ET VOTRE MUSIQUE MYLENE

Posté par francesca7 le 14 juillet 2015

 

RADIO FG – 6 DÉCEMBRE 2010 : ANTOINE BADUEL

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Quelques jours avant la sortie de son nouvel album « Bleu Noir », Mylène Farmer convie plusieurs radios pour une séance de promotion dans une suite de l’hôtel Park Hyatt, situé rue de la Paix à Paris et qui fait face aux bureaux d’alors de la chanteuse. Chaque journaliste se voit accorder dix minutes très précisément d’entretien.

C’est la première fois de sa carrière que Mylène s’exprime sur Radio FG, radio essentiellement orientée vers l’electro-house et la dance.

Comme souvent, l’entretien diffusé à l’antenne a été monté et donc des parties de réponses, voire des passages entiers, ont été coupés. Radio FG offre cependant aux auditeurs l’enregistrement intégral de l’interview en le mettant en ligne sur son site Internet quelques minutes après sa diffusion sur la station.

C’est donc l’intégralité de l’entretien qui est retranscrite ici.

Antoine Baduel : Vous sortez le 06 décembre 2010 votre nouvel album, « Bleu Noir »et premier renseignement : vous avez travaillé avec un nouveau producteur très talentueux, RedOne. Pourquoi l’avoir choisi ? Qu’est-ce qui vous a séduit dans son style ?

Mylène Farmer : Pour répondre à votre question –la première question, en tout cas- j’ai rencontré RedOne grâce à Pascal Nègre (PDG de Universal Music France, nda). À un moment donné ils ont parlé de moi et Pascal a compris que RedOne écoutait et appréciait ma musique. Et puis nous avons conversé tous les deux et je lui ai demandé s’il était possible de rencontrer ce fameux RedOne (rires) et nous nous sommes rencontrés. C’est quelqu’un de chaleureux, d’enthousiaste. Et puis pour répondre donc à la deuxième question, j’aime les sons de RedOne, j’aime l’efficacité de ses mélodies, j’aime l’idée que c’est un artiste qui peut aller aussi bien vers une Lady Gaga mais qui va aussi travailler avec un U2 et puis avec moi, et puis avec d’autres. Donc c’est quelqu’un qui, j’allais dire, a certainement, oui, une générosité en lui mais qui est curieux en tout cas de l’autre et des univers musicaux qui sont tous différents les uns des autres.

AB : Est-ce un nouveau producteur pour un nouveau son Mylène Farmer ? Est-ce que vous vouliez une production plus dance que les précédentes ?

MF : C’est toujours un peu difficile pour moi de cataloguer cet album, mais c’est vrai qu’en me dirigeant vers des compositeurs tels que Moby qui est vraiment lui-même à la naissance de l’électro, d’autre part Archive qui, lui, c’est encore un autre univers, lui qui dissèque le côté sombre de l’âme et qui a des envolées, comme ça, lyriques… D’abord, j’aime l’électro pour en écouter moi-même : j’aime beaucoup et j’écoute très, très souvent Massive Attack, j’aime Air. J’aime aussi d’autres musiques : j’aime Muse, j’aime Sigur Rós, j’aime Depeche Mode. J’ai été élevée finalement –enfin, j’allais dire ‘élevée’ : non pas, mais quelqu’un proche de moi(son frère cadet Michel, nda) qui très petit écoutait énormément de musique et a une bibliothèque(sic) fantastique de vinyles, d’abord, et puis aujourd’hui de CDs. J’ai écouté ça en boucle : c’était les Blancmange, les Soft Cell, Depeche Mode et évidemment des milliers d’autres.

AB : On parlait de Moby et on se souvient de votre duo, « Slipping Away ». Comment se sont passées ces retrouvailles musicales ?

MF : Retrouvailles musicales… Moby, c’est quelqu’un que j’ai toujours apprécié, comme je le disais précédemment. C’est quelqu’un qui après notre duo, nous avons essayé de ne pas nous perdre non pas de vue parce qu’il habite très loin, mais nous correspondons par mail. Et Moby, parce que justement nous ne nous perdons pas de vue, un jour m’a envoyé un CD avec près de dix-sept titres, de maquettes de ces chansons et m’a dit ‘Prends ce que tu veux, si tu en as envie !’ et j’avoue que je ne me suis pas fait prier : j’en ai choisi six ! C’est quelqu’un qui lui aussi a cette générosité commune d’avec RedOne, d’ailleurs, qui, lui, m’a dit ‘Fais ce que tu veux avec les chansons, si tu veux changer même les mélodies, la production…’ et j’ai peu changé finalement la production parce que je voulais préserver l’âme de ces chansons, justement. Il y a quelque chose d’immédiat chez Moby, je trouve, qui est à la fois nostalgique et à la fois dynamique et j’ai voulu vraiment préserver ce que moi j’avais découvert au travers de ces maquettes. Et puis après j’ai apporté ma patte !

AB : Votre musique est traditionnellement marquée par la mélancolie et vos concerts par une énergie incroyable. Est-ce que cet album reflète une nouvelle fois ces deux aspects de votre personnalité ?

MF : Oui. Je pense qu’il y a encore d’autres facettes, j’imagine, qui sont présentes ou à découvrir mais ça fait partie bien sûr de ma personnalité : il y a l’aspect sombre, il y a l’aspect mélancolique, l’aspect plus joyeux, plus gamine. Mais là encore, je pense que nous sommes peu ou prou tous les mêmes avec des failles, avec des éclats de rire. La vie, quoi ! (sourire)

AB : Votre single « Oui mais… Non » a été remixé par un jeune artiste français, Jérémy Hills. Avez-vous écouté ce remix et qu’en avez-vous pensé ?

MF : Bien sûr que oui. J’ai entendu parler de ce jeune homme –puisqu’il est effectivement très, très jeune- par un ami commun et comme il savait que j’étais à la recherche justement de nouveaux remixeurs –parce qu’il est toujours tentant d’aller puiser vers les personnes et connues et reconnues, mais moi ça me met en joie que d’aller aussi vers des personnes qui sont plus…-bien qu’il ait fait quelque chose d’assez remarquable, c’était avec Beyoncé je crois, un remix qui a très, très bien marché- néanmoins peu connues du grand public. Donc j’ai dit ‘Fonçons !’ et j’ai évidemment écouté et apprécié, et j’en suis très, très heureuse.

AB : Beaucoup de vos tubes ont été remixés et cela prouve l’intérêt que peuvent porter des DJs pour votre carrière, votre musique. Certains artistes se sentent un peu dépossédés quand on remixe un de leurs titres. Est-ce votre cas ?

MF : Dans la mesure où nous allons vers eux, c’est donc déjà un souhait mais parfois ça peut se terminer par une mauvaise ou une bonne surprise : c’est pas bien à tous les coups. On peut éventuellement intervenir en cours de production –de reproduction ! Ce que je n’aime pas, c’est quand un remixeur va complètement effectivement enlever totalement l’âme de la chanson. J’aime bien qu’il s’approprie la chanson mais pas la rendre totalement étrangère.

AB : En dehors du single « Oui mais… Non », premier extrait de l’album, on a également découvert le titre « Leïla » composé par Moby (par Archive en réalité, nda) et qui parle d’une jeune iranienne. Que pouvez-vous nous dire sur cette chanson ?

MF : Là, il s’agit d’une rencontre d’il y a quelques années. J’ai rencontré donc sa maman, qui fût la femme du Shah d’Iran mais c’est pas tant ça qui m’intéressait et qui m’a émue, c’est plus l’histoire qu’elle m’a raconté puisque sa fille s’est donné la mort, s’est suicidée et elle me confiait qu’elle écoutait beaucoup ma musique, ce qui fatalement me touche. Et puis indépendamment de ça, c’était parler d’une femme, d’une femme d’un autre pays. J’ai récemment d’ailleurs revu sa maman, lui ai présenté et la chanson et la vidéo qui est réalisée par Alain Escalle (exclusivement pour le site éphémère crée pour annoncer la sortie de l’album « Bleu Noir », nda) et j’avoue que c’était un moment d’émotion intense.

AB : La promotion de ce nouvel album est sensiblement différente des précédents : cette fois-ci, en effet, vous avez lancé un site web éphémère où l’on trouve des extraits, des clips… Pourquoi ce choix-là ? Vous avez le sentiment qu’Internet a changé la donne pour les artistes ?

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MF : Certainement. C’est vrai que Internet s’impose à nous, qu’on le veuille ou non. Après, c’est vrai que je faisais sans doute partie de ces gens un peu réfractaires. J’ai mis du temps à m’y mettre, si je puis dire ! J’avoue aussi que c’est quelque chose d’assez ludique. Ca m’a permis effectivement de créer le désir, parce que je crois que c’est surtout ça pour moi qui était important : c’est de ne pas en effet tout dévoiler, parce que j’aime l’effet de surprise, de même que j’aime que l’on me fasse des surprises ! Maintenant, j’ai pensé à ce site éphémère et parce qu’il est éphémère c’est ce pourquoi il m’a séduite aussi, et l’envie effectivement de distiller, comme ça, des petites gouttes. Donner l’envie, tout simplement.

AB : « Bleu Noir » est votre neuvième album (le huitième en réalité, nda) et depuis vos débuts, vous êtes fidèle à la même image, au même univers. Qu’est-ce qui nourrit aujourd’hui votre musique, l’écriture de vos chansons ?

MF : Ce sont des instants de vie, des émotions, ce sont mes propres histoires. Je crois pas qu’il y ait de recette, finalement. J’ai l’impression aussi finalement d’écrire un peu toujours la même chanson en ce sens qu’il y a des thèmes récurrents. Voilà, c’est tenter de se livrer un petit peu. (sourire)

AB : La sortie d’un nouvel album met toujours en transe vos fans. C’est un évènement, tout autant que vos concerts. Alors, prévoyez-vous une tournée l’an prochain pour promouvoir cet album ? Des Stade de France ?!

MF : Ecoutez, pour l’instant, sincèrement : rien, parce que l’album, déjà, a demandé beaucoup, beaucoup d’énergie et de travail. La scène, là encore, c’est un moment que je préfère rare, mais dans le sens qualificatif du terme (Mylène veut sans doute dire ‘qualitatif’, nda). C’est d’abord beaucoup, beaucoup de travail en amont : c’est plus d’un an de travail. Pour l’instant, voilà, je suis concentrée sur cet album et sa sortie. Dans le futur il y aura une scène, j’ai très envie de remonter sur scène. Ca me manque. Mais ce n’est pas pour l’instant en tout cas.

 

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POUR MYLENE L’IMPORTANT C’EST D’AIMER

Posté par francesca7 le 4 juillet 2015

 

PARIS MATCH : 2 DÉCEMBRE 2010 – NATHALIE RHEIMS

 

mylene-farmer-giorgino_18-imgPour sa seule interview à la presse à l’occasion de la sortie de l’album « Bleu Noir », Mylène Farmer fait pour la première fois de sa carrière la une de Paris Match pour cette interview menée par son amie intime, l’auteur Nathalie Rheims. L’entretien est illustré d’une séance photo inédite réalisée à Londres quelques semaines plus tôt par Nathalie Delépine.

Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des secrets de beauté ?

-La seule chose importante est d’aimer et d’être aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté dépend du regard que l’on porte sur les gens : quand ce regard est celui de l’être aimé, ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?

-Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde ! Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait passer parfois pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas –ou plus- l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap ! Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

« Bleu Noir » est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?

-Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui ! Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque : vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain album !

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?

-Non, pas vraiment. Cet album –comme son titre, « Bleu Noir » l’indique- passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus !

On te dit solitaire, voire recluse. Travailler avec une nouvelle équipe fût-il un travail compliqué ?

-Je m’adapte à de nouvelles manières de travailler si tant est que l’on respecte ma ‘bulle’, mes silences autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire, mais j’ai aussi un grand besoin de l’autre et je réfute le terme ‘recluse’ ! Quand j’étouffe, je prends un train, un avion et vais voir d’autres cieux. C’est une liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue : j’ai grandi au Canada, je suis certaine que cette attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg en plein hiver : au bord de la Neva, ses canaux gelés, on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?

-La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane : m’apaiser devant des collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?

-Je n’ai pas de biographe, c’est pourquoi ce sont sans doute les mêmes clichés.

Dans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus sourire ?

-J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une ‘phobie attractive’ du sang (Mylène fait référence à une anecdote relatée par Bernard Violet dans sa biographie publiée en 2004 à partir de laquelle il tire effectivement cette conclusion, nda) et de lit-cercueil (à ce jour, jamais une biographie ou un article n’a pourtant prétendu cela, nda). Je crois que tous les fantasmes me font rire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé quant à mon prétendu play-back sur scène(Mylène évoque sans le nommer Nagui qui, en effet, prend régulièrement pour cible depuis quelques années dans ses émissions la chanteuse, soit en se moquant de sa voix, soit en prétendant qu’elle ne chante pas en direct lors de ses concerts, nda), je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de tomate. C’est impressionnant de voir à quel point certaines personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de personnes qui rêveraient d’une vie meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?

-Obsédée, non. Le moment présent m’importe. Laisser une trace…dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?

-« C’était une grande astronaute ». (sic !)

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?

-J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre « Alors on danse », sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ? (« C’est pas l’Heure », paru sur l’album « Rue Washington » de Line Renaud sorti un mois tout juste avant la publication de cet entretien, nda)

-Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère ! C’est une femme belle, décalée et charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute : c’est imperceptible, mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?

-Il y a aussi la solitude, l’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous gouvernent ?

-J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?

-Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?

-Ailleurs…

Ta dernière tournée a été un triomphe. Envisages-tu de remonter sur scène ?

-Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu un jour renoncer à la chanson ? A la scène ?

-Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir apprendre…

Lors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?

-34427851Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire du ‘couture’, ce n’est pas un défilé de mode. Le créateur doit être aussi capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin. Je ne suis pas certaine que tous les créateurs de mode en soient capables : il faut beaucoup d’humilité.

Ton livre de chevet ?

-Tous les livres de Stefan Zweig, le dernier lu étant « La Guérison par l’Esprit », une réflexion sur les pouvoirs de l’esprit et le besoin vital de croire. C’est passionnant.

Ton film culte ?

-Choix difficile, il y en a plus d’un… Mais je vais choisir « L’Important c’est d’Aimer » d’Andrzej Zulawski : c’est sans doute un des films qui m’ont le plus troublée. Romy Schneider y est magnifique, sans fard, fragile, tragique.

Ton personnage préféré de l’Histoire ?

-Padre Pio, un moine capucin qui a eu une vie extraordinaire. Il me fascine ! Il a été canonisé en 2002, je crois (le 16 juin 2002 par le pape Jean-Paul II, nda). Durant sa vie, il a reçu les stigmates de la Passion du Christ, a dû affronter le Diable… Ca me renvoie a quelque chose de profond chez moi : l’inexplicable, qui me bouleverse.

Une émission de télé que tu ne rates pas ?

-« Un Jour, un Destin », parce que j’aime les histoires vraies, les biographies, les destins hors du commun. J’aime connaitre l’histoire des gens, tout simplement. Je trouve que tout y est remarquablement traité à travers des reconstitutions de vies qui évitent le piège facile du ‘jugement’. Le fond comme la forme sont vraiment réussis et les sujets souvent passionnants, émouvants. J’aime aussi l’habillage de ces documentaires. Et puis rien n’est laissé au hasard : cette finesse est rare dans le paysage audiovisuel. Et je regarde très souvent « Faites Entrer l’Accusé ». Les faits divers m’ont toujours fascinée. C’est peut-être une forme de voyeurisme, même si je ne le ressens pas comme ça : je suis saisie par l’horreur que m’inspirent ces criminels, mais aussi submergée par l’évidente compassion que j’ai pour les victimes et leurs proches. Qui peut un jour penser finir son destin si tragiquement ? L’horreur et la perversité sans limite de certains –parfois même sans remords- glacent le sang. Si cette émission m’intéresse, c’est parce que j’ai besoin de comprendre ‘l’inhumain’.

La femme que tu pourrais prendre comme modèle ?

-Une comtesse âgée et discrète qui vit non loin de chez moi et recueille tous les chats errants. J’ai moi-même adopté il y a quelques années une chatte qui a élu domicile chez moi pour finir sa vie.

 

Ton idéal masculin ?

-Jean Rochefort. Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse : c’est un être totalement décalé, si émouvant, aussi. Bref… magnifique !

L’œuvre d’art que tu pourrais voler dans un musée ?

-Une œuvre de Giacometti !

Le disque que tu emporterais sur une île déserte ?

-Mais il n’est pas question que j’aille sur une île déserte !

La soirée de tes rêves ?

-En Corse, en Sicile ou en Irlande. Un feu de cheminée, l’hiver, la neige qui tombe -bien qu’il n’y ait pas beaucoup de neige en Corse et en Sicile ! Le vent souffle dehors, un verre de côte-rôtie et s’enivrer doucement en écoutant la musique du film « Mission » par Ennio Morricone. Le reste est top secret !

Une épitaphe ?

-Quel souci ! Ici gît ‘Je’.

Publié dans Mylène 2009 - 2010, Mylène en INTERVIEW, Mylène et ses longs discours | Pas de Commentaire »

AU LENDEMAIN DE SON CONCERT, Mylène

Posté par francesca7 le 4 juillet 2015

 

RTL – 12 SEPTEMBRE 2009 : ANTHONY MARTIN

cb0ac37eabd1ef4335fdcc2214cef593Au lendemain de son deuxième concert au stade de Genève, Mylène Farmer reçoit Anthony Martin dans sa suite située au bord du lac Léman. Diffusée le jour de l’anniversaire de la chanteuse, qui se produit le soir même pour sa deuxième représentation au Stade de France, cette interview a été annoncée à grand renfort de publicité dans la presse au début de la semaine par la station qui en a même diffusé un court avant-goût dans son émission matinale « Laissez-vous tenter » le mercredi 09.09.2009.

En préambule, Anthony Martin nous apprend que l’entretien a eu lieu assis dans l’herbe, dans le petit jardin attenant à la suite de la chanteuse, fatiguée mais souriante et bavarde !

Bonjour, Mylène Farmer !

-Bonjour.

Merci de m’accorder cet entretien. Nous sommes à Genève. Vous avez donné un concert hier devant trente-deux mille personnes à Genève. Comment vous sentez-vous au lendemain de ce concert ?

-Je vais vous répondre comblée et à la fois évidemment très, très fatiguée ! (rires) Mais des moments inoubliables. Inoubliables !

Vous ne vous ménagez pas sur scène : vous arpentez la scène de long en large, vous dansez évidemment –parce qu’on vous attend aussi pour ça. Vous concevez la scène comme un défi physique, aussi ?

-En tout cas, je m’y prépare : j’ai à peu près six mois d’entraînement avant que de me produire en scène avec un coach qui s’appelle Hervé Lewis, avec qui on fait un travail incroyable. Il me connaît depuis presque j’allais dire une quinzaine d’années (vingt-cinq en réalité ! nda) donc on se connaît vraiment très, très bien. Donc oui, l’appréhension physique, si je puis dire, en tout cas l’exercice physique fait partie du spectacle, mais quand on est porté par un public –celui que j’ai devant moi- c’est quelque chose qui est tellement porteur qu’on en oublie l’effort ! C’est plus l’émotion qui gagne le terrain.

Vous adorez entendre chanter le public : souvent, à la fin d’un morceau, d’un tableau, d’une chanson, vous reprenez a capella pour les entendre. Ca, c’est le plus beau cadeau, finalement, pour un artiste…

-C’est le moment probablement le plus magique, en tout cas un des moments les plus magiques c’est vrai, puisqu’ils s’approprient la chanson. J’allais dire, c’est presque de l’ordre du divin. Ce sont des mots un petit peu graves toujours, mais c’est quelque chose –je reprends le mot ‘magique’- c’est exceptionnel de vivre quelque chose comme ça, bien évidemment.

Diffusion d’un extrait de « Rêver » enregistré lors des concerts de Genève

Quand on vous voit sur scène, on se dit que vous ne pouvez pas préférer l’ombre à la lumière : vous avez l’air si forte, si vivante dans la lumière !

-Là, je vais vous répondre que le choix de l’ombre et de la lumière est le choix entre la vie privée et la vie publique, qu’on peut rester vivant aussi dans l’ombre. J’ai ce paradoxe en moi : je suis capable de vivre aussi bien dans l’ombre et de m’exprimer dans la lumière.

On a l’impression que votre timidité est transcendée quand vous vous trouvez, comme hier soir par exemple, devant trente mille personnes. Vous l’expliquez comment, ça ?

-Alors ça, je crois que je n’ai pas d’explication. Je l’ignore moi-même, si ce n’est que je sais mon handicap devant trois personnes, je ne sais pas si je peux qualifier ça d’aisance devant trente mille personnes, mais en tout cas il y a une bascule qui se fait presque naturellement. J’ai plus de difficultés, oui, avec deux, trois personnes que devant une immense audience.

Parce que finalement vous n’avez pas à leur parler : vous êtes là pour leur offrir et recevoir. C’est peut-être ça…

-En tout cas, les mots sont à travers mes textes et puis là, pour le coup, il n’y a rien de préparé : quand j’ai envie de dire quelque chose, c’est que j’en ressens le besoin. Là, c’est place au naturel, c’est place à l’émotion en direct, pour le coup !

Diffusion de « C’est une Belle Journée »

Justement, quand vous écrivez vos textes, est-ce que vous pensez déjà à l’aspect visuel d’un tableau dans un futur, sur scène ?

-Non, sincèrement. Là, je suis dans une pièce isolée, je travaille avec Laurent Boutonnat donc, qui est aussi compositeur, et les mots j’allais dire s’appuient, s’accrochent, s’harmonisent avec la musique donc j’ai besoin de la musique avant d’écrire des mots. Parfois, la musique m’inspire des sentiments, des sensations ; parfois, j’ai une envie de texte et puis la musique s’accorde avec ce texte mais en aucun cas l’image n’apparaît dans ma mémoire à ce moment-là, non.

Vous me disiez vous êtes dans une pièce quand vous écrivez vos paroles : vous êtes seule comme un écolier à son bureau, avec une page blanche, le stylo, vous mettez un fond sonore –donc là, vous vous inspirez de la musique- ça se passe vraiment comme ça ?

 

-Ha, tout à fait ! Dans une pièce en tout cas totalement isolée, ça j’en ai besoin. Comme un écolier / écolière ? J’ai un très mauvais souvenir de scolarité ! En tout cas, besoin bien évidemment d’isolement et puis la musique sur laquelle je mettrai des mots.

Sur scène, vous incarnez vraiment –et c’est ce qui est fascinant- l’intimité et la grâce dans une mise en scène gigantesque. Quel est le secret pour marier tout ça, pour y arriver ?

-J’ai toujours aimé, moi, en tout cas avoir besoin du gigantesque et du spectaculaire. Maintenant, j’ai besoin de moments d’intimité et c’est ce qu’on a essayé de créer sur ce spectacle, à savoir avec le proscenium et la croix (petite confusion de Mylène, puisque le proscenium en forme de croix était celui du spectacle présenté à Bercy 2006. Pour les stades en 2009, le proscenium se finit en forme d’étoile, nda) qui est au centre du stade même, et c’est là qu’il y a un vrai, vrai partage. J’allais dire il y a un partage même quand on est sur une scène frontale, mais vraiment au milieu sur cette croix (sic) on crée ce moment intime qui pour moi est de l’ordre j’allais dire de la communion, presque –encore un mot fort, mais c’est vrai que c’est un vrai, vrai moment d’intimité malgré le grand nombre : ce grand nombre devient un, devient quelque chose d’assez exceptionnel pour moi.

Il y a un autre couple –on a parlé gigantisme et intimité- il y a aussi le couple qui frappe quand on vous voit sur scène, c’est discrétion et provocation. Comment faites-vous pour que discrétion et provocation fassent bon ménage ?

-Tout dépend si vous évoquez discrétion dans la vie privée, ou est-ce que c’est discrétion sur scène même ?

 

Sur scène, vous êtes discrète, vous êtes intime et en même temps vous êtes forte, vous êtes présente : ça tient sur vous, c’est vous qui menez ce gros barnum –le mot n’est pas beau mais au moins on comprend ce que je veux dire- et vous êtes dans la provocation aussi dans les chorégraphies, les tenues…

-Je vais vous faire une réponse assez banale : toutes ces facettes font partie de moi. Je suis de nature discrète en général, de nature timide parfois mais l’éclat de rire fait partie de moi aussi comme vous avez pu le constater puisque nous avons eu du mal à démarrer ! (rires) (Anthony Martin relata effectivement en préambule à l’interview que juste avant de démarrer l’entretien, amusés par l’incongruité de la rencontre, assis face à face dans l’herbe aux abords d’une suite, lui et Mylène Farmer sont partis d’un fou rire spontané qui eût l’avantage de détendre l’atmosphère, nda) Et puis à la fois je crois que j’ai cette –là pour le coup, je n’y suis pour rien, c’est un cadeau de la vie- j’ai à la fois sans doute cette fragilité mais aussi cette force -en tout cas je vais l’exprimer de cette façon- c’est une force qui me permet de surmonter toutes mes peurs, tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin.

Il ne reste plus que trois concerts dans cette tournée 2009 (deux lors de la diffusion de l’interview, nda). Est-ce que vous avez une appréhension de la fin de tournée ? Le ‘spectacle blues’ ?!

-Je l’ai. Je crois que je l’avais dès le premier jour puisqu’on sait que tout début a une fin. Maintenant, quand à la gestion de ce blues, de ce grand vide, c’est quelque chose qui m’est d’abord très, très personnel mais je ne vous cache pas que tout artiste vous répondra que oui, c’est un vide qui est presque insurmontable. Je crois que le secret dans ces cas-là c’est, ma foi, de se reprojeter dans une création. Voilà, créer quelque chose, non pas pour oublier mais pour se redonner la force et de continuer et de vivre.

Donc c’est par la création que vous allez remplacer les applaudissements chaque soir à 21 heures parce qu’il y aura plus personne pour vous applaudir dans votre salon ?!

-Alors, ‘remplacer’ ça va être compliqué : de toute façon, c’est irremplaçable. Mais oui, c’est certainement par la création que je vais retrouver des forces et l’envie de continuer ! (rires)

Diffusion de « Beyond my Control », suivi d’une pause publicitaire

Que faites-vous, Mylène Farmer, dix minutes avant d’entrer en scène ? Si on peut faire le décompte, vous êtes avec qui ? Vous êtes où ? Est-ce que vous avez des rituels, des objets qu’il faut absolument avoir sous la main… ?

-Ecoutez, quant aux rituels, je ne sais pas si je peux… Non, là encore, la pudeur regagne du terrain ! (rires) J’ai auprès de moi Anthony (Souchet, son meilleur ami, nda) qui reste avec moi dans la loge. C’est un moment, en tout cas les dix dernières minutes sont vraiment un moment de recueillement. Quand j’allais dire de recueillement, c’est plus de concentration. Et puis, pour trahir un tout petit secret, Laurent (Boutonnat, nda) passe cinq minutes avant l’entrée en scène, me serre la main et me dit ‘Fais le vent’ ! (elle éclate de rire) Et là, personne ne comprend, mais ‘Fais le vent’, ça veut dire ‘Respire’, c’est une manière de respirer et d’essayer de déstresser un peu. Mais c’est vraiment dans le silence. Et quant aux objets, ma foi, ils sont là mais ils sont miens ! (rires)

Vous en avez, en tout cas…

-J’en ai !

Diffusion de « L’Instant X »

 Vous êtes attentive aux productions des autres artistes, parfois sur scène ou en studio, les albums ? Vous écoutez beaucoup ?

article_765_photo2-J’écoute beaucoup de musique. Je suis attentive et j’ai évidemment, comme tout le monde, des préférences. Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. Je vais vous donner quelques noms : j’adore Sigur Rós –j’adore leur univers-, j’adore Depeche Mode, j’adore David Bowie, j’adore Juliette Gréco etc. etc. Il y a énormément d’artistes que j’apprécie, bien sûr, et ce sont en général des artistes qui ont leur propre univers et sur scène qui ont envie de proposer au public des choses aussi incroyables, même si là elles restent très, très intimes si on parle d’une Juliette Gréco par exemple, mais c’est j’allais dire une telle présence, un tel univers de mots et de personne, des choses profondes qui me touchent beaucoup.

C’est marrant, parce que Juliette Gréco, que j’ai rencontré il y a deux mois à peu près en interview au moment de la sortie de son album, m’a longuement parlé de vous en interview en disant tout le bien qu’elle pensait et l’admiration qu’elle avait pour vous !

-C’est gentil ! Ca me touche.

Puisqu’on parle des autres artistes, est-ce que la mort de Michael Jackson vous inspire ? En tout cas, qu’est-ce qu’elle vous inspire, cette mort ?

-Le tragique, la notion d’incompatibilité, j’allais dire encore, de vie privée et vie publique, de médias. C’était un immense, immense artiste –ça, nous le savons tous. C’est quelqu’un dont j’appréciais, comme beaucoup d’entre nous, les spectacles mais l’homme aussi : sa fragilité, sa sensibilité. C’est tragique. C’est le mot qui me vient à l’esprit, voilà. Je suis triste, comme beaucoup de personnes.

Et les albums, les DVD, vous les avez à la maison ?

-Absolument.

Diffusion de « Désenchantée », suivi d’une pause publicitaire

Si on fait le point, Mylène Farmer, puisqu’on se rend compte en 2009, au mois de septembre, ça fait vingt-cinq ans ! Vingt-cinq ans de carrière ! Pour durer, le secret c’est le travail ?

-J’ai toujours peur de donner des leçons, mais en tout cas le travail, l’opiniâtreté sont essentiels, oui.

Parfois dans la souffrance ?

-Je crois que c’est là, indissociable. En tout cas, je ne vais parler que de moi : j’allais dire tout travail est certes un plaisir, c’est un acharnement, mais la douleur en fait partie –la douleur, parce que les doutes ; ce peut être la douleur physique, il faut aller au-delà de soi…

Je me posais la question, parce que votre univers, on le connaît, il est très défini, très cohérent depuis le début : où est-ce que vous allez chercher votre nourriture artistique ?

-Un peu partout. Je peux vous parler d’une exposition que j’ai découvert à New York il y a quelques temps et qui s’appelait « Art Body » (« Our Body » en réalité, nda) : beaucoup d’écorchés, c’est l’humanité décharnée, découpée et j’avoue que j’ai été non pas choquée, mais très impressionnée, intriguée. C’est parti aussi d’une réflexion et ça m’a donné l’idée, en tout cas l’envie d’exploiter l’écorché et justement le corps, et donc est venue, est née cette idée de l’écorché et j’en ai parlé à Jean-Paul Gaultier qui était enchanté de pouvoir créer un écorché multiplié par tous les danseurs et c’est le tableau d’ouverture. Voilà, ce peut être une source d’inspiration. Maintenant, bien sûr, la peinture, la littérature, tout ce qui peut passionner et faire partie de notre vie. Des auteurs : Stefan Zweig, mais là encore je vous épargnerai la liste parce que… ! (rires)

C’est assez intéressant finalement de savoir. Peut-être les voyages vous inspirent. Est-ce que les rencontres humaines vous inspirent ?

-Je crois que l’être humain m’inspire, tout simplement. Maintenant, vous dire est-ce que cette personne aura déclenché telle idée : là, ponctuellement, je peux pas vous le dire, j’en sais rien. Mais les rencontres –les belles rencontres- sont très, très rares mais elles sont indispensables à sa vie.

Je le disais : vingt-cinq ans de carrière, Mylène Farmer. Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir construit une œuvre ?

-Non, je peux pas vous le dire. Non. Stefan Zweig va construire une œuvre ! J’ai construit quelque chose, je suis fière de ce que j’ai pu construire, sans prétention aucune. Je suis heureuse d’avoir rencontré un public, je suis heureuse de cette fidélité. Voilà ! (rires)

Est-ce que le fait de durer, aussi, répond à une obsession de laisser une trace ?

-Ecoutez, très sincèrement, l’obsession de laisser une trace ne ait pas partie de moi. Maintenant, pour être tout à fait honnête, j’aimerais que l’on ne m’oublie pas. Mais la vie n’est pas finie, donc à moi de le construire.

Diffusion de « À Quoi je Sers… »

Vous avez peu de souvenirs de votre enfance. Est-ce que vous avez imprimé ces vingt-cinq dernières années de chanson, de musique, de tournée, de rencontre avec le public ?

-J’ai imprimé des moments uniques. J’ai une mémoire qui est très, très sélective aussi -je crois que c’est nécessaire, sinon on est envahi par trop de choses- et des choses qu’on voudrait ou qu’on a oubliées, c’est nécessaire, je crois, pour sa santé mentale. Mais des choses qui sont inscrites très, très fortement : bien évidemment. Tout au long de ces années, forcément…

Ce sont des images de scène ?

-Aussi. Aussi et surtout. Mais il y en a d’autres aussi, plus douloureuses mais qui ont nourri ma vie.

Et puis la présence chaleureuse du public, qui se manifeste pendant les concerts et peut-être aussi entre les concerts, quand vous croisez les fans…

-Ca, vous savez, c’est une fois de plus –là encore, c’est moi qui réponds mais j’imagine que tous les artistes répondent la même chose, si ce n’est que j’allais dire : je leur dois tout. Je ne sais pas si c’est la vérité, mais j’ai une chance inouïe. Je le sais. C’est eux qui m’ont soutenue, qui m’ont, j’allais dire, aidée probablement de vivre. C’est incroyable. C’est incroyable. C’est, là encore, un cadeau de la vie que je ne soupçonnais pas possible pour moi, et même si on évoquait le travail, laissons le magique opérer et ce public pour moi est magique et dans son intensité et dans sa fidélité, bien évidemment. J’ai une chance inouïe.

Est-ce que finalement ce métier a été votre survie ?

-Oui, oui. Là, définitivement, oui. Oui. C’est quelque chose qui m’a aidée à m’incarner là où j’avais le sentiment plus jeune de n’être pas incarnée du tout, de n’être attachée à rien, de n’être reliée à rien. Oui, c’est fondamental.

C’est très fort de dire oui, finalement à cette question…

-Parce que là encore, c’est je crois… J’allais dire l’honnêteté, même si ça peut paraître enfantin ou démagogue. Enfin, peu importe, là vous êtes témoin : c’est spontané, c’est vrai.

Diffusion de « Appelle mon Numéro », suivi d’une pause publicitaire

Est-ce que vous avez apprivoisé vos peurs et vos souffrances avec le temps, avec le succès ?

-Non, et c’est sans doute pas grave. Ou très grave, je ne sais pas ! (rires) Je n’ai pas la réponse, mais j’ai certainement pansé des plaies. Il y a toujours ce mot qui revient dans le vocabulaire de chacun d’entre nous, c’est ‘faire le deuil de quelque chose’ : malheureusement, moi je ne crois pas qu’on puisse faire le deuil de quelque chose. Maintenant, on peut tenter de faire ré émerger la vie et des choses qui vous aident à tenir, qui vous aident à vous réveiller, qui vous aident à sourire. Maintenant, tout ce qui est douleur, tout ce qui est doute, tout ce qui est peur est là, ancré et là encore ça fait partie de votre sang, de vos veines : c’est là. C’est présent mais c’est sans doute nécessaire –peut-être pas, mais c’est là en tout cas ! (rires)

Nécessaire à la création ?

-On va dire que c’est… Forcément, forcément ça aide, en tout cas à une certaine créativité, oui.

Dans le spectacle, visuellement, sur les deux écrans géants, on voit beaucoup de têtes de mort. Est-ce que l’idée de mourir vous terrifie encore ?

-L’idée de mort, de ma propre mort, en tout cas l’idée de la mort me terrifie, fait partie de chaque deux secondes de ma vie. Est-ce que ma propre mort me terrifie ? Je vais vous dire parfois oui, parfois non. Parfois, le mot ‘fatalité’ est plutôt serein : je me dis ‘Bon, ça se fera. De toute façon, c’est inéluctable !’ (rires) Parfois elle me hante et parfois je l’oublie. Là encore, c’est tout et son contraire donc je ne vous aide pas beaucoup avec ma réponse ! (rires)

Qu’est-ce qui vous fait rire dans la vie, Mylène Farmer ?

-(elle pouffe) Les débuts d’interviews où on a un air très dramatique quand on commence ! (en rapport avec l’anecdote rapportée plus tôt, nda). L’absurde, probablement.

L’absurde sous toutes ses formes : visuel…

-Toutes ses formes.

…dans les dialogues, aussi…

-Aussi.

…au cinéma –je sais que vous, vous avez une passion pour le cinéma !

-Je voudrais aller voir le film de Tarantino, puisqu’on m’en a dit grand bien et ça a provoqué beaucoup d’éclats de rire, donc… ! Je n’aime pas tout, il y a certains films que j’ai adorés -de même que j’accepte qu’on n’aime pas tout de moi- mais ce film-là en particulier, oui, il m’intrigue !

Vous avez finalement passé vingt-cinq ans –et ça va encore continuer, on le sait et évidemment je vous le souhaite- à peaufiner les contours de votre univers artistique, avec ce culte évidemment du mystère. Comment est-ce que vous définissez le mot ‘mystère’ ?

-(pensive) Le mot ‘mystère’… Oh, mon Dieu ! Déjà, pour commencer, il n’y a pas de stratégie du mystère me concernant. J’espère qu’on a compris. Maintenant, vous dire quelque chose sur le mystère, c’est quelque chose qui est caché, qui peut être d’un ordre religieux –mais là, je vais vous donner une définition de dictionnaire ! Laissons cette réponse mystérieuse, je ne suis pas sûre de pouvoir définir le mystère.

giorgi-02-aDiffusion de « Libertine », suivi d’une pause publicitaire

Nous sommes le 12 septembre, c’est une belle journée, Mylène Farmer : c’est votre anniversaire aujourd’hui et vous n’êtes pas près d’aller vous coucher puisqu’un gros cadeau vous attend au Stade de France ce soir, quatre-vingt mille personnes pour le dernier concert de votre tournée en France.

Vous aimez faire la fête pour votre anniversaire ?

-Je vais vous faire une confidence : il y a fort longtemps que je ne célèbre plus mon anniversaire, mais pour être tout à fait franche, un anniversaire devant quatre-vingt mille personnes au Stade de France, c’est quelque chose qui sera, je crois, incroyable à vivre, donc j’adore cette idée-là ! (rires) Celle-ci, je l’aime ! Et cette date évidemment n’a pas été choisie : il se trouve que le Stade de France était libre le 11 et le 12 septembre. Il se trouve que le 12 septembre est cette fameuse date anniversaire donc ce sera quelque chose d’assez unique, effectivement pour moi. Ce sera un immense cadeau de quatre-vingt mille personnes. C’est incroyable ! (rires)

Puisqu’on parle de l’avenir, vous m’avez dit d’ailleurs ‘Après une tournée, le meilleur c’est de se replonger dans la création’ : est-ce que vous avez une idée du prochain disque studio ?

-Absolument pas. Absolument pas, parce que bien évidemment on pense à ‘Qu’est-ce que je vais faire demain ? Qu’est-ce que je vais faire demain ?’, maintenant je n’ai pas les réponses. J’ai le projet d’un long-métrage…On verra ! J’ai, bien évidemment, le projet d’un prochain album, mais là encore c’est une page blanche. Une page totalement blanche, mais très envie de m’y remettre très, très vite !

On évoquait votre passion pour le cinéma, vous me dites ‘projet d’un long-métrage’ : j’imagine que c’est quelque chose qui vous tient très à cœur. Est-ce qu’on peut en savoir un peu plus ?

-C’est un projet qui avait été initié par Claude Berri, que j’aimais profondément, tiré d’un ouvrage de Nathalie Rheims et dont le metteur en scène sera Bruno Aveillan, et ce sera pour lui son premier long-métrage. Et ma foi, après c’est le… l’avenir dira !

Et ce sera pour vous un premier rôle…

-Et ce sera pour moi un premier rôle, un deuxième film et, j’espère, une rencontre avec le public. (sourire) (le projet sera définitivement abandonné quelques années plus tard, nda)

Est-ce que ça veut dire pour l’avenir aussi que peut-être un jour vous essaierez de laisser une part plus importante au cinéma ?

-Je n’ai aucune, aucune réponse à cette question. J’ai besoin de la musique, j’ai besoin des mots. Je pense que je suis –j’en suis même convaincue- je suis quelqu’un d’instinct, d’instinctif donc je sais que le jour où je ne souhaiterai plus dire ces mots, chanter, je choisirai ce moment avant qu’il ne me choisisse et ne me saisisse. Est-ce que ça sera pour laisser la place au cinéma ? Je n’ai sincèrement pas la réponse. Je ne sais pas.

Vous connaissez la date, l’échéance ?

-Non. Bien sûr que non. Non, non.

Vous me rassurez !

-(rires) C’est gentil ! Non…

Qu’est-ce qui vous ferait arrêter la musique ?

-L’absence de désir. (un temps) Vous allez avoir un énorme silence pour une radio, ici ! (rires)

C’est parfois intéressant !

-Quand on n’a plus envie de donner ni envie de recevoir –d’abord j’imagine qu’on est un être mort, donc je ne me le souhaite pas- mais je crois que tout art a ses limites. Je sais pas. Je vais peut-être dire une énorme absurdité, je sais pas, je reviens encore à l’idée d’instinct : je crois que ça sera spontané, quelque chose en moi me dira ‘Là, il faut arrêter’.

Ca révèle une vraie force de caractère !

-Peut-être ça fait aussi partie de moi, cette force de…oui, oui de caractère, sans doute. En tout cas, ne pas tricher avec soi-même. Voilà : ne pas se mentir et essayer de dormir un petit peu de temps en temps ! (éclats de rires)

Vous dormez tranquille enfin aujourd’hui ou… ?

-Non. (nouvel éclat de rire) Non, ce n’est pas possible !

1996-08-cDiffusion d’un extrait de « Effets Secondaires »

-Mais là encore -je crois qu’on va conclure cette interview- j’ai une fois de plus une chance incroyable. Je vis des moments incroyables. Je remercie à nouveau de vive voix le public, je remercie cette fidélité et puis…et je vais essayer de ne pas pleurer, là on va arrêter ! (dans un tremblement de voix) Merci beaucoup.

Et c’est moi qui vous remercie. Merci, Mylène Farmer, de m’avoir accordé cet entretien. Merci beaucoup.

Diffusion de « Sans Contrefaçon » pour finir l’émission.

Publié dans Mylène 2009 - 2010, Mylène et ses longs discours, Mylène N°5 ON TOUR 2009 | Pas de Commentaire »

CONFESSION D’UNE PRINCESSE POP

Posté par francesca7 le 4 juillet 2015

 

TÉLÉ 7 JOURS ; 7 DÉCEMBRE 2009 – URIELL CEILLIER

 

MF_et_Vous_coverAvec cet entretien, Mylène Farmer renoue avec Télé 7 Jours après tout juste treize ans d’absence dans ses pages. Pendant de longues années, la chanteuse avait en effet été très fidèle à la revue en lui réservant ponctuellement des exclusivités.

Comme lors de son interview au JT de TF1 en décembre 2006 (cf. cette référence), Mylène assure la promotion à la fois de son nouvel album live et du nouvel épisode (le deuxième) de la saga « Arthur & les Minimoys ».

Il est à noter que de toute évidence, cette interview a été réalisée par écrit, sans doute par mail.

Vous prêtez de nouveau votre voix à Sélénia, la princesse des Minimoys de Luc Besson. Qu’a-t-elle de commun avec vous ?

-Elle est rousse, espiègle et touchante. Luc a peut-être pensé à moi quand il a crée le personnage.

Vous êtes fidèle à Luc Besson depuis qu’il a réalisé le clip de « Que mon Cœur Lâche » en 1993 (sic, en 1992 en réalité, nda). Comment est née votre amitié ?

-Pour le tournage de son film « Atlantis », il m’a offert de réaliser un de mes rêves : découvrir l’Arctique et sa banquise (durant l’été 1991, nda). Le mirage du paradis blanc ! Ce fut inoubliable de beauté et de silence.

Vous êtes deux personnalités plutôt atypiques. Qu’est-ce qui vous rapproche l’un de l’autre ?

-Un goût prononcé pour la discrétion, les confidences et… les crêpes !

Madonna était votre alter ego dans la première aventure d’Arthur. Vous êtes-vous rencontrées ?

-Malheureusement non, mais nous avons presque réalisé un duo à quelques milliers de kilomètres de distance, puisqu’elle interprétait Sélénia dans la version américaine d’Arthur.

Avec Sélénia et Milla Jovovich dans « Le Cinquième Elément », Luc Besson semble fasciné par les chevelures flamboyantes. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

-Il a bien raison puisque les rousses semblent lui porter chance !

Dans vos chansons, dans vos clips et sur scène, vous n’hésitez pas à vous mettre à nu. Pourquoi vous montrer aussi discrète lorsqu’il s’agit d’assurer votre promotion ?

-Parce qu’il existe une différence fondamentale entre créer et promouvoir. La vraie ‘mise à nu’, qui me met véritablement mal à l’aise, c’est quand je dois parler de moi.

Une discrétion qui alimente le mythe du ‘mystère’ Farmer…

-Non, c’est ma nature, tout simplement.

Regardez-vous des séries télé ? Et quelles sont vos préférées ?

-Parfois, je me détends devant « Dexter », « Cold Case » ou « La Caravane de l’Etrange ». Que des sujets légers, comme vous pouvez le constater !

Certaines émissions vous choquent-elles ?

-Celles où les gens oublient toute notion de pudeur sous prétexte de passer devant une caméra.

 

Après « Giorgino » de Laurent Boutonnat en 1994, vous allez renouer avec le cinéma dans « L’Ombre des Autres », adapté du roman de Nathalie Rheims. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

-Le temps pour moi de rencontrer à la fois une belle histoire et une belle personne. Cela peut prendre quelques années… (le projet sera définitivement abandonné par la suite, nda)

Longtemps, vous avez trouvé refuge dans l’anonymat aux Etats-Unis. Vous vous sentez toujours aussi bien ?

-Il y a un temps pour tout. New York reste une ville dotée d’une vibration qui lui est singulière et propice à l’inspiration. Los Angeles appartient au passé. Je n’ai plus rien à composer là-bas.

Dans la vie privée, on vous imagine complexe. Pourtant, votre meilleure amie, Nathalie Rheims, affirme que vous êtes la simplicité même. Qu’en est-il vraiment ?

-La simplicité n’est pas incompatible avec une certaine complexité. Pour autant, j’espère être quelqu’un de simple à vivre.

Le 7 décembre, vous sortez « N°5 on Tour », un double album live de votre dernière tournée. Préférez-vous composer et enregistrer des chansons ou vous produire sur scène ?

-Les deux me sont indispensables. J’aime l’intimité du studio et j’ai besoin du vertige que procure la scène.

Publié dans Mylène 2009 - 2010, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

Mylène au J.T. DE 20 HEURES avec L.Delahousse

Posté par francesca7 le 12 décembre 2013

 

14 JUIN 2009 – Entretien avec Laurent DELAHOUSSE – FRANCE 2

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Entre deux représentations du Tour 2009 à Lyon (et le jour de l’anniversaire de Laurent Boutonnat !), Mylène Farmer remonte à Paris pour être l’invitée du journal télévisé de France 2 pour promouvoir sa tournée pourtant bien entamée et complète depuis de longs mois déjà. Dès le début du journal, la présentation des titres s’achève par quelques images de la première du Tour 2009 à Nice qui laissent place à Mylène présente face au journaliste. Cheveux lâchés et très souriante, elle porte une veste de cuir vert pâle.

C’est à la fin du journal que Laurent Delahousse se tourne à nouveau vers Mylène.

Laurent Delahousse : Notre invitée ce soir est rare, rare à la télévision. Elle est en tournée, spectacle incroyable une nouvelle fois et public toujours aussi fidèle : plus de cinq cent mille spectateurs en France, en Suisse, en Belgique et puis la Russie avec une étape à Moscou, bientôt.

Bonsoir, Mylène Farmer !

Mylène Farmer : Bonsoir !

LD : Merci d’être avec nous…

MF : C’est moi qui vous remercie !

LD : J’ai cru comprendre depuis quelques années maintenant que vous n’aimez pas du tout ce type de rendez-vous en direct, une interview comme ça à la télévision…

MF : Je les crains plus que je ne les aime pas, mais j’ai plus de facilité sur scène, j’avoue, devant douze mille personnes que dans un journal ! (rires)

LD : C’est de la timidité ?

MF : Probablement !

LD : Probablement ? (Mylène acquiesce) Pourtant, effectivement, vous vous exprimez sur scène depuis des années : c’est là que vraiment vous vous retrouvez le mieux, finalement ?

MF : C’est une immense liberté, une communion avec le public. Ca m’est plus facile, en effet.

LD : Alors justement, on va vous retrouver sur scène tout de suite : extrait de cette tournée 2009 qui suscite toutes les passions. On regarde tout cela et on se retrouve juste après.

Diffusion d’images inédites de « C’est dans l’Air » interprétée sur scène lors de la première à Nice

 LD : Alors, comment vous les vivez, ces retrouvailles dix ans après (la dernière tournée en France et non le dernier spectacle, nda) avec votre public ?

MF : C’est incroyable. C’est la chance de retourner en province, puisque je l’avais non pas boudée, mais j’avais présenté un spectacle à Bercy (« Avant que l’Ombre…à Bercy » en janvier 2006, nda) et la structure scénique était telle qu’on est restés à Paris parce qu’on ne pouvait pas voyager avec toute la scène.

LD : Et là, ce spectacle on le retrouvera également en Belgique, en Suisse…et puis à Moscou ? Saint-Pétersbourg ?

MF : Et Moscou, et ensuite au Stade de France…

LD : En septembre ?

MF : En septembre.

LD : Comment vous expliquez cette relation si particulière que vous avez avec ce public ? (Mylène hausse des épaules en cherchant visiblement ses mots) Vous cherchez peut-être pas à l’expliquer…

MF : J’ai du mal à trouver les mots, à trouver une réponse. Est-ce que c’est une… ? Je ne sais pas, peut-être une sincérité de ma part –mais encore, je ne pense pas que ça explique les choses !

LD : Quand on dit de vous que vous êtes mystérieuse, douce, sombre, fragile –il y a plein de choses, il y a un peu tout et son contraire, parfois !- lequel de ces qualificatifs vous sied le mieux ?

MF : Je prendrais ‘douce’ – j’espère ! – et ‘sombre’ à la fois. Quant au mystère, vous savez je crois que c’est plus une discrétion de ma part. (silence)

LD : Une discrétion de votre part. Et puis également une grande séductrice, pas toujours discrète sur scène ! (rires de Mylène) Effectivement, ça aussi c’est une clé également…

MF : Ca fait partie de moi également, oui.

LD : Ou alors je me suis trompé !

MF : Non, ce sont autant de facettes qui nous composent, en tout cas nous les femmes.

LD : Et puis une émotion, toujours. Quand vous interprétez « Ainsi Soit Je… », c’est un titre que tout le monde connaît, version piano, comme ça, très proche du public, vous êtes parfois au bord des larmes…

MF : Oui, tout en larmes même ! J’ai d’abord la chance d’être sur scène avec Yvan Cassar, qui est un immense pianiste et interprète. Et puis, c’est autant de…puisque j’écris moi-même mes textes, ce sont autant d’émotions qui sont miennes et que je partage après avec le public. Mais en tout cas, je ne m’empêche pas de pleurer, ni de rire, ni de rien d’ailleurs ! C’est vraiment un sentiment de liberté totale sur scène.

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LD : Je vous trouve plutôt souriante – ce soir en tout cas, je sais pas ! (rires de Mylène) On dit souvent de vous que vous êtes sombre, vous êtes parfois tellement accablée par la douleur du monde…

MF : (haussement d’épaules) Je crois que tout être est accablé par la douleur du monde. Quand on voit le journal, ce qui le compose, c’est difficile, c’est douloureux. Maintenant, plus sombre qu’une autre, je ne sais pas, mais habitées par certaines choses sombres, oui.

LD : Et est-ce que parfois M ylène Farmer, malgré ce public, malgré tout cela après toutes ces années, elle se sent parfois un peu seule ? La solitude c’est parfois agréable, mais parfois c’est douloureux ou pas ?

MF : Mais là encore je n’ai pas l’impression d’être très différente de la plupart des gens. Je crois que je suis quelqu’un de relativement solitaire mais qui a un grand, grand besoin de l’autre. Est-ce qu’on en souffre : oui, bien sûr. Est-ce que l’idée de quitter ce public, de quitter la scène m’angoisse : terriblement chaque soir. On a toujours l’impression que c’est la dernière fois et ma foi, demain…que sera demain ?

LD : Vous me tendez justement une petite perche : est-ce qu’on pense, quand on fait une tourne comme cela, il a fallu attendre dix ans, à celle d’après ? On l’envisage ? On y pense ?

MF : Non. Moi je vis vraiment, autant que faire se peut, le moment présent – et c’est pas toujours facile ! (sourire) Mais là, pour le coup, c’est une source d’angoisse pour moi que de se projeter dans l’avenir, donc j’essaie de ne pas y penser, parce que ça serait vous mentir de dire…parfois ça fait peur.

LD : Mais on est obligé d’y penser, on est obligé aussi de se dire que parfois il est possible que ça s’arrête, effectivement…

MF : Bien sûr.

LD :…qu’à un moment donné on passe à autre chose.

MF : (avec un geste d’impuissance) Probablement un jour. Mais je le déciderai, en tout cas.

LD : Vous le déciderez…

MF : Là je serai maître de mon avenir, si je puis dire.

LD : La musique : on voit des clips souvent étonnants, des spectacles hallucinants. Vous avez d’autres envies ou pas ? Ou pour le moment, vous vous concentrez là-dessus et puis peut-être autre chose plus tard ?

MF : Je suis tout à fait dans ce que je fais actuellement. J’ai toujours des désirs de cinéma, parce que j’ai une passion pour le cinéma.

LD : On le voit dans vos clips avec Laurent Boutonnat depuis des années…

MF : Entre autres, oui. J’adore le cinéma, vraiment. J’ai un projet de film, mais est-ce que ce film existera, là je laisse pour le coup… ! (rires)

LD : Le suspens ?!

MF : Le suspens. (sourire)

LD : Vous savez qu’il y en a beaucoup, beaucoup en tout cas qui sont derrière leur écran (sic) et qui pensent déjà à…on va pas aller trop loin, on va garder le suspens ! M erci beaucoup.

MF : C’est moi, merci.

LD : Belle tournée à vous et puis…voilà : en direct, tout se passe bien vous savez ! Tout va bien ! J’étais ravi de vous recevoir !

MF : Moi aussi ! Merci beaucoup. (sourire)

LD : Merci et à très bientôt, et puis belle tournée à vous et puis on attendra pas, j’imagine dix ans avant de vous revoir !

MF : Et venez me voir, ça sera très, très gentil ! (rires)

Laurent Delahousse évoque ensuite un sujet du journal de la semaine suivante consacré à la Fête de la Musique.

LD : C’est une belle fête, la Fête de la M usique ?!

MF : Très belle !

Le journaliste conclut ensuite son journal et lors du générique de fin, on peut deviner Laurent Delahousse et Mylène converser ensemble.

Publié dans Mylène 2009 - 2010, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène en parle !

Posté par francesca7 le 14 septembre 2013

 

 

Mylène en parle ! dans Mylène 2009 - 2010 f1À l’occasion de la sortie de Bleu Noir, son huitième album, la mystérieuse Mylène Farmer a accepté de se confier, dans Paris Match, à son amie Nathalie Rheims. Dans cet exercice qu’elle accepte en de très rares occasions, ici agrémentée d’un portfolio sublime et intime, la chanteuse revient sur la genèse de ce disque et des changements qui l’accompagnent. Pour la première fois, son complice Laurent Boutonnat n’est pas de la partie : 

Suivez l’actualité de Mylène Farmer sur Facebook 

« Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. » Certes, mais pourquoi l’envie de créer sans lui ? Pour Bleu Noir, Mylène a fait appel à son ami Moby, à RedOne notamment sur le single Oui mais… Non, et au duo Archive, pour l’envoûtant Leila

Dans cet entretien, où elle n’évoque pas son projet de film adapté justement d’un roman de Nathalie Rheims, Farmer annonce son envie de remonter sur scène, « une dernière fois« . Elle évoque les critiques pas toujours constructives, comme celles d’un animateur qui l’avait accusée de faire du playback sur scène : « C’est impressionnant de voir à quel point certaines personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser (…) La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.«  

Au détour d’une réflexion sur l’amour et la mort, Mylène glisse : « J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché ! » Ne soyons pas de mauvaise foi, elle évoque seulement ses sources d’inspiration, pas sa manière de vivre. 

On apprend également que Mylène adore Faites entrer l’accusé et que l’homme idéal, pour elle, n’est pas Christophe Hondelatte, mais plutôt Jean Rochefort : « Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref… magnifique. » Qui l’eût cru ? Nous, on l’aurait bien vue avec Tim Burton. Rappelons que dans la vraie vie, la belle Mylène vit une belle histoire depuis 8 ans avec Benoît Di Sabatino, réalisateur de films d’animation.

 

L’intégralité de cette interview est à découvrir dans Paris Match, en kiosque le 2 décembre 2010.

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Diffusion du clip Mylène

Posté par francesca7 le 29 septembre 2011

Diffusion du clip Mylène dans Mylène 2009 - 2010 clp_mylenefarmer_sijavaisaumoinsrevutonvisageLe 07 janvier 2009 premières diffusions en télé et sur le net du clip Si j’avais au moins…  qui est la suite immédiate du clip Dégénération.

Malgré sa longueur inhabituelle pour les chaînes musicales (05’30), l’accueil est favorable, le clip étant vite régulièrement diffusé sur W9, Virgin 17, MCM, MTV Idol . NRJ Hits le choisit en clip événement. Sur M6, qui avait été plus que frileuse dans la diffusion des deux précédents clips de Mylène, Dégénération et Appelle mon numéro, Si j’avais au moins… devient clip des clips pour sa première semaine de diffusion.

Le 09 janvier diffusion en exclusivité sur le site allocine du court-métrage « The Farmer Project ». Gros buzz les jours précédents, le site ayant mis en ligne trop tôt, par erreur et pendant quelques heures le film. 

MF2000_01a dans Mylène 2009 - 2010

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Mylène 12 JANVIER 2009

Posté par francesca7 le 29 septembre 2011

Claude Berri est décédé ce jour à l’âge de 74 ans.

Mylène 12 JANVIER 2009  dans Mylène 2009 - 2010 article_berriRéalisateur, producteur, acteur, scénariste, c’est un génie du cinéma français qui disparaît.

Il fut à l’origine de tant de films que nous avons aimé, vu et revu. Sa filmographie témoigne que l’on peut allier cinéma populaire et de qualité.

Claude Berri était un ami proche de Mylène depuis quelques années. Son nom avait été évoqué comme scénariste ou producteur du film « L’ombre des autres », adaptation du roman de Nathalie Rheims avec Mylène dans le rôle principal, et dont le tournage était prévu pour fin 2009.

Les pensées des fans de Mylène vont vers tous ses proches, en particulier Nathalie Rheims

Le journal Le Monde titrait : 

 

« Le réalisateur et producteur de cinéma Claude Berri est mort, lundi 12 janvier 2009 au matin, des suites « d’un accident vasculaire cérébral » à l’âge de 74 ans à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, où il avait été admis dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé dans l’après-midi son agent. « Il était en train de réaliser avec François Dupeyron Trésor, une comédie avec Mathilde Seigner et Alain Chabat« , son « vingtième film en tant que réalisateur, qui se poursuivra malgré sa disparition », a précisé son agent dans un communiqué. 

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, l’hôpital de la Salpêtrière avait annoncé que M. Berri avait été admis dans son service de réanimation chirurgicale. Dimanche après-midi, l’établissement avait indiqué que l’« état neurologique » du célèbre producteur de cinéma était « très sévère » et qu’il souffrait d’un « hématome intracrânien ». M. Berri avait déjà été victime d’un accident vasculaire cérébral en 2006. 

Grande figure du cinéma en France, Claude Berri a récemment produit Bienvenue chez les Ch’tis, de Dany Boon, plus gros succès français au box-office avec plus de 20 millions de spectateurs. Outre de nombreux succès populaires, il a aussi produit Tess, de Roman Polanski, et La Reine Margot, de Patrice Chéreau, ainsi que des films d’Eric Rohmer, Maurice Pialat, André Téchiné, Jean-Jacques Annaud, Claude Zidi, Alain Chabat, Les Inconnus ou Costa-Gavras. 

Auteur de plusieurs œuvres à coloration autobiographique (Le Vieil Homme et l’Enfant), il a connu le succès en réalisant Tchao Pantin, qui a valu à Coluche le César du meilleur acteur en 1984, ou encore Manon des sources et Jean de Florette, tirés de l’œuvre de Marcel Pagnol. Né Claude Langmann à Paris en 1934, ce producteur autodidacte, fils d’un fourreur, a pris le nom de Berri. Grand amateur et collectionneur d’art, il a ouvert en mars à Paris un lieu dévolu à l’art contemporain, l’Espace Claude Berri. Son fils, Thomas Langmann, a récemment produit L’Ennemi public N°1 et L’Instinct de mort, films sur la vie de Jacques Mesrine, et a réalisé et produit Astérix aux Jeux olympiques. » 

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NRJ Music Awards 2009 Mylène

Posté par francesca7 le 29 septembre 2011

 

Le 17 janvier, Mylène interprète Si j’avais au moins lors des « NRJ Music Awards 2009″ sur TF1.

NRJ Music Awards 2009 / Dixième édition des « NRJ Music Awards ». 

 

 


NRJ Music Awards 2009 Mylène dans Mylène 2009 - 2010 aff2009Mylène incontournable puisqu’elle détenait alors le record du nombre d’Awards remportés (sept). On avait eu confirmation de la venue de Mylène à Cannes dès la fin du mois de décembre 2008. On savait même qu’elle chanterait, sans plus de détails. Beaucoup de rumeurs ont précédé cette émission. Beaucoup de spéculations quant au titre chanté: Appelle mon numéro qui connaissait un joli parcours dans les chats ou son nouveau single Si j’avais au moins… diffusé en radios depuis le 15 décembre.

On apprend quelques jours avant la cérémonie que Mylène interprèterait pour la première fois en télévision son nouveau single. Petite polémique puisque Mylène décide d’ampexer sa séquence (comme le groupe Indochine) dans un souci d’offrir une prestation parfaite. Une technique utilisée par Mylène et de nombreux artistes depuis bien longtemps sans que cela n’ait jamais suscité la moindre émotion auparavant.

Le 17 janvier 2009, on découvre Mylène tout de blanc vêtue sur le tapis rouge du Palais des Festivals à Cannes. Il faudra attendre jusqu’à environ 22h15 pour que Mylène apparaisse à nouveau à l’écran pour l’interprétation de Si j’avais au moins… 


Un ange tombé du ciel. Mylène est accompagnée par un orchestre de onze musiciens. Tout est blanc: les costumes, les instruments, même le micro. Un petit intermède au paradis dans une soirée plutôt ennuyeuse et brouillonne.

Ampex oblige, la séquence diffusée en télé est celle enregistrée par Mylène la veille au soir mais, Mylène est présente simultanément sur scène et chante pour le public présent dans la salle. 



 dans Mylène 2009 - 2010Ensuite, Nikos Aliagas, le présentateur méritant de cette soirée, probablement plein de bonnes intentions mais plutôt maladroit remercie Mylène puis demande au public une ovation. Ovation un peu forcée et mollassonne reconnaissons-le de la part d’un public guère acquis à Mylène cette année-là (NRJ et TF1 avaient du  recruter le public ado sensé mettre un peu d’ambiance dans les fans-clubs d’autres « artistes »). Mylène fuit rapidement la scène. Difficile de penser, quand on connaît son goût de la discrétion qu’elle ait appréciée cet instant.

Mylène est nommée dans deux catégories: album français de l’année et artiste féminine française de l’année.

Elle remporte le « NRJ Music Award » pour l’album français de l’année (étaient aussi nommés BB Brunes avec « Blonde comme moi », Julien Doré avec « Ersatz », Renan Luce avec « Repenti » et Christophe Maé avec « Comme à la maison »).

On retrouve Mylène dans la salle entourée par Pascal Nègre et Thierry Suc. Mylène, en bonne comédienne feint la surprise avant de se lever. Alors qu’elle rejoint la scène une petite phrase solennelle comme les affectionne Nikos, qui deviendra l’objet de nombreuses moqueries: « Pascal Nègre se lève pour Mylène Farmer« . Heureusement, sinon Mylène n’aurait pas pu sortir de la rangée ! Sacré Nikos!

Petit discours de remerciements, quelques larmes. 



179317-mylene-farmer-aux-nrj-music-awards-en-637x0-2On ne reverra pas Mylène ensuite puisque l’Award de l’artiste féminine reviendra à Jennifer (les autres nommées étaient Nadiya, Shy’m et Zazie).

La presse évoquera cette cérémonie. On notera que la majorité des articles mettra l’accent sur la présence de Mylène et son huitième « NRJ Music Award », battant son propre record.  

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La pochette Si j’avais au moins

Posté par francesca7 le 29 septembre 2011


La pochette Si j’avais au moins dans Mylène 2009 - 2010 41fM%2BGgYjTL._SL500_AA300_Le 27 janvier 2009, on découvre la pochette du single. Une photo de 2008 de Simon Hawk (même série que la photo illustrant les singles précédents Dégénération et Appelle mon numéro et que l’unique photo de Mylène figurant dans le livret de l’album Point de Suture). C’est la première fois qu’une même séance de photos est utilisée pour illustrer trois singles successifs de Mylène

  • J’ai découvert dans wikipédia que Simon Hawk n’était autre que John Nollet 

. Avant tout, coiffeur attitré de Vanessa Paradis depuis le début des années 2000 (ils se sont rencontrés sur le tournage de La Fille sur le pont), il est aujourd’hui un des hommes clés de son stylisme et de son image. Devenu photographe et réalisateur, il lui fait profiter de tous ses talents. Il lui arrive de signer ses œuvres du nom de Simon Hawk


. 2003 : Vanessa et John posent ensemble dans le magazine ‘Elle’ du 30 juin.
. 2004 : John réunit ses muses : Monica Bellucci, Virginie Ledoyen ou encore Vanessa et les fait poser ensemble pour un reportage de 10 pages dans ‘Elle’ en janvier. En mai, pour la promotion de la ligne de sac ‘Cambon’ de Chanel, il réalise un reportage photo et la couverture du magazine de mode ‘L’officiel’.
. 2007 : Ils font une séance photo pour le ‘Elle’ de septembre (sous son pseudo) et il réalise le clip de Dès que j’te vois


. 2008 : ‘Elle’ publie 30 pages de photos faites sous son vrai nom. 

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Nouveau Merchandising de Mylène

Posté par francesca7 le 29 septembre 2011

     

Nouveau Merchandising de Mylène dans Mylène 2009 - 2010 mylene-farmer_merchandising_tour-2009_001

 

Communiqué de presse « Association Amour de soie »:

Ce sont des femmes  vietnamiennes, à travers l’association « Amour de soie »  qui ont fabriqué le petit protège-passeport pour MF2000_80a dans Mylène 2009 - 2010l’opération « passeport solidaire TFD» (action soutenue par  plusieurs personnalités, que vous pouvez voir sur le site www.tourismfordevelopment.com) qui vient d’être  lancée à l’occasion du Salon du Tourisme.  Cette fabrication leur a permis non seulement d’avoir une activité  mais encore de scolariser leurs propres enfants. Comme vous le savez sans  doute, l’école est payante dans ce pays..

Responsabiliser et valoriser les femmes par le travail, leur donner accès à l’éducation, leur permettre de sortir du cycle de la pauvreté, c’est le défi que se propose de relever humblement  « Amour de soie… et des autres ».

Notre association compte sur l’indispensable soutien de nombreuses personnalités pour relayer notre cause. 


Mylène Farmer, très sensible à la condition des enfants et de la femme vient de commander à Amour de Soie et des autres  un éventail pour sa prochaine tournée en France et en Europe (qui débute le 2 mai prochain).
 

C’est un  produit partage   réalisé à quelques heures d’Hanoi. Aujourd’hui, tout un village est animé grâce  à la réalisation de cet objet fait entièrement à la main. Les artisans sont très fiers de collaborer avec la France à travers ce bel événement.

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Point de Suture

Posté par francesca7 le 29 septembre 2011

 

Le single Dégénération, annonçant l’album électro Point de Suture, est disponible le 19 juin 2008. En seulement 3 jours, il devient la plus grosse vente de téléchargements hebdomadaires en France. Fin août, lors de sa sortie dans le commerce, Point de Suture dans Mylène 2009 - 2010 AlbumPointDeSutureBigDégénération enregistre également le meilleur score hebdomadaire de l’année et se classe no 1 des ventes, tout comme les 4 singles suivants, Appelle mon numéro, Si j’avais au moins…, C’est dans l’air et Sextonik, permettant ainsi à la chanteuse d’être l’artiste ayant classé le plus de titres à la 1e place du Top 50.

Dès sa parution le 25 août 2008, l’album Point de Suture connait un large succès en France, où il est certifié Triple Disque de Platine (plus de 700 000 ventes), mais aussi en Belgique (disque de Platine), en Suisse (disque d’or), ainsi qu’en Russie (double disque de Platine).

Pour la 1e fois de sa carrière, Mylène Farmer donne 2 concerts au Stade de France les 11 et 12 septembre 2009, devenant ainsi la 1e chanteuse française à se produire dans un tel lieu. La mise en vente des places pour le 12 septembre provoque une telle affluence qu’elle occasionne un bug sur tous les sites de réservations. Le spectacle affichant complet en moins de 2 h, la date du 11 septembre est ajoutée et affiche à son tour complet en 1 h 15. Entourée de 2 écorchés de 20 mètres et de 700 m2 d’écrans géants, la chanteuse fera construire la plus grande scène couverte d’Europe.

Une tournée est également présentée dans différents Stades et Zéniths de province au printemps 2009, jusqu’en Russie. Un an avant le début de la tournée, c’est un nouveau record en France : plus de 100 000 places sont vendues en une seule journée. Au final, plus de 630 000 spectateurs ont applaudi la chanteuse.

L’album live No5 on Tour, reprenant la setlist des concerts de province, paraît le 7 décembre 2009. Classé en tête des ventes dès sa sortie, il est certifié Double Disque de Platine. Le DVD Stade de France est, quant à lui, paru le 12 avril 2010 et a été certifié DVD de Diamant en une seule semaine.

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La promo de Point de Suture

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011


C’est dans l’air
est le quatrième extrait du 7e album studio de Mylène Farmer, Point de Suture. 

Le titre est commercialisé le 27 avril 2009 et se classe no 1 du Top 50, permettant à la chanteuse de battre son propre record, La promo de Point de Suture dans Mylène 2009 - 2010 mylene-farmer-livret-point-de-sutureen classant 8 titres à la première place du Top 50. Classé durant 8 semaines dans le Top 10, il est toujours classé dans le Top Singles, 7 mois après sa sortie.

Le CD promo et le mp3 furent envoyés aux radios le vendredi 27 mars 2009, et ce titre fut annoncé comme le 4e single extrait de Point de Suture 

La musique démarre par des coups de batterie répétés. Le rythme d’abord minimaliste évolue pour devenir de plus en plus techno. Les couplets sont séparés en deux parties : d’abord, tout comme pour l’instrumentalisation, succession minimaliste de paroles scandées sans qu’elles soient réellement chantées (« Vanité : c’est laid. Trahison : c’est laid… »). Le rythme et la mélodie évoluent ensuite (« Les cabossés vous dérangent, tous les fêlés sont des anges… »), avant d’arriver au refrain, porté par des violons et des rythmes électro.

La chanson fut saluée dès le 25 aout 2008 à la sortie de l’album Point de Suture. Le Nouvel Observateur la qualifia de chanson « très dansante » et Voici la jugea « calibrée pour faire danser les morts ». Musique Radio apprécie « un titre original up-tempo de toute beauté », et fait l’analogie avec le premier single Dégénération. 

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Clip C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

Clip C’EST DANS L’AIR dans Mylène 2009 - 2010 Mylene-Farmer

 

Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. 

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 

 

MF2000_11a dans Mylène 2009 - 2010Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps. 

 

Diffusions 

Le clip a atteint le top 7 sur l’airplay TV en troisième semaine (25 avril 2009). Son classement en clubs est de 53. 

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C’est dans l’air

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

est le quatrième extrait du 7e album studio de Mylène Farmer, Point de Suture.

C’est dans l’air  dans Mylène 2009 - 2010 MF2000_123aLe titre est commercialisé le 27 avril 2009 et se classe no 1 du Top 50, permettant à la chanteuse de battre son propre record, en classant 8 titres à la première place du Top 50. Classé durant 8 semaines dans le Top 10, il est toujours classé dans le Top Singles, 7 mois après sa sortie.

Le CD promo et le mp3 furent envoyés aux radios le vendredi 27 mars 2009, et ce titre fut annoncé comme le 4e single extrait de Point de Suture.

La musique démarre par des coups de batterie répétés. Le rythme d’abord minimaliste évolue pour devenir de plus en plus techno. Les couplets sont séparés en deux parties : d’abord, tout comme pour l’instrumentalisation, succession minimaliste de paroles scandées sans qu’elles soient réellement chantées (« Vanité : c’est laid. Trahison : c’est laid… »). Le rythme et la mélodie évoluent ensuite (« Les cabossés vous dérangent, tous les fêlés sont des anges… »), avant d’arriver au refrain, porté par des violons et des rythmes électro.

La chanson fut saluée dès le 25 aout 2008 à la sortie de l’album Point de Suture. Le Nouvel Observateur la qualifia de chanson « très dansante » et Voici la jugea « calibrée pour faire danser les morts ». Musique Radio apprécie « un titre original up-tempo de toute beauté », et fait l’analogie avec le premier single Dégénération.

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C’est dans l’air le clip

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

C’est dans l’air le clip dans Mylène 2009 - 2010 video-le-nouveau-clip-de-mylene-farmer-cest-dans-lair-8250Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale.

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales.

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose.

Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps.

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Parler de C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

 

« C’est dans l’air: un hymne dyonisiaque » : par Hugues Royer 

 

« Un titre calibré pour faire danser les morts », avais-je écrit à propos de « C’est dans l’air », au moment de la sortie de l’album « Point de suture », en août dernier. Une formule que Mylène semble avoir prise au pied de la lettre. 

Dans le clip de son nouveau single, elle a choisi d’être la maîtresse de cérémonie d’une danse macabre, où se déhanchent des squelettes amis, tandis que défilent des images d’apocalypse – maisons soufflées sous l’effet de la bombe atomique. Une vidéo qui a suscité une vive polémique sur la Toile. Une fois de plus, la rousse s’est vu accuser de nourrir des obsessions morbides ou, pire encore, de choquer par simple goût de la provocation. 

Pourtant, avec « C’est dans l’air », elle ne fait que délivrer une vérité universelle : celle de la puissance destructrice présente au cœur même de la matière. N’est-ce pas au sein de l’atome que se produit la fission à l’origine de l’arme nucléaire ? 

Puissance libératrice aussi, qui soulève les révolutions, pousse les hommes à se libérer de ce qui les entrave, ce pas cadencé des soldats qui signe leur aliénation. Et c’est bien là le paradoxe subtil que Mylène met au jour : ce qui peut nous détruire est aussi ce qui peut nous aider à nous construire. La Terre, dont nous sommes responsables, nous avons le pouvoir de la faire exploser, mais aussi de la sauver. 

Parler de C’EST DANS L’AIR dans Mylène 2009 - 2010 2410150591_small_2

En redécouvrant l’énergie première contenue en germe dans la matière, la chanteuse nous invite à créer notre vie avant que la faucheuse ne nous emporte – car nous sommes tous des morts en puissance. Un hymne dionysiaque, en somme, au sens défini par Nietzsche, qui nous exhorte à transformer notre fatalité en destin. « Et moi je chante / Moi je m’invente une vie », fredonne Mylène. A nous d’en faire autant.

 

 On le voit bien, cette chanson n’abrite aucune pulsion suicidaire, mais au contraire une invitation à jouir des plaisirs de la vie : « S’enivrer », « coïter ». De ce point de vue, le titre résume parfaitement la philosophie de l’album, résolument tourné vers le mouvement et le désir. Depuis les concerts de Bercy en janvier 2006, et la découverte du « Conte du monde flottant » d’Alain Escalle, les fans rêvaient d’une collaboration entre Mylène et ce réalisateur inspiré. C’est désormais chose faite. 

 

 Ses squelettes argentés, ses noyaux chargés d’électricité et ses sublimes champignons nucléaires écrivent un nouveau chapitre passionnant dans la clipographie farmerienne. 

Hugues Royer en avril 2009 

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Mylène – nouvelle expérience visuelle

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011


« C’est dans l’air » c’est aussi du visuel……… 

 

Mylène - nouvelle expérience visuelle dans Mylène 2009 - 2010 c-est-dans-l-airMylène Farmer nous annonçait une rupture esthétique pour son dernier album Point de Suture. C’est chose faite avec le clip de C’est dans l’Air, qui prolonge The Farmer Project d’une nouvelle expérience visuelle tout en reprenant les thèmes chers à l’artiste. 

“Vanité, c’est laid” prononce la rousse provocatrice avec ironie alors qu’elle confond sa danse à celle des squelettes. On pense immédiatement à ces “vanités”, tableaux représentant des crânes surmontés d’une bougie, renvoyant notre beauté à la figure de la mort, que nous revêtirons tous. 


Le parallèle est plus poussé si nous pensons à
La belle Rosine d’Antoine Wiertz, tableau représentant deux jeunes filles : l’une en chair, l’autre en os, se scrutant avec un regard mêlant l’interrogation et le sourire. L’érotisme de l’une se mêle à la mort de l’autre, dans une même position. Dans le clip de C’est dans l’Air, Mylène Farmer revêt à la fois l’image de la beauté et celle de la mort, confondant son visage par des fondus enchaînés à celui d’un squelette. L’apothéose est atteinte à la fin du clip, lorsque sa chevelure légère et bouffante se confond aux volutes d’un champignon nucléaire. Mylène Farmer, beauté atomique ? 

Il nous faut ici reprendre le fil de la chanson, qui se mêle à celui du clip et qui pose l’Homme face à la fatalité de la mort. Tout comme le célèbre “Vanité des vanités, tout est vanité” de la Bible. C’est dans l’Air pose la vie terrestre comme vide et inutile. 


Mais là où la maxime présente les plaisirs terrestres comme dérisoires et donne une alternative à la vacuité en la vie céleste, C’est dans l’Air pose le contraire : puisque la vie est vide et “qu’ici loin sont les cieux”, c’est un champ libre donné au plaisir et à la création. Le clip exalte donc la beauté et les plaisirs face à la mort, tout en sachant que l’un et l’autre se télescoperont tôt ou tard, et que tout ce que l’Homme a bâti de sa vie sera soufflé par l’air de la mort. Qu’importe ! “Et moi je chante / Moi je m’invente / Une vie”, déclame l’artiste. Cette perspective de la mort est prise avec ironie et le clip réalise une danse macabre du XXIe siècle. Squelettes animés à l’appui, la vidéo reprend ce thème médiéval en y distillant son côté ironique, fatal et rythmé – l’image de la mort devenant une musique qui se scande et se danse, emportant ironiquement ses victimes. 


Si au Moyen-Âge ces œuvres picturales étaient guidées par la peur de la peste noire, on peut dire, peut-être naïvement, que le clip de C’est dans l’air est entrainé par la peur du nucléaire. 

 

 

2403883605_small_1 dans Mylène 2009 - 2010À la fois effrayantes et subjugantes, les images de C’est dans l’air cultivent une esthétique initiée par l’Art Romantique, qui confond les frontières du beau et du laid. Mylène Farmer incarnant avec provocation à la fois la beauté et la mort, le clip mêle donc des images très morbides (quoi de plus morbide et effrayant que la vie soufflée par une explosion nucléaire ?) à une mise en scène soignée, qui épouse le rythme de la chanson en scindant les images avec une esthétique très graphique. 


Il faut ici revenir à la carrière passée de l’artiste, qui a souvent choquée en exprimant la “beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur” comme elle le confie à Amélie Nothomb lors de leur rencontre en 1995 pour le magazine Vogue. L’esthétique générale se veut donc tout à la fois cassante et visuellement envoûtante. 

Où se trouve donc la rupture, puisque Mylène Farmer revient à son imaginaire morbide ? Elle réside dans la forme : si auparavant ses clips transfiguraient le morbide dans un univers coupé du nôtre (historiquement ou visuellement), il est montré aujourd’hui dans un monde qui en revêt les attributs. Ceci en reprenant des thématiques et des éléments d’actualité : le nucléaire, les ambiances underground


On a affaire à des clips qui abordent plus frontalement la réalité bien qu’ils gardent un côté intemporel : les images contemporaines servent le sens et non l’inverse. 

Eymeric dans discordance .fr 

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ouverture du Site Point de Suture

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011


ouverture du Site Point de Suture  dans Mylène 2009 - 2010 mylene-farmer-2602465_1378
Platine. Le DVD Stade de France est, quant à lui, paru le 12 avril 2010 et a été certifié DVD de Diamant en une seule semaine. 


Le 17 avril 2009, ouverture du site officiel :

Le 27 avril, sortie de C’est dans l’air  en CD 2 titres.
Tous les remixes sont disponibles en téléchargement légal.

Pour les deux CD Maxi Digipak et le maxi 33 Tours (tous les trois en édition limitée) il faudra patienter jusqu’au 04 mai 2009.

C’est dans l’air devient le huitième single de Mylène numéro 1 du top singles français. Mylène bat ainsi son propre record pour la deuxième fois. 

 

La sortie de la vidéo Stade de France fait suite à la tournée Tour 2009 qui a été capté lors des représentations au Stade de France près de Paris, elle sort quatre mois après le double CD Nº5 on Tour issue de la même tournée mais qui lui a été capté à Lyon et Nantes. Le film est présent sur le 1er disque de chaque édition. 

 

 

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Morceau 

Album d’origine 

Avant la lumière 

D`entre les morts 

Paradis inanimé 

Point de suture 

L`âme-stram-gram 

Innamoramento 

Je m`ennuie 

Point de suture 

Outro Haka « Je m`ennuie » 

Appelle mon numéro 

Point de suture 

XXL 

Anamorphosée 

California 

Anamorphosée 

10 

Pourvu qu`elles soient douces 

Ainsi soit-je 

11 

Point de suture 

Point de suture 

12 

Nous souviendrons nous 

L’autre… 

13 

Rêver 

Anamorphosée 

14 

Laisse le vent emporter tout 

Anamorphosée 

15 

Ainsi soit je… 

Ainsi soit-je 

16 

Interlude « Avant Que L`ombre… » 

17 

Libertine 

Cendres de lune 

18 

Sans contrefaçon 

Ainsi soit-je 

19 

L’instant X 

Anamorphosée 

20 

Fuck Them All 

Avant que l’ombre… 

21 

Dégénération 

Point de Suture 

22 

C`est dans l`air 

Point de suture 

23 

Désenchantée 

L’autre… 

24 

Générique 

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Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

Le Truc en plus de Mylène 

  

 

AVE MARIA en piste 

vidéo 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

Dois-je le proposer ou pas ? telle a été une des réflexions de Mylène ces derniers jours… 

Le nouvel album de Mylène Farmer propose outre les titres inscrits sur la pochette, mais également un titre caché. 


Le « problème » si l’on peut dire, c’est que ceux qui ont acquis le morceau en téléchargement légal n’ont pas eu droit à ce titre … et doivent s’ils veulent le posséder et l’écouter acheter la version CD de l’artiste. Donc, pour ceux là, voici le morceau « mystère », une reprise d’ »Ave Maria » 

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Tournée N°5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 27 septembre 2011

 

 

Tournée N°5 On Tour 2009 dans Mylène 2009 - 2010 mylene-farmer_album_n-5-on-tour_livret
Du  02 mai au 01er juillet 2009, Mylène est sur les routes pour les concerts en salles du Mylène Farmer Tour 2009.  Vingt neuf dates en France et deux dates en Russie.
Presse et médias ne tarissent pas d’éloges et des fans totalement conquis.

Le Tour 2009 se prolongera jusqu’en septembre. D’ici là, Mylène Farmer donnera 32 concerts : en mai et juin 2009, les concerts se dérouleront exclusivement en France (la patrie) puis Mylène viendra chez nous et se produira à St Pétersbourg et à Moscou. Puis, ensuite ce sera la Suisse, la Belgique et l’apogée avec deux concerts dans l’immense Stade de France contenant 80 000 personnes. 

Les sarcophages sont arrivés
Le show actuel a une « pré-histoire ». Il y a trois ans, Mylène Farmer a donné 13 concerts suite à la sortie de l’album « Avant que l’ombre… » Mais, elle ne s’était pas déplacée au-delà de Paris et s’était limitée aux 13 concerts à  Bercy du fait l’infrastructure impressionnante et l’immensité de certains décors ce qui les rendait intransportables comme l’avait expliqué Mylène. Par exemple, on retrouvait des portes massives sculptées en bois, la capsule-sarcophage en en verre de Mylène qui volait dans la salle, le pont gigantesque descendant du plafond, et l’escalier comme vu nulle part ailleurs.. La somme dépensée pour ce show était d’environ 38 millions d’euros (NDLR: ce chiffre semble exagéré). Par ailleurs, une autre raison possible «non du départ» à l’étranger: l’échec inhabituel pour Mylène avec « Avant que l’ombre… » en dehors de la France et la volonté des producteurs de ne pas prendre de risques… Il paraît, cette année, la chanteuse prendra sa revanche. 


Le show Farmer est plus qu’un concert avec des effets spéciaux.. C’est proche d’une pièce de théâtre avec sa dramaturgie personnelle et des images signées – extravagant, sombre, choquant.  Mylène, « la femme-contraste » : la faiblesse — l’agression, le goût – le kitch, l’amour — la mort. Mylène ne cache pas, d’où proviennent ses idées : Edgar Allan Poe, Charles Pierre Baudelaire, Oscar Wilde, le gothique, la décadence, Max Ernst et Juan Miro, David Lynch. Son nouveau show est aussi empreint de ce mélange fulminant – il est promis aux spectateurs – «nouveau show à faire dresser les cheveux sur la tête». 


Les costumes scéniques sont créés spécialement par le couturier aimé de Mylène
Jean-Paul Gaultier

 

N-5-On-Tour_650x300 dans Mylène 2009 - 2010


Le spectateur russe a aimé Mylène Farmer au début des années 90. Beaucoup se rappellent des clips, dans lesquels la jeune et élégante fille  rousse avec la voix fine se battait avec l’homme boxeur sur un ring, luttait contre les taureaux, parcourait un cimetière et dans lesquels on retrouvait beaucoup d’émotions. Presque 20 ans ont passé. Mylène n’a pas changé.  


Par exemple l’affiche. La première idée qu’elle provoque — comme si on avait jeté  la chanteuse d’une fenêtre. Six autobus, les 20 camions remplis de décors scéniques, les accessoires de scène et l’écran immense, 380 projecteurs et le 300-kilowatt qui sont dignes du Livres de records de Guinness. Mais  principale qualité du show  c’est Mylène, elle-même. La femme avec son beau visage  et ses cheveux de feu, et qui aura 50 ans dans quelques années. » 

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l’évènement culturel de l’année Mylène

Posté par francesca7 le 27 septembre 2011

 l’évènement culturel de l’année Mylène dans Mylène 2009 - 2010Dans « Europe 1 va plus loin » diffusé ce matin, la radio a retenu  la tournée 2009 de Mylène comme événement culturel qui va marquer l’année 2009.

Et pour une fois, des infos inédites!

On a appris :

- déjà plus de 250 000 billets vendus pour la tournée en Province ( + 160 000 places au Stade De France) et auxquels il faut ajouter les ventes pour les concerts en Belgique, Suisse, Russie, Ukraine, Lettonie.

- un troisième Stade de France aurait pu être rempli mais le SDF n’était pas disponible pour d’autres dates

- un spectacle qui s’annonce « pharaonique », « démesuré » selon ceux qui travaillent dessus

- le « chef d’orchestre » sera Yvan Cassar (donc petites infidélités à Johnny Hallyday)

- confirmation que Jean-Paul Gaultier créera les costumes

- les tubes cultes seront présents dont Libertine

- Si j’avais au moins… le nouveau single sera interprété lors des concerts

- Mylène très inquiète, gère tout elle-même concernant la préparation

- Mylène a choisi elle-même tous les musiciens et tous les danseurs

- Mylène s’entraîne actuellement avec un coach physique

- Répétitions: en studios en France et aux Etats-Unis puis à partir de mi-mars Mylène s’installera au Palais Nikaia à Nice pour deux semaines  pour les répétitions sur scène.

Barre de Séparation

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Mylène à Dijon

Posté par francesca7 le 27 septembre 2011

 DIJON, le ZENITH le lundi 08 et mardi 09 Juin 2009 

« Mylène est Mylène, elle n’a jamais été un phénomène de mode » titrait notre journal local ici en Côte d’Or…. Un an avant le spectacle de notre Zénith à nous !

Mylène à Dijon dans Mylène 2009 - 2010 2284653679_3Dans sa rubrique Quartier Libre n° 395, Thierry SUC, manager, producteur et amis de Mylène Farmer, ayant fondé la société TS3 depuis plus de dix ans, organise les spectacles d’artites majeurs de la scène française comme Calogero, Raphaël, Zazie, ou bien encore Yannick Noah. Et à un ans de la venue à Dijon de la rousse la plus connue de l’Hexagone, il a bien vouloir nous en dire un peu plus sur la tournée et le nouvel album de la star qui viendrait bientôt nous rendre visite.

Question : Cela fait dix ans que Mylène Farmer n’avait pas donné de concerts en province, pourquoi avoir attendu si longtemps ? 

Thierry Suc : Lorsqu’elle a fait son dernier spectacle à Bercy en 2006, on était face à un show intransportable. Elle a alors confié, lors d’une conférence de presse, que la prochaine fois elle retournerait en province. Chose promise, chose due. Comme vous l’avez dit, cela faisait dix ans, et la voilà pour dix dates dans les dix plus grandes salles de province !

Question : Après avoir rempli treize soirs de suite Bercy, que peut-on attendre de cette nouvelle tournée ? 

T.S : Je ne peux pas vous répondre aujourd’hui, vous imaginez bien qu’à un an des concerts on ne connaît pas encore la teneur du spectacle, ni les noms des différents intervenants. On vient seulement de commencer les premières réunions.

Question : Les rumeurs évoquent déjà, pour les dates en province, un concert intimiste piano-voix… 

TS : Non, du tout ! Ce sera un show spectaculaire comme els autres shoxs de Mylène, c’est ce qu’elle aime faire et c’est ce qu’elle aime proposer au public.

 

mylene-farmer-tickets-dijon dans Mylène 2009 - 2010Mylène fête cette année ses 48 ans, le 12 septembre au Stade de France, et on parle déjà d’une tournée d’adieu. Un sentiment renforcé par l’affiche des concerts (certains y voient la représentation de Mylène Farmer morte sur le bitume) ! 

(rires) On est encore dans l’imaginaire, ça me fait rire. Vous savez, je sais que beaucoup projettent des désirs ou des fantasmes, qui n’ont jamais été ni évoqués, ni imaginés lors de la création de cette affiche. Concertant l’hypothèse d’une tournée d’adieu, les propos de Mylène sont les suivants :

-          « jamais je ne ferai un profit commercial de l’annonce d’une tournée d’adieu. Si un jour je décide de faire ma dernière tournée, je le déciderai seule et n’en parlerai à personne ».

On a dit les ventes du dernier album de Mylène décevantes. Est-ce pour cela que vous ouvrez les billetteries de concerts un an avant ? Pour créer le buzz avant la sortie du prochain opus ? 

(Hésitant). Pour nous, les ventes de l’album précédent n’étaient pas décevantes. Le marché du disque, aujourd’hui, est très différent vous savez… (Il réfléchit). Concernant les billetteries, j’essaie pour tous mes artistes de proposer les places longtemps à l’avance, pour que chacun puisse acheter la sienne quand il le désire. C’est tout.

Parlons du prochain album. Quand ? comment ? 

TS : Il sort en automne, la date n’est pas encore arrêtée. Ce que je peux vous dire, c’est que le premier extrait sera en radio le 19 Juin et qu’il s’appelle Dégénération. Voilà tout ce que je sais et qui est vrai, pas comme tout ce qu’on peut lire sur internet.

 

On parle d’un album aux sonorités électro et up-tempo… 

Euh, oui… En fait, il y aura un peu tous les univers qui caractérisent les albums de Mylène ; sincèrement.

Même s’il fait partie du mythe, le silence médiatique de Mylène Farmer lasse certains fans. Se fera-t-elle plus présente dans les médias pour la promotion de son nouvel album ? 

Mylène l’a dit, elle ne fait plus de promotion. Mais, bon… on verra ! C’est elle seule qui décide de ce qu’elle a envie de faire ou pas. En tout cas pour l’instant, à part celle parue dans Paris Match, il n’y a pas d’autre interview de prévue. Encore une fois, ce qui arrivera demain, je ne le sais pas !

Vous qui faites partie de l’entourage proche de Mylène Farmer, comment la décririez-vous ? Est-elle la femme triste et mélancolique dont elle renvoie si souvent l’image ? 

Il y a une partie d’elle comme cela. En même temps, c’est la personne avec laquelle je partage mes plus grands fous rires. On s’amuse beaucoup ensemble.

Qu’est-ce qui a changé entre la Mylène d’aujourd’hui et celle qu’elle était à ses débuts ? 

Je ne pense pas qu’elle a changé, je pense simplement qu’elle a évolué, comme tout le monde, et que son éveil artistique s’enrichit au fil du temps. On se connaît depuis plus de vingt ans maintenant et j’adore travailler avec elle !

Pensez-vous qu’après 20 ans de carrière Mylène Farmer peut encore surprendre ? Madonna vient de se mettre au r’n’b, en revanche, Mylène n’a jamais vraiment changé de style… 

Non, parce que Mylène ne suit pas les modes, Mylène est Mylène et n’a jamais été un phénomène de mode. Elle fait des propositions et continue son chemin. Vous me demandez si Mylène peut surprendre ? Tout dépend ce que vous entendez par surprendre. Je pense que les gens qui l’aiment sont là. La preuve, les concerts sont complets et ceux qui aiment l’univers de Mylène n’attendent pas qu’elle aille vers tels ou tels courants qui seraient plus à la mode.

Après la tournée, on parle d’un fils produit pas Claude Berry où Mylène interprèterait le rôle principal… 

C’est possible, mais ce n’est pas confirmé. Vous savez, le cinéma c’est toujours très long .. mais c’est en projet.

Enfin Thierry Suc, peut-on avoir un scoop ? 

Mylène sera en concert à DIJON les 8 et 9 juin 2009. Si ça c’est pas un scoop !

(Rires…)

Propos recueillis par Jonathan Singaye 

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Réactions : concert Mylène à DIJON (21)

Posté par francesca7 le 27 septembre 2011

Presse – « Le Bien Public » du 09 juin 2009 – 

« Me voici rentré du concert de Mylène Farmer au Zénith de Dijon ce soir Lundi 8 juin 2009, je suis encore sous l’émotion d’un show EXTRAORDINAIRE, d’un public surchauffé. 


Réactions : concert Mylène à DIJON (21) dans Mylène 2009 - 2010 MF2000_62aL’attente a commencé pour moi à 10h ce matin, des campeurs étaient déjà là, une ambiance sympa était présente. Puis la journée est passée les fans arrivèrent de plus en plus, mais la pluie le vent et l’orage aussi ! Nous avons été balayés par une météo capricieuse, cependant une très grand solidarité entre fans pour se protéger etc. 


Puis 19h ouverture des grilles, tout le monde rentre en courant dans le zénith une ambiance orangée et fumée est là, de la musique diverse en fond, puis nous voila parti pour 2h d’attente, pour ma part j’étais tout devant la scène, à 3mètre de Mylène, au milieu. La fosse était surchauffée des cris, tout le monde tapait dans les mains et appelait Mylène, puis des chants divers, des ola, cependant les gradins furent longs à se mettre dans le mouvement, la fosse hurlait « les gradins avec nous » et une ambiance de bonheur intense s’installait !
Mylène rentre en scène, un show magnifique, avec des larmes qui ont fait pleurer le public, tout le monde acclamait Mylène qui répondit « Vous allez tous me manquer », mais l’ambiance était vraiment ! vraiment ! vraiment extraordinaire, des cadeaux pour Mylène, des ballons pour le public, tout le monde dansait sautait chantait tapait des mains, Mylène à échangé de doux regards avec nous ses fans, et croyez moi que la sensation est impressionnante ! 


Cependant beaucoup de personnes se sont évanouies, pourtant nous étions constamment ravitaillés en eau fraiche par la sécurité. Donc très bien encadrés, puis la chasse aux appareils photos était ouverte… mais ce spectacle était tellement captivant, génial sublime, nous n’avions pas le temps de sortir notre appareil, Mylène nous a envoutés et croyez-moi je ne vais pas l’oublier de si tôt ! ! » 


Ce soir des campeurs ont remis leurs tentes devant un zénith qui vient de s’endormir avant un ultime show de Mylène demain. 


Merci pour tout Mylène ! Et heureux de voir les liens entre fans ! Mylène peut être fière de nous, comme elle nous a dit  » Allez y chantez comme jamais on ne vous a entendu  » et là son petit rire de joie est venu nous faire vibrer. » 


(Flavien (Beaune 21)) 

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quelques Interviews Mylène

Posté par francesca7 le 27 septembre 2011

 

quelques Interviews Mylène  dans Mylène 2009 - 2010 MF2000_02a Pour la première fois de sa carrière, Mylène Farmer a donné deux concerts au Stade de France les 11 et 12 septembre 2009, devenant ainsi la première chanteuse française à se produire dans un tel lieu. La mise en vente des places pour le 12 septembre vit une affluence si importante qu’elle provoqua un bogue informatique sur tous les sites de réservations. Le spectacle affichant complet en moins de deux heures, la date du 11 septembre fut ajoutée et afficha à son tour complet en 1 h 15. 

 

Une tournée a également été présentée dans différents stades et Zéniths de province au printemps 2009, ainsi qu’en Russie durant l’été 2009. Un an avant le début de sa tournée, c’est un nouveau record en France : plus de 100 000 places sont vendues en une seule journée de commercialisation et, en quelques mois, la tournée affiche rapidement complet. Au final, plus de 630 000 spectateurs l’ont applaudie. 

 

L’album live No5 on Tour, reprenant la setlist des concerts de province, paraîtra le 7 décembre 2009. Classé en tête des ventes dès sa sortie, il est certifié Double Disque…… 

 

Mylène va accorder deux nouvelles interviews.

le 07 mai 2009 au quotidien « Ouest France » : 

 

Cette interview exclusive de Mylène Farmer a été réalisée lundi 4 mai 2009, au lendemain de son deuxième concert niçois, dans l’hôtel où elle séjournait, à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice. 

 

Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

C’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.


Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

Quelle est la base de départ de ce spectacle ?

Vous savez, nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément, dans la littérature, le cinéma, l’art. Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose de contemporain, avec des symboles forts. Après, ça se construit comme un collier de perles.

Ce qui domine, dans le décor, ce sont deux grands squelettes…

Les squelettes, ce sont mes écorchés, inspirés par une sculpture du XVe siècle, qui existe dans une église en France. Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi, Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre, appelée « Le transit ». On lui a dit, il nous la faut, en immense… L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette, c’est la mort dans une certaine légèreté.

 

 Même si cela peut vous valoir de vivre dans un « Paradis inanimé », comme vous le chantez dans votre dernier album. En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière, à l’international. J’ai souhaité rester sur la France, même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard. Donc, j’aurais pu encore aller plus loin. Cela dit, je crois avoir toujours été un être solitaire avec, en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre. Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains ont un peu tous les mêmes appréhensions, les mêmes démons.

[….] 


L’une des principales surprises de votre dernier album, c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme « Réveiller le monde » où vous chantez : « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)/Révolus les mondes/Sans une révolution. » Surprenant ?

2645885948_1 dans Mylène 2009 - 2010Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau… Mais j’aime l’idée de la révolution, d’un peuple qui se soulève. J’aime le mouvement de masse. C’est une envie. Une espèce de cri de bête. Pas un message politique. Un regroupement est une force incroyable alors que parfois l’homme dans son individualité me terrifie.

On ne peut finir cette interview sans se rappeler que vous avez du sang breton, par votre mère, qui vit en Bretagne. Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit) La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre. Et puis… j’adore les crêpes ! Ma mère vit du côté de Pleyben. Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme. J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne. 

 

Voir l’article paru ce jeudi dans le quotidien Ouest-France. 

 


Et elle est présente le 14 juin 2009 en direct sur le plateau du JT de 20 heures de France 2 de Laurent Delahousse (
regarder la vidéo ici

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