Rongée par le doute, Mylène se confie

Posté par francesca7 le 3 septembre 2013

 Rongée par le doute, Mylène se confie dans Mylène en CONFIDENCES images

Mylène Farmer se confie à propos de sa carrière

On ne compte plus les tubes de la diva aux cheveux roux. Le succès ne l’a jamais quittée. Un secret ?

On aurait pu penser qu’après vingt-sept ans de carrière et presque autant de succès, Mylène Farmer aurait pris la grosse tête ou se serait tout simplement endormie sur ses lauriers. Pas du tout.

La chanteuse, qui s’est confiée à TV magazine, avoue douter comme au premier jour : « Je suis toujours rongée par le doute, et je me demande encore « Pourquoi moi ? » »

Pourquoi moi ? A l’heure où tout le monde tente sa chance en se demandant « Pourquoi pas moi » cette phrase sonne étrangement. C’est peut-être là la clé de son succès. Mylène Farmer se remet tout le temps en question et ses états d’âme viennent aiguiller ses choix artistiques.

Sa carrière ? Elle la compare à un « long fleuve tumultueux » Vingt-sept ans que l’artiste est présente et que son public la suit. Pas moins de 600 000 exemplaires vendus de son dernier album Bleu noir. Peu d’artistes durent autant.

C’est pour cette raison que Mylène Farmer peut se permettre de donner un tout petit conseil aux futurs chanteurs :

« L’humilité est noble quand elle est vraie, qu’elle n’est pas une faiblesse. Mais elle doit néanmoins être soutenue et accompagnée de beaucoup de travail, de remise en question. (…) Tout est possible si on a la force d’accepter de souffrir…et donc de vivre.» A méditer…

 

Parution chez : http://www.voici.fr/news-people/

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer et N.Rheims, une histoire d’amour mystique

Posté par francesca7 le 21 août 2013

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 Mylène confiera plus tard à Nathalie Rheins :

son secret de beauté : l’amour ! Elle explique :

« La seule chose importante est d’aimer et d’être aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur ».

Et quand Nathalie lui demande comment elle s’imagine dans dix ans, la star de la chanson française répond : « ailleurs »…

Comprenez ce que vous voudrez.

 

Mylène Farmer et N.Rheims, une histoire d'amour mystique dans Mylène en CONFIDENCES images-41

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES, Mylène en INTERVIEW, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Portrait de Mylène F. par N.Rheims

Posté par francesca7 le 21 août 2013

Nathalie Rheims est aussi de l’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 Portrait de Mylène F. par N.Rheims dans Mylène AU FIL DES MOTS images

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

images-11 dans Mylène en CONFIDENCES J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

  « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 « Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

images-21 dans Mylène et L'ENTOURAGEimages-31

Et aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

Personnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre ! 

  Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en CONFIDENCES, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

L’important c’est d’aimer pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 août 2013


Mystérieuse, elle craint le désir des autres mais, pour la sortie de « Bleu Noir », Mylène Farmer s’est confiée à Nathalie Rheims.

L’important c’est d’aimer pour Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES images-25Paris Match. Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des ­secrets de beauté ?
Mylène Farmer. La seule chose importante est d’aimer et d’être ­aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté ­dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?
Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans ­vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde. Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait parfois passer pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas – ou plus – l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap… Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent ­comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

“Bleu noir” est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?
Je ne me suis en aucun cas ­éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain ­album.

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?
Non… pas vraiment… Cet ­album, comme son titre, “Bleu noir”, l’indique, passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus.

« La Corse est mon refuge »

On te dit solitaire, voire recluse. ­Travailler avec une nouvelle équipe fut-il un travail compliqué ?
Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?
La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?
Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

Dans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus ­sourire ?
J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraientd’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?
Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?
“C’était une grande astronaute.”

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?
J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ?
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?
Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous ­gouvernent ?
J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?
Ailleurs…

« Remonter sur scène au moins une dernière fois »

Ta dernière tournée a été un triomphe, envisages-tu de remonter sur scène ?
Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu renoncer un jour à la chanson ? A la scène ?
Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir ­apprendre…

images-26 dans Mylène en CONFIDENCESLors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux ­créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?
Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire du “couture”, ce n’est pas un défilé 
de mode. Le créateur doit être aussi ­capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des ­lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui ­acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste, afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin… Je ne suis pas ­certaine que tous les créateurs de mode en soient capables, il faut beaucoup d’humilité…

« Bleu noir » (Polydor/Universal).

Retrouvez l’intégralité de notre reportage et toutes les photos de Mylène Farmer dans Paris Match n°3211 en vente en kiosque. Un numéro à ne pas manquer.

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Entretien de Mylène sur NRJ

Posté par francesca7 le 30 juin 2013


un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

20 AVRIL 1988 – Entretien avec Dominique DUFOREST

Entretien de Mylène sur NRJ dans Mylène en CONFIDENCES soi-je

Dominique Duforest : (après avoir salué Mylène et expliqué aux auditeurs qu’ils pouvaient appeler le standard de NRJ pour poser leurs questions à Mylène) Alors, « Ainsi Soit Je… » : c’est un très bel album, ce titre « Ainsi Soit Je… », et puis il y a une poupée à ton effigie sur la pochette de l’album…

Mylène Farmer : Oui, c’est la poupée qui était présente dans le clip de « Sans Contrefaçon ».

DD : « Ainsi Soit Je… », la poupée à ton effigie, cela a une signification, tout ça ? Tu te regardes ?
MF : C’est difficile de résumer un titre comme ça. Moi, je donne beaucoup d’importance aux trois points de suspension d’ « Ainsi Soit Je… ». Si on peut résumer « Ainsi Soit Je… », ce serait un portrait.

DD : Ce sont des points de suspension lourds de sens ?
MF : Lourds de sens en ce qui me concerne, oui ! (sourire)

DD : Pourquoi ? Parce que ce que tu racontes dans l’album c’est la partie immergée de l’iceberg ?
MF : Probablement, oui. C’est vrai que c’est un exutoire que d’écrire des chansons. Là, en l’occurrence, c’est un album qui est, c’est vrai, très, très, très proche de moi.

DD : Oui, personnel, quand même. Alors tu cultives quand même depuis le début, depuis le premier disque, depuis « M aman a Tort », un personnage un peu ambigu, un peu mi-fille, mi-garçon, peu souriante, loin du monde…
MF : Je suis d’accord pour tout, sauf pour le terme ‘cultiver’.

DD : Ah bon ?
MF : Parce que je pense qu’on ne peut pas tricher. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tricher quatre ans.

DD : J’ai pas dit que tu trichais, j’ai dit que tu cultives !
MF : Non, non, je sais. Mais c’est vrai que le mot ‘cultiver’ quelquefois m’ennuie un peu…

DD : M ais l’air lointain, tout ça, c’est toi ?
MF : Oui !

DD : Tu as toujours été un peu détachée, comme ça, du monde, du monde ‘bas’ ?
MF : Détachée, parfois complètement impliquée et en avoir très peur… Mais très souvent, on cherche toujours son lieu de prédilection. Il est rare.

DD : Je pense qu’on en parlera beaucoup tout à l’heure avec les auditeurs. Dans un instant, ce sera « Libertine » !

Diffusion de « Libertine ».

DD : Elle est libertine et elle est sur NRJ ce soir jusqu’à 20h : Mylène Farmer. (…) Je pense que nous avons un premier auditeur en ligne…- Allo ?
DD : Bonsoir ! (…) Ton nom ?

- Olivier.

DD : Olivier, bonsoir.
MF : Bonsoir…
– Salut Dominique, salut Mylène !

DD : Bonsoir !
– Vous allez bien ?

MF : Très, très bien, merci !
DD : Ta question ?

- Alors, ma question : Mylène, peux-tu me dire à quel âge as-tu commencé la musique, et quelle passion as-tu à part ce métier ?

MF : Oh ! La première question est plus facile : j’ai commencé à l’âge de vingt-deux ans. Quant à la passion, elle est toujours là, c’est une découverte. C’est une succession de découvertes…

- Ca a été un coup de foudre ?

MF : C’est un coup de foudre, oui. Je pense qu’on pourrait pas exercer ce métier sans coup de foudre.
DD : C’est indiscret de te demander ce que tu faisais avant de chanter ?
MF : Non ! Avant, je faisais beaucoup d’équitation et parallèlement, je suivais des cours de théâtre.

DD : Ha d’accord, donc tu avais déjà quand même un pied dans un domaine artistique.
MF : Une fibre artistique, alors !

DD : Une fibre artistique ! Olivier, merci de ta question…
MF : Merci !

DD : Je ne sais pas si on va en retrouver une autre tout de suite (…) Si tu veux bien, on va écouter un autre extrait de ce superbe album « Ainsi Soit Je… », et c’est une chanson que tu n’as pas écrite, c’est une chanson qui était chantée au départ par Juliette Gréco.
MF : Absolument : « Déshabillez-Moi ».

DD : C’est une référence, pour toi, la chanson ou Juliette Gréco, ou les deux ?
MF : Non, j’avoue que je connais peu Juliette Gréco. Cette chanson en l’occurrence, je l’aimais beaucoup et j’avais très envie avec Laurent Boutonnat de la réactualiser, à savoir faire d’autres…

DD : Un autre style…
MF : D’autres styles, oui.

DD : Alors, « Déshabillez-M oi » par Mylène Farmer, qui a laissé à tout le monde un souvenir ému le soir des Oscars de la M ode à la télévision, chère Mylène !

(Mylène éclate de rire alors que commence la chanson.)
DD
: (…) On rappelle la chute quand même, c’est « Déshabillez-vous », pour ceux qui ne connaissent pas la chanson !

MF : C’est évident, il faut la réciproque !

DD : Une question tout de suite au standard, allo ?
– Salut, Mylène !
MF : Bonjour !

DD : Bonjour, ton prénom ?
– Martin

DD : (…) Bonjour, ta question !
– Alors, je voudrais savoir comment est-ce que tu définis ton style de musique, selon toi ?

DD : Ha, question fondamentale !
MF : Fondamentale et difficile, une fois de plus ! Je pense que j’essaye de privilégier avant tout l’émotion. Quant à définir le style musical, je sais pas. Je pense que c’est du domaine de la variété… J’avoue que j’ai pas la notion des castes et que ça ne m’intéresse pas. Voilà, l’émotion avant tout, je pense.

DD : La réponse te satisfait, Martin ?
– Je suis très content (rires de Mylène)

DD : Merci de ta question, au revoir !
DD : Allo, est-ce qu’il y a quelqu’un au standard ?
– Oui, bonsoir Dominique, bonsoir Mylène !
MF : Bonsoir Dominique…

DD : Quelle voix ! Ton prénom ?
– Nadège
MF : (elle réalise son erreur) Nadège ?! Bonsoir, Nadège (rires)

DD : (…) Dominique, c’est moi ! Alors, ta question, Nadège…

- Alors tout d’abord, je voudrais féliciter Mylène pour tout ce qu’elle fait.

MF : C’est gentil.
– Je trouve que tu es vraiment une très grande chanteuse !
MF : Merci beaucoup !

DD : Ca commence bien ! La suite ?!
– Ma question, alors comptes-tu faire un concert, notamment à Paris ou en région parisienne ?
MF : C’est quelque chose auquel je pense, que je n’ai pas encore défini. S’il faut donner des dates, je pense d’ici un ou deux ans.

DD : Oui parce que je te signale qu’en dehors de la question de Nadège, les questions sur ce sujet sont très, très nombreuses au standard. Tout le monde veut absolument te voir sur scène !
MF : J’en ai très, très envie aussi. C’est vrai que je veux le faire absolument aux côtés de Laurent Boutonnat qui, lui, parallèlement a d’autres projets, donc nous allons privilégier ces projets. Et puis le temps de la préparation, aussi, de penser cette scène me prendra une année ou deux années.

DD : Voilà, Nadège, merci de cette question qui a permis de satisfaire beaucoup de gens qui voulaient avoir une réponse. (à Mylène) Laurent Boutonnat et toi, ça fonctionne vraiment d’une façon incroyable : c’est vraiment un duo de travail extraordinaire.
MF : C’est fabuleux. Je crois qu’on a peu de rencontres, en tout cas en ce qui nous concerne, peu de rencontres comme ça.

DD : C’est ton Pygmalion, un peu ?
MF : On peut dire Pygmalion, mentor… On dit ce qu’on veut ! C’est avant tout quelqu’un que j’aime énormément évidemment et avec qui il y a vraiment un parallélisme et une correspondance énorme dans tous domaines artistiques.

DD : En tout cas, entre autres, sur cet album « Ainsi Soit Je… », vous avez commis une autre superbe chanson qui s’appelle « Sans Logique ». Elle fait partie de celles que tu aimes ?
MF : Bien sûr. J’espère ! (rires)

DD : Alors, on l’écoute !
DD : C’est « Sans Logique » et c’est sur NRJ et c’est M ylène Farmer. Encore une belle chanson ! On va en écouter d’autres tout à l’heure, je vous promets, de cet album, en découvrir parce que c’est vraiment très, très bien. On a sûrement quelqu’un au standard de NRJ, allo ?
– Bonjour !

DD : Une voix très jeune ! Ton prénom ?
– C’est Isabelle !
DD : (…) Ta question ?
– Alors je voulais savoir pourquoi on parle si peu de Mylène Farmer dans les magazines à part quand elle sort un disque, tout ça…C’est vraiment dommage parce qu’on aimerait en savoir plus sur cette chanteuse qui a plein de talent, enfin je vais passer le baratin… !

elles dans Mylène en INTERVIEW

DD : En tout cas, on va parler d’elle ce soir !
MF : (sourire) C’est quelque chose qui est, là, volontaire. A savoir que je pense que trop parler de soi, déjà c’est quelque chose qui ne m’est pas propre – depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup de mal à parler de moi-même – et d’autre part, je pense que ça démystifie très, très, très vite quelqu’un et que le public peut se lasser d’une personne, à savoir aussi bien les prestations télévisées que les interview s. Je pense qu’il faut les raréfier, voilà.

DD : Il est bon de se faire rare, de se faire envier, de se faire désirer je veux dire…
MF : C’est vrai que je préfère ça, moi.

DD : Parce que tu as peur de rien, toi ! Je me souviens, je t’ai vue chanter devant cinquante mille personnes à Marseille ‘Je suis libertine, je suis une catin’, faut quand même oser, dans un stade… (lors de la tournée d’été Europe 1 en 1986 à laquelle Mylène participa, nda)
MF : Oui, ça, ça ne me dérange pas ! (rires)

DD : Ca te dérange pas ! A quoi tu penses, dans un cas comme ça, tu es devant cinquante mille personnes à qui tu chantes ‘Je suis libertine, je suis une catin’ : qu’est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
MF : Je serais incapable de vous le dire ! (rires)

DD : Non, tu peux pas ?
MF : Non, incapable !

DD : Bon, ça fait rien. On le regrette !
MF : C’est quelque chose d’enivrant, mais c’est la seule chose que je pourrais dire !

DD : En tout cas, y avait quelque chose qui nous avait bien enivré, qui avait enivré beaucoup de gens, c’était une superbe chanson qui s’appelait « Tristana ». Elle a quelque chose de particulier pour toi, cette chanson, « Tristana » ?
MF : Elle m’évoque la neige. C’était mes débuts, à savoir je suis née au Canada. J’aime la neige et la Russie.

DD : Ha, tu es née au Canada ? (Mylène confirme d’un murmure) Ha bon ! Et tu es canadienne de nationalité ?
MF : J’ai les deux nationalités.

DD : Ha, très pratique !
MF : Pas pour les impôts, je vous le garantis ! (rires)

DD : Ha bon, d’accord ! (rires) « Tristana », Mylène Farmer avec nous sur NRJ jusque 20 heures. Diffusion de l’extended remix de « Tristana »
DD : « Tristana » sur NRJ, Mylène Farmer, dans sa version remix. D’ailleurs, y a toujours des remixes importants sur tes chansons.
MF : Oui, j’adore ça, et Laurent aussi !

DD : Ha, c’est vrai ?
MF : J’avoue qu’on prend un plaisir incroyable en studio que de faire des remixes.

DD : On dit ‘On va mettre un petit bout là, puis on va faire ci, on va faire ça…’ ?!
MF : (rires) Oui, oui ! On travaille aux côtés d’un ingénieur du son qui s’appelle Thierry Rogen et qui adore ça aussi, donc c’est particulier !

DD : Ca s’entend parce qu’en général, ils sont extrêmement réussis ! Téléphone, allo ?! (…) Ton prénom ?
– Sylvie
MF : Bonsoir Sylvie.

DD : (…) Ta question à Mylène ?
– Je voudrais savoir : quel personnage Mylène aimerait-elle interpréter au cinéma ?
DD : Ha ! Y a beaucoup de questions sur le cinéma. Y a des projets, d’ailleurs ?
MF : Pas actuellement. Je vais répondre à brûle-pourpoint le premier rôle qui me vient à l’esprit, ce serait le rôle de Frances Farmer…

DD : Joli rôle…
MF : …qui a été interprété par Jessica Lange, et qui est donc…

DD : Et dont tu portes le nom !
MF : Et dont je porte le nom. Je ne l’ai pas fait exprès, presque ! (rires gênés)

DD : (dubitatif) Oui, tu l’as fait exprès, non ?
MF : (expéditive) Un petit peu, oui ! Et que dire d’autre ? Voilà, c’est une femme, est-ce que je me sens proche d’elle ? Je ne sais pas. Je pense que c’est un personnage qui est passionnant à interpréter. C’est une femme qui a eu beaucoup de mal et qui a été complètement écrasée par son milieu, en l’occurrence c’était Hollyw ood.

DD : Excuse-moi, tu es très femme, si j’ose dire, dans tes textes etc. Quelles sont les femmes que tu admires, dans celles qui ont compté dans l’Histoire ? Il y a des femmes que tu admires en dehors de Frances Farmer ? Est-ce qu’il y a d’autres actrices, ou des femmes politiques, des gens comme ça, que tu admires ?
MF : Oui. J’aime Greta Garbo.

DD : Tu aurais aimé interpréter des rôles comme Greta Garbo, éventuellement ?
MF : Je ne sais pas. C’est la femme, là, qui m’inspirerait, plus que ses rôles. Y a une femme que je connais pas du tout mais vers qui je vais aller, qui s’appelle Lou Andrea Salomé, qui a été le femme de, entre autres, Freud et de Rilke, qui était un poète, et qui en l’occurrence elle aussi écrivait, et c’est une vie qui me passionne, vers qui je vais aller.

DD : Voilà, je dis au revoir à notre amie Sylvie, je lui fais un bisou et on a un disque maintenant que nous a demandé M ylène, c’est un groupe australien qu’on adore alors ce choix nous a ravi : c’est le groupe INXS (…)

Diffusion de « Need You Tonight »

DD : Qu’est-ce que c’est bien, ça : INXS sur NRJ, « Need You Tonight »…
MF : Et on peut se faire cette réflexion que de ne pas comprendre un texte, si l’on n’est pas bilingue en l’occurrence, c’est pas du tout important. C’est l’ambiance qui compte !

DD : Oui, et puis le texte est pas très compliqué. Il est provocant, d’ailleurs, comme les tiens ! Et puis je signale aux demoiselles qui ne connaissent pas encore ce groupe que le chanteur est quand même extrêmement mignon…
MF : Et très, très sensuel !

DD : Il faut bien le dire, il faut bien le dire ! Dans un instant, on écoutera un autre extrait de « Ainsi Soit Je… », une chanson qui s’appelle « Les Jardins de Vienne » (sic). C’est très beau, ça évoque quelque chose de particulier pour toi ?
MF : Oui, très particulier puisque j’ai connu cette personne, et c’était une personne qui s’est effectivement pendue dans un jardin de Vienne.

DD : Alors écoutez cette très, très belle chanson dans une petite minute !

Diffusion de « Jardin de Vienne »

DD : « Les Jardins de Vienne », sur NRJ, Mylène Farmer. Il est toujours extrêmement cruel de couper une chanson, surtout quand elle est très belle et en plus quand on a l’auteur et l’interprète à côté de soi. Je suis vraiment désolé, mais y a vraiment beaucoup de gens au téléphone qui veulent te poser des questions et tu es quand même là pour ça, alors on fait : allo ?!
– Allo ?
DD : Bonsoir, tu t’appelles ?
-Estelle.
DD : (…) Alors, ta question à Mylène, qui t’écoute très attentivement.
– Bonjour !
MF : Bonjour…
– Je voulais savoir pourquoi Mylène a adopté un look spécial pour chaque chanson…

DD : Pourquoi pour chaque chanson un look différent ?
MF : Pour chaque chanson… Je pourrais appeler ça presque la toilette de l’âme. Et pour être un peu plus terre à terre, parce chaque chanson suscite un univers. Par exemple, sur « Tristana » ça pouvait évoquer la Russie, donc j’avais des habits qui pouvaient évoquer aussi la Russie. « Sans Contrefaçon », c’était un petit garçon, donc c’était abordé avec la casquette. Et puis, c’est avant tout un plaisir que de s’habille et que de changer.

DD : C’est le goût du costume, c’est le goût du théâtre, c’est le goût de l’art en général, quoi…
MF : Oui, et je crois que les personnes qui sont devant leur poste de télévision aiment aussi ce goût-là, ont le goût de l’habit, de la représentation, et voilà…

DD : Ca fait partie du métier, ça fait partie d’une part de ton métier…
MF : Je porte très, très mal le blue-jean en plus ! (rires)

DD : Raison supplémentaire ! Estelle, voilà la réponse à ta question, on te fait une grosse bise.
– Je voudrais savoir si je peux avoir une photo dédicacée de Mylène…
DD : Hé bien, on va noter ton nom hors antenne et on va t’envoyer ça, d’accord ?
MF : Absolument !
– Merci ! Au revoir !
MF : Au revoir…

DD : Alors, à propos de clip justement, celui de « Ainsi Soit Je… » va bientôt sortir ?
MF : Il va sortir je crois le 17 avril…non…mai ?! (rires)

DD : Heu oui, ça sera plutôt le 17 mai, puisque nous sommes déjà passé le 17 avril !
MF : Oui, oui. Je vais être en tournage dimanche prochain.

DD : Ha bon, très bien. Et alors, y a une question qui est posée très, très, très souvent aussi : alors si on veut écrire à Mylène, une seule adresse, c’est la bonne, le courrier est à adresse à la maison de disque qui s’appelle Polydor, ça se trouve 2 rue Cavalloti (il prononce ‘Cavayoti’) 75018 Paris. Ai-je été précis, ma chère Mylène ?
MF : C’est ‘Cavalloti’ (elle rectifie la prononciation).

DD : Pardon !
MF : Et c’est très important pour moi !

DD : C’est très important, le courrier…Tu lis beaucoup le courrier qu’on t’envoie ?
MF : Je lis tout, j’ouvre tout moi-même, je réponds moi-même. Très souvent, on me dit ‘Je pense que ça sera quelqu’un d’autre qui signera à [ma] place’ : ça, c’est quelque chose que je me dois de faire. Par contre, c’est vrai qu’on a beaucoup de retard, parce qu’il y en a beaucoup et qu’on a pas toujours le temps, donc d’avance, je m’excuse de ce retard !

DD : Alors si vous voulez donner du boulot à Mylène, écrivez ! « Sans Contrefaçon » sur NRJ.

Diffusion du Boy Remix de « Sans Contrefaçon »

DD : Retour au standard. Allo ? (…)
– Alors je voudrais savoir ce que vous aimez comme lecture, et j’aimerais vous faire une proposition de scénario-roman, mais je ne sais pas où m’adresser…
DD : Ha…Alors… ?!
MF : Je réponds à la première question ?!

DD : Réponds à la première question.
MF : Le genre de lecture… Je crois que j’aime avant tout les auteurs qui ont des âmes tourmentées. J’ai un livre de chevet – des livres de chevet – d’Edgar Poe. J’aime beaucoup Baudelaire. J’aime bien August Strindberg, que j’ai découvert justement quand j’étudiais le théâtre. Mais je peux aussi aimer tous les contes, des contes extraordinaires. Je peux passer très facilement du morbide au merveilleux.

DD : (ironique) Les bonnes lectures du soir de Mylène Farmer ! Alors pour la deuxième partie de ta question, je pense que tu peux tout simplement envoyer ton projet à l’adresse que j’ai donné tout à l’heure pour le courrier de Mylène Farmer, chez Polydor (il redonne l’adresse)
MF : Bien sûr !

DD : Et ça sera transmis, c’est promis !
– Ben parce que je l’ai déjà fait, et puis j’ai toujours pas de réponse…
DD : Hé bien tu auras une réponse, Mylène a dit tout à l’heure qu’elle s’excusait, qu’elle avait beaucoup de retard, d’accord ? On te fait un gros bisou, au revoir.
– Oui, d’accord, au revoir…

DD : Et juste avant de te quitter, je voudrais détailler, Mylène, deux, trois petits symboles qu’il y a dans le petit bouquin splendide qui a été envoyé à toutes les radios avec l’album. (Dominique Duforest évoque la brochure que les collectionneurs appellent communément ‘le programme « Ainsi Soit Je… », envoyé aux médias, et qui contient photos, documents et présentation de l’artiste, nda) Alors, il y a un landau d’abord, avec deux da tes qui sont 1962 / 1985 : c’est quoi ça ? Le landau, ça a une signification ?
MF : Pas réellement. Le landau fait plus allusion à un corbillard ou à une tombe qu’à un vrai landau ! (rires)

DD : Oui, d’ailleurs il est pas très gai, ton landau ! Pourquoi y a Bambi également dans les photos ?
MF : Bambi, parce que je crois que c’est le personnage au monde que je préfère. J’ai vu « Bambi » énormément de fois, et je voudrais me réincarner en Bambi, pourquoi pas !

DD : Baudelaire, maintenant on vient de savoir pourquoi : tu aimes les tourmentés, et là tu es gâtée ! Louis II de Bavière ?
MF : Louis II de Bavière, on avait dédicacé sur le disque de « Maman a Tort » ‘à Louis II de Bavière’, parce que c’est un homme dont la vie me fascine, c’est…

DD : Tourmenté également, d’ailleurs…
MF : Tourmenté également, oui.

DD : Bon, Laurent Boutonnat : maintenant on sait que vous vous adorez. Edgar Allan Poe ?
MF : Edgar Poe parce que, comme je le disais, c’est aussi quelqu’un qui a une écriture qui est pour moi une des plus belles écritures, et puis qui a un univers qui me fascine et dans lequel je me complais volontiers.

DD : Ainsi est elle : c’est Mylène Farmer. On vient de passer une heure avec toi, on en est ravis.
MF : Moi aussi !

DD : Merci Mylène, on espère te revoir très vite. On attend avec impatience la sortie de ce clip, et puis que tout aille bien. « Ainsi Soit Je… »
MF : Ainsi soit-il ! (rires)

Diffusion de « Ainsi Soit Je… » pour clore l’entretien

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Mylène en CONFIDENCES, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer Interview 2013

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

INTERVIEW Mylène 2013 -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer Interview 2013 dans Mylène 2013 - 2014 a1

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury !

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

mylene2-199x300 dans Mylène en CONFIDENCESUne photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène en CONFIDENCES, Mylène en INTERVIEW, Mylène TIMELESS 2013 | Pas de Commentaire »

Naissance d’un tube pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 2 mars 2013

 
Mais revenons sur la Côté d’Azur et  Elsa Trillat (photographe) raconte :

 Naissance d'un tube pour Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE mf80_178a-300x264Pendant ces vacances, on a pas mal roulé en voiture avec Mylène. D’ailleurs, je me rappelle que je mettais tout le temps de la musique, en particulier une compile de Marie Laforêt, « Les cornichons » de Nino Ferrer sur lequel on s’éclate comme des folles, et surtout Sylvie Vartan que j’aime depuis que je suis toute petite. Notamment « Comme un garçon ». Elle me dit alors que petite, elle avait les cheveux courts et que tout le monde la prenait pour un garçon et que, pour que la confusion soit encore plus troublante, elle se mettait souvent un mouchoir au creux du pantalon. Plus tard, je lui demande si elle prévoit une nouvelle chanson pour bientôt. Elle me répond immédiatement : « En tout cas, j’ai déjà le titre et ça va te faire plaisir : « Sans contrefaçon, je suis un garçon ». Tu m’as tellement bassinée avec ta Sylvie Vartan ! ». Le titre sera finalement raccourci. Pour les couplets, on s’est mis au bord de la piscine avec un dico de synonymes et elle m’a dit : « Tu vas voir comment on écrit une chanson ! ». Et on a commencé à faire rimer les mots. Ca s’est enchaîné très vite ! En une demi-heure, on avait inventé son prochain tube. Le soir même, Laurent qui avait apporté un petit synthé, voit les paroles. En quelques minutes, il trouve l’accroche musicale sous nos yeux ! Pour la voix de l’intro, « Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? », c’est un petit clin d’œil à un private joke entre Mylène et moi. Et fait, quand on descendait au bourg pour faire quelques courses, et notamment le Coca, notre drogue à toutes les deux, je défiais Mylène la timide de s’adresser à la vendeuse de l’épicerie avec cette voix de gamine. Et elle le faisait ! Imaginez-la parlant à l’épicière avec la voix de l’intro de « Sans contrefaçon » : « Bonjour madame la marchande de légumes de poireaux » ! C’était tordant. En feuilletant les magazines, notamment « Elle », on a repéré un costume à carreaux et un costume à rayures. Mylène a aussitôt dit à Bertrand, son manager, que c’était ce qu’elle voulait pour les visuels de « Sans contrefaçon ».

Mylène est remontée sur Paris avec moi, dans la voiture de location. E.T. a fait tout le voyage sur mon épaule. Tous les gens qu’on croise nous regardent, Mylène ne comprend pas trop pourquoi. Comme si c’était commun de se balader avec un singe dans une voiture ! A un moment, je dis à Mylène : « C’est bizarre, je sens comme un truc mouillé dans le dos ». Je m’arrête dans une station service pour prendre de l’essence. Je vois alors que le dossier de mon siège est recouvert d’un truc vert et collant. J’en ai aussi plein dans le dos. Cette « saleté » d’E.T. s’est vidée sur moi ! Mylène est morte de rires.

De retour sur Paris, Mylène enregistre « Sans contrefaçon ». Puis on fait les photos pour la pochette du 45 tours. Mylène souhaite poser sur des voies de chemin de fer désaffectées, avec mon chat, Malcolm, un chartreux adorable. Elle se voit bien en noir et blanc ou en sépia, lookée façon gamin de Paris à la Poulbot. Finalement, on fait des photos en studio avec son costume à rayures et celui à carreaux. C’est le premier qui aura les honneurs de la pochette.

Parution dans Mylène Farmer Magazine - 2003

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Vacances au soleil pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 2 mars 2013



Nous sommes en juillet. Elsa Trillat (photographe) raconte :

Vacances au soleil pour Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE mylene-300x225 Mylène me demande ce que je fais pour les vacances : « On a loué une maison avec Laurent dans le Sud, à la Garde Freinet, tu veux venir ? Y a plein de chambres ! ». Ca ne fait pourtant que trois semaines qu’on se connaît vraiment ! Passer un mois ensemble, ça me paraît donc un peu tôt. Pour moi, c’est le meilleur moyen pour qu’on se fâche. Je décline donc l’invitation. En même temps, j’ai vachement envie d’y aller ! Mylène insiste en me disant que je ne suis pas obligée de rester le mois entier. J’ai de toute façon un reportage sur Niagara programmé en Hollande. Mais je me suis arrangée pour enchaîner avec un sujet sur Francis Lalanne tout début août à Saint-Tropez, non loin de la Garde Freinet. J’arrive donc une semaine après eux. J’ai loué une voiture aux frais du magazine car ni Mylène ni Laurent ne savaient conduire à l’époque. Je me rappelle d’ailleurs avoir donné des cours de conduite à Mylène pendant ces vacances. On s’est pris je ne sais combien de fossés ! E.T. est en vacances avec nous là-bas. Il y a aussi un couple d’amis de Mylène et Laurent. Christophe Mourthé et sa copine passent également quelques jours avant que j’arrive. Michel, le petit frère de Mylène, est là aussi depuis le début. D’ailleurs, je partage la chambre mitoyenne de celle de Mylène et Laurent avec lui. Ce sont des lits superposés, je précise. Laurent n’arrête pas de charrier Michel à ce sujet, en lui disant qu’il aurait intérêt à changer ses draps tous les matins. Le pauvre, il a environ dix-sept ans. Je me rappelle qu’un soir, en discutant dans la chambre, lui sur le lit d’en bas, moi sur celui d’en haut, il me dit : « Je n’ai jamais vu ma sœur comme ça. C’est dingue, vous vous connaissez à peine et elle t’invite dans son intimité de façon naturelle. On dirait que vous vous connaissez depuis toujours. »

Je boucle donc mon reportage avec Lalanne vite fait pour rejoindre Mylène, Laurent et toute la clique. Mais quand Francis apprend que j’habite avec Mylène Farmer, il veut absolument venir. Je crois qu’il était fasciné par son personnage –comme tant d’autres. Avec l’autorisation de Mylène, je l’invite donc à m’accompagner à la maison pour faire quelques photos dans le verger. Mylène m’assiste. En fait, elle me déconcentre plus qu’autre chose. Elle s’amuse à jouer les metteurs en scène complètement allumés : « Francis, prends une pêche et fais comme si tu lui faisais l’amour ». Lui est totalement à ses ordres. Il serait d’ailleurs bien resté après la séance photo, mais elle ne l’a pas invité. On s’est bien amusés en tout cas.

images-1 dans Mylène en CONFIDENCESEt ça s’est confirmé par la suite. J’ai vraiment passé de très bonnes vacances. Souvent seule avec Mylène d’ailleurs car Laurent passait le plus clair de son temps avec un copain à lui, Gilles Laurent. Mylène était d’ailleurs toute contente de me dire : « C’est lui qui a fait la voix de Pinocchio dans le film avec Gina Lollobrigida quand il était petit ! ». Les deux hommes travaillaient sur le scénario de ce qui, je crois, deviendra « Giorgino » quelques années plus tard. Ils passaient donc leurs journées dans le bureau pendant que Mylène et moi nous prélassions au bord de la piscine. D’ailleurs, on a laissé tomber le maillot de bain au bout de deux jours ! Je me rappelle qu’on mettait souvent la radio au bord de la piscine.

Un matin, « Déshabillez-moi » de Juliette Gréco est passée et j’ai commencé à faire un petit striptease au bord de la piscine pendant que Mylène était dans une chaise longue. On a bien ri. Mylène reprend la chanson quelques mois plus tard sur l’album « Ainsi soit je… ». Avant cela, elle le chante à l’Opéra pour les Oscars de la Mode. C’est en octobre 1987. Si vous connaissez les images, vous savez qu’on voit son sein qui dépasse à un moment. Mylène en était malade !

Parution dans Mylène Farmer Magazine – 2003

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène dans TV Magazine

Posté par francesca7 le 1 mars 2013

 

A la sortie de son single QUAND :

Le compositeur a travaillé sur un disque voulu « éclectique », sur douze morceaux « pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batteries, de guitares et de saxo ». Toujours auteure, Mylène Farmer signe pour « Monkey Me » des textes « d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas » selon TV Magazine, qui a eu l’exclusivité de la première interview de la chanteuse pour son grand retour.

C’est avec beaucoup de simplicité et visiblement de franchise que Mylène Farmer s’est confiée au magazine, dans son numéro du 25 novembre à paraître. L’artiste revient sur la parenthèse « Bleu noir », en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une infidélité à Laurent Boutonnat, avec qui elle forme un tandem solide depuis bientôt trente ans, et évoque « un manque » et « une envie de remonter sur scène » pour expliquer son retour si rapide.

Mylène dans TV Magazine dans Mylène 2013 - 2014 quand

« Je suis bouleversée [...] Et, quelques instants plus tard, tellement affolée. Il m’est impossible d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci », explique-t-elle pour décrire sa réaction suite à l’annonce des 160.000 billets écoulés en l’espace de quelques heures

« Le mot surprise sera bien au rendez-vous [...] On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre »

Mylène Farmer « dévore des séries comme « Downton Abbey », « Dexter » » et regarde volontiers la télévision (« Un jour, un destin »), « un média parfois trop pressé pour traîner le fond des choses ». « Je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire » réaffirme-t-elle, avant d’expliquer qu’elle mène une vie normale : « J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films ». Dans cet entretien, Mylène Farmer revient furtivement sur le décès son singe capucin « E.T. », qui lui « manque terriblement », et ne devient pas muette lorsqu’il s’agit de présenter sa nouvelle amie Betty, un gibbon rencontré grâce à Vincent Lindon : « Betty, une demoiselle de quatre ans, qui a été volée lorsqu’elle avait trois mois et retrouvée huit mois plus tard ».

Mylène Farmer explique à TV Magazine qu’elle n’a pas prévu de mettre un terme à sa carrière après sa tournée « Timeless 2013″, même si c’est « une question qui taraude beaucoup les médias » : « Je ne me projette pas trop dans l’avenir. Quand je désir n’existera plus, je me volatiliserai » affirme-t-elle. D’ici là, ne comptez pas la voir participer à un quelconque télé-crochet comme The Voice ou Danse avec les stars, car Mylène Farmer se dit « un peu gênée quand l’art devient un concours ».

 

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène dans la PRESSE, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

La scène de Lumières avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 mars 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

La scène de Lumières avec Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES sceneVous étiez aussi la même équipe pour le désormais mythique concert de Barbara à Pantin en 1981. Barbara et Mylène ont en commun d’être deux chanteuses des plus charismatiques dans l’histoire de la chanson. L’aviez-vous rencontrée ?
Oui, j’ai travaillé avec Barbara pendant plusieurs années. Elle avait des relations très proches avec « ses hommes » comme elle aimait le dire. Et nous en faisions partie ! Souvent, elle était présente sur la scène dès le matin lors des montages techniques.

Quels souvenirs particuliers gardez-vous des moments de scène partagés avec Mylène ?
Nous sommes totalement immergés dans son univers. C’est tout… On y adhère naturellement, et il me semble que si deux termes devaient résumer les moments de scène avec Mylène, ce serait « sensibilité » et « performance ».

Il y a eu des ratés ?
Les ratés sont toujours à éviter, mais personne n’est à l’abri ! Je ne vous raconterais pas sa chute de scène à Lyon pendant la deuxième tournée tellement l’histoire est connue. En revanche, les moments de grâce sont légion. Dès la première répétition de sa première tournée, j’ai senti qu’avec Mylène, il allait se passer quelque chose de différent et de particulier par rapport au contexte musical du moment. J’ai beaucoup de plaisir à travailler avec les atmosphères de scène, la recherche et la création de visuels. Quasiment chaque spectacle est un plaisir. Ils sont tous particuliers et différents, mais deux s’en détachent peut-être car je me sens plus proche des artistes : ceux de Mylène et ceux de Jean-Jacques. Ce sont deux personnes différentes mais deux artistes à qui je dois beaucoup. Professionnellement bien sûr, mais aussi humainement, ils m’ont donné la réalisation de leurs mises en lumière, et donc leur confiance !

Étiez-vous du voyage lors des dates russes du « Mylenium Tour » par exemple ?
Oui, et sur toutes les autres. Avec Mylène, je suis toujours et tout le temps présent ! J’ai effectué un nombre incalculable de dates de tournées, mais il arrive que plusieurs spectacles se chevauchent, j’ai donc des assistants (à mon tour !) et heureusement ! Car il est évident que je pourrais pas réaliser ce que je fais sans des gens proches de moi et sur lesquels je puisse me « reposer » en toute confiance. Seul, on ne fait rien.

Mylène a dit en interview qu’ « après chaque concert, chaque membre de l’équipe apprécie ponctuellement ou pas ». Avez-vous parfois ressenti une forme de distance avec les membres de son staff technique ?
Non, jamais. L’ambiance entre techniciens, machinistes et musiciens pendant les deux tournées était excellente. Tout le monde nous envie !

Vous avez collaboré à la tournée « Mylenium Tour » qui était le plus grand spectacle jamais transporté en province dans l’histoire des performances live françaises. N’est-il pas difficile de travailler sur scène avec en son centre une statue colossale ?
Je n’ai pas la prétention de demander à connaître le décor avant de dire oui à un spectacle. Cela fait partie des défis artistiques et techniques inhérents à tout spectacle. Le problème de la statue était qu’elle était très sombre. Mais de par sa taille et sa couleur, elle m’a permis justement d’instaurer des climats incomparables. Ne pouvant pas y échapper, je me suis servi des difficultés pour donner un look à cette tournée. Et donc de la signer !

Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène dans NOUS DEUX

Posté par francesca7 le 28 février 2013

 

Article paru dans Nous Deux le 7 JUIN 1988

Mylène dans NOUS DEUX dans Mylène dans la PRESSE telechargement3

A propos de ce qu’elle voulait faire, étant enfant :

- Vétérinaire. Ou au moins faire un métier où il serait question d’animaux.

A propos de son arrivée dans le monde de la chanson :

- Je vivotais en faisant des photos de mode, en rêvant de faire du cinéma quand j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Comme nous avons tous les deux très mauvais caractère, on s’est bien entendus !

A propos de son départ de chez RCA, après l’échec commercial de « On est tous des Imbéciles » :

- Je pouvais toujours redevenir mannequin… mais je dois reconnaître que ça ne me disait rien ! C’est vrai, je ne demandais rien à personne, mais quand on est venu me chercher pour me faire chanter, j’ai eu envie que ça marche.

A propos du personnage mis en scène dans « Libertine » et de sa propre personnalité :

- Oui et non, tout le monde est libertin, et moi aussi. L’amour est un jeu pour moi, auquel je veux gagner à tous les coups !

A propos de succès remporté par « Libertine » :

images1 dans Mylène en CONFIDENCES- La gloire avec un grand G ! Les anglais ont adoré « Libertine », et les allemands aussi ! On me demande pour une tournée en Allemagne. Ils s’imaginent quoi ? Que je vais refaire le clip sur scène ? Ce serait rigolo, remarquez !

A propos de son avenir :

- Un jour, on se lassera de ma voix, un jour, je me lasserai des micros. Alors, j’irai vivre en Afrique dans une réserve, ou dans une ferme avec plein d’animaux. On retourne toujours à ses amours d’enfance : c’est une manière de ne pas grandir ni vieillir.

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène et Boutonnat

Posté par francesca7 le 26 février 2013

Mylène et Boutonnat dans Mylène AU FIL DES MOTS 4Laurent Boutonnat
S’il est sans aucun doute LA rencontre de la vie de Mylène Farmer, jamais une histoire amoureuse entre Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, son complice de toujours, n’a été confirmée par qui que ce soit. On sait pourtant qu’ils ont vécu ensemble vers les années fin 80 – début 90. On sait aussi que leur relation a connu une petite « crise » en 1997, lorsque Laurent Boutonnat a produit la chanteuse Nathalie Cardone, et accessoirement… s’est mis en couple avec ! Mylène, qui disait dans les années 80 : « Si un jour Laurent composait pour une autre, je ne lui pardonnerais pas », n’apprécie pas du tout… En 1999, elle prépare sa troisième tournée (Mylenium Tour) sans Laurent, qui du coup boude le spectacle pendant les premières représentations. Il n’est venu le voir qu’après 3 mois de tournée, lorsque Mylène est passée à Paris-Bercy le 13 décembre 1999. Il se dit qu’il aurait été très impressionné par le spectacle que sa complice de toujours avait concocté sans lui, et qu’il serait allé la voir dans sa loge après le concert, pour des retrouvailles très intenses… 

Suite à cela, Mylène et Laurent ont continué leurs collaborations artistiques main dans la main, totalement en phase l’un avec l’autre. Au-delà de la complicité artistique tout à fait unique qui lie les deux personnages (et sur laquelle nous ne reviendrons pas en détails ici – nous nous invitons plutôt à consulter tout le reste du site !), on peut dire aujourd’hui qu’ils continuent à développer des liens d’affection particulièrement forts, parlant régulièrement et jusqu’à aujourd’hui, l’un comme l’autre, de « soeur » et « frère jumeau ».

2 dans Mylène en CONFIDENCES

Voyez comme ils parlent l’un de l’autre sur notre page qui y est consacrée ici :

Quand Laurent parle de Mylène… 

« On recherchait quelqu’’un au moment où on avait fait cette chanson avec un ami, qui était « Maman à tort ». Et le jour où Mylène est arrivée, elle était parfaite quoi ! C’était le personnage. [Elle avait pas tellement l’air] pervers, c’est plutôt… psychotique, je dirais. Quelqu’’un d’un peu renfermé, comme ça… …. ça a été elle tout de suite, quoi. Avant même de l’entendre chanter. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

« C’est un vrai bonheur [de travailler avec Mylène en tant qu’actrice] parce qu’elle se laisse guider, ce qui n’est pas souvent le cas de tous les acteurs qui ont un peu peur de se laisser guider. »

Le journal du cinéma (Canal+), le 05.10.1994

« Avec Mylène, j’ai l’habitude de dire qu’on est nés ensemble. Aujourd’hui, elle est devenue pour moi comme une sœur, tant sur le plan artistique qu’affectif. »

Propos recueillis par Jean-Rémy Gaudin-Bridet pour Télé Star, 2007.

 

5 dans Mylène et des CRITIQUESQuand Mylène parle de Laurent…


  « [Il] a fait […] ses premiers pas dans le cinéma à seize ans. Il a réalisé un long-métrage qui était parti à Cannes et […] qui avait eu quelques petits déboires et maintenant réalise […] des films publicitaires. C’est plus alimentairement, et puis c’est vrai que c’est un bon exercice de toute façon. »

Azimut (FR3 Lorraine), le 25.06.1986

« On s’est rencontrés et lui est compositeur, donc, a une passion pour la musique, pour le cinéma également, […] et donc m’a proposé avec une autre personne la première chanson, qui était « Maman à tort ». Et puis, voilà, nous travaillons ensemble. […] Vous parliez de mentor tout à l’heure, pour moi c’est surtout un admirable metteur en scène, dans toute sa généralité. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

« C’est vrai que je travaille en permanence avec [Laurent] pour le meilleur et pour le pire ! »

Top 50 (Canal+), le 06.09.1986

« Être extérieure [au processus de fabrication d’un clip], ça je ne peux pas. Je travaille avec Laurent quant au scénario, et puis après ma foi, c’est lui qui [s’occupe] du cinéma à proprement parler. Et puis après, c’est un travail d’équipe »

La vie à plein temps (FR3 Pyrénées), le 07.04.1987

« Je crois que ma vraie naissance c’était le jour où j’ai enregistré « Maman à tort ». C’est le jour où j’ai rencontré cette personne qui est Laurent Boutonnat, qui est donc également le réalisateur de mes clips, qui est également compositeur. C’est le jour où j’ai pu naître, oui, c’était une naissance. […] Cette rencontre avec Laurent, moi je la qualifie du domaine de l’exceptionnel, c’est-à-dire les rencontres qu’on a très peu dans sa vie, qu’on doit privilégier. C’est vrai que cette rencontre avec Laurent, c’était extraordinaire pour moi parce que c’est quelqu’un qui a énormément de talent dans beaucoup de domaines, qui a des choses qui l’attirent, qui moi m’attirent, des choses qu’on a en commun. Et c’est fascinant de trouver un personnage comme ça. Voilà, donc Mylène Farmer c’est un peu de moi, c’est certainement un peu de Laurent Boutonnat, c’est beaucoup de choses. »

Lazer (M6), en 05.1987

« [Laurent] aime l’hémoglobine, oui. »

Panique sur le 16 (TF1), le 19.11.1987

  « Laurent Boutonnat travaille pour des films publicitaires, et tout spécialement pour l’étranger. Il a des commandes surtout par les Etats-Unis. […] En France, […] il en a fait quelques-unes, mais j’ai oublié d’ailleurs. [C’est lui qui a fait tous les clips] depuis le début. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 23.11.1987

« On a dit Pygmalion, mentor… et je ne sais…  Je crois qu’’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout. […] J’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie…   C’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’’il avait réalisé à l’âge de seize ans qui s’appelait « Le voyage de la féconductrice » (ndlr : il s’agit d’une erreur de Mylène, le véritable titre étant « La ballade… ») et qui était même passé à Cannes, je crois.   Il avait pillé des fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman !   C’est vrai qu’’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, c’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’’un que j’aime et je pense qu’’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 07.10.1988

1

« Je sais pas si on peut parler de hasard. Ce sont des rencontres comme ça qui existent. C’est en tout cas une bonne étoile, en ce qui me concerne ! »

Clip Dédicace (M6) le 08.10.1988

« C’est un homme qui a un physique romantique, c’est un homme qui a ses névroses, qui a, je crois, beaucoup de talent et qui aime particulièrement la musique et le cinéma, je crois, et qui aurait envie et qui va réaliser un premier long-métrage. »

Fréquenstar (M6) le 22.03.1989

« C’est une bonne étoile. Ce sont des rencontres dans la vie comme on en a peu, certainement. Pour moi, c’est une rencontre magique par rapport à bien évidemment plein de choses, mais également par rapport au cinéma et à l’image, à sa façon de l’imaginer, de la créer. »

J.T. de 20 Heures (M6) le 18.05.1989

 
« Tous les deux, nous sommes nés de la même chose. Donc c’est quelque chose de très fort et très beau, en tout cas pour ma vie. »

Pour un clip avec toi (M6) le 07.04.1991

« Il est vrai qu’’il est certainement plus rassurant pour moi que de commencer [au cinéma] avec Laurent Boutonnat puisque je connais sa caméra, et que j’aime définitivement son univers, sa façon de filmer, sa poésie […]. Et je crois que je suis heureuse que d’avoir commencé avec lui pour un premier long-métrage. »

Ciné 6 (M6) le 02.10.1994

3

« Notre rencontre a quand même été très très forte et capitale dans notre vie. Donc il est difficile, non pas d’envisager un autre univers, [mais de] ne pas prolonger cet univers. »

19/20 (France 3) le 04.10.1994

« Je crois que c’est la rencontre d’avec Laurent Boutonnat qui a été fondamentale pour ma vie et, je le suppose, pour la sienne. Et donc, c’est la rencontre d’un univers qui est le même dans le fond – des passions communes, des goûts communs. »

J.T. de 20 Heures (TF1) le 04.10.1994

« C’est un excellent réalisateur. C’est quelqu’’un qui aime l’image, […] qui a une jolie narration. J’aime son travail en tout cas. »

Mylène Farmer XXELLE (Musique Plus – Québec) le 05.10.1996

« Je voudrais remercier Laurent Boutonnat. Si ma route n’avait pas croisé la [sienne], je crois que je ne serais pas là, j’en suis même sûre. »

NRJ Music Awards 2000 (TF1) le 22.01.2000

6

 

 

 

 

 

 

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en CONFIDENCES, Mylène et des CRITIQUES | Pas de Commentaire »

Des Pts Bonus sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 février 2013

 

En décembre 2010, on apprenait dans une interview qu’elle donnait à Paris Match que Mylène aimait beaucoup Jean Rochefort : « Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref… magnifique.« 

Mais comment se sont-ils rencontrés ? Et bien ils avaient en fait un projet de film ensemble entre 2002 et 2010 ! Ils sont depuis devenus amis. C’était un film de Delphine Gleize qui n’a pas pu se finaliser et sur lequel ils étaient donc destinés à être acteurs. Et si vous vous demandez la source de cette anecdote : Jean Rochefort lui-même !

On se souvient à ce sujet d’un article de presse paru au Canada (publié en janvier 2004, voir page 1 et page 2) qui annonçait que Marc Lévy avait écrit entre 2002 et 2003 son premier scénario original pour un film appelé « A deux pas de chez toi » et que Mylène Farmer y jouerait le rôle de Léa, une infirmière vivant un road movie avec une personne âgée. Dans une interview accordée en mars 2004 à Femme Actuelle, Marc Lévy expliquait à nouveau que Mylène « jouerait dans son prochain film ». Et une rumeur à l’époque disait que l’acteur principal serait Michel Serrault ou… Jean Rochefort ! Il avait en revanche rectifié à un de ses lecteurs ce que disaient certains à propos du synopsis : « Le personnage principal n’est pas du tout en phase terminale, il va très bien c’est juste un vieux monsieur« .

Des Pts Bonus sur Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 230_image

 Peu après le tournage du clip A l’ombre, un fan a pu rencontrer Olivier de Sagazan, l’artiste que l’on voit dans le clip effectuer une transfiguration. Il a ainsi pu rapporter de nombreuses anecdotes sur les coulisses de cette collaboration, racontées par Olivier de Sagazan lui-même.

Mylène a pris contact avec cet artiste il y a un peu plus d’un an, après qu’un ami londonien lui ait montré une vidéo de son travail sur Youtube. Mais les chansons que Mylène lui a alors proposé (probablement de l’album Bleu noir) ne lui ont pas convenu, la collaboration ne s’est donc pas faite à ce moment-là. Mylène est revenue vers lui pour le retour Monkey me, en lui proposant de collaborer cette fois-ci sur le titre A l’ombre. La chanson – et notamment son texte – ont convenu à Olivier de Sagazan, qui a alors accepté la collaboration à condition qu’ »il se passe vraiment quelque chose ». Autrement dit que Mylène participe à la transfiguration… Au départ elle n’aurait pas voulu directement, par claustrophobie. Finalement, après qu’Olivier de Sagazan l’aie convaincue qu’il fallait « se mouiller », Mylène s’est lancée, en douceur…

391_image-224x300 dans Mylène et des CRITIQUESLa première rencontre de l’artiste avec Mylène Farmer et Laurent Boutonnat a eu lieu chez ce dernier. Olivier de Sagazin s’est alors rendu compte en arrivant chez lui que « ce n’est pas n’importe qui ». Le contact est tout de suite très bien passé entre les deux hommes. Il trouve Mylène et Laurent « très intelligents ».

Olivier de Sagazan regrette deux choses : d’abord, que des plans dans lesquels Mylène et lui se faisaient face, et interagissaient vraiment l’un avec l’autre, n’aient pas été conservés dans le montage final. Ensuite, que Mylène n’aie pas évoqué son travail lors de son passage au JT de TF1 à la sortie de l’album. Il est toutefois resté en bons termes avec Mylène, chez qui il a dîné peu de temps après le tournage du clip.

Il décrit la chanteuse comme vraiment timide. « Elle ne se la raconte pas », dit-il. Il a également rapporté que le lieu de vie de Mylène est très impressionnant, « un vrai musée d’art contemporain », avec des oeuvres torturées de partout.

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES, Mylène et des CRITIQUES, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

Mylène et Pierre Leloup

Posté par francesca7 le 15 février 2013

 

Pierre Leloup (Directeur de chorale)
La chorale sur Tomber 7 fois…

Image de prévisualisation YouTube

Pour « Tomber 7 fois… », Mylène n’a pas eu à faire comme pour « Fuck them all », puisqu’elle bénéficia d’une vraie chorale, avec de vrais enfants dedans. Entretien avec le maître d’œuvre, peu loquace.

Pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai plusieurs fonctions au lycée français de Los Angeles, j’enseigne la musique et l’art dramatique seulement quelques heures par semaine, je dirige la chorale du Lycée et je suis directeur du théâtre Raymond Kabbaz, ma fonction principale.

Quel est le répertoire que vous choisissez en général pour la chorale ?
Le répertoire comprend des chansons françaises contemporaines, mais aussi un répertoire américain. L’amplitude d’âge de mes choristes va du CM1 à la troisième.

Connaissiez-vous l’œuvre de Mylène Farmer avant de collaborer avec elle ?
Un peu. Je suis à Los Angeles depuis vingt ans… Je connaissais quelques chansons de Mylène et j’aimais certains de ses titres.

Comment avez-vous été contacté par la chanteuse ?
Un coup de téléphone de Laurent Boutonnat. J’ai été surpris par sa proposition… Très agréablement surpris.

Comment s’est déroulé l’enregistrement de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
L’enregistrement s’est déroulé dans un studio de San Fernando Valley (Los Angeles County). C’était au printemps…

Que pensiez-vous du texte et de la musique de cette chanson, premier titre composé par la chanteuse ?
Très poétique !

Laurent Boutonnat était-il présent ?
Oui… L’enregistrement en lui-même a peut-être duré une heure.

Combien d’enfants étaient présents ? Quel était votre rôle ?
Une trentaine. Je devais préparer les élèves et les diriger.

Comment Mylène se comportait-elle pendant les rencontres que vous avez eues avec elle ?
Elle était très agréable, très humble, visiblement très heureuse d’être avec les enfants.

Mylène et Pierre Leloup  dans Mylène en CONFIDENCES images-300x153

Qu’avez-vous pensé du résultat de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
J’ai beaucoup aimé le mixage des voix de la chorale.

Saviez-vous que ce titre a servi pour une publicité pour la marque Aïwa aux États-Unis ?
Non, je ne savais pas…

Suivez-vous la carrière actuelle de la chanteuse et avez-vous conservé des rapports avec Mylène ?
Je ne suis pas sa carrière, parce qu’à Los Angeles, je suis un peu déconnecté de la chanson française et je n’ai plus de contacts avec Mylène.

Quels sont vos projets actuels ?
La liste est longue, je m’occupe surtout de la programmation au théâtre, je viens de monter la pièce « Orgueil et préjugés », je dirige une pièce de Guitry pour juin. Je viens d’organiser un concert de Cabrel le 04 mai à Los Angeles. Et je me prépare à prendre des vacances…

Extrait de Mylène Farmer et vous – 2007

Publié dans Mylène en CONFIDENCES, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaire »

Lumières sur le spectacle de Mylène F.

Posté par francesca7 le 9 février 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

 

Fred Peveri est présent à la lumière sur les spectacles de Mylène depuis le premier concert de 1989. De lui dépendent les ambiances visuelles qui sont une partie très importante des shows de la star. Autant dire qu’il connaît bien Mylène et sa façon de travailler.

Lumières sur le spectacle de Mylène F. dans Mylène en CONFIDENCES my3Pour les lecteurs et fans de Mylène Farmer, vous êtes un nom parmi d’autres crédités sur les livrets d’albums et de DVD. Quel a été votre parcours pour vous retrouver aujourd’hui concepteur lumière ?
J’ai débuté ma carrière très jeune, à l’âge de dix-huit ans, après des études que j’ai achevées au niveau bac C et curieusement, j’ai commencé en tant que technicien au son ! Pendant plusieurs années, j’ai touché aux divers secteurs du spectacle en tant que moto reporter ou dans le domaine de l’animation. J’ai même été manager d’une boîte de nuit à l’étranger… Ma première approche véritable avec la lumière en tant que concepteur, je l’ai faite avec Yves Duteil pendant trois ans à partir de 1985. Puis, j’ai rencontré Jean-Jacques Goldman en 1988 par l’intermédiaire de Thierry Suc. Il m’a confié la création de son spectacle en 1991 et depuis je continue toujours à travailler avec lui ! Grâce à cela, mon carnet d’adresses s’est rempli et j’ai pu rentrer en contact avec de nombreux artistes pour réaliser les lumières de leurs spectacles les années suivantes, de Jean-Louis Aubert à MC Solaar, en passant par Claude Nougaro, Florent Pagny, Patrick Bruel, Julien Clerc, Yannick Noah, Michel Sardou et Mylène Farmer, bien sûr.

Y a-t-il un nom qui vous convient mieux qu’un autre pour englober votre art : metteur en lumière, concepteur des lumières, direction des éclairages ?
Je dirais « concepteur lumière » ou « réalisateur lumière ». Plus qu’une évolution du terme, c’est une évolution de notre art qui a eu lieu depuis dix ou quinze ans. Du moins dans les spectacles majeurs comme ceux de Jean-Jacques ou ceux de Mylène.

Votre attrait premier vers la luminosité et la couleur provient-il du plaisir à travailler avec un matériau éphémère ?
Certainement ! Mais je pense que c’est aussi la grande latitude à exprimer des sentiments en rapport avec la sensibilité de chaque concepteur. Depuis plusieurs années d’ailleurs, nombre d’artistes ou de producteurs me demandent fréquemment de concevoir, en plus de leur lumière, leur scénographie, le décor, voir la mise en scène.

C’est le cas pour Lara Fabian non ?
Oui, lors de ses tournées 2000/2001 et 2002/2003 où j’avais assuré le décor et la mise en scène !

Votre première incursion dans la carrière de Mylène Farmer date de sa seconde tournée au milieu des années 1990. Connaissiez-vous son parcours avant que l’on vous propose cette collaboration ?
En réalité, j’étais déjà présent au cours de la première tournée de Mylène en 1989 en tant qu’opérateur console ! Ce n’est que sur sa deuxième tournée que j’ai été engagé en tant que concepteur des lumières. Je n’avais jamais croisé Mylène auparavant mais, dans les années 1980, j’avais été sensible à certains de ses climats musicaux et aux textes propres à son univers. En ce qui concerne les clips, on ne pouvait pas passer non plus à côté, tant les atmosphères étaient spécifiques, entre autres celle de « Libertine ».

 myl4-300x99 dans Mylène en CONFIDENCES

Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Tour 96, Mylène et son danseur

Posté par francesca7 le 9 février 2013

Interview d’un danseur du TOUR MYLENE 96

confidences de David Matiano (Danseur)

 

Tour 96, Mylène et son danseur dans Mylène en CONFIDENCES myJuste après la première du Tour 96, Toulon, le fanzine MFIFC a pu recueillir les confidences de David Matiano, danseur de la tournée.
Malheureusement, la qualité d’impression du fanzine était très médiocre, ce qui rend de grands passages de l’entretien illisibles, ils ne sont donc pas retranscrits ici.

Peux-tu nous parler brièvement de toi ?
Oui, je m’appelle David Matiano, je suis né et j’ai grandi au Mexique mais j’habite à New York.

Comment s’est passée ta rencontre avec Mylène ?
Elle est venue à New York pour procéder à un casting afin de recruter des danseurs pour son show en Europe.

Comment Mylène a-t-elle choisi ses danseurs ?
En fait, dès le premier coup d’œil, elle savait quels danseurs elle allait engager. Mylène Farmer est une personne qui va jusqu’au bout de ses idées. Les séances de casting ont duré assez longtemps, mais elle ne s’était pas trompée, car les danseurs finalement engagés étaient ceux qu’elle avait repérés.

Avais-tu déjà entendu parler de Mylène Farmer avant ce moment ?
Non, pas du tout ! Elle n’est pas connue aux States.

Ne penses-tu pas que Mylène est en quelque sorte une Madonna à la française ?
Je ne me rends pas bien compte, parce que je ne m’intéresse pas à la musique pop. Je ne connais ni le répertoire ni les shows de Madonna. Il m’est donc difficile de faire la comparaison entre les deux chanteuses. Ce sont surtout les médias français qui les comparent sans cesse. C’est une erreur ! Vous les français, vous avez une culture qui vous est propre et qui est ancienne. Mylène elle-même a une sensibilité qui lui est personnelle. Elle n’a rien à envier à Madonna. En revanche, l’autre jour, je regardais du rap français à la télé, ça n’était qu’une pâle copie du rap américain, par les gestes et la musique.

my2 dans Mylène en CONFIDENCESQu’écoutes-tu comme genre de musique ?
J’aime Bob Marley, mais quand j’étais jeune, j’écoutais beaucoup les Beatles.

Quels sont tes rapports avec Mylène ?
Au début, ils étaient assez distants, voire inexistants. Puis, quand elle a appris que j’aimais beaucoup le poète Baudelaire, elle est venue me voir et nous en avons discuté. Depuis, nous sommes plus proches.

Comment travaillez-vous les chorégraphies avec Mylène ?
Mylène est quelqu’un qui a beaucoup de respect pour la personne humaine et qui ne s’énerve jamais. Si quelque chose ne va pas, elle nous explique calmement ce qu’elle désire.

Quelle est ta chanson préférée de Mylène ?
« Rêver », c’est une magnifique ballade. 

 

Issu de MFIFC – 1996

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Lonely Lisa, confidences de Twill

Posté par francesca7 le 9 février 2013

Mieux Connaître Mylène Farmer qu’un Remixe

confidences de Twill dans Lonely Lisa

 

 

Peux-tu nous dire comment et quand vous-êtes arrivés Yohanne et toi sur le projet de remix du nouveau single de Mylène Farmer, LONELY LISA ? Qui vous a contacté ?
Quelques semaines avant la sortie du titre, nous avons tout simplement été contactés par Universal, avec qui nous avions déjà travaillé sur d’autres projets.

Lonely Lisa, confidences de Twill dans Mylène en CONFIDENCES fanethae5-184x300Comment s’est passé ta collaboration avec Yohanne Simon ? Vous êtes-vous partagé le travail ?
Yohanne et moi sommes amis depuis de nombreuses années, on a donc déjà pas mal bossé ensemble que ce soit sur des remix ou sur des titres originaux. On fonctionne bien ensemble même si dans un duo il y a toujours des compromis à faire. Dans le cas du remix de « Lonely Lisa », que ce soit la recherche d’idées, le travail du son, la structure ou le master, on a tout fait ensemble.

Le pont de votre remix est Dubstep, D’où vient cette idée ? Pourquoi n’avoir pas livré un remix 100% Dubstep ? Que penses-tu de ce style de musique qui commence à se démocratiser partout ?
Avant d’être producteurs, je suis Dj et Yohanne est pianiste mais on aime avant tout la musique. On se tient au courant des morceaux qui vont sortir, on essaye d’anticiper sur les prochaines tendances musicales et il est de plus en plus probable qu’une vague Dubstep envahisse la France dès la rentrée prochaine. Pour en revenir au remix, l’idée était de mettre en valeur le break et la voix de Mylène, d’assombrir l’ambiance du morceau original et d’apporter une vraie originalité, faire un break dubstep semblait une bonne idée qui répondait à tous nos critères.

Avez-vous eu du mal à l’imposer auprès de la maison de disque de Mylène Farmer où d’elle-même ? Avez-vous eu des réactions de leur part ?
Une fois tous les remix en leur possession, la team de Mylène s’est réunie en comité d’écoute pour décider du sort de chacun ! Concernant notre version, mon petit doigt m’a dit que Mylène, elle-même, avait plutôt apprécié son côté dark, ce qui nous a fait très plaisir car c’était l’objectif !

Connais-tu l’univers de Mylène Farmer ? Que penses-tu de la chanteuse, de l’artiste et de sa carrière ?
Evidemment je connais et suis Mylène depuis des années et comme ma fiancée est vraiment fan, je connais tous les titres, tous les lives, j’ai même eu la chance d’être au Stade de france en 2010. Ce qui me plait le plus chez Mylène, c’est sa longévité, son côté fédérateur et son art de la surprise, elle va toujours où on ne l’attend pas.

Tout a commencé pour toi Twill avec un concours de remixes sur Radio FG en 2004, que tu as d’ailleurs gagné. Partir de là et finir sur un Cd maxi de Mylène Farmer, ça te fait quoi ? Quel regard portes-tu sur ton parcours ?
J’ai commencé à mixer il y a une dizaine d’années avant de me mettre à la production. Chaque titre, chaque remix, chaque soirée et chaque rencontre ont été autant d’étapes importantes qui m’ont permis d’avancer dans ma carrière et d’avoir une petite reconnaissance dans le milieu. Avoir eu l’opportunité de remixer Mylène Farmer est, je l’espère, une étape de plus de franchie pour aller encore plus haut.

Si Mylène venait à proposer une troisième compilation de remixes des titres les plus connus de sa carrières, aurais-tu un titre que tu voudrais remixer ?
Je ne vais sûrement pas faire dans l’originalité mais pour moi les chansons qui représentent le mieux Mylène Farmer sont « C’est dans l’air » et « Désenchantée ». Il n’y aurait rien de plus fort que de pouvoir relifter l’hymne de toute une génération. Mylène, si tu m’entends, « Appelles mon numéro » ! 

Rechercher Farmer Addict – de Mai 2011

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

DJ Supplémentaire pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 février 2013


confidences de Romain Curtis et Gilles Luka (Remixeurs)

 

DJ Supplémentaire pour Mylène  Farmer dans Mylène en CONFIDENCES telechargementAvez-vous eu un retour sur votre remix de la part de Mylène Farmer ou de son staff ?
R.C. : Oui un remix doit toujours être validé car parfois la direction choisie ne correspond pas du tout à l’attente de celui qui commande le remix. Les retours que nous avons eus ont été très positifs et le remix a été valide assez rapidement.

Romain tu es un DJ assez influent et il semble que tu connaisses Laurent Pepper qui a lui aussi remixé LONELY LISA. Es-tu pour quelque chose dans sa participation ?
R.C. : Non absolument pas. c’est d’ailleurs assez marrant car j’ai régulièrement Laurent au téléphone et à chaque fois on oubliait de se dire qu’on était en train de remixer Mylène Farmer ! j’ai découvert son nom sur la pochette promo ! mais au final ca ne m’étonne pas car c’est un excellent producteur et c’est un bon choix d’avoir fait appel à lui.

Gilles Luka, vous chantez sur le single « Before you go » de Mathieu Bouthier sorti en janvier 2011 : saviez-vous que ce dernier faisait aussi partie des remixeurs de LONELY LISA ?
G.L. : On a tous découvert le pack de remix en même temps sans savoir qui travaillait dessus. Ca a été marrant, on a eu la surprise et on s’est tous appelé.

Avez-vous écouté les autres remixes de LONELY LISA ? Si oui, qu’en pensez-vous ?
G.L. : Ils sont tous très bien et surtout très complémentaire. C’est une chance car sans s’être concerté il n’y a pas eu de double emploi. Chaque remix apporte son +.

Quel-est votre actualité solo et en duo à venir ? Pouvez-vous nous en parler ?
R.C. : Pour ma part mon dernier titre « Can U Call Me » qui est générique de l’émission 24h Buzz sur direct 8 vient tout juste de sortir sur toutes les plateformes de téléchargement. Gilles y a d’ailleurs participé.
G.L. :Je suis sur la promo de mon nouveau single « I can believe », dont je viens de terminer le clip et j’ai toujours une grosse actualité sur « Plus prés – We can make it right » qui est encore une fois le générique des « Anges de la téléréalité » sur NRJ12.

Si Mylène venait à proposer une troisième compilation de remixes des titres les plus connus de sa carrières, auriez-vous un titre que vous voudriez remixer ?
G.L. : « Maman a tort » sans hésitation !
R.C. J’étais relativement jeune quand le clip de désenchantée passait à la télé et celui ci m’avait vraiment marqué. j’adorais la façon dont c’était filmé et le rôle de Mylène dans ce clip. Ca serait un grand honneur aujourd’hui de pouvoir le remixer. 

 

Interview extrait le 03 JUIN 2011 sur Farmer Addict  

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène et sa carrière

Posté par francesca7 le 2 février 2013


confidences de Romain Tranchart et Rawman 

 

Suiviez-vous la carrière de Mylène ?
– Non, pas vraiment. Je connaissais les tubes, bien sûr. Mais je n’ai jamais acheté un de ses albums.
Rawman – Je n’ai jamais été fan de personne, à part de Platini ! Mais sa personnalité est énorme, et elle utilise ses talents dans le bon sens. Elle a souvent choqué, mais rien que pour le concept « MF », respect. On sent une espèce de douceur perfide, on ne sait pas si elle est plutôt ange ou démon, si ses textes sont gais ou pas. Elle peut chanter quelque chose de super grave sur une mélodie enfantine… Comme « C’est une belle journée ».

Que pensez-vous de la musique de Laurent Boutonnat ?
RT – Je trouve ça bien. Je pense néanmoins que cela pourrait être un peu plus novateur, un peu plus osé.
Rawman – Les mélodies sont imparables. Il me fait penser à Eric Serra au niveau de la production. Il a un côté machine, métallique, froid. C’est un autre univers, là aussi. Je les imagine bien avec Mylène dans un château avec des serviteurs, voire des disciples ! C’est très mystique tout ça !Mylène et sa carrière dans Mylène en CONFIDENCES images-1

Que pensez-vous de « Remixes » ?
RT – J’ai bien aimé, notamment le remix de J.C.A.
Rawman – Elle avait probablement besoin d’une actualité pour faire patienter ses fans. Mais j’ai trouvé ça pas mal, même si je m’attendais à un truc plus punchy. Il y a une douceur qui émane d’elle, de sa voix. C’est difficile de se dégager du tampon « Farmer ». Pour cet album, ce sont les remixeurs qui sont entrés dans son monde, alors que c’est d’habitude le contraire pour un autre artiste.

On compare souvent Mylène à Madonna…
RT – Madonna est moins cohérente que Mylène. Son image est plus axée sur sa personnalité, alors que Farmer, c’est son univers, très proche du rêve.
Rawman – Madonna est capable de faire des chansons de cow-boy et de finir en collants fushia sur une piste disco ! Farmer est plutôt unique. Elle se diversifie pas mal quand même, tout en gardant une ligne conductrice. Je la rapprocherais de Kate Bush au niveau de la voix. Elle pourrait même faire carrière à l’étranger tout en chantant en français. Sa petite voix filaire se balade dans l’espace. On peut très bien s’attacher davantage à l’ambiance plutôt qu’aux paroles.

Quel est selon vous son intérêt à se faire remixer ?
RT – C’est une façon de fidéliser son public, de rester à la page.
Rawman – Je vois deux raisons principales. La première, c’est qu’elle reste cohérente, ses remixes sont liés à la qualité de son travail. Elle reste franche, pas complètement vendue au système. La seconde, c’est pour ses fans. Je pense que ces remixes sont des bonus pour eux, tout simplement. Elle a quand même des fans assez particuliers… Elle a indéniablement un côté mystique !

Mylène vous a-t-elle recontactés depuis ?
RT – Non, mais j’aurais bien aimé, elle a un univers musical si particulier.
Rawman – J’adorerais la rencontrer…

issu de Mylène Farmer et vous – 2007

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Adolescence à Mylène

Posté par francesca7 le 20 janvier 2013

Mon adolescence par Mylène Farmer    

Interview du 25 Janvier 1988 par le Magazine OK

Mon caractère : L’envie d’être à part.

Adolescence à Mylène dans Mylène 1987 - 1988 mf90_33a-244x300Quelque part, j’étais peut-être un peu comme l’héroïne de ma dernière chanson : « Sans Contrefaçon… je suis un garçon… » Je n’étais pas un garçon manqué, mais une fille manquée. Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais aimé jouer à la poupée, à la dînette… J’ai toujours préféré la compagnie et les jeux des garçons. Certainement cela a dû influencer mon caractère… jusqu’à l’âge de dix ans, j’ai vécu au Canada une enfance heureuse. J’étais très ouverte, bavarde… et mon arrivée en France a été un véritable choc. J’ai eu du mal à m’intégrer à l’époque. Mais je n’ai pas souffert de cette période de transition qu’on appelle l’adolescence. Disons que j’ai commencé à exister réellement il y a peu de temps, quand j’ai commencé à me réaliser dans le métier que j’ai choisi. Avant, j’étais mal à l’aise. Sûrement un peu déracinée… en fait, je n’avais qu’une envie déjà : être à part, être la personne élue. Ce que je ne supportais pas, adolescente, c’est d’être perdue parmi 30 000 fourmis. Et c’est justement ce qu’on vous demande lorsqu’on est adolescent : ne pas être marginal, bien se noyer dans la masse. De cela oui, j’ai souffert !

MES ETUDES / INCOLORES ET INODORES 

Je me souviens d’une chose étonnante : j’ai toujours refusé d’arriver en retard au cours. Hiver comme été, je me retrouvais seule à 7 h 30 devant la porte, alors que nous ne commencions qu’à 8 h… En revanche, je ne portais aucun intérêt quand à la suite de la journée. C’est un paradoxe bizarre que je n’ai jamais pu m’expliquer. Peut-être est-ce dû à mon signe zodiacal : Vierge ascendant Vierge, cause de conflit, de dualité ? En dehors de ça, j’ai vécu une scolarité que je qualifierai d’incolore, d’inodore. J’adorais le français, mais hélas, il m’a été enseigné par des profs qui le détestaient. J’aimais bien aussi le dessin, le théâtre et les sciences naturelles. Quant aux maths, j’étais archi nulle. En fait, mon esprit anti-cartésien ne pouvait pas s’accommoder de la logique mathématique.

MES PARENTS : JE LEUR DIS MERCI

J’ai eu la chance d’avoir des parents intelligents, ouverts, généreux dans l’âme. Si je voulais leur parler, je pouvais le faire sans problème, mais mon caractère d’adolescente introvertie me poussait plutôt à me taire. En fait, à part notre « exode » difficile pour moi au début, j’ai vécu dans un univers plutôt agréable, entouré de frères et de sœurs, comme la plupart des autres familles. En tout cas, je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste des désirs. J’avoue que j’avais été choquée par les sommes exorbitantes que recevaient certains élèves.

MON LOOK : MAMAN N’AVAIT PAS TORT

Ma mère a toujours adoré s’habiller et de ce fait elle m’a forcément influencée, je m’en inspirais plus ou moins, fatalement. Mais à 14-15 ans, le budget alors était limité en ce qui concerne les vêtements, aussi je recherchais avant tout à bien marier les couleurs plutôt que de trouver des formes originales. J’étais déjà définitivement pantalons et je me souviens en particulier d’une tenue bordeau – j’ai craqué un moment pour cette couleur – pull et pantalons assortis que je trouvais du plut bel effet ! J’avais les cheveux très courts et je n’ai jamais les cheveux plus longs que ma coupe actuelle. Et jusqu’à « Maman à tort » ils étaient bruns. Ce n’est qu’à partir de « Libertine » qu’ils sont devenus roux.

MES LOISIRS : L’EQUITATION, DEJA…

La lecture, c’est venu assez tard. Non, vers 15 ans, j’étais surtout très dessin. Et puis déjà une passion pour les animaux et les zoos. J’avais essayé le piano, la danse classique (une seule séance, car à la fin la t^te me tournait), puis j’ai tenté l’équitation et là mes parents ont dû se dire « Encore un de ses caprices ! » Maman a vraiment eu tort car là, j’ai vraiment craqué. Au point de monter trois fois par semaine, de partir en stage l’été… bien sûr, il y a eu aussi la musique. A la maison on était plutôt musique classique et côté variétés, c’était Serge Reggiani, Gréco, Brel, Brassens, Barbara… Serge Reggiani, j’ai beaucoup aimé, je suis même allée le voir deux fois sur scène. Et puis, il y a eu Dutronc… Je n’ose pas dire mon idole, car j’ai horreur de ce mot, mais comme je n’en vois pas d’autres… J’avais tous les albums, des petits joyaux, musiques et textes sublimes. Et quand il me restait un peu de temps, j’allais au cinéma. J’ai toujours été fascinée par le cinéma, par l’image. Et ses stars mythiques : Marilyn et James Dean, bien sûr mais aussi et surtout, Greta Garbo. Une comédienne, un personnage et un destin hors du commun.

MES PREMIERES AMOURS : ELLES ETAIENT IMPOSSIBLE ET PLATONIQUES

mf80_161a1-194x300 dans Mylène en CONFIDENCESC’est venu vraiment très tard ! Adolescente, je n’étais pas du tout branchée boums par exemple. J’y suis bien allée deux, trois fois, pour voir, mais c’était pas mon truc. Malaise. Plutôt que des amours, j’ai eu des intimités intellectuelles avec des garçons, des relations platoniques, évidemment sans contact physique… Mais mes copines, elle, avaient plein de flirts et bizarrement, j’en ai souffert. Quelque part, je jalousais leurs succès auprès des garçons. Encore un paradoxe de ma part. mais j’avais trop d’appréhension pour franchir le pas… En fait, à l’époque je « fanstasmais » sur des amours impossibles avec tel ou tel comédien. Quelque part, je devais trouver ça moins difficile qu’une idylle « en chair et en os.

EN CONCLUSION

Nous sommes entrés, à mon avis, dans une ère de désintéressement. On se dit que la vie est difficile d’entrée de jeu – et c’est vrai qu’elle l’est, difficile – car d’entrée de jeu aussi, il y a le chômage. Notre époque a perdu son âme. Nous avons une crise bien plus grave que les problèmes boursiers. La vraie crise, elle est mentale, c’est dans nos têtes qu’elle se passe. Cela dit, je reste optimiste car en période de crise, il se passe toujours des choses qui font avancer le monde, un renouveau, un regain de création, d’énergie…

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en CONFIDENCES, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

L’univers Farmer autrement

Posté par francesca7 le 18 janvier 2013

L’univers Farmer vu par Curtis et Lucka

confidences de Romain Curtis et Gilles Luka (Remixeurs)

 

L'univers Farmer autrement dans Mylène en CONFIDENCES lukaSalut Romain Curtis et Gilles Luka ! Pouvez-vous nous dire comment et quand vous-êtes arrivés sur le projet de remix du nouveau single de Mylène Farmer, LONELY LISA ? Qui vous a contacté ?
G.L. : Salut ! C’est la première fois que nous travaillons avec Mylène Farmer, son équipe nous a contacté par l’intermediaire de notre équipe chez Sony Music le mois dernier et nous étions trés honorés de participer à ce single.

Connaissiez-vous l’univers de Mylène Farmer ? Que pensez-vous de la chanteuse, de l’artiste et de sa carrière ?
R.C. : J’ai beaucoup de respect pour une artiste comme Mylene Farmer qui a autant de talent et qui reste sur le devant de la scène depuis si longtemps. elle a un nombre de fans impressionnant et l’arrivée d’un nouvel album est à chaque fois un evenement.

Connaissiez-vous le titre LONELY LISA avant qu’on vous propose de le remixer ? Qu’en pensiez-vous ?
R.C. : Non je n’avais pas eu l’occasion de l’écouter et Gilles non plus ; pour ma part je prefere d’ailleurs decouvrir les titres au moment de les remixer.

Certains fans estiment que cette chanson est très enfantine, êtes-vous d’accord ?
R.C. Mylene Farmer a son propre univers et elle sait toujours où elle veut aller et quel sens elle veut donner à son titre. Sur Lonely Lisa je ne dirais pas qu’il s’agit d’une chanson enfantine, ce n’est pas l’impression que j’ai eue à la premiere ecoute en tous cas.

mf2000_62a-156x300 dans Mylène en CONFIDENCESRemixer un titre composé par RedOne, c’est un honneur ? Que pensez-vous du choix de Mylène, pour la première fois de sa carrière, d’aller vers un producteur aussi demandé actuellement par les artistes dans le monde ?
G.L. : RedOne a apportait un son actuel tout en respectant l’univers Farmer-Boutonnat.
Pour moi l’univers Farmer-Boutonat est toujours bien présent sur ce titre, mélodiquement on retrouve tous ce que l’on aime chez Mylene Farmer, je crois que le choix de RedOne a surtout été pour avoir un son trés en vogue et ce choix est parfait.
R.C. : On ne peut que respecter un artiste comme RedOne. Il a collaboré avec les plus grands comme Lady Gaga, Akon, Jennifer Lopez, Shakira… et remixer un titre qu’il a composé est en effet un grand honneur. Je pense que Mylène a toujours su s’entourer de la meilleure des facons et avec RedOne elle a encore une fois fait un tres bon choix.

Pourquoi avoir bossé en duo sur ce remix ? Vous vous connaissez depuis longtemps ?
R.C. : Gilles est mon complice musical depuis maintenant plus de 2 ans et on fait pratiquement tous nos titres ensemble. on est complementaire et je suis tres content d’avoir eu l’opportunité de faire ce remix avec lui.

Est-ce que votre remix en commun est un moyen de préparer la sortie du single « I can believe » que vous avez réalisé tous les deux ?
G.L. : Romain est trés présent sur mon album « Ici ensemble », nous avons effectivement travaillé ensemble sur mon dernier single et également sur le sien « Can U call me ». Le remix de Lonely Lisa est arrivé aprés le lancement de mon single mais il est toujours interessant d’avoir son nom associé à une telle icône.
R.C : la mention « Curtis & Luka Remix » devrait se retrouver très vite sur d’autres projets car nous avons pris beaucoup de plaisir.

Interview extrait le 03 JUIN 2011 sur Farmer Addict  

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Remixe XXL pour Mylène

Posté par francesca7 le 18 janvier 2013

 

confidences de Richard Dekkard (Remixeur XXL)

Richard Dekkard a réalisé le « UK Remix » de « XXL » en 1996. Cet anglais très reconnu dans le monde de la musique électronique a remixé de nombreux artiste, comme Seal ou Erasure.

Remixe XXL pour Mylène dans Mylène en CONFIDENCES fanelodieonlygirl4-222x300Vous avez remixé « XXL ». Comment s’est établie cette collaboration avec Mylène ?
C’était il y a un bon moment maintenant, mais si je me souviens bien, c’est un directeur artistique de Polydor UK qui m’a contacté. J’ai réalisé un remix qui ne contenait que le refrain, car les voix étaient en français, et je ne comprenais pas ce qui était dit. Environ trois mois plus tard, une femme de chez Polydor France m’a demandé de refaire exactement le même remix, mais qui contiendrait toutes les paroles de la chanson. Le remix leur plaisait bien, mais il fallait « plus de Mylène dedans » ! J’ai donc fait de mon mieux pour ne pas massacrer le phrasé français, et j’ai refait le mix en utilisant plus de voix. C’était pendant l’été 1996. J’ai aussi fait une version purement instrumentale.

C’est probablement pour cela que ce remix ne se trouve pas sur le maxi original de « XXL » sorti en 1995, mais sur le maxi de « Rêver » sorti un an plus tard. Peut-être ce générique a-t-il été commandé plus tard pour servir de générique de fin du « Live à Bercy » ?
Ah ? Je n’étais pas au courant qu’il servait de générique ! En fait, je ne savais pas vraiment ce qu’étaient devenues mes versions… Je pense que Polydor a essayé de faire percer Mylène en Angleterre alors qu’elle cartonnait déjà en France. Elle a une superbe voix et la chanson est magnifique, mais je pense qu’il serait difficile d’avoir du succès dans un pays anglophone avec un texte en français.

Étiez-vous soumis à certaines contraintes et comment avez-vous reçu les pistes ?
Je n’ai eu aucune contrainte si ce n’est l’obligation pour le second remix d’utiliser toutes les voix ! J’ai reçu les pistes séparées sur DAT et les voix étaient sèches.

Avez-vous recueilli le sentiment de Mylène quant à votre version ? Est-elle la seule à valider une version ?
Non hélas ! Nous ne nous sommes jamais rencontrés. La plupart des artistes n’ont pas ce pouvoir de décider seuls. Peut-être qu’elle peut se le permettre ?

Connaissiez-vous Mylène avant « XXL » ?
Je n’en avais jamais entendu parler ! Mais je ne suis pas surpris qu’elle soit si populaire en France. Elle a une voix incroyable et fait exactement le type de chansons que j’aime faire. Ces mêmes chansons qui ont fait que j’ai travaillé avec Dido.

Compareriez-vous Mylène et Dido ?
Je pense que cela serait possible oui, ne serait-ce que pour le type de chansons. Mais je pense que Mylène a plus d’aplomb et de cran.

Pensez-vous que Mylène aime la musique électronique ou que c’est simplement un moyen de trouver un nouveau public dans les clubs ?
Probablement un peu des deux. Je pense que les maisons de disques ont intérêt à sortir le maximum de remixes pour envisager ce qui peut marcher dans différents marchés du disque. C’est un peu ce qui s’est passé pour Everything But Te Girl, dont le titre « Missing » a explosé seulement après avoir été remixé par Todd Terry.

 

En 2006- extrait de Mylène Farmer et vous - 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Dans le sac de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 janvier 2013


Paru dans POSTER MAGAZINE de NOVEMBRE1984

Dans le sac de Mylène Farmer dans Mylène 1982 - 1984 f6-148x300Cassette : C’est la cassette de ma prochaine chanson. Ce n’est que la maquette, elle n’est pas complètement terminée mais je l’écoute très souvent. Elle commence comme cela : « Bip be bou rock’n roll, l’amour au téléphone ».

Parfum : Je ne me parfume jamais dans la journée. Je le fais le matin et le soir avant de me coucher. Mais je préfère avoir le flacon dans mon sac, on ne sait jamais…

Broche : Elle représente un chat noir. Je la porte souvent sur moi. C’est pour ma future réincarnation.

Livre : C’est mon livre préféré : « La nuit des assassins » de José Triana. Je l’ai déjà lu quatre ou cinq fois. Je trouve le temps de lire en attendant sur les plateaux de télé ou avant les galas.

Paquet de cigarettes : Je fume des Stuyvesant menthol. J’en fume assez peu et je n’ai jamais de feu sur moi. Cela me permet de faire des rencontres.

Clef : C’est ma clef « Barbe bleu », la clef de ma porte interdite. Je peux en avoir besoin à n’importe quel moment, car je sais qu’il y a toujours des choses à découvrir.

Courrier : Je reçois beaucoup de lettres – la plus lointaine venait du Cameroun. Ce sont surtout des filles qui m’écrivent, quelques infirmières, de nombreuses mamans… Je réponds à toutes les lettres.

Chaussettes : Cette paire de chaussettes n’est pas pour moi, c’est pour… car je déteste les hommes qui transpirent des pieds.

Bombe : C’est une bombe paralysante anti-agression. Je pourrais l’utiliser si j’étais attaquée par des mamans qui en ont assez d’entendre ma chanson « Maman a tort ». Je ne l’ai pas encore fait mais j’ai hâte !

 

Publié dans Mylène 1982 - 1984, Mylène en CONFIDENCES, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Et Mylène après California

Posté par francesca7 le 4 janvier 2013


confidences de Nils Ruzicka  

 

Onze ans après, le « Mega’Lo Mania Remix » de « California » résonne encore dans toutes les oreilles des amateurs de techno. Rencontre avec son auteur, artiste d’une gentillesse rare.

Vous avez remixé « California » en 1995. Savez-vous que votre remix est le préféré d’un grand nombre de fans ?

Oh, ça fait quelques années ! Non je ne savais pas qu’il plaisait autant, c’était mon tout premier remix pour une artiste internationale, et pour être franc, je ne savais pas grand-chose de Mylène à cette époque. Mais j’ai tout de suite adoré la chanson, et je me suis efforcé du mieux que j’ai pu de créer un bon remix techno du titre. Je suis vraiment flatté que les fans l’aiment autant !

Et Mylène après California dans Mylène en CONFIDENCES 1989-04-e-206x300Qui vous a demandé de remixer le titre ? Ramon Zenker est-il intervenu ?

En effet, c’est Ramon qui me l’a proposé. Il m’a appelé un jour pour me parler du remix. Je ne suis plus très sûr si c’était censé être un remix bonus pour un pack de remixes d’un même titre. Je n’ai jamais eu de contact avec quiconque de la maison de disques, mais je me souviens que j’étais en vacances à Paris lors de la sortie du single. J’ai vu le digipak au Virgin Mégastore, et je l’ai acheté dans l’instant, parce que c’était la toute première fois que je voyais mon nom sur un CD dans un magasin étranger. C’est le genre de choses qui rend très fier un jeune producteur, tu sais !

Vous aviez vingt-deux ans en 1995. Pensez-vous que ce remix était une belle opportunité pour quelqu’un de si jeune ?

Sans aucun doute ! En tant que producteur de musique techno, et tout particulièrement à cette époque où ce courant musical commençait à peine à émerger, on n’était pas considérés comme de vrais musiciens. Donc qu’on nous demande des remixes comme ceux-là a prouvé à tout le monde que ce courant techno commençait à être bien accepté par l’industrie, encore plus par les consommateurs.

« California » a été un des premiers titres à être confié à quelqu’un d’autre qu’à Laurent Boutonnat pour les remixes. Pensez-vous qu’ils étaient inquiets ?

Je ne sais pas. Je ne pense pas qu’ils aient été effrayés. Laurent faisait du bon travail sur ses remixes, mais ils étaient toujours axés dans la même direction. Peut-être la maison de disques voulait-elle des remixes plus formatés pour le marché international, ou des remixes qui permettraient de mieux vendre les maxi CD. Peut-être…

Comment décrire votre remix ? Selon moi, il est construit sur un gimmick hardtrance hypnotique fantastique ! Et il tourne quand même à 170 BPM (battements par minute) !
A cette époque, j’étais très branché « tempo ». J’adorais les sons hardtrance très speed (160-170 BPM) remplis de synthés. Mon but était de transformer complètement la chanson de Mylène, c’est pour ça qu’il est un peu à part. Je n’étais pas très doué par contre pour les arrangements vocaux, et je pense qu’ils sont ratés sur le remix ! Mais grâce à Dieu, personne ne m’a fait de réflexion !

Vous a-t-on imposé des contraintes ?

Non, j’étais complètement libre. Et c’est ce que je préfère. Je n’aime pas qu’on me dise : « Nous voudrions un remix qui ressemble à ceci » ou « Pouvez-vous y inclure des sons qui ressemblent à cela ». En tant que remixeur, vous devez vraiment être libre. A chaque fois qu’on m’a imposé des trucs, je n’ai pas été satisfait du résultat final.

Comment avez-vous reçu les voix ? CDr, DAT ? Sèches, mouillées ?
J’ai tout reçu sur DAT (ndlr : Digital Audio Tape, K7 numérique) avec une excellente qualité. J’ai eu les voix sèches et mouillées (ndlr : sèches sans effets, à opposer à mouillées, avec effets), ce qui m’a facilité la vie, étant donné que j’avais peu de matos en 1995.

Mylène est-elle la seule à décider su un remix est assez bon pour sortir ?
Je ne sais pas. En général, c’est un accord entre la maison de disques, l’artiste et son management.

Avez-vous fait plusieurs versions de « California » ? Avez-vous été rappelé par l’équipe de Mylène, pour « Remixes » par exemple ?
Je pense que je n’ai fait que celle-là. Il faudrait que je vérifie dans mes archives ! Mais je n’ai jamais eu l’occasion de remixer un autre titre.

Des anecdotes à propos de cette collaboration ?

Pas vraiment à propos du travail avec Mylène, mais je me souviens vraiment avec émotion de cette histoire de Virgin Mégastore ! Ce remix est tout particulier pour moi.

Mylène est une grande star en France. La connaissiez-vous avant « California » ? Et que pensez-vous de sa carrière ?

275_image-300x145 dans Mylène en CONFIDENCESNon, je ne la connaissais pas, « California » a été mon premier contact avec elle ! Et des années plus tard, j’ai vu qu’elle était très populaire en France. Je me suis senti très embarrassé de ne pas l’avoir connue à l’époque. Je pense qu’elle fait du bon travail. C’est une chanteuse incroyable, avec tellement d’intensité. Et le produit « Mylène Farmer » est très bien géré par la maison de disques. Il y a tellement de choses en aval dont il faut être conscient… Par exemple, l’apparence d’une artiste est importante. Toujours sexy et adorable, mais sans tomber dans l’excès. Ne jamais perdre de vue sa musique. Donc si on a la combinaison d’une femme superbe, avec une belle voix et un charisme énorme, il est impossible que cela ne fonctionne pas !

Pensez-vous qu’une carrière internationale pourrait être envisageable pour Mylène ?
Pas sûr, non. Une carrière internationale sous-entend souvent chanter en anglais. Et il y a autre chose d’important à savoir en ce qui concerne le marché américain. Robbie Williams est un bon exemple : les médias américains veulent créer des superstars, et non pas promouvoir des gens déjà stars dans leur pays. C’est pour cela que Robbie ne perce pas là-bas. Coldplay a débuté pas trop mal en Europe, mais c’est après leur explosion aux Etats-Unis qu’ils ont acquis une renommée mondiale. Je pense que ce serait très difficile pour Mylène de tenter une carrière là-bas, et je pense d’ailleurs que ça ne doit pas être son but.

Des extraits pris sur Mylène Farmer et vous de 2006

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Lonely Lisa en Remixe

Posté par francesca7 le 4 janvier 2013


Laurent Pepper (Remixeur) de Lonely Lisa

 

Je crois que tu connais bien Romain Curtis qui a lui aussi remixé LONELY LISA ? Tu étais déjà avec lui sur « We are here » de Laurent Wolf. Vous avez remixé chacun le dernier Crystal Waters. Romain est un résident de l’Amnesia au Cap d’Agde et tu étais toi-même je crois DJ au Cap d’Agde à tes débuts, est-ce là que vous-vous êtes rencontrés ? A-t-il eu une influence sur ta participation aux remixes du titre de Mylène ?
Oui je connais très bien Romain qui est un ami avec qui j’ai plaisir à collaborer sur plusieurs projets régulièrement. On s’est effectivement rencontré au Cap d’Agde il y a quelques années. Mais pour ma participation au remix de « Lonely Lisa », il n’est pas intervenu. Je suis très content que l’on se soit retrouvé tous les deux sur ce projet!

Connais-tu l’univers de Mylène Farmer ?
Oui je connais l’univers de Mylène Farmer. C’est une artiste incroyable car elle a su rester une icône depuis beaucoup d’années!

Connaissais-tu le titre LONELY LISA avant qu’on te propose de le remixer ?
Non je ne le connaissais pas. Je trouve qu’on sent bien la touche REDONE. Ce titre reste dans la tendance actuelle, tout en ayant la touche « Mylene ».

Lonely Lisa en Remixe dans Mylène en CONFIDENCES mylene-farmer-4cf922dbb172d-300x190Certains fans estiment que cette chanson est très enfantine, es-tu d’accord ?
Je trouve ce titre un peu enfantin, mais Mylène à toujours eu un univers laissant place au rève et à l’imaginaire.

Remixer un titre composé par RedOne, c’est un honneur ? Que penses-tu du choix de Mylène, pour la première fois de sa carrière, d’aller vers un producteur aussi demandé actuellement par les artistes dans le monde ?
C’est sur que travailler sur un titre composé par le producteur de Lady Gaga, Akon, Jennifer Lopez, Mika, Usher, Mickael Jackson, etc reste une bonne expérience. Mylène a choisi la bonne personne car RedOne est plus qu’un beatmaker, c’est un TUBEmaker!

Comment définirais-tu ton remix ?
Mon remix est Electro. Je suis allé vers un style de son plus club que l’original pour ajouter du contraste avec la douceur des voix.

Si Mylène venait à proposer une troisième compilation de remixes des titres les plus connus de sa carrière, aurais-tu un titre que tu voudrais remixer ?
« Désenchantée » Classique! 

a voir dans Farmer Addict du 4 juin 2011

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

1...34567
 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...