La Une est à Vous Mylène

Posté par francesca7 le 1 février 2013

 

Interview du 19 décembre 1987 sur l’émission LA UNE EST A VOUS, présentée par Sylvain AUGIER – TF1

Entre deux séries à la carte, Sylvain Augier reçoit dans un coins du plateau Mylène, qui interpète « Sans contrefaçon » dans une nouvelle tenue : long pantalon noir, chemise blanche, longue verte noire et petite casquette noire vissée sur la tête, laissant échapper quelques mèches de cheveux. Elle est évidemment entourée de ses deux danseurs. A la fin de la chanson, Sylvain Augier la rejoint pour échanger quelques mots.

La Une est à Vous Mylène dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-1986-13-300x291

Sylvain Augier : Mylène Farmer, bravo ! Je vous donne un micro, si vous n’êtes pas trop essoufflée !
Mylène Farmer : (elle saisit le micro) ça ira ! (elle est effectivement très essoufflée)

SA : « Sans contrefaçon », donc. Alors vous savez, je suis admiratif devant la chorégraphie. Ça a du être énormément de travail, non ?
MF : C’est du travail.

SA : C’est difficile à régler ?
MF : Difficile… ça demande simplement des heures de travail et d’assiduité, c’est tout.

SA : Oui, enfin vous dansez bien ! Eux (les danseurs) sont parfaitement réglés, y a pas un défaut ! Je peux vous dire, j’ai regardé, j’ai vérifié.
MF : (elle éclate de rire) C’est très bien !

SA : Alors, je sais que ça va aussi sortir en clip fin décembre donc ! « Sans contrefaçon »…
MF : Voilà, le clip va sortir effectivement fin décembre. On a terminé le tournage il y a quatre, cinq jours !

SA : Il sera aussi bien que « Tristana » ?!
MF : Je sais pas ! C’est le même réalisateur. J’en suis très, très fière !

SA : Alors à mon avis, le résultat sera bon !
MF : oui.

SA : Et puis y a un album qui sort en février, je crois ?
MF : Début février (annoncé par Mylène en janvier 1988 quelques semaines plutôt, l’album « Ainsi soit Je » ne sortira au final qu’en mars 1988).

SA : Début février, où on retrouvera « Sans contrefaçon » bien sûr…
MF : Absolument, oui.

SA : … et d’autres titres.
MF : Et plein d’autres titres (sourire)

SA : Plein d’autres titres bien sûr ! Alors, je voulais vous poser une question aussi, Mylène : est-ce que vous vous souvenez de la première fois où vous êtes passée à la télévision ?
MF : Je crois que je vous ai donné la réponse tout à l’heure et je ne sais plus (rires).

SA : Moi, je sais que c’était en 84 dans « Jour J »
MF : Oui, c’est ça : « Jour J »

SA : Comment est-ce qu’on est, la première fois qu’on se retrouve devant les caméras ?
MF : Un mélange de bonheur et d’angoisse !

SA : Et d’angoisse… c’est pas facile,hein ?!
MF : Non, c’es pas facile, la première !

SA : Je vous pose la question parce qu’on va découvrir maintenant un garçon dont c’est la première télévision justement : il s’appelle Félix Gray…

Sylvain Augier présente ensuite plus en détails la chanson «  La gitane » de Félix Gray sans que Mylène n’intervienne à nouveau.

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Mylène confession au JT 2013

Posté par francesca7 le 1 février 2013

 

Mylène Farmer est l’invitée du journal de 20 h Vidéo jt_tf1_weekend sélectionnée dans Actualité

Alors que son album Bleu noir venait de dépasser les 600 000 exemplaires vendus, Mylène accordait une interview à TV Magazine. Un entretien surprenant, dans lequel la star se confie en toute intimité, livrant ses peines, ses doutes, ses joies. Morceaux choisis.

Mylène confession au JT 2013 dans Mylène dans la PRESSE mylene-2013Quel regard portez-vous sur votre carrière ? 
C’est un long chemin fait de choix, de rencontres heureuses… Un long fleuve tumultueux. Mais surtout une très longue et passionnante conversation avec le public et cela me rend heureuse.

Quel est le grand regret de votre existence ? 
De n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour.

Bleu noir est le premier disque que vous ayez fait sans Laurent Boutonnat. Est-ce une rupture définitive ou une passade ? 
Bleu noir est tout sauf une passade ! Il s’agit bien de chansons qui sont incarnées, qui sont des moments de la vie. De ma vie ! Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.

Quelle est la chose la plus précieuse que vous possédiez ? 
Mes incertitudes…

Propos recueillis par Walter Choubert de http://www.evous.fr    

 Voir ou revoir en video ;  http://www.wat.tv/video/exclusivite-tf1-news-mylene-5djxd_2exyh_.html

 

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Mylène au JACKY show

Posté par francesca7 le 22 janvier 2013

Mylène Farmer au JACKY SHOW 1987

Le 9 décembre 1987 6 JACKY show présenté par Jacky sur TF1

Sur un podium qu’entoure le public, Mylène interprète « Sans contrefaçon » dans son fameux costume à carreaux, les cheveux relevés sous une casquette assortie. Elle est évidemment accompagnée de ses deux danseurs. A la fin de la chanson, Jacky rejoint Mylène sur le podium.

 

Jacky : Merci Mylène d’être venue au Jacky Show ça va ?
Mylène Farmer : très très bien, Jacky !

Mylène au JACKY show dans Mylène en INTERVIEW myl7nea-208x300: Est-ce que tu aimes le chocolat ? (il a un paquet de M’n M’s – sponsor de l’émission – dans la main)
MF : Je n’aime pas le chocolat !

J : Ouais, tu le gardes !
MF : Je peux le donner ?

J : Tu peux le donner, oui !
MF : Au plus petit de la classe (elle se dirige vers les premiers rangs du public)

J : Attendez, attendez ! Cite-moi deux affluents du Rhône…
MF : Heu… l’Isère et l’Ardèche.

: (impressionné) Bien ! Tu peux revenir dans le Jacky Show (rires de Mylène) Et la différence entre une fille et un garçon, c’est quoi alors ?
MF : (d’un ton enfantin) ça je sais pas !

J : Ben alors pourquoi tu chantes cette chanson ?
MF : Parce que je suis une fille manquée, donc je n’ai pas eu l’explication encore !

J : Une fille manquée, c’est prie qu’un garçon réussi ?
MF : Ecoutez, ça n’engage que vous. Jacky !

J : Tu as toujours un singe ?
MF : Je vais en avoir un deuxième, il est très beau !

: Un deuxième ? Comment il va s’appeler, ton deuxième singe ?
MF : Je crois qu’il s’appelle Léon, déjà.

J : Et le premier ?
MF : ET

J : Comment ça parle un singe ?
MF : ça fait « Hou hou hou » !

Jacky fait applaudir Mylène et celle-ci quitte le plateau.

 

 

 

 

 

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Domicile A2 – interview de Mylène

Posté par francesca7 le 22 janvier 2013

 

DOMICILE A2, émission Présentée par Marc BESSOU – Hugo BERGSON et Pascale FAURE sur Antenne 2 le 15 Décembre 1987.

En début d’émission, après que Marie Laforêt ait annoncé qui elle avait invité à la rejoindre sur cette émission, Mylène interprète « La ronde triste », dont c’est l’unique prestation télévisée (la chanson ne fut malheureusement jamais chantée sur scène non plus). Mylène porte alors une longue robe manteau noire et ses cheveux sont maintenus en un petit chignon par un ruban rouge.

Un peu plus tard dans l’émission, Mylène st de retour sur le plateau pour interpréter cette fois-ci « Tristana » (dont c’est l’ultime prestation télévisée). On la retrouve après la chanson assise à une table de verre aux côtés de Marie Laforêt.

Domicile A2 - interview de Mylène dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-radio-01-a-300x248Marc Bessou : (à Marie Laforêt) Vous aimez bien, vous me le disiez tout à l’heure, ce que fait Mylène Farmer.
Marie Laforêt : Ha vraiment moi j’adore, je suis inconditionnelle de ce qu’elle fait… Je trouve ça impertinent, fin, intelligent, très dans le coup. C’est vraiment une autre façon d’être, une autre façon de bouger, de dire les mots. C’est vraiment, vraiment très bien, voilà ! Je suis tellement heureuse qu’elle soit là ! (elle lui caresse le bras).

Mylène Farmer : C’est très gentil ! Je voudrais retourner le compliment à Marie Laforêt parce que c’est une femme que j’aime beaucoup, voila ! (sourire).

MB : Dites-moi, c’est vrai que maintenant on est habitués, il y en a eu plusieurs exemples successivement, à lorsqu’on entend vos chansons à découvrir le clip qui va suivre, c’est souvent là que se passent les choses les plus drôles !
MF : Mais là vous n’aurez rien ! (rires)

MB : (il fait mine de pleurer) Mais heu ! Mais pour « Sans contrefaçon » vous préparez quelque chose, quand même ?
MF : Je suis rentrée hier soir de tournage ! Il s’est effectué en cinq jours dans le Cotentin. C’est les seules choses que je peux dévoiler pour l’instant ! (sourire)
MB : D’accord.
ML : Grande surprise ! Elle a raison !

MB : Mais ça va être toujours Hollywood, ce… ?
MF : C’est en tout cas toujours le même réalisateur, Laurent Boutonnat. Nous avons pratiquement la même équipe que sur le clip précédent, et puis ça c’est merveilleusement bien passé.

MB : On a l’impression que vous prenez un plaisir particulier à faire ça, que vous ne feriez plus de chansons sans ça maintenant.
MF : Je ne sais pas, en tout cas c’est une passion. C’est deux choses différentes, mais c’est vrai que le cinéma m’a toujours attirée !

ML : Comme c’est bizarre ce qu’elle dit, ça j’arrive pas à comprendre alors (Mylène et Marie Laforêt rient ensemble – Marie Laforêt a en effet réussi à la fois dans la chanson et dans le cinéma).
MB : Mais vous savez qu’il y a des gens qui chantent et qui font également du cinéma ! Y a quelques exemples !
ML : Je vois pas !
MF : Moi non plus (sourire)

MB : (il en revient au clip) Et on le verra quand ? C’est visible quand cette chose ?
MF : Il va partir donc en montage… Je crois une semaine de montage, de mixage : en décembre, je pense.

MB : Donc ça sera peut-être en janvier !
MF : Fin décembre, début janvier (le clip sera diffusé en effet dès les derniers jours de décembre).

S’ensuit une rubrique culinaire consacrée aux arts de la table. Marc Bessou se tourne vers Mylène…

MB : (…) Mylène Farmer, vous êtes très maîtresse de maison ?
MF : Non, du tout. Très, très mauvaise cuisinière ! Je vais plus volontiers au restaurant, en fait.

MB : Oui, je comprends ça. Enfin, vous invitez quand même quelques camarades, non, même pas ?
MF : Non, j’ai deux singes à domicile maintenant (rires)
ML : Ha, ça occupe oui !

L’émission continue son cours sans que Mylène n’intervienne à nouveau.

En toute fin d’émission, elle conclut celle-ci en chantant « Sans contrefaçon », cette fois-ci habillée une nouvelle fois de son costume à carreaux, accompagnée de ses deux danseurs.

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Adolescence à Mylène

Posté par francesca7 le 20 janvier 2013

Mon adolescence par Mylène Farmer    

Interview du 25 Janvier 1988 par le Magazine OK

Mon caractère : L’envie d’être à part.

Adolescence à Mylène dans Mylène 1987 - 1988 mf90_33a-244x300Quelque part, j’étais peut-être un peu comme l’héroïne de ma dernière chanson : « Sans Contrefaçon… je suis un garçon… » Je n’étais pas un garçon manqué, mais une fille manquée. Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais aimé jouer à la poupée, à la dînette… J’ai toujours préféré la compagnie et les jeux des garçons. Certainement cela a dû influencer mon caractère… jusqu’à l’âge de dix ans, j’ai vécu au Canada une enfance heureuse. J’étais très ouverte, bavarde… et mon arrivée en France a été un véritable choc. J’ai eu du mal à m’intégrer à l’époque. Mais je n’ai pas souffert de cette période de transition qu’on appelle l’adolescence. Disons que j’ai commencé à exister réellement il y a peu de temps, quand j’ai commencé à me réaliser dans le métier que j’ai choisi. Avant, j’étais mal à l’aise. Sûrement un peu déracinée… en fait, je n’avais qu’une envie déjà : être à part, être la personne élue. Ce que je ne supportais pas, adolescente, c’est d’être perdue parmi 30 000 fourmis. Et c’est justement ce qu’on vous demande lorsqu’on est adolescent : ne pas être marginal, bien se noyer dans la masse. De cela oui, j’ai souffert !

MES ETUDES / INCOLORES ET INODORES 

Je me souviens d’une chose étonnante : j’ai toujours refusé d’arriver en retard au cours. Hiver comme été, je me retrouvais seule à 7 h 30 devant la porte, alors que nous ne commencions qu’à 8 h… En revanche, je ne portais aucun intérêt quand à la suite de la journée. C’est un paradoxe bizarre que je n’ai jamais pu m’expliquer. Peut-être est-ce dû à mon signe zodiacal : Vierge ascendant Vierge, cause de conflit, de dualité ? En dehors de ça, j’ai vécu une scolarité que je qualifierai d’incolore, d’inodore. J’adorais le français, mais hélas, il m’a été enseigné par des profs qui le détestaient. J’aimais bien aussi le dessin, le théâtre et les sciences naturelles. Quant aux maths, j’étais archi nulle. En fait, mon esprit anti-cartésien ne pouvait pas s’accommoder de la logique mathématique.

MES PARENTS : JE LEUR DIS MERCI

J’ai eu la chance d’avoir des parents intelligents, ouverts, généreux dans l’âme. Si je voulais leur parler, je pouvais le faire sans problème, mais mon caractère d’adolescente introvertie me poussait plutôt à me taire. En fait, à part notre « exode » difficile pour moi au début, j’ai vécu dans un univers plutôt agréable, entouré de frères et de sœurs, comme la plupart des autres familles. En tout cas, je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste des désirs. J’avoue que j’avais été choquée par les sommes exorbitantes que recevaient certains élèves.

MON LOOK : MAMAN N’AVAIT PAS TORT

Ma mère a toujours adoré s’habiller et de ce fait elle m’a forcément influencée, je m’en inspirais plus ou moins, fatalement. Mais à 14-15 ans, le budget alors était limité en ce qui concerne les vêtements, aussi je recherchais avant tout à bien marier les couleurs plutôt que de trouver des formes originales. J’étais déjà définitivement pantalons et je me souviens en particulier d’une tenue bordeau – j’ai craqué un moment pour cette couleur – pull et pantalons assortis que je trouvais du plut bel effet ! J’avais les cheveux très courts et je n’ai jamais les cheveux plus longs que ma coupe actuelle. Et jusqu’à « Maman à tort » ils étaient bruns. Ce n’est qu’à partir de « Libertine » qu’ils sont devenus roux.

MES LOISIRS : L’EQUITATION, DEJA…

La lecture, c’est venu assez tard. Non, vers 15 ans, j’étais surtout très dessin. Et puis déjà une passion pour les animaux et les zoos. J’avais essayé le piano, la danse classique (une seule séance, car à la fin la t^te me tournait), puis j’ai tenté l’équitation et là mes parents ont dû se dire « Encore un de ses caprices ! » Maman a vraiment eu tort car là, j’ai vraiment craqué. Au point de monter trois fois par semaine, de partir en stage l’été… bien sûr, il y a eu aussi la musique. A la maison on était plutôt musique classique et côté variétés, c’était Serge Reggiani, Gréco, Brel, Brassens, Barbara… Serge Reggiani, j’ai beaucoup aimé, je suis même allée le voir deux fois sur scène. Et puis, il y a eu Dutronc… Je n’ose pas dire mon idole, car j’ai horreur de ce mot, mais comme je n’en vois pas d’autres… J’avais tous les albums, des petits joyaux, musiques et textes sublimes. Et quand il me restait un peu de temps, j’allais au cinéma. J’ai toujours été fascinée par le cinéma, par l’image. Et ses stars mythiques : Marilyn et James Dean, bien sûr mais aussi et surtout, Greta Garbo. Une comédienne, un personnage et un destin hors du commun.

MES PREMIERES AMOURS : ELLES ETAIENT IMPOSSIBLE ET PLATONIQUES

mf80_161a1-194x300 dans Mylène en CONFIDENCESC’est venu vraiment très tard ! Adolescente, je n’étais pas du tout branchée boums par exemple. J’y suis bien allée deux, trois fois, pour voir, mais c’était pas mon truc. Malaise. Plutôt que des amours, j’ai eu des intimités intellectuelles avec des garçons, des relations platoniques, évidemment sans contact physique… Mais mes copines, elle, avaient plein de flirts et bizarrement, j’en ai souffert. Quelque part, je jalousais leurs succès auprès des garçons. Encore un paradoxe de ma part. mais j’avais trop d’appréhension pour franchir le pas… En fait, à l’époque je « fanstasmais » sur des amours impossibles avec tel ou tel comédien. Quelque part, je devais trouver ça moins difficile qu’une idylle « en chair et en os.

EN CONCLUSION

Nous sommes entrés, à mon avis, dans une ère de désintéressement. On se dit que la vie est difficile d’entrée de jeu – et c’est vrai qu’elle l’est, difficile – car d’entrée de jeu aussi, il y a le chômage. Notre époque a perdu son âme. Nous avons une crise bien plus grave que les problèmes boursiers. La vraie crise, elle est mentale, c’est dans nos têtes qu’elle se passe. Cela dit, je reste optimiste car en période de crise, il se passe toujours des choses qui font avancer le monde, un renouveau, un regain de création, d’énergie…

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Dans le sac de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 janvier 2013


Paru dans POSTER MAGAZINE de NOVEMBRE1984

Dans le sac de Mylène Farmer dans Mylène 1982 - 1984 f6-148x300Cassette : C’est la cassette de ma prochaine chanson. Ce n’est que la maquette, elle n’est pas complètement terminée mais je l’écoute très souvent. Elle commence comme cela : « Bip be bou rock’n roll, l’amour au téléphone ».

Parfum : Je ne me parfume jamais dans la journée. Je le fais le matin et le soir avant de me coucher. Mais je préfère avoir le flacon dans mon sac, on ne sait jamais…

Broche : Elle représente un chat noir. Je la porte souvent sur moi. C’est pour ma future réincarnation.

Livre : C’est mon livre préféré : « La nuit des assassins » de José Triana. Je l’ai déjà lu quatre ou cinq fois. Je trouve le temps de lire en attendant sur les plateaux de télé ou avant les galas.

Paquet de cigarettes : Je fume des Stuyvesant menthol. J’en fume assez peu et je n’ai jamais de feu sur moi. Cela me permet de faire des rencontres.

Clef : C’est ma clef « Barbe bleu », la clef de ma porte interdite. Je peux en avoir besoin à n’importe quel moment, car je sais qu’il y a toujours des choses à découvrir.

Courrier : Je reçois beaucoup de lettres – la plus lointaine venait du Cameroun. Ce sont surtout des filles qui m’écrivent, quelques infirmières, de nombreuses mamans… Je réponds à toutes les lettres.

Chaussettes : Cette paire de chaussettes n’est pas pour moi, c’est pour… car je déteste les hommes qui transpirent des pieds.

Bombe : C’est une bombe paralysante anti-agression. Je pourrais l’utiliser si j’étais attaquée par des mamans qui en ont assez d’entendre ma chanson « Maman a tort ». Je ne l’ai pas encore fait mais j’ai hâte !

 

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Mylène chez Drucker

Posté par francesca7 le 17 janvier 2013

CHAMPS-ÉLYSÉES le 22 SEPTEMBRE1984

Présenté par Michel DRUCKER – ANTENNE2

Dans cette émission dont Gilbert Bécaud est l’invité d’honneur, Michel Drucker reçoit pour la première fois

Mylène Farmer. On la voit dans le pré générique arriver au studio Gabriel et saluer à la caméra. Au cours de l’émission, Michel Drucker présente Mylène, qui arrive sur le plateau pour chanter (en direct) « Maman a tort ». La prestation est suivie d’une interview, dont on apprendra par la suite qu’elle n’était pas prévue à la base et qu’elle eût lieu car suite à des désistements, il fallait combler certains moments de l’émission !

Mylène chez Drucker dans Mylène en INTERVIEW mylene-et-druckerMichel Drucker : La jeune fille que je vais accueillir maintenant, Gilbert Bécaud, elle est française, mais elle est née à Montréal, au Canada. Vous parliez du Québec, elle a passé 13 ans de sa vie là-bas.

Gilbert Bécaud : Moi, j’adore sa chanson (…) J’aime bien : (il chantonne) « Un, maman elle a tort ; deux l’amour c’est bon… » (sic)

MD : Oui, c’est l’histoire d’une jeune fille qui dit qu’elle aime bien les choses qu’on lui a interdites, petite.

GB : Exact. Moi, je trouve que c’est une très bonne chanson. (Au public) Vous la connaissez ? Elle est bien cette chanson, hein !

MD : Alors, elle s’appelle « Maman a tort », et elle s’appelle Mylène Farmer !

Mylène arrive sur le plateau, son micro à la main. En se mettant en place, elle se prend les pieds dans le fil du micro et fait une moue amusée. La musique commence, elle chante « Maman a tort » en direct, en effectuant une petite chorégraphie que le caméraman a beaucoup de mal à suivre ! Elle finit la chanson assise par terre. Michel Drucker l’aide à se relever puis ils vont tous deux s’asseoir.

MD : Mylène Farmer ! Sur les routes de France, cet été, je pouvais pas allumer un poste de radio sans vous entendre. On voyait des petites filles qui comptaient : « Un, maman a tort… ». Racontez-moi un petit peu : vous avez grandi au Québec, au Canada ?
MF : Oui, j’ai vécu à Montréal pendant près de dix ans.

MD : Mais vous êtes française…
MF : Je suis française et canadienne, j’ai les deux nationalités. Et puis je suis arrivée à Paris, et depuis j’y vis.

MD : Alors, vous avez fait quoi ? Vous étiez mannequin, je crois…
MF : Oui, pour gagner de l’argent, j’ai été mannequin. Parallèlement, j’ai suivi des études comme tout le monde.

MD : Quelles études ?
MF : Oh, des études, c’est-à-dire le lycée jusqu’en terminale, et puis ensuite j’ai fait un peu le mannequin.

MD : Et puis cette chanson qui est arrivée dans votre vie, comme ça par hasard ?
MF : Plus ou moins par hasard, disons que j’ai rencontré deux personnes, qui sont mes producteurs, Laurent Boutonnat et Jérôme Dahan, et compositeurs, et qui m’ont proposé cette chanson.

MD : J’ai écouté souvent la chanson, mais j’ai pas tout compris. Vous êtes amoureuse de l’infirmière, c’est ça ?
MF : Ecoutez (rires), je peux vous raconter un peu la chanson. C’est quelque chose qui me tient effectivement un peu à cœur. Ca peut arriver à beaucoup d’enfants qui sont dans des centres hospitaliers et qui n’ont finalement pour heu… j’allais dire pour mamans, disons que ce sont des personnes qui s’occupent de ces enfants, ce sont des infirmiers ou infirmières et ces infirmières donnent à manger à ces enfants, les bordent au lit, leur font un bisou avant de s’endormir, donc prennent la place des mamans. Donc, c’est une petite fille qui dit à sa maman : « J’aime l’infirmière ».

MD : Bon, ça a été un énorme succès. Vous allez continuer, ou c’est un coup, comme on dit ?
MF : Non, j’espère continuer ! Là, je vais sortir un prochain 45-tours, et puis après on verra si ça marche. (…)

MD : Je vous souhaite une longue carrière, mademoiselle Mylène Farmer, qui vient pour la première fois à « Champs Elysées ».
MF : Merci…

Michel Drucker lance la suite de l’émission. Mylène reviendra lors du générique de fin de l’émission, au milieu des autres invités.

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Mylène dans Nulle part ailleurs

Posté par francesca7 le 16 janvier 2013

Mylène dans l’émission NULLE PART AILLEURS

Le 23 novembre 1987 6 PRESENTE PAR Philippe Gildas – CANAL+

« J’ai l’impression de commencer vraiment à m’installer et d’avoir une réponse du public »

Mylène dans Nulle part ailleurs dans Mylène 1987 - 1988 mylene-gildasmylène est l’invitée principale de cette émission phare de Canal+, alors à ses débuts. Elle vient présenter son nouveau 45 tours « Sans contrefaçon » habillée de son costume et casquette à carreaux. Elle est présente sur toute la durée de l’émission et répond à toutes les questions de Philippe Gildas qui aborde avec elle tous les sujets : les singes, le prochain album, les clips, l’écriture, les envies de scène, etc… Elle assiste et réagit à toutes les rubriques, et interprète également « Sans Contrefaçon »

Philippe Gildas : Le studio est vraiment bien rempli pour l’une des gloires montantes, des vraies découvertes de la chanson française depuis quatre ans : Mylène Farmer !

Applaudissements.

PG : (en désignant le public) ça n’arrive pas à tous les coups, vous avez le club ! Y a pas de problème, il a de des fans !

Mylène Farmer : C’est sympathique (rires)

PG : Apparemment, ce sont les mêmes, et les Nuls aussi ! Bonjour les Nuls !

MF : (elle fait un grand signe de la main en direction des Nuls) Bonjours !

PG (…) Alors, aujourd’hui ça s’appelle « Sans contrefaçon » ?

MF : C’est le tout dernier !

PG : C’est le tout dernier… Et la phrase suivante ?

MF : (elle prend les mimiques et la voix d’une enfant prise en faute) « Je suis un garçon »…

PG : On a du mal à le croire, mais enfin après tout, on a le droit de chanter ce qu’on veut !

Mylène acquiesce avec un grand sourire et un air enfantin.

PG : Vous nous expliquerez tout à l’heure pourquoi ce titre. Alors, ça c’est un 45 tours original…

MF : Oui !

PG : ça n’est pas extrait de l’album…

MF : ça sera extrait de l’album qui va sortir,  je pense, fin janvier. On a un petit peu de retard. Là, je suis en studio pour et nuit.

PG : C’est un 45 tours tout nouveau..
MF : Tout nouveau, oui.

PG : … qu’on n’avait donc pas entendu avant et qui précède un album à sortir en janvier

MF : Voilà !

PG : Un 45 tours qui est parti alors à 100 à l’heure, sur les chapeaux de roue.

MF : Je crois que c’est celui qui est parti le plus vite, oui. C’est une progression.

PG : Mais une progression, je le disais, sur quatre ans. Est-ce que ça étonne Mylène Farmer ? Est-ce que ç a étonne encore, l’aventure de la chanson ?
MF : Bien évidemment ! A chaque fois, on propose quelque chose de différent, et puis le public dit oui au fur et à mesure, et de plus en plus fort.

PG : Est-ce que c’est au fond tout aussi passionnant ? La première fois qu’un titre marche, c’est une aventure formidable !
MF : Bien sûr !

PG : Mais est-ce que c’est tout aussi passionnant d’arriver à chaque fois à confirmer ?
MF : c’est encore plus paniquant ! je crois !

PG : C’est encore plus paniquant avant de sortir le titre ?
MF : Avant de sortir le titre, pendant, parce que c’est vrai que là il y a une force qui ne s’arrêtera pas, je pense, parce que j’ai une bonne étoile. Mais je ne sais pas, c’est une constante. Toujours aussi paniquant…

PG : Mais ça, c’est à titre personnel, la panique, c’est au fond de soi.
MF : Certaine oui.

mf80_129a-214x300 dans Mylène en INTERVIEWPG : Mais pour la chanteuse proprement dite, qui est quand même capable d’un certain recul, vous l’avez déjà montré, d’une certaine analyse, c’est ça au fond faire une carrière au bon sens du terme ; c’est arriver sur quatre ans, sur cinq ou six titres, à démontrer à chaque fois qu’on peut être encore là et encore mieux que la fois précédente.
MF : C’est vrai. C’est en ça que je suis, moi, très contente en tout cas. C’est que j’ai l’impression de commencer vraiment de m’installer et puis d’avoir une réponse du public.

PG : C’est pour ça que le deuxième album c’est très important aussi ?
MF : Bien sûr !

PG : Et il y aura beaucoup de chansons écrites par Mylène ?
MF : Y en a beaucoup plus que le précédent.

PG : Le précédent, y en avait quand même déjà trois.
MF : Y en avait trois, mais là je pense qu’il y en aura davantage. J’ai de plus en plus de plaisir à écrire.

PG : Et sans vouloir faire d’erreurs, ce qui est pourtant ma grande spécialité, dans les trois de l’album précédent ; il y avait « Libertine »
MF : Alors, il y avait « Libertine »… Non ! « Libertine » : de Laurent Boutonnat !

PG : C’était Laurent, j’étais sûr de me tromper !
MF : Première erreur (rires)

PG : Alors « Tristana »…
MF : Non… Oui, « Tristana », « Plus Grandir » et « Au bout de la Nuit » qui était la face B de « Plus Grandir » … de « Tristana » !

PG : Mais sur les trois, des 45 tours sortis à part, donc c’est quand même… c’était déjà une belle confirmation. Et là, il en aura combien alors ?
MF : Je ne sais, c’est en cours d’écriture.

PG : C’est en cours, il faut attendre janvier, donc. Alors, on va regarder tout de suite, je le dis aux Nuls quand même : Mylène Farmer connaît très, très bien l’émission, tous les soirs, donc elle vous attend au virage !
MF : Oui, oui ! Attention (elle fait signe « attention » avec le doigt en direction des Nuls) (rires)

PG : La bale est d’abord chez vous. On regarde : Mylène vue par les Nuls

Une séquence est diffusée dans laquelle les Nuls caricaturent l’amour de Mylène pour les animaux en lui prêtant toute une ménagerie, notamment un hippopotame ! L’énumération des animaux s’achève sur une image de Jean-Luc Lahaye !

PG : On retire tout de suite de la liste J.L Lahaye qui n’a rien à y faire 
MF : (sarcastique) Non…

PG : Rien de spécial…
MF : .. ni l’hippopotame, d’ailleurs !

PG : Ah ! ni l’hippopotame ! Mais le singe oui ?
MF : Le singe, oui !

PG : Toujours le même ?
MF : J’en ai un deuxième ! Un tout petit, petit. Il est grand comme ça (elle montre la taille avec ses mains). Il a trois mois, magnifique.

PG : Mais toujours avec ET ?
MG : Oui, oui. La rencontre a eu lieu hier, et c’est formidable.

PG : Mais le deuxième, le tout petit, c’est un signe ou une guenon ?
MF : Non, c’est un singe, mâle donc.

PG : Mais c’est que ET, malgré son nom, c’étai tune petite fille !
MF : ET est une femelle, voilà !

PG : Alors qu’est-ce qui va se passer alors ?
MF : Peut-être procréation, qui sait ?

PG : ça va devenir un zoo, chez Mylène Farmer (Mylène éclate de rire) Et pourquoi les singes ?

MF : j’adore ces animaux ; une réceptivité qui est étonnante ? une reproduction : ils écrivent , ils lisent, ils font des choses incroyables 

PG : Et sans être indiscret, comme vous ne vivez pas seule, l’autre supporte les singes ?
MF : Absolument oui oui. C’est d’un commun accord. C’est un animal trop difficile pour pourvoir prendre cette décision.

PG : Mais vous avez été obligée de choisir un ancien garde de zoo de Vincennes, non, comme compagnon ?
MF : Je vous avouerai que non ! J’ai trouvé (rires)

PG : Et est-ce que vous avez beaucoup d’autres animaux ?
MF : Non, se sont les seuls

PG : (il s’adresse aux Nults) Bon alors, pourquoi vous m’avez dit qu’il y avait aussi une ferme et des canards ?
MF : Ben alors !! (rires)

Les Nuls font les innocents.

PG : Il faut jamais s’occuper des Nuls, il faut jamais prendre ses renseignements chez les Nuls. Elle n’a donc que deux singes et encore le deuxième c’est un scoop : il est d’hier !
MF : Absolument, oui.

Philippe Gildas annonce la suite de l’émission et lance les informations, présentées par Annie Lemoine. Pendant celles-ci, il fait réagit Mylène.

PG : Est-ce que Mylène Farmer s’intéresse à l’actualité ?
MF : Momentanément. Sans plus. C’est à dire que j’écoute avec intérêt, mais…

PG : Mais quand vous dites momentanément, c’est que d’habitude vous vous y intéressez pas du tout, ou c’est l’inverse d’habitudes, vous arrivez à vous intéresser plus ?
MF : Non, je dis momentanément, c’est quand je peux l’écouter, c’est à dire le soir. Mais là, en ce moment, je travaille beaucoup.

PG : Mais sinon, vous pouvez très bien vous passer d’actualités pendant des jours et des jours, sans vous soucier de ce qui se passe dans le reste du monde ?
MF : Je pense que oui, sincèrement oui.

PG : Et vous pensez qu’il y a beaucoup de gens comme vous !
MF : je le pense aussi ! oui ;

PG : Ce qui se passe à la Bourse, ça vous trouble pas ?
MF : Non ! (rires)

Le journal continue. Philippe Gildas interrompt à nouveau Annie Lemoine pour se tourner vers Mylène.

mf80_161a-194x300PG : Alors quand vous dites que vous vous intéressez momentanément à l’actualité, ça veut dire par exemple, en ce moment, quand vous n’êtes pas à la télévision parce que le 45 tours vient de sortir, vous écrivez ? Vous vous enfermez pour écrire les paroles ou pour enregistrer ?
MF : Oui. C’est vrai que l’écriture, c’est un enfermement, on est obligé d’être isolé, j’écris, je lis, je dessine…

PG : Mais ça vous le faites tout le temps. Mais quand vous écrivez carrément, quand vous devez par exemple finir une chanson, pas livrer puisqu’en la circonstance c’est pour vous, mais ça veut dire qu’on peut être amené à s’enfermer pendant des heures et des heures, coupé du monde ?
MF : Je pense que c’est une obligation. Peut-être certaines personnes peuvent écrie parmi d’autres personnes. Moi, je ne peux pas.

PG : On parlait des prix (littéraires) tout de suite. Un jour vous écrirez plus que des chansons ?
MF : je ne sais pas. Moi, je dirais : « A chacun son métier ». C’est vrai qu’un jour malgré tout, j’ai eu cette pensée, envie d’écrie, de dire des choses. Mais si je le fais, je pense que ce sera beaucoup plus tard, quand j’aurai acquis une maturité, ma maturité en tout cas.

PG : Vous êtes quand même, de tempérament quelqu’un qui est capable de s’enfermer, de se couper du reste du monde, de se mettre devant sa feuille blanche et de vivre toute suele.
MF : Oui, oui tout à fait.

Philippe Gildas lance alors la rubrique suivante. L’émission continue ensuite avec des fausses pubs des Nuls et la rubrique de Jérôme Bonaldi. Alors que celui-ci traite de la culture d’entreprise, Mylène l’interrompt.

MF : C’est pas drôle aujourd’hui !

Philippe Gildas profite d’un sujet sur une publicité pour rebondir et revenir à Mylène.

PG : Le couple Boutonnat/Farmer, qui a fait tellement de beaux clips, vous n’avez jamais été tenté par la publicité ?
MF : Laurent Boutonnat travaille pour des films publicitaires, et tout spécialement pour l’étranger. Il a des commendes surtout par les Etats-Unis.

PG : Et il en jamais fait en France ?
MF : En France, il a fait ;.. il en a fat quelques-uns, quelques-unes, mais j’ai oublié d’ailleurs.

PG : C’est lui qui a fait tous vos clips, Laurent Boutonnat.
MF : Oui, oui, depuis le début.

La chronique de Jérôme Bonaldi continue.

Jérôme Bonaldi : (à Mylène) Est-ce que vous êtes câblée 

Jérôme Bonaldi explique le principe de la TV par câble.

MF : j’ai Canal +, donc… le câble de Canal + !

Jérôme Bonaldi diffuse ensuite une publicité et demande de trouver qui en fait la vois off

MF : Je dirais ou Monsieur Montand, ou monsieur Hossein.
JB : Aucun des deux, perdu !
Chantal Lauby (depuis le fond du plateau) : Bohringer ?
MF : Vous aviez dit Hossein ? (elle lui fait un signe complice de la main)
JB : Perdu ! Il voit de l’alcool comme Bohringer : c’est Philippe Léotard.

Philippe Gildas lance les rubriques suivantes, à commencer par la météo. La chroniqueuse, Patricia Bafouille et Philippe Gildas lui demande si c’est Mylène qui la trouble, ce qui fait beaucoup rire cette dernière.

PG : Beaucoup de musique dans la deuxième partie de « Nulle Part Ailleurs » (…) Mylène Farmer, avant de l’écouter chanter le nouveau 45 tours totalement original puisqu’il est en avance sur l’album qui sortira, elle nous l’a dit tout à l’heure, en janvier : un petit portait express ; quelle souvenir vous gardez, Mylène, de votre enfance au Canada ? Un seul souvenir, comme ça !
MF : La neige, souvent idiot, mais la neige. Y avait 1m, 1m60 de neige par hiver.

PG : Et ça vous manque, ici ?
MF : Un petit peu.

PG : C’est pour ça que vous en aviez mis tant dans « Tristana » ?
MF : Oui.. ; j’ai très très envie de faire un voyage au Pôle Nord.

PG : Vous n’êtes jamais retournée au Canada ?
MF : Jamais

PG : Même pour chanter ?
MF : Oui, oui. L’album est sorti là-bas, les 45 tours, mais moi non, toujours pas !

PG : Quand on y a passé les huit premières années de sa vie, ça marque quand même ?
MF : Pas tout à fait, non. Très franchement non. La neige et puis le sirop d’érable, quand même parce que je suis très gourmande.

PG : Là, vous pouvez encore en acheter ici !
MF : Absolument !

PG : Et si je vous dis Wadeck Stanczak ou bien Paul-Loup Rajot (deux acteurs montants de l’époque,) ça vous rappelle une période de votre vie ?
MF : C’est Pierre-Loup Rajot, c’est ça ?

PG : Paul-Loup…
MF : Pierre-Loup Rajot…

PG : .. Ou Pierre-Loup, alors ! C’est vous qui avez travaillé avec lui !
MG : Pierre-Loup Rajot…

PG : C’était où ?
MF : Nons, j’étais dans le même cours de théâtre que lui, effectivement.

PG : C’était.. ?
MF : C’était le Cours Florent.

PG : Et à ce moment-là, vous envisagiez donc d’être comédienne ?
MF : Je sais pas i je l’envisageais. Moi, j’étais attirée par tous les métiers artistiques. C’est vrai que c’est un mélange, la comédie, un premier abord, oui, mais que la chanson… Quand j’étais très petite, je n’arrêtais pas de chanter, donc je pense que c’était aussi quelque chose que j’avais envie…

PG : Mais pourtant quand je parle de l’attirance que vous aviez pour le métier de comédienne, là j’ai là (il montre la VHS « Les Clips volumes» )  Alors, c’est sorti y a combien de  temps, cette compilation ?
MF : Peut-être vais-je dire des bêtises, je crois que ça fait à peu près un mois.

PG : C’est une très belle idée, en tout cas. Alors, c’est donc : « Mylène Farmer : les clips ». il faut être comédienne quand même, à partir des chansons, pour faire des clips. Le premier, je me suis amusé à regarder, il faisait 3’50. Parce qu’on a eu une bagarre, là-haut à la rédaction, on se disait : « Non, non moi je préfère le premier » qui était « Maman a tort », donc il faisait 3’50. Et puis y en a d’autres qui disaient : « Non, on préfère la film complet ». Le film complet était « Tristana » qui faisait ?
MF : Douze minutes et demies.

PG : Douze minutes, oui. Le prochain fera combien ?
MF : Je ne sais pas encore.

PG : « Sans contrefaçon », ça va être un clip, quand même ?
MF : Bien sûr !

PG : Tours avec Boutonnat…
MF : Oui, oui on y pense.

PG : Alors, en attendant le prochain, il n’empêche que quand on fait un clip de 12 minutes, il faut y jouer, y tenir un vrai rôle de comédienne dont tout le monde se souvient.
MF : Oui, mais c’est un plaisir pour moi, point final.

PG : Point final ? ça veut pas dire que dans un coin de votre tête, vous pensez qu’un jour vous pourrez retourner à la comédie plus tard ?
MF : (très hésitante) Plus tard…

PG : Alors ça veut dire que quand vous êtes dans la chanson, vous ne faites que ça, vous ne vivez que pour ça.
MF : On est obligé de ne vivre que pour ça. C’est quelque chose qui vous prend énormément, énormément de votre temps et surtout de votre esprit, et aussi de votre énergie.

PG : Mais au point d’être aussi discrète ? C’est-à-dire qu’on sait, en dehors du singe qui est un beau paravent, derrière lequel vous vous cachez, qui existe sûrement, j’en doute pas, mais en dehors de ça, on ne sait rien de vous. C’est exprès ?
MF : Je crois que c’est volontaire, oui.

PG : C’est volontaire, c’est pour rajouter du mystère ?
MF : C’est pas ajouter du mystère, non parce que bon, le mystère fait partie de ma personnalité. C’est que je n’aime pas dévoiler et divulguer ma vie privée, parce que je pense que ça n’a peu d’intérêt pour… je sais pas, non ?

PG : Mais c’est quand même quelque chose de vous qui transparaît à travers toutes les chansons.
MF : Bien évidemment, mais c’est justement ce que moi je donne au public
PG : Alors, la seule chose que vous nous donnez, c’est quand même toujours un peu provocant, un peu sulfureux.
MF : J’aime la provocation. Je suis un peu comme ces deux messieurs et cette jeune fille (elle désigne les Nuls de la main). C’est que j’aime bien dire les choses qui ne sont pas dites tous les jours.

PG : C’est une façon de cacher sa timidité ?
MF : Je ne sais, j’ai pas très, très envie d’analyser ça. J’aime la provocation et puis j’aime le renfermement quelque fois.

PG : alors, une dernière question seulement avant que vous n’alliez chanter, comme ça ça nous fera bien écouter les paroles, ce qu’on ne fait pas toujours sur les chansons, et on a tort, surtout avec les vôtres : alors pourquoi « Sans contrefaçon  je suis un garçon »?
MF : « Sans contrefaçon », c’est quelque chose qui est dans mon esprit depuis très longtemps. C’est quand j’étais adolescente, on me prenait vraiment pour un garçon. Et j’ai ce souvenir précis d’un gardien d’immeuble qui m’a rencontrée et qui m’a dit « Mylène, c’est joli pour un petit garçon. Et c’est vrai que j’ai eu au premier abord une animosité, et puis après… je sais pas, ça me semblait évident, alors j’étais mi-homme, mi-femme ! c’était assez étrange.

PG : ça fait une bien jolie chanson. Vous allez me laisser le micro…
MF : Oui (elle ôte son micro cravate avec peine).

PG : Vous reviendrez nous rejoindre tout à l’heure. Allez prendre place. Une bien jolie chanson, je le disais tout à l’heure, et ceux qui l’ont déjà achetée le savent bien : c’est un démarrage foudroyant, c’est à dire que c’est dans la lignée des tubes précédents. Voici « Sans contrefaçon », Mylène Farmer !

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Mylène interprète « Sans contrefaçon » sur le plateau, accompagnée de ses deux jeunes danseurs. Elle reprend ensuite sa place face à Philippe Gildas.

PG : « Sans contrefaçon », la nouvelle chanson. Revenez vite, voilà très très bien. Allez, regardez, pour vous repose, le temps que vous remettiez le micro, c’est une fausse pub : les Nuls.

Au retour plateau, le chroniqueur musical de l’émission, Alain Gardinier, présente les nouveaux  disques de la semaine. Il invite à plusieurs reprises Mylène à réagir.
Alain Gardinier : Est-ce que vous aimez les chansons d’amour ?

MF : Bien sûr !

AG : En VO ou en FV ?

MF : VO et VF !

Présentation d’un best-of de Francoise Hardy « Love Songs », puis d’un autre bost-of de l’américaine Randy Crawford.

PG : (à Mylène) Vous connaissiez ?
MF : Non, je connais Joan Craw Ford. Pas la même chose.

S’ensuit la présentation du dernier album de Cher.

PG : Mylène a pas connu, non ?
MF : Là, j’avoue que je ne connais pas du tout.

mf80_138a-300x200Après que le chroniqueur ait présenté les albums « You can Dance » de Madonna et « Château 87 » de Barbara, Philippe Gildas se tourne à nouveau vers Mylène.

PG :  Qu’est-ce que vous aimez ? Si vous aviez une vedette masculine à choisir en France, ce serait qui dans la chanson ?
MF : J’adore Dutronc… Jacques Dutronc !

PG : Il vient dans huit jours, tiens je le précise bien : il vient dans huit jours demain. Et femmes ?
MF : Femmes, c’est plus difficile. J’aime bien France Gall, j’aime bien… (elle cherche)

PG : Mais comme musique, France Gall non ?
MF : Après, là je parle dans le registre français. Y a plus d’étrangers, j’adore…

PG : A l’étranger, par exemple alors !
MF : (spontanément) A l’étranger, mois c’est Peter Gabriel, voilà ! S’il y a quelqu’un à citer avec un grand titre, c’est Peter Gabriel.

Suite et fin de la chronique musicale. Philippe Gildas lance une page de pub. Au retour plateau, il s’adresse à Mylène.

PG : La question qui est revenue le plus souvent dans le courrier, alors si je vous la posais pas je serais vraiment en faut : vous avez sorti un premier album qui s’appelait « Cendres de lune », c’était y a un an et demi, presque deux ans….
MF : A peu près, oui…

PG : A peu près oui (la pochette apparaît à l’écran). Le voilà, d’ailleurs. Très bel album dans lequel il y avait justement « Libertine » jusqu’à « Tristana ».
MF : Voilà.

PG : Là, vous entamez avec « Sans contrefaçon » le deuxième album, celui qui sortira en Janvier. Quand on a deux albums, ça conduit à la scène.
MF : Oui, j’y pense de plus en plus. Je me suis renseignée sur les salles : il y a beaucoup de salles qui sont réservées pour un an, deux ans. Mais c’est quelque chose que je mets là (elle désigne son crâne).

PG : En plus, vous allez danser : on l’a encore vu tout à l’heure, on l’avait vu le soir des « Oscars de la Mode » !
MF : Sur « Déshabillez-moi… »

PG : Vous aviez étonné tout le monde sur « Déshabillez-moi ». Vous allez en faire, c’est la deuxième question, vous allez en faire un enregistrement ?
MF : « Déshabillez-moi » est sur… sera dans l’album d’une part, et d’autre part sur mon maxi 45 Tours qui sera dans le commerce essentiellement.

PG : D’accord, et qui devrait sortir…
MF : Il sort dans une semaine, là !

PG : Le maxi 45 tours sortira en même temps que l’album ?
MF : Non, non : dans une semaine !

PG : Ha, dans une semaine !
MF : Oui, puisque sur l’autre face, il y aura « Sans contrefaçon ».

PG : Et la scène, ça peut être avant la fin de l’année prochaine ?
MF : Sincèrement, je doute parce que les salles sont vraiment, vraiment combles. Enfin, celles en tout cas que j’ai envie d’aborder.

PG : Pour avoir répondu sincèrement à toutes les questions, je vous offre les Nuls une dernière fois, avec « Zorro »
MF : D’accord ! Je les aime (rires)

Une séquence où les Nuls parodient un épisode de « Zorro » est diffusée. Au retour plateau, Annie Lemoine vient rappeler les titres de l’actualité, puis Philippe Gildas présentez à nouveau la vidéo « les clips » et annonce les invités de l’émission pour la semaine à venir.

PG : Claire Nebout, vous aimez ? C’était dans « Associations de Malfaiteurs », notamment et puis dans…
MF : Je n’ai pas vu …

PG : Vous n’avez pas vu ? Vous n’allez jamais au cinéma ?
MF : Je vais très souvent au cinéma. Je vois malheureusement peu de films parce qu’il y en a malheureusement peu de bons.

PG : Le dernier que vous avez aimé ?
MF : Je vais vous avouer que c’est sur vidéocassette, donc c’était « Scarface » pour la septième fois, je crois !

PG : Ha oui, mais ça c’est hors-concours, ça ! Mais dans les derniers sortis en salles ?
MF : J’ai très envie de voir le dernier film de Bertolucci, qui n’est pas encore sorti mais qui a l’air très, très beau.

PG : « Le dernier empereur », ha j’ai vu, c’est très beau. Ça donne envie d’aller en Chine ensuite !
MF : Oui !

Philippe Gildas continue d’énoncer les prochains invités, dont la photographe Dominique Isserman ! Les Nuls le rejoignent, Chantal Lauby embrasse chaleureusement Mylène, Bruno Carette l’embrasse dans le cou et Alain Chabat lui fait la bise.

MF : Ils sont adorables (rires)

Générique de fin de l’émission. 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène et Dechavanne

Posté par francesca7 le 16 janvier 2013

dans l’émission PANIQUE SUR LE 16

Interview du 19 Novembre 1987 PAR Christophe DECHANE sur TF1

 

« je suis plutôt cynique. Je ne ris pas souvent, je pleure plus souvent !  »

l’émission commence, Christophe Dechavanne arrive et fait face au public…

Mylène et Dechavanne dans Mylène 1987 - 1988 mylene-1Christophe Dechavanne : Notre invitée aujourd’hui, c’est Mylène Farmer ! La voilà (Mylène arrive sur le plateau, vêtue de son costume à carreaux noir et blanc, casquette sur le crâne. Elle serre la main à Christophe Dechavanne). Comment allez-vous ?

Mylène Farmer : Très, très bien !

CD : Comment ? (Mylène ayant parlé par-dessus les applaudissements, il n’a pas entendu)

MF : (elle se pence et lui répète à l’oreille) Très, très bien !

CD : Vous êtes en pleine forme ?

MF : En pleine forme. (Ils se mettent en marche pour s’installer sur le canapé de l’émission).

CD : (…) Vous connaissez pas les lieux, c’es tune grande première !

MF : C’est la première, oui ! Je suis ravie d’être là !

CD : Moi ? je suis très content de vous avoir sur ce plateau. J’aime beaucoup votre petit costume !

MF : (en s’asseyant) Merci !

CD : (…) Alors j’ai eu l’occasion de vous voir, de vous entendre beaucoup à la radio puisqu’on entend beaucoup le nouveau titre, on va avoir l’occasion d’ailleurs de l’écouter un petit peu plus tard dans cette émission. Y a une nouvelle Mylène Farmer ou c’est juste un nouveau titre ?

MF : C’est la suite. « Sans contrefaçon », ce sera extrait du prochain album que je suis en train d’enregistrer. Donc je vais être en studio jusque fin décembre.

CD : Ha oui, donc travail acharné quand même !

MF : Travail acharné ! L’album est prévu donc pour janvier (1988 – Il sortira finalement en mars suivant, ndlr)

CD : Ecoutez, moi je vous propose de prendre rendez-vous déjà quand l’album sortira pour un nouveau titre, alors ! (Mylène hoche la tête). Est-ce que quand l’album sortira ce sera un nouveau titre ? Parce que quand on parle de 45 tours, c’est un 45 tours qui est extrait d’un album etc…

MF : Quand l’album sortira… on peut pas bien savoir ! Si le disque marche très bien jusque janvier, nous continuerons avec « Sans contrefaçon ».

CD : Ben on va pas se gêner !

MF : Hé !

CD : Comment va ET ?

MF : Très très bien !

CD : ET, c’est le petit singe. Qu’est-ce que c’est déjà comme singe ?

MF : Sajou capucin !

CD : (il n’a visiblement pas compris) Singe ou capucin ?

MF (elle reprend) Sajou capucin !

CD : Sage ou capucin ? Comme on veut : ou sage, ou capucin.

MF : Sajou ! (elle articule exagérément) Sa-jou ca-pu-cin ! (rire)

CD : Sajou Capucin, très bien !

mylene-et-dechavanne dans Mylène en INTERVIEWAprès une première pause musicale, on retrouve Christophe Dechavanne et Mylène toujours sur le canapé pour une séquence intitulée pour l’occasion « Gentlewoman »

 CD : « Gentlewoman », c’est parce que bien entendu « Gentlewoman Farmer »

MF : of course !

CD : Est-ce que vous avez déjà reçu – on m’a dit que oui donc vous allez me l’infirmer ou me le confirmer – est-ce que vous avez déjà reçu beaucoup de propositions de cinéma ? Parce que plus je regarde les clips que vous avez faits, avec certainement beaucoup d’amour, parce qu’ils sont quand même bien léchés, donc c’est que vous aimez ça, plus je me dis que là vous êtes mûre, quand même !

MF : J’ai eu beaucoup de propositions…

CD (il l’interrompt) Il faut que vous parliez un poil plus fort pour que le public puisse participer !

MF : Je vais remonter le micro ! (elle relève son micro cravate)

CD : D’accord. Mettez-le dans la bouche finalement !

MF : (rire) J’ai eu beaucoup de propositions que j’ai refusées.

CD : Pourquoi ?

MF : parce que j’avais cet album à faire, d’une part, que pour l’instant je me concentre au métier de chanteuse, que j’ai quand même un projet fin 88. Mais qui dit projet…

CD : C’est quoi ? (Mylène fait non de la tête) On peut pas savoir ?

MF : Je ne peux absolument pas le dire.

CD : On peut pas avoir la double casquette de chanteuse et de comédienne en même temps ?

MF : Si, mais pour l’instant un album c’est très important, c’est le second. C’est des journées et presque des nuits de studio.

CD : Parce qu’on sait qu’un clip, par exemple, c’est du play-back bien évidemment puisqu’il y a du montage etc… là vous êtes beaucoup plus actrice sur un clip que chanteuse.

MF : Oui absolument.

CD : Donc ça veut dire qu’ont peu…

MF : Mais je pense que j’aimerais les deux métiers.

CD : Qu’est-ce qui vous ferait plaisir comme rôle ? J’ai du mal à imaginer ce qui vous ferait plaisir… Genre quoi ? Genre un truc violent un peu, quand même, parce que vous êtes bien branchée violence !

MF : Certainement violent… Je pense que le comique, il faut occulter ça ! (rires)

CD : C’est pas votre truc, le comique.

MF : Pas tu tout, non ! Non, non.

CD : C’est vrai ? Vous, vous riez jamais ? Enfin on peut être gai mais pas être drôle.

MF : Je pense que j’ai un petit peu d’humour, pas beaucoup quand même. Plutôt cynique. Je ne ris pas souvent, je pleure plus souvent !

CD : ça serait quel genre de rôle, alors ? Je vous ai écoutée chez Denisot, vous avez des choses insensées parce que vous avez sorti des images que vous aimiez, les choses dont vous avez parlé c’était pas violent : c’est extrêmement violent. C’est vrai qu’en plus dans chaque clip, il y a au moins une bonne giclée d’hémoglobine !

MF : (elle éclate de rire) C’est la faut de monsieur Boutonnat !

CD : Ha, c’est monsieur Boutonnat qui vous pousse – vous voyez que vous riez quand même ! Il vous pousse dans ces retranchements-là ?

MF : Il aime l’hémoglobine, oui.

CD : C’est un goût à vous, quand même. Lui aussi ? (Mylène acquiesce) Bon, c’est bien comme vous travaillez tous les deux….

MF : Tout est parfait !

CD : Tout s’accorde très, très bien. Vous savez que j’ai une indiscrétion ? Je sais pas si je peux la dire… C’est le clip « Tristana » vous savez qu’il va y avoir des Victoires de la Musique très binetôt (…) et « Tristana » clip nominé aux Victoires de la Musique !

MF : C’est vrai ??

CD : oui !

MF : Ben je suis ravie !

CD : Voilà, surprise ?

MF : Surprise !

CD : Heureuse ?

MF : Heureuse !

CD : Quand on est nominée pour un coup comme ça, on se dit « Ce serait bien que je l’ai », ou le fait d’être nominée, on est content ?

MF : Très honnêtement, moi le principal c’est de l’avoir fait, c’est d’aimer ce clip et je pense que le public l’a aimé aussi. Après, ce genre de concours, remises de prix, je n’aime pas beaucoup ça !

CD : ça pousse un pu les jalousies, forcément, pendant au moins cinq minutes !

MF : Certainement. En tout cas, je serais ravie au moins pour le réalisateur, oui !

CD : Oui ? Alors, je sais qu’il y a une cassette – bon je vais pas faire la promo de tout ce que vous faites…

MF : Compilation !

CD : … mais je sais qu’il y  aune cassette de compilation de tous vos clips. Est-ce que les gens – ça je vous pose la question – est-ce que les gens ont la démarche d’aller acheter une cassette sur laquelle il n’y a que des clips ?

MF : Absolument : Parce que nous, c’est le première fois que ça avait été fait en France, je sais maintenant beaucoup d’artistes le font, et les ventes sont considérables. Donc, je pense que ça intéresse le public (sourire)

CD : Donc ça marche bien ! Le clip, c’est pas seulement un instrument de promotion pour le disque, c’est aussi un plaisir pour les gens, quoi.

MF : Bien sûr que oui.

CD : Les vôtres sont très, très bien foutus.

A ce moment retentit un gong, signe qu’un ordinateur va poser deux questions à l’invitée.

Première question : « Le refrain qui vous irrite : « Comme tu veux, chérie… », Alors, heureuse ? », « Tu penses à quoi ? » « 

MF : Plutôt du genre : « Alors, heureuse ? » (elle éclate de rire)

Seconde question de l’ordinateur : « Vous aimer l’amour en muet ? en mono ? en stéréo ?

MF : Je n’ai pas saisi la fin de la phrase (Christophe Dechavanne lui répète les trois propositions). J’ai le muet !

CD : Le muet ? Bien : Alors il va y avoir tout au long de cette émission plusieurs questions….

MF : D’accord (rires)

myl-et-dechavVient ensuite la rubrique de Renaud Rahard, consacrée ce jour aux agendas. Christophe Dechavanne vanne gentiment son chroniquer, pour le plus grand plaisir de Mylène qui rit beaucoup. L’animateur montre alors à Mylène son nouveau gadget : une télécommande qui fait tourner le petit plateau circulaire sur lequel est installé le canapé où ils ont pris place.

CD : (…) Vous avez pas le mal de mer ?

MF : Non, non (rires)

Christophe Dechavanne demande ensuite à Renaud Rahard quel agenda il conseille à Mylène.

Renaud Rahard : Mylène je lui conseille un Holbury, c’est ce que tout le monde à dans le show-biz ! Je crois que c’est le minimum.

MF : Je vous remercie : tout l’a monde l’a dans le show-biz… (rires)

CD : Oui, hein c’est fou comme partant de quelque chose d’agréable il peut être désagréable !

MF : Oui ! Un modeste agenda..

Christophe Dechavanne continue ses plaisanteries, et renomme notamment la marque de luxe Hermès « Herpès », ce qui fait rire Mylène.

CD : C’est d’un goût douteux, hein Mylène ? ça vous plaît pas, ça ?!

MF : C’est limite !

Plus tard dans l’émission, a lieu une présentation de bijoux, et notamment de colliers. Quatre jeunes filles portent ces bijoux. Christophe Dechavanne demande à Mylène lequel a sa préférence.

MF : La dernière demoiselle !

CD : (…) Enlevez votre main mademoiselle, qu’on la voie bien (…)

MF : Cela dit, je suis un petit peu myope alors je pense que je prendrai plutôt la première demoiselle !

Nouveau gong, nouvelles questions de l’ordinateur : « Au premier coup d’oeil, il vous a frappée par sa cravate ? ses chaussures ? ses chaussettes ? 

MF : Probablement ses chaussures ! (sourire)

Deuxième question : « Avec les hommes, vous voyez grand ? vous coupez court ? vous faites du sur-mesure ?

MF : Je ne comprend pas les… (Christophe Dechavanne répète et explique les réponses. Mylène baisse les yeux) Je coupe court !

CD : (…) Ha bien ça doit être agréable (rires)

Après une pause musicale, on retrouve aux côtés de Mylène et Christophe Dechavanne Patrice Carmouze, présent sur le plateau pour présenter le Beaujolais nouveau. Christophe D. remplit trois verres, en tend un à Patrice Carmouze et une autre à Mylène. Celle-ci y trempe les lèvres..

CD : il est bon ! Comment le trouvez-vous Mylène ?

MF : Très bon ! Moi qui n’aime pas le vin, je le trouve très bon.

CD : Bon, on va reboucher la bouteille : vous pourrez partir avec !

MF : (rires) Je vous en prie ! (elle reprend une gorgée)

Christophe Dechavanne demande alors à l’ordinateur deux nouvelles questions. « Le mot presse évoque pour vous un citron ? un coup de cœur ? un bouton ? 

MF : (incrédule) Un bouton ? (un temps, puis peu convaincue) Bouton !

Question suivante : « collectionnez-vous les articles vous concernant ? oui, parfois, jamais » 

MF : Heu, non. La personne qui s’occupe de mes petites affaires, qui est très proche de moi, collectionne.

CD : C’est lui qui le fait pour vous ?

MF : Absolument oui.

1987-03-cAprès cette question, Mylène se lève afin d’aller se mettre en place au centre du plateau, face au public pour interpréter « Sans contrefaçon » en compagnie de ses deux danseurs. A la fin de la chanson, Mylène court sous les applaudissements rejoindre Christophe Dechavanne, assis sur un piano à queue. Elle s’installe sur le tabouret face au clavier. L’ordinateur annonce les réponses de Mylène aux différentes questions posées en cours d’émission. Il en ressort qu’elle est instinctive et ne se donne pas facilement.

MF : (elle lève un verre de Beaujolais pour conclure l’analyse) A votre santé ! (elle boit une gorgée)

CD : (…) Bon Mylène, inutile de dire (…) que j’ai été très content de faire cette émission avec vous.

MF : Moi aussi !

CD : ça va ?

MF : Oh, je suis ravie !

CD : C’est vrai ? Dès que vous avez un truc nouveau à nous dire, faites-moi plaisir : vous nous passez un petit coup de fil et vous venez nous voir !

MF : C’est promis !

CD : C’est promis ?

MF : promis !

CD : Je vous embrasse très, très fort !

Christophe Dechavanne salue les téléspectateurs puis échange une bise sonore avec Mylène. Malgré sa promesse, notons que Mylène ne reviendra pas sur le plateau de cette émission !

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Mylène Farmer en Interview Déc.2012

Posté par francesca7 le 11 janvier 2013

 

Mylène Farmer : « Je me volatiliserai quand le désir n’existera plus »

Le 3 décembre 2012, Mylène Farmer fera son retour dans les bacs avec un neuvième album, « Monkey Me », devancé par un premier single (« A l’ombre ») dont le clip devrait bientôt être dévoilé. Après plusieurs mois de retrait, la chanteuse sort de son silence et se confie à « TV Magazine » au sujet de ses nouveaux morceaux, son prochain spectacle « Timeless 2013″ et de sa nouvelle amie Betty.

Rarement l’attente entre deux disques de Mylène Farmer aura été aussi brève. Deux ans à peine après avoir publié l’album « Bleu noir », succès en bacs grâce à des collaborations efficaces avec Moby, Archive et RedOne, l’interprète de « Libertine » est de retour avec le single « A l’ombre », qui devance la sortie le 3 décembre de son neuvième opus. Intitulé « Monkey Me », ce disque est à nouveau le fruit d’un travail commun réalisé avec Laurent Boutonnat, qui avant « Bleu noir » avait signé toutes les musiques de la chanteuse. Le compositeur a travaillé sur un disque voulu « éclectique », sur douze morceaux « pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batteries, de guitares et de saxo ». Toujours auteure, Mylène Farmer signe pour « Monkey Me » des textes « d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas » selon TV Magazine, qui a eu l’exclusivité de la première interview de la chanteuse pour son grand retour.

« On a un an pour se préparer »

Mylène Farmer en Interview Déc.2012 dans Mylène en INTERVIEW 2C’est avec beaucoup de simplicité et visiblement de franchise que Mylène Farmer s’est confiée au magazine, dans son numéro du 25 novembre à paraître. L’artiste revient sur la parenthèse « Bleu noir », en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une infidélité à Laurent Boutonnat, avec qui elle forme un tandem solide depuis bientôt trente ans, et évoque « un manque » et « une envie de remonter sur scène » pour expliquer son retour si rapide. La chanteuse a récemment annoncé une tournée pour l’an prochain, « Timeless 2013″, dont les places se sont arrachées en quelques heures.

« Je suis bouleversée [...] Et, quelques instants plus tard, tellement affolée. Il m’est impossible d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci », explique-t-elle pour décrire sa réaction suite à l’annonce des 160.000 billets écoulés en l’espace de quelques heures le 4 octobre. Mais ne comptez pas sur la (très) discrète chanteuse pour dévoiler quelques secrets au sujet de son prochain spectacle qu’elle aimerait transporter dans son Canada d’origine : « Le mot surprise sera bien au rendez-vous [...] On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre ».

Alors que beaucoup l’imaginent encore dormir dans un cercueil, Mylène Farmer « dévore des séries comme « Downton Abbey », « Dexter » » et regarde volontiers la télévision (« Un jour, un destin »), « un média parfois trop pressé pour traîner le fond des choses ». « Je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire » réaffirme-t-elle, avant d’expliquer qu’elle mène une vie normale : « J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films ». Dans cet entretien, Mylène Farmer revient furtivement sur le décès de son singe capucin « E.T. », qui lui « manque terriblement », et ne devient pas muette lorsqu’il s’agit de présenter sa nouvelle amie Betty, un gibbon rencontré grâce à Vincent Lindon : « Betty, une demoiselle de quatre ans, qui a été volée lorsqu’elle avait trois mois et retrouvée huit mois plus tard ».

« Je suis impressionnée par Muse »

31 dans Mylène en INTERVIEWPeu habituée à évoquer sa vie personnelle, la chanteuse se prononce sur l’évolution du marché du disque, citant Muse, qui cartonne avec l’album « The 2nd Law », comme une référence : « Matthew Bellamy est aussi fascinant que Freddie Mercury ! ». Et si le format physique du single disparaît progressivement des rayons chez les disquaires, la chanteuse qui proposera le 26 novembre différents supports de son nouveau single « A l’ombre », estime qu’« il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une nouvelle ère [...] Il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public ».

Comme le dit si bien la chanteuse, « chaque époque a connu la disparition d’un support ». Mais de disparition, il n’est visiblement pas question pour le moment : Mylène Farmer explique à TV Magazinequ’elle n’a pas prévu de mettre un terme à sa carrière après sa tournée « Timeless 2013″, même si c’est «une question qui taraude beaucoup les médias » : « Je ne me projette pas trop dans l’avenir. Quand le désir n’existera plus, je me volatiliserai » affirme-t-elle. D’ici là, ne comptez pas la voir participer à un quelconque télé-crochet comme The Voice ou Danse avec les stars, car Mylène Farmer se dit « un peu gênée quand l’art devient un concours ».

Article paru chez http://www.chartsinfrance.net 

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Mylène Farmer dans TV Magazine

Posté par francesca7 le 11 janvier 2013

 

Alors que son album Bleu noir venait de dépasser les 600 000 exemplaires vendus, Mylène accordait une interview à TV Magazine. Un entretien surprenant, dans lequel la star se confie en toute intimité, livrant ses peines, ses doutes, ses joies. Morceaux choisis.

Mylène Farmer dans TV Magazine dans Mylène en INTERVIEW photo-3368461-l-167x300Quel regard portez-vous sur votre carrière ? 
C’est un long chemin fait de choix, de rencontres heureuses… Un long fleuve tumultueux. Mais surtout une très longue et passionnante conversation avec le public et cela me rend heureuse.

Quel est le grand regret de votre existence ? 
De n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour.

Bleu noir est le premier disque que vous ayez fait sans Laurent Boutonnat. Est-ce une rupture définitive ou une passade ? 
Bleu noir est tout sauf une passade ! Il s’agit bien de chansons qui sont incarnées, qui sont des moments de la vie. De ma vie ! Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.

Quelle est la chose la plus précieuse que vous possédiez ? 
Mes incertitudes…

Propos recueillis par Walter Choubert

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Mylène au JT du 2 décembre 2012

Posté par francesca7 le 6 janvier 2013


« Claire Chazal a reçu ce soir, dans son journal de 20h, Mylène Farmer à l’occasion de la sortie de l’album « Monkey Me », lundi dans les bacs. Une invitée exceptionnelle. »

Invitée exceptionnelle ce week-end durant le journal de 20 heures de Claire Chazal qui recevait la chanteuse Mylène Farmer, peu présente dans les médias et toujours un peu secrète. Présente pour faire la promotion de « Monkey Me », son nouvel album, Mylène Farmer s’est confiée durant plusieurs minutes au sujet de cet album, mais aussi de sa tournée qui débute en septembre 2013 et sera composée de nombreuses dates.

Mylène au JT du 2 décembre 2012 dans Mylène 2011 - 2012 mylene-et-chazal-300x130Ci-dessous, vous pouvez voir ou revoir l’interview de Mylène Farmer lors du journal de 20 heures de TF1 en replay histoire de ne pas en manquer une miette.

Invitée du JT de Claire Chazal hier soir, Mylène Farmer a évoqué son nouvel album, « Monkey Me » et expliqué être en faveur du mariage pour les couples homosexuels. Le tout avec toute la discrétion – et le mystère – qui  la caractérise.

Très discrète dans les médias, Mylène Farmer a accordé hier soir l’une de ses rares interviews télévisées à Claire Chazal lors du JT de 20 Heures de TF1. L’occasion pour la chanteuse d’évoquer la sortie de son neuvième album « Monkey Me », qui parait aujourd’hui. Un titre… en hommage à « mon petit singe, avec qui j’ai vécu 25 ans », explique Mylène Farmer.

Son nouvel album, Mylène Farmer le décrit comme « spontanée ». « Quand on écrit un album, ce sont les événements de vie qui sont explorés. C’est difficile de moi de dire si cet album est plus sombre ou plus joyeux que les précédents », explique-t-elle, ajoutant avoir été ravie de collaborer à nouveau avecLaurent Boutonnant, son compositeur fétiche qui lui a écrit ses plus gros tubes. « C’est un vrai jumeau, quelqu’un de grand talent, avec qui je travaillerai jusqu’à ma mort », affirme Mylène Farmer.« Après toutes ces années, il a encore cette capacité de m’émouvoir et de me faire pleurer sur trois accords ».

 

mylene-farmer-2012-300x200 dans Mylène en INTERVIEWLe mariage pour tous, « une simple question d’égalité »

Alors qu’elle entreprendra une grande tournée, « Timeless 2013″, à partir de septembre prochain, la chanteuse de 51 ans affirme qu’elle ne sait pas encore s’il s’agira là des derniers concerts de sa carrière. « Je n’arrive pas à ma projeter dans l’avenir, c’est quelque chose qui m’angoisse terriblement. Je préfère vivre le moment présent », indique-t-elle, précisant, qu’après toutes ces années, elle partage encore avec son public « une émotion immense » dont elle ne se lasse pas. « Cela me bouleverse. C’est quelque chose d’extraordinaire à vivre », raconte Mylène Farmer.

Si elle est l’une des icônes gays les plus emblématiques de l’Hexagone, Mylène Farmer ne tient pas particulièrement à s’immiscer dans le débat sur le mariage pour les couples homosexuels, qui fait rage en ce moment. « M’engager ou être le porte-parole (de la cause homosexuelle), certainement pas. Je fais mon métier, j’espère bien le faire, je le fais avec passion », affirme-t-elle, jugeant néanmoins que ce débat est « étonnant ». « C’est une question d’égalité, de droits de l’Homme tout simplement, et je ne vois pas pourquoi je m’y opposerais », explique sobrement Mylène Farmer, bien loin de la ferveur et du militantisme de ses consœurs anglo-saxonnes Lady GagaKylie Minogue ou Madonna sur la question des droits des homosexuels.

 

Regardez l’interview de Mylène Farmer au 20H de Claire Chazal : TF1 en replay

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Mylène Farmer et JL Lahaye

Posté par francesca7 le 6 janvier 2013

Mylène Farmar à LAHAYE D’HONNEUR

 

Interview : Lors de l’Emission présentée par Jean-Luc LAHAYE sur TF1 le 13 novembre 1987

Mylène Farmer et JL Lahaye dans Mylène en INTERVIEW 1987-02-a-300x231Mylène lance la promotion de « Sans Contrefaçon » sur le plateau du grand prime time du vendredi soir de Jean-Luc Lahaye. Sur la scène face au public, Mylène est entourée de deux jeunes danseurs, les mêmes qui l’accompagneront pour (presque) toutes les prestations de ce titre.

A la fin de la chanson, Mylène salue le public qui l’applaudit très chaleureusement et scande même son prénom. Les danseurs quittent le plateau et Mylène rejoint Jean-Luc Lahaye pour échanger quelques mots.

Jean-Luc Lahaye : Bonsoir Mylène, comment vas-tu ?

Mylène Farmer : Très bien, je vous remercie.

JLL : Elle est jolie cette tenus, dis donc !

MF : Merci beaucoup (en direction du public) Et bonsoir à vous tous !

JLL : Ici on aime beaucoup ta chanson ! Tu as pu le constater : tout le monde chantait et dansait avec toi.

MF : Oui, et c’est très agréable (sourire)

JLL : C’est une nouvelle chanson ?

MF : C’est la toute dernière, oui.

JLL : Un extrait de l’album ?

MF : C’est la première chanson qui sera extraite de l’album. L’album va arriver fin janvier, je pense (l’album « Ainsi soit Je… » sortira finalement le 14 mars 1988, NDR)

JLL : Très bien. Nous l’attendons tous, Mylène

MF : Merci (rires)

JLL : Merci d’être venue. Dis donc, on pourrait t’appeler la star du clip, toi !

MF : Je ne sais pas.

JLL : Si, tu fais un effort tout particulier sur tes clips. Tu tournes en Scope, je crois, c’est-à-dire en Cinématoscope (sic) Vraiment avec des gros moyens et c’est toujours très, très soigné. Tu prends un réel plaisir, je crois. Est-ce que t’aurais aimé être comédienne, en fait ?

MF : C’est quelque chose que j’aurais aimé être, peut-être le serai-je plus tard !

JLL : Certainement : Là j’aune cassette, une compilation de tous tes clips : « Maman a tort », « Plus grandir » – une chanson que j’aime beaucoup – « Libertine » et « Tristana ». (Il montre à la caméra la cassette vidé « Les clips volumes ») Voici la compilation, si vous aimez Mylène Farmer. Ça fait combien de succès ?

1989-04-d-184x300 dans Mylène en INTERVIEW

MF : ça en fait quatre.

JLL : Mais toi, depuis le début ? T’as commencé en quelle année, Mylène ?

MF : Vous me poser une colle ! On va regarder là-dessus (elle saisit la cassette et regarde au verso)

JLL : Ha, elle souvient plus de l’année de ses débuts ! ça c’est incroyable !

MF : (rires) Le premier, « Maman a tort », c’était 84 ? 83 ? (l’hésitation de Mylène peut s’expliquer par le fait que la chanson a été enregistrée en 1983 mais est sortie dans le commerce et a connu le succès en 1984, ndlr)

JLL : 1983, me dit-on. Je crois que c’est hiver 83-84 voilà, ça se chevauche ! Hé bien Mylène, je suis content, merci d’être venue.

MF : Merci à vous !

Mylène reste aux côtés de l’animateur pendant qu’il annonce la cuite de l’émission puis quitte le plateau.

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Mylène Farmer et T.Ardisson

Posté par francesca7 le 6 janvier 2013

Interview Mylène Farmer par T. Ardisson

Dans l’émission « BAINS de Minuit » du 6 novembre 1987 – sur la CINQ

« Je ne suis ni sadique, ni folle. »

Mylène Farmer et T.Ardisson dans Mylène en INTERVIEW ardisson3Depuis le temps de la nuit parisienne, les Bains douches, Thierry Ardisson se livrait déjà à un savant mélange des genres en recevant à une même table intellectuels, artistes, politiques etc.. Ce soir-là, à ses côtés on retrouve ainsi le chanteur Antoine, le philosophe André Glucksmann et Mylène Farmer. En veste noire et chemise blanche, celle-ci réagit au sujet abordé par le philosophe, en l’occurrence Mai 68.

Thierry Ardisson : Toi tu faisais quoi en 68, Mylène ?

Mylène Farmer : Moi j’ai un esprit très individuel aussi mais c’est vrai que Mai 68, je n’ai rien vécu de toute cette époque.

T.A : T’avais quel âge en 68 ?

MF : J’avais 7ans ! (rire)

TA : (….) Mylène, tu aimes les garçons qui ont les cheveux longs ?

MF : j’aime les hommes qui ont les cheveux fournis (sourire)

TA : (…) Donc ça te plaît, le style Glucksmann !

MF : absolument !

TA : Et le style Antoine ?

Antoine : Je suis un peu dégarni !

MF : (elle éclate de rire) il a répondu !

Un peu plus tard dans l’émission, Thierry Ardisson se livre à un de ses entretiens dont il a le secret en tête à tête avec Mylène Farmer. Tous deux sont assis sur des marches. Notons que c’est la seule fois que Mylène répondra aux questions – souvent musclées – de l’animateur.

TA : tu veux qu’on se vouvoie ou qu’on se tutoie ?

MF : Moi j’aime le vouvoiement… C’est une éducation, ça n’a rien d’hautain mais j’avoue que je vouvoie plus facilement, donc on va se vouvoyer. Vous avez le droit d  mettre vos lunettes noires, alors !! (rire)

1988-01-a-300x231 dans Mylène en INTERVIEWTA : Tu veux que je mette mes lunettes ? Alors on se vouvoie et je mets mes lunettes, d’accord ! (il joint le geste à la parole) ! Tu as fait une chanson que j’adorais, qui s ‘appelait « Je suis une catin » (sic)…

MF : C’est « Je suis libertine » (sic)

TA : Ouais, mais y avait « Je suis une catin » dedans !

MF : En exergue, oui.

TA : Et alors, maintenant y en a une autre, c’est « Je suis un garçon » sic)

MF : Oui. En fait, ce que j’aurais voulu, c’est être un caméléon.

TA : Et la prochaine fois, ça va être quoi ? « Je suis un caméléon » ?

MF : Non, c’est dans la chanson, déjà « Je suis un garçon/Je suis un caméléon »…

TA : Et la prochaine fois ça va être quoi ?

MF : Il n’y a pas encore de prochaine fois ; l’album est en cours de travail, donc j’attends !

TA : Tu vas pas faire du flamenco ?

MF : Non

TA : Je t’ai vue chez Denisot un soir, tu choisissais des photos et tu choisissais exprès des photos avec  un mec qui avait des têtes coupées à la main au Vietnam, qui les mettait dans une tombe. C’était sanglant, c’était saignant, c’était violent et du disais que tu aimais bien ça !

MF : Non… Enfin, je l’ai peut-être dit mais ça, c’est des émissions en direct. Ce que je voudrais dire là-dessus, c’est que j’ai une fascination pour ça et que j’aime ça. Je ne suis ni sadique, ni folle. J’ai une fascination pour ça.

TA : t’es pas un peu folle quand même ?

MF : Peut-être un peu. Mais quant à ça : non. J’ai quand même beaucoup de respect. C’est certainement un propos qui a choqué certaines personnes.

TA : Moi ça m’a pas choqué du tout !

MF : Que je sois attiré par ça, oui certainement. Que j’aime ça, c’est un débat qui est quand même plus complexe.

TA : Je t’ai vue aux « Oscars de la Mode », tu chantais « Déshabillez-moi ». T’étais habillée tout en noir et à un moment, y avait une position comme ça, et on voyait que t’ais une petite culotte blanche. C’est fait exprès des trucs comme ça !

MF : Non, je suis désolée (rires)

TA : C’est fait exprès quand même, on met pas une petite culotte blanche quand on est habillée tout en noir

MF : Comment pouvais-je savoir que le caméraman plaçait sa caméra en dessous ?

TA : Ha ! Donc il  a fait exprès ?

MF : certainement (rires)

TA : Et quand tu lèves les bras à la fin de la chanson et qu’il y a le sein qui tombe, c’était préparé ou pas préparé ? Moi je me demande des trucs comme a, je suis vachement naïf finalement !

MF : Là, je vous laisse dans le doute.

TA : Alors j’ai une interview dans « Le Matin » où tu disais que t’habitais avec un singe ; c’est vrai ?

MF : C’est vrai. C’est un singe, c’est un sajou.

TA : Ha c’est pas un capucin ?

MF : Sajou- capucin, si, si, si Et c’est un petit singe qui est grand comme ça (elle montre la taille à l’aide des ses mains), qui a une très longue queue et qui est adorable, caractériel, mais que j’aime vraiment beaucoup.

TA : Et tu disais que tu aimais bien le singe parce qu’i l avait quatre mains. Quand on lit des trucs comme ça dans le journal, c’est vachement… je sais pas, moi ça me choque ce genre de trucs !

MF : (rire) mais non, parce quand on me pose la question »Pourquoi aimez-vous les singes ? » c’est vrai que c’est difficile. Ça paraît tellement évident ; c’est vrai que non seulement il a quatre mains, c’est à dire qu’il peut vraiment tripoter tous les objets, reproduire tout ce que pouvez écrire, lire.. enfin, c’est assez étonnant mais ce n’est pas ça. Un singe, c’est fascinant parce que c’est vraiment terriblement proche de l’homme. C ’est un mimétisme.

TA : Sauf qu’il a quatre mains

MF : Sauf qu’il a quatre mains (sourire)

TA : donc tu préfère vivre avec un singe qu’avec un homme. Tu vis pas avec un homme, là ?

MF : non.

TA : Tu vis toute seule avec ton singe ?

MF : Quand bien même je vivrais, je ne le vous dirais pas.

TA : Tu me le dirais pas ? Pourquoi ?

MF : Non parce que ça, c’est quelque choses que je tairai.

TA : Ha bon ?

mylene-farmer_tv_bains-de-minuit_la-cinq_06-11-1987_001-300x202MF : Oui

TA : Tu fais très attention à ta vie privée, tu fais très attention à ton image finalement !

MF : Je sais pas si c’est faire très attention, je crois que je n’ai aucun plaisir à parler de ça, voilà.

TA : C’est quoi ton plaisir ?

MF : Mon plaisir, c’est de chanter, c’est le cinéma, c’est la musique, c’est la peinture.

TA : Tu veux faire du cinéma ?

MF : Je ne sais pas. J’aime aller au cinéma dans l’immédiat ; Pourquoi pas le cinéma ? Je ne sais pas.

TA : Et le rêve de ta vie c’est quoi, à part te marier avec moi ?

MF : A part me marier avec vous. Je sais pas si c’est le rêve de ma vie, mais j’ai très très envie un jour d’élever des singes.

TA : Ha bon ? Mais c’est sérieux cette histoire de singes, alors

MF : C’est vraiment sérieux, oui oui !  Moi j’ai vu un jour un reportage sur Diane Fossey qui était une femme absolument ..

TA : Oui bien sûr, qui vivait au Kenya

MF : Oui, et c’était formidable, voilà. C’est une femme qui m’a donné envie d’élever des singes.

TA : Et t’as envie d’avoir plein de petit singes chez toi. Ils se marièrent et ils eurent plein de petits singes

MF : Elle éclate de rire ; Ou des orangs-outans, ou des gorilles.

TA : Si j’adoptais des singes, tu te marierais avec moi ?

MF : Je vais réfléchir.

TA : Ben réfléchis. Merci !

MF : Merci (rire)

L’émission continue à nouveau en plateau et on retrouve ainsi Mylène parmi les autres invités. Si elle apparaît souvent à l’image, elle n’intervient toutefois plus.

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La nature insolite de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 décembre 2012

 

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine) en Novembre 2012 par LE FIGARO.

 

La nature insolite de Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW au-tf1-2012Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

2012 dans Mylène en INTERVIEWVous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton Abbey,Dexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

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Interview confession de Mylène

Posté par francesca7 le 3 novembre 2012

Mylène Farmer : L’interview confession !

 Paru sur http://www.evous.fr/

Alors que son album Bleu noir vient de dépasser les 600 000 exemplaires vendus, Mylène Farmer a accordé une interview à TV Magazine. Un entretien surprenant, dans lequel la star se confie en toute intimité, livrant ses peines, ses doutes, ses joies. Morceaux choisis.

 

Interview confession de Mylène dans Mylène en INTERVIEW fanfrancoise3-300x216Quel regard portez-vous sur votre carrière ? 
C’est un long chemin fait de choix, de rencontres heureuses… Un long fleuve tumultueux. Mais surtout une très longue et passionnante conversation avec le public et cela me rend heureuse.

Quel est le grand regret de votre existence ? 
De n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour.

Bleu noir est le premier disque que vous ayez fait sans Laurent Boutonnat. Est-ce une rupture définitive ou une passade ? 
Bleu noir est tout sauf une passade ! Il s’agit bien de chansons qui sont incarnées, qui sont des moments de la vie. De ma vie ! Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.

Quelle est la chose la plus précieuse que vous possédiez ? 
Mes incertitudes.

La suite dans TV Magazine daté du 17 juillet
Propos recueillis par Walter Choubert

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Doc. Events / FARMER

Posté par francesca7 le 20 octobre 2012

Extrait du documentaire Events / FARMER

En bonus, la bande-annonce du «Week-end Mylène Farmer»:
Et celle du documentaire
Events Mylène Farmer:

VIDEO INTERVIEW  Image de prévisualisation YouTube

 

 

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PPDA interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 septembre 2012

Mylène Farmer en Interview au JT de 20h avec PPDA sur TF1

Patrick Poivre d’Arvor : Nous avons le plaisir de recevoir Mylène Farmer dont l’actualité est florissante en ce moment: le DVD de son spectacle à Bercy vient tout juste de sortir, et, on la retrouvera demain au cinéma dans « Arthur et les Minimoys » de Luc Besson, où elle a prêté sa voix à la Princesse Sélénia.

PPDA interview Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW 728105107_small-284x300Patrick Poivre d’Arvor: Mylène Farmer, bonsoir.

Mylène Farmer : Bonsoir.

Patrick Poivre d’Arvor: La dernière fois que je vous avais reçue, c’était d’ailleurs la dernière fois que vous vous étiez exprimée en direct, c’était il y a douze ans. Pourquoi ce mystère? Est-ce qu’il est cultivé? Est-ce qu’il est entretenu? Est-ce que c’est de la timidité?

Mylène Farmer: Vous m’avez observée depuis dix minutes, je crois, et je suis paniquée à l’idée que de parler de moi, de… C’est un exercice très difficile pour moi. Donc, il n’y a pas de marketing dans le mystère. Ma nature profonde est, je crois, la discrétion et l’humilité. C’est un exercice, je me répète, mais vraiment difficile.


Patrick Poivre d’Arvor: Mais il n’y a pas d’agoraphobie, en revanche. Chanter devant 15 000 personnes, ça ne vous gêne pas…

Mylène Farmer: Il y a ce fameux paradoxe. Je suis, je crois, plus à l’aise sur scène que sur un plateau de télévision (rires).

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, j’ai remarqué, aussi bien sur scène -je suis allé à Bercy – que là, à l’instant, vous fermez souvent les yeux.
Mylène Farmer: Oui. C’est une manière de me replier sur moi-même probablement, de me concentrer également.

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, Bercy, on va pouvoir voir, on voit déjà un petit peu sur nos écrans et, grâce notamment à ce DVD qui vient de sortir, qui vous ressemble d’ailleurs, puisqu’il faut l’ouvrir, c’est comme une sorte de petit tabernacle, « avant que l’ombre » etc, etc… Et puis, il y a la possibilité de vous découvrir sur les écrans, les grands écrans aujourd’hui, à travers une voix: celle d’une Princesse évidemment, il fallait évidemment que ça soit une princesse…


Mylène Farmer: Oui, j’ai un joli cadeau. Luc Besson m’a proposé de faire, donc, la voix de la Princesse Sélénia. Et, j’ai pris un très, très grand plaisir

Patric Poivre d’Arvor: Et, avec Luc Besson, il n’est pas impossible que vous continuiez à travailler, car c’est aussi un producteur…

Mylène Farmer: Je l’espère. Et, j’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rheims qui est un auteur que vous connaissez également et qui a écrit ce très, très, très beau livre, très, très joli personnage pour moi qui est le personnage de Tess et, « L’ombre des autres »; et puis, l’ultime cadeau de Noël, c’est un scénario de Claude Berri. Donc, j’avoue que je suis comblée; plus un DVD qui a un accueil formidable.

Patrick Poivre d’Arvor: Donc, au fond, l’ombre, ça vous va bien? Plus que la lumière…
Mylène Farmer: J’aime l’ombre et la lumière. J’aime le silence et, parfois, le chant plus que la parole, probablement.

 Patrick Poivre d’Arvor: Alors, votre concert, c’était archi-plein. Il y a beaucoup de gens qui auraient aimé vous voir, notamment, en province. C’est pas possible que vous creeiez une tournée.

images-1 dans Mylène en INTERVIEWMylène Farmer: Non, malheureusement, ça a été quelque chose d’assez difficile, aussi bien pour le pproducteur Thierry Suc qui m’a accompagné dans cette très, très belle aventure. Et, malheureusement, parce que c’était un spectacle intransportable, on ne pouvait pas aller en province. Donc, là cette fois, dans un manque d’humilité, j’ai demandé aux personnes de venir à moi.

 Patrick Poivre d’Arvor: On ne peut pas faire une resucée à Paris quand même, parce qu’il y avait beaucoup de monde qui aurait bien aimé… Non?
Mylène Farmer: C’est fini et, j’espère remonter sur scène une autre fois, un autre jour.

Patrick Poivre d’Arvor: Ce n’est pas pour l’instant prévu…
Mylène Farmer: Non. Ce spectacle est vraiment dans sa boîte (en désignant de la tête le DVD, ndlr), fermé, scellé.

Patrick Poivre d’Arvor: D’accord. Il est fermé. On va le refermer. Et, on va mettre fin à votre supplice.
Mylène Farmer: Non, tout va bien. Merci à vous.

Patrick Poivre d’Arvor: Merci beaucoup Mylène.

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PARIS MATCH parle de Mylène

Posté par francesca7 le 4 septembre 2012

 

Mystérieuse, elle craint le désir des autres mais, pour la sortie de « Bleu Noir », Mylène Farmer s’est confiée à Nathalie Rheims.

Paris Match. Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des ­secrets de beauté ?
Mylène Farmer. La seule chose importante est d’aimer et d’être ­aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté ­dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?
MF : Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans ­vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde. Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait parfois passer pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas – ou plus – l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap… Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent ­comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

“Bleu noir” est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?
MF :Je ne me suis en aucun cas ­éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain ­album.

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?
MF :Non… pas vraiment… Cet ­album, comme son titre, “Bleu noir”, l’indique, passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus.

 

PARIS MATCH parle de Mylène dans Mylène dans la PRESSE benoitmylenecorse2-300x198

                                »La Corse est mon refuge »

On te dit solitaire, voire recluse. ­Travailler avec une nouvelle équipe fut-il un travail compliqué ?

MF : Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?
La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?
Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

mylene-farmer_1987_christophe-mourthe_tournage-clip-tristana_151t-220x300 dans Mylène en INTERVIEWDans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus ­sourire ?
J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraientd’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?
Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?
“C’était une grande astronaute.”

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?
J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ?
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?
Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous ­gouvernent ?
J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?
Ailleurs…

Interview de Nathalie Rheims – Paris Match 

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Mylène sur RTL septembre 2009

Posté par francesca7 le 25 août 2012

Voici l’interview :

En exclusivité au micro RTL d’Anthony Martin, Mylène Farmer a choisi d’accorder sa seule interview à l’approche des deux gigantesques concerts qu’elle doit livrer au Stade de France (elle est la première chanteuse française à donner un concert dans ce stade de 80.000 places) les 11 et 12 septembre 2009. Ce long entretien, enregistré dimanche dernier à Genève, en Suisse, où la chanteuse venait de se produire, nous plonge au cœur de la nature profonde de la chanteuse avec ses angoisses, sa timidité, sur sa relation unique au public et ses vingt-cinq ans de carrière.

Mylène sur RTL septembre 2009 dans Mylène en INTERVIEW 2263790455_small_2-300x236Sur son anniversaire qu’elle fêtera au Stade de France :
« Je vais vous faire une confidence. Il y a fort longtemps que je ne célèbre plus mon anniversaire. Mais pour être tout à fait franche, un anniversaire devant 80 000 personnes au Stade de France, c’est quelque chose qui sera, je crois, incroyable à vivre. Donc j’adore cette idée là (…) Je remercie à nouveau de vive voix le public, cette fidélité. Et je vais essayer de ne pas pleurer… »

Que fait Mylène Farmer dix minutes avant d’entrer en scène ?
« J’ai auprès de moi Anthony (son meilleur ami), qui reste avec moi dans la loge. Les dix dernières minutes sont vraiment un moment de recueillement, de concentration. Laurent (son compositeur) passe cinq minutes avant d’entrer en scène, et me dis « fais le vent ». Ca veut dire « respire ». C’est une manière d’essayer de déstresser un peu. C’est vraiment dans le silence. Quant aux rituels je ne sais pas si je peux… là encore la pudeur regagne du terrain. Et quant aux objets ils sont là… »

Une fois inspirée, voilà comment Mylène Farmer écrit les paroles de ses chansons :
« Les mots s’appuient, s’accrochent, s’harmonisent avec la musique donc j’ai besoin de la musique avant d’écrire des mots. La musique m’inspire des sentiments, des sensations. »

Vous êtes seule ? Comme un écolier à son bureau ?
« Tout à fait. Dans une pièce totalement isolée. Ca j’en ai besoin. Comme un écolier, j’ai un très mauvais souvenir de la scolarité donc nous allons passer ce mot… En tout cas le travail, l’opiniâtreté est essentielle. »

Parfois dans la souffrance ?
« Je crois que c’est indissociable. La douleur parce que les doutes. La douleur physique. Il faut aller au-delà de soi. »

Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir construit une œuvre ?
« Non. J’ai construit quelques chose. Je suis fière  de ce que j’ai pu construire, sans prétention aucune. Très sincèrement, l’obsession de laisser une trace ne fait pas partie de moi. Maintenant pour être totalement honnête j’aimerais que l’on ne m’oublie pas. Mais la vie n’est pas finie donc à moi de le construire (…)
J’écoute beaucoup de musique. Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. J’adore Dépêche Mode, Sigur Ros, David Bowie, Juliette Gréco. Ce sont en général des artistes qui ont leur propre univers. »

Que vous inspire la mort de Michael Jackson ?
« Le tragique, la notion d’incompatibilité de vie privée et vie publique, de médias. C’était un immense artiste. C’est quelqu’un dont j’appréciais les spectacles, mais l’homme aussi, sa fragilité, sa sensibilité. C’est tragique. Je suis triste. »

Quand on la voit sur scène, elle apparaît tellement forte, vivante, qu’on ne peut pas imaginer qu’elle préfère l’ombre à la lumière, et pourtant…
« J’ai ce paradoxe en moi. Je suis capable de vivre aussi bien dans l’ombre et de m’exprimer dans la lumière. que je sais mon handicap devant 3 personnes ; je ne sais pas si je peux qualifier ça d’aisance devant 30.000 personnes mais en tout cas il y a une bascule qui se fait presque naturellement.

asj14-300x188 dans Mylène en INTERVIEWComment faites-vous pour que discrétion et provocation fassent bon ménage ?
« Toutes ces facettes font partie de moi. Je suis de nature discrète en général, de nature timide parfois, mais l’éclat de rire fait partie de moi aussi. Je crois que j’ai cette force qui me permet de surmonter toutes mes peurs, tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin. »

Qu’est-ce qui vous fait rire ?
« L’absurde je pense. »

Mylène Farmer face à ses démons…
« L’idée de la mort me terrifie chaque deux secondes de ma vie. Est-ce que ma propre mort me terrifie ? Parfois le mot fatalité est plutôt serein. Je me dis « bon, ça se fera de toutes façons c’est inéluctable ». Parfois elle me hante et parfois je l’oublie. »

Est-ce que vous avez apprivoisé vos peurs, vos souffrances avec le temps, avec le succès ?
« Non. Et c’est sans doute pas grave. Ou très grave je ne sais pas. Je n’ai pas la réponse. J’ai certainement pansé des plaies. Malheureusement je ne pense pas qu’on puisse faire le deuil de quelque chose. On peut tenter de faire ré-émerger la vie et des choses qui vous aident à tenir. Tout ce qui est doutes, tout ce qui est peur, sont là ancrés et là encore ça fait partie de votre sang, de vos veines. C’est sans toute nécessaire. Ca aide à une certaine créativité. »

Est-ce que ce métier a été votre survie ?
« Oui oui, définitivement oui. C’est quelque chose qui m’a aidée à m’incarner là où j’avais le sentiment plus jeune de n’être pas incarnée du tout, de n’être rattachée à rien. C’est fondamental. »

Vous dormez tranquille enfin aujourd’hui ?
« Non, ce n’est pas possible (rires). »

Ses projets :
« J’ai bien évidemment le projet d’un prochain album mais là encore c’est une page blanche. Mais très envie de m’y remettre très très vite.
(…)
« J’ai le projet d’un long métrage initié par Claude Berri que j’aimais profondément, tiré d’un ouvrage de Nathalie Reims, dont le metteur en scène sera Bruno Availlan. Et ça sera pour moi un premier rôle, un deuxième film, et j’espère une rencontre avec le public. »

Vous essaierez de laisser une  place plus importante au cinéma ?
« J’ai besoin de la musique. J’ai besoin des mots. Je suis quelqu’un d’instinctif. Le jour où je ne souhaiterai plus dire ces mots, chanter, je choisirai ce moment avant qu’il ne me saisisse. Je crois que tout art a ses limites. Quelque chose en moi me dira « là il faut arrêter ». Peut-être que cela fait partie de moi aussi cette force de caractère. En tout cas ne pas tricher avec soi-même. »

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Mylène Farmer dans ses idéaux

Posté par francesca7 le 13 juillet 2012

1. TON LIVRE DE CHEVET

Tous les livres de Stefan Zweig… le dernier lu étant « La guérison par l’esprit », une réflexion sur les pouvoirs de l’esprit et le besoin vital de cadre. C’est passionnant.

2. TON FILM CULTE

Mylène Farmer dans ses idéaux dans Mylène en INTERVIEW 248044_224486127564646_100000097824993_945546_8154396_n-189x300Choix difficile… il y en a plus d’un… mais je vais choisir « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej ?u?awski. C’est sans doute un des films qui m’ont le plus troublée. Romy Schneider y est magnifique, sans fard, fragile, tragique.

3. TON PERSONNAGE PRÉFÉRÉ DE L’HISTOIRE

Padre Pio, un moine capucin qui a eu une vie extraordinaire. Il me fascine. Il a été canonisé en 2002, je crois… Durant sa vie, il a recu les stidmates de la Passion du Christ, a dû affronter le diable… Ca me renvoie à quelques chose de profond chez moi : l’inexplicable qui me bouleverse.

4. UNE ÉMISSION DE TÉLÉ QUE TU NE RATES PAS

« Un jour un destin » parce que j’aime les histoires vraies, les biographies, les destins hors du commun. J’aime connaitre l’histoire des gens, tout simplement. Je trouve que tout y est remarquablement traité à travaers des reconstitutions de vie qui évitent le piège facile du « jugement ».

Le fond comme la forme sont vraiment réussis et les sujets souvent passionnants, émouvants. J’aime aussi l’habillage de ses commentaires. Et puis rien n’est laissé au hasard. Cette finesse est rare dans le paysage audiovisuel. Et je regarde très souvent « Faites entrer l’accusé ». Les faits divers m’ont toujours fascinée. C’est peut-être une forme de voyeurisme, même si je ne le ressens pas comme ça. Je suis saisie par l’horreur que m’inspirent ces criminels, mais aussi submergée par l’évidente compassion que j’ai pour les victimes et leurs proches.

Qui peut un jour penser finir son destin si tragiquement ? L’horreur et la perversité sans limite de certains humains, parfois même sans remords, glacent le sang. Si cette émission m’intéresse, c’est parce que j’ai besoin de comprendre « I’m humain »

5. LA FEMME QUE TU POURRAIS PRENDRE COMME MODÈLE ?

Une comtesse âgée et discrète, qui vit non loin de chez moi recueille tous les chats errants. J’ai moi-même adopté il y a quelques années une chatte qui a élu domicile chez moi pour finir sa vie.

6. TON IDÉAL MASCULIN ?

Jean Rochefort, un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé si émouvant aussi. Bref… magnifique.

7. L’OEUVRE D’ART QUE TU POURRAIS VOLER DANS UN MUSÉE
Une oeuvre de Giacometti

8. LE DISQUE QUE TU EMPORTERAIS SUR UNE ÎLE DÉSERTE
Mais il n’est pas question que j’aille sur une île déserte !

9. LA SOIRÉE DE TES RÊVES

En Corse, en Sicile ou en Irlande, un feu de cheminée, l’hiver, la neige qui tombe bien qu’il n’y ait pas beaucoup de neige en Corse et en Sicile ! Le vent souffle dehors, un verre de côte-rôtie et s’enivrer doucement… en écoutant la musique du film « Mission » par Ennio Morricone… Le reste est top secret !

10. UN ÉPITAPHE

Quel soucis! Ici « Je ».

Merci à Nathalie Rheims pour avoir permis à Mylène de se dévoiler… un peu

 INTERVIEW PAR NATHALIE RHEIMS :pour Paris match

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Interview de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 mai 2012

« La Corse est mon refuge »

ON TE DIT SOLITAIRE, VOIRE RECLUSE. ­TRAVAILLER AVEC UNE NOUVELLE ÉQUIPE FUT-IL UN TRAVAIL COMPLIQUÉ ?

Interview de Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW Exclu-Public-Mylene-Farmer-en-mode-detente-a-Porto-Vecchio_portrait_w674Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’AUTRES ENDROITS QUE TU AIMES ?

La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

TES BIOGRAPHES ÉCRIVENT LES MÊMES CLICHÉS SUR TOI. QU’AS-TU À CACHER ?

Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

DANS CE QUI A ÉTÉ ÉCRIT À PROPOS DE TOI, QU’EST-CE QUI T’A FAIT LE PLUS ­SOURIRE ?

J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraient d’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

2004Corse60 dans Mylène en INTERVIEWES-TU OBSÉDÉE PAR L’IDÉE DE LAISSER UNE TRACE DE TOI APRÈS TA MORT ?

Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

QU’AIMERAIS-TU QUE L’ON DISE DE TOI ?

“C’était une grande astronaute.”

QUEL REGARD PORTES-TU SUR LA VARIÉTÉ FRANÇAISE ? Y A-T-IL DES ARTISTES QUI T’INTÉRESSENT ?

J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

POURQUOI AS-TU ENREGISTRÉ UN DUO AVEC LINE RENAUD ?

Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

TU NAVIGUES CONTINUELLEMENT ENTRE EROS ET THANATOS. L’AMOUR ET LA MORT SONT-ILS TES DEUX SEULES SOURCES D’INSPIRATION ?

Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

LA POLITIQUE T’INTÉRESSE-T-ELLE ? AS-TU DE L’ESTIME POUR CEUX QUI NOUS ­GOUVERNENT ?

J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

QUELLE EST TON IMAGE IDÉALE DU COUPLE ?

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

COMMENT T’IMAGINES-TU DANS DIX ANS ?

Ailleurs…

 

INTERVIEW PAR NATHALIE RHEIMS :pour Paris match

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Mylène et Laurent Boyer en Interview

Posté par francesca7 le 26 mai 2012

Interview de laurent BOYER

Laurent Boyer n’a interviewé Mylène qu’une fois, mais cet entretien reste l’un des plus importants dans le parcours télévisuel de la star. Outre le fait qu’elle ait accepté d’y parler longuement, cela reste à ce jour la seule et unique fois où une équipe de télévision a été invitée sur le tournage d’un de ses clips.

Comment as-tu obtenu le luxe suprême de non seulement interviewer Mylène Farmer, ce qui est déjà énorme en soi, mais en outre de le faire sur le lieu de tournage de son clip ?
En fait, on a souvent demandé des interviews de Mylène à sa maison de disques, et un jour, on nous téléphone, et on nous propose de partir à Budapest pour la rencontrer et assister au tournage de son nouveau clip événement. Evidemment ça ne se refuse pas ! D’autant que c’était tous frais payés par Polydor, ce qui tombait plutôt pas mal vu qu’à l’époque on n’avait pas trop de moyens. M6 n’avait que quatre ou cinq ans et très peu d’émissions autofabriquées.

Combien de temps as-tu passé là-bas ?
Deux jours et trois nuits si je me souviens bien.

Tu mangeais et dormais avec l’équipe ?
Oui. On était tous logés dans ce sublime palace à Budapest… Je ne me rappelle plus comment il s’appelle. Tout le monde se retrouvait autour d’une table le soir. C’était très sympa.

Tout le monde ? Même Mylène ?
Oui bien sûr. Mylène, Laurent Boutonnat, l’équipe technique, mon équipe télé et les gens de Polydor.

Comment était Mylène dans ces moments-là ?
Très peu expansive. Elle est vraiment comme ça, je crois. C’est sa nature.

Mylène et Laurent Boyer en Interview dans Mylène en INTERVIEW MF80_171aEt en journée, ça se passait comment ?
Très bien. Vraiment. On avait le droit de filmer ce qu’on voulait. On se baladait sur le tournage du clip avec notre caméra et on filmait ce qu’on voulait. Je n’ai pas souvenir de la moindre restriction. Tout le monde était vraiment disponible pour nous. Y compris Laurent Boutonnat, qui avait pourtant beaucoup de boulot – c’était un clip à gros budget.

C’est pourtant quelqu’un qui va peu vers les médias, encore moins que Mylène. On ne l’a plus entendu ou vu depuis neuf ans.
Je sais, mais avec nous, ça s’est fait tranquillement. On allait vers lui et il prenait le temps de répondre à nos questions. Vraiment dispo.

Le clip de « Regrets » a été tourné en même temps que celui de « Désenchantée », as-tu également assisté un peu à son tournage ?
Non. On a assisté « uniquement » à celui de « Désenchantée ».

Comment était Mylène pendant ce tournage ?
Je lui ai trouvé beaucoup de témérité et de volonté. Il faut savoir que les conditions de tournage n’étaient pas évidentes : il faisait très froid. Mais je ne l’ai jamais vue se plaindre et jamais je ne l’ai vue lâcher.

Et pour ce qui est de l’enregistrement même de l’interview ?
Je l’ai trouvée très renfermée sur elle-même dans un premier temps, puis elle s’est débridée peu à peu. Elle a fini par se livrer. Il a fallu du temps, mais elle s’est ouverte. Je crois qu’elle a été totalement sincère.

Vous avez diffusé une image prise hors interview pendant laquelle on vous voit côte à côté, attendant de reprendre l’entretien et vous ne dites pas un mot. Toi tu prends le soleil et Mylène semble un peu perdue, elle ne sait pas trop ou poser son regard. Vous ne vous parliez pas entre les prises ?
Si bien sûr. On parlait beaucoup. Je crois même que Mylène a fini par me tutoyer au bout d’un moment. Le plan dont tu parles a été conservé pour le fun. Il est assez marrant à regarder justement parce qu’il est silencieux. Mais en fait, à ce moment-là, il y avait une petite éclaircie dans le ciel et on en profité pour prendre un peu le soleil. Il faisait vraiment froid !

Mylène et son staff avaient-ils des exigences quant à la manière de filmer ?
Non, pas que je m’en souvienne. J’ai vraiment le souvenir d’une totale liberté. Et puis tu sais, on a profité du fait que toute son équipe technique était là pour utiliser son ingénieur lumière.

Après diffusion du document, as-tu eu des échos de Mylène ?
Je crois qu’elle a aimé.

Comment se fait-il que son portrait ne soit jamais rediffusé la nuit, comme les autres ? Même lorsque vous faites un best-of de l’émission, elle en est absente. Pourquoi ?
Je pense que ça a été bloqué à sa demande, mais je n’en suis pas sûr (ndlr : la chargée de production de « Frequenstar » nous a confirmé que les images ont été bloquées par le management de Mylène).

MF80_189a dans Mylène en INTERVIEWPourquoi n’a-t-elle jamais refait de « Fréquenstar » ?
Je ne sais pas. Ce n’est pas faut de l’avoir invitée en tout cas (rires). Y compris pour « Graines de star ». Mais à chaque fois, c’est une fin de non recevoir. Je ne m’en offusque pas, j’ai déjà eu l’incroyable honneur de faire celui-là. Mais j’avoue avoir été surpris quand j’ai vu qu’elle accordait une interview à une chaîne du câble et du satellite. Les Dutronc, Goldman ou Hallyday qui, comme Mylène, se font rares en télé, ont quand même faut plusieurs « Fréquenstar ». J’adorerais en refaire un avec elle !

Malgré le fait que tu ne l’aies interviewée qu’une seule fois, on fait souvent appel à toi pour témoigner quand un sujet se monte autour de Mylène (« Plus vite que la musique », « Mister Bizz »). Comment l’expliques-tu ?
Je crois que ce portait est devenu culte. On m’en parle encore, douze ans après ! On a reçu beaucoup de courrier après sa diffusion. Encore aujourd’hui, beaucoup de fans nous écrivent pour nous demander sa rediffusion. Je crois que ça a vraiment marqué les esprits. Tu sais, quand un gars prépare un sujet sur Mylène, il doit se dire : « Tiens, Boyer a passé plusieurs jours avec elle et il a fait une longue interview, c’est rare, il doit avoir des choses à dire ». Et puis il y a aussi cette fabuleuse histoire avec Alizée qui voulait être graine de danseuse et qui s’est retrouvée graine de chanteuse pour finalement devenir une star.

D’ailleurs tu as retrouvé à la fois Alizée et Mylène sur la scène du zénith de Lille en novembre 2000 pour les M6 Awards. En as-tu profité pour inviter Mylène à un prochain « Fréquenstar » ?
Non. Je ne l’ai vue ni avant ni après le show. On ne s’est vus que sur scène.

L’as-tu revue depuis ?
Oui, je l’ai croisée deux fois, au restaurant. Une fois il y a deux ou trois ans, et l’autre l’an dernier.

Et là, as-tu pu lancer ton invitation ?
Non, je l’ai saluée rapidement, c’est tout. Tu sais, si elle a envie de refaire un « Fréquenstar » ou autre chose, elle me le fera savoir. Je pense, ou du moins j’espère, qu’elle sait que je suis à sa disposition. Si elle me dit qu’elle a envie de faire ça, je le fais.

Artistiquement parlant, que penses-tu de Mylène ?
J’aime beaucoup « XXL ». Je trouve que tout ce qu’elle fait est très bien fait.

A-t-elle une place particulière parmi les nombreux invités que tu as reçus ?
Bien sûr. J’en garde un souvenir ému, d’autant que c’était à son initiative et qu’elle s’est livrée. Et puis, il faut savoir que c’est avec cette émission que « Fréquenstar » est né. Avant, c’était une émission en plateau. L’interview de Mylène était la première qu’on tournait en extérieur. En rentrant de Budapest, dans l’avion, j’ai eu l’idée d’en faire la marque de fabrique de l’émission. Je lui dois beaucoup pour ça. D’ailleurs, pour les dix ans de « Fréquenstar », j’aurais bien aimé faire un nouveau portrait avec elle pour boucler la boucle, mais ça ne s’est pas fait.

Mylène Farmer et vous – 2003

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Mylène F. pour Paris Match

Posté par francesca7 le 26 mai 2012

Jérôme Béglé (Journaliste)
Intervieweur de Mylène pour Paris Match en 2008

 

Retranscription de l’entretien vidéo du journaliste ayant interviewé Mylène pour « Paris Match »…

Mylène Farmer c’est une star, incontestablement. Si il y a dix stars en France, elle est de toute façon dedans. Elle est intéressante dans la mesure où elle ne parle pour ainsi dire jamais, et donc quand elle arrive quelque part, elle suscite la curiosité. Même moi qui la connais un petit peu, quand je la vois ce n’est pas anodin, ce n’est pas innocent. En revanche ce qui est très différent de ce que les gens pensent d’elle, c’est qu’elle est beaucoup plus marrante, elle est très accessible, drôle, un rien la fait rire, elle est vraiment… Quand j’entends certains témoignages qui parlent d’une fille complètement renfermée sur son monde, presque autiste, elle est vraiment à l’opposé de ça !

Mylène F. pour Paris Match  dans Mylène en INTERVIEW MF80_170aMylène Farmer préserve énormément sa vie privée. Qu’a-t-elle de si important à cacher ?
Moi je crois qu’elle est totalement paniquée à l’idée de parler d’elle ou à l’idée d’apparaître dans les médias. C’est d’ailleurs très cohérent avec son travail : si elle fait des clips aussi formidables, aussi bien travaillés, c’est qu’elle veut que ce travail suffise à la représenter. Elle veut pas se livrer à un jeu de promo où on va lui demander sa couleur préférée, ou quelle marque de parfum elle porte, ou pourquoi elle va chez le coiffeur deux fois par semaine ou quatre fois par mois… Donc elle a une aversion qui provient, je pense, de son être profond, pour la communication, pour les interviews, mais à partir du moment où elle avait décidé de donner une interview, elle s’est livrée, j’allais dire tout à fait normalement et classiquement.

Est-elle aussi mystique en privé que sur scène ?
C’est vrai qu’elle porte souvent sur elle des symboles religieux, ou en tout cas des symboles spirituels au sens large. Elle dit dans l’interview qu’elle a chez elle des objets, des tableaux, des bibelots qui rappellent un peu la Mort, l’au-delà, ou la religion ou les religions, mais c’est autant une posture esthétique, un goût pour ces choses-là, pour ces formes-là qui sont effectivement très belles, que, effectivement, une volonté de se dire qu’après la Mort il y a quelque chose…

L’idée de la fin la hante, même quand il s’agit de ses concerts…
Dans l’interview, on laisse planer le doute sur le fait qu’elle pourrait ne plus remonter sur scène après ce Stade de France de 2009. Elle le dit elle-même, ça va dépendre de sa volonté, ça va dépendre… Moi, ce qui me frappe un peu chez elle, c’est que… C’est un peu comme des actrices américaines dans les années 40 – 50, lorsque Greta Garbo ou lorsque Marlene Dietrich avaient senti que le physique n’était plus là, eh bien Marlene Dietrich s’est repliée dans son appartement de l’avenue Montaigne et n’en est pas sortie. Elle ne voulait pas montrer une image « dégradée » de ce qu’elle était aux gens qui l’avaient adoré et qui avaient fantasmé sur elle. 

Dans une moindre mesure, Mylène Farmer je pense que c’est un peu ça. Elle veut paraître comme parfaite, elle veut se montrer, devant son public, devait ses fans, comme parfaite, avec des shows extrêmement bien rodés, avec des lumières incroyables, avec une présence scénique magnifique, mais cette présence scénique, à soixante ans, ou à soixante-cinq ans, effectivement elle ne sera pas la même que celle qu’on peut avoir à trente, quarante ou cinquante ans. Donc aujourd’hui la question se pose effectivement. Elle a quarante-sept ans bientôt, donc effectivement c’est une question qui commence un peu à la travailler. 

Elle fera d’autres albums, c’est absolument certain, mais peut-être – peut-être – que ce Stade de France sera l’une de ses dernières apparitions sur scène. 

 

Site internet de Paris Match – 2008

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Mylène dans Ouest-France

Posté par francesca7 le 19 mai 2012

Voir l’article paru ce jeudi dans le quotidien Ouest-France.

 

Cette interview exclusive de Mylène Farmer a été réalisée lundi 4 mai, au lendemain de son deuxième concert niçois, dans l’hôtel où elle séjournait, à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice.

Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Mylène dans Ouest-France dans Mylène en INTERVIEW MFBercy2006_25aFatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

C’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.


Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

Quelle est la base de départ de ce spectacle ?

Vous savez, nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément, dans la littérature, le cinéma, l’art. Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose de contemporain, avec des symboles forts. Après, ça se construit comme un collier de perles.

Ce qui domine, dans le décor, ce sont deux grands squelettes…

Les squelettes, ce sont mes écorchés, inspirés par une sculpture du XVe siècle, qui existe dans une église en France. Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi, Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre, appelée « Le transit ». On lui a dit, il nous la faut, en immense… L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette, c’est la mort dans une certaine légèreté.


Il y a aussi un tableau animé, qui apparaît à la fin de « Ainsi sois-je », impressionnant et lugubre…

Il nous a été proposé par Alain Escalle (concepteur des décors). Une errance de personnages sur une plage. Une image très retravaillée par Alain de manière à le rendre, comment dire, fantomatique.

On va encore vous reprocher de tirer vers le lugubre, voire le morbide…

L’idée d’expliquer cela m’est difficile. Comment dire ? Pour moi, ce n’est pas morbide. Je veux simplement faire appel, encore une fois, à l’imaginaire, à l’inconscient. Bien sûr, cela draine des symboles. Mais, à chacun de se les approprier comme il l’entend. Ce n’est pas un passage en force. L’envie de choquer ne fait pas partie de moi. Mais l’envie de faire réagir, si ! C’est une manière de se sentir vivant. Dans mon dernier clip, la danse des squelettes est ludique.

Et c’est vrai, qu’en tenue d’écorché, vous êtes plutôt sexy…

(Elle sourit). Autant qu’à être terrifié par la mort, parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté, autant en rire. Même si ce n’est pas tous les jours faciles…

Est-ce que vous vous censurez parfois ?

Je crois qu’il y a toujours un peu d’auto-censure. Mais chez moi, cela arrive plutôt dans mes mots. Je vous donne un exemple. Dans « C’est une belle journée », je chante « C’est une belle journée/Je vais me coucher. » J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision : « C’est une belle journée/Je vais me tuer. » Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin, qu’il y avait des vies fragiles, que cela pouvait avoir des incidences. Donc, j’ai changé mon texte. Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran, s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème, cela fait partie de la vie.

Il y a beaucoup de représentations du corps dans votre spectacle. Par exemple, les images d’un couple qui s’attire et se repousse. Et surtout la trentaine de poupées nues, grandeur humaine, qui vous ressemblent, exposées dans une immense bibliothèque en fond de décor…

Le corps dans sa plénitude, puis dans sa décomposition avec l’écorché. Le vie faite de contorsions… Le couple en images que vous évoquez, ce sont deux danseurs. Ils expriment des sentiments d’amour et des expressions de douleur. Parce que l’amour intègre aussi le sentiment de douleur.


Pour résumer, votre univers est beaucoup un univers d’amour et de fantastique, non ?

J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme, c’est-à-dire qui nous transporte hors de la réalité. J’ai été bercée par Edgar Poe et je continue à le lire et à le relire. Comme Stefan Zweig, comme Kafka. J’ai aussi adoré une série que j’ai découverte il y a peu, qui s’appelle, en français, La caravane de l’étrange. Sur un cirque itinérant, bizarroïde. Cela pullule de symboles, avec ce qui fait un cirque, un côté hyper-sensible et effrayant. C’est très bien réalisé. Un vrai voyage, métaphysique à souhait. J’aime ces univers.

Pour revenir concrètement au concert, aujourd’hui n’avez pas l’impression de plus créer l’événement avec vos spectacles qu’avec vos disques ?

MFBercy2006_36a dans Mylène en INTERVIEWD’abord, la scène est la création ultime. Personne n’entrave quoique ce soit. Quant à l’émotion, elle est d’abord générée par le concert, par ce qui se passe avec le public. Ensuite, il ne faut pas être dupe. C’est une évidence que l’économie du disque s’écroule. C’est une réalité avec laquelle il faut composer.


A ce propos, vous remplissez deux Stade de France en quelques heures et abordez une tournée de 32 concerts tous complets ou presque. L’engouement ne faiblit pas. Impressionnant, non ?

Cela m’émeut. En toute humilité, je me dis pourquoi moi ? Mais je n’ai jamais pensé que le public était acquis. Ce serait une erreur totale. Il peut être déçu. Il peut y avoir des hauts et des bas. Bien sûr, on a envie de durer, c’est humain, mais ça ne me hante pas. On ne peut pas forcer les choses. On peut engendrer. On peut décourager. Mais on est pas maître de sa vie. Par contre, pour durer, la chose fondamentale, c’est le travail. C’est une certitude. Cela se passe parfois dans la souffrance. Mais ça vaut le coup.

Même si cela peut vous valoir de vivre dans un « Paradis inanimé », comme vous le chantez dans votre dernier album. En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière, à l’international. J’ai souhaité rester sur la France, même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard. Donc, j’aurais pu encore aller plus loin. Cela dit, je crois avoir toujours été un être solitaire avec, en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre. Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains ont un peu tous les mêmes appréhensions, les mêmes démons.

L’une des principales surprises de votre dernier album, c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme « Réveiller le monde » où vous chantez : « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)/Révolus les mondes/Sans une révolution. » Surprenant ?

Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau… Mais j’aime l’idée de la révolution, d’un peuple qui se soulève. J’aime le mouvement de masse. C’est une envie. Une espèce de cri de bête. Pas un message politique. Un regroupement est une force incroyable alors que parfois l’homme dans son individualité me terrifie.

On ne peut finir cette interview sans se rappeler que vous avez du sang breton, par votre mère, qui vit en Bretagne. Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit) La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre. Et puis… j’adore les crêpes ! Ma mère vit du côté de Pleyben. Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme. J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne.

Propos recueillis par Michel TROADEC. 

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