AVANT QUE L’OMBRE… À BERCY DÉROULEMENT DU SPECTACLE

Posté par francesca7 le 29 novembre 2015

 

Ce cri qui introduisait le spectacle en introduit aussi le film, sur des images du « rideau de scène », ou plutôt des gigantesques portes qui la cachent encore aux yeux du public. Ce sont en effet deux lourdes portes baignées d’éclairages dorés qui se présentent au public, lui-même baigné d’éclairages d’un rouge oppressant. Au milieu de la salle se trouve une seconde scène en forme de croix, posée au milieu de la fosse. Une musique inquiétante et mystérieuse se fait entendre, constituée de grondements sourds et de chants religieux dignes de l’album « Cendres de lune ».

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C’est l’Introduction. La pression monte du côté du public de ces treize dates exceptionnelles, treize représentations uniquement à Paris-Bercy. Alors que les grondements se font de plus en plus sourds, les lumières s’éteignent brusquement, déclenchant à nouveau les cris du public. La musique va crescendo, jusqu’à l’explosion… « SHUT UP !! ». Un sarcophage futuriste s’illumine des hauteurs de la salle, au-dessus du transept de la croix posée au milieu de la fosse. Mylène est allongée à l’intérieur, yeux clos. Le caisson descend lentement, tandis que des éclairs et des coups de batterie semblables à des explosions traversent la salle. Le sol de la scène centrale en forme de croix est tapissé d’un écran retranscrivant des images évoquant un cœur humain, images signées Alain Escalle, comme toutes celles du show. Lorsque le sarcophage est posé sur la croix, six hommes vêtus de longues robes violettes montent sur la croix, et entourent le sarcophage dans lequel Mylène gît, endormie. Après l’avoir débarrassé des chaînes qui l’ont fait descendre, ils soulèvent le sarcophage et le portent en direction de la scène principale, toujours masquée par ses lourdes portes. Au fil de leur marche, une passerelle reliant les deux scènes descend du plafond. Au moment où les porteurs posent le pied sur la première marche de cette passerelle, les portes s’ouvrent enfin avec fracas, laissant entrevoir dans un éclair aveuglant un escalier sans fin, et deux écrans reprenant les images projetées sur la scène centrale en forme de croix. Arrivé sur la scène principale, les porteurs posent leur fardeau sur un socle, puis se retirent en coulisses. Sous les yeux du public, émerveillé par une telle entrée, le socle se relève lentement à la verticale. L’image de Mylène à l’intérieur, les yeux toujours clos, se relevant lentement, est projetée en live sur l’écran gauche de la scène. Et brusquement, elle ouvre les yeux, comme si les cris du public lui avaient insufflé la vie… Le sarcophage s’ouvre, libérant Mylène tout sourire, qui adresse un signe de main à la foule en délire. 

Et c’est parti pour le voyage… Le voyage semble être le fil conducteur du spectacle, une idée empruntée à Guy de Maupassant, dont une citation figure dans le livre du spectacle. « Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve ». Mylène, renvoyée sur terre et ressuscitée treize fois de suite par son public, va donc nous faire voyager dans son monde, ses tableaux…

Mylène commence à chanter Peut-être toi, dans de très beaux éclairages rouge et or. Sa tenue est pour le moins originale, constituée d’une culotte, d’un soutien-gorge et de bottes couleur or, sertis de pierres précieuses. Par-dessus, Mylène porte une cape couleur or également, constituée de fines lanières qui volent derrière elle. Ce titre dynamique est repris par le public, et Mylène le termine avec les fameux « Pam pam pam, padadadam pam… ».

Les accords de guitare qui introduisent la chanson suivante sont rythmés par des éclairages violets qui se lèvent et se baissent en rythme. Parallèlement à cela, une partie de la scène, celle où se trouvent le directeur musical Yvan Cassar, le batteur Abraham Laboriel et le percussionniste Nicolas Montazaud, s’élève lentement, laissant apparaître guitaristes, bassiste et choristes. La scène s’éclaire de bleu lorsque le riff de XXL se déchaîne. Mylène interprète ce titre avec beaucoup de justesse, tandis que les écrans géants derrière elle retransmettent des images live. A la fin de la chanson, Mylène fait reprendre le refrain au public après lui avoir dit bonsoir.

 BERCY

Retour au calme pour Dans les rues de Londres. Les écrans derrière Mylène diffusent des images d’une silhouette dansante superposée avec une écriture manuscrite… Des éclairages reprenant une rue pavée sont projetés sur l’immense escalier sans fin qui fait office de décor. Mylène interprète ce titre en toute sobriété, se déplaçant le long de la scène, tandis que la scène est éclairée dans des tons dorés. A la fin de la chanson, nous découvrons que les écrans mobiles sont quatre en réalité, qui peuvent bouger, se séparer, se rassembler…

Un bruit de C.B. retentit dans la salle. Le public reconnaît immédiatement California. Les écrans et la scène centrale se recouvrent de la mention « Crime scene – Do not cross ». Mylène apparaît en hauteur, sur la première partie de l’escalier du décor, dans une ambiance très sombre, rougeoyante. L’escalier avance lentement vers l’avant de la scène, et Mylène le descend en rythme avec la chanson. Elle effectue une prestation toute en sensualité de son tube de 1996. A la fin du titre, elle ne manque pas d’adresser un clin d’œil au public sur un langoureux « So ssssex… » !

Un tampon élève Mylène au-dessus de la scène tandis que retentit le rythme saccadé de Porno Graphique. Mylène effectue une chorégraphie géniale totalement barrée, faite de mouvements aussi saccadés et « autistiques » que la chanson, faite de déhanchés suggestifs et de mouvements brusques. Dans une ambiance rougeoyante (encore !), des images d’une opération à vif sont projetées sur les écrans réunis. Au trois quarts de la chanson, sept hommes font leur apparition sur scène, en haut de la première partie de l’escalier du décor. Ce sont Los Vivancos, groupe de danseurs flamenco, espagnols donc. Ils restent immobiles jusqu’à la fin de la chanson où Mylène lâche « T’as pas un p’tit mojito ?! » avant de s’échapper en coulisses. Ils prennent alors possession de la scène pour un interlude flamenco endiablé, fait de claquettes et d’acrobaties, sur un instrumental hispanisant de « Porno Graphique ». Puis le noir se fait…

Une petite mélodie enfantine se fait entendre doucement, tandis que la salle est baignée d’éclairages bleu sombre. Puis les premières notes de Sans contrefaçon retentissent, déclenchant les cris de délire du public. Huit danseuses sont positionnées sur scène, encore immobiles. Elles sont vêtues de pantalons noirs, de vestes à carreaux (comme il se doit pour cette chanson !) colorés et chapeaux haut-de-forme rouges. L’intro se déchaîne, guitare, percussions, Mylène arrive en fanfare du côté droit de la scène, vêtue également d’un haut-de-forme bleu marine, ainsi que d’une petite robe noire à plumes très courte dotée d’une sorte de traîne froufrouteuse, noire également. Mylène et ses danseuses effectuent la chorégraphie bien connue de la chanson devant un public déchaîné, tandis que de superbes éclairages balaient toute la salle. Les écrans des deux scènes projettent des images d’une marelle remplie des symboles masculin et féminin tournant sur eux-mêmes. Mise en scène très réussie. Mylène fait reprendre le refrain au public à plusieurs reprises…

Retour au calme avec une version plus lente et plus sensuelle de Q.I. Les danseuses retirent leur pantalon, leur veste et leur chapeau, dévoilant une petite combinaison noire des plus sexy. Mylène retire également son chapeau et sa traîne. Mylène et ses danseuses effectuent une nouvelle chorégraphie sensuelle et plutôt originale, inspirée du Lac des Cygnes. Le public est enthousiaste, notamment sur la fin de la chanson « Ton Q.I, mon Q.E, ton Q.I, C.Q.F.D… ». Mylène remercie le public, puis reprend cette conclusion de la chanson en chœur avec lui, tandis que les danseuses effectuent de larges mouvements avec les bras.

Déjà, l’intro de C’est une belle journée retentit, et nouveau moment de liesse dans la salle pour le public qui reprend à tue-tête le refrain avec Mylène. Celle-ci, toujours accompagnée de ses huit danseuses, effectue la chorégraphie du titre présentée à la télévision quatre années plus tôt. Les écrans diffusent des dessins animés tirés du clip, accompagnés d’une multitude de lettres C.U.B.J., les initiales de la chanson. A la fin de la chanson, Mylène retourne en coulisses, tandis que les musiciens jouent un instrumental orientalisant, pendant lequel les Los Vivancos arrivent une nouvelle fois sur scène, pour effectuer un nouvel interlude flamenco/claquettes. Puis le noir se fait…

Un orage éclate dans Bercy. Des éclairs flashent toute la salle, tandis que le tonnerre, la pluie et le chant des cigales retentit. Sur la scène centrale en forme de croix, une trappe se retourne sur elle-même, laissant apparaître un piano à queue. Yvan Cassar s’avance sur la scène centrale, sous les applaudissements du public. Il s’installe au piano et débute une introduction que l’on reconnaît comme étant celle de Ange, parle-moi. La voix de Mylène se fait entendre. Mais où est-elle ? Elle est perchée dans un chandelier immense aux flammes en plastique, qui survole le côté gauche de la salle. Le chandelier parcourt ainsi la moitié de la salle, rapprochant Mylène des spectateurs assis de ce côté-ci des gradins. La foule est réellement en délire, on entend peu Mylène tant les cris sont nombreux. Mylène reste imperturbable et termine la chanson, ici dans une jolie version en piano-voix, en se posant au milieu de la scène centrale. Elle descend du chandelier, qui remonte au plafond. Elle porte une nouvelle tenue constituée d’un corset violet, d’un haut transparent passé par-dessus, et de cuissardes bleues. La chanson finie, le public réserve une standing ovation à Mylène, qui semble ne pas en revenir…

La chanson suivante est Redonne-moi, que Mylène interprète visiblement très émue. Dès le second couplet de la chanson, elle peine à finir ses vers. Le public ne manque pas d’aider Mylène et de l’applaudir. Yvan conclut joliment la chanson avec une reprise inédite au piano, durant laquelle Mylène reçoit un bouquet de fleurs du public. Elle lui dit : « Ce sont des moments tellement émouvants pour moi… Merci beaucoup… ».

Toujours sur la scène centrale, Mylène continue ce tableau « émotion », plus proche que jamais de son public. Bercy n’a jamais semblé si intimiste… Elle enchaîne avec Rêver. Dès la fin de l’intro, elle demande à Yvan, submergée par l’émotion : « Donne-moi une seconde… Pardon… ». Tandis que l’écran de la scène du fond retransmet toujours des images live de Mylène, de magnifiques éclairages habillent la chanson. Des colonnes de lumière s’élèvent tout autour de la scène centrale en forme de croix, tandis que Mylène interprète une de ses chansons les plus connues et aimées du grand public. On entend d’ailleurs nettement son public chanter avec elle lors des refrains. Le public reprend également en cœur le refrain lorsque Mylène le lui demande à la fin de la chanson. « C’est une chanson qui vous va si bien… Alors je vous laisse la chanter pour moi »…

L’obscurité grandit pour L’autre… que Mylène interprète encore une fois en toute sobriété, en communion totale avec le public, aussi ému qu’elle. Vers la fin de la chanson, après que la plupart des musiciens l’aient rejointe sur la scène centrale, elle fait monter une fan sur scène, parcourt un peu la croix avec elle puis la serre dans ses bras, concluant la chanson par : « C’est un ami… C’est lui… C’est lui… C’est vous… ».

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Dès que les premiers accords de Désenchantée sont plaqués par Yvan, un cri de délire inonde Bercy. Les danseuses de Mylène, en pantalon noir et en haut violet, la rejoignent sur la scène centrale. Elles effectuent avec Mylène la chorégraphie d’origine du titre, tandis que les écrans des deux scènes projettent des images psychédéliques de toutes les couleurs. Au fur et à mesure que la chanson avance, les éclairages sont de plus en plus fous. A la fin de la chanson, des torrents de lumières de toutes les couleurs déferlent dans tout Bercy. Le public, quant à lui, est euphorique. Mylène interprète son plus gros tube, son hymne, au milieu de la salle, au milieu de son public. Comme pour « Rêver », on le distingue bien chanter avec Mylène sur les refrains. En réalité, dans la salle, il chantait plus fort qu’elle… Lors du pont de la chanson, les musiciens restant passent d’une scène à l’autre par la passerelle, une nouvelle fois descendue. Après une multitude de refrains, la chanson se termine et les danseuses retournent sur la scène principale. Mylène reprend le refrain plusieurs fois avec le public, puis présente les musiciens qui l’accompagnent. Après avoir été présentés, ceux-ci retournent sur la scène principale. Puis Mylène va les rejoindre lentement, en reprenant une nouvelle fois le refrain de la chanson avec le public. Sur la passerelle entre les deux scènes, elle se penche pour adresser un petit signe au public juste en-dessous. Puis la musique explose à nouveau et un nouveau refrain est repris.

Retour au calme avec Nobody knows, que Mylène interprète en faisant de simples mouvements de bras et de tête. Les écrans, devant lesquels une sorte de tissu transparent a été descendu, diffusent des images oniriques dans des tons jaunes. Les éclairages rouges et jaunes balaient la salle. Mylène retourne dans les coulisses tandis que les musiciens et notamment Yvan Cassar concluent la chanson par un air mystérieux constitué d’arpèges.

Pour Je t’aime mélancolie, de longues colonnes de tissu descendent du plafond de la scène. A l’intérieur de certaines d’entre elles, Eric Chevalier le claviste, Mylène et quelques danseuses. Les autres sont disposées plus au devant de la scène. Dans une version assez similaire à celle du Tour 96, Mylène ré-interprète cette chanson avec la chorégraphie d’origine, en dépit de son micro qu’elle porte à la main. Dès le premier refrain, elle sort de sous la colonne de tissu. Elle est vêtue une nouvelle tenue : culotte et soutien-gorge en dentelle noirs, par-dessus lesquels elle porte une veste en dentelle noire également.

Interprétation toute en simplicité et en sensualité pour L’amour n’est rien…. Mylène évolue sur scène, jouant avec ses musiciens, notamment ses deux choristes et son bassiste. De jolis éclairages mettent en valeur les colonnes de tissus qui ont libéré toutes les personnes qui étaient à l’intérieur… Lors des derniers refrains de la chanson, ceux-ci montent et descendent en rythme avec la chanson.

Quelle surprise que cette nouvelle interprétation de Déshabillez-moi ! On peut dire que Mylène vit la chanson… Devant un pied de micro, elle joue avec lui et avec le public, multipliant les grimaces, les poses lascives. Sans oublier l’énorme cri qu’elle pousse… Interprétation magistrale de ce classique de Juliette Gréco !

Retour au calme avec Les mots. De magnifiques projections de roses ornent les deux côtés de la scène. Des images de pluie sont projetées sur les écrans, scindés en deux. Mylène chante son premier couplet. Pour le couplet de Seal, surprise, Abraham se lève et c’est lui qui va rejoindre Mylène. Remplaçant de treize soirs, il donne une nouvelle dimension à la chanson en interprétant superbement cette chanson avec une belle voix rauque. Mylène et Abraham semblent très complices et avoir beaucoup d’affection l’un pour l’autre. Mylène le gratifie d’ailleurs d’un smack sur la bouche à la fin de la chanson…

Fuck them all bénéficie d’une mise en scène très étudiée et très colorée. Les Los Vivancos sont de retour sur scène, l’un deux enserrant Mylène dans ses bras. Ils se retournent lentement vers le public au moment de l’intro. Les danseuses sont également présentes sur scène, habillées en geishas. Toute la troupe effectue une chorégraphie inédite, tandis que les écrans diffusent des images évoquant l’Espagne, avec beaucoup de rouge, des images de toréadors, des coupures de journaux… Lors des derniers refrains, la passerelle descend une nouvelle fois relier les deux scènes. La chanson finie, toute la troupe passe sur la scène centrale, au rythme de percussions et des « Fuck them all » qui résonnent dans toute la salle. Mylène présente les danseurs : « Ils sont tous frères, ils sont tous espagnols, ils dansent magnifiquement bien, ils s’appellent Los… Mylene_FarmerVIVANCOS !! ». Puis elle retourne vers les danseuses : « Elles viennent toutes de New York, je suis très très heureuse de travailler avec elles, elles sont toutes plus jolies les unes que les autres, ce sont les danseuses !! ». Tout le monde retourne sur la scène principale, seule Mylène reste… « Et merci à vous, un immense merci !! ». Explosion de guitares. Mylène tournoie sur la scène centrale, au milieu de son public qui l’acclame. On sent les larmes lui monter aux yeux… Elle retourne sur la scène principale. « FUCK THE ALL ! ». Le noir se fait.

Cris du public lorsque Mylène est de retour sur scène. Elle est vêtue d’une nouvelle tenue, un magnifique manteau rouge sang brodé d’or et de perles. Un véritable rideau d’eau coule devant la scène. L’image de Mylène en live est projetée dessus. L’effet est magnifique. Les premières notes de Avant que l’ombre… débutent. Mylène interprète la chanson visiblement émue. Lors des derniers couplets, le rideau se sépare en deux, laissant Mylène passer devant. « Mais laisser le passé, redeve…nir le passé… passé… ». Et à chaque fois que Mylène prononce le mot « Passé », celui tombe du rideau d’eau, constitué de gouttelettes d’eau. L’effet est grandiose, magnifique. C’est la première fois au monde que cette technologie est utilisée. Le public est scotché. Mylène termine la chanson, puis lorsque débute le long instrumental qui conclut la chanson, elle se dirige vers l’escalier sans fin du décor, maintenant orné d’immenses chandeliers dont le pied est sculpté de cobras. Tandis que le rideau laisse maintenant s’échapper la silhouette de Mylène (celle de l’affiche du spectacle), celle-ci monte lentement, très lentement, les marches de cet escalier sans fin. Arrivée à mi-chemin, elle ôté son long manteau rouge, se retrouvant presque nue. Arrivée tout en haut de l’escalier, dans la fumée, elle se retourne et lève la main en direction du public. Elle n’est plus qu’une silhouette lointaine en haut de cet escalier. Le public, abasourdi, répond au signe de main que lui adresse Mylène. Puis lentement, les lourdes portes qui cachaient la scène commencent à se refermer sur elle et sur Mylène, la main toujours levée. Sa silhouette se découpe toujours dans le rideau d’eau. Avec un immense fracas, les portes se referment définitivement. Le dernier plan du film nous montre les fans en pleur devant ce final incroyable et particulièrement fort en émotions…

 SOURCE  / http://www.innamoramento.net/

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Avant que l’ombre…à Bercy, Paris 2006

Posté par francesca7 le 29 novembre 2015

 

Cette année, Mylène a décidé de nous montrer qu’elle est toujours présente pour ses fans! En janvier dernier, Mylène remontait sur scène après 6 années d’absence. Depuis janvier, Mylène n’a pas chômé puisqu’elle nous a sorti deux singles extraits de l’album « Avant que l’ombre… » – qui dit single dit clip – et un duo inédit qui sortira très bientôt! La période « Avant que l’ombre… » se terminera après les CD-DVD live de « Avant que l’ombre… à Bercy » mais en attendant nous aurons le plaisir de lire et regarder le nouveau livre de Mylène Farmer! Ce livre officiel regroupera des photos de Claude Gassian légendées par Mylène Farmer elle-même! Ces photos retraceront « Avant que l’ombre…à Bercy » et le livre sera disponible dès novembre prochain. Son prix sera de 38 euros et le titre du livre n’est autre que le titre de cette news!

 

 avant que l'ombre

 

Les supports lives

« Avant que l’ombre… à Bercy » tiré des concerts du même nom est le live de tous les records ! Record d’attente tout d’abord puisque c’est seulement le 4 décembre 2006 soit + de 10 mois après le dernier concert que les différents supports live sont commercialisés ! Jamais un live n’aura été aussi attendu puisque n’oublions pas que de très nombreuses personnes n’ont pas eu la chance d’assister aux concerts, faute de pouvoir partir en tournée pour Mylène et son équipe. Un superbe 1er single aura tout de même précédé cette sortie puisque c’est la chanson finale « Avant que l’ombre… » et notamment son magnifique clip qui est choisie pour annoncer cette sortie évènementielle.

C’est une réussite totale à tous les niveaux ! La réalisation signée une nouvelle fois François Hanss est impeccable et les dernières techniques ont été utilisées pour les images et le son afin de restituer au mieux l’ambiance de ce show grandiose. Chaque tableau du concert est ainsi parfaitement rendu, Mylène est totalement dans son élément sur scène et plus proche que jamais du public… une bête de scène on vous dit ! Tous les musiciens et danseurs présents sur scène s’intègrent parfaitement au spectacle et prennent eux aussi visiblement beaucoup de plaisir à partager cette scène. De plus, les bonus du dvd donnent la parole aux principaux concepteurs du show (Mylène ne faisant que quelques apparitions furtives dans ces images !) qui en dévoilent les longs préparatifs, un travail passionnant mais difficile !

Côté supports, c’est la « routine » avec la sortie d’un double cd et d’un double dvd en édition limitée tout d’abord, dans un boitier coulissant en plastique de couleur ocre s’ouvrant comme les portes de la scène principale. Quant au coffret ultra-collector comprenant l’intégrale du spectacle dans une reproduction du sarcophage utilisé au début pour l’arrivée sur scène de Mylène, tout part en quelques heures !

Les ventes explosent au delà de toutes les espérances ! Un mois après sa sortie, ce sont près de 500 000 exemplaires du live tous supports confondus qui ont été vendus dont 345 000 exemplaires du dvd, 1 véritable exploit pour 1 dvd musical en France !!

 

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LES CHANSONS

1. Intro
2. Peut-être toi
3. XXL
4. Dans les rues de Londres
5. California
6. Porno Graphique
7. Sans contrefaçon
8. Q.I
9. C’est une belle journée
10. Ange, parle-moi
11. Redonne-moi
12. Rêver
13. Ainsi soit-je OU L’autre
14. Désenchantée
15. Nobody knows
16. Je t’aime mélancolie
17. L’amour n’est rien
18. Déshabillez-moi
19. Les mots
20. Fuck them all
21- Avant que l’ombre…

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RTL reçoit Mylène en 2006

Posté par francesca7 le 3 janvier 2015

 

1er DÉCEMBRE 2006 - Entretien avec Stéphane BOUDSOCQ

 2006-03-aEn préambule, le journaliste nous explique que l’entretien s’est tenu le 27 novembre 2006, dans les locaux de la société de production de Luc Besson, faubourg Saint ­Honoré ainsi que les circonstances de celui­-ci : en préparant une interview avec le réalisateur, Stéphane Boudsocq lui a fait part de son souhait d’interviewer Mylène Farmer, qui double l’un des personnages principaux de son film « Arthur et les Minimoys », une première dans sa carrière. Le jour de la venue de Luc Besson dans les locaux de la station, celui­ci informe alors le journaliste que Mylène Farmer se prêtera au jeu de l’interview le soir même, avant de se rendre à l’avant­première du film au cinéma Gaumont Marignan des Champs­Élysées.

Pourquoi avez­vous accepté de prêter votre voix à un personnage de dessin animé, de jouer le jeu avec Luc Besson ?

­ C’était un souhait de ma part que de faire une voix pour un dessin animé. J’adore l’animation, et c’est Luc qui est venu à moi et qui m’a proposé donc de faire cette voix pour la princesse Sélénia. Il m’a présenté les livres d’ « Arthur et les Minimoys », mais surtout le décor des miniatures du village des Minimoys et je suis tombée vraiment, vraiment amoureuse de ce village, de ce travail.

Si vous deviez présenter justement Sélénia à une petite fille, un petit garçon, un spectateur qui va voir le film, qu’est­-ce que vous diriez ?

­ C’est une princesse qui est émouvante, je crois, qui est drôle parfois, qui est espiègle. C’est une battante, une meneuse et je crois que toute petite fille ­ et même plus grande ­ peut s’identifier à ce personnage.

Dans l’univers de Luc, que vous connaissez bien, qui a réalisé un de vos clips il y a quelques temps (« Que mon Cœur Lâche » en 1992, nda), qu’est­-ce qui vous attire ? Qu’est­ce qui vous charme ?

Qu’est­-ce qui vous émeut, peut-­être ?

­ Ecoutez, essentiellement le monde de l’enfance. Je pense que je suis moi­même une grande personne qui a peu envie de grandir ! Essentiellement l’enfance : c’est ce qui m’a touché dans les films en général de Luc, et tout particulièrement ce dessin animé.

Qu’est­ce que vous aimez et qu’est-­ce que vous regardez au cinéma ?

­ J’ai une passion pour le cinéma depuis très, très longtemps. Si je dois trouver un metteur en scène, ce serait avant tout David Lean, « La Fille de Ryan » en particulier, mais aussi « Oliver Twist », « Brève Rencontre », tous ses films ! J’adore ­ j’adorais, puisque cet homme a disparu. J’aime beaucoup le cinéma coréen, j’aime le cinéma russe, parfois le cinéma américain : David Lynch, cette fois, ‘­ch’ (rires), que j’apprécie énormément.

J’aime…C’est toujours au moment où on vous demande de donner des noms qu’on les oublie, mais j’adore le cinéma. C’est essentiel dans ma vie.

2006-03-cEst­-ce qu’on vous reverra au cinéma ? Parce qu’on se souvient de « Giorgino », vos clips qui sont également très, très mis en scène, vos spectacles, mais à l’écran, c’est une envie que vous avez ?

­ C’est une envie. Quand j’ai commencé, avant même de découvrir le métier de chanteuse, j’avais pris des cours de théâtre pendant trois ans, donc c’était vraiment quelque chose qui m’intéressait, m’attirait. J’ai fait ce premier projet qui était « Giorgino » et qui n’a pas rencontré malheureusement son public, et là quelqu’un est venu vers moi et j’ai un projet enfin qui me tient vraiment à cœur. Maintenant voilà, on sait ce que peuvent devenir les projets : parfois, malheureusement, ils s’éteignent. Mais je serai en tout cas très, très heureuse que de faire un deuxième film.

 

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LE JOURNAL DU DIMANCHE reçoit Mylène

Posté par francesca7 le 1 janvier 2015

 

8 JANVIER 2006 – Mylène Farmer habillée pour l’hiver

Entretien avec Henry­Jean SERVAT

2006-01-bMylène Farmer, à quelques jours de votre premier concert, quel est votre état d’esprit ?

­ Hypersensible, angoissée. J’ai la peur au ventre, mais je me sens aussi et surtout très heureuse, tellement heureuse de retrouver mes fans. Il s’agira de l’un des moments essentiels de ma vie. J’ai hâte !

Pour votre retour sur scène, vous cherchiez des idées pas cousues de fil blanc et un couturier qui vous taille des costumes dans l’étoffe de ses rêves…

­ J’avais une seule idée en tête : trouver quelqu’un ayant un véritable univers et des correspondances avec le mien. Quelqu’un de surdimensionné. Le hasard me l’a fait rencontrer en la personne de Franck Sorbier.

Que vous ne connaissiez pas auparavant…

­ J’avoue ! Ce qui n’a rien d’étonnant, puisque non seulement je n’assiste pas aux défilés de couture, mais encore je ne sors jamais ! (on a pourtant vu régulièrement au fil des ans Mylène Farmer assister à des défilés haute couture, nda)

Puisque vous ne mettez jamais les pieds dehors, comment alors l’avez-­vous découvert ?

­ Chez moi, j’ai vu dans un magazine un joli reportage sur les préparatifs et les répétitions d’un opéra magnifique, « La Traviata ». Je suis tombée en admiration devant l’une des robes de l’une des cantatrices : elle était longue, façon Second Empire. Elle s’étalait, rouge sang, somptueuse, gigantesque, comme une coulée de tissu, une cascade de lave voluptueuse. J’ai compris immédiatement que c’était là le genre de tenues que j’attendais. Un coup de foudre et une évidence !

Alors, votre première rencontre ?

­ En silence ! Je lui avais demandé de venir à moi seul. Franck est quelqu’un d’extrêmement secret qui ne sort pas facilement de sa réserve et qui ne trahit pas aisément ses émotions ­un langage que je comprends très bien ! Nous nous sommes d’emblée reconnus et bien entendus, sans avoir à nous parler. Nous vivons l’un et l’autre dans le doute permanent, avec par­dessus tout le souci du travail très bien fait.

Qui a donné les idées à l’autre ?

­ Franck n’était pas, je crois, plus familier de mon univers que je ne l’étais du sien. J’avais des thèmes en tête quant aux décors et quant aux costumes.

Êtes­-vous intervenue dans leur élaboration ?

­Oui, à partir des croquis qui m’ont été proposés. J’ai découvert les métiers à l’ancienne qui composent le monde de la haute couture. Je n’ignore plus rien du vocabulaire des tissus ! J’ai partagé toutes les étapes de la création. Nous sommes partis de choses existantes, revisitées par moi. Au final, ce ne sont pas des costumes que je porte, ce sont des costumes fous et insensés qui me portent et me transportent. Chacun des sept ! (Mylène portera finalement cinq tenues différentes sur scène pour ce spectacle, nda)

Qu’allez­vous faire de vos costumes, le spectacle terminé ?

­ Je vais les garder chez moi. Tous les garder ! J’ai même déjà acheté des mannequins de modéliste pour les mettre dans une pièce ! (certains d’entre eux seront d’ailleurs prêtés par Mylène pour une exposition consacrée à Franck Sorbier à Lyon en 2008, nda)

 

 

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Journal d’un tournage de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 mars 2014

Avant que l’ombre…à Bercy, journal d’un tournage

Dans le magazine de cinéma Actions paru en septembre 2006, François Hanss s’exprime sur le tournage de Avant que l’ombre…à Bercy au cours d’une longue interview documentée, à laquelle participeront entre autres Dominique Fausset, le directeur de la photographie, et Paul van Parys, le producteur collaborateur de Laurent Boutonnat.

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    Sous les hurlements d’un public récompensé de sa longue patience, un sarcophage transparent descend très lentement du plafond de Bercy et vient se poser sur la scène en forme de croix de Malte qu occupe une bonne partie de la fosse. A l’intérieur, on devine la silhouette de la star allongée, comme morte. L’entrée est saisissante en même temps que  » signifiante « . Fidèle aux symboles et aux mystères, aux signes et aux messages, Mylène Farmer a transformé pour l’occasion l’immense salle de concert en vaste temple oriental. Sur la scène traditionnelle où la chanteuse accède par un pont amovible, deux portes monumentales renvoient à la  » porte d’or  » du Dôme de Florence. Ce décor monumental et évidemment intransportable est l’œuvre du scénographe Mark Fisher, concepteur des tournées de  » U2  » et des Rolling Stones. Rien que cela. Produit par Thierry Suc, le spectacle est  » à la mesure de sa démesure « .

    Après la tournée 1989, le Tour 96 et le  » Mylenium Tour « ,  « c’est le quatrième spectacle que nous filmons « , explique Paul Van Parys, directeur de la société  » Stuffed monkey « , société de Mylène Farmer productrice de la captation filmée.  » Bercy est une salle difficile. Aux contraintes qui concernent le public et la sécurité, il faut ajouter une jauge de poids à ne pas dépasser. Ce concert est tellement énorme que la moindre caméra supplémentaire devient vite un problème… «  » Filmer un concert de Mylène Farmer revient à se poser dès le départ une mul- titude de questions « , intervient le cinéaste François Hanss pourtant rompu à ce genre de  » performance « . D’abord assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat (réalisateur, et compositeur attitré de la star) sur la captation des deux premières séries de concerts, il avait déjà fini seul dans  » l’arène  » au moment du   » Mylenium Tour «  en 1999 (450.000 spectateurs à l’époque).  » Les spectacles de Mylène priment par leur scénographie, poursuit-il. Par définition, le  » live  » est synonyme de liberté. Il n’exclut donc jamais les impondérables. Avec elle, la mise en scène, la lumière, la gestuelle et la chorégraphie sont toujours intéressantes. C’est vraiment quelqu’un qui apporte sans arrêt des choses nouvel- les. Elle a beau multiplier les filages, les mises en place et les répétitions, c’est seulement le jour où elle entre en scène face au public qu’on découvre son spectacle. Filmer un concert de Mylène Farmer, c’est chercher à traduire sa personnalité. Il faut aimer son expression, aimer sa plastique et son visage, aimer la suivre dans des choses intimes. C’est là où le terme de  » captation  » devient peut-être impropre « .

téléchargement (2)     » Certains endroits étaient inaccessibles et il ne fallait pas gêner le public, reprend Paul Van Parys. Il a donc fallu à François une longue observation des répétitions pour savoir comment filmer le mieux possible tous les instants du concert avec le maximum d’axes capables d’offrir un vrai montage de qualité. Avec un réalisateur, le producteur se pose la question des moyens, mais aussi de la manière de les utiliser « .  » Même si au fil des années, la culture du spectacle filmé fait que les spectateurs comprennent et acceptent mieux la présence d’une Louma dans la salle ou d’une caméra dans la fosse, dit François Hanss, on n’avait pas le droit de parasiter la perception du concert par les spectateurs. Cela a toujours été notre credo avec Laurent Boutonnat et Mylène Farmer. Il n’y a ainsi jamais de caméra sur scène, jamais non plus un cadreur ne vient près de l’artiste ou des danseurs. En revanche, comme Mylène l’a toujours pratiqué dans ses films précédents, on va chercher le regard du public sur elle. Ce contrechamp est intéressant, il permet d’échapper au point de vue frontal et ajoute de la dynamique et de l’émotion. Une guitare, une expression ou un mouvement de bras sont des plans sporadiques qui insufflent de la valeur ajoutée au montage. Pour les obtenir, il faut des positions de caméra très précises. Mon cahier des charges est de faire monter en puissance ce qui se passe dans la salle tout en respectant scrupuleusement la logique du déroulement du concert, la logique de la découverte des tableaux et des lumières telle qu’elle est conçue. Chaque chanson étant en soi un tableau de lumière et de chorégraphie, mon défi le plus important est de rendre logique et compréhensible ces chorégraphies dans leur déroulement sans jamais perdre de vue l’artiste, sans jamais la faire disparaître derrière les lumières ou le public. Je procède avec un découpage prévisionnel réparti sur l’ensemble du planning des concerts. Il ne s’agit jamais pour nous de  » filmer pour filmer « . Ma difficulté supplémentaire ici, c’est la présence des deux scènes. Après, on ajoute toujours quelques points de vue un peu spectaculaires et très utiles. Sur un ou deux titres, nous avons ainsi une caméra télécommandée en totale plongée. Les caméras à l’épaule, c’est plus pour l’ambiance, se retrouver à l’intérieur du public ou utiliser des amorces de mains. La vraie structure du film répond forcément aussi à des nécessités de plans beauté sur Mylène. L’esthétique est importante « .

    Huit mois avant le début des représentations parisiennes, la quatrième série de concerts donnée par l’artiste en dix-sept ans de carrière affichait déjà complet. Son titre ?  » Avant que l’ombre… à Bercy « . Revêtue d’une tenue d’amazone lamée or surmontée d’une cape à frange, Mylène Farmer y mélange chansons nouvelles et grands classiques ( » Libertine « , «  Désenchantée « …).  » Au total, nous avons filmé les dix premiers concerts à deux ou trois caméras, précise le producteur Paul Van Parys. Une fois le spectacle bien rodé, nous sommes passés à cinq ou six caméras pour les deux derniers « .  » Nous avons principalement travaillé avec des Aaton, précise de son côté le directeur de la photographie Dominique Fausset. Mais nous avions aussi une Arriflex pour varier la vitesse et l’obturation et une A- Minima, L’ouverture était plutôt agréable, entre 4 et 5.6 avec des profondeurs de champ intéressantes. Un concert est un spectacle vivant extrêmement parti- culier dans la mesure où on doit s’adapter à une multitude de lumières et d’axes différents avec obligation de cohérence au final. (La création lumière est l’œuvre de Frédérique Peveri qui aura toujours été à l’écoute de la fabrication du film).

    Les lumières de  » live  » comme on les appelle, ont de grandes variations de couleurs, de teintes, de mélanges et de puissance d’éclairage. Qui plus est, c’est un type de lumière très particulier. Dans ce contexte, l’idée est d’être le moins intervenant possible et de tout utiliser, jusqu’aux extinctions de lumière qui font partie du show. Le problème de Bercy, c’est qu’on a parfois des distances de caméra extrêmement éloignées – jusqu’à 80 mètres – ce qui crée des présences très différentes à l’image. C’est dire combien le choix du support est prépondérant « . Avec François Hanss, réalisateur de cinéma ( » Corps à corps «  en 2003 co réalisé par Arthur-Emmanuel Pierre), Laurent Boutonnat, (deux longs métrages à son palmarès avec «  Giorgino  » en 1994 et  » Jacquou le Croquant «  cette année) et Mylène Farmer en personne dont les clips ont révolutionné le genre (de vrais courts-métrages, certains en cinémascope), le support de captation ne pouvait évidemment qu’être… argentique.  » Il est évident que Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et François Hanss sont des gens culturellement très attachés au cinéma, constate Paul Van Parys. Avec eux, la captation d’un concert équivaut, et tant mieux, à la réalisation d’un véritable film de cinéma, pas à l’enregistrement multi-caméras d’une émission de télévision. L’orientation film faisant partie de leur culture à tous les trois, l’alternative d’un tournage en HD a été très rapidement abandonnée. Au vision- nage de tests suivis d’un télécinéma sur HD, on s’est rendu compte, notamment au niveau de la colorimétrie, que le film apportait beaucoup par rapport à la HD « .  » Dès ses débuts, l’univers musical de Mylène s’est beaucoup imposé par l’image cinéma, souligne François Hanss. Il y a une part de comédienne en elle, elle a le goût de l’image. Dans un souci de beauté autant que de respect vis-à-vis du spectateur, elle a toujours défendu l’image film.

    téléchargement (3)A une époque où la vidéo pouvait se poser comme alter- native, tous ses clips étaient tournés en film. Elle a toujours recherché l’exception, elle a toujours revendiqué une production artistique ambitieuse « . Sur scène ou juchée sur une nacelle en forme de chandelier, Mylène Farmer enchaîne les costumes au fil des numéros, portant justaucorps noir et chapeau haut de forme ou robe violette à cuissardes. Dans un spectacle qui mêle la sensualité et le sacré, l’amour, la mort et la spiritualité, des danseurs habillés de noir se produisent entre deux chansons dans des chorégraphies inspirées du flamenco. De chaque côté de la scène traditionnelle, deux écrans retransmettent les images du spectacle en train de se produire.  » Peut-être mon regard est-il déformé par mon goût du cinéma, mais si nous avions tourné en vidéo, reprend François Hanss j’aurais eu l’impression d’assis- ter à une super émission de télévision. Pour moi, il était impensable de monter ou pré-monter le film dans un car-régie et de le finaliser dans la foulée. C’est au montage que le film va se mettre en place « .  » Techniquement, le support film est de toute façon ce qui se fait de mieux, ajoute le chef-opérateur Dominique Fausset.

    Dans le genre d’exercice où l’on doit retranscrire au plus près possible les sensations du  » live « , la maniabilité de la pellicule est imbattable. L’argentique offre, qui plus est, un choix très intéressant d’outils de post-production. L’avantage de tourner en film, c’est aussi de pouvoir utiliser  des caméras complètement autonomes avec pour seule contrainte l’utilisation d’un code Aaton destiné à synchroniser les rushes. Cela laisse une grande liberté au cadreur qui, sur ce type de films, doit avoir beaucoup de rigueur. C’est ce qui nourrit la qualité de lumière, la qualité de présence des artistes et la cohérence indispensable pour le montage « .  » L’argentique, explique Gilles Gaillard, directeur technique chez Mikros Image, agit comme un pur capteur. En dynamique, la base captée ainsi obtenue est plus large que celle d’un support numérique. C’est un cliché de dire que la capture numérique est plus sensible que la capture argentique. On voit bien que ce n’est pas vrai dès lors que les émulsions deviennent de plus en plus fines. En tirant parti des capacités de captations de la pellicule, les choix créatifs de post- production sont donc forcément plus prononcés, ce qui était nécessaire avec un projet comme celui-ci qui requiert beaucoup de travail en aval. En faveur du film, on cite souvent un plus grand rapport de contraste toléré et une captation différente des couleurs. Mais la captation film permet aussi de repousser l’étape de numérisation sans être gênée par le filtrage quasi-obligatoire de la captation numérique. 

    En numérique, on est contraint de choisir la balance des blancs et le tronçon sur lequel on va travailler au définitif (encore que certaines caméras commencent à mettre de côté ce type de réglages) et du coup, les choix d’image proviennent à 90% de la prise de vues. Ce n’est pas le cas en argentique. Avec une capture argentique, on peut faire des choix différents en post-production, privilégier les ombres ou les hautes lumières. En choisissant le spectre sur lequel on va travailler, on a davantage de liberté sur le rendu de l’image définitive. Si le placement des acteurs est relativement défini quand il s’agit d’un concert, l’emplacement des caméras définit aussi des gammes de rapports de contraste différents. Un personnage qui passe de l’ombre à la lumière se trouve dans une configuration qui fait que le contrôle des rapports de surexposition varie énormément. La latitude étant plus grande au moment de la prise de vues, il devient intéressant de pouvoir effectuer un travail sur le télécinéma au moment de la numérisation pour aller chercher des détails sur l’image plutôt que d’avoir un rendu homogène qui placerait systématique- ment des gens dans l’ombre. Cela permet de placer le spectateur entre  » back- stage  » et pur concert « .

    Au service de la captation, Dominique Fausset a choisi d’expérimenter la toute nouvelle (à l’époque) pellicule Kodak Vision2 7299.  » C’est une pellicule qui va plus loin que ses consœurs de la gamme Vision2 dans les contrastes et les saturations de couleurs, précise-t-il. Pour le type de lumière et la configuration de tournage d’un concert, c’est une pellicule parfaite. Très malléable, elle emmagasine beaucoup d’informations. Il faut simplement la poser le plus  » plat  » possible dans la courbe pour obtenir un maximum de rendu dans les hautes et basses lumières. Le plus surprenant, ce sont les détails qu’elle conserve dans les basses lumières. C’était d’autant plus important pour nous que le stylisme comportait pas mal de noir (certaines tenues, beaucoup de chapeaux…). Malgré ce noir qui présentait parfois des densités très fortes, elle a en permanence continué de faire preuve de finesse. C’est une pellicule qui, malgré des mélanges de textures de néon et de lumière traditionnelle, valorise les natures d’arrière-plans et la profondeur de champ « .  » C’est une pellicule qui pré- sente un possible écart de contraste spectaculaire que les supports numériques ont encore du mal à posséder « , ponctue Gilles Gaillard.  » Quand on filme un concert, il n’est pas question de trouver tel ou tel tableau trop  » sombre  » ou trop  » lumineux « , explique encore le réalisateur. La grande force de l’argentique, c’est de  » capter  » les nuances d’ouverture de lumière et de ne trahir ni les carnations ni la dynamique des couleurs dont la palette est différente pour chaque tableau. Grâce à la latitude d’acceptation de cette pellicule, on peut  » partir  » assez loin et garantir au public la cohérence du spectacle. Sur la performance ou le côté spectral de la Vision2 7299, on voit bien qu’au standard de ce qu’on obtient, on possède déjà une image très douce et très défi- nie. On garde le chatoyant du stylisme de Mylène, il n’y a rien d’ingrat ou de parasite, rien n’est  » cramé  » dans les hautes lumières. Le tableau final par exemple se devait de ressortir magnifiquement. Derrière un rideau de pluie, on découvre un escalier éclairé par différentes sources de lumière qui mettent en trompe-l’œil une perspective. Quand je vois le résultat en film, j’ai l’impression de me trouver devant un rendu technicolor. C’est plein de finesse et de demi-teintes « .  » Sur ce type de tournage, l’utilisation d’une seule émulsion permet aussi d’avoir une continuité de profondeur, de grain et de texture d’image, approfondit Dominique Fausset. Il en résulte une cohérence entre les places de caméra, leurs distances et les variétés d’objectifs utilisés. En accord avec la post-production, j’avais ainsi décidé de ne rien filtrer même si avec ce type de lumière de concert, on récupère beaucoup de  » flair « . Pour moi, cela donne de la vie aux images.

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    Une lumière de concert, ça change tout le temps, on passe régulièrement du  » chaud  » au  » froid  » et en intensité, on va de très hautes lumières à des lumières éteintes. Cette Vision2 est une pellicule qui tient très bien les montées de grain, les surexpositions comme les sous-expositions. C’est une pellicule que j’aurais vraiment envie d’utiliser maintenant avec des lumières modernes, de travailler dans la douceur sur des clips ou en publicité. Sur ce tour- nage, elle a été pour moi un véritable confort dans ma collaboration avec le coloriste Jacky Dufresne de chez Mikros Image, lequel m’a accompagné dans ce travail depuis le démarrage des tests jusqu’à la finalisation du master au lustre « .  » Son bémol, intervient Gilles Gaillard, c’est que malgré une émulsion plus douce, on se retrouve vite avec une texture de grain comparable à  » l’ancienne  » 500. (La montée de grain n’était pas encore traitée par la boîte Kodak au moment où nous l’avons essayée). Nous n’avons pas utilisé directement la boîte Kodak pour ce qui est de la fabrication de l’image définitive mais pendant toutes les étapes de recherche créative. En faisant des combinaisons Vision2 7299 + boîte Kodak, on s’aperçoit que si la boîte est un peu stricte en terme de rendu, elle fournit quand même des indications qui permettent de déterminer des ambiances et d’offrir davantage de propositions « .

    Avec un marché du CD en chute libre un peu partout, quelle sera l’exploitation principale du film ?  » Le DVD est devenu un support très important, termine Paul Van Parys, c’est la trace du travail que l’artiste a fourni, un témoignage dans sa carrière, un point de repère dans l’évolution de ses concerts. L’exploitation du DVD est notre objectif aujourd’hui avec éventuellement celle du HD DVD dans la mesure où, quand nous sortirons ce film fin 2006, les lecteurs DVD HD commenceront à se mettre en place. Le fait que le film utilise la pellicule HD Vision2 et le fait qu’on dispose d’une post-production en HD peut nous permettre d’envisager une exploitation salles… même si tout le monde sait qu’elle est difficile à obtenir. Avec la définition d’image dont le film peut aujourd’hui s’enorgueillir, c’est en tout cas une chose possible en privilégiant délibérément la qualité « .

Dominique Maillet, Actions, n°27, Automne 2006.

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Mylène sort de l’Ombre

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Comme suite à la conférence de presse donnée le 16 décembre 2004, au Salon France Amérique, avenue Fraklin-Roosevelt, dans le VIIIè arrondissement de Paris, à deux pas des Champs-Elysées, avec la participation de Thierry Suc, de Laurent Boutonnat et.. de Mylène, bien évidemment ; Mylène sort de l’ombre…. 

Mylène sort de l’Ombre dans Mylène 2005 - 2006 conference01

 

On compte une cinquantaine de journalistes dans la salle baignée d’une lumière rouge et décorée, pour l’occasion, d’une multitude de bouges. La conférence de presse dure une demi-heure. Et pas une seconde de plus. C’est Thierry Suc qui prend le premier la parole. Il fait un rapide bilan du Mylenium Tour avant d’annoncer officiellement le retour sur scène de Mylène, fixé le 13 Janvier 2006, et ce pour treize concerts à Bercy ! Et si le chiffre 13 revient souvent, ce n’est pas que le fruit d’un joli hasard. Thierry Suc s’explique :

-          Lorsque nous avons appelé Bercy pour réserver la salle en janvier, elle n’était disponible qu’à partir du 13, et pour seulement 13 dates….

Le manager précise ensuite que, malheureusement, l’infrastructure de ce show étant trop lourde, le spectacle ne peut pas être exporté dans les salles de province. Quant aux tarifs, ils varient de 54 € pour la fosse à 132 € pour la première catégorie en gradins ! Après les dix premières minutes de présentation par Thierry Suc, Laurent Boutonnat et Mylène font leur entrée. Laurent Boutonnat est fidèle à lui-même décoiffé, détendu et grisonnant genre artiste bohème, et Mylène le suit de près. Le visage légèrement fatigué, la star est coiffée de son éternel chignon, vêtue d’une verte écrue (brodée de fleurs bleues) sur un bustier blanc, d’une mini jupe blanche et portant de longues cuissardes noires.

Visiblement stressée, la chanteuse répond néanmoins naturellement aux questions de journalistes qui s’en donnent à cœur joie ! L’occasion est si rare qu’ils ne vont pas bouder ce plaisir inédit. Bien évidemment, la première question fuse : Pourquoi cette conférence ?

Vidéo 

Image de prévisualisation YouTube 

pour ce qui est du prochain album, il devrait être prêt très bientôt, d’ici le mois de mars 2005. La chanteuse insiste sur l’importance des guitares tandis que Laurent Boutonnat met l’accent sur le changement de la production avec beaucoup d’électro et d’acoustique.

jacquou_le_croquant_1280x960 dans Mylène 2005 - 2006Laurent Boutonnat, quant à lui, confirme que le tournage de Jacquou le croquant – après plusieurs mois de retard – commencera mi-mars. Pour la première fois, il accepte aussi de revenir sur le douloureux échec de Giorgino  avec une promesse, dite à mi-mots, qu’une sortie en DVD ne serait pas exclue. Un jour, peut-être.

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Places de concert Avant que l’ombre

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Dès le lendemain, la presse se fait abondamment l’écho de cet événement. Les places de concert de Avant que l’Ombre .. sont mises en vente, et très vite, les treize dites affichent complet. 22 000 billets partent dans la journée, et 40 000 en deux jours ! Notons que certains irréductibles en ont même acheté plusieurs pour voir leur star deux ou trois jours de suite, voire les treize soirs d’affilée ! 

 

Places de concert Avant que l’ombre dans Mylène 2005 - 2006 2005_pochette_00Si Mylène se fait toujours aussi discrète à propos de ses engagements dans diverses causes humanitaires, elle accepte néanmoins de collaborer à un album, Solidarité Asie produit par Universal et dont les bénéfices iront à l’association Action contre la faim, qui résulte des fonds au profit des pays d’Asie du Sud-Est, touchés par le tsunami. Rêver en version single est choisi pour figurer sur ce double album, qui sort le 17 Janvier 2005. Quant aux Enfoirés, après Libertine        , Sans contrefaçon  et autres C’est une belle , ils reprennent Désenchantée interprétée sur scène par Pascal Obispo et Zazie.

 

Les fans n’osent plus y croire. L’attente était devenue tellement longue qu’elle en était devenue insupportable et pourtant, Mylène est de retour ! C’est le mercredi 9 février de l’an 2005 qu’ils peuvent enfin entendre le dernier single au titre provocateur de Fuck them all (« Qu’ils aillent se faire foutre ») et ce, dès 6 heures du matin sur certaines radios comme NRJ ou RadioScoop. NRJ, la première station musicale française, célèbre comme il se doit le retour radiophonique de la star : Fuck them all passe toutes les trente minutes ! Mieux : le morceau est précédé d’un mini medley de ses plus grands tubes, avant qu’une voix caverneuse annonce : « Voici le nouveau son de Mylène Farmer » D’autres radios comme RTL, Europe 1 et Wit FM le diffuseront également dans le même temps, car aucune station n’a obtenu l’exclusivité d’une première diffusion !

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Avant que l’ombre…

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Cette chanson inspirée des mots de Charles Baudelaire parle de la peur de mourir.
Bien sûr ce texte a un caractère religieux.

Avant que l'ombre... dans Mylène 2005 - 2006 MF2000_57aLe titre de cette chanson « Avant que l’ombre… » signifie « avant que la mort … ». Mylène  parle de l’esprit qui part « Mémoire qui m’oublie qui me fuit » Puis vient le refrain où elle parle de Jésus, elle lui dit qu’elle a peur, peur de l’heure de sa mort, peur du moment où son âme va être emportée dans des mondes oubliés (le ciel, le paradis, l’enfer). elle parle des insomnies, des angoisses que la mort lui apporte « de la douleur, des nuits de veille, mémoire inachevée ». Puis elle annonce qu’elle sait qu’elle a aimé, qu’elle n’a pas péché, avant que la mort ne vienne la chercher, en toute confession. La mort va venir et elle va voir « l’autre côté » mortel, esprit ou le paradis etc.

Faisant appel à Jésus, et lui demandant si elle est pécheresse « suis-je coupable ? » , elle ne pensait pas avoir peur de la mort, ressentir cette sensation « moi qui croyait mon âme sanctuaire impénétrable » enfin,  elle commence à mourir, elle a peur de souffrir et de ne laisser qu’une trace invisible d’elle « je meurs de brûler l’empreinte, mais laisser le passé redevenir la passé ». 

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Avant que l’ombre…

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Avant que l’ombre… est le sixième album studio de Mylène Farmer, paru le 4 avril 2005.

Avant que l’ombre… dans Mylène 2005 - 2006 MF2000_41aDoté d’une tonalité rappelant les ambiances de ses premiers albums, d’arrangements plus fouillés et d’une voix plus maîtrisée, l’album réussira le pari de se vendre, en pleine crise du disque et sans aucune promotion, à plus de 800 000 exemplaires. À noter que cet album a été no 1 des ventes en France, Belgique et Russie et dans le top 10 des charts israélien, suisse, estonien, ukrainien et grec.

Il donnera lieu également à une série de 13 concerts à Bercy (tous complets) en janvier 2006, et sera couronné du titre Meilleur album de l’année 2005 aux NRJ Music Awards.

L’album est assez différent du précédent par une voix libérée et fluide. Parmi les chansons les plus remarquables, notons la chanson éponyme, le provocant Fuck Them All, l’astucieux Q.I., l’étrange Porno Graphique, le guilleret Aime, l’émouvant Redonne-moi, et la planante piste cachée Nobody Knows.

Avant que l’ombre… fait référence à plusieurs éléments de la période 2005 à 2006 de la carrière de Mylène Farmer :

 

Voir aussi

gifs étoiles

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Après la Victoire Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Après la Victoire de la Musique de « l’Artiste féminine des 20 dernières années », Mylène Farmer rompt en février 2005 son silence médiatique avec le single Fuck Them All, prélude à la sortie de Avant que l’ombre…, un album plus acoustique que les Après la Victoire Mylène dans Mylène 2005 - 2006 MF2000_93aprécédents. Malgré la crise du disque et une promotion réduite, l’album atteint les 800 000 exemplaires (dont 430 000 au sein du panel IFOP), et confirme le succès de la chanteuse à l’étranger, tout particulièrement dans les pays de l’Est et en Russie, où L’Amour n’est rien… fut le plus gros succès de l’année 2006.

Une série de 13 concerts est donnée à Bercy en janvier 2006, réunissant 170 000 spectateurs. L’imposante infrastructure du spectacle étant intransportable (un rideau d’eau, une réplique des portes du baptistère Saint-Jean, un caisson de verre, 2 scènes – dont une centrale en forme de croix de Malte – reliées par une passerelle amovible…), le show n’a pu être présenté en province. La vidéo du spectacle est devenue en quelques mois le DVD de concert le plus vendu de France.

En septembre 2006, Mylène Farmer enregistre Slipping Away/(Crier la vie) en duo avec Moby, qui décroche un nouveau disque d’or et devient son 4e single no 1. Peu après, elle prête sa voix au film d’animation de Luc Besson, Arthur et les Minimoys, dans lequel elle incarne Princesse Sélénia, et assurera également le doublage pour les 2 volets suivants, Arthur et la Vengeance de Maltazard (2009) et Arthur et la Guerre des deux mondes (2010).

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Fuck them all

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Des pseudos titres de singles circulent alors comme « Aime » ou « Dans ma peau ». Le magazine « Voici » émet la possibilité d’un « Fuck them all », peu pris au sérieux…

Fuck them all dans Mylène 2005 - 2006 59877043Il faudra attendre le 9 février 2005 sur NRJ pour entendre la nouvelle cuvée. Le titre : « Fuck them all ». Choix de titre étonnant. Certains aiment, d’autre moins. On regrette la vulgarité du titre et des paroles. Certains fans pensent alors retrouver un album du genre de « American life » de Madonna qui dénonce la guerre. 

Le clip est également attendu par les fans. Des rumeurs le voient d’une durée de 9 minutes. Ce serait donc le retour des grandes productions farmeriennes. Le 2 mars 2005, les premières images du clip sont diffusées dans une émission matinale. Des paysages enneigés : cela rappelle Giorgino.

Une semaine plus tard, le 9 mars, le clip, réalisé par Agustin Villaronga, est diffusé. Oh merveille, on retrouve là une production à la Boutonnat, avec deux Mylène magnifiques, des décors enneigés, des épouvantails… Mais où sont passées les 9 minutes ? Le clip a été tourné en Roumanie. Quant aux étranges épouvantails que l’on peut voir, ils sont l’œuvre du suisse Martial Leiter. Mylène Farmer l’a contacté suite à un reportage télévisé sur les créations de l’artiste.

Le single sort enfin le 14 mars 2005 (soit plus d’un mois après sa première diffusion en radio). Il entre directement en 2e position, la chanteuse ayant assez de fans pour se permettre cela. Quant aux maxis, il faudra attendre un mois de plus, le 18 avril pour les voir dans le commerce. Des remixes par Joachim Garraud et Y-Front et des pochettes plus qu’affreuses.

 

 

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Fuck Them All

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Fuck Them All dans Mylène 2005 - 2006 mylene-farmer-fuck-them-all_zqf5_dobzlFuck Them All est le trente-huitième single de Mylène Farmer sorti le 14 mars 2005. C’est le premier extrait du sixième album studio de Mylène Farmer, Avant que l’ombre…. Il a été certifié disque d’argent pour plus de 125 000 exemplaires vendus en France.

 

Fuck Them All 

Single par Mylène Farmer
extrait de l’album
Avant que l’ombre… 

Face A 

Fuck Them All 

Face B 

Fuck Them All (Instrumental) 

Sortie 

14 mars 2005 

Durée 

4:30 

Genre 

Variété française 

Format 

CD single, CD maxi, maxi vinyle 

Parolier 

Mylène Farmer 

Compositeur 

Laurent Boutonnat 

Producteur 

Stuffed Monkey 

Label 

Polydor
Universal 

Singles de Mylène Farmer 


 

Pardonne-moi (21 octobre 2002) 

Q.I. (4 juillet 2005) 

 

Pistes de Avant que l’ombre… 

 

 

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NRJ Music Awards pour Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Les NRJ Music Awards (Prix de la Musique NRJ), créés en 2000 par la station de radio NRJ en partenariat avec la chaîne de NRJ Music Awards pour Mylène dans Mylène 2005 - 2006 mylene-farmer-sur-le-tapis-rouge-des-nrj-music-awards-2741326ybtwp_13701télévision TF1, ont lieu tous les ans à la mi-janvier en direct du Palais des festivals et des congrès à Cannes (PACA) en guise d’ouverture du MIDEM (Marché International De l’Édition Musicale). Ils récompensent des musiciens populaires dans différentes catégories.

L’émission a été présentée par Ophélie Winter en 2000 et par l’humoriste québécois Anthony Kavanagh entre 2001 et 2006. L’édition 2007 fut présentée par Arthur et celle de 2008 par Benjamin Castaldi. Les dernières en date, celles de 2009 à 2011, ont été animées par Nikos Aliagas. Tous les ans, des chanteurs français et internationaux sont récompensés par catégories grâce aux votes par SMS ou téléphone, pendant la cérémonie, pour une catégorie définie, ou par Internet, avant la cérémonie, pour les autres catégories.

Les artistes détenant le nombre record de prix obtenus depuis la création de la cérémonie en 2000 sont Mylène Farmer et Jenifer avec 8 trophées chacune. 

L’évènement est l’occasion chaque année de sortir une compilation avec les nommés, mais il arrive que des artistes n’étant pas en compétition figurent aussi sur ces albums.

Les NRJ Music Awards accueillent une foule de célébrités internationales et françaises. Ils permettent à NRJ de faire un grand coup de publicité et de se poser en partenaires incontournables des grandes maisons de disques, malgré de nombreuses critiques formulées contre son caractère promotionnel et la qualité de son show.

 

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Nouveau style pour Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Nouveau style pour Mylène dans Mylène 2005 - 2006 MFBercy2006_49aL’introduction du single est parfaite, les couplets sont absolument magiques et le refrain reste très longtemps en tête. Mais, musicalement, c’est très différent de ce à que Mylène faisait habituellement, notamment avec la présence de choeurs d’enfants sur des riffs de guitare. Des chœurs d’enfants qui s’avèrent être la propre voix de la chanteuse, une Mylène méconnaissable, très « pink floydienne » (de la période mythique de The Wall) qui nous scande Fuck them all ! Le texte est facile, mais profond, avec une allusion à Marie Trintignant, disparue tragiquement le 1er aout 2003… une amie de Mylène

 

Non, ce qui dérange le plus, cette petite provocation plaquée sur un rythme faussement hip hop qui fait grincer les dents de certains. Mylène a-t-elle besoin de se prendre pour Enimen pour séduire les plus jeunes, qui préfèrent maintenant acheter les albums de Nadyia ou ceux de Laam ? 

 

D’ailleurs, le pont rappé en anglais You Witch, you Suck, you Bitch, dont nous éviterons la traduction, est supprimé d’une autre version au cas où le titre serait censuré par les radios. Mais, au final, aucun media n’est indigné. Alors, Mylène ne ferait-elle plus scandale ? Finalement, après toutes ces années d’attente, ce premier single s’avère ne pas être le titre le plus percutant pour lancer ce futur album, attendu depuis plus de cinq ans ! 

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Trophée pour Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Le 5 mars 2005, Mylène reçoit de la part de la profession et du public un trophée la consacrant « artiste féminine de ces vingt dernières années » lors des 20ème Victoires de la Musique. Mais fidèle à ses propres convictions, au moment de venir chercher le trophée, il n’y a personne sur la scène du Zénith. Seule une photo de la star est projetée sur un grand écran. Mylène n’est pas venue car elle refuse d’assister à cette cérémonie depuis 1988

 

Trophée pour Mylène dans Mylène 2005 - 2006 732La vidéo de Fuck them all vient tout juste d’être tournée dans un paysage enneigé de Roumanie au début du mois de février. Tout l’équipe a séjourné à l’Athénée Palace Hilton, l’hôtel le plus chic de Bucarest. Si François Hanss fait partie du voyage pour réaliser le fameux making-of du clip qu’on retrouvera en DVD dans les deux éditions limitées de l’album  Avant que l’Ombrec’est un réalisateur espagnol peu connu du grand public, Augustin Villaronga, qui est chargé de la réalisation de ce nouveau clip. C’est un metteur en scène de talent, auteur d’un chef-d’œuvre, le sulfureux El mar, un long-métrage gothique qui se déroule dans un sanatorium, un film étonnant, souvent dur, parfois insoutenable, qui fut présenté au Festival de Berlin 2000. 

 

Avec ce réalisateur latin, Mylène espère que Fuck them all atteindra une nouvelle dimension, car les radios commencent à s’en lasser… 

 

Mais c’est une déception… Certes, les images sont sublimes, toute la réalisation est extrêmement travaillée, et rarement Mylène aura été aussi belle. Par ailleurs, tous les éléments de l’univers « farmerien » sont présents : les cheveux roux, le teint diaphane, la neige, les habits noirs, le sang, les corbeaux, le cheval, le thème de la gémellité… et, pourtant, le spectateur reste sur sa faim car il n’y a aucune innovation, comme si on avait fait du Laurent Boutonnat signé par un autre. Etrange… Nombreux sont ceux qui commencent à s’interroger ; Mylène version 2005 ne serait-elle plus qu’une fade copie de la Mylène des années 1990 ? Aurait-elle perdu cette créativité qui lui collait si merveilleusement à la peau ? 

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clip Fuck them all

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Réalisé par : Agustin Villaronga
Diffusé le : Avril 2005
Durée : 5’02 

clip Fuck them all dans Mylène 2005 - 2006 mylene-farmer-20050415-35170Dans un paysage enneigé, une femme sur son cheval, les cheveux au vent, galope à grande vitesse à travers les arbres. Elle s’approche peu à peu d’une sorte d’usine désaffectée. A l’intérieur de celle-ci, une cage est suspendue par des chaînes autour de laquelle veillent des corbeaux. On y retrouve une seconde Mylène aux cheveux courts et au visage tailladé prisonnière de celle-ci. La première femme s’aventure dans le bâtiment et s’arrête bientôt en dessous de cette cage qui est vide en la regardant fixement. Le clip est entrecoupé d’images des deux femmes à deux moments différents. Elle ramasse alors une pierre qu’elle jette contre un mur de l’usine qui se brise comme une glace. Elle se retrouve alors dehors, face à un corps couvert d’une couverture sur lequel règne un corbeau. Elle s’approche de la couverture, pousse le corbeau, la soulève et découvre la seconde femme aux cheveux courts, inanimée et glacée. Un passage de la main sur ses yeux les lui refermera. On comprend alors que la Mylène prisonnière attendait que sa sœur jumelle vienne la libérer. Trop tard ! 


Elle met alors sa main dans le corps de sa sœur et en ressort un sabre. Elle se dirige dans la forêt d’où s’envolent des dizaines de corbeaux et se retrouve sur une plaine enneigée sur laquelle résident de drôles d’épouvantails : une sorte de crâne d’oiseau et des voiles noirs déchirés qui flottent dans le vent comme habits. Bientôt Mylène commence à s’en prendre à eux, comme pour venger sa sœur jumelle décédée. A l’aide de son sabre, elle déchire les voiles des épouvantails et les décapite. Du sang noir sort de leurs yeux. Des plumes volent et la cadence s’accélère. Un corbeau renaît du sang noir.
On revoit alors par saccades sa sœur prisonnière. Le « plafond » de sa cage qui est orné de longues piques commence à se baisser sur elle : son destin est tout tracé. 

La première Mylène plante alors son sabre dans la neige puis se morcelle et se volatilise dans l’air.

 

 

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Etude du clip Fuck them all

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Pour le magazine Elle du 18 avril 2005, la sociologue Divina Frau-Meigs, auteur d’un chapitre sur les lolitas dans le livre Enfants, sexe innocent ? revient sur ce clip : 

 

Etude du clip Fuck them all dans Mylène 2005 - 2006 wonda10« C’est un clip cohérent, avec un écho de ses provocations antérieures. Il pose pour moi la problématique de la femme d’après la libération sexuelle. Mylène y est dans la même quête que Madonna, en plus subtil ! 

 

Là, où Madonna épouse les causes (sexualité, homosexualité, religion) les unes après les autres, Mylène est dans l’appréhension globale. Ici, l’homme est absent. C’est Mylène qui a le phallus, puisqu’elle a l’épée. Le paysage autour d’elle est désolé, il symbolise l’impossible réconciliation des sexes, la difficulté de l’amour. Elle se tourne donc vers un narcissisme morbide qui conduit à l’élimination de l’une par l’autre, symbolisant le débat intérieur de la psyché féminine. Elle parle ici de la difficulté des femmes à situer leur désir. D’une façon très moderne, puisque Mylène affirme vouloir vivre son désir sans renoncer au grand amour romantique. » 

 

C’est le 24 mars 2005, soit plus d’un mois après les premières diffusions en radio que sort enfin dans les bacs ce premier single Fuck them all qui marque un retour mitigé.   

 

mais heureusement, le 4 avril 2005, sortent les remixes du single reamixes avec soin par Joachim Garraud, une excellente surprise car ces versions valent le détour. Joachim Garraud dira énormément du bien de la chanteuse lors d’une interview donnée au magazine IAO, un fanzine consacré à Mylène qui vit le jour courant 2005 pour disparaître au bout de neuf numéros à l’été 2006. Joachim Garraud confirme le fait que, dans le milieu DJ, Mylène bénéficie d’ »une très bonne image car elle est créative, très imaginative et les versions maxi ont toujours été très bien ficelées par les clubs. C’est une icône de la nuit » !

 

 

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Mylène au théâtre du Palais Royal

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

N’ayant fait aucune promotion à la télévision, les chiffres de vente plafonnent avec seulement 90 000 exemplaires vendus, un score très médiocre pour la meilleure vendeuse française de disques ! Et pourtant, malgré le silence de Mylène que beaucoup Mylène au théâtre du Palais Royal dans Mylène 2005 - 2006 698543112_smallinterprètent comme du mépris, elle ne néglige pas pour autant ses fans. La preuve : le 28 mars 2005, une pré-écoute de son nouvel album Avant que l’ombre… est organisée dans un lieu tenu secret, il se murmure même que la star pourrait être présente.

Finalement, ce sont quelque 250 fans qui ont rendez-vous au Théâtre du Palais Royal, à deux pas de la place Colette. Accompagnée de son fidèle manager, Thierry Suc, et du PDG d’Universal, Pascal Nègre, Mylène est visiblement émue de rencontrer tous ces jeunes qui ne jurent que par elle ! Habillée tout de noir – un imperméable, des grandes cuissardes, un haut à col roulé et un short – Mylène se présente à ses fans peu maquillée, ses cheveux, d’un roux incroyable, sont sobrement relevés dans un chignon. Dès son entrée dans la salle, Mylène a droit à une immense ovation qui dure plusieurs minutes. Les fans n’en croient pas leurs yeux et tous se lèvent en criant son prénom. Mylène tente de prendre la parole à maintes reprises, mais les applaudissements sont trop forts. 

Elle multiplie alors les « Merci, merci » et réussit enfin à prendre la parole, avouant son bonheur : 

-          « Je suis très contente que vous soyez là aujourd’hui. Ça fait à peu près un an qu’on travaille sur cet album. Vous êtes les premiers à l’écouter, avec la maison de disques. Merci d’être venus. Je vous souhaite une bonne écoute. » 

Après ce court discours, la chanteuse quitte la pièce accompagnée par des cris : « Merci Mylène« . A peine est-elle sortie que des lumières rouges éclairent le rideau du fond, entourant un immense cadre argenté planté au milieu de la scène. Et les premières notes de cet album, tant attendu, retentissent. Absolument enchantés, les fans présents ont la primeur d’écouter tous les titres du nouvel album à l’exception du titre fantôme Nobody Knows. Et, entre eux, de quoi parler des fans de Mylène

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Nouvel album coup de cœur de Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

De ce nouvel album bien sûr ! Leur coup de cœur est décerné à la chanson Avant que l’ombre… alors qu’un carton jeune est donné à Ange, parle-moi que beaucoup trouvent trop proche de Mon Ange de Nathalie Cardonne. 

 

Nouvel album coup de cœur de Mylène dans Mylène 2005 - 2006 114142712La soirée achevée, tous les invités repartent de ce merveilleux rendez-vous avec un petit coffret aux couleurs de l’album contenant de quoi grignoter (des macarons, du jambon fumé, du fromage et un sushi) ainsi qu’une enveloppe promotionnelle géante Fuck them all dédicacée par Mylène. Et qui osera encore dire que la star n’aime pas ses fans ? 

 

-          Le public me mange toujours… c’est un lapsus (rires). Il me manque toujours

 

 

Précédé de quelques sports publicitaires, la sortie commerciale de Avant que l’ombre… est prévue pour le 4 avril 2005. Comme pour le Mylenium Tour, certains points de vente organisent une ouverture exceptionnelle des portes à minuit ! Heureusement que les journalistes ont cet événement à  se mettre sous la dent, car la communication qui devrait normalement accompagner la sortie de l’album, frôle de black-out total ! 

 

Pas d’affichage, ni d’émission de télévision, même pas la moindre interview à la radio ou dans la presse magazine. Ce retour sur la pointe des pieds fait penser à celui de 1995, quand Mylène est revenue des Etats-Unis avec Anamorphosée

 

1211187042_small dans Mylène 2005 - 2006Avant que l’ombre… est enregistré au studio Guillaume-Tell,  Paris. C’est la première fois depuis L’Autre… en 1991 que Mylène enregistre un album en France, même si ce retour aux sources avait déjà été amorcé avec les trois inédits de son dernier best-of Les Mots. Pour ce nouvel opus, Laurent Boutonnat et Mylène font appel à un musicien présent à leurs débuts, le violoncelliste Jean-Philippe Audin. Des nouveaux venus viennent s’ajouter à la troupe comme le guitariste Philippe Paradis, à qui l’on doit en grande partie le superbe album électronique de celle que la presse surnomme l’ «anti-Farmer » Zazie. D’autres musiciens, qui ont travaillé sur les albums d’Alizée, rejoignent aussi l’équipe, comme Philippe Chayeb et Loïc Pontieux. Et, bien évidemment, des habitués, comme l’indispensable Yvan Cassar, mettent leur patte sur l’enregistrement ! 

 

Si l’attente de toutes ces dernières années fut longue, le résultat surprend, surtout lorsqu’on se souvent de l’annonce d’un certain nombre d’innovations, faites par Laurent Boutonnat, lors de la conférence de presse. 

 

-          Mylène et moi aimons beaucoup les mélanges. Il y aura donc beaucoup d’acoustique et un peu d’électronique

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L’écriture Farmer évolue

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Finalement, la musique n’apporte rien de raiment neuf. Si ces quatorze titres de l’album restent du pur Mylène, le détail qui séduit immédiatement l’oreille, c’est la voix de la chanteuse, rendue plus grave par son péché mignon, la cigarette ! 

L’écriture Farmer évolue dans Mylène 2005 - 2006 1276242295_Mylene%20Farmer%20Avant%20que%20l.Ombre%202006-BlurayRip%20720p%20x264%20DTSBigF.mkv_snapshot_00.07.33_%5B2010.06.05_20.40.21%5D

 

 

En effet, dans Avant que l’ombre… la pureté de son timbre est ce qui frappe le plus ses auditeurs. Comme si la chanteuse avait redécouvert sa voix. Grave ou aigu, ce timbre si particulier rend l’album attirant malgré des mélodies qui sentent le « déjà entendu » ! Quant à l’ambiance du disque, elle est plutôt douce, composée essentiellement de ballades (Avant que l’ombre…, Ange parle-moi…). Pour ne pas déroger à la tradition « farmerienne », on trouve ici et là quelques références culturelles à Rodin ou à Virginia Woolf. 

Notons par ailleurs que son écriture a encore évolué, mélangeant l’éternel spleen à un humour plutôt ironique et à un lot d’allusions coquines dans QI., Pornographique ou L’amour n’est rien

A défaut de proposer un son différent, ce nouvel album nous prouve que, à 44 ans, Mylène ne s’est jamais sentie aussi bien dans sa peau ! Avec une première pour la chanteuse ; l’invitation d’un titre fantôme, comme un dernier invité mystère, le fascinant Nobody Knows… 

Cet album donne une nouvelle image de Mylène, plus apaisée et moins torturée. D’ailleurs, on la sent même prête à changer de registre… Comme si deux Mylène cohabitaient dans la star Farmer ; la tourmentée qui pleure son angoisse de la mort, une idée qui ne la quittera jamais, et la bienheureuse qui aime l’amour et ses folies et qui a bien l’intension de les faire partager à la France entière. 

Les critiques, qui paraissent dans la presse, ne s’y trompe pas. Le Monde publie un article élogieux qualifiant la chanteuse de « radieuse et apaisée » et Rolling Stone affirme : « Ce disque d’une grande douceur ne souffre finalement que d’un défaut majeur ; il est le sixième album studio d’une artiste dont tout le monde attend trop ! »

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Q.I par Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Q.I » : 

 

Q.I. est trente-neuvième single de Mylène Farmer sorti le 4 juillet 2005. C’est le second extrait du sixième album studio de Mylène Farmer, Avant que l’ombre….

 

Q.I par Mylène dans Mylène 2005 - 2006 MFBercy2006_68aMylène Farmer a effectué son grand retour tant attendu. L’album « Avant que l’ombre… » est sorti le 18 avril 2005. Il s’est vendu comme des petits pains dès les premiers mois. Des titres comme « Q.I », « Aime », « Dans les rues de Londres » sont annoncés en deuxième single. Finalement ce sera « Q.I.

Mi-mai est diffusé ce titre sur les radios qui semble passer inaperçu. Les fans sont impatients. Ils attendent un clip et des pochettes sulfureux, sexy à souhait.
Il faudra finalement attendre 2 mois supplémentaires pour pouvoir acheter les supports. Un single, des maxis comme d’habitude. Des pochettes genre puzzle très sexy. Pour les remixes, Chris Cox (ex membre du groupe Thunderpuss) réalise une version club et radio très techno. Les fans sont enchantés. La version radio du remix est d’ailleurs diffusée sur les ondes !

Le clip est très attendu aussi. On parle d’un clip censuré, très sensuel et sexuel. Tant d’attentes qui ont extrêmement déçu les fans. Un clip réalisé par Benoit Lestang (qui avait réalisé la poupée de Sans contrefaçon), sans réel scénario. Certes Mylène y est très belle, sexy à souhait, mais avec des paroles aussi sexuelles, on aurait attendu mieux. On s’éloigne complètement de ce que Mylène nous avait habitué.
Le single sort le 4 juillet 2005 et se vend à peine à 100 000 exemplaires.

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Le clip de Q.I

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Réalisé par : Benoît Lestang
Diffusé le : Juillet 2005
Durée : 4’00 

Le clip de Q.I dans Mylène 2005 - 2006 186488415_smallDans le sombre d’une grande ville sous la pluie, un écran géant disposé sur un immeuble peine à afficher une Mylène sexy à souhait. Un homme marche dans son appartement. Ses fenêtres donnent directement sur cet écran. L’homme le regarde, le touche à travers la vitre humidifiée.

On retrouve une deuxième Mylène dans le même appartement, assise sur un fauteuil en cuir. Bas résille et talons aiguille, elle regarde son homme qui s’avère être un danseur de flamenco (Rafael Amargo). Il s’approche d’elle et lit un livre à ses pieds. Celle-ci, du bout de ses talons, commence à lui retirer sa chemise. Il se laisse faire, semble apprécier. L’homme se retrouver torse nu.

Les deux tourtereaux, derrière une vitre bleue opaque entament une chorégraphie dont on ne voit que les ombres. Ces images entrecoupent le clip jusqu’à sa fin.

Dans la bibliothèque, ils s’enlacent, s’embrassent, jouent de façon sensuelle. Assis l’un en face de l’autre sur un lit, les deux amoureux continuent leurs embrassades. Mylène passe les mains dans le dos de son mari torse nu et les glisse sous sa peau. L’homme semble apprécier.

Les images s’accélèrent et s’entrecoupent de danse du mari, de l’écran géant, des ombres à travers les vitres bleues… CQFD.

Bref, un clip très esthétique où Mylène est sexy à souhait. Toutefois, pas de réel scénario et des fans déçus qui s’attendaient à un clip ultra sexy. Les rumeurs parlaient d’une censure du clip…
A noter que le réalisateur, Benoît Lestang avait déjà travaillé avec Mylène dans la passé : c’est lui qui avait assuré les maquillages de « Giorgino ». Il a également crée la mythique marionnette de Mylène pour le clip « Sans contrefaçon ».

 

 

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Nouvel appart. Pour Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

C’est la photographe Dominique Issermann qui signe toutes les photos du livret, prises dans le nouvel appartement parisien de la star quand il était encore vide. En effet, le jour de cette prise de vue, la chanteuse quittait son quartier du pont de l’alma, rue Nouvel appart. Pour Mylène dans Mylène 2005 - 2006 MFBercy2006_65aPierre 1er de Serbie, pour s’installer dans le sud de Paris, à deux pas du parc Montsouris dans un quartier calme et cossu où elle venait d’acquérir un appartement discret dans une voie privée où ses nouvelles voisines de palier s’appellent Isabelle Adjani et Sylvie Vartan. Dans son nouveau refuge, elle a imaginé un espace zen, entièrement blanc symbole d’une pureté nouvelle. 

 

Les seules concessions  son univers sombre d’antan sont une collection de diablotins, un corbeau et un renard empaillés. Fidèle à ses nouveaux textes plus lumineux, la star apparaît naturelle, les cheveux détachés et sensuelle. 

 

La pochette baigne dans des tons marron et rouges montrant le visage apaisé de la chanteuse, les yeux fermés et le décolleté plongeant. Autour du cou, elle porte un collier représentant une croix en allumettes. Une fois de plus, une version collector de lux sort, limitée à 7 000 exemplaires pour la coquette somme de 130 €. Bien évidemment, dès le lendemain de sa sortie, cette version a rejoint les étagères déjà bien encombrées de tous les collectionneurs ! 

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L’amour n’est rien…

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

L’amour n’est rien… est le quarante-et-unième single de Mylène Farmer sorti le 27 mars 2006. C’est le quatrième extrait de son sixième album studio, Avant que l’ombre….

L’amour n’est rien...  dans Mylène 2005 - 2006 MFBercy2006_48aDans la lignée des clips précédents de Mylène Farmer, très travaillés visuellement et flirtant souvent avec des thèmes provocateurs, le clip de L’amour n’est rien… propose un strip-tease intégral de l’artiste – l’anatomie de l’artiste n’étant cependant pas révélée au point d’en faire un clip érotique.

La chanson a connu un énorme succès en Russie, où elle fut même la chanson la plus diffusée de l’année 2006 

02 Mai 2006: Sortie du CD Maxi qui contient la version single, deux remixes et pour la première fois sur un CD (hors album) le clip. Il permettra de relancer transitoirement les ventes.  


Au final , « L’Amour n’est rien… » aura été un petit succès. Des ventes un peu décevantes mais le marché du single est en crise en France. La preuve et à titre de comparaison:  le single « Optimistique-moi » , 4ème single extrait de l’album Innamoramento,  s’était vendu à plus de 130 000 exemplaires et avait été considéré comme un succès mais avait pourtant  eu des classements quasi identiques à ceux de « L’Amour n’est rien… »dans le top singles français. Le principal regret est que ce titre ne relancera pas les ventes de l’album « Avant que l’ombre » de façon significative.   


Une grande satisfaction: la diffusion régulière et prolongée du titre par les radios. 

L’Amour n’est rien… va connaitre un immense succès en Russie, probablement le plus gros tube pour Mylène dans ce pays.

Le titre restera classé pendant plus d’une année dans le top officiel des titres les plus diffusés en Russie et il fera partie des dix titres les plus diffusés en Russie en 2006. Il devient même le titre le plus diffusé par la radio Europa Plus (la plus grande radio de Moscou) en 2006.

Mylène interprètera ce titre durant les concerts de 2006, Avant que l’ombre… à Bercy.

On retrouve ce titre sur les albums Avant que l’ombre… et Avant que l’ombre…à Bercy.

 

 

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Avant que l’ombre…

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Avant que l'ombre... dans Mylène 2005 - 2006 MFBercy2006_07aAvant que l’ombre… À Bercy est le 4e album live de Mylène Farmer. Sorti le 4 décembre 2006, le disque contient 21 titres répartis en deux volumes. Il retrace la série des 13 concerts intransportables que la chanteuse avait donné au Palais omnisports de Paris-Bercy en janvier 2006.

Marquant le retour d’une production de qualité au niveau des effets sonores, le disque permet de redécouvrir les plus célèbres tubes de la chanteuse avec des sonorités plus modernes (Sans contrefaçon ou encore Désenchantée) mais également de donner un côté plus dépouillé à certaines chansons issues de Avant que l’ombre…, son dernier album studio (Ange, parle-moi, Redonne-moi…).

L’album et le DVD se sont directement classés en tête des charts français dès leur sortie. Le DVD, certifié Diamant après seulement une semaine de vente, détient le record de vente de DVD musicaux en France (plus de 500 000 exemplaires vendus à ce jour), le CD ayant quant à lui atteint les 250 000 ventes.

Un livre de photos du concert est également paru, regroupant plus de 100 clichés.

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