Nagui critique encore Mylène

Posté par francesca7 le 16 mai 2012

Parution sur facebook :

Nagui critique encore Mylène dans Mylène 2011 - 2012 FanImanolLe 28 juin 2012 dernier, Nagui comme chaque midi présentait son émission « Tout le monde veut prendre sa place » sur France 2. Lors de la présentation des candidats, l’un d »entre eux, pilote d’avion, racontait avoir déjà accueillit Mylène Farmer sur l’un de ses vols. Sûrement au courant de l’anémosite que Nagui porte pour notre rousse, il charrie l’animateur « Je sais à quel point vous l’aimez… ». Nagui ne mit pas longtemps à répondre et, une fois de plus tacler notre Mylène : « Non, c’est juste que je voudrais la voir chanter en live quoi ».

 Face à cette énième attaque gratuite, les internautes ont exprimé leur mécontentement sur Facebook.

 Un fan a écrit ceci :

Fidèle téléspectateur des émissions de Nagui, je commence sérieusement à être agacé par le comportement de votre présentateur.En effet, bien qu’aimant ses émissions je me demande si je ne vais pas lui préférer un autre programme.
Encore aujourd’hui et cela comme à chaque fois qu’il en à l’occasion, Nagui ne se prive pas d’attaquer personnellement et publiquement Mylène Farmer. Qu’il ne l’aime pas, ca ce conçoit et tout le monde le sait mais j’aimerais lui demander un peu plus de respect envers cette artiste que vous êtes bien content de recevoir dans vos JT.
D’autant plus qu’il profère des mensonges… Mylène Farmer n’à jamais chantée en playback lors de ses concerts et toutes les personnes qui y ont assistés pourront le dire.Je demande alors que ces attaques répétées cessent ! La très grande communauté de Fans s’en agace et comme moi, risque de boycotter ces émissions de Nagui.
Je tenais à vous le signaler, car le message commence à passer. Merci
Cordialement

France Télévision n’a pas mis longtemps à lui répondre :

Bonjour,
Nagui s’est exprimé à propos des remarques de Nagui au cours de l’émission Tout le monde veut prendre sa place du 28 juin dernier. Vous êtes mécontent de ces observations au sujet de Mylène Farmer.
Vous souhaitez que cet animateur reste mesuré dans ses remarques.
Je comprends votre déception. Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écrire à France 2 pour faire part de votre réaction.
Je tiens à vous assurer que Nagui ne souhaite pas blesser les téléspectateurs ou les participants.
Son but est de proposer une émission rythmée et dynamique.
Je vous confirme que votre lettre a été transmise à Nagui, qui en a pris connaissance. Il a été sensible à vos remarques. Il lui est difficile de transformer sa façon de s’exprimer. Celle-ci qui fait partie intégrante de sa personnalité, personnalité qui participe au succès de cette émission.

Je vous remercie pour votre fidélité à Tout le monde veut prendre sa place. Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire concernant France 2.
Bien cordialement,
Franck Vautier - Directeur délégué en charge de la communication Relationnelle

On se souvient qu’en 2009, Nagui avait déjà fait une remarque sur les prestations vocales de Mylène :

Vidéo dailynotion http://www.dailymotion.com/video/x9ozx1

 

 

Quand Mylène fatiguée répondait à Nathalie Rheims dans le Paris Match du 2 décembre 2010.

 

« Quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraient d’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. « 

BARRE

 

 

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En 2010, Staragora titrait sur Mylène

Posté par francesca7 le 15 mai 2012

 

Oiseau rare à la télévision, Mylène Farmer sera l’invitée d’honneur de « Encore une chanson », la nouvelle émission musicale de France 2 présentée par Laurie Cholewa, la nouvelle recrue du service public. Rendez-vous samedi 24 avril 2010 à 20h35..

En 2010, Staragora titrait sur Mylène dans Mylène et des CRITIQUES FanJuju2L’événement est assez rare pour être souligné. En plus de passer à la télé, Mylène Farmer chantera deux titres de son répertoire !

Préférant garder le mystère autour de son personnage, la plus grande chanteuse française de ses 20 dernières années a tout de même accepté l’invitation du tout nouveau divertissement de France 2 pour la sortie en DVD de ses concerts au Stade de France.

Le dernier passage télé de Mylène Farmer remonte à septembre 2009, c’était au JT de TF1 pour annoncer le début de sa tournée.

Présenté par Laurie Cholewa, ce nouveau programme propose aux artistes de venir chanter deux de leurs chansons face aux téléspectateurs. Ensuite, c’est à eux de voter pour savoir si l’artiste doit revenir interpréter une nouvelle chanson ou pas.

Un concept proche de l’émission Stop ou encore sur RTL. Tellement proche d’ailleurs que les dirigeants de la radio prévoiraient même de porter plainte pour plagiat s’il s’avérait au final que le programme musical de France Télévisions ressemble un peu trop au leur…

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Mylène Farmer – Point de suture

Posté par francesca7 le 29 avril 2012

par Arno Mothra 24 août 2008

Swift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Mylène Farmer - Point de suture dans Mylène et des CRITIQUES 1131888428Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de suture annonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction : Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

D’allégories en aphorismes, d’assonances sans dissonances, de désirs annexes, sexuels, sans zèle, sans complexe, les textes sont d’une rare finesse et intelligence, même si leur titre ne l’affirme, parfois, pas nécessairement ( Appelle mon numéro, C’est dans l’air ). Le nom de l’album exhale d’ailleurs toute sa prestance si l’on daigne un tant soit peu creuser entre les lignes : l’artiste n’aura jamais autant joué sur l’autodérision, subtile et cocasse, sur la poésie, sur l’éclectisme : sur tout ce à quoi on l’assimile bêtement, souvent avec une hargne rare.

Option chirurgicale : album au scalpel :

Dégénération : ouverture en rafale avec le premier single issu de Point de suture (ici en version longue), accessoirement numéro 1 des téléchargements légaux dès sa mise en ligne, et servi par un clip époustouflant, subversif, fort de ses allusions métaphoriques (une confusion des genres entre médecins et militaires nazis, entre malade [sujet d'étude] et entité divine). Un des meilleurs singles de Mylène Farmer, à l’antinomie du palliatif, qui n’est pas sans rappeler Sin de Nine Inch Nails . Ecoutez bien.

Appelle mon numéro : première découverte du nouveau cru. Avec un tel titre, l’auditeur pouvait s’attendre au pire, comme il en abonde sur les plus mauvaises radios généralistes. Il s’extasiera finalement du meilleur. Musicalement, Appelle mon numéro se rapproche de Dans les rues de Londres (en 2005), grâce à ses arrangements doux et planants, aux nappes de synthés, accentués par des guitares sèches et un riff électrique qui s’ancre rapidement dans la tête. Malgré cette rétrogradation, la (bonne) surprise est de taille : un texte écrit avec justesse et mæstria, par ses multiples jeux de mots et les assonances jouissives du deuxième couplet (une prouesse littéraire exemplaire, grande maîtrise du verbe, qualité stylistique énorme, tournant autour du pillow et de l’hallali [à la connotation sexuelle évidente]). Une extrême noirceur derrière le rideau : un appel à l’aide, un cri de claustration, Mylène is calling 2 : Allo oui c’est moi, tu n’es pas là ? Je me sens toute seule, je suis toute seule. Une plage douce, dans le style trip-hop envolé cher à Mylène, et dont les cinq minutes trente défilent beaucoup trop vite.

Je m’ennuie : retour aux sonorités électroniques pour un hit efficace, clair, et dance dont les arrangements font totalement abstraction du désenchantement paroxysmal des paroles (comme souvent chez l’artiste). Ode à l’oisiveté, à la désillusion. Virage musical bien opéré à travers ce titre moderne et entraînant, empreint de doute et de solitude profonde, nous renvoyant au bovarysme. Un futur single à n’en point douter.

 dans Mylène et des CRITIQUESParadis inanimé : l’intro de Paradis inanimé nous met d’emblée dans le ton : Point de suture risque fort d’être le disque le plus riche et hypnotique de la charmante rouquine. Energique, frais et (très) mélodieux, ce titre renvoie à la période pop-rock de l’artiste. Paradis inanimé bénéficie d’un texte onirique (et derrière le masque, très nihiliste), noir, poétique, apparaissant presque tel un pied de nez à certaines langues de fiel enfermant la chanteuse dans quelques clichés risibles. Un magnifique voyage, Mémoires d’outre tombe, dont la dernière minute nous rappelle avec joie ce que Coldplay sait faire de meilleur.

Looking for my name : un peu de douceur pour cette cinquième piste, interprétée avec Moby . Sur une ambiance hypnotique et obscure, Looking for my name se différencie totalement de Slipping away / crier la vie (single en duo avec Mylène issu du Greatest hits de Moby, sorti en 2006) et de son potentiel club, se rapprochant plus de l’univers habituel de la rousse. Petite pépite synthétique et mélancolique principalement dans la langue de Shakespeare, qui passe en boucle, dans une optique moderne de l’album L’Autre. en 1991. Une véritable et remarquable collaboration artistique.

Point de suture : balade sombre typiquement Farmer / Boutonnat, aux claviers et pianos omniprésents, interprétée très sobrement, à la limite de la fêlure. Nouveau clin d’oeil à la pop gothique raffinée de 1991, avec à l’appui, plus d’aigus dans la voix. Les derniers souffles de la chanson se révèlent ni plus ni moins incroyablement beaux et ténébreux. Un des grands moments de l’album : bouleversant. Et sur les blessures, point de suture.

Réveiller le monde : parfaite transition entre les titres froids et électroniques, Réveiller le monde est à classer dans ces deux catégories. Le texte, empli de désillusion, suintant le lyrisme de Paul Celan, appelle à une tolérance plus soudée entre les hommes, et sonne comme un appel de Soi à un quelque retrait d’un monde ébréché, au stade irréversible de l’agonie. Un titre savoureux, très doux, aux vieux fantômes de Depeche Mode .

Sextonik : malgré de très bons couplets (vantant les mérites de quelques ustensiles utilisés en substituts.) sur lesquels la mélodie nous caresse gentiment les tympans, Sextonik, aux accents dance kitsch années 80, a du mal à convaincre sur un refrain très creux et vite irritant. On se demande même si ce morceau n’a pas été écrit pour (par ?) les adhérents du Club Med, ou ceux d’un cours d’aérobic salace, sous le soleil d’été. La petite déception de la galette.

C’est dans l’air : une TUERIE imparable comme on en attend rarement. Electro énergique à double tranchant, la lumière de C’est dans l’air (le titre le plus rapide du disque) irradie de sa dichotomie, et de ce qu’exhale en général Point de suture . Les couplets baignent dans une teinte similairement déstructurée de Dégénération, aux sons limités mais prenants, avant que le refrain ne vienne complètement métamorphoser le morceau sur une mélodie accrocheuse, monstrueusement efficace, impossible à se retirer du crâne après écoute. Le texte, aussi explicite qu’ambigu en vivant d’un champ lexical très pieux (« ange », « apôtre », « Seigneur », « cieux », « félonie »), nous montre pour la première fois, sans amphibologie, un nihilisme exacerbé de l’auteur : « On s’en fout, on nie tout, on finira au fond du trou. et moi je chante. » ( Mylène fan de Sindrome ?), renvoyant à quelques passages du Non-sens du devenir de Cioran, extrait de l’ouvrage Sur les cimes du désespoir : « Dans le silence de la contemplation résonne alors un son lugubre et insistant, comme un gong dans un univers défunt. Ce drame, seul le vit celui qui a dissocié existence et temps : fuyant la première, le voici écrasé par le second. Et il ressent l’avance du temps comme l’avance de la mort. » En seconde lecture, le texte de C’est dans l’air apparaît également comme un règlement de compte grinçant, paraphé de multiples métaphores. Evidemment, la bombe du CD, à laquelle il est difficile de ne pas espérer prochainement un clip vidéo.

z28wcudnSi j’avais au moins revu ton visage : malgré la force indéniable résonnant déjà tout au long de cet album (en évinçant Sextonik ), Mylène Farmer nous aura réservé un final époustouflant sur les deux derniers titres. N’ayons pas peur des mots : de par une musique douce et belle, une voix fragile, un texte sincère et désespéré (qui fait étrangement penser à la fin tragique d’ Eurydice et Orphée ), Si j’avais au moins revu ton visage s’affiche sans conteste comme la meilleure chanson de tout le répertoire de la chanteuse. Sensible, sobre, acoustique, poignant (on repense à Dernier sourire ), sur le fil du rasoir ; une pure merveille qui mériterait à elle seule l’achat de cet album unique. Magnifique conclusion, sur un très beau solo à la guitare.

Ave Maria (titre caché) : l’intérêt sur un titre fantôme, est de préserver l’effet de surprise à l’auditeur. Je vous laisse donc découvrir cette reprise, mystique, troublante, presque gênante.

Postcure sans placebo :

Point de suture, véritable machine à tubes, hybride, polysémique, nous offre des titres efficaces, admirables, neufs, comble brillamment les attentes de l’auditeur (ou au-delà), amenant carrément à ce dernier un choc pendant l’écoute de plusieurs titres, surprenants, et sonne telle une synthèse de tout ce qu’a été Mylène Farmer, autant dans son art que dans ce que certains médias ont véhiculé de cliché sur elle. On notera également des arrangements extrêmement sobres sur la voix, mise en avant, et dont le chant maîtrisé à la perfection nous allèche quant aux prochains concerts de la belle, prévus en France à partir de mai 2009 (en juillet pour la Russie).

La pochette du disque, subtile et noire (noirceur assimilable uniquement à la majorité des textes de l’album, et non aux sonorités des compositions) alimentera sûrement son lot de spéculations : une poupée rousse – amochée au possible, et recousue jusqu’à la défiguration – en robe blanche est couchée à côté d’un pot d’appareils chirurgicaux, remplaçant ainsi la dame. Clin d’oeil à la marionnette de Sans contrefaçon en 1987, définitivement mise au placard, ou à une artiste trop souvent disséquée jusqu’au bain de sang ? Cela fait effectivement dix-sept ans (depuis L’Autre., troisième LP sorti en 1991) que certains médias annoncent, à chaque sortie d’album, une mort artistique imminente de la principale intéressée (on attend toujours d’ailleurs, soit dit au passage). Le livret est aussi la digne représentation de l’ambiance générale de l’album : une dissection de Mylène, complètement cabossée. C’est qu’elle s’en est pris dans les dents, la renarde ; mais malgré les coups incessants, elle reste(ra) en vie, coûte que coûte. Peu importe les menaces, la violence et les éclats volés. On pourrait comprendre également que même si devenant un débat d’étude, le sujet souhaite rester intègre, n’en déplaise aux loups dont les babines crachent de sang.

Un sublime tableau aux deux visages dichotomiques, qui eût très bien pu s’illustrer de Nature morte de Jean-Baptiste Oudry . Après Avant que l’ombre. à l’accueil dithyrambique dans la presse spécialisée (jusque dans Rolling Stone et Le Monde ), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat enfoncent le clou. Point de suture : soin de rupture, point spectral. En bref, plus de guitares, d’électro, de rythmes up tempo, pour ce qui s’affirme comme un des (voire le) meilleurs albums d’une carrière exemplaire, atypique et inimitable. Le retour magistral d’une artiste en marge, imprévisible et troublante : qu’on le veuille ou non, Mylène, c’est dans l’air, et l’intoxication n’est toujours pas au programme. Tout simplement et modestement, merci.

Côté news fraîches, découvrez la PREMIERE page web officielle de Mylène Farmer, Lonely Lisa s’ennuie . dès septembre 2008. En attendant l’ouverture du site, un film d’animation (réalisé avec les dessins de l’artiste) nous est proposé sur htpp://www.lonelylisa.com. A travers la mise en avant de ce projet, la chanteuse poursuit l’histoire de la petite Lisa, personnage principal de Lisa, Loup et le conteur, premier livre de Mylène paru en 2003 aux Editions Anne Carrière, gros succès en librairies (épuisé quelques semaines après sa parution). Au programme pour septembre : pour la promotion de ce site, on peut allègrement attendre Je m’ennuie en single, dont le clip devrait être la suite de C’est une belle journée (2001). Le même mois sortira chez les disquaires Drôle de Creepie en cd 2 titres, interprété par Lisa (décidément), la nièce de la rouquine. Signée Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, cette chanson noire et terriblement mignonne est la bande originale de la série du même nom (un mélange de Beetlejuice et de Daria ), mettant en scène la jeune Creepie, orpheline goth-punk-manga, ayant grandi auprès de ses seuls amis : les insectes. Aussi, Mylène incarnera le personnage féminin principal du film L’ombre des autres, inspiré du livre éponyme de Nathalie Reims, prévu au cinéma en 2010. Actualité chargée pour la rousse, au meilleur de sa forme !

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Mylène Farmer – Dégénération

Posté par francesca7 le 29 avril 2012

par Arno Mothra le 11 juillet 2008

Il est des indices très simples consistant à repérer rapidement une chronique minable sur Mylène Farmer : cherchez les mots « icône », « gay », « variété française », « pop », « commercial », « libertine », « fric », et, pis encore, telle une cerise pourrie apportant misérablement un peu de couleurs au gâteau de l’infâme, le nom de l’insupportable « Madonna », aussi cupide et charismatique qu’un parcmètre.

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Mylène Farmer - Dégénération dans Mylène et des CRITIQUES degeneration-mylene-farmerAccompagnée de Laurent Boutonnat, jeune réalisateur de courts-métrages et du (très) subversif La ballade de la féconductrice, Mylène Farmer jette un énorme pavé dans la mare en sortant Cendres de lune, son premier album, en 1986. Ouvre sombre, novatrice et atypique où s’entremêlent la cold-wave et la new-wave sous un format complètement inédit, une espèce de pop-goth. Aberration, paradoxe ou légitimité : la dame atteindra des records de vente incommensurables à compter de ce premier essai ; précisons qu’en 2008, la plus détestée des plus adulées réussit le coup de grâce de remplir deux Stade de France en 3 heures (en cumul) et vendre 100 000 places pour sa tournée 2009 en une journée. Comme d’habitude depuis 5 ans maintenant, sans aucune publicité ni annonce évènementielle. Certains couillons croiront encore à une stratégie du mystère vicieusement entretenue ; vous direz ça à Rose et Noir, Björk, Brigitte Fontaine et RoBERT, qui seront heureuses d’apprendre qu’elles vendent potentiellement des millions de disques grâce à cette technique infaillible.

Depuis l’apogée d’ Ainsi soit Je. en 1988,  Farmer a su s’attiser la haine des médias et d’un grand nombre de frustrés pseudo créatifs, essentiellement par le doigt d’honneur qu’elle a lancé à ces derniers ; parce que Mylène Farmer s’affuble de différents maquillages sans jamais annihiler les lignes de son masque, aussi pudique qu’exhibitionniste, sans jamais s’engouffrer dans le ridicule, et sans jamais quémander quoi que ce soit dans cette boue populiste qui tergiverse pourtant sur sa personne – et non sur son art, mais peu importe.

Mylène Farmer est devenue la première – et à ce jour la seule – chanteuse littéraire. De Désenchantée en 1991 à L’Amour n’est rien. en 2005, le public aura pu se délecter des clins d’oeil récursifs à Cioran, philosophe sans égal dont le nihilisme et le cynisme côtoyaient sans timidité un humour et une poésie maîtrisés. Ne parlons pas non plus du Marquis de Sade, Georges Bataille, Boris Vian, Sogial Rynpoché, Virginia Woolf ou Apollinaire, occupant également une place de choix parmi les influences les plus visibles. Mylène se moque délibérément de la masse, et l’a toujours fait comprendre avec une très grande classe ; comme de faire chanter à cette dernière, sur les ondes FM, les plaisirs sodomites, la folie hérétique, le trouble psychiatrique, l’obsession clinique, les vagues mélancoliques ou les perpétuels questionnements en rapport à une force supérieure sur l’Homme.

Les gens classant Mylène Farmer au milieu de toutes les conneries fades et mercantiles abondant les radios et les chaînes télévisées sont des ignares sans lueur de culture. D’un état paroxystique, il est aussi jouissif de constater avec quelle hargne (et quelles contradictions pathétiques) l’intelligentsia jus-de-pet s’acharne à lui cracher dessus depuis 25 ans, tout en plébiscitant en aparté nombre de ses clones préfabriqués, sans saveur et sans talent (et sans carrière non plus d’ailleurs).

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Après Fuck them all en 2005 – titre dans lequel la prose ambiguë nous renvoyait à l’hérésie, au féminisme, et aux guerres de religions – qui ouvrait l’excellent album Avant que l’ombre., teinté de trip-hop old school, Dégénération annonce le grand retour de la belle pour septembre 2008. Comme souvent, ce nouveau morceau risque fort de diviser le (voire son) public.

Mylene_Farmer_degeneration dans Mylène et des CRITIQUES

Là où l’artiste trempait sa plume dans l’encre de la rhétorique la plus riche, cette nouvelle chanson s’assimile très rapidement à Psychiatric, Effets secondaires, Porno graphique ou You (en duo avec Good Sex Valdes ) de par un texte court et une musique plutôt dub. Dégénération se résume à un couplet répété en boucle, un pont parlé, et beaucoup de choeurs (ou d’échos, c’est selon). Dégénération rime avec Ma génération, Sexy coma à Sexy trauma, et T’es statique à Extatique / Esthétique . Le peu de texte, fort de son asyndète, reste partiellement incompréhensible sans la lecture des paroles officielles (indisponibles à l’heure actuelle). Apologie d’ataxie. Tout laisse place à la spéculation et au mystère qui caractérisent parfaitement l’univers tourmenté de la rouquine, de retour à la sauvagerie. En ce sens, on appréciera la dichotomie entre l’immobilisme (le coma, le trauma, le statisme), et le désir d’un nouveau mouvement rapportant un peu de souffle aux poumons (il faut que ça bouge) ; au conditionnel, l’auteur pourrait se prêter spectatrice à un déséquilibre générationnel, construit de caillots de monotonie, de tiédeur, d’absence de vie, d’absence de dilection, de confusion des genres.

Un peu ampélopsis en ascension continue, Mylène Farmer n’a jamais suivi les modes musicales, et ce titre n’y fait pas exception, même si le son électronique caresse une expérimentation artistique remarquable. Beaucoup de son auditoire aura pu apprécier un retour à une électro froide, comportant cependant une rythmique plus métallique et barrée qu’auparavant.

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Dégénération est un titre déstructuré, pas un tube d’été à l’approche facile. Plusieurs écoutes sont nécessaires afin d’en savourer le mélange de sel et de sucre, voire d’essence et de sirop, peu familier. La musique, en crescendo, hypnotique, incite l’auditeur à la claustrophobie, à des coups de tête contre le carrelage, jusqu’à l’apothéose pendant la dernière minute. Comment ne pas écouter Dégénération en boucle ? L’énigmatique pochette du single accentue davantage un certain côté tribal et mystique à la chanson, tout en restant évasive.

Comme d’habitude, Mylène Farmer réussira là où tous échouent : imposer à la masse un titre fort, intègre, ultra créatif et hors normes. Nous nous régalerons également des corbeaux sans plumes et des chauves-souris sans ailes qui, à défaut de l’encre de Chine, baigneront leur critique faiblarde dans le fiel le plus risible, étriqué, vulgaire et obsédé – c’est qu’elle en a de la chance la Madame, que d’être proscrite par des huîtres sans coquille ! Elle en irradie d’autant plus fort.

Pas besoin d’être un aficionado de la belle rousse. Découvrez, prenez le temps, et laissez-vous tournoyer dans cet élan noir de danse sépulcrale ; et surtout, contournez les clichés !

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Une magnifique porte d’un dédale qui s’annonce exceptionnel, à la rentrée. Pas d’amylène, juste Farmer, [mode Frances]. Essaim d’assonances, exquise esquisse sans discordance. Vivement la mort subite !

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Avis sur Mylène !

Posté par francesca7 le 28 avril 2012

Cet avis a été évalué par 4 membres de Ciao en moyenne: très intéressant !

Avis sur Mylène ! dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_02aMylène farmer est souvent considérée comme une chanteuse secrète, qui parle peu, toujours mélancolique, triste, attirée par la mort…Pourtant, elle mérite tellement qu’on la connaisse…Fan depuis toujours, je ne peux que conseiller l’achat de la vidéo de son spectacle: « live à Bercy »(1996). Rien à voir avec l’idée que l’on peut se faire de Mylène : un show très coloré, qui bouge beaucoup : mylène sait mettre le feu à son public : elle reprend tous ses tubes de Libertine à Désenchantée en passant par sans contrefaçon ( un classique)et les chansons de l’album « anamorphosée ». Mylène est vraiment transformée par rapport à ses débuts!! Elle porte des tenus très sexy, et exécute des chorégraphies sans un faux pas, dans un décor très travaillé. A conseiller à ceux qui aiment mylène mais la connaissent peu….

Parution chez  http://www.ciao.fr/   

Et vous, qu’en pensez-vous ??

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Mylène, où vas-tu chercher ton univers ?

Posté par francesca7 le 28 avril 2012

Mylène Farmer – Avant que l’Ombre

 Mylène farmer, mais où vas-tu chercher ton univers?! ( 13/03/2006)

Mylène, où vas-tu chercher ton univers ? dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_41aMylène farmer est la seule artiste à s’offrir le lux de vendre toutes les places du concert de son album avant même que celui ci ne soit sorti. C’est ce qu’elle nous a fait en janvier 2005 en commercialisant les places de concert de son nouvel album dont la sortie n’était prévue que pour le 18 avril suivant.

Les années 80 en force

Après avoir fait quelques effets de zele en tentant de nouveaux styles de musique au milieu des années 90, ou electro au début des années 2000, elle revient avec les chansons de cet album à sa différence originale des années 80.

On retrouve l’artiste mystique au mélodies simples et jolies, aux paroles incompréhensibles dans le texte et dans la voix fondue, le tout rattrapé par un fond musicale très bon.

Des paroles chocantes, mais avec douceur.

La plupart des chansons son baignées de l’art méthaphorique dont mylène farmer a le secret. Qu’il faut décortiquer pour espérer comprendre le sens après quelques semaines d’écoutes ;-) .

D’autres comme « Fuck them all » et « Prono graphik » font dans le choc, mais vraiment tout en douceur, ce qui rattrape et rends comme toujours ses chansons écoutables par le plus grand public.

Et mylène farmer n’hésite pas à parler religion… à sa manière!

Instrumentalement envoutant et typé, relevant la voix enhyvrante

Très bon mélange des sons percutants comme dans les années 80, parfois des guitard électriques et des sons bizares pour moderniser, un fond lié, et des basses profondes, pour réussir l’instrumentation de cet album.

Ce son va parfaitement bien aux chansons mélacolliques que mylène farmer à produit avec cet album.

On peut dire qu’elle n’a pas réussie une entrée fracassante sur les ondes fm avec le titre « fuck them all », comme elle a pu le faire par le passé avec « Désanchanté ». Mais l’album n’en est pas pour autant plus mauvais que celui-ci…! Au contraire le tout est vraiment réussit et mérite largement le succès qu’il emporte.

parution chez
http://www.chroniscope.com/

 

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Les risques de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 avril 2012

A cause d’une critique sur Mylène Farmer, un journaliste est menacé de mort

Jean René Gaudin-Bridet, journaliste à Télé Star, a publié il y a quelques jours une critique plutôt négative sur Point de suture le dernier album de Mylène Farmer.
Il y parlait de « retour manqué ».

Des fans de la chanteuse n’ont pas apprécié et du coup, ont commencé à poster des commentaires assez violents concernant le journaliste, qui a même reçu des menaces de mort.

Les risques de Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_99aTélé Star a décidé de porter plainte. Catherine Rambert, la directrice de la rédaction s’explique dans le magazine paru ce lundi: « Nous acceptons les critiques, mais pas les insultes et les menaces et Télé Star a déposé plainte et mis en demeure les sites qui ont publié des propos injurieux contre notre journaliste et contre notre magazine de les retirer. »

Contacté par Le Post, Jean René Gaudin-Bridet,
le journaliste menacé, ne souhaite pas s’exprimer.

Joint par Le Post, le fondateur d’un site de fans de Mylène Farmer qui souhaite rester anonyme, estime quant à lui que cette affaire « donne une image détestable des fans. »

Comment réagissent les fans de Mylène Farmer?
« Si le journaliste a reçu des injures et menaces, les fans trouvent cela inacceptable. Ça donne une image détestable des fans de Mylène alors qu’il y a finalement très peu de fans extrêmes. Cette histoire est pathétique. »

Pourquoi dites-vous « s’il y a eu des menaces »?
« Parce que nous avons fait un travail de modération très important sur Jean-René Gaudin-Bridet et je pense que les autres sites aussi. Nous avons supprimé des commentaires et banni des internautes. Apparemment ce sont des menaces qui viennent de sites de fans, mais pour l’instant aucun site n’a été contacté par Télé Star. »

Parmi les commentaires des fans, beaucoup affirment que Jean René Gaudin-Bridet est un ancien fan de Mylène Farmer?
« Ce qui est vrai. Il a créé un site, Mylène Farmer International Fan-Club, qu’il a arrêté brutalement en 2001. Selon ses dires, c’est parce que Mylène ne faisait rien pour les sites de ses fans. Mais je pense qu’il s’attendait à devenir un site officiel, ce qui n’a pas été le cas. »

Ce n’est pas parce que c’est un ancien fan qu’il ne sait pas faire la part des choses?
« Effectivement, mais le souci c’est que depuis qu’il est devenu journaliste il ne fait que des critiques très négatives sur Mylène. En outre, ce que nous trouvons vraiment pas correct, c’est que Télé Star ne précise pas qui est Jean René Gaudin-Bridet car ce n’est pas un journaliste lambda, c’est un ancien fan de Mylène. D’ailleurs nous allons demander un droit de réponse pour les fans dans le Télé Star de la semaine prochaine. »

Parution Le PostArchive du 02/09/2008

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Mylène et les superlatifs

Posté par francesca7 le 9 avril 2012

 

Mylène et les superlatifs dans Mylène et des CRITIQUES MF80_109aMylène Gothique. Dès son deuxième succès, Plus grandir, en 1985, le décor est posé: cimetière nappé de brume et maison hantée. Outre l’hôpital psychiatrique, cette topographie farmérienne s’enrichira encore de mornes plaines enneigées, sortes de no man’s lands tarkovskiens. Farmer s’inspire du gothique et du spleen du XIXe. Elle aime Poe et lui dédie une chanson (Allan), relit Baudelaire et le met en musique (L’horloge).

Vous ne la verrez jamais en couple, heureuse, dans ses clips. Ses amants sont au mieux fusillés, au pire déjà morts. Ainsi, son beau duo avec Jean-Louis Murat, Regrets, en 1991, est filmé dans un cimetière. Lui est vivant, elle déjà trépassée… Pas étonnant que Farmer soit inexportable aux Etats-Unis. Pendant qu’elle boit la ciguë des amours mortes, Madonna croque les hommes comme des sucettes, avec conviction et optimisme.

Issu de http://www.hebdo.ch/  

 

MF2000_133a dans Mylène et des CRITIQUES

Mylène Catin. Contrairement aux apparences, la chair est triste chez Farmer. Mylène s’ennuie. C’est pour cela qu’elle revient chaque fois à la chanson. Pour combler un «vide insupportable» et le sentiment «de n’être rien». Trop consumée de chagrin pour une libertine (qui, par définition, ne s’attache pas à ceux qu’elle consomme), elle est plutôt nécrophile.

Bien sûr, ses chansons ont le piquant des amours à la française: clin d’oeil saphique, évocation de la sodomie, nudité bien dosée. Mais plus qu’une invite à la gaudriole, «Je suis libertine, je suis une catin» parle plutôt de la liberté de disposer de son corps. Libertaire et libérée, avec emphase.

Mylène Pantin. Lorsqu’on la regarde sur les plateaux de télévision, au début des années 90, elle ressemble au David Bowie de la pochette de Heroes. Même expression figée d’automate. Et les chorégraphies qu’elle invente se déroulent comme du papier à musique. Mylène Farmer revient sans cesse à l’image de la poupée. En 1987, dans Sans contrefaçon, elle est un Pinocchio auquel Zouc donne vie. En 1997, elle reprend La poupée qui fait non de Polnareff.

En 2008, sur la pochette de Point de suture, une poupée rousse charcutée par des bistouris… Le corps farmérien est celui d’un pantin blessé. Un fétiche dont la chair molestée a fonction d’exorcisme. Ses démons, Mylène leur a donné le visage des sculptures du Lausannois Martial Leiter: des épouvantails en forme de corbeaux qu’elle décapite rageusement dans Fuck them all (2005).

Autant de visages Du temps (titre de son dernier single). Son ennemi numéro un, celui qui peu à peu démembre la poupée «qui fait non» et ne veut «pas grandir». On sait que cela finira dans la douleur et la folie, mais on continue de regarder, fascinés. Parce que ce combat est aussi le reflet du nôtre.

issu de l’article sur : http://www.hebdo.ch/mylene_a_mort_133469_.html

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Le Bleu Noir, désir de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2012

 

Gilles Médioni (parution dans L’Express)

 

Sans son complice Laurent Boutonnat, mais épaulée par Moby et Archive, la chanteuse de Génération désenchantée, s’envole vers des ballades célestes et lancinantes mais sans relief.

Quoi de neuf sous le soleil bleu noir de Mylène Farmer ? 

Le Bleu Noir, désir de Mylène dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_139aRien que des thèmes obscurs déjà déclinés dans ses sept précédents albums. Les textes oscillent toujours entre lumières de l’amour et ténèbres de la mort, avec les images qui vont avec : cloîtres qui saignent, larmes de mélancolie, foi en ce monde et en l’autre monde. « Il nous faut une révolution pour créer l’envie », recommande pourtant la chanteuse dans Lonely Lisa. On y vient. 

La révolution de Bleu noir, c’est l’absence de Laurent Boutonnat, son complice de toujours. Le générique de l’album affiche les noms du groupe Archive rencontré par Farmer vers 2004, de Moby avec qui elle avait déjà enregistré le duo Sleeping away en 2006 et de Red One, le producteur de Lady Gaga. 

Ce glissement progressif de l’électro-pop dansant vers le trip-hop céleste – excepté les deux morceaux effervescents de RedOne – se fait sans faille mais aussi sans relief. 

Le disque est évanescent, planant, lisse, sinon monochrome. Archive signe quelques titres orageux parmi les plus forts dont Light me up, tandis que Moby recycle quelques vieux motifs qui peinent à s’enflammer. 

Par contre, et c’est une surprise, la voix murmurante de la chanteuse s’élève enfin au sens propre – on l’entend clairement et parfois fortement. Et même au sens figuré. Le morceau Leila parle ainsi d’une « femme aimée d’Iran ». Et de cette « part ensevelie de nous même » des mots que l’on peut interpréter comme politique. La chanteuse a signé la pétition pour sauver Sakineh, condamnée à la lapidation en Iran. 

Toujours prompte à s’effacer derrière les métaphores, l’auteure n’hésite pas dans ses chansons à s’exprimer à demi-mot, supprimant adverbe, pronom personnel, etc, etc – « m’effondre », « moi je veux c’est aimer » ; « tout pas dit. » 

En septembre 2011, Mylène Farmer aura 50 ans. Dans Diabolique mon ange , une sorte de remix de L’Horloge, elle avance entre deux « flik flak » et autres « tic et tac ». « Temps j’ai maudit ton corps ». Un écho au « Souviens-toi que le temps est un joueur avide » (Baudelaire)? 

parution dans l’EXPRESS du 7 décembre 2010

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MYLENE et le cinéma

Posté par francesca7 le 25 mars 2012

MYLENE et le cinéma dans Mylène et des CRITIQUES ClipTrist4  Les plans rapides du clip TRISTANA stoppent lorsque Boutonnat semble offrir un nouvel hommage à l’autre géant du cinéma russe : Andreï Tarkovski. Les plans lents et oniriques trouvent ici mieux leurs places dans cette sorte de lyrisme fantastique. Boutonnat ira en fait tourner ce court-métrage durant cinq jours dans les forêts entourant la commune de La-Chapelle-en-Vercors. Il acheminera pour cela de Normandie une demi-douzaine de loups gris naturalisés empruntés à Gaétan, un ami louant des animaux pour le cinéma à travers sa société Jacana. Laurent Boutonnat se servira encore de cette entreprise pour le tournage de Beyond my control (1992) et Giorgino (1994). Tout comme son film précédent, la Bande Originale sera disponible dans le commerce (estimée aujourd’hui à 160 Euros). Le tournage du clip Tristana est rapide, Laurent Boutonnat a recours à certains stratagèmes pour gagner du temps. Il n’utilise par exemple qu’une unique pose de rails de travelling pour filmer toutes les scènes de poursuite dans la forêt (au début du clip et au milieu), en utilisant ces rails dans tous les sens (travelling avant, travelling arrière, travellings latéraux) sans que ça se voit (rien ne ressemble plus à un coin de forêt qu’un autre coin de forêt!)

 ClipTrist6 dans Mylène et des CRITIQUESDans cette adaptation enneigée qu’est TRISTANA, le prince charmant est Rasoukine, un agriculteur des plaines déjà enneigées en ce moi d’octobre 1917. La sorcière est une tsarine (interprétée par la baroque Sophie Tellier déjà présente en tant que rivale dans Libertine) et Blanche-Neige est Tristana, une jeune fille amoureuse de Rasoukine. Les cosaques, envoyés par la tsarine, veulent lui ramener l’enveloppe charnelle de Tristana qui paraît-il, est plus belle qu’elle. On notera l’allégorie du miroir par lequel la sorcière demande dans Blanche-neige « -Qui est la plus belle ? ». Ici, la tsarine le demande au moine que l’on voit précisément à travers ce miroir. Il est en fait le reflet même de ce qu’est la tsarine, un personnage laid et sournois, au service d’une supériorité (la beauté physique pour elle et Dieu pour le moine)  qu’elle seule considère comme telle. Tout pourrait ressembler ici à un conte merveilleux traditionnel. Mais tout, ici, est transposé dans l’univers glacé de Boutonnat, ce qui donne facilement à la version originale signée Disney, un goût consensuel, voir aseptisé. Laurent Boutonnat fait toutefois une infidélité au dessin animé de Disney dont il s’inspire en changeant la fin de l’histoire.

ClipTrist8Lorsque Rasoukine le « prince charmant » embrasse Tristana pour lui redonner  vie, elle ne répond pas à son baiser et reste indéfiniment entre la vie et la mort. Elle gagne ainsi, par la grâce de l’amour et d’un baiser, le double bonheur de l’éternité et du repos infini. Pour mettre en images cette scène, la fin du film nous donne un onirisme le plus total. On voit Tristana, les bras ouverts et la tête inclinée en arrière rire aux éclats sous la neige qui tombe, inondée de soleil et de flocons. La dernière image qui servira de fond au générique de fin est donnée à Rasoukine, face au soleil se couchant sur les montagnes russes, et expirant dans un souffle de désespoir un laconique « - Je t’aime« . 

écrit par Jodel St Marc http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène et suture sans surprise

Posté par francesca7 le 25 mars 2012

Mylène Farmer signe son retour avec un album sans surprise

Dans ‘Point de suture’, un nouvel album en manque d’inspiration, la chanteuse mélange électro-pop et ballade rêveuse.

Mylène et suture sans surprise dans Mylène et des CRITIQUES Mylene-Farmer-Sacoche-Point-De-Suture-845609915_MLDepuis une vingtaine d’années, et bien avant que les stars de la chanson pop et du rock en fassent un argument promotionnel, la parution d’un nouvel album de Mylène Farmer relève d’un quasi-secret défense. Pour son septième album en studio depuis 1986 – son premier single, ‘Maman a tort’, date de 1984 – , la chanteuse a donc une nouvelle tenu au plus serré la révélation de ‘Point de suture’.

Après l’annonce, en janvier, qu’un nouvel album étant en préparation, grand silence. Et c’est durant l’été qu’est venue la confirmation d’abord avec le single ‘Dégénération’ et son clip réalisé par Bruno Aveillan – qui mélange une référence à l’éveil de l’héroïne du ‘Cinquième Elément’, de Luc Besson et celui de « la créature » issue de Sigourney Weaver dans ‘Alien 4’ – puis une date de parution, lundi 25 août. Sans concurrence d’une chanteuse de même statut face à elle.

La mise en place à 350.000 exemplaires du CD par la maison de disques Polydor donne une indication sur le probable raz-de-marée des ventes. Il faudra y ajouter les chiffres du téléchargement légal payant, depuis mercredi 20 août, de dix chansons de ‘Point de suture’ – le CD en contient une onzième, cachée après quelques minutes de silence –, et ceux d’une opération de téléchargement gratuit menée par l’opérateur de téléphonie mobile SFR et le fabricant de téléphone Sony Ericson.

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Point de suture : décousu

Posté par francesca7 le 17 mars 2012


Point de suture : décousu dans Mylène et des CRITIQUESLa pochette accroche l’œil : une poupée cabossée au milieu de ciseaux de chirurgie. L’image n’aurait pas déplu à l’affreux jojo Marilyn Manson. Mais ici il s’agit de Mylène Farmer et de son éternelle poésie adolescente. « C’est le sombre, l’outre-tombe, c’est le monde qui s’éteint, l’épitaphe aura l’audace de répondre à mon chagrin. » Ce méli-mélo gothico-mélancolie imprègne quelques morceaux vaporeux comme ‘Paradis inanimé’ ou ‘Si j’avais au moins…’.

L’artiste semble y faire du surplace et donner du grain à moudre aux rieurs. Pas de quoi s’enthousiasmer non plus sur ‘Looking for my name’, décevant duo avec Moby. ‘Point de suture’ se révèle enfin efficace quand il accélère le rythme, monte le son, se laisse envahir par les pulsations électro sans se poser de questions. La demoiselle se fait alors malicieuse sur ‘Appelle mon numéro’, voire carrément coquine dans ‘Sextonik’, où l’amour paraît s’envisager seul mais avec des joujoux « d’ivoire ou de jade ». Elle arrive même à nous faire avaler son spleen à travers « Je m’ennuie », petite bombe techno d’un disque plus à danser qu’à penser.

Critique :Emmanuel MAROLLE / parution dans Le Parisien (21.08.08)

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La mort de Mylène

Posté par francesca7 le 11 mars 2012

Quand Arte anticipe la mort de Mylène Farmer pour sa revue culturelle

La mort de Mylène dans Mylène et des CRITIQUES mylene-farmer-sexy-mylene-farmer_1999_claude-gassian_chine_001-img Pour compléter sa « nouvelle tranche culturelle » du dimanche après-midi, Arte a proposé, dès le 8 janvier, Personne ne bouge !, une revue culturelle avec un esprit annoncé comme « potache et décalé ». Ce « magazine du 3e type » a pour ambition de renouveler le genre via le nouveau trio turbulent composé de Philippe Collin, Xavier Mauduit et Frédéric Bonnaud, tous entendus sur les ondes de France Inter.

Cette approche décalée des arts et de la culture, d’une durée de 43 minutes, propose un décryptage amusé de l’air du temps. L’émission, exclusivement guidée en voix-off, proposera des rubriques récurrentes, comme « Ça n’engage que moi », « L’entretien » ou encore « Détour vers le futur ».

Cette dernière partie proposera, à l’occasion de la première émission, de revenir sur le cas Mylène Farmer. En partant du postulat que l’interprète de C’est une belle journée décède en 2032, Philippe Collin, Xavier Mauduit et Frédéric Bonnaud tentent de résumer ce que la star a fait les 20 dernières années de sa vie…

Quant à David Guetta et Lady Gaga, les deux artistes en prendront pour leur garde, respectivement les 15 et 22 janvier, au cours de la rubrique « Un air de déjà vu ».

Article du site TV : http://www.toutelatele.com/

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Mylène Drama queen

Posté par francesca7 le 11 mars 2012

«Drama queen». Avec Farmer, on est dans le mélodrame. On pense à son homonyme Marguerite Gautier, l’héroïne de Dumas. A Garbo (à laquelle elle consacre une chanson) et à Sarah Bernhardt. Sauf que Farmer en fait des tonnes. Plus que Jeanne Mas, sa rivale des débuts, c’est dire. Mais le kitsch n’est pas incompatible avec l’émotion. Dans les stades, qu’elle est la seule artiste française à pouvoir remplir, elle touche aux larmes.

Mylène Drama queen dans Mylène et des CRITIQUES 8-photo-13x18cm-mylene-farmer-mylene-sexy-moitie-nue-hot-photo-857653213_MLSi la chanteuse parvient à cette spontanéité, c’est grâce à un professionnalisme maniaque et à un subtil art des contrastes: côté face un sourire de madone, côté pile un chignon sculpté en forme de crâne. Cette grandiloquence bien dosée, elle la doit à Laurent Boutonnat. Dès Libertine, il la magnifie dans un clip de dix minutes évoquant Barry Lyndon de Kubrick. La suite, Pourvu qu’elle soit douce, dure près de dix-huit minutes, coûte 450 000 euros et mobilise 600 figurants…

La surenchère est stoppée net par l’échec du long métrage du duo, Giorgino, où Mylène joue l’hystérique au milieu des loups. Désormais, même si Boutonnat continue de composer pour elle, c’est surtout avec d’autres qu’elle tourne ses clips: Luc Besson, Abel Ferrara, Ching Siu- Tung… De belles réussites, mais l’esprit n’est plus le même. Parfois, elle se risque à laisser sa mélancolie au vestiaire.

Cela donne la rengaine Appelle mon numéro, en 2008. Et sa pire vidéo, signée par le réalisateur Benoît Di Sabatino, qui partage sa vie. On y voit une Farmer aguicheuse et botoxée se tortiller sur un lit, jouant la lolita. Allô, Sunset Boulevard? Et si, en fait, on n’avait pas quitté la chambre capitonnée des débuts?

Critique issu du Sitehttp://www.hebdo.ch/

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Le nouveau Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 mars 2012

Du temps ?

par Gilles Médioni (parution dans L’Express)

Le nouveau Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES mylene-du-tempsFaut-il laisser du temps au temps ou 24 heures suffit-il pour avancer que le nouveau single de Mylène Farmer, ritournelle popisante aux paroles bâclées est franchement mauvais? Musicalement, c’est du rien, de l’électropop vite calée. Au niveau des paroles, du vent. Je sais bien que Mylène Farmer aime les sens cachés, les sous-textes et les seconds degrés. Mais franchement,  « nos chemins de vie parfois se superposent ». Ah oui. Et parfois même les chemins se croisent, et deux courbes qui se croisent… Moi tant qu’à faire, et pour la rime, j’aurais choisi métempsychose…

A la demande générale, je rectifie les paroles chuchotées… Donc, je superpose la phrase correcte, ah ah ah, qui est « nos chemins de vie parfois nous superposent » et non « se superposent ». Ce qui est bien plus clair, bien sûr.

parution dans l’EXPRESS du 8 novembre 2011 

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Pourquoi médire Mylène F.

Posté par francesca7 le 8 mars 2012

Pourquoi médire Mylène F. dans Mylène et des CRITIQUES Mylene-Farmer-Be-Me-Sois-MoiFallait pas médire sur Mylène Farmer. Après la publication dans les pages de «Téléstar» d’une critique de son single «Dégénération», les fans ont eu des réactions incendiaires, allant… jusqu’à des menaces de mort. La cible? Le journaliste qui a signé ces lignes, Jean-Rémy Gaudin-Bridet.

«J’évoque l’accueil mitigé des radios à ce single, qui est un peu hors format, explique-t-il à 20minutes.fr. Mais sinon, je trouve ce morceau plutôt sympathique. Je ne pensais pas créer une telle polémique. Il est vrai que Mylène est une star qui ne laisse pas insensible, mais là… Je ne pense pas que je signerai d’autres papiers sur Mylène Farmer.»

Réactions disproportionnées

«Les lettres de menaces envers un journaliste sont inacceptables et injustifiées», dit Sebastien Rozier, en charge de FarmerAddict, un site qui reçoit environ 2.000 visites quotidiennes. Il concède que les réactions des fans sont «disproportionnées» et ajoute: «mais Jean-Rémy Gaudin-Bridet n’a pas fait son devoir de journaliste. C’est un travail bâclé et pas professionnel. Gaudin-Bridet a annoncé que le single était un flop, alors qu’il n’était même pas sorti. Aujourd’hui il est en tête des charts».

Le retour de bâton

Ce qui fait hurler les fans, c’est que Gaudin-Bridet est un ancien des leurs. En effet, il a créé le «Mylène Farmer International Fan Club» en 1995, avec Michael Mouilleron. Fort de son succès, le fan club diffusait même un fanzine à près de 30.000 adhérents. «Un beau jour de 2001, Gaudin-Bridet a fermé le club et adressé une lettre à Thierry Suc, le manager de Mylène, en lui disant que Farmer n’était plus une chanteuse, reprend Sébastien Rozier. Elle était devenu selon lui un produit marketing.»

 dans Mylène et des CRITIQUES«Tout ça me fait flipper»

Même plusieurs années plus tard, les fans connaissent cette histoire et ne ratent pas l’occasion de noter la partialité de Gaudin-Bridet. «Mon site sur Mylène Farmer date d’il y a dix ans, plaide le journaliste. On l’avait monté avec des copains parce que nous étions fans. Et nous l’avons arrêté parce que nous n’étions plus fans. Depuis dix ans, je n’ai aucun rapport ni de loin, ni de près avec Mylène Farmer.»

L’hebdomadaire «Téléstar» a décidé de porter plainte et de mettre en demeure les sites et forums sur lesquels les menaces sont proférées. «Tout ça me fait flipper, soupire Gaudin-Bridet. J’ai même dû rassurer ma mère ce matin.»

AF et MG http://www.20minutes.fr/

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Mylène et l’histoire de Tristana

Posté par francesca7 le 1 mars 2012

Remake d’une Blanche-Neige transposée en Russie durant la révolution d’octobre… Dix minutes qui « ébranlèrent » le vidéo-clip.

    Après un coup d’éclat comme le clip Libertine, on peut être tenté par l’application de mêmes méthodes, en espérant que les mêmes causes produiront les mêmes effets. En ce sens Tristana pourrait paraître proche de son prédécesseur : une fin tragique qui voit la mort de l’héroïne, une durée qui dépasse l’entendement pour un vidéo-clip, une esthétique de long-métrage, un tournage presque totalement en extérieur (ici sur les hauteurs de La Chapelle-en-Vercors) à la mi6avril 1987, et des musiques additionnelles vendues dans le commerce sous le nom étrange de « Bande Originale du clip ». De surcroit, comme pour Plus Grandir et Libertine, Tristana est présenté à la presse le 6 mai 1987 et obtient son visa d’exploitation plusieurs mois après, le 8 juillet 1987. Mais en réalité Tristana est bien plus que cela, véritable conte onirique en temps de guerre, la particularité du film réside dans ses choix esthétiques et son modèle, ô combien célèbre. Pour le tournage on utilisa un seul et unique loup, le reste étant arrangé avec des chiens qu’on évita de filmer en gros plans.

Mylène et l'histoire de Tristana dans Mylène et des CRITIQUES ClipTristana6

 Tristana affiche au moins trois degrés de compréhension, dont deux clairement revendiqués par l’emploi des références à Blanche-Neige et les sept nains (Walt Disney – 1937). Sans Contrefaçon joue quant à lui sur la seule transposition des Aventures de Pinocchio de Mario Collodi, histoire largement inspirée d’un conte très populaire qui impose par son traitement le décryptage par n’importe quel spectateur des deux niveaux de lecture qu’elle comporte. L’action du clip trouve précisément son intérêt dans sa référence perpétuelle au célèbre roman de Collodi ; c’est par le processus de l’adaptation que Boutonnat guide le spectateur vers un raisonnement ludique qui le mène à suivre l’histoire selon deux optiques : celle de la diégèse du clip, et celle du célèbre roman original. Boutonnat réutilisera ce système pour plusieurs clips dont nous parlerons plus tard, comme Sans Logique (1989) ou Moi …Lolita (1999).

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Mylène poupée couturée

Posté par francesca7 le 1 mars 2012

« Inquiétante poupée couturée » titrait Le Monde


Mais pour qui pense encore qu’un disque c’est aussi une pochette, un objet précieux, les disquaires ont mis bien en vue de quoi satisfaire l’amateur – qui dans le cas de Mylène Farmer se doit d’avoir toutes les version disponibles.

On trouvera donc trois présentations de l’album, une normale dans du moche plastique, une autre sous couverture cartonnée, s’ouvrant en trois volets, avec en bonus

Mylène poupée couturée dans Mylène et des CRITIQUES w1z3_480x270_62qgx

, le clip, une dernière enfin, en version 33-tours. Pour le single, deux déclinaisons, celle en CD avec la « single version », le « radio edit » et la « version instrumentale », celle en 33-tours avec trois remix (un de Tomer G et deux de Manhattan Clique).

Question visuel, même diversité.
L’album ‘Dégénération’, premier single, ouvum présente une inquiétante poupée couturée façon créature du docteur Frankenstein (photographies du Japonais Atsushi Tani), qui rappelle, outre sa ressemblance avec Mylène Farmer, le double marionnette à la Pinocchio dans ‘Sans contrefaçon’ (1988). Pour le CD single, la chanteuse, née en 1961, à Pierrefonds (Québec), présente son dos et son fort joli fessier. Quand au single 33-tours, c’est la même image, solarisée dans des tons rose foncé et violet.

re aussi l’album. Il donne le ton électro-pop d’une partie du disque, avec pour mot d’ordre « faut qu’ça bouge ». En arrangements plutôt minimalistes, dans une sécheresse de ton à laquelle il faut s’acclimater. Même climat dans ‘Je m’ennuie’, ‘Sextonik’ (ode au godemiché « d’ivoire ou de jade ») ou ‘C’est dans l’air’. Autant de titres développés par le duo Mylène Farmer-Laurent Boutonnat dans une efficacité rythmique dansante mais auxquels il manque un rien d’ambition formelle.

Un autre pan de l’album relève de la ballade rêveuse et alanguie sur les thèmes de l’attente, du vague à l’âme (‘Point de suture’), l’absence, la disparition (‘Si j’avais au moins…’), dans un univers en clair obscur. Là aussi on retrouver la marque du duo dans les fondamentaux, mais avec le sentiment de collages d’idées déjà entendues dans de précédentes compositions.

Le duo avec Moby, ‘Looking for my name’, dans sa sobriété ou l’électrique Paradis inanimé, dans ses débordements, constituent du coup de plaisants sursauts.

On ne retrouvera pas ici le romantisme lumineux, la palette baroque qui faisait toute la majesté et la grâce dominatrice d’ ‘Avant que l’ombre…’ (2005), à ce jour l’enregistrement le plus accompli de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. ‘Point de suture’ est plus ramassé, plus évident dans ses jeux avec les mots, arrivé presque trop vite.

Sans la rupture qu’avait constituée ‘Anamorphosée’ en 1995, traversé de guitares, d’un son urbain et d’une certaine violence musicale et sans l’exacerbation lyrique d’ ‘Avant que l’ombre…’, le terrain un peu trop familier de ‘Point de suture’ est une légère déception dans la discographie de Mylène Farmer.

Sylvain SICLIER / parution dans Le Monde (28.08.08)

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Libération parle de Mylène

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Sans (contre)façon
Mylène Farmer sort un septième album peu inspiré.

Mylène Farmer est-elle une artiste visionnaire ? On est à deux doigts de le penser à l’écoute de son nouvel album, ‘Point de suture’, le septième en vingt-quatre ans de carrière. Voici un disque dont la musique ne semble être qu’un prétexte à tout une déclinaison de revenus annexes. Aujourd’hui, une star c’est cela : un disque, mais surtout des ressources provenant de la scène et du merchandising (coffrets collector, sonneries de portable, etc.). [...] Est-ce une raison pour sortir un album franchement pas inspiré ?

Poupée meurtrie
Libération parle de Mylène dans Mylène et des CRITIQUESQuand on se retrouve dans la position où vos succès deviennent vos meilleurs ennemis, pourquoi pas. Trois ans après l’échec relatif de l’album ‘Avant que l’ombre…’ (500.000 disques tout de même, d’après la maison de disques, et treize Bercy), la chanteuse semble arrêter de jouer les gangsta-girls (cf. le single 2005, ‘Fuck them all’) pour renouer avec l’imagerie de poupée meurtrie qui la faisait vendre à coup sûr un million d’album dans les années 80-90.

Créée par l’artiste japonais Etsuko Miura, sa nouvelle figurine de cire sert de pochette à un album recyclant tous les gimmicks de l’auteure de ‘Sans contrefaçon’. Soit dix titres déroulant, sur cinquante-quatre minutes, une techno ambient ponctuée de ballades à voix de tête sans conviction. Les textes de Mylène Farmer ont toujours été un cas d’étude ; des couplets incompréhensibles mais des refrains imparables : « Je, je suis libertine / Je suis une catin / Je, je suis si fragile / Qu’on me tienne la main. » La voie du scandale se rétrécissant avec l’époque, à part les banlieues et l’islam, que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Mylène Farmer, 46 ans, conjugue son aura de soufre éthérée avec quelques exercices de style néogainsbouriens. C’est le premier single, ‘Dégénération’ : « Coma t’es sexe, t’es styx / T’es statique / Coma t’es sexe, t’es styx / Extatique. » Bien sûr, il faut imaginer cela dans un stade avec les notes de son mentor, Laurent Boutonnat, tout en sons compressés de basses et de gros beats…Il faut voir aussi le clip, une variation probable assez réussie de ‘Libertine’ en milieu hospitalier avec irruption de casqués se roulant des pelles. Clientélisme gay ? « C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste. Nous nous suivons depuis de nombreuses années, c’est important pour moi. Je pense aussi que je partage avec le public gay, comme avec d’autres publics d’ailleurs, le sentiment d’être « différent », sensation qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. »

Coup de presse
Sa seule interview, Mylène Farmer l’a donné au magazine ‘Têtu’. La chanteuse aurait annulé le 20 heures de Laurent Ferrari car on ne lui proposait qu’un duplex. Présenté sous cellophane, c’est en couverture du mensuel de Pierre Bergé, un beau coup de presse. Une Mylène se rasant, en gilet, nœud-pap’ dégrafé et bagues de mort aux doigts, voilà qui eût été une excellente pochette.  Cellophane enlevée, on découvre l’auteure de ‘C’est dans l’air’ (« Vanité…c’est laid / Trahison…c’est laid / Lâcheté…c’est laid / Délation…c’est laid », cru 2008) dans un art assez impressionnant de la langue de bois. Ou est-ce une manière de préserver son mystère ? Car plus encore que les points de suture, les points de suspension sont les meilleurs alliés des stars. Et accessoirement des chansons.

Ludovic PERRIN / parution dans Libération (26.08.08)

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Critiques sur Mylène dans Le Matin

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Des points de suture pour recoudre Mylène Farmer

Avec ‘Point de suture’, la plus grosse star française livre un album à la portée de tous. Avant d’entamer, l’an prochain, une tournée d’ores et déjà triomphale.

C’est l’instant X de la rentrée. Depuis mercredi dernier, les plus assidus de ses fans ont pu télécharger légalement ‘Point de suture’. Dès demain lundi, ce sera au tour du disque de connaître la ruée. Tout avait été organisé du côté de sa maison de disques pour maintenir le secret jusqu’au bout. La date de sortie définitive n’a été confirmée que dernièrement. Aucune information sur l’album de Mylène Farmer n’était censée filtrer. Mais c’était sans compter sur l’énorme communauté de ses fans.

Critiques sur Mylène dans Le Matin dans Mylène et des CRITIQUES MF80_141aPiratée par les Russes
Deux des semaines, de nombreuses rumeurs circulaient déjà sur le net. Jusqu’à ce qu’un site russe propose en téléchargement – illégal bien sûr –, les dix titres de ‘Point de suture’. Est-ce en réponse à ces pirates que Polydor a choisi de proposer l’album en téléchargement légal cinq jours avant sa sortie physique ?

Mylène Farmer est tout de même la première artiste française à bénéficier de ce « traitement de faveur ». Quoi de plus naturel qu’une promotion pareille pour la plus grosse vendeuse de disques française ? D’autant plus que son album, ‘Point de suture’, est loin d’être honteux. Ce disque tente de réconcilier tous les publics de Mylène Farmer. La chanteuse est parvenue à y réunir tout ce qui fait sa force : éclair technos, mélodies évidentes, faciles à retenir, ballades touchant droit au cœur, textes ambigus.

Autopsie d’un ‘Point de suture’
Pour son précédent album, ‘Avant que l’ombre…’, Mylène Farmer plébiscité les épouvantails du Suisse Martial Leiter. Aujourd’hui, la pochette de ‘Point de suture’ a une apparence plutôt cheap. La faute à un artiste japonais dont Mylène s’est entichée. Elle présente une poupée rousse, parsemée de cicatrices, déposée dans un bac en alu, aux côtés d’une multitude d’outils chirurgicaux… Ne vous arrêtez donc pas à cette pochette. Ni d’ailleurs au premier titre, le single ‘Dégénération’, carton dans les clubs mais difficilement audible chez soi.

Une forte envie de bouger
Mylène Farmer a prévenu ses auditeurs, dans l’unique interview qu’elle a donné au magazine gay ‘Têtu’ : « Comme ‘Dégénération’, mon humeur aujourd’hui en mouvement… Il s’agit d’une humeur plus que d’une envie. Je sais pas moi mais faut que ça bouge ! » Pour que ça bouge, justement, elle a fait appel à son compagnon musical de toujours, Laurent Boutonnat, responsable des arrangements musicaux.Dès la seconde chanson, ‘Appelle mon numéro’, Mylène Farmer atteint presque les limite de la facilité ; mélodie gentille, texte simpliste – « Appelle mon numéro, j’ai le sang si chaud, viens dans mon sillage, appelle mon numéro, compose ma vie ».

Ennuie et paradis
Sur des rythmes électro, ‘Je m’ennuie’ ennuie rapidement alors que ‘Paradis inanimé’ remonte sensiblement le niveau. Un début fort en guitares, un refrain accrocheur, des couplets très mélodieux et le tour est joué. Mylène Farmer retrouve toutes ses qualités. La chanson ‘Point de suture’ donne le titre à ce nouvel opus et propose des pistes sur le mystère farmérien. Dans ‘Têtu’ toujours, Mylène Farmer raconte : « Dans le livret de cet album, il y a une réplique d’Al Pacino qui incarne Carlito dans le film ‘L’impasse’. Avant de mourir, il dit : « Tous les points de suture du monde ne pourront me recoudre ». C’est aussi ce que je ressens. » Finalement, c’est avec les deux dernières chansons de l’album que la rouquine mar

MF80_82a dans Mylène et des CRITIQUES

que le plus de points, ‘Si j’avais au moins…’ est une magnifique ballade embrumée alors que ‘Looking for my name’ pourrait prétendre au titre de prochain single. Ce duo a d’ailleurs suscité des débats passionnés entre les fans pour savoir qui donnait la réplique vocale à Mylène. Après Jean-Louis Murat, Khaled ou Seal qui chanterait donc à ses côtés ? Bono, Moby ? C’est finalement ce dernier qui s’y colle à nouveau, après avoir déjà partagé ‘Slipping Away (Crier la vie)’. Sur ce ‘Looking for my name’, Moby se révèle meilleur chanteur que jamais. Et pour tous ceux qui laisseraient tourner leur platine CD, Mylène Farmer offre aussi une piste cachée, baptisée ‘Ave Maria’.


La suite farmérienne

Son album n’était pas encore sorti que la tournée, annoncée pour l’an prochain, était déjà sold out. Partout sur son passage, Mylène Farmer suscite l’adoration. Cette échéance, prévue pour l’automne de l’année prochaine donc, suscite une certaine émotion chez la chanteuse : « L’immense bonheur que le public m’a procuré en se manifestant de cette manière m’a d’abord fait verser quelques larmes…et s’est bien vite transformée en une angoisse terrible. Peur de décevoir…J’ai gravé dans mon cœur l’énergie transmise par seize mille personnes tous les soirs à Bercy et je sais le cadeau qui m’est fait pour la tournée. Pourvu que mon cœur ne lâche pas ! », conclut-elle dans ‘Têtu’. En attendant septembre 2009, le public va pouvoir se gaver de ses ‘Point de suture’. Jusqu’à l’épuisement.

Karine VOUILLAMOZ / parution dans Le Matin (24.08.08)

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Mylène… titre le Figaro

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Mylène Farmer, un album massif et discret : je cite..


« Quelques jours avant sa sortie « physique », ‘Point du suture’, son septième disque, est disponible depuis hier en téléchargement. Sans surprise, dix chansons pour préparer la tournée 2009.

Mylène... titre le Figaro dans Mylène et des CRITIQUES MF80_142aPeut-on faire aussi massif et aussi discret, aussi commercial et aussi secret ? Depuis hier, ‘Point de Suture’, le nouvel album de Mylène Farmer, est disponible au téléchargement légal, avant l’arrivée du disque « physique » dans les magasins lundi prochain. Et cette sortie ne ressemble guère à ce que l’on attend de la sortie de l’album donnant le signal de la rentrée : la chanteuse est plus absente que jamais du paysage médiatique, n’ayant pour parlé qu’au magazine ‘Têtu’, et le secret sur son album ayant jalousement été conservé jusqu’à hier. Et encore n’a-t-on que le disque, puisque la chanteuse et son entourage n’ont diffusé aucune photo et aucun des outils habituels de promotion, la maison de disques ayant été tenue hors du cercle du secret jusqu’au dernier moment et le management de la chanteuse étant même encore en vacances…

Il est vrai que, si ce silence est d’une perfection inédite, Mylène Farmer a toujours été particulièrement chiche de ses interviews. Et qu’elle peut être rassurée sur sa popularité : en mars dernier, tous les billets de son concert au Stade de France du samedi 12 septembre 2009 ont été vendus en deux heures. Quelques jours plus tard, les billets du 11 septembre 2009 ont été écoulés en à peine plus longtemps. Un double recors que en dit long sur la fidélité de ses fans et sur sa capacité à les mobiliser en confiance.

Ni révolution ni révélation
Car on ne savait rien, alors, de sa tournée du printemps 2009 ni de son septième album. Le très commercial single ‘Dégénération’ avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien (« Coma t’ex sexe, t’es Styx, extatique / Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique ») L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. Ecriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo ‘Looking for my name’, après qu’elle eut chanté ‘Slipping Away (Crier la vie)’ pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains textes (« Vanité c’est laid / Trahison c’est laid / Lâcheté c’est laid / Délation c’est laid » dans ‘C’est dans l’air’) comme de son goût pour l’abstraction (« D’ivoire ou de jade / Au verre aimable / Un simulacre / Stimule de nacre / Dis-moi comme / J’extase » dans ‘Sextonik’), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de ‘Point de suture’ est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Hier soir, sur le site de la Fnac, on vendait encore toute la gamme Bercy 2006 – sweat-shirt homme à 50€, programme à 30€, briquet à 3€. »

Propos de Bertrand DICALE / Le Figaro (21.08.08)

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Points de suture et même pas mal

Posté par francesca7 le 25 février 2012

alors que l’album de Mylène Farmer est déjà disponible sur les sites de téléchargement officiels.

Dans les bacs des disquaires, officiellement, vous ne le trouverez pas avant ce lundi 25 août. Mais si l’envie vous démange furieusement d’écouter déjà le nouvel album de Mylène Farmer – Point de Suture –, rien de plus simple et de plus autorisé : il est proposé en téléchargement (payant, bien sûr) sur tous les sites officiels. A défaut de tenir en main ce que l’on annonce comme un très bel objet, on a donc déjà pu s’en mettre plein les oreilles. Et d’abord avec ‘Dégénération’, single qui tourne déjà sur les ondes et qui ouvre l’album. De l’électro efficace et lourde (les basses n’ont vraiment pas été oubliées) dans laquelle la rouquine martèle que, pour elle, « faut qu’ça bouge ».

Points de suture et même pas mal dans Mylène et des CRITIQUES MF90_152aChangement de registre, de son et presque de voix avec son deuxième titre, ‘Appelle mon numéro’, au texte coquin comme elle (et ses fans) les aime. Rien de très neuf et même un peu plan-plan à la seconde écoute. « Appelle mon numéro, j’ai le sang si chaud… » Mwouais.

Je m’ennuie’, troisième plage, est du Farmer pur jus. Que l’on aime ou pas le personnage, pour le coup il faut lui laisser l’efficacité d’une mélodie hyperdansante, qui rejoint les tubes comme ‘Sans contrefaçon’, par exemple.

Plus surprenante, sans doute, est l’entrée en matière de ‘Paradis inanimé’. De grosses guitares rock laisse présager d’un titre un peu plus énervé. Il n’en est rien, toutefois : la voix haut perchée de Mylène vient mettre un peu de douceur dans une mélodie un peu brute. En guise de charnière, le cinquième morceau est un duo avec Moby, intitulé ‘Looking for my name’. Notre préféré parce que sans effets inutiles et que les voix des deux artistes se marient vraiment bien.

Puis vient ‘Point de suture’, morceau plutôt banal qui donne son titre (plutôt) choc à l’album. On passera rapidement sur ‘Réveiller le monde’, dont le beat fait étrangement penser aux grandes heures de la new wave pour s’arrêter un instant sur ‘Sextonik’. Ici, encore, les paroles sont pratiquement incompréhensibles, mais, au fond, ce n’est pas ce compte : l’efficacité est au rendez-vous et on risque de danser longtemps sur ce morceau.

Histoire de ne pas être désagréable, on se passera de commenter ‘C’est dans l’air’ pour se pencher directement sur le dernier titre, ‘Si j’avais au moins…’, chanson mélancolique, qui donnera sans doute à Mylène Farmer l’occasion de verser une petite larme sur scène. Elle le fait si bien.

Isabelle MONNART / Parution : La Dernière Heure (21.08.08)

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