Mylène a amélioré la chanson de Sting

Posté par francesca7 le 11 juin 2016

 

 

 

 chez francesca

 

 

Après 3 ans d’absence, c’est un véritable événement. Mylène Farmer a dévoilé son dixième album studio, Interstellaires.

Et si onze nouvelles chansons sont à découvrir dans ce dernier opus dévoilé, le duo avec Sting séduit déjà très largement. La collaboration de ces 2 monstres de la chanson sur la reprise de Stolen Car, a enflammé les fans.

Au micro de RTL les deux artistes ont affiché leur complicité.

« J’ai toujours aimé la musique de Sting, j’ai toujours aimé l’artiste, ses composition, sa plume qui est très belle et poétique. Il a un talent inouï et c’est quelqu’un que je respecte énormément », a déclaré Mylène FARMER.

De son côté, le chanteur britannique a loué l’entente professionnelle :

« On s’entend ben professionnellement et on vit beaucoup ensemble, on s’aime bien ». Des points communs ventés par les deux principaux intéressés.

« Pour travailler avec quelqu’un, vous devez avoir quelque point communs. Il faut qu’il vous inspire, c’est un échange, on donne, on reçoit et au final on se surpasse.

Mylène a vraiment amélioré ma chanson », a lancé Sting après la sortie d’Interstellaire.

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Mylène Farmer est l’anti-people

Posté par francesca7 le 14 novembre 2015

 

 

Mylène interstellaireHugues Royer,  Grand admirateur de la star et auteur de la biographie non-autorisée « Mylène », le journaliste et écrivain Hugues Royer revient sur ce nouveau départ et explique pourquoi la star se sent enfin prête à conquérir le marché américain.

Pour la deuxième fois depuis Bleu noir (2010), Mylène Farmer ne collabore pas avec son complice de toujours, Laurent Boutonnat. Que s’est-il passé pour qu’il soit absent d’«Interstellaires» ?

Entre eux, il y a une sorte de dérive des continents. Laurent Boutonnat, qui a épousé une artiste russe et est devenu papa, entend poursuivre en priorité sa carrière de réalisateur. Des tensions seraient apparues lors de la dernière tournée de Mylène Farmer lorsqu’elle a insisté pour interpréter des titres issus de l’album «Bleu Noir» qui n’étaient pas de lui. Pour ce pygmalion dans l’âme, il n’est sans doute pas aisé de voir sa muse voler de ses propres ailes. Mais rien n’interdit les retrouvailles de ce tandem qui a tant marqué la chanson française…

A-t-elle eu peur de se répéter ?

C’est une artiste à la fois fidèle à son univers mais qui ne cesse d’élargir son horizon. Elle a besoin de prendre des risques et voulait éviter de tomber dans une forme de ronronnement musical. Pour certains de ses fans, les dernières compositions de Laurent Boutonnat n’étaient pas à la hauteur des premières. Les nouvelles collaborations (avec Sting, The Avener ou Martin Kierszenbaum, ndlr) répondent à une demande de son public, très pointu. Elle veut surprendre ses fans, les emmener sur d’autres terrains. Il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit de Mylène Farmer, star aux plus de 30 millions d’albums. Sa notoriété lui permet de s’offrir un duo avec Moby ou Sting…

«Interstellaires» compte des morceaux en anglais. Surprenant ?

A 54 ans, Mylène tente ce qu’elle n’avait pas jamais osé jusqu’à présent : une percée sur le plan international, qui  passe par une présence sur le marché américain. Je trouve cela incroyable et culotté. Jusqu’ici, en dehors des pays francophones, seule la Russie lui réservait un accueil de star…

Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait avant ? 

Elle n’était tout simplement pas prête. Elle a longtemps pensé qu’elle ne pouvait pas s’exprimer avec autant de nuances en anglais qu’en français. Puis, avec le temps, grâce à quelques cours et ses relations amicales avec des artistes anglophones, elle est devenue quasiment bilingue. Le parrainage de Sting l’a convaincue que c’était le moment idéal de faire le saut de l’ange.

Alors qu’elle est très discrète dans les médias, les fans sont toujours au rendez-vous. Jouer la carte du mystère, est-ce la clé de sa longévité ?

photo_Pure chartToute sa communication repose précisément sur la non-communication. C’est paradoxal. Alors qu’à ses débuts elle était omniprésente dans les médias, elle se fait très discrète depuis 25 ans. Et ça marche ! Mylène Farmer est l’anti-people : elle brille par sa rareté. On ne s’intéresse pas à la destination de ses vacances, aux secrets de sa ligne ou à l’identité de l’homme avec qui elle passe ses nuits… Sa vie privée est tellement secrète qu’on ne peut s’intéresser qu’à ses disques. Sur le plan marketing, c’est un cas unique dans le paysage musical hexagonal.

Est-elle réellement timide ?

Depuis son plus jeune âge, Mylène Farmer souffre d’une timidité maladive. En même temps, elle possède l’incroyable audace des vrais timides. Et elle se soigne ! Elle semble plus heureuse et moins tourmentée aujourd’hui. L’amour de ses fans est quelque chose qui la réconforte. Pour être digne de leur amour, elle est prête à décrocher la lune.  Tant que dure le sortilège, comment pourrait-elle envisager son retrait ?

Interstellaires, Mylène Farmer (Polydor/Universal)

Mylène, Hugues Royer (éd.Flammarion)

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Conte philosophique illustré par… Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 août 2015

Michel Onfray : 

le philosophe publiera en novembre un conte philosophique illustré par la chanteuse la plus secrète de France.

Etoile Polaire

Pour tout savoir de Michel Onfray, c’est simple : suivez son compte Twitter ! Sa dernière révélation en date, cette semaine, aura été la couverture de L’Étoile polaire, un conte philosophique à paraître en novembre prochain. Jusque-là, rien que de bien logique. Mais le philosophe et essayiste précise au passage l’identité de l’illustratrice : une certaine Mylène Farmer.

 

Sans titre

Un « teasing » parfaitement réussi, à quelques jours du premier passage radio de « Constellations », un duo inédit de la mystérieuse et sulfureuse chanteuse avec Sting. Michel Onfray, qui avait déjà confié dans une interview ne pas être insensible à sa « voix extraordinaire », sa « sensualité », sa « volupté », sa « poésie contemporaine », avait fait allusion à cette collaboration lors de son passage au Petit Journal, juste avant l’été.

PAR 

 

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Auteur de la biographie Ainsi soit-elle nous dévoile

Posté par francesca7 le 20 août 2015

 

 

100_2045J’ai un parcours un peu atypique. A la base, je suis docteur en histoire. En même temps, j’ai été comédien professionnel pendant 9 ans. Le destin a fait que j’ai arrêté mon métier d’acteur, que j’adorais, et que je me suis dit « qu’est-ce que je peux faire maintenant que je ne suis plus comédien : écrire ». J’ai donc commencé à piger à droite à gauche, et à rencontrer des gens qui m’ont donné la possibilité de le faire. Parmi ces gens, j’ai rencontré grâce à une amie comédienne Sylvie Devillette, qui à l’époque était quasiment rédactrice en chef de plusieurs magazines de variété. Je parlais très souvent de Mylène, parce qu’à l’époque, elle faisait Libertine. Etant spécialiste du XVIIIème siècle, j’avais adoré la manière dont Mylène abordait le XVIIIème. On a une tendance un peu ridicule de considérer le XVIIIème siècle comme un siècle gentillet, de jolis rubans et de moutons, alors que c’est un siècle extrêmement cruel, très dur. Les liaisons dangereuses ne sont pas loin, et surtout, la Révolution n’est pas loin. C’est un siècle où le sang coule et dieu sait, pour revenir à Mylène, que le sang est un élément important de ses problématiques. Je parlais donc assez souvent de Mylène Farmer à cette amie comédienne, qui m’a dit que je devrais écrire sur elle. Je lui ai répondu que ça n’intéresserait personne. Sans me le dire, elle en a parlé à Sylvie Devilette qui m’a commandé un article pour Rocknews. Je m’en souviens très bien, puisque j’avais trois jours pour le faire ! Je ne dis pas que j’ai fait un chef d’œuvre, mais j’ai fait mon papier. Deuxième hasard, Bertrand Le Page, qui était à l’époque manager de Mylène, a vu ce papier. Mylène l’a également lu et m’a envoyé un mot adorable de félicitations. Il y a donc eu un premier article, un deuxième article, un troisième article et le groupe de presse qui produisait Rocknews a décidé de consacrer un numéro spécial à Mylène. J’ai écrit la quasi-totalité des textes, avec toujours cette frustration d’être calibré par un magazine.

Genèse
C’était le moment où Mylène se plaçait dans le Top 50, où les ventes explosaient, après l’album Ainsi soit je… On sentait de la part du public une curiosité, qui ressemblait déjà à de l’amour. On n’était pas encore dans le domaine du sacre, mais il y avait quelque chose qui était du domaine de l’affectif, très intense. Puis Mylène a débuté sa tournée en 1989, et il y a eu un dîner organisé dans les Jardins de Bagatelle (ndlr : après la première au Palais des sports). Au cours de ce dîner, Sylvie Devilette, qui connaissait personnellement Laurent Boutonnat, m’a d’abord présenté à Laurent, ensuite à Mylène, et enfin à Bertrand. J’ai parlé quelques minutes avec Mylène, le contact a été très bon. C’est en revenant à ma table avec Sylvie que j’ai eu l’idée d’un livre sur Mylène qui me permettrait de donner davantage de profondeur. Bertrand Le Page a été le premier à être d’accord pour un livre. Celui qui allait devenir le mari de Sylvie, François, a réalisé la maquette. On était tous les trois extrêmement d’accord pour faire un livre qui plaise tout d’abord à Mylène, ensuite à nous, et bien évidemment à ceux qui nous feraient la grâce de bien vouloir l’acheter. Nous avons eu tout d’abord contact avec trois éditeurs. Comme les gens voyaient que le livre allait certainement coûter beaucoup d’argent, ce qui a d’ailleurs été le cas, il y a eu plusieurs désistements.

Bertrand
Bertrand Le Page était un personnage extrêmement particulier, très douloureux, pour des raisons personnelles, remarquablement cultivé et intelligent. C’est un personnage qui envoûtait et qui en même temps faisait peur à tous ceux qui l’approchaient. Il portait cette espèce de brisure, de fêle en lui, qui étaient très intenses. Mylène est une femme qui est à la fois fascinée par cet aspect morbide, mais qui, en même temps, a un tempérament de vie très fort. Je crois que, pour arriver 100_2048à écrire sur la mort comme elle le fait, il faut avoir un goût de la vie certainement beaucoup plus important qu’on ne veut bien vous le laisser croire. C’est ma version des choses. Bertrand avait compris ça, que Mylène montait, qu’elle était dans l’ascension, et que lui était progressivement dans la chute. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il avait également un désir d’exigence terrible. Il disait que la couleur rousse des cheveux de Mylène, c’était lui. Il m’a dit au moins dix fois : « Vous comprenez, Philippe, une chanteuse, ce n’est pas châtain. C’est blond, brun ou roux. Il faut trancher, il faut donner une couleur, une marque, une griffe. » Pour en revenir au livre, Bertrand avait évidemment tenu à voir le texte, Mylène aussi, puisque je l’ai vraiment rencontrée à ce moment-là, et qu’on a travaillé ensemble. Dès que Bertrand s’est intéressé au projet, l’accord de Mylène m’était acquis. Il a organisé des séances d’interview, au Crillon si je m’en souviens bien. J’ai aussi interviewé Laurent.

Dîner aux Beaux Arts
Le livre est sorti en 1991, et en 1989, il y a eu ce drame sombre. Mylène, à l’issue de sa tournée, a donné un autre dîner à l’école des Beaux-arts, que Bertrand avait encore une fois entièrement organisé. J’étais en train de parler avec Mylène, car ma table était voisine de la sienne, et j’ai vu son regard se figer complètement. Je me souviens qu’il y avait dans la salle des chaises Napoléon III. Bertrand a pris une chaise et l’a jetée contre une autre chaise. Laurent, lui, n’avait pas quitté son manteau, il sentait la soirée très mal, il passait de table en table avec un regard assez figé, assez dur. Et là, Mylène m’a dit quelque chose du genre « excusez-moi Philippe, mais Bertrand est en train de faire n’importe quoi ». Et la rupture était faite. C’est moi qui ait du dire à Bertrand que le chapitre du livre qui lui était consacré sautait… Après la rupture, Bertrand n’était plus rien. Il a essayé de travailler avec d’autres artistes, Sheila, ou Corinne Hermès, qui l’a d’ailleurs assez mal vécu car il était très dur. J’ai continué à garder contact avec lui, pour des raisons strictement personnelles. Il m’a raconté une histoire atroce. Un jour, il conduisait la Mercedes, au moment du concert. Il était extrêmement fatigué, il a du déraper et la voiture a basculé légèrement de son ornière, mais il l’a rapidement redressée. Mylène a du avoir peur je pense, et lui a dit « écoute, si tu veux te suicider, fais-le sans nous »… C’est une femme qui peut être dure. On ne fait pas la carrière qu’elle a faite sans être dure. Alors, qu’est-ce que veut dire la dureté ? Si la dureté veut exigence, elle est dure. Si la dureté veut dire cruauté, alors elle n’est pas dure.

Mylène au travail
La préparation du livre a donc duré assez longtemps. Je me souviens de la rencontre avec Sylvie Devilette, où Mylène a découvert mes textes. J’étais dans une autre pièce avec Bertrand, c’est Sylvie qui me l’a raconté. Elle me disait que Laurent passait à Mylène les feuilles les unes après les autres, en lui soulignant les passages de son doigt, et qu’elle manifestait quand même une certaines émotion. On passait de l’article au livre, et pour une jeune artiste évidemment, ça n’a rien à voir, le mécanisme est différent. Lorsque je l’interviewais, c’était une femme qui me parlait assez spontanément. Il n’y a pas eu de corrections de sa part, par exemple. Elle parlait toujours avec une grande précision. Cela m’énerve d’ailleurs un peu lorsque je lis des interviews publiées dans la presse, et où quelque part, je ne la retrouve pas. Alors bien évidemment, les années sont passées, les choses évoluent. Mais on sent bien parfois que les journalistes n’ont pas entendu ou n’ont pas voulu entendre. Le son « Farmer » est très particulier. Mylène est une femme intelligente, qui s’exprime très bien, et ce son part, parfois, un peu en vrille dans la presse.

Cadeaux
J’ai aussi eu contact avec Thierry Suc, c’est d’ailleurs lui qui m’a emmené la première fois en voiture chez l’éditeur du livre, Jean-Pierre Taillandier. Pour la petite histoire, dans la voiture, Thierry me faisait écouter un single de Mylène qui allait sortir. Et moi, je visualisais tous les feux pour qu’ils passent au rouge, et que j’aie la possibilité d’en entendre le plus possible ! Thierry m’avait d’ailleurs proposé de m’arrêter, si je voulais ! C’est un garçon exquis, un très grand professionnel. Mylène m’a fourni des dessins pour ce livre. Je voulais qu’elle me donne des choses qui lui soient extrêmement personnelles. Au départ, il était même question qu’elle me donne des lettres qu’elle écrivait quand elle était petite. J’ai vu ces lettres, elle les signait à l’américaine, avec les croix qui symbolisent les bisous. Et dans l’une de ses lettres, c’était absolument adorable, elle disait à sa grand-mère : « j’ai été très gentille, je n’ai pas fait pipi au lit, j’ai été vraiment mignonne, alors fais ce que tu m’as promis, emmène-moi au cimetière ». Cette adoration pour les cimetières n’est pas du tout une invention marketing, pas plus que celle pour le sang. Des années avant Je te rends ton amour, Mylène me disait « le sang est une belle matière ». Mais il ne faut pas la limiter à « ça ne va pas bien, c’est horrible ». Mylène est une femme qui aime la vie. Je n’ai pas gardé contact avec Mylène après le livre. Et ce n’était pas fait pour. Elle a tourné la page, j’ai tourné la page. Je suis passé sur d’autres projets. Je suis romancier, et j’ai d’autres livres qui sont sortis depuis.

100_2050Mylène la séductrice
A un moment donné, Mylène avait dit de moi « j’aurais préféré ne jamais le connaître ». C’était balzacien, bien sûr à notre niveau, entendons-nous. Quand madame Anska tombe éperdument amoureuse de Balzac, elle tombe d’abord amoureuse de l’auteur et d’un homme qui écrit comme un Dieu et qui la fascine, elle, la petite aristocrate polonaise. Avec Mylène, il y a eu une séduction qui est passée par les mots. Elle m’a donné ses mots, j’en ai fait un livre et je lui ai donné mes mots. Ma manière d’écrire est très tactile, très cinématographique. J’ai besoin d’un regard, d’une présence, d’une silhouette. J’ai besoin de quelque chose qui s’incarne. Mylène m’a donné une émotion, et c’est sur cette émotion que j’ai travaillé. Ce parfum, cette façon de s’habiller, cette façon d’enrouler ses membres sur elle-même, ce côté chrysalide qu’elle peut avoir, cette grâce extraordinaire… tout ça, j’en avais besoin. Vous savez, quelqu’un qui génère votre magazine, qui offre une réflexion au niveau du texte, au niveau de la maquette, c’est quelqu’un qui mérite le respect. C’est une belle carrière, c’est une carrière longue, c’est la première star de France, c’est quelqu’un qui mouille sa chemise, qui donne… Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’a dit « je suis un ami intime de Mylène, je la connais très bien ». A-t-elle des amis proches ? Je n’en sais rien. Quel rapport a-t-elle vraiment avec sa famille ? Je l’ignore. Elle m’a raconté qu’elle avait un jour évoqué avec sa mère, comme toutes les adolescentes, l’idée du suicide. Sa mère lui a répondu : « Ma petite, tu es comme la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe ne meurt jamais ». Cela m’a amusé de constater que, quelques années plus tard, Mylène reprenait la formule sans problème aucun.

 

source Instant-Mag – 2004

 

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INTERVIEW DE Yannik Provost – Tout sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 juillet 2015

 

 

Mylène Farmer : une grande astronaute en vente sur www.edilivre.com/

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« Une grande astronaute » : c’est dans ces termes que Mylène Farmer aimerait que l’on se souvienne d’elle. Une grande conquérante de l’imaginaire. La seule artiste féminine française à avoir marqué son empreinte sur quatre décennies, passant du métier de mannequin pour publicités à la scène du stade de France vingt-cinq ans plus tard. De nombreux ouvrages lui ont été consacrés, tentant en vain de percer le secret de sa réussite. « On invente ma vie, mes émotions » disait-elle en 2006. Alors pour raconter la carrière de Mylène Farmer, qui de mieux que Mylène Farmer elle-même ?

 

Trente ans de carrière sont retracés dans cet ouvrage, uniquement réalisé à partir de propos de l’artiste puisés dans plus de trois cent cinquante interviews de presse, à la radio ou télévisées, de 1984 à fin 2013.

 

Yannik Provost bonjour ! Votre livre est réalisé à partir des propos de l’artiste, puisés dans plus de trois cent cinquante interviews presse, radio ou télévisées, de 1984 à 2014. On imagine que le travail de recherche a dû être long et laborieux ?

 

Pour réaliser « Mylène Farmer : une grande astronaute », plus de deux ans m’ont été nécessaires. Je me suis beaucoup basé sur le site d’un confrère, Mylene-interviewed.c.la. Woodstock (co-webmaster également de mon site Web Innamoramento.net) y recense l’intégralité des retranscriptions des interviews de la chanteuse depuis 1984. J’ai tout relu, mais j’ai également réécouté et revisionné toutes ses interviews (fichiers vidéos, audio…), pour retrouver le ton des réponses, par exemple.

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Vous précisez que votre livre ne contient ni rumeurs, ni bruits de couloirs. Une volonté de respecter l’artiste et sa vie privée ? 

Plus qu’une volonté, cela découle surtout du principe même de l’ouvrage : ce sont les mots de la chanteuse, ou en tous cas ceux qui nous sont parvenus… avec la déformation possible que l’on connaît pour certaines interviews de presse écrite, des années 80 surtout ! Les journalistes se plaisaient alors à parfois romancer ou exagérer certains propos ! Mais j’ai pris le parti de conserver ces interviews tout de même : déjà, parce qu’il est bien subjectif de juger que tels passages sont exagérés de l’intervieweur, mais également parce que le livre se veut une « image » de l’artiste construite à partir des interviews de 1984 à 2013. Pour que ce soit plus clair : je ne prétends pas qu’il s’agit là d’une autobiographie où tout est vrai, où tout a été dit à 100% par l’artiste de façon certaine ; c’est uniquement une biographie construite à partir de ses interviews, que le journaliste ait exagéré des réponses, ou que Mylène elle-même se soit amusée (et c’est le cas) à inventer des anecdotes, qu’importe, c’est une image que l’on peut avoir de sa carrière et de sa vie par rapports à ses interviews.

 

On sent dans votre avant-propos une grande précaution à préciser que ne voulez pas parler au nom de Mylène Farmer. Pourquoi ? La peur d’être mal compris par les fans dans votre démarche ? Ou là encore une précaution vis-à-vis de la chanteuse ? 

Les deux : je voulais que ma démarche soit claire, bien comprises, que ce soit par le public ou par l’entourage de la chanteuse. Pour évoquer de nouveau ma réponse suivante, évidemment que si on imagine Mylène lire cette biographie, elle rigolerait de beaucoup de passages, ne se souviendrait pas avoir dit ça, ou ne se retrouverait pas dans certains chapitres. J’en reviens au principe du livre : je ne prétends pas avoir écrit une fausse autobiographie de la manière qu’aurait pu le faire la chanteuse pour ses 30 ans de carrière ; je prétends avoir écrit une fausse autobiographie à partir des interviews publiées !

 

D’ailleurs, question inévitable : la chanteuse et/ou son équipe ont-ils été mis au courant de votre livre ? Lui avez-vous envoyé ? 

Au courant oui, mais pour l’envoi ce sera dans quelques jours !

 

Parlons du choix des chapitres ! Comment avez-vous fait pour regrouper les dires de la chanteuse sous des grands thèmes comme « Eléments biographiques », « Carrière », « Métier » et « Personnalité » ? Cela doit-être un véritable casse-tête non ? Comment avez procédé ? 

Un casse-tête, c’est le terme ! Concrètement, j’ai tout relu/réécouté/revu, à chaque réponse je « notais » cela comme allant dans telle catégorie, tel futur chapitre… Certaines parties ont ensuite fusionné, tout a pris un ordre chronologique… Il faut savoir qu’à la base, « Mylène Farmer : une grande astronaute » devait être uniquement axé sur ce que la chanteuse a pu dire pour expliquer ses textes et clips (ce qui correspond au final à la partie « centrale » de l’ouvrage dans la table des matières). Et finalement, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis dit que ce serait bête de ne pas en profiter pour faire ce travail pour la moindre de ses phrases, que ce soit au sujet de ses goûts cinématographiques ou ses souvenirs d’enfances à regrouper. Je sais pertinemment que des passages du livre peuvent paraître… « lourds » ? Je veux parler de tout ce qui se retrouve par n’être qu’un listing, dans le genre « J’aime tel artiste, et lui, et lui, et je me souviens avoir eu un album d’untel ». Il fallait vraiment ne pas perdre un seul mot, un seul souvenir, donc on retrouve ces espèces de listing ou des passages redondants.

 

L’artiste accorde désormais peu d’interview. On imagine forcément qu’une mise à jour de votre livre est plutôt lointaine ? Elle ne vous facilite pas la tâche sur ce coup-là ! 

Je ne pense pas qu’il y aurait un jour une mise à jour ! Déjà parce qu’effectivement il n’y aura pas beaucoup de « matière » à l’avenir, mais aussi parce que j’aime bien l’idée que le manuscrit se soit arrêté fin 2013, pile pour les trente ans de carrière.

 

Les médias et les biographes se targuent souvent dans leur promotion de vouloir « percer le mystère Farmer » ! Ma question est simple ! Avez-vous réussis à travers les propos de la chanteuse à percer son mystère ? 

D’un point de vue personnel, en tant que fan, réaliser ce livre m’a beaucoup appris ! On a beau avoir déjà tout lu ou tout entendu sur elle, lorsque tout est réuni comme ça, et non perdu à travers des commentaires de journalistes ou au milieu d’autres réponses de l’artiste moins « intéressantes », on peut se concentrer sur l’essentiel. Des anecdotes précises, des rêves qu’elle a racontés avoir fait certaines nuits, des explications sur des paroles de chansons alors même que l’on avait oublié qu’elle ait formulé ces explications un jour…

 

Le succès de la chanteuse ne semble pas vouloir fléchir puisque après les succès en billetterie de sa tournée, du film du concert, le public achète aujourd’hui en masse le DVD Timeless ! Et pourtant elle est quasi muette dans les médias. Comment expliquer ce phénomène ? 

Mylène Farmer l’a défini très bien, dans le titre de la préface du livre photos « Avant que l’ombre… à Bercy » publié en 2006 : c’est « inexplicable » !

 

Votre premier ouvrage sort aux Éditions Edilivre. Qu’est-ce qui vous as convaincu à rejoindre cette maison d’édition ?  

Une fois le manuscrit terminé, dans une première version « courte », il y a plus d’un an, j’ai commencé à l’envoyer à plusieurs maisons d’éditions : des plus connues aux plus petites. Beaucoup de lettres de refus pendant des mois, et puis un jour « Edilivre » m’a répondu, en janvier dernier. Ce n’est pas la parfaite maison d’édition, puisqu’elle imprime les exemplaires à la commande, mais c’est bien mieux que rien ! Sans ça, le livre n’existerait toujours pas à l’heure actuelle. Je reçois même encore aujourd’hui parfois des lettres de refus pour des envois que j’ai pu faire en décembre dernier à des maisons d’éditions…

 

Plus de 4400 « J’aime » sur la page Facebook consacré à votre livre avant même sa sortie. C’est un véritable plébiscite des fans pour ton bouquin. Est-il envisageable, si le succès est au RDV, que votre ouvrage sorte un jour en librairie ? 

 Pas sous cette maison d’édition. Mais si un autre éditeur est intéressé par la suite évidemment… ! Je ne pense pas que le livre sera un grand succès de vente comparé aux autres publiés sur la chanteuse. Et pour cause : le prix ! Edilivre étant basé sur l’impression à la commande, cela engendre un coût assez élevé (surtout pour un pavé de 434 pages au format 170*270). Prix que j’ai tout de même pu arriver à faire réduire juste avant la sortie, malgré les apparences…

 

C’est votre premier livre. Cela-t-il donné envie de réitérer l’expérience ? 

Non ! Je ne suis pas écrivain, c’était uniquement un exercice de style pour celui-ci, un travail que j’aurais pu faire uniquement pour une rubrique de mon site Web. Mais en livre, c’est beaucoup plus lisible et appréciable.

 

Vous reversez directement à l’association Arc-en-ciel, qui réalise les rêves d’enfants hospitalisés, l’intégralité de vos droits d’auteurs. Pourquoi ne pas vouloir récolter le fruit de votre travail ? 

Tout ce que je fais depuis onze ans est à but non lucratif. La publicité que l’on peut parfois voir sur mon site Web ne me sert qu’à financer mes serveurs, ou même investir dans l’achat de documents/photos inédits pour les offrir aux fans de la chanteuse. Pour le livre, c’est dans le même esprit, et après tout je n’ai fait que le composer : ce sont les mots de la chanteuse, ce serait étrange de gagner de l’argent sur ça ! Pour chaque livre commandé via Edilire.com, l’association touchera 20% à la fin de l’année. 

Mylène Farmer s’est elle-même engagée avec cette association il y’a quelques années en rendant visite à des enfants malades dans des hôpitaux. C’est ce qui vous a poussé à choisir cette association plutôt qu’une autre ?  

Effectivement, pousser le concept jusqu’au bout ! Mais aussi parce que j’avais déjà été en contact avec eux l’hiver dernier, lorsque je leur avais versé le surplus de cagnotte pour la publication dans « Libération » que j’avais organisée pour les 30 ans de carrière de l’artiste.

 

En 2003 vous avez créé sous le pseudo « Ptigénie » le site Innamoramento.net qui connait désormais un succès croissant auprès des fans de la chanteuse. Est-il facile de gérer un site web sur Mylène Farmer ? On sait que les fans de la chanteuse sont très exigeant … 

Aujourd’hui, c’est devenu plus facile, puisque je me suis habitué depuis onze ans au « fonctionnement » des fans sur Internet. Je sais pertinemment que quoi que l’on fasse, les statistiques et autres probabilités feront que certains ne seront pas contents ! C’est une règle immuable qui vaut évidemment pour la vie en générale. Parfois je lis des choses sur mon site, ou sur moi, qui peuvent faire mal parce ce sont des choses qui ne me correspondent pas. On parle sans savoir… Je vais prendre un exemple tout bête qui m’a marqué cet hiver : lorsque j’ai organisé la publication de la demi-page dans le quotidien Libération pour les trente ans de carrière, j’ai été contraint de mettre en bas de celle-ci les noms des donateurs ayant participé à hauteur de 100€ à la cagnotte. J’ai alors pu lire sur un forum que j’avais organisé tout cela dans le but égoïste de m’offrir mon propre nom dans un quotidien… Sauf que dès le départ, il était hors de question pour moi d’inscrire mon nom dans cette petite liste. Lorsque la demi-page a été publiée, ces personnes n’étaient pas très prolixes pour faire remarquer que mon nom n’y figurait pas. En règle générale, il est plus facile de spéculer de façon négatives sur des intentions, que d’imaginer un instant que, oui, il est possible de faire des choses « juste comme ça », pour partager une passion. Mais dans la grande majorité, les retours que j’ai sont très sympathiques, sur Facebook, Twitter, par mails… et me donnent envie de continuer à tenir ce site encore longtemps !

 

« Une grande astronaute » : c’est dans ces termes que Mylène Farmer aimerait que l’on se souvienne d’elle. Mais vous Yannik,  avec quels termes aimeriez-vous qu’on l’on souvienne de vous ? 

J’aime bien une citation que j’avais trouvée, en slogan de mon site à une époque : « Une chose n’a de valeur que si elle est peut-être partagée ». On ironise souvent à mon propos pour ce mot, « partage », que j’emploie encore et encore comme un illuminé qui verrait le monde en mode Bisounours, petits papillons et champs de fleurs à perte de vue. On me demande souvent, en privé, si je n’ai pas des fichiers inédits (photos, vidéos…) sur Mylène Farmer qui ne seraient pas sur mon site, et que je pourrais montrer discrètement (c’est bien connu, un secret, c’est une chose que l’on ne dit qu’à une personne à la fois). Je réponds toujours  que tout est sur mon site ! Je n’ai aucun plaisir à garder quelque chose pour moi sur mon PC. Ou, en tout cas, si c’est pendant un temps le cas pour des photos inédites (par exemple) non publiées, c’est qu’elles le seront bientôt et que ce n’est qu’une question de temps, pas de « je garde ça pour moi youhou ». Et l’anniversaire du site, ou la fête de Noël, est toujours une bonne occasion pour publier ce genre de choses ;)

 

Interview réalisée par Rozier Sébastien sur http://www.linstant-interview.com/#!yannik-provost/c6e

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NOUVEAU LIVRE DE MYLENE FARMER juillet 2015

Posté par francesca7 le 15 juillet 2015

 

AVANT QUE MINUIT NE VIENNE

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Le livre sera vendu au prix de 12€ TTC (11,40€ en retrait magasin FNAC). Environ 170 pages. Sortie début juillet !

« Avant que minuit ne vienne » est un conte dont VOUS êtes le héros ! Voyagez à travers l’univers visuel développé par Mylène Farmer et Laurent Boutonnat depuis plus de 30 ans : vos choix et votre capacité à résoudre quelques énigmes vous permettront d’atteindre le bout de cette aventure construite autour des clips de la chanteuse. Un régiment anglais égaré, sept nains dans une chaumière, un radeau à la dérive et quelques squelettes dansant dans un cimetière… Parviendrez-vous à reconnaître toutes les références sur votre chemin ?

Après la biographie « Mylène Farmer : une grande astronaute » (Edilivre, 2014), Yannik Provost publie ce nouvel ouvrage plus léger et ludique autour de la carrière de la chanteuse. L’auteur reverse les bénéfices de ses droits d’auteur à l’association Rêves. Reconnue œuvre de bienfaisance et d’intérêt général, celle-ci a pour mission d’exaucer le rêve des enfants et adolescents atteints de pathologies graves ; de leur offrir une parenthèse enchantée pour oublier la maladie.

 

Mylène - Extrait du livre une grande astronaute

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PIQUE ET CŒUR POUR MYLENE

Posté par francesca7 le 29 juin 2015

 

RTBF (BELGIQUE) – 2 NOVEMBRE 1986 : PHILIPPE LUTHERS

 

largeL’invité principal de cette émission de variétés tournée à Bruxelles et diffusée par la RTBF est Francis Cabrel, installé dans un décor de salon avec l’animateur Philippe Luthers.

Celui-ci annonce Mylène Farmer, qui interprète « Libertine » sur le plateau, dans son costume d’époque bleu. La chorégraphie, toujours très énergique, l’est ici particulièrement puisque Mylène sautille littéralement d’un bout à l’autre du plateau tout le long du titre ! Sans doute emportée par son élan, elle finit même le titre en ayant pratiquement retiré sa veste !

La chanson finie, elle rejoint le coin salon, visiblement essoufflée.

Philippe Luthers : (alors que Mylène s’installe à ses côtés) Mylène ! Mylène Farmer ! (à Francis Cabrel) Quelle santé, tout de même ! Je veux dire, faut de l’entraînement pour faire ça, à mon avis !

Francis Cabrel : Ben dis donc, moi je me sens pas du tout capable de danser comme ça !

PL : Il faudrait essayer pour être sur scène…

FC : (le coupant) Elle est beaucoup plus jeune, c’est pour ça !

PL : Il y a un album de Mylène Farmer qui est sorti il y a quelques semaines (au mois d’avril précédent, nda), c’est un album qu’il faut découvrir, qu’il faut réécouter : c’est pas un album qu’on peut épuiser comme ça, en quelques secondes…

Mylène Farmer : C’est gentil de le dire !

PL : C’est voulu, cette idée de divers univers qui se retrouvent dans l’album ?

MF : Je sais pas. Moi, j’attache beaucoup d’importance à l’image. Si j’avais pu, sur cet album j’aurais apporté à chaque fois un vidéoclip –puisque c’est ça, c’est la démarche promotionnelle. Si j’avais pu le faire, je l’aurais fait. Le problème, c’est qu’on n’a pas assez de temps, que ça demande beaucoup de moyens donc on a tout porté sur « Libertine » et que le prochain, on va aussi faire une vidéo.

PL : Voilà. Alors je vous invite à découvrir un jour l’univers de Mylène Farmer au-delà de « Libertine » !

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Apparitions Mylène Farmer au Cinéma

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

 

1Le saviez-vous ? 

- La véritable première apparition de Mylène Farmer au cinéma n’est pas dans Giorgino mais dans Le Dernier Combat de Luc Besson, sorti en 1982. Elle y est figurante et prête ses jambes ravissantes au cinéaste le temps de quelques secondes. Le début d’une longue amitié et de plusieurs collaborations.

 

 

2- En 1989, Nicole Garcia est à la recherche d’une actrice pour jouer dans son premier long-métrage en tant que réalisatrice, Un week-end sur deux. Mylène Farmer se voit proposer le premier rôle, mais le refuse car elle est en pleine préparation de sa première tournée : »C’est vrai que j’ai rencontré Nicole Garcia. J’ai vraiment souhaité la rencontrer. J’avais ce projet de scène donc il a fallu choisir » indique-t-elle à Laurent Boyer dans l’émission Pour Un clip avec toi. C’est finalement Nathalie Baye qui est choisie. Elle est nommée pour le César de la Meilleure Actrice. Dans le même programme, la chanteuse avoue « J’ai l’impression que le cinéma français, en tout cas celui d’aujourd’hui me touche moins qu’un autre cinéma, le cinéma russe, le cinéma américain parfois, le cinéma anglais.« 

 

- En 2002, l’écrivain Marc Lévy, qui est alors le compagnon de la chanteuse, annonce qu’il a écrit son premier scénario pour le cinéma dans lequel elle est censée jouer. A deux pas de chez toi doit entrer en tournage en 2004, le temps de réunir les fonds nécessaires et une distribution. L’histoire est centrée sur la relation entre un vieux monsieur et son infirmière. Pour le premier rôle masculin, les noms de Jean Rochefort et Michel Serrault circulent. Mylène rencontre le premier à cette occasion et déclare en 2010 à Paris Match qu’il est « un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref…magnifique. » Malheureusement, le film ne se fait pas. 

 

3- Les Césars ne sont décidément pas passés loin de Mylène Farmer. En 2006, Jacques Audiardrecevait celui du Meilleur Film pour De battre mon coeur s’est arrêté. Avant le tournage, il avait offert un rôle à la chanteuse. Mais elle n’était pas disponible, elle préparait à cette époque son nouvel album « Avant que l’ombre…« , ainsi que les concerts « intransportables » qui lui ont fait suite. En 2010, le magazine Serge annonçait une interview croisée du réalisateur et de Mylène Farmer. Cela ne s’est pas fait non plus…

- Lorsqu’un projet d’adaptation au cinéma du roman de Salman Rushdie La Terre sous les pieds (2011), est développé, le romancier, que la chanteuse admire beaucoup, lui propose de participer à la bande-originale. Mais le film ne voit jamais le jour.

 

 

téléchargement (14)- Depuis 2006, Mylène Farmer est annoncée dans le film L’Ombre des autres, adapté du roman éponyme de Nathalie Rheims, qui est sa meilleure amie dans la vie. Elle y jouerait le rôle de Tess, une chercheuse en médecine de la fin du 19ème siècle, emportée dans le monde de la magie et du spiritisme. Le scénario a été écrit par Claude Berri, mais son décès en janvier 2009 a retardé le projet. La réalisation a été confiée à Bruno Aveillan, avec qui la star a déjà travaillé sur The Farmer Project, et la production à Stéphane Celerier de Mars Distribution. Le film devait entrer en tournage en 2009, après la tournée des stades de la chanteuse, mais cela ne s’est pas fait. L’auteure a déclaré sur son blog : « Il s’agit d’un film de genre, ce qui n’est pas aisé en France et c’est la raison pour laquelle nous nous orientons vers une distribution anglo-saxonne. Le cinéma est un art qui implique beaucoup de moyens et des partenaires qui accompagnent le montage financier, mais nous travaillons de toutes nos forces avec l’espoir que le film verra le jour dans les deux ans qui viennent. » Nous sommes en 2013, les deux ans sont passés. Le film n’a toujours pas vu le jour. La malédiction qui entoure Mylène Farmer et le cinéma va-t-elle encore frapper ?

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

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Critique du Dictionnaire des chansons de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 31 octobre 2013


 Critique du Dictionnaire des chansons de Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES 413yezahhql._-181x300

1 – « Sans illustration ni photographie de la célèbre chanteuse, ce livre n’est pas une biographie de star, autorisée ou non. La vie privée de Mylène Farmer n’intéresse pas l’auteur, ce n’est pas son propos. Celui-ci est uniquement professionnel. Le journaliste présente un travail d’analyse, exhaustif et minutieux, se concentrant sur le sens des textes, attentif à recouper, retrouver les inspirations, les éclaircir. Sous la forme d’un dictionnaire que l’on se doit de compulser par ordre alphabétique, c’est le riche univers artistique de Mylène Farmer qui est présenté. Benoît Cachin ne néglige aucune version des chansons, du live au remix, sans oublier les ambiances particulières des clips et des concerts, mettant en évidence les thématiques de l’artiste provocatrice et controversée. Une introduction chronologique et circonstanciée sur le parcours de la chanteuse fait le point sur ses activités, ses collaborateurs, ses succès, mettant en valeur le talent et la carrière. Ce livre ravira les collectionneurs et les fans, adeptes de la grande prêtresse de la chanson française. »

 2- « Dans cet ouvrage, l’auteur prend le temps de retracer le parcours exceptionnel de la chanteuse, de nous faire découvrir son univers unique, fourmillant de références littéraires, picturales et cinématographiques. »

citations sur evene.fr

 

 

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Le mystère -biographie de Mylène

Posté par francesca7 le 30 août 2013

interview presse Mathias Goudeau (Écrivain)
Auteur d’une biographie Le mystère – Biographie de Mathias Goudeau Date de parution: 13 août 2003

Le mystère -biographie de Mylène dans Mylène dans la PRESSE images-32

Rencontre avec l’auteur de l’abécédaire « Mylène Farmer, le mystère ».

Qui a eu l’idée de faire ce bouquin : toi ou l’éditeur ?
Les deux. Lui voulait lancer cette collection, Portrait (ndlr : dont ce livre est le premier, d’autres suivront par la suite). Moi, de mon côté, je m’intéresse à la chanson française, donc j’avais forcément envie d’écrire sur Mylène Farmer. Je ne suis pas fan, mais c’est un objet de curiosité.

Tu n’es pas fan ?
Non. J’aime bien. J’ai quelques disques à la maison. Mais je suis plus Souchon, Goldman, Cabrel, Renaud, les Beatles…

Pourquoi sortir un livre maintenant alors que Mylène n’est pas dans l’actualité ?
Elle n’y est pas mais y est toujours. Tu es mieux placé que moi pour le savoir (rires).

J’imagine que tu étais au courant que beaucoup d’autres bouquins lui étaient consacrés ces derniers temps. Pourquoi avoir maintenu le tien ?
Quand le projet s’est mis en route, en janvier, aucun bouquin n’était sorti.

Comment expliques-tu que tant de livres sur Mylène sortent cette année alors qu’il n’en sortait jamais avant ?
Je ne sais pas. En tout cas, dire que ce sont des coups d’éditeurs qui savent que ça va se vendre parce qu’il y a des fans, ça me paraît un peu facile : ça fait déjà pas mal d’années que le phénomène des fans de Mylène Farmer existe. Je pense que c’est plus une sortie de dynamique. Un peu comme les chansons : il suffit qu’un nouveau son arrive et d’autres s’engouffrent dans la brèche.

Pourquoi avoir fait le choix d’un dessin en couverture ?
D’abord, je dois dire que ce n’est pas de mon fait. C’est le travail de l’éditeur. Je crois que c’est une identité visuelle qu’il souhaite donner à sa nouvelle collection. Pour les petits Music Books, ce sont des caricatures. Pour la collection Portrait, ce sont des dessins plus adultes. J’aime beaucoup cette couverture.

Et le choix de ne pas mettre de photos à l’intérieur ?
Je crois qu’il est très difficile d’obtenir des photos de Mylène, je ne t’apprends rien. Et puis, c’est surtout un livre d’information. Il s’agissait pour moi de démêler le faux du vrai dans le flot de rumeurs qui courent autour de Mylène Farmer. Un vrai travail de fourmi. Information, précision, vérification. Tout simplement un travail de journaliste.

Quelle a été ta méthode de travail ?
Comme pour tous les abécédaires que j’ai pu faire, le truc c’était de se mettre plein de Mylène Farmer dans la tête : musique, clips, infos… Et de classer tout ça. Le but était d’être le plus lisible possible à l’arrivée et de permettre la lecture-zapping. Ces livres-là sont faits pour les fans et pour les novices.

Tu t’es octroyé la collaboration de Jérémy Courtytera. Quelle a été sa contribution au livre ?
Les compléments d’information. Tous les petits plus et les précisions sur les faits concrets, c’est lui. De même qu’un point de vue général, une relecture. Pour ce qui est des nouvelles infos, c’est moi.

Parlons-en. En lisant ton livre, j’ai appris quelques petites choses. En particulier l’existence d’une publicité pour le loto que Mylène a tournée à son époque mannequin et dont j’ignorais l’existence. Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’effet de surprises à tes futurs lecteurs. J’aimerais juste savoir si l’on a une chance de la voir un jour dans « Plus vite que la musique » (où l’on a déjà pu découvrir celle de la Caisse d’Épargne) ?
Je ne pense pas.

Pourquoi ?
(Silence). Je ne sais pas si on peut la récupérer.

Puisqu’on parle de « Plus vite que la musique », est-ce qu’un nouveau numéro spécial Mylène est prévu ?
Pas pour l’instant.

Est-ce que les deux précédentes spéciales que vous lui avez consacrées ont obtenu de bonnes audiences par rapport à la moyenne de l’émission ?
Oui, même si la dernière (ndlr : diffusée en février 2003) n’a pas réalisé les scores escomptés.

Vous aviez pourtant retrouvé des gens qui l’ont côtoyée de près, en particulier son premier attaché de presse. Est-il difficile d’obtenir des interviews de l’entourage de Mylène ?
C’est plus facile avec ceux qui ne travaillent plus avec elle. Mais c’est la même chose pour la plupart des artistes. Le plus difficile avec Mylène, c’est d’avoir une interview d’elle, contrairement à Marc Lavoine ou Pascal Obispo. De ce fait, on est obligé d’aller chercher des gens qui l’ont connue.

Est-elle au courant de la sortie de ton livre ?
Oui. Je vais lui envoyer avec un petit mot. Je n’ai pas encore eu le temps de le faire.

Au fil des pages, tu reviens très souvent sur l’échec de « Giorgino ». Pourquoi ?
L’abécédaire est forcément une source de redondances car il faut que le lecteur puisse prendre le livre à n’importe quelle page et comprendre parfaitement les tenants et les aboutissants de ce dont on parle. Pour ce qui est de l’échec de « Giorgino », il revient régulièrement parce qu’il y a clairement un avant et un après « Giorgino » dans la carrière de Mylène Farmer.

Que retiens-tu de Mylène Farmer après avoir écrit ce livre ?
Tout ce que j’ai appris et retenu du personnage est dans les premières pages du livre, avant l’abécédaire. J’y donne mon avis sur l’artiste et le phénomène. Ce sont les pages que j’ai écrites en dernier. J’ai un grand respect pour les gens professionnels. Le moins que l’on puisse dire sur Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, qu’on les aime ou qu’on ne les aime pas, c’est que quand ils font un truc, ils y vont à fond. Quand on connaît mal Mytlène Farmer, on peut penser que c’est du glauque, de l’ésotérique et qu’elle n’est adulée que par des barjos. Je sais que c’est un peu provocateur de dire ça ici (rires). Quand tu te plonges dedans, tu vois que c’est une grande pro. Mylène sait s’entourer de gens compétents et apprendre à leur contact. Avec Laurent, elle forme un vrai couple de créateurs.

Que penses-tu du phénomène ?
Je suis étonné par ce mouvement de fans. C’est exceptionnel en France, et dans le monde. Les stars qui suscitent un tel engouement se comptent sur les doigts d’une main. C’est quelque chose que j’ai du ma à expliquer. J’ai du mal à comprendre comment on peut dépenser un RMI ou s’endetter pour s’offrir un objet qui, au final, reste un objet. C’est passionnel, irraisonnable donc je ne juge pas. Mais la fascination que Mylène exerce sur tant de gens reste un véritable mystère.

Justement, ton livre s’intitule « Mylène Farmer, le mystère ». Penses-tu l’avoir percé à jour ?
Je pense oui. Le but était d’essayer de comprendre le phénomène Mylène Farmer – son succès, sa longévité, ses fans. Je pense y être parvenu.

Mylène Farmer Magazine paru en 2003

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INXS et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 août 2013

 

INXS et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 220px-hutchence-inxsINXS sort son premier album, simplement baptisé INXS, en 1980 ; cet album contient leur premier single et tube en Australie Just Keep Walking. Après la sortie de l’album, les concerts s’enchaînent. En 1981, paraît leur second disque Underneath the Colours qui remporte un franc succès dans leur pays natal.

Mais c’est lors de la sortie de l’album Shabooh Shoobah fin 1982 que le groupe fait vraiment parler de lui, notamment en Amérique du Nord, où l’un des singles extraits de cet album, intitulé The One Thing, se classe en 1983 dans le Top 40 américain, atteignant aussi le Top 20 canadien ; The One Thing fut aussi leur première vidéo à être diffusée sur MTV, leur permettant d’acquérir une certaine notoriété aux États-Unis.

Ce succès permet au groupe de tourner aux USA au printemps 1983. Sa première tournée se fait en compagnie de Adam and the Ants, puis plus tard de Hall and Oates et des Go-Go’s. En mai 1983, INXS affirme son association avec le mouvement new wave en participant au New Wave Day en Californie. C’est alors que Gary Grant, leur co-manager depuis 1981, établit une permanence à New York afin d’assurer une présence dans l’hémisphère Nord. Le groupe continue à parcourir les États-Unis jusqu’à la fin de l’année, jouant même avec Men at Work - autre groupe australien – à New York.

NXS (prononcer in excess) était un groupe de rock australien formé en 1977 à Sydney.

Inscrit dans le mouvement new wave, il connut une grande popularité au cours des années 1980 et 1990 ; la période où le groupe rencontra le plus de succès s’étendant principalement sur dix ans, de 1982 à 1992.

 

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Le premier single, Never Tear Us Apart, compte sur une collaboration avec Mylène Farmer et Ben Harper (rien de moins!). Tricky, Rob Thomas et Nikki Costa comptent parmi les autres chanteurs invités.

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interview d’Ewen sur Mylène

Posté par francesca7 le 25 juillet 2013

 

FARMER ADDICT est allé déranger l’auteur le temps d’une interview pas tout à fait comme les autres.

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Erwan, j’ai une question qui me brûle les lèvres : elle te paie combien Mylène pour que tu publies autant de livre avec son nom sur la couverture ? Ça se négocie comment entre-vous ?

Pas assez… D’ailleurs, j’attends le dernier virement. Plus sérieusement, il n’y en a pas autant que ça… Sur 23 livres que j’ai écrit, Mylène n’est citée que 5 fois dans le titre… Et puis, je doute qu’elle ait besoin de moi pour s’enrichir… Soupirs. Maintenant, je suis très fier d’avoir battu le record de l’auteur qui a le plus écrit sur elle. Plus jeune, je n’aurais jamais pu imaginer le faire…

Le personnage principal de ton roman est un romancier qui se nomme Erwan, qui est en manque d’inspiration et qui ne rencontre pas le succès : c’est auto-biographique ?

Oh que non, au contraire, je souffre d’ « imagination » précoce qu’il faut que je canalise, sinon ça jaillit de tous les côtés. Tous les jours, j’ai une nouvelle idée de roman, de pièce ou de biographie. L’angoisse de la page blanche, je ne connais pas. J’ai plus une écriture automatique comme si une force imaginaire me guidait.

Il faut être sacrément frapper pour s’imaginer Mylène tomber amoureux de toi ? c’est un fantasme c’est certain…

Pourquoi ? On ne formerait pas le couple le plus glamour de l’année ? Tu sais, quand j’étais adolescent, mon rêve n’était pas d’être millionnaire ou vétérinaire, mais c’était juste que Mylène vienne me chercher à la sortie de mon collège, rien que pour voir la tête des autres que je saoulais avec elle. Je l’aimais tellement que j’enregistrais plein de compilations de ses chansons à toutes les personnes qui n’avaient pas succombé à son répertoire ! Maintenant, qui sait ? Peut-être est-elle amoureuse de moi ? Elle est si timide… « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer »…

A la Fnac, j’ai trouvé ton livre au rayon Roman ! Y a une erreur, non ? Tu officies d’avantage au rayon biographies d’habitude ?

Certes, mais j’écris aussi des romans… Et puis, « Sur mes lèvres… » est une pure fiction. Le problème aurait été l’inverse. Je le redis, ce n’est pas du tout autobiographique… Je suis très différent de cet Erwan. Je suis beaucoup plus joyeux et moins sordide. On va dire que c’est un roman people…

Ton livre devrait plaire à Benoit Di Sabatino, j’en suis sur…

Hmm… Qui sait ? Je sais qu’il a le recul assez suffisant pour l’avoir apprécié. Et puis qui sait si ce roman ne sera pas un jour adapté au cinéma ? Double Hmm…

Très sérieusement, penses-tu pouvoir écrire une chanson à Mylène Farmer ?

Le rêve ultime… Sans prétention, je le pense… J’aime beaucoup jouer avec les mots sur des textes courts… Je verrai bien un texte genre « Il venait d’avoir 18 ans »… ou l’histoire d’amour de Mylène avec un très jeune homme… Maintenant, elle excelle tellement dans ses paroles que je devrais proposer ce genre de collaboration à d’autres chanteuses… Certaines ont des textes tellement étranges…

Lire la suite ici ….

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Mylène Farmer apprécie Gustave Doré

Posté par francesca7 le 30 décembre 2012

 

Fichier:Gustave dore.jpgPaul Gustave Louis Christophe Doré dit Gustave Doré est un illustrateurgraveurpeintre et sculpteur français, né à Strasbourg le 6 janvier 1832, au 5 (aujourd’hui 16), rue de la Nuée-Bleue, et mort le 23 janvier 1883 à Paris dans son hôtel de la rue Saint-Dominique. Il fut reconnu internationalement de son vivant.

 En 1840, le père de Gustave, Jean-Philippe Doré, polytechnicien, est nommé ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de l’Ain et la famille Doré s’installe à Bourg-en-Bresse. L’enfant aux dons précoces est un très bon élève du collège mais il se fait encore davantage remarquer par ses caricatures et ses dessins inspirés du monde bressan qui l’entoure : à douze ans un imprimeur local publie ses premièreslithographies sur Les Travaux d’Hercule. Elles amènent l’éditeur parisien Charles Philipon à lui proposer de s’installer à Paris où à partir de 1847 il suit les cours du lycée Charlemagne et dessine en même temps des caricatures pour le Journal pour rire de Philippon. Il connaît vite la célébrité et débute en 1848 au Salon avec deux dessins à la plume mais continue à vivre auprès de sa mère après la mort de son père en 1849.

À partir de 1851, tout en exposant ses toiles, il réalise quelques sculptures de sujets religieux et collabore à diverses revues dont le Journal pour tous. En 1854, l’éditeur Joseph Bry publie une édition des œuvres de Rabelais, illustrée d’une centaine de ses gravures. De 1861 à 1868, il illustre La Divine Comédie de Dante.

De plus en plus reconnu, à la fois autodidacte et exubérant, Gustave Doré illustra entre 1852 et 1883 plus de cent vingt volumes qui parurent en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Lors de la campagne de Crimée, il réalise, à la fois comme auteur et comme illustrateur, L’Histoire de la Sainte Russie, une charge contre ce pays avec qui la France et l’Angleterre étaient entrées en guerre. C’est un album qui préfigure la bande dessinée, où il joue sur le décalage entre le texte et l’illustration, et où il utilise d’étonnantes astuces graphiques.

 Mylène Farmer apprécie Gustave Doré dans Mylène et les AUTEURS 186px-dore_ridinghoodIl fréquente alors la société mondaine et élargit ses activités picturales en composant de grands tableaux comme Dante et Virgile dans le neuvième cercle de l’Enfer(1861 – 311 x 428 cm – musée de Brou), L’Enigme (au Musée d’Orsay) ou Le Christ quittant le prétoire (1867-1872), un tableau mesurant six mètres de haut par neuf mètres de large. Ce tableau a été restauré de 1998 à 2003 au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, dans une haute salle qui lui est dédiée.

Multipliant en même temps dessins et illustrations en tous genres (fantastique, portraits-charges), sa notoriété devient européenne et il rencontre un immense succès en Angleterre avec la Doré Gallery qu’il ouvre à Londres en 1869.

Il meurt d’une crise cardiaque à 51 ans, le 23 janvier 1883, en laissant une œuvre imposante de plus de dix mille pièces qui exercera par la suite une forte influence sur nombre d’illustrateurs. Son ami Ferdinand Foch organise les obsèques à Sainte-Clotilde, l’enterrement au Père-Lachaise et un repas d’adieu rue Saint-Dominique.

En 1931, Henri Leblanc publie un catalogue raisonné qui recense 9 850 illustrations, 68 titres de musique, 5 affiches, 51 lithographies originales, 54 lavis, 526 dessins, 283 aquarelles, 133 peintures et 45 sculptures. Le musée de Brou à Bourg-en-Bresse, conserve pour sa part 136 œuvres de toute nature (peinture à l’huile, dessins, sculptures).

Dans les années 2000, son arrière-arrière petit neveu est chanteur et se nomme Julien Doré.

Ouvrages illustrés par Gustave Doré 

Gustave Doré illustra plus de cent chefs-d’œuvre de la littérature universelle

Ainsi que des ouvrages sur la tauromachie :

Peintures 

 

 

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Mylène Farmer apprécie Robert Doisneau

Posté par francesca7 le 29 décembre 2012

 

Mylène Farmer apprécie Robert Doisneau dans Mylène et les AUTEURS 220px-robert_doisneau_photographed_by_bracha_l._ettinger_in_his_studio_in_montrouge_1992Robert Doisneau (né le 15 avril 1912 à Gentilly - mort le 1er avril 1994 à Montrouge) est un photographe français, parmi les plus populaires d’après-guerre. Il fut, aux côtés de Willy Ronis, d’Édouard Boubat, et d’Émile Savitry, l’un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.

Robert Doisneau est né dans le sud de la banlieue parisienne au sein d’une famille bourgeoise. Il étudie les Arts graphiques à l’École Estienne et obtient son diplôme de graveur et de lithographe en 1929.

Un an plus tard, il réussit à intégrer l’Atelier Ullmann en tant que photographe publicitaire. En 1931, Robert Doisneau rencontre Pierrette Chaumaison avec qui il se marie trois ans plus tard ; il devient cette même année l’opérateur d’André Vigneau avec lequel il découvre la Nouvelle Objectivité photographique.

En 1932, il vend son premier reportage photographique, qui est diffusé dans l’Excelsior.

En 1934, le constructeur automobile Renault de Boulogne-Billancourt, l’embauche comme photographe industriel, mais, du fait de ses retards successifs, il se fait renvoyer cinq ans plus tard, en 1939.

Désormais sans emploi, Robert Doisneau tente de devenir photographe illustrateur indépendant. Il rencontre, peu avant le début de la Seconde Guerre mondialeCharles Rado, fondateur de l’agence Rapho. Son premier reportage, sur le canoë en Dordogne, est interrompu par la déclaration de guerre et la mobilisation générale.

Après la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau devient photographe indépendant en intégrant officiellement, dès 1946, l’agence de photographie Rapho.

Il se met alors à produire et à réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger (URSS,États-UnisYougoslavie, etc.). Certains de ses reportages paraîtront dans des magazines comme LifeParis MatchRéalitésPoint de vueRegards, etc.

270px-Photographers_Robert_Doisneau_%28left%29_and_Andr%C3%A9_Kert%C3%A9sz_in_1975_b dans Mylène et les AUTEURSEn 1947, il rencontre Robert Giraud, chez l’antiquaire Romi, c’est alors le début d’une longue amitié et d’une fructueuse collaboration. Doisneau publiera une trentaine d’albums dont La Banlieue de Paris, avec des textes de Blaise Cendrars, en 1949. Il travaillera un temps pour Vogue, de 1948 à 1953 en qualité de collaborateur permanent. Il est aussi ami de Jacques Yonnet et ses photos illustrent son fameux Enchantements sur Paris (Denoël-1954) devenu La ville des maléfices (Biblio).

Son talent de photographe sera récompensé à diverses reprises : le prix Kodak en 1947, le prix Niepce en 1956. En 1960, Doisneau monte une exposition au Musée d’art contemporain de Chicago. En 1975, il est l’invité d’honneur du festival des Rencontres d’Arles (France). Une exposition lui y est consacrée. Il recevra d’autres prix pour son travail : le Prix du Livre des Rencontres d’Arles pour L’Enfant et la Colombe (1979) et pour Trois secondes d’éternité en 1980, chez contrejour, le Grand Prix national de la photographie en 1983 et le prix Balzac en 1986. En 1986, le festival des Rencontres d’Arles présente une exposition intitulée De Vogue à Femmes, Robert Doisneau. En 1992, Doisneau présente une rétrospective au Musée d’art moderne d’Oxford. Ce sera la dernière exposition de ses œuvres organisée de son vivant. En 1994, le festival des Rencontres d’Arles présentait Hommage à Robert Doisneau.

Robert Doisneau meurt à Montrouge le 1er avril 1994. Il est enterré à Raizeux, aux côtés de sa femme.

Œuvres 

  • 1940 : « Lâcher de tracts »fanvalentin2-208x300
  • 1944 : « Amour et barbelés »
  • 1944 : « La voiture fondue« 
  • 1950 : « Le Baiser de l’hôtel de ville« 1
  • 1951 : « Rue Mouffetard« 
  • 1956 : « Les Écoliers de la rue Damesme« 
  • 1958 : « La Transhumance »
  • 1959 : « La Récréation, rue Buffon, à Paris »
  • 1959 : « Les Sables d’Olonne »
  • 1959 : « Les grandes vacances »
  • 1960 : « Le passant avec un béret »
  • 1971 : « Devant la laiterie »
  • 1982 : « Le Parc Monceau », 30,5 x 39,6 cm, Musée d’art de Toulon

 

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Mylène Farmer apprécie Etty Hillesum

Posté par francesca7 le 25 décembre 2012

 

Mylène Farmer apprécie Etty Hillesum dans Mylène et les AUTEURS etty-hillesum-182x300Esther « Etty » Hillesum, née le 15 janvier 1914 à Middelbourg, en Zélande, aux Pays-Bas et décédée le 30 novembre 1943 au camp de concentration d’Auschwitz en Pologne, est une jeune femme juive connue pour avoir, pendant la Seconde Guerre mondiale, tenu son journal intime (1941-1942) et écrit des lettres (1942-1943) depuis le camp de transit de Westerbork.

Grande figure de la spiritualité contemporaine, Etty Hillesum, jeune femme âgée de 27 ans en 1941, au début de son Journal, vivait à Amsterdam, où elle a obtenu une maîtrise de droit en 1939. Elle commença alors des études de russe, que la guerre et l’occupation vont bientôt interrompre, tandis qu’Etty commence à tenir un journal intime, dans lequel elle relate la spirale inexorable des restrictions des droits et des persécutions qui amènent en masse les juifs néerlandais vers les camps de transit, puis vers la mort en déportation.

D’innombrables notations font de ce texte, et de ses lettres de Westerbork, camp de transit proche d’Amsterdam, où elle séjourna à plusieurs reprises, des documents historiques de premier plan pour l’étude de l’histoire des Juifs des Pays-Bas pendant la guerre. Dans son journal, elle évoque aussi son évolution spirituelle, qui, à travers la lecture, l’écriture et la prière, la rapproche du christianisme, jusqu’au don absolu de soi, jusqu’à l’abnégation la plus totale, tout en gardant, avec une admirable constance, son indéfectible amour de la vie, et sa foi inébranlable en l’homme, alors même qu’elle le voit journellement accomplir ses crimes parmi les plus odieux.

Le nom d’Etty Hillesum reste aussi associé à celui de l’homme qui l’initia à elle-même, Julius Spier, « l’accoucheur de mon âme », confie-t-elle. Ce juif allemand, héritier de la psychologie deCarl-Gustav Jung, s’était spécialisé dans la chirologie (diagnostic à partir de la morphologie et des lignes de la main). Etty entreprit une thérapie avec lui le 3 février 1941. Des relations complexes se tissèrent entre la jeune femme et le psychologue quinquagénaire : elle fut à la fois sa cliente, son élève, sa secrétaire et son amie de cœur, et ils ne cessèrent de se défier pour se faire grandir mutuellement. Douze mois plus tard, elle écrit « je suis venue au monde un 3 février » et fête ses un an et la « plus belle année » de sa vie.

Esther, surnommée Etty, était la fille de Louis Hillesum, docteur ès lettres classiques, proviseur du lycée de Deventer, et de Rebecca Bernstein, émigrante originaire de Russie, dont elle avait fui les pogroms, arrivée aux Pays-Bas en 1907. Une fois installée, Rebecca a vécu de cours particuliers de russe, et se maria en 1912. C’est bien sûr grâce à sa mère, (dont elle a hérité le caractère passionné et la vivacité d’esprit) qu’Etty lisait et parlait le russe, et, comme sa mère, elle vivait grâce aux leçons particulières de russe qu’elle donnait et qui lui permettaient de continuer ses études. De son père, issu de la bourgeoisie juive d’Amsterdam, grand érudit, Etty possédait la curiosité et la rigueur intellectuelles. Etty avait deux frères, Jaap (interne en médecine au moment de sa déportation) et Mischa (pianiste dont les dons exceptionnels firent un moment espérer à la famille Hillesum qu’il échapperait au sort des Juifs). Mischa et les parents d’Etty succomberont comme cette dernière à Auschwitz en 1943. Jaap ne survivra pas à l’évacuation de Bergen-Belsen en 1945. Ce sont les écrits d’Etty qui donneront une postérité à cette famille, par leur grande valeur historique, spirituelle mais aussi littéraire.

Citations 

affiche_congres dans Mylène et les AUTEURS« Je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j’essaie toujours de retrouver la place de l’homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes. »

« La plupart des gens ont une vision conventionnelle de la vie, [...], il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toutes normes [...] il faut oser faire le grand bond dans le cosmos : alors la vie devient infiniment riche, elle déborde de dons, même au fond de la détresse. »

« Je suis de ceux qui préfèrent continuer à se laisser flotter sur le dos les yeux tournés vers le ciel. »

« Et puisque, désormais libre, je ne veux plus rien posséder, désormais tout m’appartient et ma richesse intérieure est immense. »

« Je vais T’aider mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance. Une chose cependant m’apparait de plus en plus claire : ce n’est pas Toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons T’aider – et ce faisant nous aider nous-mêmes. »

« La vie est pleine de sens dans son absurdité. »

Bibliographie

Textes d’Etty Hillesum traduits du néerlandais3075359315_1_3_wuy2q8ln-196x300

  • Lettres de Westerbork, Seuil,125p, 1988 (ISBN 2020103583)
  • Une vie bouleversée – Journal 1941-1943, Seuil,361 p, 1995 (ISBN 2020086298)
  • Les Ecrits d’Etty Hillesum – Journaux et Lettres, 1941-1943,réunis par Klaas A D Smelik ,Seuil,2011,(ISBN 202056833)

Études consacrées à d’Etty Hillesum

  • Paul Lebeau, Etty Hillesum un itinéraire spirituel, Amsterdam 1941-Auschwitz 1943, Albin Michel, 2001
  • Ingmar Granstedt, Portrait d’Etty Hillesum, Desclée de Brouwer, 2001
  • Cécilia Dutter, Etty Hillesum une voix dans la nuit, Robert Laffont, 2010
  • Yves Bériault, o.p., Etty Hillesum témoin de Dieu dans l’abîme du mal, Médiaspaul, 2010, 192p.
  • Sylvie Germain, Etty Hillesum, Pygmalion, Gérard Watelet, 1999,
  • Charles Juliet, Dominique Sterckx et Claude Vigée, Etty Hillesum, « histoire de la fille qui ne savait pas s’agenouiller ». Préface de Liliane Hillesum. Paris : Arfuyen, 2007.
  • Catherine ChalierEtty Hillesum, Rejoindre la vie que je portais en moi in Le désir de conversion, Seuil, Paris, 2011, pp. 229-276.
  • Marie-Hélène Du Parc Locmaria, Tant souffrir et tant aimer selon Etty Hillesum, Éditions Salvator, Paris, 2011, 256p.
  • Le convoi, documentaire, A. Bossuroy, 60 minutes, 2009 – Voyage initiatique de deux étudiants en Europe, inspirés par la lecture d’Etty Hillesum.

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Mylène Farmer apprécie Sylvia Plath

Posté par francesca7 le 25 décembre 2012

 

Mylène Farmer apprécie Sylvia Plath dans Mylène et les AUTEURS 220px-sylvia_plathSylvia Plath, née le 27 octobre 1932 à Jamaica Plain, dans la banlieue de Boston, et morte le 11 février 1963 à Londres, est une écrivaine américaine ayant produit essentiellement des poèmes, mais aussi un roman, des nouvelles, des livres pour enfants et des essais. Si elle est surtout connue en tant que poète, elle tire également sa notoriété de The Bell Jar (en français, La Cloche de détresse), roman d’inspiration autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d’adulte.

Depuis son suicide en 1963, Sylvia Plath est devenue une figure emblématique dans les pays anglo-saxons, les féministes voyant dans son œuvre l’archétype du génie féminin écrasé par une société dominée par les hommes, les autres voyant en elle une icône dont la poésie, en grande partie publiée après sa mort, fascine comme la bouleversante chronique d’un suicide annoncé.

Née d’un père émigré allemand et d’une mère d’origine autrichienne, Sylvia Plath est une enfant douée qui publie son premier poème à l’âge de huit ans. La même année, le 5 octobre 1940, son père, Otto Plath, universitaire renommé dans le domaine de l’entomologie, meurt brutalement des suites de l’amputation d’une jambe gangrenée. Un de ses amis étant décédé d’un cancer du poumon, il s’était persuadé qu’il avait la même maladie et ne s’était pas occupé de soigner son diabète avant qu’il ne soit trop tard. À la mort de son père, elle a ce mot : « je ne parlerai plus jamais à Dieu ». Ce premier drame la marque au fer rouge, et ce père mythique hante ensuite nombre de ses poèmes. Issue d’une famille cultivant l’ambition et le culte du travail, elle s’avère souvent trop exigeante avec elle-même comme avec les autres. Brillante élève, très précoce en poésie, Sylvia décide dès l’adolescence de devenir écrivain.

Tout au long de sa vie d’adulte, Sylvia Plath souffre de troubles bipolaires graves[réf. nécessaire] (autrefois appelés maniaco-dépression). Grâce à l’octroi d’une bourse d’étude, elle intègre en 1950 l’une des plus grandes et prestigieuses universités américaines réservées aux femmes, Smith College, située à proximité de Boston.Elle y fait sa toute première tentative de suicide. Plus tard, en 1963, elle décrit dans son roman autobiographiqueLa Cloche de détresse, l’épisode dépressif qu’elle a ainsi traversé en 1953. À ce moment-là, elle est admise dans une institution psychiatrique et semble montrer des signes de guérison satisfaisants, puisqu’elle termine brillamment ses études à Smith College, obtenant en 1955 son diplôme avec les félicitations du jury (summa cum laude).

Au cours de ses années universitaires, elle publie des poèmes, s’occupe d’une revue, participe aux fêtes et aux bals de la vie étudiante. Sa beauté et son humour lui valent d’être unanimement appréciée. Elle est toutefois constamment dubitative quant à son avenir et sa vocation, son humeur oscillant de la plus grande joie au plus profond découragement : c’est à ce stade de sa vie qu’elle s’aperçoit à quelle point elle est prise en étau entre le conformisme ambiant et l’impérieux besoin de liberté et d’indépendance qui l’anime.

En 1956, Sylvia Plath obtient une bourse Fulbright pour étudier en Angleterre, au Newnham College de l’université de Cambridge où elle va faire la connaissance de Ted Hughes, un jeune poète anglais. Rencontre fulgurante s’il en est, ils se marient quelques mois plus tard. Ted et Sylvia vivent alors à Londres. Sa vie d’épouse, les tâches ménagères, les soucis financiers et la dactylographie des manuscrits de Ted occupent Sylvia davantage que sa propre carrière.

220px-Smith_College dans Mylène et les AUTEURSLe couple décide alors d’aller vivre deux ans aux États-Unis, de 1957 à 1959, les deux poètes tentant de subsister de leur plume, mais Sylvia doit occuper de petits emplois temporaires, notamment dans un hôpital psychiatrique. Elle obtient toutefois aussi un poste d’enseignante dans son ancienne université, Smith College. Parallèlement, elle assiste à des conférences données par le poète américain Robert Lowell, au cours desquelles elle rencontre la poétesse Anne Sexton. Ces cours auront une influence capitale sur son œuvre. Sylvia étant enceinte, en octobre 1959, le couple décide de retourner à Londres, où ils vivent en symbiose et s’aident mutuellement dans leur travail. Frieda, leur premier enfant, naît en 1960, et leur fils Nicholas en 1962.

Très vite, Sylvia et Ted quittent Londres pour s’installer dans la campagne anglaise, dans le comté de Devon. Elle publie son premier recueil de poèmes, The Colossus, en Angleterre en 1960. En février 1961, elle fait une fausse couche, événement qui hantera par la suite bon nombre de ses poèmes. Le couple Ted et Sylvia bat de l’aile, et ils se séparent moins de deux ans après la naissance de leur premier enfant. Cette séparation s’explique principalement du fait des troubles psychiatriques de Sylvia, et de la liaison de Ted Hughes avec l’épouse d’un ami poète. Sylvia brûle alors des lettres et des manuscrits de Ted. Paradoxalement, cette période de colère et de désespoir constitue la plus productive de sa vie d’écrivain.

En 1962, Sylvia Plath retourne s’installer à Londres avec ses enfants, Frieda et Nicholas. Elle loue un appartement dans une maison autrefois occupée par le poète irlandais William Butler Yeats : elle en est extrêmement heureuse et considère cela comme un bon présage dans le contexte du début de sa procédure de divorce. Mais l’hiver 1962/1963 est l’un des plus rudes du siècle à Londres et, le 11 février 1963, au petit matin, malade et dépressive, Sylvia place un torchon dans le four de la gazinière, ouvre le gaz, et attend sa fin. Auparavant, elle a calfeutré la porte de la cuisine, et préparé sur la table des biscuits et du lait pour ses enfants, qui dorment à l’étage supérieur et qui échapperont à l’empoisonnement par le gaz. Son dernier poème connu, intitulé Edge (en français, Le Bord) fait figure de testament prémonitoire. Sylvia Plath est enterrée au cimetière de Heptonstall, dans le comté anglais du Yorkshire de l’Ouest. Sa mort fut une tragédie non seulement pour ses enfants, mais aussi pour son mari, Ted Hughes, et sa mère, Aurelia Plath, qui ne s’en sont jamais remis.

Le fils du couple de poètes, Nicholas Hughes, souffrant de dépression, s’est suicidé par pendaison à son domicile en Alaska, le 16 mars 2009, à l’âge de 47 ans.

Œuvres

fanauroremylaurore3-273x300N.B : Les dates indiquées sont les dates de première publication. Les œuvres de Sylvia Plath sont constamment rééditées, en anglais comme en français.

Poésie En français

  • Trois femmes : poème à trois voix (1975)
  • Ariel (1978)
  • Arbres d’hiver (1999)
  • Choix de poèmes suivi de Le Livre des lits, traduction française et préface de Jean-Pierre Vallotton (1999)

Prose

En français

  • La Cloche de détresse (1972), roman
  • Lettres aux siens (1988), lettres à sa mère
  • Le Jour où M. Prescott est mort (1990), nouvelles
  • Carnets intimes (1997), journal
  • Journaux 1950-1962 (1999), journal

Littérature enfantine

En français

  • L’histoire qu’on lit au bord du lit (1997)
  • Ça ne fait rien ! (1998)

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Mylène Farmer apprécie Emily Dickinson

Posté par francesca7 le 16 décembre 2012

 

Emily Elizabeth Dickinson, née le 10 décembre 1830 et morte le 15 mai 1886, est une poétesse américaine. Née à Amherst dans leMassachusetts, dans une famille aisée ayant des liens communautaires forts, elle a vécu une vie introvertie et recluse. Après avoir étudié dans sa jeunesse, durant sept ans à l’académie d’Amherst, elle vit un moment au séminaire féminin du mont Holyoke avant de retourner dans la maison familiale à Amherst. Considérée comme une excentrique par le voisinage, on la connaît pour son penchant pour les vêtements blancs et pour sa répugnance à recevoir des visiteurs voire, plus tard, à sortir de sa chambre. La plupart de ses amitiés seront donc entretenues par correspondance.

Description de cette image, également commentée ci-après

Bien qu’ayant été un auteur prolifique, moins d’une douzaine de ses presque mille huit cents poèmes ont été publiés de son vivant. Ceux qui furent publiés étaient généralement modifiés par les éditeurs afin de se conformer aux règles poétiques de l’époque. Les poèmes de Dickinson sont uniques pour leur époque : ils sont constitués de vers très courts, n’ont pas de titres et utilisent fréquemment des rimes imparfaites et des majuscules et une ponctuation non conventionnelle1. Un grand nombre de ses poèmes traitent de la mort et de l’immortalité, des sujets récurrents dans sa correspondance avec ses amis.

Même si la plupart de ses connaissances devaient savoir qu’Emily Dickinson écrivait, l’étendue de son œuvre ne fut connue qu’après sa mort, en 1886, quand Lavinia, sa plus jeune sœur, découvre sa cachette de poèmes. Son premier recueil est publié en 1890 par des relations personnelles, Thomas Wentworth Higginson et Mabel Loomis Todd, qui en altéreront fortement le contenu. Ce n’est qu’avec l’édition de Thomas H. Johnson en 1955, Les poèmes d’Emily Dickinson (The Poems of Emily Dickinson), que paraît pour la première fois un recueil complet et pratiquement intact de son travail. Malgré des critiques défavorables et un grand scepticisme vis-à-vis de ses performances littéraires de la fin du xixe siècle au début du xxe siècle, les critiques considèrent à présent Emily Dickinson comme un poète américain majeur.

 

Emily Dickinson naît dans la période précédant la guerre de Sécession, à un moment où de forts courants idéologiques et politiques s’affrontaient dans la haute et moyenne bourgeoisie américaine.

Même les familles les plus aisées n’ont alors ni eau chaude ni salle de bains. Les tâches ménagères représentent une charge énorme pour les femmes (même dans la famille Dickinson qui, en raison de sa position économique confortable, dispose d’une servante irlandaise). De ce fait la préoccupation d’Emily d’obtenir une bonne éducation constitue une exception dans la société rurale de la Nouvelle-Angleterre de son époque.

La chorale de l’église est pratiquement la seule expression artistique acceptée par la sévère religion puritaine partout présente. L’orthodoxie protestante de 1830 considère les romans comme une « littérature dissipée » et interdit les jeux de cartes et la danse. Il n’existe pas plus de concerts de musique classique que de représentations théâtrales. Pâques et Noël ne sont pas célébrés jusqu’en 1864, année où la première Église épiscopale, qui y introduit ses coutumes, est établie à Amherst. Les réunions de femmes seules, autres que le thé quotidien entre voisines, ne sont pas tolérées non plus.

Mylène Farmer apprécie Emily Dickinson dans Mylène et les AUTEURS fannicolas3-246x300Une fois l’Amherst College fondé par le grand-père et le père d’Emily, l’union entre celui-ci et l’église commence à former des missionnaires qui partent d’Amherst pour propager les idéaux protestants dans les recoins les plus reculés du monde. Le retour occasionnel de certains de ces religieux aboutit à l’introduction de concepts, d’idées et de visions nouvelles dans la société conservatrice du village qui commence alors à établir un contact avec le monde extérieur et tend à abandonner les coutumes et croyances d’antan plus rapidement que dans les autres endroits de la région.

Après la mort d’Emily, Lavinia tient sa promesse et brule une grande partie de sa correspondance. Cependant, elle n’avait laissé aucune instruction au sujet des quarante livrets et feuilles volantes rassemblés dans un coffre fermé à clé. Lavinia reconnait la valeur des poèmes et devient obsédée par leur publication. Elle demande alors de l’aide à la femme de son frère, Susan, puis à sa maîtresse, Mabel Loomis Todd. Une querelle s’ensuit, divisant les manuscrits entre les maison de Mabel et de Sue, et empêchant la publication des œuvres complètes d’Emily pendant plus d’un demi siècle.

Le premier volume des Poèmes d’Emily Dickinson, édité conjointement par Mabel Loomis Todd et T. W. Higginson, parait en novembre 1890. Même si Mabel Todd prétend que seuls des changements essentiels ont été faits, les poèmes ont été largement modifiés pour convenir aux standards de ponctuation et de majuscule de la fin du xixe siècle, se permettant des réécritures occasionnelles pour diminuer les circonvolutions d’Emily. Le premier volume, rassemblant 115 poèmes, est un succès critique et financier, et sera réédité onze fois pendant deux ans. Poems: Second Series suit en 1891, déjà réédité cinq fois en 1893; une troisième série parait en 1896. En 1892, un critique écrit : « Le monde ne sera pas satisfait tant que la moindre bribe de ses écrits, lettre ou œuvre littéraire n’aura pas été publié ». Deux ans plus tard, deux volumes paraissent rassemblant des lettres d’Emily Dickinson fortement modifiées. En parallèle, Susan Dickinson place quelques poèmes d’Emily dans des magazines littéraires commeScribner’s Magazine ou The Independent.

Entre 1914 et 1929, la nièce d’Emily, Martha Dickinson Bianchi, publie une nouvelle série de recueils, incluant de nombreux poèmes inédits, mais toujours avec une ponctuation et des majuscules normalisées. D’autres volumes suivront dans les années trente, édités par Mabel Todd et Martha Dickinson, rendant progressivement disponibles des poèmes inconnus jusque là.

La première publication critique a lieu en 1955 sous la forme de trois nouveaux volumes publiés par Thomas H. Johnson. Ils seront la base de toute étude ultérieure de l’œuvre d’Emily Dickinson. Pour la première fois, les poèmes sont imprimés quasiment sous leur forme originale. Ils n’ont pas de titre, sont classés dans un ordre chronologique approximatif, parsemés de tirets et de majuscules irrégulières, et souvent extrêmement elliptiques. Trois ans plus tard, Thomas Johnson et Theodora Ward éditent et publient un recueil complet des lettres d’Emily.

Œuvre 

Éditions anglaises

  • (en) Thomas H. Johnson (ed), The Complete Poems of Emily Dickinson, Boston: Little, Brown & Co., 1960 (ISBN 0316184136)
  • The Poems of Emily Dickinson, présenté par R. W. Franklin, Cambridge: Belknap Press. (ISBN 0674676246), 1999

Éditions françaises

  • Vingt poèmes, Minard, 1963
  • Quarante-sept poèmes, traduction de Philippe Denis, Genève, La Dogana, 1987
  • Poèmes, Belin, 1989
  • Vivre avant l’éveil, Arfuyen, 1989
  • Une âme en incandescence, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique», José Corti, 1998
  • excuses dans Mylène et les AUTEURSAutoportrait au roitelet, Hatier, 1990
  • Lettre au monde, Limon, 1991
  • Escarmouches, La Différence, 1992
  • Lettres au maître, à l’ami, au précepteur, à l’amant, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique », José Corti, 1999
  • Avec amour, Emily, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique », José Corti, 2001
  • Y aura-t-il pour de vrai un matin, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique », José Corti, 2008
  • Quatrains et autres poèmes brefs, traduction et présentation de Claire Malroux, édition bilingue, Gallimard, coll. poésie, 2000
  • Car l’adieu, c’est la nuit, édition bilingue français-anglais, traduction et présentation de Claire Malroux, collection NRFGallimard, 2007
  • Lieu-dit, l’éternité : Poèmes choisis, édition bilingue français-anglais, traduction et présentation de Patrick Remaux, collection Points, Seuil, 2007
  • Poésies complètes, édition bilingue, traduction de Françoise Delphy, Flammarion, 2009

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Mylène Farmer apprécie Choderlos Laclos

Posté par francesca7 le 16 décembre 2012

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos, né à Amiens le 18 octobre 1741 et mort à Tarente le 5 septembre 1803, militaire français et un franc-maçon, il a été longtemps considéré comme un écrivain scandaleux.

Fils d’un secrétaire à l’intendance, Choderlos Laclos est admis à l’école de la Fère, en 1760. Il occupe la double fonction d’écrivain et d’officier militaire spécialisé dans l’artillerie. Il devient sous lieutenant à l’âge de 19 ans. En 1777, il est chargé de créer une école d’artillerie à Valence, qui recevra notamment Napoléon. Il est nommé maréchal de camp, mais est emprisonné pendant la trahison de Dumouriez pour Orléanisme. Libéré lors du 9 Therminador, il est réintégré dans l’armée par Carnot, qui l’affecte au rang de général de brigade. Il est de retour à Besançon en 1778. En 1781, il demande un congé de six mois et se lance dans l’écriture des Liaisons dangereuses, roman épistolaire sulfureux où Madame de Merteuil et Valmont se livrent à des libertinages. En 1785, il rédige un essai intitulé De l’éducation des femmes, appelant à une révolte pour l’égalité de sexes. En 1789, il est secrétaire du Duc d’Orléans et en 1800, il est nommé général de brigade dans l’artillerie, par Bonaparte. Il meurt à Tarente en 1803.

 

 Mylène Farmer apprécie Choderlos Laclos dans Mylène et les AUTEURS 3052808095_1_5_hfm4ipev-213x300Sa principale oeuvre sera portée au cinéma à plusieurs reprises et fera l’objet de nombreuses critiques.

 

Bibliographie :

  • « Souvenirs », dans Almanach des Muses, 1773
  • « Epîtres à Eglé », dans Almanach des Muses, 1773
  • La Procession (conte en vers)
  • Le Bon choix (conte en vers)
  • Ernestine (livret d’opéra), 1777
  • La Matrone (livret d’opéra), 1780
  • Les Liaisons dangereuses, 1782
  • Cecilia ou les mémoires d’une héritière, théorie du roman, 1784
  • De l’éducation des femmes, 1785
  • Considérations sur l’influence du génie de Vauban, 1786
  • Pièces fugitives, 1787
  • Les Vertus de Louis XVI, 1787
  • Correspondance avec Madame Riccoboni, 1787
  • De la guerre et de la paix, 1795
  • Lettres (posthumes), 1904
  • Poésies (posthumes), 1904

 

 

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Sainte Mylène et Farmer

Posté par francesca7 le 15 décembre 2012

Erwan Chuberre et Ste Mylène…

 

Sainte Mylène et Farmer dans Mylène et les AUTEURS photo-3368461-l-167x300Erwan Chuberre est alors l’un des rédacteurs de IAO, un magazine consacré à Mylène Farmer qu’il admire depuis ses débuts. Il écrit alors sa première biographie Mylène Farmer, phénoménale.

À la sortie du roman Sainte Mylène, priez pour moi, il travaille à plusieurs projets dont Mylène Farmer l’Intégrale qui paraîtra fin 2007. Il rejoint ensuite les éditions Alphée.

 Il publie ensuite Madonna absolument en 2008. C’est le départ de la rédaction de nombreuses biographies : Britney toujours vivante (2008), Lorie entre ange et glamour (2009), Mylène Farmer, des mots sur nos désirs (2009), Vanessa Paradis (2009).

 Certains artistes collaborent indirectement à ses livres : non officielles, ses biographies sont néanmoins validées. Ainsi Isabelle Adjani a-t-elle autorisé l’édition de La légende Adjani et Arielle Dombasle a-t-elle choisi la couverture de Et Dieu créa Arielle Dombasle.

En 2009, il publie un nouveau roman Sexe, Gloire et Bistouri.

 Par ailleurs, il anime l’émission Diva sur Canapé sur la chaîne de télévision « Public G tv », chaîne à destination d’un public gay et lesbien où il reçoit de nombreux artistes.

En 2010, il publie Lady Gaga, une diva venue d’ailleurs, première biographie française de la jeune star, ainsi que la biographie d’Arielle Dombasle. Il met ensuite à jour la biographie de Madonna Madonna Style qui avait été écrite par Carole Clerk avant sa mort, puis rédige la biographie d’Isabelle Adjani et enfin Olivia Ruiz, la diva aux pieds nus.

 En 2011, il réactualise L’intégrale Mylène Farmer et publie son dernier roman Sur mes lèvres, Mylène Farmer, puis L’Intégrale Lady Gaga et Katy Perry, une princesse californienne, première biographie française de la star.

 En parallèle de ces activités, Erwan Chuberre a monté en 2009 une structure d’attaché de presse afin de se charger des relations presse des artistes qu’il admire. Il est également l’attaché de presse du cabaret parisien Artishow, il en a écrit l’histoire « Artishow, Entre rêves et passion » en 2010 avant d’y fêter ses quarante ans en 2011.

 Son dernier roman, Dans la peau de Lady Gaga, est sorti le 30 août 2011 et rencontre déjà un très beau succès

 Acteur de la vie LGBT, il publie en 2010 Le guide pratique du couple gay, guide qui – dans sa version américaine – venait d’avoir un grand succès

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Cachin écrit Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 13 novembre 2012

Interview de Benoît CACHIN, suite à la sortie du livre sur MYLENE FARMER en octobre 2012 : « Au fil des Mots« ….

Cachin écrit Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES livre-mylene1

1) Qui êtes-vous ? ! 
Un journaliste, passionné et spécialiste de chansons françaises, notamment de Mylène Farmer.

2) Quel est le thème central de ce livre ? 
L’univers et les chansons de Mylène Farmer. Un tour d’horizon complet de sa carrière de « Maman a tort » en 1984 à « Du temps » en 2011 en passant par tous ses tubes (« Libertine », « Sans Contrefaçon », « XXL », « Les Mots », « Oui mais… non »…) et ses 5 spectacles. Le tout accompagné de 80 photos dont 40 sont inédites. Du jamais vu !

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? 
«On hante toujours les mêmes lieux, seules les personnes avec lesquelles on voyage changent parfois. L’important, c’est que la magie des mots opère.» Mylène Farmer, 2008.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? 
« Ainsi soit-je… » sans aucun doute. Cette chanson de Mylène lui colle à la peau et décrit parfaitement son univers, ses angoisses, ses peurs. Une chanson égocentrique à la base qui devient universelle en parlant à tous et à toutes.

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? 
Les références littéraires, cinématographiques, picturales distillées par Mylène dans toutes ses chansons. Une belle façon de découvrir Charles Baudelaire, Edgard Allan Poe, Primo Lévy, mais aussi Stanley Kubrick, David Lean, Greta Garbo ou Egon Schiele….

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Mylène F. icône gay

Posté par francesca7 le 28 août 2012

Pourquoi Mylène Farmer est-elle une icône gay?

Par Sylvain Zimmermann

REVUE DE PRESSE. La star rousse sera ce soir et demain à Genève pour deux concerts événements. A cette occasion, «Le Matin» a consacré un vaste dossier à la «chanteuse préférée des gays». Les témoignages de fans sont saisissants…

 

Mylène F. icône gay dans Mylène et les AUTEURS illogical-tetu-comatik-remix-1600x1200-300x225C’est l’événement en Suisse. Mylène Farmer se produit aujourd’hui, vendredi 4 septembre, et demain soir au Stade de Genève. Depuis le début de la semaine, les médias suisses ne parlent quasiment plus que de ça. Il faut dire aussi que la star n’a pas chanté dans ce pays depuis près de dix ans! Mais surtout, les fans hélvètes de Mylène seront les premiers en Europe à découvrir le nouveau show de l’artiste (le concert devrait être plus spectaculaire que celui de la dernière tournée, avec un tour de chant remanié), les 11 et 12 septembre prochains, au Stade de France! 

La presse suisse a multiplié les articles ces derniers jours, en particulier le quotidien Le Matin qui a posé La question dans son édition du 30 août: «Pourquoi Mylène Farmer est l’icône des gays?» Pour tenter d’y répondre le journal genevois s’est naturellement tourné vers les intéressés. Certains témoignages sont assez étonnants… 

«Dalida était notre maman, Mylène, c’est notre sœur»
Il y a tout d’abord Jean et Christophe, deux coiffeurs de Genève. «Ce que j’aime surtout chez elle, c’est son côté paillettes, déclare ainsi le premier. Les gays sont très friands de mise en scène.» Le second abonde: «Mylène se déguise, se travestit, se transforme, on sent qu’avec elle tout est permis. Dalida était notre maman, Mylène, c’est notre sœur!» Le Matin a également demandé l’avis d’un humoriste bien connu en France: Joseph Gorgoni, alias Marie-Thérèse Porchet. Pour lui, si Mylène est icône gay, c’est parce que c’est «une femme forte et fragile, violente et enfantine en même temps.»

Pour finir, le journal passe en revue les thématiques abordées par la chanteuse rousse dans ses tubes. «Dans l’univers de Mylène Farmer, le mal de vivre, les tendances suicidaires, particulièrement présents dans les milieux gays, reviennent en permanence, stylisés jusqu’à l’extrême.» Mais surtout, pour le journal, ce qui explique son statut d’icône gay, c’est que la star «a toujours su entretenir, autour de ses préférences sexuelles, une savante ambiguïté.» Une référence à l’évocation des plaisirs sodomites dans «Pourvu qu’elles soient douces»… Mais est-ce bien assez pour expliquer la vénération de certains gays pour leur idole rousse?

 

Fan de Mylène ou bien allergique à la «farmer-mania»? Que pensez-vous de ces explications ? Selon vous, pourquoi est Mylène Farmer est une icône gay?

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Mylène Farmer pour le magazine Têtu

Posté par francesca7 le 28 août 2012

 

Mylène Farmer pour le magazine Têtu dans Mylène et les AUTEURS article_535-300x300Têtu est un magazine français et un double site internet à destination des homosexuel-le-s. Le magazine se vend à près de 40 000 exemplaires chaque mois en 2011. Le journal est la propriété de Pierre Bergé, cofondateur du groupe Yves Saint Laurent.

Le premier numéro du magazine paraît en juillet 1995 à l’occasion de la Gay Pride parisienne. Pour la première fois, un magazine homosexuel obtient dans ses pages des budgets annonceurs généralistes : couturiersstylistes, opérateurs de téléphone, fournisseurs d’accès à Internet, parfumeurs, marques d’eau minérale, etc. Deux numéros suivent le premier opus, avant une interruption jusqu’au mois de juin 1996, date à partir de laquelle le magazine sortira de manière ininterrompue aux alentours du 20 de chaque mois. Dès la sortie de son premier numéro, TÊTU prend le relais du magazine Gai Pied, disparu à l’automne 1992 (1979-1992), en devenant très rapidement le magazine référent de la communauté homosexuelle.

Certaines personnalités choisissent TÊTU pour faire leur coming-out (Emmanuel MoireBruno Julliard) ou parler pour la première fois en longueur de leur homosexualité (Franck RiesterMuriel Robin), tandis que certains hommes politiques y acceptent les interviews pour montrer leur ouverture d’esprit ou leur solidarité avec la communauté homosexuelle (notamment dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits). En avril 2002, Lionel Jospin et Jacques Chirac, candidats à la présidentielle, accordent une interview au magazine : c’est alors la première fois qu’un Premier ministre et un président de la République en exercice répondent aux questions d’un magazine homo. Depuis, les principaux candidats aux élections présidentielles de 2007 (Ségolène RoyalNicolas Sarkozy…) et 2012 (François HollandeNicolas SarkozyMarine Le PenJean-Luc MélenchonFrançois BayrouÉva Joly…) ont répondu aux questions de TÊTU.

Chaque numéro comprend une rubrique sur le sida nommée TÊTU + coordonnées par Luc Biecq. Un guide d’information sur le VIH, appelé également TÊTU +, est diffusé tous les deux ans depuis janvier 2000 à raison de 200 000 exemplaires. Le prochain paraîtra en décembre 2012.

À son origine, TÊTU s’est intitulé comme « le magazine des gays et des lesbiennes », slogan abandonné en 2007. Cependant, son lectorat principalement masculin va orienter le magazine vers des couvertures montrant surtout des hommes. Au mois de mai 2004, une nouvelle rubrique consacrée aux filles apparaît : TÊTUE. Cette rubrique exclusivement lesbienne voit le jour sous la forme d’une section de quatre pages, jusqu’en février 2009. À cette date, la ligne éditoriale choisie est de faire de TÊTU un magazine masculin.

Au fil des années, de nombreuses célébrités répondent aux questions de TÊTU et en font parfois la couverture, telles que Catherine Deneuve à deux reprises (1996 et 2010), ou encore Mylène Farmer en 2008 : la chanteuse, qui n’accorde que de rares interviews, choisit cette année-là le magazine pour s’y dévoiler. En dehors des célébrités, ce sont généralement des modèles masculins qui sont choisis pour poser en couverture. Ceux que le magazine appelle les « cover boys » sont photographiés par de grands noms tels que Jean-Baptiste MandinoMathias VriensDavid Amstrong ou encore Walter Pfeiffer.

 

Mylène a été publiée dans TETE sous ce titre….. Pourquoi Mylène Farmer est-elle une icône gay? (mettre le lien)

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Magazines sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 juillet 2012

 

Les magazines traitants exclusivement de Mylène Farmer sont apparus au début des années 1990, suite à son plus gros succès jusqu’à maintenant, Désenchantée. Mais il n’en existe aucun ayant une valeur officielle, tout comme les Fan Clubs, ou un site officiel (il existe des sites officiels mais de ses projets, pas de elle à proprement parler), Mylène Farmer a déclaré ne pas vouloir encourager le culte de sa personne.

Magazines sur Mylène Farmer dans Mylène et les AUTEURS Gala614

  • Fanzines :

Titre

Editeur

Gérants

Périodicité

notes

Mylène Farmer International Fan Club (MFIFC) Raven Inc. Réalisation et rédaction:

  • Jean-Rémy Gaudin-Bridet
  • Michaël Mouilleron
  • Jean-François Kowalski
trimestriel
1993 à 2001
30 numéros
D’abord en noir et blanc à lecture à double sens puis vers la fin en couleur et sens de lecture classique mais avec une meilleure qualité de papier
Mylène Farmer Magazine Wolf Production (1996-2003)
Oméga (2003-2004)
Rédacteurs :

  • Olivier Chalumeau (le fondateur)
  • Adeline Cazenave
  • Wilfried Pasquier
  • Chris Dumas
  • Hubert X
  • David Marguet
  • Dounia Guechra
trimestriel
1996 à 2004
31 numéros
5 hors-séries
Cendres de Lune Mylène Farmer Fan Club de Belgique (MFFCB) Brigitte Graindorge
Alexandre Peeters
trimestriel
1998 à 2001
13 numéros
Certains articles sont rédigés en flamand
Instant-Mag Éditions Tear Prod Directeur de la publication :

  • Jean-François Kowalski

Rédacteur en chef :

  • Caroline Bee

Rédacteurs :

trimestriel
2000 à 2005
20 numéros
7 hors-série
4 calendriers
Le magazine « luxueux et décapant », les onze premières couvertures montraient Mylène Farmer le visage caché. Aux débuts accessible seulement par correspondance puis en kiosque à partir du numéro 8. Sa spécialité par la suite fut d’exploiter le phénomène de collection des fans en proposant a chaque numéro, y compris un hors-série, plusieurs couvertures différentes avec des photos inédites.
Bulle de chagrin Mylène Farmer Fan Club de Belgique et Bulle de Chagrin biannuel
2004
2 numéros
abonnement sur internet
Mylène Farmer et vous Éditions Tear Prod Directeur de la publication :

  • Jean-François Kowalski

Rédacteur en chef :

  • Maxime Le Men
mensuel
2004-2006
bimensuel
2006
trimestriel
2007
23 numéros
1 hors-série
IAO ConfidentialGroup Rédacteurs :

  • Olivier Chalumeau (le fondateur)
  • Franck Besnier
  • Julie Bidet
  • Stéphane Franlène
  • Erwan Chuberre
bimensuel
2005 à 2006
9 numéros
3 hors-séries
IAO Neko Olivier Chalumeau
Franck Besnier
bimensuel
2009
4 numéros
Pour le retour de Mylène Farmer, ils publient de nouveau IAO dans un format plus grand et de meilleure qualité, il est beaucoup plus cher, 19 €, contre 6 € auparavant.

 photo1-3-magazines-mylene-farmer-annee-1991-1992-3xcxax9w1002755 dans Mylène et les AUTEURS

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Mylène Farmer dans le Magazine VOGUE

Posté par francesca7 le 30 juillet 2012

 

Fondée en 1892 par Arthur Baldwin Turnure, Vogue est alors une petite publication hebdomadaire consacrée à la société mondaine new-yorkaise. À la mort de ce dernier, en 1909, Condé Montrose Nast reprend la publication et la développe. Le premier changement est une parution toutes les deux semaines au lieu de chaque semaine. Nast voyage en Europe au début des années 1910, il va d’abord en Angleterre où il lance le titre en 1916. Il se tourne ensuite vers l’Espagne, où il rencontre un échec, et lance finalement Vogue en France en 1920, ce sera un succès immédiat.

Mylène Farmer dans le Magazine VOGUE dans Mylène et les AUTEURS 2009NathalieDelepine10-300x201En 1973, Vogue américain devient un mensuel.

L’édition américaine est la plus puissante et concurrence WHarper’s Bazaar, et ELLE. Vogue se concentre sur la mode haut de gamme et la haute société depuis son origine. Le magazine a eu pour collaborateurs les plus grands illustrateurs et photographes de mode.

Sous la direction de Grace Mirabella, le magazine sera profondément transformé pour s’adapter aux changement de la société et du mode de vie de ses lecteurs.

La rédactrice actuelle de Vogue aux États-Unis est Anna Wintour, réputée comme « la femme la plus influente de la mode ». Elle a inspiré le personnage de la rédactrice-dictatrice du roman Le Diable s’habille en Prada, adapté au cinéma avec Meryl Streep dans le rôle.

« Le Vogue américain, c’est la bible pour les acheteurs » des magasins de prêt-à-porter de luxe, comme Barneys ou Henri Bendel, explique Marie Saeki, directrice d’une agence new-yorkaise de relations publiques travaillant avec de jeunes stylistes. Et ses lectrices ont un pouvoir d’achat en général supérieur à celles des autres journaux.

Depuis 2001 et la récession des revenus publicitaires aux États-Unis, Vogue consacre de plus en plus ses couvertures aux célébrités, abandonnant peu à peu les top models.

L’édition française, dont la première parution date du 15 juin 1920, a eu pour contributeurs quelques-uns des plus grands artistes et écrivains du xxe siècle. En 1948, Edmonde Charles-Roux y travaille en tant que courriériste, elle en deviendra la rédactrice en chef en 1954. Celle-ci quittera le magazine en 1966 dans un souffle de scandale, après avoir voulu imposer une femme de couleur en couverture.

Longtemps conservatrice et bourgeoise, la ligne éditoriale du mensuel se bouscule dans les années 1970, notamment avec des séries de mode de Guy Bourdin, très sexuelles et scandaleuses. Dans les années 1980, les collectionneurs s’arrachent l’édition de décembre du Vogue. En effet, la rédaction en chef du magazine est confiée à des vedettes diverses comme le Dalaï Lama,Catherine DeneuveKate MossCharlotte Gainsbourg ou Stéphanie de Monaco.

De 2001 à 2011, la rédaction en chef de Vogue Paris est assurée par Carine Roitfeld. Rédactrice de mode, collaboratrice du photographe de mode et portraitiste Mario Testino, elle a été la muse de Tom Ford chez Gucci et est à l’origine de la tendance « porno chic » qui a défrayé la chronique à la fin des années 1990.

Le 1er février 2011, Emmanuelle Alt, qui occupait le poste de rédactrice en chef mode depuis dix ans, remplace Carine Roitfeld.

 

Une discussion qui a été publiée en mars 1995 dans le magazine Vogue. Mieux vaut tard que jamais!  
La séance photo qui accompagnait la rencontre est disponible, grâce à Evie, ici.

Vogue a écrit en 1995:

106161 dans Mylène et les AUTEURSC’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon  » où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre :
« Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. »
Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse.

Amélie Nothomb : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux.

Mylène Farmer : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer.

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich.

Ce sont mes livres de chevet.

C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité.

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sur la crainte de grandir.

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant.

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige.

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgino « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie.

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip.

Je rêve d’un clip de deux heures !

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer.

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète.

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela !

Vous n’avez pas non plus à vous justifier, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs.

Le clip  » Libertine  » a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande.

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer !

Cela m’étonne.

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice.

Votre famille vous repousse-t-elle ?

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passé mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela.

Votre père n’est pas également artiste ?

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir.

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante.

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche !
Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne.

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans.
Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. Avec qui vivez-vous ?

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun.
Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans.
Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence.

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ?

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît.

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants.

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie.

Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid.

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine.

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles.

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins.

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude.

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là.

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à le limite de la folie.

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable !
Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Prétextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire.

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants !

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours.

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence.

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux.

(rires) Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions.
Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens.

2512027513_small_1Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? Je ne sais pas.

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ?

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume.

Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ?

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie.

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ?

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi.

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ?

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie.

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ?

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgino  » a été douloureux pour Laurent.

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste.

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets…

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Un chasseur de Mylène

Posté par francesca7 le 20 mai 2012


 

Un chasseur de Mylène dans Mylène et les AUTEURS 000154715Ecrit par Antoine Bioy qui est psychologue clinicien et docteur en psychologie.

Jeune étudiant, Christophe-Ange Papini auteur du livre Fou de Mylène Farmer nous propose de partager des moments de sa vie, ceux où la chanteuse Mylène Farmer fut très présente pour lui. Livre témoignage non autour de l’artiste elle-même, puisque l’auteur n’a fait que la croiser, mais bien à propos de la façon dont son admiration pour la chanteuse a occupé une place importante, aux temps où l’on se cherche, où l’on évolue vite, où se trouver reste problématique : l’adolescence.

C’est une intimité qui est ici racontée avec une certaine pudeur et sans faux-semblants, et l’on suit au fil des pages le récit de l’auteur d’abord dans son «approche» de la chanteuse artistiquement parlant (l’enfance ponctuée des prestations de la star, l’adolescence avec le «déclic» que constitua pour lui
l’écoute de l’album Innamoramento, en 1999) puis dans une recherche plus existentielle.

Progressivement, Christophe-Ange Papini devient un «stalker», un chasseur de star addicté à son objet de dévotion, en l’occurrence Mylène Farmer, bien connue par ailleurs pour susciter des «fan-attitudes» tenaces et parfois extrêmes. Ce sont ici ces deux années à l’attendre en bas de chez elle, à suivre ses apparitions et à vibrer au son de ses titres que l’auteur partage avec nous. Mais au-delà de ce simple récit qui peut déjà en soi attirer la curiosité, l’un des intérêts majeurs de Fou de Mylène Farmer est de découvrir la façon dont une passion pour une artiste peut aider à se structurer. Au fil de ses pensées et du récit de ces quelques années de vie, Christophe-Ange Papini dévoile une nature qui se cherche encore, et l’on comprend comment à la fois cette passion est née, ses soubassements mais également la façon dont, bien involontairement, l’artiste va contribuer de façon majeure au développement personnel d’un jeune garçon qui devient jeune homme.

Plusieurs lectures de ce livre-témoignage sont ainsi possibles, l’une «curieuse» d’un comportement à la fois inhabituel et sincère, et l’autre plus psychologique. Quelques anecdotes sur la star parsèment l’ouvrage, et sa présence en pointillé tranche de façon paradoxale avec l’importance qu’elle occupe dans la vie de l’auteur, dans ses choix de rencontre, dans son existence. Signe d’une écriture réussie, on retrouve dans le récit même ce jeu d’absence et néanmoins d’omniprésence. S’il reste incontestable que la passion pour Mylène Farmer éprouvée par Christophe-Ange Papini évolue au fil des pages jusqu’à devenir une forme de mélancolie, l’attachement de l’auteur pour l’artiste reste constant. Sans doute est-ce là le signe d’une transformation qui réussit, d’une évolution tranquille, quoique inhabituelle dans sa forme, où subsiste l’essentiel : la construction d’une vie, au singulier.

Antoine Bioy
( Mis en ligne le 05/12/2005 )

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