170 000 spectateurs qui ont acheté leur billet : son spatialisé dans toute la salle, quinze danseurs, décors de Mark Fisher, nacelle mouvante, sarcophage en plexiglas porté par six gardiens, double scène reliée par un pont de plus de dix mètres treuillé à la demande. L’une des scènes en forme de Croix pattée mélangé au symbole de Vénus est située en plein milieu de la salle et est recouverte au sol d’un écran ; un piano à queue peut même en surgir à l’aide d’un socle amovible. Sur la scène principale, quatre écrans sur rails de sept mètres sur deux mètres cinquante chacun se rapprochent et s’éloignent à l’envi et servent à la projection d’images d’Alain Escalle. Une double porte géante, dont les panneaux sont des répliques de ceux des portes méridionales du baptistère Saint-Jean à Florence, réalisées en 1338 par Andrea Pisano, encadrent un grand escalier décoré de six lustres immenses surveillés par trente cobras. Pour la première fois dans le monde, un artiste utilise un rideau d’eau qui permet d’incruster des écrits et des motifs dans le flot en mouvement. Il est également à noter que chaque spectacle est filmé sur pellicule dite HD.

MFBercy2006_28a dans Mylène et mes BLABLASGraphiquement très riche, grâce en grande partie aux travaux de Mark Fisher et Alain Escalle, les couleurs dominantes sont essentiellement le rouge et le jaune doré. Le choix des titres joué est, lui, sans réelles surprises. Seul le choix de l’interprète pour remplacer Seal sur le titre Les Mots peut surprendre : il s’agit du batteur Abraham Laboriel Jr. qui suit Mylène Farmer depuis le Tour 96.
Mylène Farmer évolue sur scène avec une coupe courte aux motifs floraux et porte des costumes spécialement confectionnés pour l’occasion par Franck Sorbier, costumes qui orneront par la suite diverses expositions de haute couture.

Pour la première fois dans la carrière de Mylène Farmer, celle-ci propose à son public une première partie : Le Conte du monde flottant, un court-métrage de 2001 réalisé par Alain Escalle et d’une durée de vingt-quatre minutes. Il est précédé de ce texte : « J’ai découvert le travail d’Alain Escalle à travers ce magnifique court métrage. À mon tour de le partager avec vous. Avant que l’ombre… Mylène Farmer ». Très décrié car assez difficile d’accès pour le grand public du fait de son aspect allégorique, il s’agit néanmoins d’une vraie réussite d’un point de vue graphique ; il est suivi d’un entracte de vingt minutes avant le début du spectacle à proprement parler.

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Anamorphosée….

Posté par francesca7 le 15 février 2012

Anamorphosée : L’échappée b…

Anamorphosée.... dans Mylène et mes BLABLAS MFBercy2006_27aDans la discographie de Mylène, Anamorphosée est souvent présenté comme l’album du renouveau. Plus « rock », plus « lumineux »… Physiquement, la star a également changé. Loin de l’androgynie de l’album studio précédent, Mylène poursuit au contraire la transformation physique esquissée avec la chanson Que mon cœur lâche. Le corps de l’artiste est magnifié, mis en avant de manière insistante. C’est en effet sa plastique irréprochable qu’il nous est donné à contempler sur une couverture très épurée. La tête de la chanteuse est d’ailleurs absente, ce qui semble mettre en première ligne un corps. Il y a en fait une grande similitude de fond entre l’effacement de la féminité et le goût du costume, et cette nouvelle nudité. A force d’être mise en avant, la plastique parfaite de l’artiste devient un nouveau masque, un nouvel écran qu’elle installe entre le public et elle. Un nouveau filtre. Ne montrer que son corps, c’est une manière de détourner l’attention. Or Mylène est la reine du détournement d’attention. Auteur chevronné, passionnée par les mots qu’elle choisit avec soin comme en témoignent les rares brouillons dont nous disposons, elle n’aime pourtant guère évoquer ce travail d’écrivain lors de ses interviews. Ainsi, avec Paul Amar la questionnant sur le sens du terme « anamorphosée » lui-même, Mylène se contente d’amorcer quelques explications, puis change rapidement de sujet. On a soudain l’impression que la femme de mots se cache derrière l’artiste, ses sortilèges, ses faux-cils, sa beauté aussi. Or c’est bien là en effet ce qui se passe. Dans le texte d’une face B, Effets Secondaires, Mylène conclut en effet par la phrase suivante : «Je mets des faux-cils à leurs yeux, pour un regard plus profond». Ici, il va de soi que la « profondeur » n’est pas qu’un commentaire esthétique. Il s’agit d’aller voir plus loin, dans les profondeurs de l’âme. L’artifice devient alors un moyen efficace d’accéder à une vérité enfouie.

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

 

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Interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 février 2012

 interview jérôme Béglé Mylène Paris Match 03/08

 

WWW.MYLENE.TV ~~~
Très rare dans les media, Mylène Farmer doit malgré tout se plier au jeu de la promotion de temps en temps. En vue de sa grande tournée de 2009, elle a donc accordé une interview exclusive au magazine Paris-Match, dans laquelle elle évoque la fin de sa carrière : « Je remonte sur scène, car je m’ennuie. Même si c’est ma raison de vivre, à chaque tournée, j’ai le sentiment profond et sincère de faire mes adieux ! (…) Mais par respect pour le public je n’utiliserai jamais cela comme un argument promotionnel. »

VIDEO  Image de prévisualisation YouTube

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Pascal Nègre parle de Mylène

Posté par francesca7 le 11 février 2012

Pascal Nègre parle de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS Pascal-Negre-studio-930x620_scalewidth_630- « Je ne vouvoie que trois de mes artistes, Mylène Farmer, Juliette Gréco et Nana Mouskouri, en ce qui concerne Mylène, le vouvoiement de nos premières rencontres s’est définitivement installé entre nous comme un jeu. C’est un vouvoiement de complicité et de tendresse. Nous rions beaucoup, notre relation est légère.

Parfois, nos conversations prennent un tour plus intime.

Alors qu’elle prépare les concerts au Stade de France pour septembre 2009, elle m’avoue qu’elle dort mal, qu’elle fait souvent le même rêve angoissant : elle est sur scène dans un stade complètement vide.

Quelques jours après ces propos, les billets pour le premier concert s’écoulent en moins de deux heures, un record de vitesse qui n’aurait pas manqué d’être plus spectaculaire encore sans une panne de tous les sites de vente sur Internet.

MF2000_11a dans Mylène et mes BLABLASElle est très émue : « Tout les billets en deux heures, c’est magnifique. Mon public est vraiment incroyable. » Je lui dis : « Alors, Mylène, vous êtes rassurée ? Vous ne faîtes plus de cauchemar ? » – « Non, cette fois, j’ai rêvé que le stade était plein, que je chantais sur scène mais que les gens n’en avaient rien à faire et parlaient entre eux. »

J’admire cette artiste qui ne cesse de douter jusqu’à la dernière minute. Pourtant, comble d’ironie, le jour de son premier concert au Stade de France, je dois participer à un débat à la radio sur le thème : « Mylène Farmer est-elle un produit marketing ? »… »

« Sans contrefaçon » livre paru en 2010.

 

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Julie Pietri parle de Mylène

Posté par francesca7 le 11 février 2012

 

Julie Pietri parle de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS cat_juliepietri- « Vous arrivez [A l'époque] avec un look différent, rousse, rouge précisément, mais est-ce que vous n’avez pas au niveau du look pensé que c’était déjà fait ? Est-ce que ça ne vous a pas quelque part desservi ? En ce sens qu’il y avait déjà Mylène Farmer qui avait plus ou moins ce look, il y avait Muriel de Niagara qui était aussi comme ça… »

- « Alors je dirais plus que Mylène, c’était Muriel de Niagara (…) Non, ce n’était pas déjà fait… Mylène a toujours était rouquine, mais pas rouge feu. Moi j’étais bordeaux ! Avec les cheveux longs, donc je n’ai jamais attaché mes cheveux comme ça, etc…
Non je trouve que ça n’avait rien à voir. C’est comme si vous disiez à Mylène « Pourquoi vous ne mettez pas des lentilles bleues pour ressembler à Julie Pietri ? ». On ne se ressemblait ni peu ni beaucoup, ça n’avait absolument rien à voir. »

- « Justement vous parlez de Mylène Farmer, vous aviez des contacts à l’époque avec elle, voire toujours aujourd’hui ? »

- « Oui toujours, toujours. J’aime beaucoup Mylène. Je trouve que c’est une artiste merveilleuse, une femme très profonde, intellectuellement vive, novatrice. C’est vraiment une femme que je trouve assez extraordinaire. Dernièrement je l’ai reçue un soir à dîner avec Laurent Boutonnat chez moi. On a fait quelques plateaux ensemble, on s’entendait bien. Vous savez moi je suis une femme assez généreuse, assez humaine. Elle était très timide et introvertie. Elle aimait bien s’appuyer un petit peu sur moi. Une fois aussi, au cours d’un… C’était un disque, un morceau qu’on avait chanté pour l’association CARE, c’était les femmes, toutes sortes de femmes : Jane Birkin, Ginette Reno… On était trente ! Des femmes extraordinaires, toutes plus différentes les unes que les autres. Et elle avait une ou deux phrases à chanter, et MF2000_69a dans Mylène et mes BLABLASelle m’avait dit « Chante-les toi ! », donc je l’avais remplacée au pied levé, parce que je connaissais son extrême timidité. Et je sais que c’est son comble en tant qu’artiste, puisque normalement on devrait pouvoir passer en public ! Mais c’est comme ça, elle est comme ça, il faut l’accepter. Et d’ailleurs elle est ô combien acceptée puisqu’elle est une star glorifiée, et c’est très bien.

 

Et dernièrement sur mon Facebook elle est venue sur mon mur pour m’écrire une très jolie chose. Et j’ai répondu sur son mur avec aussi une très jolie chose. Elle a terminé d’ailleurs en me disant « Merci d’être vous », ce que j’ai trouvé particulièrement beau.

 

Je pense que c’est au fond, outre son immense retenue et timidité, je crois que c’est une femme d’abord et avant tout hyper sensible, mais ça on est plusieurs… Mais qui sait regarder les autres, contrairement à ce qu’on peut imaginer. Je crois qu’elle est très attentive. Elle se protège mais je crois qu’elle est très attentive. »

 

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Dessine-moi un mouton

Posté par francesca7 le 11 février 2012

Paroles : Mylène Farmer – Musique : Laurent Boutonnat

+ d’infos sur cette chanson

Dessine-moi un mouton dans Mylène et mes BLABLAS 2061870983Au niveau des paroles, « Dessine-moi un mouton » aurait mérité d’être un hymne mylénien, juste à la suite de « Désenchantée ». Bien que la musique ne manque pas de charme et de mélodie, elle n’atteint pas, en puissance et en tension, le brillant refrain du tube des tubes. Le motif principal, obsédant, revient tout de même seize fois et tourne, pour certaines oreilles, au bourrage de crâne. Ça ne m’empêchera pas de défendre cette ouvre qui, si elle paraît assez claire à la première écoute, s’inscrit dans une réflexion qui nous concerne tous, du plus petit au plus grand.

La progression de la pensée mylénienne est visible de couplets en couplets, chaque étape marquée par l’exclamation « quelle solitude ». (notons, au passage, la beauté de la voix de Mylène, semblant mourir sur des mots aussi significatifs que « solitude » ou « rien »). D’abord, l’artiste se plaint de son ignorance face à l’au-delà, puis de sa petitesse face à l’univers. Ces deux sentiments sont soulignés par la musique, à la fois dédramatisée par les synthés, rythmée par les guitares électriques sur la base solide du piano, ce qui donne un cadre assez simple pour que le timbre doux de la voix ne soit pas perdue dans une masse de notes.

Les questions posées rejoignent la base de la philosophie : où serais-je ? Serais-je plus qu’un grain de poussière dans l’univers (cf. « A quoi je sers ») ? Mylène cherche des réponses dans « le petit Prince » de Saint-Exupéry, référence avouée explicitement : « ignorer ce que les yeux ne peuvent pas voir » renvoie à la célèbre phrase « l’essentiel est invisible pour les yeux ». Ce qu’est la vie, nos cinq sens humains sont incapables de le traduire sous une forme intelligible. Nous sommes comme aveugles… ou aveuglés. Nous y reviendrons.

Le « monde adulte » n’a rien d’attirant. Il est « isolé », référence aux excès de l’individualisme, et « abrupt », une dureté renforcée par l’allitération en « r » : abrupt, broie, noir. Quitte à être ignorante, Mylène préfère rester enfant. Remarquons quand même qu’elle se place dans le monde adulte (« et là je broie du noir »), la petite fille a fini par grandir et à assumer sa féminité, mais elle se sent seule.

MF2000_02a dans Mylène et mes BLABLASEn fait, toute la chanson est basée sur la double opposition enfant/adulte (thème redondant chez Mylène) et imagination/raison (thème plus inédit !). Les adultes bien éduqués vont utiliser pour aborder le monde leur raison, apprise par coeur à l’école, avec sa méthode mathématique. Mais de quoi cette raison est-elle capable ? Simplement de nous écraser en nous faisant prendre conscience de l’infinité de l’univers (univers qui n’est qu’immense que lorsqu’on le parle avec le langage des mètres et des équations !). Voilà pourquoi Mylène souffre. A partir du moment où la raison gouverne le monde adulte, Mylène a recours à une arme redoutable (cf. « Méfie-toi ») : l’imagination. C’est-à-dire les yeux, non du corps, mais de l’esprit. Et seul l’esprit permet de voir l’essentiel de la vie, d’échapper à l’abrupte logique adulte.

L’imagination va combler le « vide du ciel » : par la religion.

L’imagination est incarnée par le mouton. C’est le double symbole de l’enfant (mignon, pur, qui ne pense pas à mal, sans souci) et de la chose insignifiante, banale sur laquelle Mylène, comme Saint-Exupéry, va baser son message. En réalité, ce n’est pas le mouton en soi qui est important, ç’aurait aussi bien pu être un lapin blanc, mais le fait de le dessiner. Dessiner, c’est le geste enfantin par excellence (par opposition avec écrire, qu’on apprend à l’école) mais aussi le geste primordial de la création spontanée, libre. C’est la troisième opposition, une vraie trinité : spontanéité et éducation. Voilà ce qui nous aveugle, nous empêche de voir l’essentiel : les préjugés de l’éducation qu’on nous a inculqués. L’esprit, débarrassé de la raison inhibitrice et de l’éducation bornée (idée peut-être empruntée à Erasme), est libre de se battre contre la dureté de la vie. Lui seul peut créer l’espoir indispensable à la vie. Le mouton est fort parce qu’on prend plaisir à le dessiner : c’est un acte d’amour (cf. la rose dans « le petit Prince »). Les adultes feraient mieux de dessiner des moutons plutôt que de continuer à se taper la tête contre des murs qui n’existent pas.

d1d72e91Les couplets suivants matérialisent cette lutte entre forces négatives et positives : dépression et espérance. Mylène semble être terrassée par la réalité de la vie : « déconfiture ». Mais l’emploi même de ce terme enfantin est une victoire, puisqu’il relativise le drame, provoque le rire qui va lui permettre de reprendre le combat. La vie a beau être un « bien majuscule », c’est-à-dire ce bien auquel s’attachent tous les hommes, elle n’est « utile » qu’ »au chagrin » puisqu’on finira par la perdre (« la morsure du temps »). Il ne faut pas déprimer : si l’on est capable de se réjouir de cette banalité qu’est un mouton, alors la mort ne viendra pas nous ennuyer. Peter Pan n’aurait pas fait mieux. L’aveuglement, c’est de souffrir pour des détails matériels sans importance alors que l’essentiel vient du cour.

L’injonction de Mylène, « dessine-moi un mouton », montre que chacun peut faire ce qu’elle tente de faire. Par cette ouvre, la chanteuse montre qu’elle a su dépasser le stade de « Plus grandir ». Elle est adulte, mais, au fond d’elle-même, elle a su garder une parcelle de son enfance : un grain de sable, un mouton qui égaiera sa vie. Ce n’est pas le secret de l’immortalité, c’est le secret du bonheur.

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Mylène et sa vidéo

Posté par francesca7 le 9 février 2012

 Sur un remix de C’est dans l’air (le wize remix), un certain bruz2009 a conçu un montage qui réussit l’exploit de réunir 25 ans de clips farmeriens (les singles de Bleu Noir n’y figurent pas) en seulement 6 minutes 30. Un enchaînement magistral qui montre que Mylène Farmer est l’artiste française qui aura le plus marqué la clipographie depuis les années 1980.

Si vous ne connaissez pas ce montage, régalez-vous…

Vidéo 25 ans de Clips : Image de prévisualisation YouTube

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Lonely Lisa le site Web

Posté par francesca7 le 5 février 2012

Lonely Lisa est une marque déposée le 15 juin 2007 par Mylène Farmer qu’elle destine aux produits dérivés de son conte Lisa-Loup et le conteur.

Lonelylisalogo.jpgLe logo est une illustration de Mylène Farmer dans ce style lui appartenant.

En 2010, une chanson de l’album Bleu Noir lui est consacrée: Lonely Lisa (chanson).

Dans une interview accordée, en août 2008, au magazine Têtu, Mylène Farmer annonce l’ouverture prochaine d’un site internet, première pour elle qui n’a toujours pas de site officiel, juste quelques sites ponctuels pour promouvoir tel ou tel événement attenant à sa carrière.

Le 15 septembre 2008, la société Stuffed Monkey, appartenant à Mylène Farmer, lance le site internet, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ».

Reprenant l’univers graphique des illustrations de « Lisa-Loup et le conteur », le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

Un membre un peu spécial nommé « Lisa », laisse aussi ses créations, elles sont dans la même veine que les dessins de Mylène Farmer, toutes les divagations submergent les fans de Mylène Farmer, alors les rares commentaires de Lisa sur les travaux des autres membres sont surveillés.

La version 2 du site est lancée le 3 novembre 2009, elle fait apparaitre « les coups de cœurs de Lonely Lisa », choisis parmi les créations des membres, et met à dispositions des dessins faciles à mettre en situation pour que les membres puissent faire des montages photos incluant Lonely Lisa.

La marque « Lonely Lisa » est enregistré à l’INPI pour ces catégories:

  • Bijoux
  • Papeterie
  • Accessoires en cuir (porte clés, porte feuille…)
  • Ustensiles de cuisine (verres, mugs…)
  • Linge de maison
  • Vêtements
  • Décorations (tapis…)
  • Jouets

Lien :    Le site de Lonely Lisa

 

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Mylène à Dijon

Posté par francesca7 le 5 février 2012

Image de prévisualisation YouTube 

 

Et oui, moi, j’habite en Bourgogne, près de Dijon et Notre Mylène y est venue à notre Zénith Bourguignon en mai 2008, voyez par vous-même l’engouement….

 Reportage France 3 sur la mise en vente des billets de Mylène Farmer à Dijon (24/05/2008)

Mylène Farmer à Dijon posté sur Dailymotion  par mikhael-blog

 

 

                                                   gifs séparateurs

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Mylène Farmer, Rétrospective 2012

Posté par francesca7 le 4 février 2012

Mylène Farmer NRJ Music Awards 2012.jpgDepuis le milieu des années 1980, elle est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et connaît également un succès considérable hors des frontières francophones, notamment en Russie et en Europe de l’Est, dépassant ainsi les 30 millions de disques vendus.

 Recordwoman du nombre de Disques de Diamant, elle est également l’artiste ayant classé le plus de titres à la 1re place du Top 50 (12, aucun artiste n’ayant réussi à en classer plus de 5), ainsi que dans le top 10 (42 titres).

 Apparaissant rarement dans les médias et refusant de communiquer sur sa vie privée, elle s’est construit un univers musical singulier, notamment à travers ses clips et ses concerts spectaculaires.

 

2001-2011

Un nouveau Best of, 2001-2011 (dont l’aquarelle illustrant la pochette est signée Mylène Farmer elle-même), sort le 5 décembre 2011, incluant 2 inédits, dont Du Temps, composé par Laurent Boutonnat. L’album paraît également dans un coffret 3 CD, incluant le Best of Les mots, sorti en 2001.

 Le 28 janvier 2012, Jean-Paul Gaultier lui remet un NRJ Music Award de Diamant (un prix créé pour la chanteuse), afin de récompenser l’ensemble de sa carrière.

 Mylène Farmer devrait incarner Tess au cinéma, le personnage principal de L’ombre des autres, tiré du roman éponyme de Nathalie Rheims. Scénarisé par Claude Berri et produit par Stéphane Célérier et Nathalie Rheims, le tournage du film, qui devrait être réalisé par Bruno Aveillan, n’a toujours pas commencé.

 Mylène Farmer a également dit souhaiter « monter sur scène au moins encore une fois ». On peut donc s’attendre à un retour sur scène dans les années à venir.

En 1992, Mylène Farmer participe à l’album Urgence : 27 artistes pour la recherche contre le sida avec la chanson Dernier Sourire, qu’elle réenregistre pour l’occasion. Ce titre apparaissait dans sa version originale en face B du single Sans logique en 1989.

 En 2000, Maverick (la maison de production de Madonna) lui demande de participer à la B.O des Razmoket à Paris (sur laquelle figure entre autres Cindy Lauper et Sinead O’Connor) : elle écrira alors pour l’occasion le single L’histoire d’une fée, c’est….

En janvier 2007, elle interprète Devant Soi, chanson du générique de fin du film Jacquou le Croquant, réalisé par Laurent Boutonnat.

 Mylène Farmer a également enregistré 2 duos, parus en novembre 2010 : le 1e avec Ben Harper, Never tear us apart, sur un album en hommage au groupe INXS (album sur lequel elle est la seule artiste française) ; le 2e avec Line Renaud, C’est pas l’heure, signé Farmer/Boutonnat, inclus dans Rue Washington, l’album de cette dernière.

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

 En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

                                            Mylène Farmer, Rétrospective 2012 dans Mylène 2011 - 2012

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Livres flop sur Mylène

Posté par francesca7 le 7 janvier 2012

 

Dans la peau de Mylène Farmer – Naufrage dans un miroir

  • Ouvrage autobiographique de Line Grégory – Editions Michel Lafon (2006) :

Livres flop sur Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF80_211aLe témoignage d’un sosie de Mylène Farmer dont l’expérience a été plutôt tragique (des suites d’un imbroglio politique fâcheux en 1995) n’a d’intérêt que psychologique (il permet de découvrir les dangers d’une dissolution de sa personnalité propre et d’une idolâtrie qui serait poussée à l’extrême), mais ne vous apprendra rien de plus sur les scènes de la divine rousse et n’a été accepté par son éditeur que parce que le nom de Mylène Farmer fait toujours vendre en quantités astronomiques…

  • Mylène Farmer de A à Z – Ouvrage encyclopédique officieux de Florence Rajon – Groupe Express Editions (2005) :

Un petit torchon bourré de fautes et d’inexactitudes extrêmement ennuyeuses concernant les tournées de l’ange roux vous coûtera six euros que vous eussiez pu dépenser plus utilement par ailleurs ; à déconseiller formellement…

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Mylène : stratégie du silence

Posté par francesca7 le 7 janvier 2012

 

Mylène : stratégie du silence dans Mylène et mes BLABLAS MF80_202aLa « stratégie du silence » de Mylène Farmer a été longuement évoquée par les médias. Depuis 2001, l’artiste n’a accordé que sept interviews et a réduit le nombre de ses apparitions à la télévision, en expliquant cette faible présence médiatique par sa « nature profonde ».

 Depuis ses débuts, Mylène Farmer développe sa créativité au-delà de la production musicale et de son métier de chanteuse. Elle s’exprime à travers des domaines comme le cinéma (clips scénarisés, filmés en 35 mm), la scénographie (création d’une « bulle scénique »), l’écriture (avec un conte dont elle est l’auteur), la photographie, la peinture et le dessin, et de manière plus classique pour les chanteurs de la musique pop : la chorégraphie, l’habillement, le design

 Tous ces moyens de communication ont été mis au service de son univers fictionnel et de son personnage. L’ambivalence de ses textes, les nombreux visages et les nombreux rôles qu’a revêtus Mylène Farmer au cours de sa carrière, et cette communication au travers d’une pluralité de média, tranchent avec ses rares interventions dans la vie publique.

 L’écrivain Amélie Nothomb confie : « Pour avoir côtoyé Mylène, je pense qu’elle cultive l’inaccessibilité qui la caractérise. Mais je crois aussi qu’une part lui échappe. J’ai pu m’apercevoir que, lorsqu’elle est cordiale, et elle peut assurément l’être, on sent quand même, quelque part, une muraille de glace. Il semblerait qu’elle n’y puisse rien. Attention, loin de moi l’idée de présenter Mylène Farmer comme une victime. Mais cette muraille de glace, sans doute, la rend prisonnière de quelque chose. »

 En 2001, elle confie quant à sa discrétion médiatique : « Je n’ai pas fait ce métier pour être connue mais pour être reconnue. »

                                                                                        gifs arbres et feuilles

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Résidences de Mylène

Posté par francesca7 le 7 janvier 2012

Résidences de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF80_201adifférentes adresses où Mylène a habité

1983-1986 : près de Denfert-Rochereau / un petit appartement de la rue Saint-Martin
1986-1988 : rue Quincampoix
1988-1994 : appartement avenue Marceau
1994-2004 : avenue Pierre 1er de Serbie. 4ème étage. A la base, l’appartement a été acheté avec Jeff Dahlgren. 350 m², salon de 120 m², trois chambres dont une de maître, et une salle a manger avec des boiseries d’époque. 4 millions d’euros !

(source : France Dimanche)

 

 

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L’ange blessé

Posté par francesca7 le 27 décembre 2011

 

L'ange blessé dans Mylène et mes BLABLAS 1088485164_smallLivre écrit par Caroline Bee en 2003Biographie de Mylène Farmer

La musique en Librio, c’est près de 40 titres qui racontent la formidable saga des plus grands noms de la chanson, de la pop, du jazz, du reggae, du funk, de la techno… Des biographies inédites, rédigées par des journalistes spécialisés, pour (re)découvrir les stars d’hier et d’aujourd’hui.

 Depuis plus de vingt ans, Mylène Farmer occupe une place à part sur la scène française.

 Innocente jouisseuse, enfant moribonde, victime criminelle… Toujours nimbée de mystère, la star s’offre et se dérobe dans des mises en scène où l’ambiguïté le dispute à la provocation. De Cendres de lune à Les Mots, ses albums se vendent à des millions d’exemplaires, ses fans lui vouent un culte sans limite et ses clips prennent des allures de superproductions cinématographiques.

 Image illustrative de l'article L'Ange blessé

L’ange blessé (en finnois : Haavoittunut enkeli) (1903) est également une toile du peintre symboliste finlandais Hugo Simberg. Il représente un paysage situé actuellement dans le Parc Eläintarha d’Helsinki.

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Mylène Farmer, un mythe…

Posté par francesca7 le 25 décembre 2011

 

Mylène Farmer, un mythe... dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_105aQui eût cru que Mylène Farmer est une Vierge ascendant Vierge ? Et pourtant… Son allure de liane, sa recherche quasi mystique d’une pureté hors norme font partie de sa quête… L’itinéraire et la carrière de cette femme sont intéressants dans le sens d’une transformation progressive vers ce qu’elle est. Au fur et à mesure de sa carrière, elle se rapproche pas à pas du mythe qu’elle finit par incarner.

 On voit souvent en astrologie qu’une personnalité peut être d’un signe et d’un ascendant et avoir un nombre important de planètes dans un autre, c’est le cas de Mylène qui est avant tout marquée par le signe du LION, ce qui est moins surprenant…

Caractère fort, voire extrêmement centrée sur elle-même, elle sait ce qui lui apporte quelque chose et ce qui ne lui sert à rien, elle a un côté extrêmement pragmatique. Elle sait surtout ce qu’elle veut atteindre pour elle-même. Là où le bât blesse, c’est qu’à travers sa quête de reconnaissance et de notoriété, elle est en somme aspirée dans une recherche qu’elle incarne elle-même de création d’un univers de référence et de la formation d’une légende.

 La rareté de ses apparitions publiques est liée aussi bien à une sorte de timidité, ce qui peut paraître surprenant chez une personnalité si affirmée, qu’à une vraie « gestion » de son image. Ce qui est rare est précieux, alors que ce qui se manifeste de façon répétée se banalise.

 Mylène est marquée par trois planètes : Mars, Vénus et Uranus. Mars lui donne une volonté très hors norme d’atteindre ses buts, envers et contre tout, le combat la rend malade, mais la stimule, elle n’est pas quelqu’un à laisser en arrière une occasion d’affirmation de soi. Elle aime gagner, et se met facilement en position de relever des défis.

 Son amas Vénus-Uranus explique une recherche très originale et très mentale de la sexualité, Mylène a un côté expérimentateur des gens et des situations, la morale ne lui est pas naturelle, elle est en permanence dans une recherche d’expériences non pas fortes ou abracadabrantes, mais qui lui donnent un sentiment d’elle-même, l’impression d’être plus en accord avec son être profond…

 La grande quête de Mylène est celle de sa propre identité, mais celle-ci se confond avec la création d’un mythe dont elle serait elle-même la déesse…

 De grands changements sont à attendre pour elle en 2016, mais plutôt sur un plan personnel, se tournera-t-elle subitement vers l’humanitaire ? On peut le penser, Mylène ayant beaucoup de cœur et plus d’un tour dans son sac…

 

                                                                                  gifs étoiles

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Sans contrefaçon dit Mylène

Posté par francesca7 le 25 décembre 2011

Paroles de Mylène

Sans contrefaçon dit Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_108a- « Sans contrefaçon », c’est quelque chose qui est dans mon esprit depuis très longtemps. C’est quand j’étais adolescente, on me prenait vraiment pour un garçon. Et j’ai ce souvenir précis d’un gardien d’immeuble qui m’a rencontrée et qui m’a dit « Mylène, c’est joli pour un petit garçon ». Et c’est vrai que j’ai eu au premier abord une animosité, et puis après… je sais pas, ça me semblait évident, alors j’étais mi-homme, mi-femme ! C’était assez étrange. (Nulle part ailleurs, 23 novembre 1987)

- C’est parti d’une musique de Laurent Boutonnat et le texte est venu se greffer ensuite. C’est moi qui l’ai écrit et il se réfère à l’enfance, c’est un énorme clin d’oeil à mon vécu de fille manquée. C’est vrai, lorsque j’étais une gamine, je ne m’intéressais guère aux choses dites féminines. Par exemple, je ne jouais jamais à la poupée, je préférais déjà les petites voitures, je n’avais pas d’amies filles mais plutôt des copains. Attention, cette chanson n’est pas un règlement de compte. Ce ne fut pas comme on pourrait le croire, traumatisant, bien au contraire, j’ai vécu mes particularités avec une sacrée bonne santé notoire. (Graffiti, décembre 1987)

- Quand j’étais enfant, j’avais beaucoup de mal à imposer mon visage de jeune fille, je tenais le rôle du garçon. L’histoire du mouchoir roulé en boule est une histoire vraie, que j’ai transposée en chevalier d’Eon dans une époque qui m’est chère. En fait, j’avais beaucoup de mal à exister en tant que femme. (Perfect, novembre 1988)

 

 

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