Mylène aime Emil Cioran

Posté par francesca7 le 14 mars 2012

 

Description de l'image  Cioran by ironie.jpg.Emil Cioran (prononcé /tʃjo.ʁan/), né le 8 avril 1911 à Rășinari en Roumanie, mort le 20 juin 1995 à Paris, est un philosophe et écrivain roumain, d’expression roumaine initialement, puis française à partir de 1949 (Précis de décomposition). Il est interdit de séjour dans son pays d’origine à partir de 1946, pendant le régime communiste. Bien qu’ayant vécu la majeure partie de sa vie en France, il n’a jamais demandé la nationalité française. Il a parfois signé sous le nom de « E. M. Cioran ».


Cioran naît d’un père pope orthodoxe et d’une mère athée. Après quelques années de vie heureuse à Rășinari, petit village de Transylvanie, alors en Autriche-Hongrie, Cioran est traumatisé par un déménagement vers Sibiu, ville proche du village. Son compatriote Lucian Blaga, philosophe de la culture, a aussi décrit le rôle matriciel que pouvait avoir un village roumain. Ce choc, ainsi que les relations difficiles avec sa mère et les nombreuses insomnies dont il souffre durant sa jeunesse, façonnent rapidement sa vision pessimiste du monde et le font penser au suicide.

L’œuvre de Cioran comporte des recueils d’aphorismes, ironiques, sceptiques et percutants, tel De l’inconvénient d’être né ou Syllogismes de l’amertume qui forment ses œuvres les plus connues, mais on peut aussi y trouver des textes plus longs et plus détaillés. D’une façon générale, l’œuvre de Cioran est marquée par son refus de tout système philosophique. Son scepticisme est probablement son caractère le plus marquant, bien plus que son pessimisme. Cioran, dont les écrits sont assez sombres, est un homme de très bonne compagnie, plutôt gai. Il déclare avoir passé sa vie à recommander le suicide par écrit, et à le déconseiller en paroles, car dans le premier cas cela relève du monde des idées, alors que dans le second il a en face de lui un être de chair et de sang. Tout en conseillant et déconseillant le suicide, il affirme qu’il existe une supériorité de la vie face à la mort : celle de l’incertitude. La vie, la grande inconnue, n’est fondée sur rien de compréhensible, et ne donne pas l’ombre d’un argument. Au contraire, la mort, elle, est claire et certaine. D’après Cioran, seul le mystère de la vie est une raison de vivre.

On peut accuser Cioran d’avoir pris dans ses écrits une « pose » de désespoir, mais il semble avoir été profondément et sincèrement triste de n’avoir pu établir de système qui donnerait un sens à sa vie, alors même que dans sa jeunesse il avait été extrêmement passionné… mais dans l’erreur (cf. les Cimes du désespoir).

Le cheminement littéraire de Cioran et son trajet spirituel ont, semble-t-il, trois points de repère majeurs (selon Liliana Nicorescu) : « la tentation d’exister », la tentation d’être Roumain, et la tentation d’être juif. Ni sa roumanité réfutée ni sa judéité manquée ne pouvaient lui offrir la moindre consolation pour l’humiliation, pour « l’inconvénient d’être né ».

Mylène aime Emil Cioran dans Mylène et les AUTEURS MF90_117aSi Cioran vécut véritablement la plus grande partie de son existence modestement, cet autoportrait de solitaire et désespéré qu’il dresse dans ses livres ne correspond pas entièrement à l’écrivain ; c’est plutôt là le mythe Cioran, le personnage des livres. Mais parler de « pose » dans le désespoir serait inexact. Cioran cherche la sincérité dans ses textes, c’est-à-dire l’adéquation de son discours avec son existence, et critique vivement les auteurs de discours moralistes menant par ailleurs une existence immorale, tels ces membres du PCF parisien qui prônent la « dictature du prolétariat » mais vivent très bourgeoisement et défendent bec et ongles leurs propriétés intellectuelles ou matérielles. Il dira ne vouloir garder secrète que sa vie privée : sa vie amoureuse, la part heureuse et optimiste de son existence. Car « le bonheur n’est pas fait pour les livres », expliquait-il.

Se tenant à l’écart du milieu universitaire et littéraire parisien, il eut néanmoins quelques amis intimes avec qui il aimait converser : Mircea Eliade, Eugène Ionesco, Samuel Beckett, Constantin Tacou, Fernando Savater, Gabriel Matzneff, Frédérick Tristan, Roland Jaccard, Vincent La Soudière.

 

 

Mylène FARMER dira de lui dans une interview lors du tournage de Giogino.

Cioran, C’est un homme qui parle si bien « des inconvénients d’être » et qui par son cynisme arrive à nous faire rire. J »‘aime son auto-dérision. Tout ce qu’il exprime est bien au-delà du désespoir, c’est si justement formulé, cruellement drôle, si bien écrit. Il a enlevé toute poésie, tout romantisme à la « dépression », à « l’anéantissement de l’être », ce qui rend tout plus violent encore. C’est aussi un homme très séduisant.

 

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Mylène aime RIMBAUD

Posté par francesca7 le 5 mars 2012

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est un poète français, né le 20 octobre 1854 à Charleville et mort le 10 novembre 1891 à Marseille.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsArthur Rimbaud écrit ses premiers poèmes à quinze ans. Ses derniers à vingt ans. Lui, pour qui le poète doit être « voyant » et qui proclame qu’il faut « être absolument moderne », renonce subitement à l’écriture.
Ses idées marginales, anti-bourgeoises et libertaires le poussent à choisir alors une vie aventureuse dont les pérégrinations l’amènent jusqu’auYémen et en Éthiopie où il devient négociant, voire explorateur. De cette seconde vie, ses écritures consistent en près de cent quatre-vingts lettres (correspondance familiale et professionnelle) et quelques descriptions géographiques.
Bien que brève, la densité de son œuvre poétique fait d’Arthur Rimbaud une des figures considérables de la littérature française.

En 1865, Arthur entre au collège municipal de Charleville, où il se montre être un excellent élève ; collectionnant les prix d’excellence en littérature, version, thème… Il rédige en latin avec aisance, des poèmes, des élégies, des dialogues. Mais, comme cet extrait de son poème Les Poètes de sept ans le laisse imaginer, il bout intérieurement :

Tout le jour il suait d’obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits,
Semblaient prouver en lui d’âpres hypocrisies.
Dans l’ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
À l’aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.

Il est difficile de situer le début de la relation épistolaire avec Verlaine. Celui-ci prétend avoir reçu très peu de courriers et ne parle que de l’envoi desPremières communions et des Effarés.

Charles Bretagne met Rimbaud en contact avec son ami Paul Verlaine et un courrier a dû sceller le prochain départ de Rimbaud pour Paris vers le mois d’août.

En août 1871, dans son poème parodique, Ce qu’on dit au poète à propos de fleurs, Rimbaud exprime une critique ouverte de la poétique de Banville. Finalement Verlaine l’appelle à Paris : « Venez chère grande âme, on vous appelle, on vous attend ! »

Bien que brillant élève, Arthur Rimbaud ne retournera pas au collège.

Il arrive dans la capitale vers le 15 septembre 1871. Il est présenté et très bien accueilli par ses pairs plus âgés, au dîner des « Vilains Bonshommes » le 30 septembre. Il y rencontre une part essentielle des grands poètes de son temps. Il est successivement logé par Verlaine, rue Nicolet, non sans heurts avec la femme de ce dernier, puis chez Charles CrosAndré Gill et même quelques jours chez Théodore de Banville.

Le 20 octobre de cette année, Rimbaud a tout juste dix-sept ans. Il a atteint sa maturité poétique comme en témoignent plusieurs chefs-d’œuvre comme Les Premières communions et Le Bateau ivre.

En mars 1872, les provocations de Rimbaud excèdent le milieu parisien depuis quelque temps. L’incident Carjat au dîner des Vilains Bonshommes de mars 1872 fut la goutte qui fait déborder le vase. Rimbaud complètement saoul y a blessé le célèbre photographe d’un coup de canne-épée. Pour sauver son couple et rassurer ses amis, Verlaine se condamne à éloigner Rimbaud de Paris.

Rimbaud se fait oublier quelque temps en retournant à Charleville, puis revient dans la capitale dans le courant du premier semestre 1872 pour de nouveau quitter Paris le 7 juillet, cette fois en compagnie de Verlaine. Commence alors avec son aîné une liaison amoureuse et une vie agitée à Londres, puis à Bruxelles.

Mylène aime RIMBAUD dans Mylène et les AUTEURS
magnify-clip dans Mylène et les AUTEURS

Rimbaud alité après le « drame de Bruxelles », juillet 1873 (tableau peint par Jef Rosmann, musée Arthur-Rimbaud).

Cette liaison tumultueuse se termine par ce que la chronique littéraire désigne sous le nom de « drame de Bruxelles » : en juillet 1873, les deux amants sont à Londres. Verlaine quitte brusquement Rimbaud, en affirmant vouloir rejoindre sa femme, décidé à se tirer une balle dans la tête si elle n’accepte pas. Il retourne alors à Bruxelles et réside dans un hôtel. Rimbaud le rejoint, persuadé que Verlaine n’aura pas le courage de mettre fin à ses jours. Alors que Rimbaud veut le quitter, Verlaine, ivre, tire sur lui à deux reprises, le blessant légèrement au poignet. Verlaine est incarcéré à Mons.

MF80_131aRimbaud rejoint la ferme familiale de Roche où il s’isole pour écrire Une saison en enfer. Son parcours littéraire s’achève par l’irruption de « la réalité rugueuse à étreindre ». Aussi va-t-il se taire, parce qu’il a accompli tout ce qui était en son pouvoir, dans le « désert et la nuit » qui l’entourent. Il sait désormais qu’à elle seule, la poésie ne peut changer la vie si elle n’est pas servie par une révolution totale où l’amour, la liberté et la poésie se conjuguent au présent.

Il retourne un temps à Londres en compagnie du poète Germain Nouveau, qui participe à la mise au net des manuscrits des Illuminations.

Venant d’avoir vingt ans en octobre 1874, il ne peut se rendre à temps devant le conseil de révision pour le tirage au sort. Le maire de Charleville s’en charge et n’a pas la main heureuse. De retour le 29 décembre, Rimbaud fait valoir un article de la loi sur le recrutement du 27 juillet 1872, qui le fait bénéficier d’une dispense grâce à son frère Frédéric, déjà engagé pour cinq ans. Il est donc dispensé du service militaire mais pas de la période d’instruction (à laquelle il se dérobera).

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Mylène apprécie V.Woolf

Posté par francesca7 le 6 décembre 2011

Portrait de Virginia Woolfpar George Charles Beresford, 1902 Virginia Woolf – Univers Mylène Farmer 

Née en Angleterre en 1882, Virginia Woolf grandit et fut éduquée dans une famille victorienne classique. Suite à la mort de sa mère, elle souffrit d’une dépression nerveuse, la première d’une longue série. Elle indiqua plus tard dans un récit autobiographique que ses demi-frères avaient fréquemment abusé d’elle et de sa sœur. Elle commença l’écriture comme activité professionnelle. Ses romans et ses essais rencontrèrent le succès. Virginia Woolf est considérée comme l’une des plus grandes innovatrices dans la langue anglaise. En 1941, Virginia Woolf se suicida. Elle remplit ses poches de pierres et se jeta dans la Ouse. 


Mylène Farmer, dans sa chanson « Dans les rues de Londres », rend un hommage à Virginia Woolf qui a son époque proclamait « Je suis la seule femme en Angleterre qui soit libre d’écrire ce qui lui plait ». 

 

Plus d’informations sur Virginia Woolf ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Virginia_Woolf 

 

Virginia Woolf (25 janvier 1882 – 28 mars 1941) est une femme de lettres anglaise et une féministe. Pendant l’entre-deux-guerres, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre du Bloomsbury Group

 

Née Adeline Virginia Stephen à Londres de Sir Leslie Stephen et Julia Stephen Duckworth (dite aussi Julia Prinsep – née Julia Jackson : 1846–1895), elle fut éduquée par ses parents à leur domicile du 22 Hyde Park Gate, Kensington dans une ambiance littéraire de la haute société. 

 

Mylène apprécie V.Woolf dans Mylène et les AUTEURS 260px-Virginia_Woolf_with_her_father%2C_Sir_Leslie_StephenLes parents de Virginia étaient tous deux veufs lorsqu’ils se marièrent : ainsi leur maison regroupait les enfants de trois mariages différents. Les enfants de Julia et de son premier époux Herbert Duckworth : George Duckworth (1868–1934) ; Stella Duckworth (1869–1897) ; et Gerald Duckworth (1870–1937). La fille de Leslie et de sa première épouse Minny Thackeray, Laura Makepeace Stephen, qui fut diagnostiquée handicapée mentale et vécut avec eux avant d’être placée dans un asile en 1891 jusqu’à la fin de ses jours. Enfin, les enfants de Leslie et Julia : Vanessa (1879–1961) ; Thoby (1880–1906) ; Virginia et Adrian (1883–1948). 

 

Elle commence l’écriture comme activité professionnelle en 1905, initialement pour le supplément littéraire du Times. En 1912, elle épouse Leonard Woolf, fonctionnaire et théoricien politique. Son premier roman, The Voyage Out (La Traversée des apparences), est publié en 1915. Elle continue à publier des romans et des essais en tant qu’intellectuelle, qui rencontrent un succès aussi bien auprès de la critique que du grand public. La plupart de ses œuvres seront publiées à compte d’auteur à la Hogarth Press. Elle est considérée comme l’une des plus grandes romancières du XXe siècle et des plus grandes innovatrices dans la langue anglaise. Dans ses œuvres, elle expérimente avec acuité les motifs sous-jacents de ses personnages, aussi bien psychologiques qu’émotifs, ainsi que les différentes possibilités de la narration et de la chronologie morcelées. Selon Edward Morgan Forster, elle a poussé la langue anglaise « un peu plus contre les ténèbres » ; l’influence de ses réalisations littéraires et de sa créativité est encore sensible aujourd’hui. 

 

200px-Roger_Fry_-_Virginia_Woolf dans Mylène et les AUTEURSRécemment, des études sur Virginia Woolf se sont concentrées sur les thèmes féministes et lesbiens dans son travail, comme dans l’anthologie d’essais critiques publiée en 1997 : Virginia Woolf: Lesbian Readings, publiée par Eileen Barrett et Patricia Cramer. Louise A. DeSalvo propose un traitement de l’abus sexuel incestueux que subit V. Woolf quand elle était jeune dans Virginia Woolf: The Impact of Childhood Sexual Abuse on her Life and World. Son imaginaire est aussi étudié pour sa profondeur de vue dans des thèmes comme le syndrome commotionnel, la guerre, les classes et la société britannique moderne. Les plus connues de ses œuvres non romanesques, notamment Une chambre à soi et Trois Guinées, traitent de l’avenir de l’éducation féminine et du rôle des femmes auteurs dans les canons littéraires occidentaux. 

 

En 1982, Simone Benmussa crée la pièce Freshwater de Virginia Woolf à Paris (représentations également à New York, London et Spoleto), interprétée par des écrivains dont Eugène Ionesco, Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Joyce Mansour, Viviane Forrester etc. 

 

En 2002, The Hours, un film fondé sur la vie de Virginia Woolf et sur l’effet de son roman Mrs. Dalloway, a été nommé pour l’Academy Award du meilleur film. Celui-ci était adapté du roman de Michael Cunningham, publié en 1998 et prix Pulitzer. The Hours était le titre provisoire de V. Woolf pour Mrs. Dalloway. Beaucoup de spécialistes de V. Woolf sont hautement critiques sur la peinture que donne le film de V. Woolf et de ses œuvres. Selon eux, ni le roman, ni le film ne sauraient être considérés comme un exposé correct ou une critique littéraire de Mrs. Dalloway

 

SomeBloomsburymembers.jpgDe nombreuses chansons ont été dédiées à Virginia Woolf. Notamment la chanson Dans les rues de Londres (2005) de Mylène Farmer, et la chanson Virginia (2008) de la chanteuse finlandaise Vuokko Hovatta

 

En 2011 L’ouvrage : Virginia Woolf : L’écriture refuge contre la folie – Collectif dirigé par Stella Harrison – Avant propos de Jacques Aubert avec Nicolas Pierre Boileau, Luc Garcia, Monique Harlin, Stella Harrison, Sophie Marret, Ginette Michaux, Pierre Naveau et Michèle Rivoire. Editions Michèles. Collection Je est un autre, Paris 2011. 

 

Parmi ses œuvres : 

  • The Voyage out (1915). Traductions en français : 

  • Nuit et Jour (Night and Day) (1919) 

  • La Chambre de Jacob (Jacob’s Room) (1922) 

  • Mrs. Dalloway (1925) 

  • La Promenade au phare, également traduit sous le titre Vers le phare (1927) (To The Lighthouse

  • Orlando (1928) 

  • Les Vagues (The Waves) (1931) 

  • Les Années (The Years) (1937) 

  • Entre les actes (Between The Acts) (1941) 

  • Modern Fiction (1919) 

  • Monday or Tuesday (1921) 

  • Freshwater (1923), une pièce de théâtre écrite pour les proches de l’auteur. 

  • Le Commun des lecteurs (The Common Reader) (1925) 

  • Victorian Photographs of Famous Men and Fair Women (1926) – introduction de la première monographie sur la photographe Julia Margaret Cameron, dont elle était la petite-nièce. 

  • Le temps passe (Time Passes) (1926) – édition bilingue, trad. Ch. Mauron, postface James M. Haule, Le Bruit du temps, 2010. 

  • Une chambre à soi (1929) 

  • Lettre à un jeune poète (A Letter to a Young Poet) (1932) 

  • Flush (1933) 

  • The Second Common Reader (1933) 

  • Trois Guinées (Three Guinees) (1938) 

  • La Vie de Roger Fry (Roger Fry: a Biography) (1940) 

  • Pensées sur la paix dans un raid aérien (Thoughts on Peace in an Air Raid) (1940), essai traduit de l’anglais par David Leblanc, Liberté, n° 278 (novembre 2007), p. 106-110. 

  • La Mort de la phalène (The Death of the Moth and Other Essays) (1942) 

  • A Haunted House and Other Stories (1943) 

  • The Moment and Other Essays (1948) 

  • Journal d’un écrivain (1953), extraits du Journal de l’auteur. 

  • L’art du roman (1962) 

  • Instants de vie (Moments of Being) (1976) 

  • Correspondance 1923-1941, avec Vita Sackville-West (2010)

 

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Mylène apprécie S.Rinpoché

Posté par francesca7 le 6 décembre 2011

Mylène apprécie S.Rinpoché dans Mylène et les AUTEURS 220px-SR_for_wikiSogyal Rinpoché – Univers Mylène Farmer 

Né au Tibet, Sogyal Rinpoché fut reconnu comme l’incarnation d’un maître du 13ème Dalaï-Lama. Sogyal Rinpoché possède le don tout particulier de présenter l’essence du bouddhisme tibétain d’une façon à la fois authentique et profondément appropriée au monde contemporain ; c’est l’un des maîtres les plus renommés de notre temps. 

 



Ce Maître bouddhiste a publié, le best-seller : Le livre tibétain de la vie et la mort, devenu oeuvre de référence pour Mylène Farmer. Elle le remercie même sur son album Anamorphosée. 

 

Plus d’informations sur Sogyal Rinpoché ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Sogyal_Rinpoch%C3%A9 

 

Sogyal Rinpoché (wylie : Bsod-rgyal Rin-po-che) (ou Sogyal Lakar) né en 1947, est un lama Dzogchen de la tradition Nyingma du bouddhisme tibétain. Il est notamment connu du grand public pour être l’auteur du Livre tibétain de la vie et de la mort, paru dans 61 pays, à plus de deux millions d’exemplaires et édité en 31 langues, inspiré en partie du Bardo Thödol, et présentant de façon complète l’ensemble des enseignements du bouddhisme tibétain. Sogyal Rinpoché à commencé à enseigner en Occident il y a 37 ans, et voyage maintenant fréquemment à travers l’Europe, l’Amérique, l’Australie et l’Asie pour donner des conférences publiques ainsi que pour conduire des retraites d’étude et pratique du bouddhisme tibétain. Il est fréquemment invité à participer à des conférences internationales portant sur de nombreux domaines de société : santé et guérison, universités et institutions éducatives, dialogue interreligieux, mouvements pour la paix et la non-violence, le monde du leadership, et le domaine de l’accompagnement des mourants et des soins palliatifs

 220px-Sogyal_Rinpoche_LL_AMR_2006 dans Mylène et les AUTEURS

Sogyal Rinpoché et ses étudiants ont fondé Rigpa, un réseau international de centres bouddhistes dont Rinpoché est le conseiller spirituel. L’organisation comprend 130 centres ou lieux de rencontre répartis dans 41 pays. 

 

Ils pénètrent fin 1956 en Inde, se rendant à Tso Péma et Bodhgaya et dans d’autres lieux sacrés. Ils s’établissent finalement à Gangtok au Sikkim, à l’invitation de Tashi Namgyal, le roi ou chögyal du Sikkim. 

 

Après le décès de son lama-racine, Jamyang Khyentse Chökyi Lodrö, au Sikkim en 1959, Sogyal Rinpoché continue a y étudier avec d’autres maîtres comme Khenpo Appé, Khenpo Lodrö Zangpo et Gyaltön Rinpoché. À cette époque il apprend aussi la calligraphie tibétaine avec Drungyik Tsering Tashi. 

 

Il étudie ensuite dans une école catholique à Kalimpong, où il apprend l’anglais. Il fait ensuite des études universitaires en Inde, à Delhi. 

 

  • En 1983, Sogyal Rinpoché participe au colloque « Nouvelles dimensions sur la mort et la fin de vie » en Californie. C’est alors qu’il prend connaissance des travaux d’Elisabeth Kübler-Ross et de Kenneth Ring, ce qui l’inspire à approfondir le rôle que pourraient jouer les enseignements tibétains sur la mort et les soins palliatifs

  • En 1992, Le Livre tibétain de la vie et de la mort est publié. Sogyal Rinpoché y présente la sagesse et la compassion des enseignements bouddhistes et la façon dont ils peuvent être utilisés de manière pratique pour prendre soin des personnes en fin de vie. 

  • En 1993, Christine Longaker établit le Programme d’accompagnement spirituel, basé sur les enseignements de Sogyal Rinpoché et qui a pour vocation de proposer aux professionnels du domaine médical des formations à l’accompagnement des personnes malades et en fin de vie. En 1998, Christine Longaker publie son propre livre Trouver l’espoir face à la mort

  • En 1994, Cathy Blanc, étudiante française de Sogyal Rinpoché et docteur en médecine, fonde l’association non confessionnelle Tonglen, dont le but est d’accompagner les personnes en difficulté ou en fin de vie, tout en transmettant des valeurs humaines, universelles, spirituelles et laïques. L’association Tonglen travaille en étroite collaboration avec des services hospitaliers en France et en Europe à travers des équipes de bénévoles et anime des formations pour les professionnels des métiers confrontés à la souffrance. 

  • En 2007, les premières bases pour la construction du Spiritual Care Centre à Dzogchen Beara, en Irlande sont posées. Le centre sera un lieu où les personnes malades ou mourantes, et ceux qui les accompagnent, pourront profiter d’une période de repos dans une atmosphère accueillante. Sogyal Rinpoché en est le directeur spirituel, et le Dr. Balfour Mount le parrain. 

  • Le 12 septembre 2007, la présidente d’Irlande, Mary McAleese, se rend à Dzogchen Beara, en présence de Sogyal Rinpoché, et au cours de son allocution, souligne l’importance de la mission du centre d’accompagnement spirituel en construction. 

  • En avril 2009, à Killarney, en Irlande, le Programme d’cccompagnement spirituel de Rigpa organise un colloque sur le thème « Compassion et présence – l’accompagnement spirituel pendant la vie et en fin de Vie ». Le colloque porte sur la question d’un accompagnement spirituel authentique et les bienfaits que peuvent en retirer les professionnels de la santé et ceux dont ils ont la charge. D’éminents experts dans le domaine de la médecine, de la science, de la psychologie et de l’accompagnement religieux, présentent différentes approches spirituelles et contemplatives de l’accompagnement et montrent comment elles peuvent s’appliquer dans n’importe quel contexte. Sogyal Rinpoché est l’un des conférenciers. 

  • Avril 2009, ouverture officielle du Centre d’accompagnement spirituel de Déchen Shying à Dzogchen Beara. 

·         Sogyal Rinpoché a fait l’objet d’une plainte pour « abus physique, psychique et sexuel » déposée par une personne sous le pseudonyme de Janice Doe, en novembre 1994 aux États-Unis. La procédure judiciaire s’est terminée par un règlement financier à l’amiable. 

 

En 1995, Sandra Pawula, porte-parole de Rigpa à Santa Cruz en Californie, ne souhaitant pas commenter les allégations, a cependant déclaré que Sogyal Rinpoché n’était pas marié et ne prétendait pas être un moine célibataire. 

 

Livres 

  • Le livre tibétain de la vie et de la mort, Éditions de La Table Ronde (1993, puis 2003 pour la nouvelle édition augmentée), Éditeur Lgf (2005, nouvelle édition augmentée), 

  • L’Avenir du bouddhisme, Éditions de La Table Ronde, 2003 

  • Étincelles d’éveil, Éditions de La Table Ronde, 1995 

  • Dzogchen et Padmasambhava, Rigpa Publications, 1991

 

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Mylène apprécie S.Freud

Posté par francesca7 le 6 décembre 2011

Sigmund Freud LIFE.jpgSigmund Freud – Univers Mylène Farmer 

Médecin autrichien né en 1856, neurologue et fondateur de la psychanalyse. Freud s’intéresse tout d’abord à l’hystérie (maladie mentale caractérisée par des troubles affectifs et émotionnels) qu’il traite grâce à l’hypnose puis avec la technique de la libre association des idées (qui sert a l’interprétation des rêves et des lapsus à travers l’inconscient). Il découvre le mécanisme psychique de refoulement et de résistance. Il élabora sa théorie de la sexualité infantile et découvre le complexe d’Œdipe (l’enfant éprouve de la haine pour son père et de l’amour pour sa mère). Il élabora aussi la théorie du transfert, (transfère des attitudes affectives envers des parents sur d’autres êtres).
  


Mylène Farmer le fait apparaître au début et à la fin de son clip Maman a tort car il est l’emblème de la psychanalyse. 

 

Plus d’informations sur Sigmund Freud ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud 

 

Sigmund FreudSigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd’hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse.

 

 Mylène apprécie S.Freud dans Mylène et les AUTEURS 170px-Sigmund_Freud_AncianoMédecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l’influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l’hypnose de l’École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d’inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique. 

 

Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d’abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s’installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s’exiler à Londres, où il meurt en 1939. 

 

La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Joseph Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. L’hypothèse de l’inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de Moi et d’idéal du Moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d’Œdipe ou l’angoisse de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l’inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

260px-Freud_and_other_psychoanalysts_1922 dans Mylène et les AUTEURS

En juin 1882, il quitte le laboratoire d’Ernst Brücke pour embrasser une carrière de médecin praticien, sans grand enthousiasme toutefois. Deux explications existent sur ce point. Selon Freud lui-même, Brücke lui a conseillé de commencer à pratiquer en hôpital pour se faire une situation alors que pour Siegfried Bernfeld et Ernest Jones, ses biographes, c’est son projet de mariage qui l’oblige à renoncer au plaisir de la recherche en laboratoire. Sigmund Freud a en effet rencontré Martha Bernays (1861-1951), issue d’une famille commerçante juive, en juin 1882, et, très tôt les conventions familiales alors en vigueur obligent les deux fiancés à se marier, d’autant plus que leur situation financière est très précaire. Néanmoins, le jeune couple ne se marie qu’en 1886, Freud ayant conditionné son alliance avec Martha Bernays à l’obtention de son cabinet de consultation. En octobre 1882, il entre dans le service de chirurgie de l’hôpital de Vienne, alors l’un des centres les plus réputés du monde. Après deux mois, il travaille comme aspirant, sous la responsabilité du médecin Nothnagel et ce jusqu’en avril 1883. Il est nommé le 1er mai 1883 Sekundararzt au service de psychiatrie de Theodor Meynert dans lequel il poursuit des études histologiques sur la moelle épinière, jusqu’en 1886. 

 

Freud parle de la psychanalyse pour la première fois publiquement en 1904, lors d’une série de conférences à l’université Clark à Worcester, Massachusetts, invité par son président Stanley Hall, en compagnie de Carl Gustav Jung, Ernest Jones et Sandor Ferenczi. Freud et Jung se voient honorés du titre de « LL. D. » (docteur des deux droits). C’est à ce moment qu’il désigne explicitement Jung comme son « successeur et prince héritier ». En témoignage de reconnaissance, il y déclare que le mérite de l’invention de la psychanalyse revient à Joseph Breuer. Il précise qu’il considère que le « procédé cathartique » de Breuer constitue une phase préliminaire à l’invention de la psychanalyse. 

 

En mai 1933, les ouvrages de Freud sont brûlés en Allemagne lors des autodafés nazis. En 1937, Freud semble croire que Mussolini le protège. Il refuse de s’exiler jusqu’en mars 1938, lorsque les Allemands entrent à Vienne. La Société psychanalytique de Vienne décide alors que chaque analyste juif doit quitter le pays, et que le siège de l’organisation doit être transféré là où réside Freud. Ce dernier décide finalement de s’exiler lorsque sa fille Anna est arrêtée une journée par la Gestapo. Grâce à l’intervention de l’ambassadeur américain William C. Bullitt et à une rançon versée par Marie Bonaparte, Freud, sa femme, sa fille Anna et la domestique Paula Fichti peuvent quitter Vienne par l’Orient-Express, le 4 juin. Au moment de partir, il signe une déclaration : 

 

« Je soussigné, Professeur Freud déclare par la présente que depuis l’annexion de l’Autriche par le Reich allemand, j’ai été traité avec tout le respect et la considération dus à ma réputation de scientifique par les autorités allemandes et en particulier par la Gestapo et que j’ai pu vivre et travailler jouissant d’une pleine liberté ; j’ai pu également poursuivre l’exercice de mes activités de la manière que je désirais et qu’à cet effet j’ai rencontré le plein appui des personnes intéressées, je n’ai aucun lieu d’émettre la plus petite plainte » 

Il ajoute : .« Je puis cordialement recommander la Gestapo à tous. » 

 

Tant et tant de travail et d’œuvre …. 

 

Article détaillé : Influence de la psychanalyse.

Article détaillé : Inconscient

Articles détaillés : Première topique et Seconde topique

Articles détaillés : Libido et Sexualité infantile

Articles détaillés : L’Interprétation des rêves et Travail du rêve

Articles détaillés : Pulsions (psychanalyse) et Refoulement

Article détaillé : Complexe d’Œdipe

Article détaillé : Cure psychanalytique

Articles détaillés : Psychologie individuelle et Psychologie analytique

Article détaillé : Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse

Article détaillé : Œuvres de Sigmund Freud. 

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Mylène apprécie P.Levi

Posté par francesca7 le 4 décembre 2011

Mylène apprécie P.Levi dans Mylène et les AUTEURS primo%20levi%20danonPrimo Levi – Univers Mylène Farmer 

Né en Italie en 1919 Primo Levi est juif. En 1944 il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz. Dès son retour de captivité, torturé par ses souvenirs il écrit son premier livre alors paru sous le nom de « Se questo un uomo ». Publié en 1947 il ne connaîtra vraiment le succès qu’en 1958. Dès lors ce très grand témoignage (l’un des premiers sur les camps de concentrations nazis), traduit en plusieurs langues, ne cessera d’être lu. Il en existe même une édition scolaire italienne tirée à cinq cent mille exemplaires. Primo Lévi à mis fin à ces jours en 1987. 



La chanson « Souviens-toi du jour » de Mylène Farmer rend hommage au livre de Primo Levi « Si c’est un homme », récit autobiographique qui fait aujourd’hui partit des références parmi la pléiade des livres sur la seconde guerre mondiale. 

 

Plus d’informations sur Primo Levi !

 

Primo Levi, né le 31 juillet 1919 à Turin et mort le 11 avril 1987 à Turin, est un écrivain italien ainsi que l’un des plus célèbres survivants de la Shoah


Juif italien de naissance, chimiste de formation (il est docteur en chimie), de profession et de vocation, il devint écrivain afin de témoigner, transmettre et expliciter son expérience concentrationnaire dans le camp d’Auschwitz, où il fut emprisonné à Monowitz au cours de l’année 1944. Son livre le plus célèbre, Si c’est un homme (Se Questo è un Uomo, publié aux États-Unis sous le titre de Survival in Auschwitz) a été décrit comme « l’une des œuvres les plus importantes du vingtième siècle. » 


Auteur désormais reconnu, il diversifia sa production littéraire, écrivant des histoires courtes, poèmes et romans. La déportation de Primo Levi dans le
camp d’extermination d’Auschwitz est l’événement déterminant de sa vie, devenant le principal thème de son œuvre, mais aussi l’aune à laquelle il mesure les événements ultérieurs de son existence. 

 

Le 11 février 1944, les 650 « pièces » du camp de Fossoli sont transportées à Auschwitz dans douze wagons à bestiaux surchargés. L’espérance de vie d’un prisonnier ayant échappé à la Selektion, qui désigne d’emblée les personnes destinées à la chambre à gaz, est de trois mois. De ces 650 Juifs italiens, seuls vingt reverront l’Italie. 

 

Levi est assigné au camp de Monowitz, un des camps auxiliaires d’Auschwitz dont la principale mission est de fournir la main d’œuvre au chantier de construction d’une usine de caoutchouc appartenant à IG Farben, la Buna. Soumise à de nombreux bombardements, l’usine de la Buna n’entrera jamais en activité. 

 

Levi attribue sa survie à une « concaténation de circonstances », dont la mPrimo-Levi-007 dans Mylène et les AUTEURSoindre n’est pas d’avoir été déporté à une période où il avait été décidé de rallonger quelque peu la vie des prisonniers et d’arrêter les exécutions arbitraires. Possédant quelques notions d’allemand de par sa formation scientifique, il parvient – à l’aide d’un prisonnier italien plus expérimenté (qu’il paye en rations de pain) – à les développer et à s’orienter dans la vie du camp sans trop attirer l’attention des Prominente, les prisonniers privilégiés du système. À partir de novembre 1944, sa formation professionnelle lui permet d’obtenir un poste relativement privilégié d’assistant dans le laboratoire de l’usine de production de caoutchouc de la Buna. Surtout, il reçoit pendant plusieurs mois, de Lorenzo Perrone, un civil italien, maçon de son état, une ration de soupe et de pain, lui permettant de survivre jusqu’à l’évacuation du camp devant l’avancée du front soviétique. Lors de celle-ci, Primo Levi, atteint de scarlatine, est abandonné à son sort dans l’infirmerie du camp au lieu de partir pour la marche de la mort, où meurent la plupart de ses compagnons. Il parvient à survivre en créant avec deux camarades de chambrée une organisation permettant de subvenir un minimum à leurs besoins. Le 27 janvier 1945, alors qu’ils partent enterrer le premier mort de leur chambre, ils sont libérés par l’Armée rouge

 

Primo Levi ne regagnera cependant pas Turin avant le 19 octobre 45, après avoir passé un certain temps dans un camp soviétique pour anciens prisonniers des camps, et au terme d’un long périple en compagnie d’anciens prisonniers de guerre italiens capturés sur le front russe. Il traverse en train la Pologne, la Russie, la Roumanie, la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne. 

 

Primo Levi meurt le 11 avril 1987 suite à une chute qu’il fit dans l’escalier intérieur de son immeuble. La plupart de ses biographes (Angier, Thomson) abondent dans le sens du légiste, qui conclut que Levi s’est suicidé. Lui-même avait déclaré souffrir de dépression. Des facteurs de risque auraient pu être sa responsabilité envers sa mère et sa belle-mère, le fait de partager le même logement et son passé de déporté. 

 

MF80_132aCependant, un sociologue d’Oxford, Diego Gambetta, a établi douze ans plus tard un dossier détaillé remettant en cause ce qu’il considère comme un lieu-commun n’étant étayé ni par des faits ni par des preuves indirectes. Levi n’a pas laissé de lettre d’adieux, et n’a jamais fait part d’idées noires. En outre, des documents et témoignages semblent indiquer qu’il avait des projets avant sa mort. Diego Gambetta penche donc pour une mort accidentelle. 

 

La question de la mort de Primo Levi est importante. En effet, son œuvre est communément interprétée comme une puissante affirmation de la vie face à des puissances violentes et guerrières organisées. Le fait qu’il soit mort volontairement ou par accident constitue donc un commentaire final sur la validité de son propre message, lucide, positif et humaniste. L’interprétation d’Elie Wiesel, qui défend la thèse du suicide, a été acceptée jusqu’à ce jour, sans que l’on sache encore si elle est fondée sur des faits ou sur une intuition personnelle. 

 

Bibliographie 

  • Primo Lévi ou la tragédie d’un optimiste  : biographie / Myriam Anissimov. – Paris : Lattès, 1996. – 698 p. : ill. ; 24 cm. 

  • Primo Levi, Le devoir de mémoire (entretien avec Anna Bravo et Fedérico Cereja), introduction et postface de F. Cereja, traduit de l’italien par Joël Gayraud, Editions Mille et une nuits, Paris, 1995. 

  • Primo Levi, Œuvres, Collection Bouquins. 

Articles 

Liens 

 

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Mylène apprécie P.Reverdy

Posté par francesca7 le 4 décembre 2011

Mylène apprécie P.Reverdy dans Mylène et les AUTEURSPierre Reverdy – Univers Mylène Farmer 

Né en 1889, Pierre Reverdy est un poète français associé au surréalisme et au cubisme. Toute sa vie sera marquée par un sentiment de religiosité profonde. Pendant seize ans, il vivra, survivra, pour créer des livres. Toutes ces années sont liées de près ou de loin à l’essor du surréalisme, dont il sera l’un des inspirateurs. En 1926, il choisit Dieu et part vivre à Solesmes, il avait alors 37 ans, il y restera jusqu’à sa mort, à 71 ans en 1960. Là sont nés ses plus beaux recueils… 

  



Mylène Farmer et Pierre Reverdy se retrouvent sur le thème de l’enfermement. Au monde intérieur dont Mylène est prisonnière dans Innamormento. On retrouve deux vers du poète dans Rêver : « le monde comme une pendule s’est arrêté, les gens sont suspendus pour l’éternité ». 

 

Plus d’informations sur Pierre Reverdy ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Reverdy 

 

Pierre Reverdy, né à Narbonne (Aude) le 11 septembre 1889 (le 13 septembre 1889 selon l’état-civil) et mort à Solesmes le 17 juin 1960, était un poète français associé au cubisme et aux débuts du surréalisme. Il a eu une influence notable sur la poésie moderne de langue française.

 

Déclaré « né de père et de mère inconnus » à l’état-civil de Narbonne, Pierre Reverdy dut attendre sa vingt-deuxième année pour être reconnu par sa mère. L’année de sa naissance, sa mère était mariée mais son époux vivait en Argentine. Ce n’est qu’en 1897 qu’elle put se remarier avec le père de Reverdy, viticulteur dans la Montagne noire. Pierre Reverdy venait d’une famille de sculpteurs, de tailleurs de pierre d’église. Toute sa vie en sera marquée par un sentiment de religiosité profonde. Il poursuivit ses études à Toulouse et à Narbonne.

 

Il arrive à Paris en octobre 1910. À Montmartre, au célèbre Bateau-Lavoir, il rencontre ses premiers amis : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Louis Aragon, André Breton, Philippe Soupault et Tristan Tzara.

 

Pendant seize ans il vit pour créer des livres. Ses compagnons sont Pablo Picasso, Georges Braque, Henri Matisse. Toutes ces années sont liées de près ou de loin à l’essor du surréalisme, dont il est l’un des inspirateurs. Sa conception de l’image poétique a

220px-Amedeo_Modigliani%2C_Pierre_Riverdy%2C_1915 dans Mylène et les AUTEURSen particulier une grande influence sur le jeune Breton et sa théorisation du mouvement surréaliste.

Le 15 mars 1917 paraît le premier numéro de sa revue Nord-Sud à laquelle collaborent les poètes du dadaïsme puis du surréalisme. Le titre de la revue lui est venu de nom de la compagnie de métro qui avait ouvert en 1910 la ligne reliant Montmartre à Montparnasse. Il signifiait ainsi sa volonté de « réunir ces deux foyers de la création ». Joan Miró a représenté la revue dans un tableau qui porte son nom : Nord-Sud en hommage au poète et aux artistes qu’il admirait.

 

Au début des années 20, il fut l’amant de Coco Chanel à qui il dédicaça de nombreux poèmes. En 1926, à l’âge de 37 ans, annonçant que « libre penseur, [il] choisi[t] librement Dieu », il se retire dans une réclusion méditative près de l’abbaye bénédictine de Solesmes où il demeure – malgré qu’il semble avoir perdu la foi – jusqu’à sa mort, à 71 ans en 1960. Là sont nés ses plus beaux recueils, tels Sources du vent, Ferraille, Le Chant des morts.

 

160px-Signature_Pierre_ReverdyRené Char a dit de lui que c’était « un poète sans fouet ni miroir ».

Le style d’écriture de Pierre Reverdy a été révolutionnaire. Fervent admirateur de Mallarmé et de son fameux « coup de dés » la poésie de Pierre Reverdy emprunte à ce dernier sa forme dentelée avec un retour systématique à la ligne sur des vers en biseaux. Procédant du papier collé, forme emprunté au cubisme auquel il veut très tôt joindre la forme écrite, il cherche par ce moyen à aller au cœur des choses plutôt qu’à leur surface ; le poème sera ainsi plus une évocation de leur réalité consubstantielle par le biais de ce que les images suggèrent qu’une description ou une narration textuelle. L’emploi de la comparaison et de la métaphore s’y veut primordial. Comme le dit lui même le poète, il s’agit de rapprocher deux mots au sens éloigné l’un de l’autre pour créer une sorte de choc visuel sur la page et intellectuel du même coup. Picasso dira ainsi que Reverdy écrivait à ses yeux comme un peintre. Il n’abandonnera jamais cet idéal d’écriture choisi à l’époque cubiste et ce parti pris aura eu une influence décisive sur tous les grands poètes qui le suivront, au premier chef ceux du surréalisme.

 

BibliographieMF80_153a 

  • André du Bouchet, Envergure de Pierre Reverdy, dans Critique n° 47, avril 1951, (repris dans Aveuglante ou banale, éd. Le Bruit du temps, 2011) 

  • Claude Cailleau, Dans les pas de Pierre Reverdy, Editions du Petit pavé, 2006 

  • Michel Collot, Horizon de Reverdy, Presses de l’École Normale Supérieure, 1981 

  • Jacques Dupin, Miró, Paris, Flammarion, 1961 et 1993 

  • Odysseas Elytis, Pierre Reverdy entre la Grèce et Solesmes, traduction de Georges Spiridaki, Fata Morgana, 1998 

  • Mortimer Guiney, La Poésie de Pierre Reverdy, Georg (Genève), 1966. 

  • Yvan Leclerc (sous la direction de), Lire Reverdy, Presses Universitaires de Lyon, 1990 

  • Gaëtan Picon, Poétique et poésie de Pierre Reverdy. L’Usage de la lecture, Mercure de France, 1960, pp. 239-261 

  • Jean Rousselot & Michel Manoll, Pierre Reverdy, Seghers, collection Poètes d’aujourd’hui, 1970

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Mylène apprécie M.Leiter

Posté par francesca7 le 4 décembre 2011

Mylène apprécie M.Leiter dans Mylène et les AUTEURS martialleiterjs7Martial Leiter – Univers Mylène Farmer 

Martial Leiter est né en Suisse en 1952. Après avoir fini l’école obligatoire, Martial Leiter se lance dans un apprentissage de dessinateur en machines, métier qu’il exercera pendant six mois. A 17 ans, il loue une salle dans le Jura et y expose ses dessins. La même année, il se voit proposer une bande dessinée. Dans les deux cas, il remporte un grand succès. Marial Leiter donne aussi bien dans le décor de théâtre, dans la sculpture et dans le dessin que dans le dessin de presse. 


Dans son clip Fuck them all, Mylène Farmer s’est inspirée de l’exposition d’épouvantails de l’artiste suisse Martial Leiter sensés représenter l’âme humaine dans ses pires états. 

Plus d’informations sur Martial Leiter ! http://www.google.fr/search?q=Martial+Leiter&hl=fr&sa=G&prmd=imvnso&tbm=isch&tbo=u&source=univ&ei=SVvTTqvfIYXw8QPql4z1Dw&ved=0CCIQsAQ&biw=1075&bih=804 

Martial Leiter, né le 14 avril 1952 à Fleurier, est un dessinateur suisse. 

 

D’abord dessinateur en machines à Yverdon-les-Bains, il participe à de nombreux fanzines de ses amis. Puis peu à peu ses dessins en noir et blanc, généralement sombres et sans texte, sont demandés par les principaux journaux suisses et parisiens. De 1974 à 1990. 

 

En 2003 Martial Leiter collabore à la revue d’art « TROU » avec un travail sur les désastres des guerres; pour l’édition de tête MF80_127a dans Mylène et les AUTEURS(100 exemplaires numérotés et signés) il a créé une estampe. De juin 2004 à mars 2005 ses 300 épouvantails hantaient en pleine nature à Cernier

 

Martial Leiter, artiste et dessinateur de presse romand, se présentait au cycle d’entretiens le jeudi 27 maris à la salle de musique. Cet artiste exceptionnel «dessine comme il respire» depuis tout petit. Martial Leiter est né en 1952 à Fleurier dans le canton de Neuchâtel. Après avoir fini l’école obligatoire, Martial Leiter se lance dans un apprentissage de dessinateur en machines, métier qu’il exercera pendant six mois. Ses dessins utilisés pour des expositions ou des livres. À cette époque, Martial Leiter n’avait pas besoin de chercher très loin les sujets de ses dessins. En effet, le monde était divisé en deux blocs et Martial Leiter jouait le rôle de la balle de ping-pong. Tandis que maintenant, il se plaint de devoir se commercialiser. Marial Leiter donne aussi bien dans le décor de théâtre, dans la sculpture et dans le dessin que dans le dessin de presse. Pour ces derniers, l’idée doit être immédiate et le décodage du résultat instantané. 

 

Vous pouvez admirer les dessins de Martial Leiter dans le Courrier de Genève, le Tagesanzeiger à Zurich avec lequel il collabore depuis 1991. La Woz, le Nebelspalter, Die Teit, à Hambourg, la Frankfurter Algemeinde, le Rheinischer Merkur, Le Monde Diplomatique, 15 Minutes et Le Monde à Paris. 

Il expose depuis 1970 son travail de peintre-dessinateur dans des musées, centres culturels et très nombreuses galeries, en Suisse et à l’étranger. Il remporta de nombreux prix : Prix Alice Bailly, Lausanne (1979), Prix de la 9e Triennale Internationale pour gravures originales, Granges (1982), Prix de la Fondation pour les arts graphiques en Suisse, E.T.H, Zurich (1983), Prix culturel de l’Union Syndicale Suisse (1994). Il illustra des livres et publia certaines de ses œuvres, en particulier : Figures séquestrées, éditions Clin d’Oeil (1981) ; Parodies, suite de 50 dessins tirés en sérigraphie, éditions du Carabe (1983) ; Du monde moderne (1989) et Une autre planète (1993) aux éditions d’En Bas, Lausanne, et éditions Limmat Verlag, Zürich (pour la version en allemand). Il fut également créateur de décors de théâtre, entre autres : En attendant Godot de Samuel Beckett, Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds ; Le Faiseur de Balzac, Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds ; Jardin d’hiver de René Zahnd, Espace 2.21, Lausanne.
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Les Éditions du Héron feront paraître ses dessins récents, sous le titre
Leiter, dans la collection « arts graphiques ».

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Mylène apprécie M.Laforêt

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

Mylène apprécie M.Laforêt dans Mylène et les AUTEURS 1944Marie Laforêt – Univers Mylène Farmer 

Marie Laforêt est née en 1940 en France. Pendant une maladie qui interrompt momentanément sa carrière de comédienne, elle redécouvre la guitare apprise pendant l’enfance. Elle entre chez Festival et connaît tout de suite de grands succès. Marie Laforêt avait l’intention de chanter Ainsi soit je pour sa série de concerts parisiens afin de rendre hommage à Mylène qui elle avait repris Je voudrais tant que tu comprennes en 1989. Mais hélas, Marie Laforêt n’a pas réussi à l’adapter comme elle le souhaitait. 


Pour le final de son 1er concert intitulé En concert, Mylène interprétera l’émouvante chanson de Marie Laforêt : Je voudrais tant que tu me comprennes. Elle figurera sur le double album En concert sorti en 1989. 

Plus d’informations sur Marie Laforêt ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Lafor%C3%AAt 

Marie Laforêt, de son vrai nom Maïtèna Marie Brigitte Doumenach, née le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer (Gironde), est une chanteuse et actrice française. Depuis 1978, elle vit à Genève et possède aussi la nationalité suisse. 

 

Son premier prénom, Maïtena, d’origine basque, ayant la signification d’« aimée », est donné parfois par des habitants du Languedoc, surtout des Pyrénées, et ressemble au diminutif local de Marie-Thérèse, Maïthé[2]. Le nom de famille de son père, Douménach, est d’origine catalane (correspondant à Domenech en catalan). 

 

L’artiste, qui répugne à toutes les sortes d’exclusivismes nationalistes, s’est caractérisée elle-même plus d’une fois comme « ariégeoise ». 

 

L’enfance et l’adolescence 

28_Laforet dans Mylène et les AUTEURSMarie Laforêt naît à Soulac-sur-Mer, en Gironde, dans la villa Rithé-Rilou, appelée ainsi d’après les noms de sa tante et de sa mère : Marie-Thérèse et Marie-Louise Saint Guily. La famille de son père, l’industriel Jean Douménach, était originaire d’Olette, village des Pyrénées-Orientales, situé sur les rives du Têt. Son arrière-grand-père du côté paternel, Louis Doumenach, avait dirigé à Lavelanet, en Ariège, une entreprise textile (effilochage), et son grand-père avait construit des cabanons à Soulac en Gironde en 1886. 

 

Sa carrière commença « par hasard », après qu’elle eut remporté le concours « Naissance d’une étoile », organisé par Europe n° 1 en 1959. Elle y eût remplacé sa sœur au pied levé… et dut décrocher un rôle dans un film de Louis Malle, Liberté. Remarquée par Raymond Rouleau, elle fréquenta les cours de théâtre de celui-ci. Le projet de film de Louis Malle fut en fin de comptes abandonné et finalement c’est avec Alain Delon et Maurice Ronet dans Plein soleil de René Clément qu’elle fit sa première apparition remarquée au cinéma. 

 

Les rôles se suivirent, en 1961 elle épousa le réalisateur Jean-Gabriel Albicocco (1936-2001), qui la fit tourner dans plusieurs de ses films, notamment la Fille aux yeux d’or d’après le roman d’Honoré de Balzac. En février 1963 sortit son premier 45 tours qui marquera sa carrière pour toujours, ce fut l’avènement des Vendanges de l’amour, énorme succès, écrit par Danyel Gérard. Un autre homme important dans sa vie et qui lui resta ami pour toujours fut Pierre Cornette de Saint Cyr, commissaire priseur, écrivain et collectionneur d’art. Son amour suivant fut Judas Azuelos, homme d’affaires d’origine marocaine juive, son mari entre 1965-1967, plus tard, en 1971 – Alain Kahn-Sriber, homme d’affaires et collectionneur d’art. 

 

05aLes tubes s’enchaînèrent : Viens sur la montagne et la Tendresse en 1964, Katy cruelle et la Bague au doigt en 1965, Marie-douceur, Marie-colère, adaptation de Paint it black, Manchester et Liverpool et la Voix du silence, version française de Sounds of silence en 1966. En 1967, Ivan, Boris et moi fut un succès populaire ainsi que Mon amour, mon ami. Fin 1968, Marie Laforêt revint en force dans les hit-parades grâce au gros tube Que calor la vida

Marie Laforêt remonte sur scène du 14 au 16 juillet 2005, dans le cadre du Festival Juste pour rire de Montréal, qui sert d’avant-première à une série de spectacles au théâtre des Bouffes Parisiens, à Paris, du 12 au 24 septembre 2005, pour son premier tour de chant depuis 1972. Le public français, et même international, est au rendez-vous, le spectacle se joue à guichets fermés. Après deux ans d’attente, une série de concerts pour septembre 2007 et une tournée d’adieux sont annoncés, puis annulés suite à des problèmes de santé de la chanteuse. 

 

La même année, sur son quatrième album Six pieds sous terre, Robert (auteur-compositeur de la scène alternative française) reprend la Prière pour aller au paradis créée par Marie Laforêt en 1973. 

 

Marie Laforêt a été mariée quatre fois et est la mère de trois enfants : Lisa Azuelos (née en 1965), la réalisatrice du film LOL, Jean-Mehdi-Abraham Azuelos (né en 1967) (enfants de Judas Azuelos) ainsi que Ève-Marie-Deborah (née en 1974, fille d’Alain Kahn-Sriber). 

 

Voir aussi :MF80_159a 

 

Lire encore 

  • Alain WodrasckaMarie Laforêt – La femme aux cent visages, Ed. L’Etoile du Sud, 1999 

  • Alain WodrasckaMarie Laforêt – Portrait d’une star libre, Ed. Didier Carpentier, 2009 

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Mylène apprécie L.Dietrich

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

 

Mylène apprécie L.Dietrich dans Mylène et les AUTEURS DietrichLuc Dietrich (17 mars 1913–12 août 1944) est un écrivain français

 

Mylène Farmer lui rend hommage dans ses chansons … 

 

 

Plus d’informations sur Luc Dietrich ! voir le site référence de Wikipédia. 

 

Dietrich raconte lui-même son enfance et son adolescence dans un livre publié en 1935, Le Bonheur des tristes, qui fut en lice pour le Prix Goncourt. Dans ce livre l’auteur parvient à s’extirper d’un certain niveau émotionnel pour transcender le côté pathétique de sa vie. À la mort de son père, il n’était âgé que de quelques années. Sa mère, droguée, intoxiquée, ne peut pas toujours le garder. Elle finit par mourir quand son fils aura 18 ans. Entre-temps le jeune romancier est placé dans des hospices pour enfants débiles, ou comme garçon de ferme (notamment à Songeson dans le Jura). 

 

Une rencontre avec Lanza del Vasto constitue un tournant dans sa vie. Le futur fondateur de la communauté de l’Arche, assis sur un même banc au parc Monceau à Paris, lui demande soudainement : « Êtes-vous bon comme ce pain ? ». Lanza del Vasto passera des heures auprès de Luc Dietrich pour lui faire améliorer ses livres (notamment L’Apprentissage de la ville) ; mais il refusera d’être cité comme co-auteur. 

 

Luc et Lanza partagent tout, même les femmes. La seule chose qui les séparera sera l’appréciation de l’enseignement d’un maître spirituel. Lanza s’en éloignera très vite mais il avait aussi connu Gandhi ou Vinoba Bhave. Luc rencontre Philippe Lavastine qui travaille chez Denoël, et notamment le poète René Daumal. Il s’ensuivra une abondante correspondance. 

 

Luc Dietrich avait été initié à la photographie par André Papillon. Il avait réalisé et publié un recueil de son vivant : Terre (Denoël). Un autre ouvrage avait semble-t-il disparu, quand Jean-Daniel Jolly-Monge, disciple de Lanza, exhuma et compléta patiemment ce second ouvrage : il fut publié bien après la mort de ces protagonistes par les éditions Le temps qu’il fait, Emblèmes végétaux (1993). 

 

20110211-IMPVIVES-RANCILLAC-L300 dans Mylène et les AUTEURSBouleversé par la mort de Daumal, Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis auprès duquel il semble trouver sa place, habillé d’une blouse blanche, allant d’un blessé à un autre, dispensant des paroles réconfortantes. Pris dans un bombardement, il est touché indirectement au pied, par des pierres. Le mal ne semble pas si grave mais il est de santé fragile, il a passé des années sans domicile, dans des gares désaffectées ou non, perché dans des arbres. 

 

Après avoir été progressivement hémiplégique, gangrené, il est pris à son tour en photo (par René Zuber) sur son lit de mort, trois mois après la mort de René Daumal. De nos jours peu se souviennent de Luc Dietrich, écrivain qui faillit avoir le prix Goncourt en 1935, il était aussi poète et photographe. Son écriture peut nous sembler surannée, simpliste, et ses « romans- biographies » pourraient être perçus comme des romans photos plein de pathos. Pourtant il ne s’agit que de sa vie, sa pauvre vie, on a les testaments qu’on peut. Mais ceux qui ont reçu dans leur jeunesse ces deux livres, Le bonheur des tristes et l’Apprentissage de la ville, ne l’oublieront jamais. Quelque chose, comme un ruisseau secret s’est mis à couler en eux. Gouttes à gouttes de l’espérance et du désespoir, blessures des jours et de toutes les enfances assassinées.

 

Il est des romans d’apprentissage lus à 17 ou 18 ans qui oriente votre trajectoire pour toujours, quelle que soit l’usure du temps. Nous sommes quelques-uns à vénérer encore Luc Dietrich, même si nous le relisons peu, en souvenir de toutes les enfances massacrées, de tout l’amour d’une mère. Charles Juliet et son roman Lambeaux ne peuvent se concevoir sans Luc Dietrich. Certes l’un n’aura pas voulu faire de littérature, l’autre y est magnifiquement parvenu.

Vertiges d’un être pur : L.Dietrich

 

 Luc Dietrich ne se voulait pas écrivain. Et puis sait-on vraiment quelle est la véritable écriture de Luc Dietrich ? Il a écrit en dédicace ceci :

 

«À mon ami Lanza del Vasto qui, témoin de toutes mes hésitations et de mes craintes, m’a donné son temps, sa science, pour tirer de moi ce livre et qui y travailla avec une ardeur toute égale à la mienne.» Écriture à quatre mains sans doute, plus vraisemblablement tentative réussie de Lanza del Vasto de faire remonter de tous les puits de l’enfance les souvenirs éparpillés de Luc Dietrich en en conservant la pureté et la sincérité, et sans doute en rognant le pathos et la maladresse d’un jeune homme de vingt ans, miraculé de l’enfer.

 Luc Dietrich est cette voix d’innocence qui monte des immondices des jours.

L’Apprentissage de la ville, Luc Dietrich (extrait) 


Suivant au fil des pages l’itinéraire de l’auteur et le fil de sa vie, le texte nous emmène dans un monde à part, où la temporalité s’estompe au profit de tranches de vie, d’anecdotes, de souvenirs parfois fictifs dans lesquels le lecteur doit délier le vrai de l’imaginaire. C’est une lecture qui m’a profondément marquée tant elle ne ressemble à rien de ce que j’ai pu lire avant. Luc Dietrich nous offre ici un texte vibrant d’émotion dont on ne ressort pas indemne. 

 

Une lecture qui n’est peut-être pas d’un abord facile car d’une construction sans réel ancrage temporel, mais qui mérite qu’on s’y attarde, qu’on déchiffre cette vie qui porte en elle toutes les caractéristiques d’une tragédie grecque. Luc Dietrich s’est éteint à l’âge de 31 ans, en 1944, des suites d’une septicémie contractée par une blessure de guerre. Il laisse derrière lui une oeuvre brillante, d’une musicalité rare et vibrante d’images poétiques. A lire si le style d’un auteur compte autant si ce n’est plus qu’une intrigue rocambolesque à souhait. A lire pour découvrir un artiste, une plume, une vie. 

 

« Le sang coule dans le creux de la hanche, mes mains ne peuvent plus le retenir. Il est beau, il est précieux, et il s’en va. » (p.29) 

 

« Cette nuit les herbes ont poussé si haut que les arbres ont peur pour leurs fruits. » (p.47) 

« Le passé m’était remords, l’avenir menace, le présent dégoût. » (p.62) 

« Et sommeil aussi sera notre vie de demain, quand le soleil luira et que nous nous croirons en éveil, nous les humains chefs-d’œuvre, nous les petits parfaits du globe, aux mobiles de  

 

Œuvres de Luc Dietrich 

 

  • Huttes à la lisière, Jean Crès, 1931, réédition éditions éoliennes, 1995MF80_207a 

  • Le Bonheur des tristes, Denoël & Steele, 1935 

  • Terre, Denoël & Steele, 1936 

  • L’Apprentissage de la ville, Denoël, 1942 

  • Demain, c’est le possible, éditions éoliennes 

  • L’École des conquérants, éditions éoliennes, 1997 

  • Le Dialogue de l’Amitié, avec Lanza del Vasto, Éd. Robert Laffont 1992 

  • L’Injuste Grandeur, Denoël, 1951 

  • L’Injuste Grandeur ou Le Livre des rêves, édition complète, texte établi, annoté et préfacé par Jean-Daniel Jolly Monge, Éditions du Rocher, 1993 

  • Emblèmes végétaux, postface par Jean-Daniel Jolly Monge, Le Temps qu’il fait, 1993 

  • Poésies, texte préfacé et annoté par Jean-Daniel Jolly Monge, Éd. du Rocher, 1996 

  • Demain, c’est le possible suivi de Lettres à René et Véra Daumal, éditions éoliennes, 2010 

 

 gifs étoiles

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Mylène apprécie G.Apollinaire

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

Apollinaire en 1914. Guillaume Apollinaire – Univers Mylène Farmer 

Guillaume Apollinaire naît en Italie en 1880. Il s’impose, par sa culture et ses écrits, comme une figure de l’avant-garde artistique. Après avoir publié en 1913 son chef d’oeuvre, Alcools, il s’engage dans la Grande Guerre. Blessé, il est emporté en 1918 par une épidémie de grippe. 


Mylène Farmer chante « Vienne la nuit et sonne l’heure et moi je meurs » sur l’album Anamorphosée dans la chanson California. Ce vers ressemble de très près a un vers d’Apollinaire « Vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, je demeure » (Alcools). 

Plus d’informations sur Guillaume Apollinaire ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Apollinaire 

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki, né le 26 août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918 à Paris, est un poète et écrivain français, né polonais, sujet de l’Empire russe.

 

Il est l’un des plus grands poètes français du début du XXe siècle, auteur notamment du Pont Mirabeau. Il a écrit également quelques nouvelles et romans érotiques. Il pratiquait le calligramme (terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, notamment le cubisme, poète et théoricien de l’Esprit du sexe, et précurseur du surréalisme dont il a forgé le nom.

 

La tombe de Guillaume Apollinaire au cimetière du Père-Lachaise, division 86, présente un monument-menhir conçu par Picasso et financé par la vente aux enchères de deux œuvres de Matisse et Picasso le 21 juin 1924. La tombe porte également une double épitaphe extraite du recueil Calligrammes, trois strophes discontinues de « Colline », qui évoquent son projet poétique et sa mort, et un calligramme de tessons verts et blancs en forme de cœur qui se lit « mon cœur pareil à une flamme renversée ». Son nom est cité sur les plaques commémoratives du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts sous les drapeaux pendant la première guerre mondiale.

Photographie en noir et blanc de Guillaume Apollinaire soldat en 1916, le crâne bandé après sa blessure à la tempe.La Bibliothèque historique de la Ville de Paris possède la bibliothèque personnelle de Guillaume Apollinaire, acquise par la ville en 1990, qui regroupe environ 5000 ouvrages d’une très grande variété. Apollinaire se caractérise par un jeu subtil entre modernité et tradition. Il ne s’agit pas pour lui de se tourner vers le passé ou vers le futur mais de suivre le mouvement du temps. « On ne peut transporter partout avec soi le cadavre de son père, on l’abandonne en compagnie des autres morts. Et l’on se souvient, on le regrette, on en parle avec admiration. Et si on devient père, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un de nos enfants veuille se doubler pour la vie de notre cadavre. Mais nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » (Méditations esthétiques, Partie I : Sur la peinture).

 

En 1951, la partie occidentale de la rue de l’Abbaye dans le 6e arrondissement de Paris est rebaptisée en hommage rue Guillaume-Apollinaire. Un timbre postal, d’une valeur de 0.5+0.15 franc a été émis le 22 mai 1961 à l’effigie de Guillaume Apollinaire. L’oblitération « Premier jour » eut lieu à Paris le 20 mai. 

 

En 1999, Rahmi Akdas, publie une traduction en turc des Onze milles verges, sous le titre On Bir Bin Kirbaç. Il a été condamné à une forte amende « pour publication obscène ou immorale, de nature à exciter et à exploiter le désir sexuel de la population » et l’ouvrage a été saisi et détruit. 

 

Œuvres 

  • Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée, illustré de gravures par Raoul Dufy, Deplanche, 1911. Cet ouvrage a également été illustré de lithographies en couleurs par Jean Picart Le Doux, Les Bibliophiles de France, 1962. 

  • Alcools, recueil de poèmes composés entre 1898 et 1913, Mercure de France, 1913. 

  • Vitam impendere amori, illustré par André Rouveyre, Mercure de France, 1917. 

  • Calligrammes, poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916, Mercure de France, 1918. 

  • Aquarelliste 

  • Il y a…, recueil posthume, Messein, 1925. 

  • Ombre de mon amour, poèmes adressés à Louise de Coligny-Châtillon, Cailler, 1947. 

  • Poèmes secrets à Madeleine, édition pirate, 1949. 

  • Le Guetteur mélancolique, poèmes inédits, Gallimard, 1952. 

  • Poèmes à Lou, Cailler, recueils de poèmes pour Louise de Coligny-Châtillon, 1915. 

  • Soldes, poèmes inédits, Fata Morgana, 1985 

  • Et moi aussi je suis peintre, album d’idéogrammes lyriques coloriés, resté à l’état d’épreuve. Les idéogrammes seront insérés dans le recueil Calligrammes, Le temps qu’il fait, 2006. 

 

Romans et contes 

  • Mirely ou le Petit Trou pas cher, roman érotique écrit sous pseudonyme pour un libraire de la rue Saint-Roch à Paris, 1900 (ouvrage perdu). 

  • Que faire ?, roman-feuilleton paru dans le journal Le Matin, signé Esnard, auquel G.A. sert de nègre. 

  • Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un hospodar, publié sous couverture muette, 1907. 

  • L’Enchanteur pourrissant, illustré de gravures d’André Derain, Kahnweiler, 1909. 

  • L’Hérésiarque et Cie, contes, Stock, 1910. 

  • Les Exploits d’un jeune Don Juan, roman érotique, publié sous couverture muette, 1911. Le roman a été adapté au cinéma en 1987 par Gianfranco Mingozzi sous le même titre

  • La Rome des Borgia, qui est en fait de la main de Dalize, Bibliothèque des Curieux, 1914. 

  • La Fin de Babylone – L’Histoire romanesque 1/3, Bibliothèque des Curieux, 1914. 

  • Les Trois Don Juan – L’Histoire romanesque 2/3, Bibliothèque de Curieux, 1915. 

  • Le Poète assassiné, contes, L’Édition, Bibliothèque de Curieux, 1916. 

  • La Femme assise, inachevé, édition posthume, Gallimard, 1920. 

  • Les Épingles, contes, 1928. 

 

Ouvrages critiques et chroniques 

  • La Phalange nouvelle, conférence, 1909. 

  • L’Œuvre du Marquis de Sade, pages choisies, introduction, essai bibliographique et notes, Paris, Bibliothèque des Curieux, 1909, première anthologie publiée en France sur le marquis de Sade

  • Les Poèmes de l’année, conférence, 1909.Mylène apprécie G.Apollinaire dans Mylène et les AUTEURS 250px-La_muse_inspirant_le_po%C3%A8te 

  • Les Poètes d’aujourd’hui, conférence, 1909. 

  • Le Théâtre italien, encyclopédie littéraire illustrée, 1910 

  • Pages d’histoire, chronique des grands siècles de France, chronique historique, 1912 

  • La Peinture moderne, 1913. 

  • Méditations esthétiques. Les Peintres cubistes, 1913. 

  • L’Antitradition futuriste, manifeste synthèse, 1913. 

  • L’Enfer de la Bibliothèque nationale avec Fernand Fleuret et Louis Perceau, Mercure de France, Paris, 1913 (2e édit. en 1919). 

  • Le Flâneur des deux rives, chroniques, Éditions de la Sirène, 1918. 

  • L’Œuvre poétique de Charles Baudelaire, introduction et notes à l’édition des Maîtres de l’amour, Collection des Classiques Galants, Paris, 1924. 

  • Les Diables amoureux, recueil des travaux pour les Maîtres de l’Amour et le Coffret du bibliophile, Gallimard, 1964. 

 

Théâtre et cinéma 

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Correspondance 

  • Lettres à sa marraine 1915–1918, 1948.
  • Tendre comme le souvenir, lettres à Madeleine Pagès, 1952. 

  • Lettres à Lou, édition de Michel Décaudin, Gallimard, 1969. 

  • Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir, édition revue et augmentée par Laurence Campa, Gallimard, 2005. 

  • Correspondance avec les artistes, Gallimard, 2009. 

 

Journal 

  • Journal intime (1898-1918), édition de Michel Décaudin, fac-similé d’un cahier inédit d’Apollinaire, 1991. 

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Mylène apprécie J.Gréco

Posté par francesca7 le 2 décembre 2011

 

Juliette gréco.jpgJuliette Gréco – Univers Mylène Farmer 

Chanteuse et actrice française née en 1927, Juliette Greco fut surnommée « la muse de Saint-Germain-des-Prés ». La chanson Déshabillez-moi de Juliette Greco fut l’objet de scandale en 1968… Chaque passage télévisé de l’artiste fut dès lors marqué par le « carré blanc » et la censure condamna les soupirs de la chanteuse. 


En 1987, Mylène Farmer reprendra le titre Déshabillez-moi qui fera parti de l’album Ainsi sois je… C’est une version plus interprétée que chantée. 

 

Plus d’informations sur Juliette Gréco ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Juliette_Gr%C3%A9co 

 

Juliette Gréco, née le 7 février 1927 à Montpellier, est une chanteuse et actrice française.

 

 En 1939, elle est petit rat à l’Opéra de Paris. Sa mère l’entraîne dans la résistance. Capturée, elle n’est pas déportée à cause de son jeune âge, mais elle est emprisonnée à Fresnes, alors que sa mère et sa sœur aînée Charlotte sont déportées à Ravensbrück d’où elles ne reviendront qu’en 1945, après la libération du camp par les Américains. Début 1942, Juliette est libérée de Fresnes et, après avoir récupéré ses affaires au siège de la Gestapo dans le 16e arrondissement de Paris, elle se retrouve à 15 ans seule et sans ressources « sur l’avenue la plus belle du monde, l’avenue Foch » avec un ticket de métro en poche. Elle se rend alors chez la seule personne de sa connaissance résidant dans la capitale, Hélène Duc, qui fut son professeur de français à Bergerac et une amie de sa mère. Elle sait qu’Hélène habite rue Servandoni, près de l’église Saint-Sulpice. Hélène Duc la loge dans la pension où elle-même demeure et la prend en charge. 

 

Le quartier de Saint-Germain-des-Prés est à deux pas de là et, en 1945, Juliette découvre le bouillonnement intellectuel de la rive gauche et la vie politique à travers les Jeunesses communistes. Hélène Duc l’envoie suivre les cours d’art dramatique dispensés par Solange Sicard. Juliette décroche quelques rôles au théâtre (Victor ou les Enfants au pouvoir en novembre 1946) et travaille sur une émission de radio consacrée à la poésie. 

 

Mylène apprécie J.Gréco dans Mylène et les AUTEURS Juliette_Gr%C3%A9co_%281963%29_by_Erling_Mandelmann_-_2Juliette noue des relations amicales avec de jeunes artistes et intellectuels de Saint-Germain-des-Prés, dont Anne-Marie Cazalis et Boris Vian. C’est dans l’un des bistrots de la rue Dauphine, Le Tabou, qu’elle découvre par hasard que celui-ci dispose d’une grande cave voûtée inutilisée que le patron appelle « le tunnel ». Juliette et ses copains trouvent l’endroit idéal pour y faire de la musique et danser tout en discutant philosophie. Juliette, devenue la célèbre muse de Saint-Germain-des-Prés sans n’avoir rien accompli de probant, décide alors de justifier sa célébrité en optant pour la chanson. Jean-Paul Sartre lui confie une sorte de mélopée qu’il a écrite pour sa pièce de théâtre Huis clos et lui conseille d’aller voir le compositeur Joseph Kosma pour que celui-ci en réécrive la musique qu’il ne trouvait pas réussie. C’est ainsi que Juliette interprète La Rue des Blancs-Manteaux, œuvre née de la plume du chantre de l’existentialisme et d’un compositeur rompu à l’art de mise en musique de la poésie (notamment celle de Jacques Prévert). 

 

En 1949, disposant d’un riche répertoire (de Jean-Paul Sartre à Boris Vian…), Juliette Gréco participe à la réouverture du cabaret le Bœuf sur le toit. Elle rencontre cette année-là Miles Davis dont elle tombe amoureuse. En 1951, elle reçoit le prix de la SACEM pour Je hais les dimanches. En 1952, elle part en tournée au Brésil et aux États-Unis dans la revue April in Paris.

 

 

Citation de Juliette Greco : Je suis là pour servir, je suis interprète 

« Dans tout ce que je chante et dans ma vie, je suis là quelque part. […] Les mots, c’est très grave, pour moi. […] Je ne peux pas mettre dans ma bouche des mots qui ne me plaisent pas. […] Je suis là pour servir. Il y a une belle phrase dans la Bible, qui dit : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. » Et moi, mes Seigneurs, ce sont les écrivains et les musiciens. Je suis là pour servir, je suis interprète. […] La chanson est un art particulier, extrêmement difficile (quand c’est bien), contrairement à ce qu’on peut croire. Il faut écrire une pièce de théâtre ou un roman en 2 minutes ½ / 3 minutes et c’est un exercice extraordinaire. C’est grave, une chanson. Ça va dans les oreilles de tout le monde, ça se promène dans la rue, ça traverse la mer, c’est important une chanson, ça accompagne votre vie… […] Les poètes, les musiciens, ils ont besoin d’interprètes. Ils ne sont pas toujours les meilleurs interprètes de leurs œuvres, ce n’est pas vrai. Quelquefois, nous, interprètes, nous trouvons des choses qu’ils n’ont pas entendues, d’eux-mêmes… » 

 

En 1954, elle chante à l’Olympia. Elle rencontre son futur époux, le comédien Philippe Lemaire, sur le tournage du film Quand tu liras cette lettre de Jean-Pierre Melville. Ils divorcent en 1956 après la naissance de leur fille Laurence-Marie. 

En 1965, elle effectue une tournée des Maisons des Jeunes de la Culture de la banlieue parisienne offrant gratuitement à un public constitué de jeunes étudiants et d’ouvriers qui la découvrent tous les auteurs et les compositeurs qu’elle se donne comme mission de servir. Toujours en 1965, elle tient un rôle de premier plan dans le feuilleton télévisé Belphégor ou le Fantôme du Louvre. La même année, lors d’un dîner de têtes d’affiches organisé par un grand magazine populaire, elle se retrouve assise aux côtés de Michel Piccoli qui deviendra son mari en 1966. Ils se sépareront en 1977.

 

 Elle est faite Chevalier de la Légion d’honneur par le Premier ministre Laurent Fabius, le 23 octobre 1984. 

Elle retrouve l’Olympia en 2004.

 

 290px-Juliette_Gr%C3%A9co%2C_Wiener_Festwochen_2009_a dans Mylène et les AUTEURSLe 10 mars 2007, les Victoires de la musique la couronnent d’une « Victoire d’honneur » pour toute sa carrière. Pour la première fois, le 27 octobre 2007, elle donne un concert à la Salle Pleyel accompagnée d’une formation réduite. 

En novembre 2008, elle enregistre en duo la chanson Roméo et Juliette avec Abd Al Malik (album Dante). En mars 2010, un nouveau documentaire, Je suis comme je suis de Brigitte Huault-Delannoy, est projeté en son honneur et en sa présence à Montréal (Place des Arts).

 

 Fin mai 2011, le compositeur Louis Siciliano lui propose d’interpréter avec Bichou, chanteur vauclusien, une de ses dernières compositions intitulée Bonjour Paris. Juliette Gréco accepte, l’enregistrement de la chanson doit être effectué en septembre 2011. 

Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Proche de la gauche, elle a cosigné, avec Pierre Arditi, Maxime Le Forestier et Michel Piccoli une lettre ouverte, le 4 mai 2009, à l’intention de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, appelant les députés socialistes à adopter la loi Création et Internet

Ses grandes chansons 

 

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Mylène apprécie Fr. Nietzsche

Posté par francesca7 le 2 décembre 2011

 

Portrait of Friedrich Nietzsche.jpg  Friedrich Nietzsche Philosophe allemand né en 1844, Friedrich Nietzsche devient professeur de philosophie, mais il doit s’arrêter d’enseigner pour raisons de santé. Le principe de sa philosophie est l’enthousiasme de la vie et sa morale une critique des idées chrétiennes de pitié et de résignation. Il sombre dans la démence à partir de 1890. Après sa mort, ses propos, notamment dans « La Volonté de puissance », sont déformés par sa sœur, qui voudrait y faire apparaître, à tort, des prémices aux idées du national-socialisme. 

 



Mylène Farmer apprécie beaucoup le philosophe Friedrich Nietzsche, elle lui empruntera sa devise « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». 

 

 

Plus d’informations sur Friedrich Nietzsche ! voir le dossier complet de Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche 

 

Friedrich Wilhelm Nietzsche (prononcé [nitʃ] ou [ni:tʃə]) est un philologue, philosophe et poète allemand né le 15 octobre 1844 à Röcken, en Saxe, et mort le 25 août 1900 à Weimar, en Allemagne

 

L’œuvre de Nietzsche est essentiellement une critique de la culture occidentale moderne et de l’ensemble de ses valeurs dites morales (issues de la dévaluation chrétienne du monde), politiques (la démocratie, l’égalitarisme), philosophiques (le platonisme et toutes les formes de dualisme métaphysique) et religieuses (le christianisme). Cette critique procède d’un projet d’inverser ou d’invalider les anciennes valeurs (le terme allemand Umwertung qui contient Wert, valeur, suggère plutôt invalider ou dévaloriser) et d’en instituer de nouvelles délaissant la foi, dépassant le ressentiment et la volonté de néant qui dominèrent l’histoire de l’Europe sous l’influence du christianisme ; ceci notamment par l’affirmation d’un Éternel Retour de la vie et par le dépassement de l’humanité et l’avènement du surhomme. L’exposé de ses idées prend dans l’ensemble une forme aphoristique ou poétique

 

Peu reconnu de son vivant, son influence a été et demeure majeure sur la philosophie contemporaine de tendance continentale, notamment l’existentialisme et la philosophie postmoderne ; mais Nietzsche a également suscité ces dernières années l’intérêt de philosophes analytiques, ou de langue anglaise, qui en soutiennent une lecture naturaliste remettant en cause une appropriation par la philosophie continentale jugée problématique. Au cours de sa vie, Nietzsche a exprimé cette volonté d’une élévation de l’homme de diverses manières. Elle se rencontre soit sous la forme d’une métaphysique d’artiste, soit d’une étude historique des sentiments et des représentations moraux humains, soit enfin sous la forme d’une affirmation de l’existence tragique, au travers des notions de « Volonté de puissance », « d’Éternel Retour » et de « Surhomme ». Ces thèmes, sans s’exclure, se succèdent, parfois en s’approfondissant et s’entremêlant les uns aux autres, comme lorsque la philosophie de l’affirmation se présente sous la forme d’une exaltation de la Mylène apprécie Fr. Nietzsche dans Mylène et les AUTEURS 200px-Nietzsche3l_philolog-gesell-leipzigpuissance créatrice humaine. 

 

L’œuvre de Nietzsche a parfois été divisée en trois périodes, en mettant en avant la prééminence de l’un ou l’autre de ces thèmes. On distingue ainsi une période comprenant La Naissance de la Tragédie et les Considérations Inactuelles, période pendant laquelle Nietzsche s’engage, sous l’influence de Schopenhauer et de Wagner, en faveur d’une renaissance culturelle de la civilisation allemande. La deuxième période est la période positiviste (de Humain, trop humain au Gai Savoir) ; Nietzsche rompt avec le wagnérisme, et développe une pensée historique et psychologique influencée par les moralistes français. La troisième période va de Ainsi parlait Zarathoustra à ses derniers textes ; c’est la période de maturité teintée d’un mysticisme symbolisé par l’Éternel Retour

 

Cette périodisation a été contestée à plusieurs reprises, ce qui souligne une difficulté pour l’interprétation des textes de Nietzsche : que cette périodisation soit ou non exacte, le devenir de la pensée de Nietzsche demeure un fait difficile à appréhender et à restituer pour tous les commentateurs, difficulté qui fut accrue par les premières éditions des fragments posthumes.

 

 L’observation psychologique est ainsi particulièrement présente dans Humain, trop humain et Aurore ; Nietzsche souhaite alors jeter les bases d’une philosophie historique, en procédant à un genre d’analyse chimique de nos représentations et sentiments moraux, préfigurant ce qui deviendra la généalogie. Il analyse les comportements humains, sous l’influence de La Rochefoucauld ou de Voltaire (à qui Humain, trop humain est dédié) et peut-être aussi de Hobbes, et ramène souvent les mobiles de l’action et de la pensée humaine à la vanité et au sentiment de puissance. Si certaines de ses peintures sont de cette manière des tableaux de moraliste de l’existence humaine, certains thèmes, comme ce sentiment de puissance, mais aussi les différentes sortes de morales, sont des premières formulations des théories majeures qu’il développera plus tard. Cette étape de son œuvre peut être considérée comme une série d’essais plus ou moins aboutis pour décrire l’homme, ses motivations et la nature de ses relations sociales (aphorismes sur l’amitié, sur l’État, les femmes, etc.). 

 

 

Liste des œuvres principales 

 

Les compilations suivantes de cahiers de Nietzsche ont été établies par les éditeurs : 

 

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Mylène apprécie G.Garbo

Posté par francesca7 le 29 novembre 2011

Accéder aux informations sur cette image commentée ci-après.Greta Garbo – Univers Mylène Farmer 

 

Née en 1905 en Suède, Greta Garbo aussi surnommée « la Divine » devint une actrice talentueuse. Elle fut par sa beauté légendaire et sa personnalité secrète l’archétype de la star. Apres l‘échec cuisant de « Two faced woman » (La femme aux deux visages) en 1940. Greta Garbo, blessée, se retire provisoirement pour finalement ne plus jamais apparaître. Les fans de Mylène Farmer appellent ainsi parfois leur idole qui cultive l’art des longues pauses. 


La face B de Libertine s’intitule Greta, en hommage à Greta Garbo. 

  

Plus d’informations sur Greta Garbo ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Greta_Garbo 

Greta Garbo, de son vrai nom Greta Lovisa Gustafsson, est une actrice suédoise, née le 18 septembre 1905 à Stockholm en Suède et décédée le 15 avril 1990 à New York, aux États-Unis

 

Elle fut surnommée « la Divine ». Federico Fellini a dit d’elle : « Elle fut la fondatrice d’un ordre religieux appelé cinéma ». Greta Gustafsson est la benjamine de Karl Alfred Gustafsson (1871–1920) et d’Anna Lovisa Johansson (1872–1944). Elle est née au 32 de la Blekingegatan à Stockholm. Sa maison natale a aujourd’hui disparu. 

 

Ses parents sont des personnes de conditions modestes dans la Suède pauvre du début du XXe siècle. Elle avait une sœur, Alva et un frère, Sven. Elle entra à l’Académie royale d’art dramatique de Stockholm — le Dramaten — en 1922 et y étudia jusqu’en 1924. C’est là qu’elle rencontra le réalisateur suédois Mauritz Stiller qui la repéra, lui enseigna les techniques cinématographiques Mylène apprécie G.Garbo dans Mylène et les AUTEURS 220px-Greta_Garbo_in_Meyers_Blitz-Lexikon_1932et lui confia un rôle majeur dans son film La Saga de Gösta Berling, d’après Selma Lagerlöf en 1924. C’est à cette occasion que son mentor lui donna son nom de scène : Greta Garbo, garbo voulant dire en espagnol « la classe, l’élégance. » 

Sa carrière, contrairement à celle de beaucoup d’autres, ne s’arrêta pas avec la fin du cinéma muet. Greta Garbo fut l’une des rares stars hollywoodiennes à franchir le cap du cinéma parlant. C’est dans Anna Christie en 1930 que le public entend pour la première fois sa voix grave et sensuelle, teintée d’un léger accent suédois. Le film fut d’ailleurs promu avec le slogan « Garbo parle » (« Garbo Talks ») et fut un véritable succès, bien que Garbo ne fût pas convaincue de sa propre performance. Quant à John Gilbert, dont la popularité baissait, il ne réussit jamais la transition vers le cinéma parlant et sa carrière s’arrêta dans les années 1930. 

À partir de cette époque, on lui compose, un nouveau personnage solitaire, énigmatique. Elle devient grave, tantôt mutine, tantôt craintive, parfois intellectuelle. Elle n’assiste qu’aux premières, n’accorde plus que de rares interviews, voyage sous un nom d’emprunt. Elle arrête aussi les nombreuses séances de photos d’extérieur et ne fait plus que des portraits d’art, réalisés en studio par deux portraitistes attitrés — Ruth Harriet Louise jusqu’en 1929, puis Clarence Sinclair Bull — et destinés à n’être reproduit qu’en petit format pour être envoyé aux admirateurs. Même pour la promotion des films, elle n’accorde plus qu’une unique séance de pose de dix heures maximum avec 150 photos par séance réalisées. 

 

Garbo, si quelque chose lui déplaisait lorsqu’elle tournait, disait qu’elle voulait rentrer en Suède (« I want to go home »), menace qui lui valut de voir chacun de ses vœux exaucé par ses employeurs. Garbo était connue pour ne tourner qu’à studio fermé, refusant les visiteurs lorsqu’elle jouait. Son apparition dans Mata Hari en 1932 la consacra séductrice, la censure s’offusqua même du costume suggestif qu’elle portait sur l’affiche. Elle partagea ensuite l’affiche de Grand Hotel en 1932 en vedette avec Joan Crawford et les frères Barrymore (Lionel et John). 

 

Greta Garbo portrait.JPGGarbo a gardé sa vie privée hors des feux de la rampe. « I want to be alone » (« Je veux être seule »), l’une de ses tirades les plus célèbres à l’écran, dans Grand Hotel, lui a été faussement attribuée à la ville. Garbo rectifia cependant après le film, arguant qu’elle n’avait jamais dit qu’elle voulait être seule, mais qu’elle voulait qu’on la laisse tranquille (« I never said, ‘I want to be alone.’ I only said, ‘I want to be let alone.’ There is all the difference. »). 

 

Selon les lettres privées dont la publication a été autorisée en Suède en 2005 pour marquer le centenaire de sa naissance[2], il semblerait qu’elle ait été enfermée sur elle-même et assez dépressive. Il semblerait également que Greta Garbo soit restée célibataire aux États-Unis en raison d’un amour homosexuel pour l’actrice suédoise Mimi Pollak avec qui elle entretint une relation épistolaire qui dura 60 ans. Lors de la naissance du fils de Mimi Pollak, elle lui envoie un télégramme en ces termes : « Incredibly proud to be a father » (« Incroyablement fière d’être père »). 

 

Sa liaison hétérosexuelle la plus célèbre fut avec l’acteur John Gilbert. Se partageant le premier rôle pour la première fois dans Flesh and the Devil, leur « intensité érotique » se retrouve hors des studios. Il est dit que Gilbert demanda Greta Garbo en mariage trois fois et qu’il ne fut pas le seul. L’éditeur suédois Lars Saxon l’aurait aussi demandée en mariage, mais lui reçut une lettre qui confirmait que Garbo « resterait toute sa vie célibataire. Le mot « épouse » est tellement laid » (« I will probably remain a bachelor all my life. “Wife” is such an ugly word. »). Elle fut également la maîtresse du chef d’orchestre Leopold Stokowski qui avait quitté pour elle son épouse Olga Samaroff. En dépit de certaines rumeurs, il ne fut pas question de mariage entre eux. 

 

L’écrivain Mercedes de Acosta, dont les lettres de Garbo lui étant adressées furent publiées en 2000, dit avoir eu une longue relation avec elle. Elle a également été liée de façon plus ou moins platonique avec les actrices Marlene Dietrich, Claudette Colbert, Joan Crawford, Louise Brooks, Ona Munson, avec l’auteur Salka Viertel. Son biographe Barry Paris note « qu’elle était techniquement bisexuelle, principalement lesbienne. » 

 

Elle mourut à New York en 1990 à l’âge de 84 ans, des suites d’une insuffisance rénale terminale et d’une pneumonie. Sa dépouille fut incinérée et les cendres enterrées au cimetière Skogskyrkogården à Stockholm

 

Filmographie 

 

gifs féeriques

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Mylène apprécie E.Schiele

Posté par francesca7 le 29 novembre 2011

Egon Schiele en 1918 Egon Schiele – Univers Mylène Farmer 

Peintre et dessinateur autrichien né en 1890. Son œuvre fut hantée par les thèmes de la mort et de la sexualité, il fut l’une des plus éminentes personnalités du mouvement expressionniste. Ses nus féminins, qui lui vaudront un emprisonnement de quelques mois, sont moins due aux poses provocantes qu’à la composition déséquilibrée et aux couleurs blafardes, qui imposent un érotisme mélancolique, voire morbide. Egon Schiele aime peindre des membres étirés et désarticulés, des corps décharnés et tordus, des visages grimaçants ou vidés de toute expression. Il mourut à l’âge de 28 ans, victime de la grippe espagnole.
  


Mylène rend un grand hommage à Egon Schiele dans sa chanson je te rends ton amour, elle cite son nom, ainsi que celui d’une série du peintre intitulé « la femme nue debout », Et pour fini elle reprend la signature du peintre comme logo pour le clip. Mylène a déclaré : « j’aime passionnément la peinture d’Egon Schiele. J’aurais pu être son modèle. Lorsque je me regarde dans un miroir, j’ai l’impression d’être l’une de ces rousses écorchées. Il a tout compris, jusque dans la manière de signer ses toiles ». 

Plus d’informations sur Egon Schiele ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Egon_Schiele 

Egon Schiele est un peintre et un dessinateur autrichien né le 12 juin 1890 à Tulln an der Donau près de Vienne et mort le 31 octobre 1918 à Vienne.

 

Dès l’enfance, Egon Schiele marque un vif intérêt pour le dessin, auquel il s’exerce régulièrement. Sa scolarité se déroule successivement à l’école primaire de Tulln, au collège de Krems an der Donau et au lycée de Klosterneuburg. Dès 1905, année du décès de son père, il exécute ses premières peintures, notamment des autoportraits. Le décès de son père ternit sa jeunesse et lui donne une vision du monde sombre et torturée. Son oncle, ingénieur et inspecteur supérieur des Chemins de fer d’État, Mylène apprécie E.Schiele dans Mylène et les AUTEURS 220px-Egon_Schiele_044devient alors son tuteur. S’appliquant à respecter les intentions du père d’Egon, il tente, sans succès, d’orienter le jeune garçon vers une carrière dans les chemins de fer, à l’École Polytechnique supérieure. Cependant, avec l’accord de sa mère et l’appui de son professeur de dessin, Schiele entre en 1906 à l’Académie des beaux-arts de Vienne. Il y apprend la peinture générale auprès du professeur Christian Griepenkerl, peintre académique conservateur. La relation entre les deux hommes s’avère difficile : Schiele, ne pouvant plus supporter la tutelle académique de ses maîtres, quitte l’Académie, suivi d’amis partageant les mêmes convictions.

 

Il fonde le Neukunstgruppe (Groupe pour le nouvel art), se faisant ainsi remarquer par Arthur Roessler, critique d’art du Journal ouvrier, qui devient durant les années suivantes son principal protecteur. Parmi les membres de ce groupe se trouve Anton Peschka, que Schiele a rencontré à l’Académie. Leur amitié jalonne la vie de Schiele : chacun appuiera l’autre pour promouvoir leurs premières œuvres, et Peschka épousera en 1914 une des sœurs d’Egon, Gerti.

 

 dans Mylène et les AUTEURS1909 voit la première participation de Schiele à une exposition publique à Klosterneuburg. Il présente la même année ses œuvres à l’Exposition internationale des Beaux-Arts à Vienne (Internationale Kunstschau), qui lui permet d’établir ses premiers contacts avec collectionneurs, éditeurs et aussi architectes – tels Otto Wagner et Josef Hoffmann. Ce dernier dirige alors L’Atelier d’art de Vienne, fondée en 1903, visant au soutien des arts et de l’artisanat, pour laquelle travaillera Schiele en 1909 et 1910. Une des plus importantes commandes qui lui est alors faite, ne sera jamais réalisée : le portrait de Poldi Lodzinski, qui aurait dû être une fenêtre du palais Stoclet.

 

Le peintre n’a pas le temps de réaliser la plupart de ses commandes : le 28 octobre 1918, sa femme, alors au sixième mois de sa grossesse, décède de la grippe espagnole, qui se répand alors dans tout Vienne et fait des millions de victimes en Europe. Egon Schiele meurt de la même maladie trois jours plus tard, le 31 octobre 1918.

 

Schiele a fait près d’une centaine d’autoportraits se représentant parfois nu, avec un visage desséché et tourmenté, ou affligé d’un strabisme impressionnant, allusion humoristique à son nom de famille: en effet, le verbe « schielen » signifie loucher en allemand, et nombre de critiques hostiles à son art n’hésitaient pas à en faire des jeux de mots.

 

Ses peintures provoquaient et provoquent sans doute encore les spectateurs, suscitant chez eux un certain malaise par leur rapport à la mort et à l’érotisme, mais aussi par certaines couleurs verdâtres de la décomposition.

 

Egon Schiele a également écrit des poèmes dont certains ont été traduits par Nathalie Miolon :MF2000_126a 

·         Moi, éternel enfant (Ich ewiges Kind), Chambéry, France, Éditions L’Act Mem, 2009, 3e éd. (1re éd. 1996), 84 p. Édition bilingue 

 

Musées  

  • Palais du Belvédère: dans le Palais du Belvédère à Vienne, se trouvent des peintures importantes de Schiele 

  • Musée Leopold : Le musée Leopold est dans le Museumsquartier à Vienne, et il y a la plus grandes collection du monde des peintures de Schiele. 

Film 

  • Egon Schiele, enfer et passion, Allemagne/F/AUT, 1980, avec Mathieu Carriere et Jane Birkin. Une biographie cinématographique de Egon Schiele.

 

 

 

                                        gifs étoilesgifs étoiles

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Mylène apprécie Oscar Wilde

Posté par francesca7 le 27 novembre 2011

 

Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony. Oscar Wilde  né à Dublin en Irlande le 16 octobre 1854 au 21 Westland Row , et mort à à l’âge de 46 ans  à Paris le 30 novembre 1900. 

 

Mylène Farmer lui rend hommage avec ses chansons où elle évoque bien souvent la noirceur, la mélancolie, tout ce qui fait son charme ! 

 

Plus d’informations sur Oscar Wilde ! voir le site source de Wikipédia. 

 

Oscar Wilde, de son nom complet Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde, est un écrivain irlandais, né à Dublin en Irlande le 16 octobre 1854 au 21 Westland Row , et mort à Paris le 30 novembre 1900 à l’âge de 46 ans. Oscar Wilde est né au 21, Westland Row à Dublin (aujourd’hui le siège de l’Oscar Wilde Centre, Trinity College). Il est le second des trois enfants de Sir William Wilde et de Jane Francesca Elgee, de deux ans le cadet de son frère aîné William. 

 

S’il publia, conformément aux exigences de l’esthétisme le plus pur, un volume de poésie, il ne négligea pas des activités moins considérées des cercles littéraires mais plus lucratives : il se fit le porte-parole de la nouvelle « Renaissance anglaise dans les arts » dans une série de conférences aux États-Unis et au Canada, puis exerça une prolifique activité de journaliste. Au tournant des années 1890, il précisa sa théorie esthétique dans une série de dialogues et d’essais, et explora dans son unique roman, Le Portrait de Dorian Gray (1890), les liens entretenus par la beauté, la décadence et la duplicité. Sa première pièce, Salomé (1891), rédigée en français à Paris l’année suivante, ne put être jouée en Angleterre, faute d’avoir obtenu la licence d’autorisation, au motif qu’elle mettait en scène des personnages bibliques. Confronté une première fois aux rigueurs de la morale victorienne, Wilde enchaîna cependant avec quatre comédies de mœurs qui firent de lui l’un des dramaturges les plus en vue de Londres. Indissociables de son talent littéraire, sa personnalité hors du commun, le mordant de son esprit, le brillant de sa conversation et de ses costumes assuraient sa renommée. 

 

Enfance 

Sa mère ne se départit jamais sa vie durant de son soutien à la cause nationaliste irlandaise, bien qu’elle restât fidèle à la tradition Mylène apprécie Oscar Wilde dans Mylène et les AUTEURS 220px-Oscar_Wilde_portraitanglicane de ses grands-pères, tous deux pasteurs[1]. Elle s’enorgueillissait tout particulièrement de ses poésies nationalistes, dont elle avait commencé la composition en 1845, après la mort du journaliste et poète Thomas Davis, l’une des figures de proue des Jeunes Irlandais. Publiées sous le pseudonyme de Speranza dans je journal The Nation, l’organe du mouvement cofondé par Davis, elles jouissaient d’une certaine estime dans le milieu littéraire irlandais. W. B. Yeats lui-même ne manquait pas d’en faire l’éloge.

 

 Jusqu’à l’âge de neuf ans, Oscar Wilde fut éduqué à domicile, sous la garde d’une bonne française et d’une gouvernante allemande. Il fréquenta ensuite la Portora Royal School à Enniskillen, dans le comté de Fermanagh, établissement qui se targuait d’être l’ « Eton irlandais ». Pendant son adolescence, il passa l’essentiel de ses étés dans la villa familiale de Moytora, dans le comté de Mayo où il fréquentait avec son frère le futur écrivain George Moore. Sa jeune sœur Isola mourut à 11 ans d’une méningite. Wilde lui a dédié le poème Requiescat

 

Il devient rédacteur en chef de The Womans’ World

En 1884, Oscar Wilde épouse Constance Lloyd avec qui il aura deux fils, Cyril et Vyvyan

En 1886, il rencontre Robert Ross qui devient son amant et sera plus tard son exécuteur testamentaire. La parution en 1890 du Portrait de Dorian Gray marque le début d’une célébrité littéraire. 

 

En 1891, il rencontre Lord Alfred Douglas de Queensberry, s’en éprend et tous deux mènent une vie débridée en affichant en public leur homosexualité. Le père d’Alfred, John Sholto Douglas , 9e Marquis de Queensberry et frère de Florence Dixie, désapprouve cette relation et provoque Wilde à plusieurs reprises. Cela entraînera le scandale Queensberry et un procès. 

 

Emprisonnement d’Oscar Wilde 

 

Pressé par ses amis, Robert Ross en particulier, de s’enfuir sur le continent, il préfère attendre l’inéluctable. Daniel Salvatore Schiffer reprend l’explication de Yeats concernant cette attitude, citant les propos de Lady Wilde : « Si vous restez, et même si vous allez en prison, vous serez toujours mon fils[...]. Mais si vous partez, je ne vous adresserais jamais plus la parole ». Il est arrêté le 6 avril dans sa chambre n°118 du palace londonien Cadogan Hotel, puis, après deux autres procès, il est condamné le 25 mai, en vertu d’une loi datant de 1885 interdisant l’homosexualité, à la peine maximale de deux ans de travaux forcés en 1895. Ses biens sont confisqués pour payer les frais de justice. Constance Lloyd, sa femme, se réfugie en Allemagne avec ses fils qui prennent le nom de Holland. Après quatorze mois de travaux forcés et à la suite de son transfert de la prison de Reading, Wilde se voit accorder le privilège exceptionnel de la part du directeur de la prison de posséder un petit matériel d’écriture et reçoit la permission d’écrire à condition de remettre tous les soirs ses écrits, son papier et son stylo aux autorités pénitentiaires. 

 

A sa sortie de prison : Commence alors une période de déchéance dont il ne sortira pas et, malgré l’aide de ses amis, notamment André Gide, Robert Ross, il finit ses jours dans la solitude et la misère. Oscar Wilde meurt d’une méningite, âgé de 46 ans, en exil volontaire à Paris, le 30 novembre 1900. 

 

Œuvres d’Oscar Wilde 

·         « Oscar Wilde », sur Wikisource (bibliothèque universelle) 

·         « Oscar Wilde », sur Wikiquote (recueil de citations) 

(et ++ essais, romans, poésie, théâtre, romans films…) 

Recueils et albums 

  • Jean Gattégno et Merlin Holland, Album Wilde, Pléiade, Gallimard, 1996 

  • Merlin Holland, L’Album Wilde, Anatolia/Le Rocher, 2000 

  • Merlin Holland, Le Procès d’Oscar Wilde, transcription intégrale des comptes rendus d’audience réunis et préfacés par Merlin Holland, Stock, coll. « La cosmopolite », 2005 

  •  The Cambridge Companion to Oscar Wilde, Cambridge University Press, 1997 

 

BARSEPA - étoiles

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Mylène apprécie N. Rheims

Posté par francesca7 le 27 novembre 2011

Nathalie (Alix Jeanne) Rheims est un écrivain et productrice française née le 25 avril 1959 à Neuilly-sur-Seine. Amie chère à notre Mylène. Une belle complicité s’est installée entre elles. 

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70 

Belle déclaration : Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims  

Lire cette superbe déclaration de Nathalie Rheims à Mylène ici …. http://francescax7.unblog.fr/nathalie-rheims/

  

Mylène apprécie N. Rheims dans Mylène et les AUTEURS 220px-Nathalie_Rheims-Nancy_2011Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri

 

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie. 

 

En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L’un pour l’autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir. En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettre d’une amoureuse morte. Puis se succèdent Les Fleurs du silence et L’Ange de la dernière heure en 2001 et 2002. Toujours en 2002, Nathalie Rheims, coproduit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux. Le Rêve de Balthus, Lemylene farmer Cercle de Megiddo et L’Ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.

 

Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s’implique, au titre de producteur associé, dans les films, L’un reste, l’autre part, Les Enfants, Le Démon de midi, La Maison du bonheur, Ensemble, c’est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch’tis.

 

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. Son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

 

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

Elle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer et la filleule de Yul Brynner.

 

Ses œuvres romanesques

  • L’Un pour l’autre, Galiléee, 1999 (Folio)
  • Lettre d’une amoureuse morte, Flammarion, 2000 (Folio)
  • Les Fleurs du silence, Flammarion, 2001 (Folio)
  • L’Ange de la dernière heure, Flammarion, 2002 (Folio)MF2000_102a dans Mylène et les AUTEURS
  • Lumière invisible à mes yeux, Léo Scheer, 2003
  • Le rêve de Balthus, Fayard-Léo Scheer, 2004 (Folio)
  • Le Cercle de Megiddo, Léo Scheer, 2005 (Livre de poche)
  • L’Ombre des autres, Léo Scheer, 2006
  • Journal intime, roman, Léo Scheer, 2007
  • Le Chemin des sortilèges, Léo Scheer, Paris, 2008, 184 p., broché, 12,5 x 19 cm (ISBN 9782756101392)
  • Claude, Léo Scheer, Paris, 2009.
  • Car ceci est mon sang, Léo Scheer, Paris, 2010.
  • Le Fantôme du Fauteuil 32, Léo Scheer, Paris, 2011.

Ce livre est inspiré du roman Le Fauteuil hanté (1909) de Gaston Leroux

 

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Mylène apprécie Fr. Alberoni

Posté par francesca7 le 27 novembre 2011

 

Francesco Alberoni2.jpg Francesco Alberoni (né le 31 décembre 1929 à Borgonovo Val Tidone dans la province de Plaisance en Émilie-Romagne) est un sociologue, un journaliste et un professeur en sociologie italien. Il a été membre du conseil d’administration et Conseiller à la place du président de la RAI, télévision nationale italienne, entre 2002 et 2005. 

 

Alberoni est un des rares journalistes à avoir un éditorial en première page du Corriere della Sera, journal le plus prestigieux d’Italie, qui présente chaque lundi un éditorial de quatre colonnes intitulé Pubblico e Privato depuis 1982. Le Corriere della Sera publie les articles d’Alberoni depuis 1973. 

 

Mylène Farmer lui rend hommage avec ses chansons de  d’Innamoramento où elle évoque l’érotisme à la fois masculin et féminin et bien d’autre éléments encore.   

 

 

Plus d’informations sur Francesco Alberoni : voir le site référence de Wikipédia ! 

 

Enfance et adolescence 

Bien qu’Alberoni ait été un étudiant modèle et un véritable perfectionniste à l’école, il admet qu’il supportait mal la dure discipline militaire imposée aux élèves pendant la période fasciste. D’après son autobiographie, c’était un leader né, qui inventait toujours des jeux et des aventures pour son groupe d’amis. Étant donné qu’à cette époque il n’y avait pas de livres chez lui, Alberoni n’a découvert le plaisir de la lecture qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il commença à passer des après-midi entiers à lire dans la bibliothèque publique de Plaisance, il aimait tout particulièrement l’histoire. 

 

Publications de Francesco Alberoni 

 

Mylène apprécie Fr. Alberoni dans Mylène et les AUTEURS francesco_alberoniAlberoni a mené de nombreuses recherches dans le domaine de la sociologie des mouvements et des individus, spécialement sur la nature de l’amour et sur les relations entre individus et groupes.

 

En 1979, Alberoni publie Le choc amoureux qui a eu un succès mondial. Dans ce livre, qui développe ultérieurement les idées et les modèles de Mouvement et d’institution, Alberoni soutient que l’expérience de l’amour est par essence la condition naissante d’un mouvement collectif comprenant exclusivement deux personnes. Alberoni explore ainsi le sujet de manière approfondie en utilisant le plus possible le langage amoureux plutôt que le jargon abstrait de la psychanalyse ou de la sociologie. 

 

Il publia L’amicizia (1984) et Erotismo (1986), livre dans lequel apparaît l’érotisme masculin et féminin. Puis Il volo nuziale (Garzanti, Milano, 1992) où il se penche sur l’attirance pré-adolescente et adolescente pour les stars de cinéma et par conséquent sur la tendance générale de la femme à rechercher des objets d’amour supérieurs.

 

 Les livres d’Alberoni ont un grand succès en Italie et dans le monde, ils ont été traduits dans plus de vingt langues : anglais, français, allemand, espagnol, portugais, russe, japonais, chinois, hébreu, turc, etc. Des publications contenant des articles d’Alberoni ont été pointées du doigt par la critique. En effet, on lui reproche son manque d’analyse scientifique et l’on réduit ses articles à de simples conseils ménagers en ce qui concerne la vie actuelle et les questions amoureuses. 

 

Ses deux dernières publications sont considérées comme étant importantes aussi bien au niveau des contenus que du style de l’écriture. En particulier Il mistero dell’innamoramento, spécialement dans la deuxième partie, offre une critique originale des plus importantes théories de l’amour, surtout de l’école française. Sesso e amore est la première analyse systématique dans ce domaine et constitue en revanche une révolution stylistique de l’essai. 

 

 

Bibliographie de Francesco AlberoniMF2000_142a dans Mylène et les AUTEURS 

 

  • L’elite senza potere (1963) (L’élite sans pouvoir

  • Statu nascenti (1968) (États naissants

  • Classi e generazioni (1970) (Classes et générations

  • Il Nuovo Medioevo (1972). con Furio Colombo, Umberto Eco e Giuseppe Sacco 

  • Italia in trasformazione (1976) (Italie en transformation

  • Movimento e istituzione (1977) (Mouvement et institution

  • Innamoramento e amore (1979) (Le choc amoureux) (trad. française, Paris, Ramsay, 1981) 

  • Le ragioni del bene e del male (1981) (Les raisons du bien et du mal

  • L’albero della vita (1982) (L’arbre de la vie

  • L’amicizia (1984) (L’amitié) (trad. française, Paris, Ramsay, 1985) 

  • L’erotismo (1986) (L’érotisme) (trad. française, Paris, Ramsay, 1986) 

  • Pubblico e privato (1987) (Vie publique et vie privée) (trad. française, Paris, Ramsay, 1988) 

  • L’altruismo e la morale (1989) (L’altruisme et la morale) (trad. française, Paris, ramsay, 1990) 

  • Genesi (1989) (Genesis) (trad. française, Paris, Ramsay, 1991) 

  • Gli invidiosi (1990) (Les envieux) (trad. française, Paris, Plon, 1991) 

  • Il volo nuziale (1992) (Le vol nuptial) (trad. française, Paris, Plon, 1994) 

  • Valori (1993) (La morale) (trad. française, Paris, Plon, 1996) 

  • L’ottimismo (1994) (L’optimisme

  • Ti amo (1996) (Je t’aime) (trad. française, Paris, Plon, 1997) 

  • Il primo amore (1997) (Le premier amour) (trad. française, Paris, Plon, 1999) 

  • Abbiate coraggio (1998) (Ayez du courage

  • Le sorgenti dei sogni (2000) (La source des rêves

  • La speranza (2001) (L’espoir

  • L’arte del comando (2002) (L’art de commander

  • Il mistero dell’innamoramento (2003) (Le mystère de l’amour

  • Sesso e amore (2005) (Le sexe et l’amour

  • Leader e masse (2007) (Les dirigeants et les masses

  • Lezioni d’amore (2008) (Leçons d’amour)

 

BARSEPA - feuilles d'automne

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Mylène apprécie Fr. Farmer

Posté par francesca7 le 27 novembre 2011

Mylène apprécie Fr. Farmer dans Mylène et les AUTEURS 10607873_gal Frances Farmer – Univers Mylène Farmer 

Née en 1913, Frances Farmer connaît un très grand succès à Hollywood. Mais supportant mal la pression que sa carrière implique ainsi qu’un mariage raté. Elle sombre dans l’alcoolisme et les amphétamines. Envoyée au sanatorium, elle se rend compte qu’a cause du traitement infligé, elle n’est plus capable de se concentrer ou de se rappeler des textes. Alors elle s’enfuira mais sera renvoyée en établissement psychiatrique lorsque sa mère porte secrètement plainte contre elle. A partir de cet instant, Frances subira des électrochocs, des bains d’hydrothérapie, une lobotomie transorbitale (un traitement qui ne nécessitait que de soulever la paupière et d’insérer un pic à glace pour déchirer les tissus cervicaux.), elle sera même prostituée aux soldats de la base militaire locale et violée par les garçons de salle. Elle fut également utilisée comme cobaye pour tester des drogues telles la Thorazine et la Prolixine…. En sortant a l’âge de 37 ans, elle n’a plus rien, elle est dépouillée de sa dignité et de son talent. L’alcool reprend le dessus, et elle mourra à 57 ans, seule, sans argent, rongée par un cancer de l’oesophage. 


Mylène Farmer rend hommage à Frances Farmer, actrice au destin tragique, en reprenant son nom. 


La Chanson « maman a tort » de Mylène évoque implicitement l’histoire de Frances Farmer.
 

Plus d’informations sur Frances Farmer ! voir source wikipédia.com 

 

mylene-farmer-17 dans Mylène et les AUTEURSFrances Farmer est une actrice américaine, née le 19 septembre 1913 à Seattle et morte le 1er août 1970. Elle est la fille de Ernest et Lillian Farmer. Elle a une sœur, Edith, un frère Wesley et une demi-sœur, Rita. 

 

En 1942, elle est arrêtée pour conduite sans permis en état d’ivresse et désobéissance aux ordres dans une zone de restriction. Elle jettera le contenu d’un pot d’encre au visage du juge chargé de l’affaire, qui la fera condamner à 180 jours de détention et remise en liberté sous surveillance. Elle divorce la même année. 

 

En 1943, elle est arrêtée pour violation de la liberté surveillée et agression. Les services sanitaires qualifient Frances de « malade mentale » et recommandent de la placer dans le sanatorium de La Crescenta. Elle y reçoit 90 traitements-choc à l’insuline (Cure de Sakel) et rentre au Western Washington State Hospital à Steilacoom d’où elle s’échappe. 

Sa mère, apprenant les traitements que sa fille a subi, obtient que la garde de sa fille soit transférée de l’État vers elle. Mais en 1944, Frances agresse sa mère qui la fait à nouveau interner. Après un séjour de trois mois, et un traitement incluant des électrochocs, Frances est déclarée guérie. 

 

En 1945 elle s’enfuit plusieurs fois de chez sa mère qui petit à petit la convainc de retourner à l’hôpital psychiatrique où elle restera les cinq années suivantes. Aurait commencé alors pour elle un véritable enfer : outre les conditions de vie barbares (criminels et malades mentaux entassés ensemble, nourriture pour les patients jetée à même le sol…) et des traitements continuels d’électrochocs, elle aurait été prostituée à des soldats locaux qui auraient abusé d’elle, la violant et la brutalisant. 


Elle aurait aussi été utilisée comme cobaye pour tester des médicaments tels que
Thorazine, Stelazine, Mellaril et Prolixin

 

Ces éléments, parfois rapportés par Frances elle-même, sont évidemment à prendre avec précautions. Ainsi, Jean Ratcliffe, auteur de l’ouvrage « choc » qui décrit les années d’enfermement de Frances Farmer, a admis avoir exagéré certains détails. Un de ses biographes, William Arnold, affirmait que Frances avait subi une lobotomie trans-orbitale, épisode que l’on retrouve dans le film Frances, mais admit, lors d’un procès, qu’il avait inventé l’épisode et l’essentiel du contenu de son livre. Des enquêtes indépendantes montrèrent d’ailleurs que les preuves apportées étaient fausses et que cette histoire entrait en contradiction avec les registres médicaux et tous les témoignages des médecins et infirmières de l’époque. 

 

Le retour à la liberté 

 

En 1950, Frances, relâchée, retourne à Seattle pour s’occuper de ses parents. Elle se remarie avec Alfred Lobley en 1954. En 1957 elle travaille en tant qu’employée dans un hôtel de San Francisco

 

En 1958, elle apparaît dans la série TV « This Is Your Life » et tourne son dernier film The Party Crashers. Elle divorce à nouveau et se marie pour la troisième fois avec Lee Mikesell et apparaît dans une autre série télévisée Tongues of Angels avec James MacArthur. 

Elle présente une émission de télévision d’après-midi, Frances Farmer Presents à Indianapolis jusqu’en 1964

 

En 1968, elle commence à travailler sur son autobiographie avec l’aide de Lois Kibbee. Deux ans plus tard, elle meurt d’un cancer de l’œsophage, à l’âge de 56 ans.

 

 Postérité 

 

 

BARSEPA - bambou

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Mylène apprécie E.A. POE

Posté par francesca7 le 25 novembre 2011

L'écrivain en novembre 1848, daguerréotype de W.S. Hartshorn, Providence, Rhode Island Edgar Allan Poe (Boston, 19 janvier 1809 – Baltimore, 7 octobre 1849) est un poète, romancier, nouvelliste, critique littéraire, dramaturge et éditeur américain, ainsi que l’une des principales figures du romantisme américain. Connu surtout pour ses contes — genre dont la brièveté lui permet de mettre en valeur sa théorie de l’effet, suivant laquelle tous les éléments du texte doivent concourir à la réalisation d’un effet unique — il a donné à la nouvelle ses lettres de noblesse et est considéré comme l’inventeur du roman policier. Nombre de ses récits préfigurent les genres de la science-fiction et du fantastique. 

Poète et critique littéraire, mais surtout nouvelliste d’exception, auteur de contes mystérieux et macabres. L’occulte, le satanisme, le vampirisme, la passion morbide et la mort sont quelques uns de ses thèmes.

Mylène Farmer lui rend hommage avec sa chanson Allan (également sur l’album Ainsi sois-je) où elle évoque le « Ligéia », qui est une de ces nouvelles funestes. 

Plus d’informations sur Edgar Allan Poe ! 

Né à Boston, Edgar Allan Poe perd ses parents, David Poe Jr. et Elizabeth Arnold, dans sa petite enfance ; il est recueilli par John et Frances Allan de Richmond, en Virginie, où il passe l’essentiel de ses jeunes années, si l’on excepte un séjour en Angleterre et en Écosse, dans une aisance relative. Après un bref passage à l’Université de Virginie et des tentatives de carrière militaire, Poe quitte les Allan. Sa carrière littéraire débute humblement par la publication anonyme d’un recueil de poèmes intitulés Tamerlan et autres poèmes (1827), signés seulement « par un Bostonien ». Poe s’installe à Baltimore, où il vit auprès de sa famille paternelle et abandonne quelque peu la poésie pour la prose. En juillet 1835, il devient rédacteur-assistant au Southern Literary Messenger de Richmond, où il contribue à augmenter les abonnements et commence à développer son propre style en matière de critique littéraire. La même année, il se marie avec Virginia Clemm, sa cousine, âgée de 13 ans. 

Une éducation pour Edgar Allan Poe 

Mylène apprécie E.A. POE dans Mylène et les AUTEURS 280px-Poe_Grave_at_Westminster_1Edgar passe son enfance à Richmond, chez ses parents adoptifs, qui l’élèvent avec tendresse. En 1814, à peine âgé de 5 ans, il commence ses études primaires sous la conduite de Clotilda ou Elizabeth Fisher. L’année suivante, il passe brièvement, à l’école de William Ewing. En 1815, en effet, John Allan (1780-1834), qui est d’origine écossaise, décide de partir en Grande-Bretagne pour y étudier le marché et, si possible, ouvrir à Londres une succursale. La Bible occupe une grande place dans la vie d’Edgar, et ce malgré le rationaliste John Allan. Edgar, qui a six ans, quitte l’école de Richmond et embarque avec ses parents et la jeune sœur de Mme Allan, Ann Moore Valentine (appelée Nancy) à Norfolk (Virginie) à bord du Lothair.

 Débarqués à Liverpool le 28 juillet, les Allan gagnent d’abord l’Écosse. Mais le marché écossais se révèle mauvais, et la famille s’installe bientôt à Londres. Edgar suit, de 1816 à 1818, des études primaires à l’école des demoiselles Dubourg (146 Sloan Street, Chelsea, Londres), où il est connu sous le nom de « Master Allan », puis à la Manor House School de Londres, à Stoke Newington, dirigée par le révérend John Bransby (elle pourrait avoir servi de modèle au collège de William Wilson), sous le nom d’« Edgar Allan ». Il suit des études classiques et littéraires solides. Mais la situation se dégrade. D’abord, sa mère adoptive, dont la santé a toujours été fragile, tombe sérieusement malade, ce qui a pour effet de la rendre nerveuse, irritable. Par ailleurs, John Allan connaît de graves ennuis financiers : la bourse de tabac s’effondre, puis un employé l’escroque. Le jeune Edgar, qui est séparé de sa famille, fait une première fugue. En 1817, Edgar est envoyé à l’école de Stoke Newington, à la campagne. 

Œuvres de Edgar Allan Poe à voir sur la Source wikipédia.com 

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Edgar Allan PoeSur les autres projets Wikimedia : 

·         « Edgar Allan Poe », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia) 240px-Edgar_Allan_Poe%3B_a_centenary_tribute_-_signature dans Mylène et les AUTEURS·         « Edgar Allan Poe », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia) 

·         « Edgar Allan Poe », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)  ·         « Edgar Allan Poe », sur Wikisource (bibliothèque universelle) ·         « Edgar Allan Poe », sur Wikiquote (recueil de citations) 

Liens externes  

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Mylène apprécie Ch. Baudelaire

Posté par francesca7 le 25 novembre 2011

Baudelaire par Etienne Carjat Charles Pierre Baudelaire est un poète français, né à Paris le 9 avril 1821 et mort dans la même ville le 31 août 1867. Il est l’un des poètes les plus célèbres du XIXe siècle : en incluant la modernité comme motif poétique, il a rompu avec l’esthétique classique

Aujourd’hui reconnu comme un écrivain majeur de l’histoire de la poésie mondiale, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d’Aurevilly a vu en lui « un Dante d’une époque déchue ». 

Dans ses poèmes il a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l’idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares). Il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l’envie d’ailleurs (L’Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l’horreur (Une charogne).

 Poète français, également critique d’art, il ouvrit la voie à la modernité en poésie. Son œuvre maîtresse « les Fleurs du mal« , consacre une partie au « spleen » (l’ennui, au sens d’angoisse métaphysique, le dégoût généralisé de la vie dont souffre le poète). Et l’autre aux « Paradis artificiels« , célébration des drogues qui permettent les ailleurs. Le célèbre poème « la Mort des amants » se singularise par la sensualité donnée au thème macabre. 



Mylène Farmer rend hommage à Charles Baudelaire en chantant son poème L’horloge (c’est le 1er  titre de l’album Ainsi sois-je). Dans toute son oeuvre, Mylène reprend de nombreux thèmes Baudelairiens tels que le spleen, la drogue, l’amour et la mort… 

Mylène apprécie Ch. Baudelaire dans Mylène et les AUTEURS MF80_161a 

Plus d’informations sur Charles Baudelaire !  Le Spleen de Baudelaire 

Charles Baudelaire écrit à sa mère, Mme Aupick, le 30 décembre 1859 : « Ce que je sens, c’est un immense découragement, une sensation d’isolement insupportable, une peur perpétuelle d’un malheur vague, une défiance complète de mes forces, une absence totale de désirs, une impossibilité de trouver un amusement quelconque»

Le spleen baudelairien est la quintessence de profonds sentiments de découragement, d’isolement, d’angoisse et d’ennui existentiels que le poëte des Fleurs du Mal exprime dans plusieurs de ses poèmes Le spleen est une des composantes essentielles de l’angoisse d’exister. « Les Limbes », second titre envisagé pour Les Fleurs du Mal, visait à « représenter les agitations et les mélancolies de la jeunesse moderne ». On voit que ce serait une erreur de s’en tenir à un spleen éprouvé par Baudelaire, qui en serait en quelque sorte la victime ou la proie, alors que le poète cherche précisément à représenter cette ancienne passion, dont il connaît les mimes (Lamartine, Musset). Si la Joie peut être un moment de la Beauté, elle n’en est le plus souvent qu’un des ornements les plus vulgaires, dit Baudelaire, « tandis que la Mélancolie en est pour ainsi dire l’illustre compagne ». Perte d’idéal, inhibition de toute activité, les composantes de la mélancolie baudelairienne n’excluent même pas l’ouverture vers la charité (« cette nuit de mélancolie et de charité », écrit-il dans Fusées XV).

Citation «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» (Mon cœur mis à nu

Toutes les grandes œuvres romantiques témoignent de ce passage de l’horreur à l’extase et de l’extase à l’horreur. Ces impressions naissent chez Baudelaire du sentiment profond de la malédiction qui pèse sur la créature depuis la chute originelle. En ce sens, les Fleurs du Mal appartiennent au Génie du christianisme

«  L’œuvre entière offre un aspect étrange et puissant, conception neuve dans sa riche et sombre diversité, marquée du sceau énergique d’une longue méditation.(…) Les Fleurs du mal appartiennent au Génie du Christianisme ». 

200px-Charles_Baudelaire dans Mylène et les AUTEURSAnalysant ce qu’il appelait « le vague des passions » dans la préface de 1805 à cet ouvrage, Chateaubriand écrivait : « Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes, et qui ne se repose qu’au tombeau. » Pour Baudelaire, il ne s’agit ni de littérature, ni de notions plus ou moins abstraites, mais « du spectacle vivant de (sa) triste misère ». Comme la nature, l’homme est souillé par le péché originel et, à l’instar de René ou de Werther (Goethe), Baudelaire n’éprouve le plus souvent que le dégoût pour « la multitude vile » (Recueillement). Ce qui le frappe surtout, c’est l’égoïsme et la méchanceté des créatures humaines, leur paralysie spirituelle, et l’absence en elles du sens du beau comme du sens du bien. Le poème en prose La Corde s’inspirant d’un fait vrai, raconte comment une mère, indifférente pour son enfant qui vient de se pendre, s’empare de la corde fatale pour en faire un fructueux commerce. Baudelaire devait en souffrir plus que tout autre : L’Albatros dénonce le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le poète. Dans L’Art romantique, Baudelaire remarque : « C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme. ». Des poèmes, comme Le Mauvais Moine, L’Ennemi, Le Guignon montrent cette aspiration à transformer la douleur en beauté. Peu avant Baudelaire, Vigny et Musset avaient également chanté la douleur. 

Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. Il a su se défaire de l’influence encore énorme de la morale des mœurs qui régnaient en son temps. Il a été jugé  » dérangé mentalement  » car il était différent. Différent dans sa manière de concevoir les choses, et avoir une conception originale du monde et de l’humain a posé beaucoup de problèmes à certain (Spinoza par exemple). Le poète avait conscience que son œuvre pourrait être pleinement  » comprise » et appréciée dans les années à suivre, (tout comme Nietzsche), avec la délibération des mœurs d’aujourd’hui on reconnait le travail de Baudelaire. Comment Baudelaire aurait-il pu croire à la perfectibilité des civilisations ? Il n’a éprouvé que mépris pour le socialisme d’une part, pour le réalisme et le naturalisme d’autre part. Avec une exception pour le realiste Honoré de Balzac dans lequel Baudelaire voyait bien davantage qu’un naturaliste « Si Balzac a fait de ce genre roturier [le roman de mœurs] une chose admirable, toujours curieuse et souvent sublime, c’est parce qu’il y a jeté tout son être. 

Le Spleen de Paris (autrement appelé Petits poèmes en prose) est édité à titre posthume en 1869, dans une nouvelle édition remaniée par Asselineau et Théodore de Banville. À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. L’éditeur Michel Lévy l’acquiert pour 1750 francs. La troisième édition des Fleurs du Mal que préparait Charles Baudelaire, accompagnée des 11 pièces intercalaires, a disparu avec lui. 

Principaux ouvrages de Baudelaire 
 

Baudelaire fut également parmi les premiers traducteurs en français d’Edgar Allan Poe (qu’il réunit dans plusieurs recueils, notamment les Histoires extraordinaires), qu’il contribua à faire connaître.

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