Des critiques sur Mylène

Posté par francesca7 le 28 mars 2016

 

 

 

 A quoi je sers… » n’a pas laissé la presse insensible, entre les éloges niaises des magazines pour ‘d’jeuns’ de la fin des 80’s et la critique purement gratuite des journaux plus ‘sérieux’, on peut dire qu’il y a à boire et à manger ! Voici une compilation de ces critiques.

 MYL

Mylène a découvert un nouvel instrument : une guitare s’est égarée dans son univers oppressant de techno-disco obsessionnel. Tous les lacaniens, toutes les lacaniennes sont contents. Revoilà la marionnette sous influence qui terminera sa tournée triomphale par Bercy en décembre.

La Farmer, toujours aussi masochiste, sait poser les bonnes questions. « A quoi je sers… » (doute, doute) est un écho misérabiliste à « On est tous des imbéciles », « Sans logique » et « Dans quel état j’erre », le prochain, encore inédit. J’ajouterais à ce propos : « Quand est-ce qu’on mange ?« .
FRANCE SOIR – 1er Août 1989

On a tout dit sur le personnage, et de savantes plumes trempées dans le vitriol s’énervent à disséquer ses textes sous prétexte d’y déceler je ne sais quelle portée psychanalytique chère à Marguerite Duras (Si vous ne savez pas qui c’est, c’est pas grave, moi non plus).
Ces pseudos-plumitifs, disais-je, considèrent notre rouquine nationale comme une attraction foraine, poussée sur le devant de la scène par un producteur esclavagiste, lui faisant ingurgiter sa dose de spleen par intraveineuse sans aucun scrupule (fin de l’introduction).

Désolé les intellos, mais j’aime « la » Farmer et je ne succomberai pas à la tentation, si facile pourtant, de dénigrer l’artiste maintenant qu’elle est une star. D’autres le font très bien à ma place ; et puis flûte après tout !!!!

Ce n’est pas la peine de s’affubler d’un gros nez rouge pour faire twister les foules (z’avez vu la tronche à Carlos ?). Le spleen peut-être une force, si on sait bien le doser sans jamais basculer dans la déraison. Ceux qui étaient au Palais des Sports à applaudir Libertine l’ont bien compris. Ce nouveau 45 tours, c’est la cerise sur le gâteau. Alors que nous attendions tous un nouvel extrait de l’album « Ainsi soit Je… » (« Allan » aurait été le bienvenu, mais bon je dis ça comme ça), Mylène Farmer se targue d’un inédit, avec, en plus du clafoutis, un remix fabuleux sur le maxi. En face B, un autre inédit, « La veuve noire », prolonge intelligemment « A quoi je sers… », alors que d’autres (des noms, des noms !!) auraient pu se contenter d’une version instrumentale.

Alors vous, les scribouillards moisis, et mous du Stypen, prenez garde !!!! A force de critiques et d’injures, à force de coups bas et d’insultes, Mylène se taire, et nous n’aurons plus personne pour faire vivre une chanson française déjà moribonde (merci Jean-Pierre François !!). Alors Mylène, s’il te plaît, continue et oublie ces vautours. Et puis… si tu as encore besoin de moi pour le tournage d’un de tes clips, fais-moi signe. Je répondrai présent.
MAXI FUN – Août 1989

A quoi elle sert ? Mais on rêve !!! Mylène, tu nous as offert le plus beau show de l’année, deux heures de bonheur, tes disques sont toujours de beaux cadeaux que l’on écoute et réécoute. Cette chanson, est-ce de la fiction ou est-ce des états d’âme ? En tout cas, elle est bien belle et on a hâte maintenant de te revoir sur scène pendant ta grande tournée le mois prochain. Mon petit doigt m’a dit aussi que tu allais sortir une vidéo et un album live à la rentrée. De quoi rassasier tous tes fans de plus en plus nombreux.
SPOTLIGHT – Août 1989

A chaque nouveau simple, Mylène avait su nous surprendre, pas cette fois-ci… Mais ça n’est absolument pas rédhibitoire… On trouve sur celui-ci (le dixième), « A quoi je sers… », une ritournelle qui ressemble en effet furieusement à « Sans logique » (un brin à « Tristana » aussi…). Une chanson fluide, gracile et vite inoubliable qui a le don de vous emmener par la main sur le piste de danse la plus proche (là, oui ! devant la platine ! …) Bref, une ritournelle qui saura susciter l’intérêt des foules… D’ailleurs je parie qu’à l’heure où vous lirez ces lignes, Mylène sera déjà haut dans le Top…
GRAFFITI – Septembre 1989

L’année 1989 fut l’année Farmer après l’énorme succès du palais de Sports, une tournée et enfin Bercy. « A quoi je sers… » est peut-être un des plus beaux textes qu’elle ait chanté. Du grand Farmer que les fans apprécieront.
JEUNE ET JOLIE – Septembre 1989

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Mylène se demande encore A QUOI JE SERS

Posté par francesca7 le 28 mars 2016

 

 MYL

MYL1

 

 

À QUOI ELLE SERT ? 
Le décor est planté : nous sommes en mai 1989, Mylène vient d’achever une série de concerts au Palais des Sports, ses tous premiers concerts, et s’apprête à partir sur les routes de France et de Navarre (Belgique, Suisse, Nord-Pas-de-Calais) à la rencontre de son public pour cette première tournée qu’elle voit « à la fois comme une mort et comme une naissance. ». Une mort dont le diptyque « A Quoi je Sers… / La Veuve Noire » sera le requiem…
(Musique dramatique)

TU PÉRIRAS CE SOIR DE MAI
Ces premiers concerts sur la scène du Palais des Sports sont une étape essentielle dans la carrière de Mylène Farmer, surtout car ils signent la fin d’un cycle, le premier. Et oui, en l’espace de cinq ans, la petite Mylène aux boucles brunes qui chantait « Maman a tort » avec sa veste rose fluo sur les plateaux de FR3 Midi-Pyrénées a bien changée ! Nous en sommes en 1989, et telles des SDF dans un squat sordide de la banlieue rouennaise qui redoutent la fin de la trêve hivernale, les chanteuses made in 80’s redoutent quand à elles le passage à la décennie suivante. Et Mylène n’y échappe pas. Elle aussi a peur ne pas voir l’aube de cette décennie nouvelle qui verra naître les sitcoms AB, les chanteurs AB, les jeans tailles hautes, les t-shirts fluo, le Bigdil, les Pokémons, Lââm, Larusso, Sandy Valentino… ainsi que votre serviteur ! Et quitte à ce que tout s’arrête, autant finir en beauté. C’est ainsi que Boutonnat et Farmer concoctent peu après le Palais des Sports un 45-trs inédit intitulé « A quoi je sers… », et sa face B, « La Veuve Noire ». Deux titres fatalistes à souhait dans la pure tradition Farmer ‘première cycle’.

 

PISCINE PARTY
Le 45-trs sort le 17 juillet 1989, la pochette est illustrée, comme toutes les pochettes des singles de Mylène de 1988 à 1992, par une photo de Marianne Rosenstiehl-Sygma (C’est son nom de jeune fille), prise dans la loge de Mylène au Palais des Sports, tout un symbole ! Il ne laisse pas les médias indifférents, qui se demandent alors pourquoi Mylène, qui est au sommet de sa gloire et de son art voudrait bien mettre fin à sa carrière Car à ce moment là, la belle ne calme pas le jeu en laissant planer le doute quand à des possibles adieux. Et le clip qui accompagne le morceau enfonce le clou : on peut y voir Mylène traverser un fleuve qui fait furieusement penser au fameux Styx, si cher à son coeur, avant qu’elle ne retrouve tous les personnages cultes de ses précédents clips et qu’in fine, ils s’avancent tous ensemble vers le fond pour, on le devine, une noyade collectifve C’est tellement gai ! Et c’est de cette façon que Boutonnat et Farmer commencent à enterrer, ou plutôt noyer dans le cas présent, un cycle de cinq ans qui a atteint son apogée grâce au spectacle de 1989, dont ils ne tarderont pas à détruire le décor, toujours sous l’œil de la caméra de Boutonnat, pour dire que oui, même si l’histoire n’est pas terminée, une page se tourne. Et il faut dire que ça en jette un max’ quand même.

REQUIEM POUR L’ÉCHINE
Même si « A quoi je sers… » ne sonne pas le glas de la carrière de Mylène, il est néanmoins un préambule à ce que va être la « nouvelle Mylène Farmer ». Premier changement, même si cela peut paraître anodin, « A quoi je sers… » est le premier 45-trs de Mylène Farmer co-édité chez Requiem Publishing, société d’édition musicale fraichement créée en compagnie de Laurent Boutonnat, l’autre moitié des éditions revenant toujours à Bertrand Lepage, qui a édité tous les titres de Mylène Farmer depuis 1984. Or cette petite histoire d’ordre purement financier a mis de l’eau dans le gaz dans leur relation, Lepage n’ayant pas trop apprécié que Farmer et Boutonnat commencent à prendre leur indépendance. En octobre 1989, Mylène Farmer confessait « Aujourd’hui je suis à la fin d’un cycle. Il va y avoir des choix à faire, je ne sais pas encore lesquels« . Le premier choix sera pris deux mois plus tard à la fin de la tournée lorsque Mylène remercia (vira) Bertand Lepage, ne supportant plus ses excès en tout genre.

 

LA PROMO ? À QUOI CA SERT ? 
Autre changement, c’est à partir de ce titre que Mylène commencera à s’effacer de la scène médiatique, passant de Mylène ‘la mystérieuse’ à Mylène « l’inaccessible »., et qu’elle limitera ses prestations télévisées. Ainsi « A quoi je sers… » n’aura le droit qu’à seulement trois passages télévisés (comparé à la douzaine de prestations pour « Pourvu qu’elles soient douces » c’est pas grand chose !), mais sur trois prime-time de TF1, à grande écoute donc. Mylène devient une star et se permet d’avoir les exigences qui vont avec son statut (adieu profil gauche…)

Qui se demande encore à quoi sert « A Quoi Je Sers… » ?!

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SE FAIRE DU MAUVAIS SANG POUR MYLENE

Posté par francesca7 le 22 novembre 2014

 

TÉLÉ MOUSTIQUE (BELGIQUE) 12 OCTOBRE 1989

Journaliste : Rudy Leonet

 

Cet entretien paraît à l’occasion du passage en Belgique du Tour 89.

2909154313_1Pourquoi êtes-vous si avare d’interviews ? Pourquoi est-ce si difficile de vous rencontrer ?

-Je n’aime pas banaliser les interviews, ni répéter toujours les mêmes choses… Et puis encore et encore parler de moi, ça devient aliénant. Je n’ai pas envie non plus de prolonger les chansons, de m’expliquer, de me justifier…

Je pensais que ça vous était vraiment trop pénible de devoir aborder des sujets intimes face à face avec un étranger dans un système de questions / réponses contre nature…
-… (Son nez se pince et elle secoue la tête pour acquiescer, comme embarrassée d’être prise sur le fait)

Choisir le silence, c’est aussi parfois donner le champ libre aux rumeurs…
-J’y suis vraiment indifférente. Elles sont souvent basées sur du ressentiment et de la mauvaise foi.

Comme la rumeur du play-back pendant les concerts ?
-Bien sûr. Je n’ai jamais accepté de faire une seule émission de télévision en chantant en direct (contrairement à ce qu’elle dit, Mylène s’est pourtant prêtée à l’exercice à plusieurs reprises entre 1984 et 1987, nda). Sur un plateau de télé, je n’ai aucun contrôle sur le son. Je ne veux pas jouer à la roulette russe avec mes chansons, elles me sont trop importantes. Donc, on a immédiatement conclu que je ne savais pas chanter et que mes concerts seraient en play-back. Ca m’est égal. Je sais d’où vient la rumeur, je sais où je vais et ce qu’en pensent ceux qui viennent me voir. Tant pis pour les autres…

Si la critique ne vous touche pas, êtes-vous émue par les récompenses ? Je me souviens de cette soirée des Victoires de la Musique où vous avez reçu votre trophée en déclarant : ‘Je suis contente et triste’. Mais qu’est-ce qui vous a poussée à dire que vous étiez triste alors qu’on vous récompensait ?
-J’ai passé des heures en coulisses pour les répétitions de cette soirée télévisée. Tout le gratin du show-business était là et ces gens m’ont écœurée. Ils se détestent tous. J’étais triste d’avoir été récompensée et reconnue par ces gens-là. Ce sont les Victoire de l’hypocrisie ! J’ai failli m’enfuir, mais je suis restée pour faire plaisir aux gens qui regardaient l’émission. Ils n’auraient pas compris…

Vous n’avez pas d’amis dans ce métier ?
-J’aime bien Lio et Jean-Jacques Goldman. Mais je les connais assez peu…

C’est si important, pour vous, d’être rousse ?
-(silence) Cela a été important à une époque, mais maintenant, ça l’est moins puisque ça fait partie intégrante de moi. Je ne me défie plus en me regardant dans un miroir…

Votre date de naissance imaginaire (1985 dans sa biographie officielle) correspond très exactement au moment où vous avez choisi de vous teindre les cheveux… (double confusion de la part du journaliste, puisque dans la brochure promotionnelle qu’il évoque, 1985 est présenté comme une date de fin de cycle, et le passage au roux date quant à lui d’avril 1986, nda)
-C’est vrai… C’est quelque chose que je devais vomir. J’ai toujours eu ça en moi sans oser l’afficher, cette façon d’être différente…Et en l’incarnant physiquement, je ne pouvais plus reculer. J’ai détruit quelqu’un pour en devenir un autre. C’était difficile, comme un défi aux autres…

« Ainsi soit je, ainsi va ma vie, tant pis… » (sic) ?!
-Oui… (Elle sourit, regarde le sol)

3136911786_1_8_BrDJB4OtVous vous souvenez de votre première rencontre avec Laurent Boutonnat ?
-Non.

Vous semblez si catégorique sur l’absence de souvenirs…
-En fait, j’y repense très souvent et je n’arrive pas à me rappeler. Même pas son visage. Je me souviens que quelqu’un était là, mais rien de plus. Ca m’ennuie…

Jusqu’au deuxième single, « On est Tous des Imbéciles », Laurent écrivait les chansons avec Jérôme Dahan, qui a disparu ensuite…
-C’est lui qui est parti. Je pense qu’il s’est senti comme un intrus dans la relation exceptionnelle qui se dessinait entre Laurent et moi…

Relation exceptionnelle ?
-C’est mon jumeau, mon double, mon complément vital. Il comble mes vides… On ne peut pas être doué pour tout. Ensemble, nous complétons deux personnalités pour faire un tout.

« On est Tous des Imbéciles » est un disque hybride : il n’est repris sur aucun album, n’a pas eu droit a une vidéo. Il a été écarté comme une bavure…
-J’aime beaucoup cette chanson, mais elle marquait la fin d’une époque, la fin d’un cycle. Un peu comme aujourd’hui on est à la fin d’un cycle. Il va y avoir des choix à faire, je ne sais pas encore lesquels. Les choses s’imposeront d’elles-mêmes.

C’est la phrase de « À Quoi je Sers… » : ‘A présent, je peux me taire si tout devient dégoût’ ?
-Non, non. C’est un peu léger, comme le clip avec les fantômes qui m’emmènent. C’est une image un peu facile, même si elle contient une partie de vérité.

Et la pochette en noir et blanc comme un faire-part mortuaire, comme des adieux…
-Non, il y aura d’autres disques… Plus tard… Vous aimez cette photo ? C’est Marianne(Rosenstiehl, nda) qui l’a prise dans ma loge au Palais des Sports. Je l’adore.

Y a-t-il un but secret que vous vous êtes fixé depuis le premier jour ?
-Oui, j’ai un but à atteindre…

Très précis ?
-(catégorique) Oui, très précis…

Quand vous vous déshabillez dans un clip, c’est pour répondre à l’attente de qui ?
-Du scénariste, donc de Laurent. S’il pense que c’est utile pour son film, j’ai confiance en lui. Mais aujourd’hui, je sais que c’est fini et qu’on ne le refera plus.

Quand vous parlez de Laurent Boutonnat, vous citez la confiance, le respect, l’admiration. On n’est pas très loin d’un sentiment amoureux…
-(sourire) Je ne veux pas parler de ma vie privée. Je vous dirai seulement que je ne peux pas la dissocier de ma vie professionnelle.

Vous êtes possessive ? Vous accepteriez qu’il travaille avec quelqu’un d’autre ?
-Je sais qu’il ne le ferait pas. Pour l’instant, il ne pourrait pas trouver ailleurs ce que je peux lui apporter. L’inverse est vrai aussi…

Toutes vos idoles sont des personnages historiques : Louis II de Bavière, Edgar Allan Poe, Baudelaire… Rien ne vous rattache vraiment à vos contemporains ?
-Vous savez, je ne suis pas très cultivée. Il y a probablement beaucoup de gens que j’admirerais énormément si je les connaissais. J’ai mes références, celles que j’ai trouvées dans les livres. J’ai lu beaucoup quand j’étais petite. Aujourd’hui, je ne lis presque plus. Je le regrette.

Où en est le projet de long métrage pour le cinéma de Laurent Boutonnat ?
-Il va le faire. On a trouvé l’argent pour le monter. Il commence le tournage après la tournée.(le projet sera reporté jusqu’en 1993, après que le producteur initialement trouvé par Laurent Boutonnat n’ait rien fait pour monter le film, nda)

Il y a un rôle pour vous ?
-Je ne sais pas… Peut-être…

Vous avez envie de tourner dans ce film ?
-Oui…

Laurent vous l’a proposé ?
-(amusée) Oui…

Eh bien, alors ?!
-Bon ! Oui, je jouerai dans le film.

Ca parle de quoi ?
-Il est trop tôt. Je vous le dis, mais vous me promettez de ne pas l’écrire !

C’est juré. Alors ?
-…

Vous vous êtes bien amusée sur scène, pendant les concerts ? Je veux dire dans le sens purement enfantin du terme…
-Oui, il y a eu de ça. Mais pas que ça. C’est très stimulant. En deux heures, on passe par autant de sentiments différents qu’en dix ans de vie. Je n’étais pas sûre d’aimer ça avant de le faire, c’est pour ça que ce spectacle a été conçu comme le dernier. Je n’étais pas certaine de remonter sur scène après cette première expérience. Tout dépendra de la tournée : j’ai très peur de me retrouver sur les routes, dans une chambre différente tous les soirs. Je ne sais pas…

En décembre, vous clôturerez la tournée par deux dates exceptionnelles à Bercy. La grandeur de la salle vous fait peur ?
-Oh non ! Pas du tout. J’aurais tremblé à l’Olympia, mais pas à Bercy.

images (6)Un peu comme la peur du tête-à-tête en interview ?
-Oui, une peur de promiscuité et d’intimité.

Vous êtes heureuse de tout ce qui vous arrive ?
-(soupir) Mary Shelley a dit un jour : ‘Je ne veux pas être de celles que l’on aime, je veux être de celles dont on se souvient’

Mais pour en arriver là, elle a été obligée de créer un monstre! (référence au roman « Frankenstein », de Mary Shelley, nda)
-Oui…oui…!

 

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Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS bercy-210x300

 

En 1997, qui dit nouveauté dit changement d’équipe. Mylène fait table rase du staff des concerts de 1989. Hormis Laurent Boutonnat pour la conception du show et Thierry Suc pour la production, la chanteuse s’entoure de nouveaux visages ; Yvan Cassar (direction musicale et claviers), Jeff Dahlgren et Brian Ray (guitare), Jerry Watts Jr (basse), Abraham Laboriel Jr (batterie) et Susie Devis (claviers et percussions). Côté danseurs et danseuses, le public découvre augustin Madrid Ocampo Jr. Roberto Martocci, Jermaine Browne, Brian Thomas, Thomas Mariano et les danseuses-choristes Donna De Lory  et Valérie Bony. A noter que le danseur Christophe Danchaud travaille encore à ce jour avec Mylène et que la rivale de Libertine, Sophie Tellier, sort ici et définitivement de l’univers Farmer, par choix, comme l’a expliqué Tellier. Les chorégraphies, quant à elles, sont créées par Mylène Farmer, Christophe Danchaud et Jaime Ortega. Signalons aussi les nouvelles choristes Carole Rowley et Esther Dobong ‘ Na Essienne. Une partie de cette équipe toute neuve suivra désormais Mylène en tournée et lors des shows de 1999-2000. Les costumes eux aussi ont évolué : Thierry Mugler est remplacé par le génial et avant-gardiste Paco Rabanne. Il concocte pour Mylène de magnifiques tenues sexy et lumineuses argentées et blanches. Les décors sont très réussis également ; conçus par Jean Michel Laurent et Xavier Grosbois (L&C Design), ils se caractérisent par un écran géant (le plus imposant d’Europe), une araignée gigantesque où Mylène viendra se percher pour chanter Alice, et l’avant d’un train pour le final sur XXL.

Côté track-listing du concert, Mylène fait un savant mélange de ses quatre albums tout en privilégiant tout de même le dernier, Anamorphosée. De Cendres de Lune, elle chante Libertine, l’Ainsi soit je. Elle chante Sans contrefaçon et Ainsi soi Je… (pour certaines dates), de l’Autre… elle chante l’Autre, Je t’aime mélancolie et Désenchantée, et d’Anamorphosée elle interprète Vertige, California, Et tournoie . L’instant X, Alice, Comme j’ai mal, Mylène s’en fout, Rêver, Laisse le vent emporter tout, Tomber 7 fois.. et XXL . Soit l’intégralité de l’album, excepté Eaunamisme.

Reste Que mon cœur lâche, single sorti en 1992. Une belle surprise attend les spectateurs de Genève et Paris (et uniquement ceux-là), puis que Mylène interprète en duo avec Khaled La Poupée qui fait non, reprise du tube de Michel Polnareff de 1966. Le succès est total (même si la tournée n’st pas « sold out » comme en 1989) et sera l’occasion d’un disque et d’une VHS ainsi que d’un Laser Disc (le DVD sortira en 2000 – Mylène Farmer Live à Bercy, Polydor 0548502). A noter que sur la vidéo (réalisée par Laurent Boutonnat et François Hanss), le spectacle est dédié à Jean-Loup : Mylène rend ainsi hommage à son frère aîné, mort dans un accident le 26 octobre 1996. Sorti le 21 mai 1997, le CD du concert connaîtra un succès foudroyant avec près de 900 000 exemplaires vendus ; Un record absolu pour un Live, tous artistes confondus.

LA POUPEE QUI FAIT NON – (avec Khaled) – C’est pour une émission de télévision que Mylène enregistre un duo avec le chanteur algérien Khaled. C’est le troisième duo de toute sa carrière (après Frantz avec Guy Béart et Regrets avec jean-Louis Murat). Le 24 octobre 1996, alors qu’elle fait une pause forcée pendant sa tournée, Mylène accepte de venir chanter dans l’émission de TF1 « Tip Top ». Outre une courte interview, elle chante Comme j’ai mal et en duo, La Poupée qui fait non, reprise de Michel Polnareff.

Dans le magazine Instant Mag (n° 15, automne 2003), Thierry Rogen, ingénieur du son, se souvient de l’enregistrement : « J’ai aussi participe au single La Poupée qui fait non avec Khaled, où là, Laurent Boutonnat était complètement absent. L’enregistrement s’est fait ici, au studio (Les studios Méga à Suresnes) dans la bonne humeur. Ça a été très rapide, Mylène et Khaled se sont vus quatre heures en tout et pour tout ! » Un enregistrement éclair donc pour une chanson qui colle bien aux deux univers. D’autant que Mylène a toujours déclaré aimer Polnareff et connaître ce titre depuis l’enfance. La Poupée qui fait non fut chantée par Michel Polnareff en 1966 – c’est même son premier disque (EP La poupée qui fait non, Chère Véronique, Beatnik, Ce que je cherche, AZ 1024). Cette chanson de Franck Gérald sera un immense succès et permettre à Polnareff de débuter dans la chanson aux côtés de Sylvie Vartan Johnny Hallyday ou Claude François. Les paroles, comme c’était souvent le cas dans les années 1960, sont gentillettes : l’histoire d’une jeune fille (une poupée) qui ignore les avances d’un prétendant rien de plus. La qualité de la chanson vent donc essentiellement de la musique de Polnareff… En 1996, soit trente ans plus tard, c’est donc Mylène et Khaled qui reprennent ce titre pour une émission de télé. Mais cette version studio (ils chantent en play-back) ne sera jamais commercialisée. Elle reste inédite encore aujourd’hui, mais Khaled rejoindra Mylène lors des concerts à Genève et à Paris Bercy en décembre 1996.

Là, la chanson en live sera bel et bien enregistrée et gravée sur le CD et la vidéo du concert. Ce duo se situe à la fin du concert, juste avant la dernière chanson, XXL, Après Ainsi soit Je…, Mylène accueille donc Khaled sur scène, et ils offrent au public une version de La Poupée qui fait non aux accents arabisants, avec des arrangements d’Yvan Cassar.

                 issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 105/220

 

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Mylène en concert de 1989

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Mylène en concert de 1989 dans Mylène AU FIL DES MOTS bio5

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) : « le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c ’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène.

Et Rogen a raison, la critique sera dure avec Mylène. L’attendant au tournant depuis cinq ans, elle fond sur Mylène en prétendant qu’elle ne sait pas chanter, que le spectacle est glacial, que c’est la première et dernière fois que la chanteuse monte sur scène ;.. Bref, rien de tendre, tandis que le public est lui au rendez-vous et se déclare aux anges ! Il faut dire que Mylène a vu grand, très grand. Conçu par Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Gilles Laurent   , le show est un concept avec un début et une fin. Très cohérent, le spectacle met en scène Mylène dans un décor (réalisé par Hubert Monloup) représentant ce qui semble être un cimetière – plus tard, Gilles Laurent précisera qu’il ne s’agit pas d’un cimetière à proprement parler mais de monolithes à la façon du site de Stonehenge. Un moine encapuchonné ouvre d’immenses grilles au début du spectacle avant L’Horloge et les referme après Je voudrais tant que tu comprennes. Les costumes sont de Thierry Mugler et les lumières de Jacques Rouveirollis – la crème de la crème donc. Il n’y a guère que Sylvie Vartan qui, à cette époque en France, soit capable de créer de tels shows (elle est la première à l’avoir fait).

Sur des chorégraphies de Mylène, huit danseurs entourent la chanteuse : Sophie Tellier (la rivale de Libertine et coordinatrice des chorégraphies) Edwige Chandelier    , Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia De la Fuente, Pascal Montrouge et Marianne Filadi (respectivement remplacés par Yann Joans et Dominique Martinelli après la première et le Palais des Sports de Paris). Côté musiciens, là encore Mylène et Boutonnat prennent les meilleurs du moment : Bruno Fontaine     (direction musicale et claviers), Yves Sonna (batterie), Philippe Drai (Percussions), Slim Pezin (guitares, Christian Padovan (basse), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Carole Fredericks et Beckie Bell (choristes), ainsi que Patrick Bourgouin (flûte et saxophone, uniquement pour la première et le Palais des Sports).

La tournée est un vrai succès, et plus de 300 000 spectateurs verront Mylène sur scène en 1989. La chanteuse a donc réussi son pari et se paie même le luxe de terminer son marathon par deux dates à Bercy ; elle est aussi la première Française à chanter dans l’énorme POPB (les 7 et 8 décembre 1989).

mylene-89 dans Mylène et mes BLABLASCôté track-listing, Mylène n’a que deux albums à son actif en 1989, elle opère donc un mix des deux ; de Cendres de lune, elle chante Plus grandir, Maman a tort, Tristana et Libertine, et d’ainsi soit je… elle interprète L’Horloge, Sans logique, Pourvu qu’elles soient douces, Allan, Sans contrafaçon, Jardin de Vienne, Déshabillez-moi et Ainsi soit Je… Elle agrémente le tout de deux titres présents seulement sur SP (Puisque et A quoi je sers…) (pour ce dernier uniquement à partir de fin septembre pour le lancement de la tournée) et d’un inédit, une reprise de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes, pour clore le spectacle. Quinze titres donc pour des chorégraphies endiablées (notamment celles de Libertine et de Tristana, qui reprennent l’idée des clips) et des moments très émouvants où la chanteuse semble en parfait communion avec son public (ainsi soit je… Je voudrais tant que tu comprennes ..)

Bref, de quoi fermer le bec aux détracteurs de Mylène, qui seront bien obligés de reconnaître le succès (et le talent) de la chanteuse. Elle entre alors dans la cour des grands. Le disque de l’intégrale du concert sort au moment des derniers spectacles à Bercy (le 6 décembre 1989) et connait un succès prodigieux (près de 600 000 exemplaires vendus). La vidéo du concert sort, quant à elle, le 5 novembre 1990, soit plus d’un an après le début de la tournée (VHS Mylène Farmer en concert, le film, Polydor 082 814-3).

Une vidéo aujourd’hui épuisée, amputée de deux titres, Allan et Plus grandir, et de l’instrumental Mouvements de lune partie I. là encore le succès sera au rendez-vous, puisque cet enregistrement sera certifié « vidéo de diamant »… Cependant, une polémique subsiste toujours concernant ce film. Comme l’a précisé Bertrand Lepage dans la presse de l’époque (Podium n° 215, de décembre 1989), Boutonnat a retourné des séquences sans le public ce qu’on lui reprochera, car la vidéo apparaît quelque peu sans chaleur à certains moments.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 59/220

 

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Premier concert de Mylène

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

« Horloge, Dieu sinistre, Effrayant, Impossible » 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

Cinq ans après ses débuts dans la chanson et forte d’une poignée de tubes Mylène Farmer mont enfin sur scène. C’est Premier concert de Mylène dans CONCERTS DE MYLENE MFConcert89_04al‘événement de l’année 1989. Pour ce premier flash-back dans la carrière Live de la chanteuse, nous avons rencontré Gilles Laurent, co-concepteur du spectacle, Edwige Chandelier, l’une des danseuses de la troupe, et Bruno Fontaine, le directeur musical du concert. 

Tout juste auréolée de sa Victoire de la Musique de meilleure chanteuse pour l’année 1988, et alors que son second album « Ainsi soit je…» flirte déjà avec le million d’exemplaires vendus, Mylène annonce ses débuts sur scène pour le printemps 1989

Le Palais des Sports de Paris est réservé pour près de dix dates au mois de mai. Une tournée en province est programmée pour l’automne. Les places parisiennes se vendent si vite que, avant même le premier concert, deux dates sont ajoutées pour clore la tournée en décembre… ce sera à Bercy, la plus grande salle de la capitale ! 

Déjà très secrète sur ses projets, Mylène ne livre aucune clé sur ce qu’on peut attendre de ses débuts scéniques. Les journalistes ne parviennent pas à obtenir la moindre info sur le contenu du concert. Les rumeurs les plus folles courent alors dans les rédactions. On dit que Mylène sera nue, que des chevaux seront sur scène… Chacun s’attend en fait à retrouver les clips de la chanteuse en  Live. Le spectacle sera plus sobre que la vidéographie légendaire de la divine, mais tout aussi habité ! 

On y retrouve l’essence même de l’univers Farmerien de l’époque : la noirceur, le morbide, la sensualité, l’enfance, l’intemporalité. Mylène ne se contente pas d’enchaîner les chansons, elle construit un vrai spectacle, avec un début et une fin. Entre rires et larmes, la chanteuse étire ses tubes (« Pourvu qu’elles soient douces » frôle les 9 minutes, « Libertine » atteint les 12 !) et conquiert définitivement le public. 

MFConcert89_11a dans Mylène TOUR 1989Les tous premiers pas de Mylène sur scène se font à Saint Etienne le 11 mai 1989, une semaine avant les dates parisiennes. Le jour du premier Palais des Sports les amis de Mylène achètent une pleine page dans le quotidien « Libération ». Des lettres noires sur une page blanche, quelques mots, un encouragement : « Mylène ceux qui t’aiment te saluent ». Le concert est un véritable succès. Après le dernier show dans la capitale, une grande soirée est organisée dans les Jardins de Bagatelle où le tout Paris médiatique est convié. Mylène part ensuite se ressourcer en Inde, avant d’attaquer une grande tournée de trois mois. Entre temps, ses premiers pas sur scène lui ont inspiré une chanson : « A quoi je sers ». le titre sort en single et intègre le tracklisting des prochains concerts. 

Le périple en province se passe remarquablement bien, malgré deux ou trois dates annulées (en raison de réservations insuffisantes). Dans la carrière de Mylène, le Tour 89 reste celui qui compte le plus de concerts. Deux Bercy viennent conclure majestueusement cette belle rencontre entre l’artiste et son public. Après le tout dernier concert, une nouvelle soirée est organisée pour célébrer le succès de la tournée et de la chanteuse qui reçoit le premier disque de diamant de sa carrière, pour les ventes exceptionnelles de l’album « Ainsi soit Je…. ». 

Hélas, cette soirée sera gâchée par le comportement de Bertrand Le Page, le manager de Mylène. La chanteuse s’en sépare aussitôt. C’est la fin d’une collaboration mythique…

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Mylène Tour 89, la presse en parle

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

 

 

Mylène Tour 89, la presse en parle dans CONCERTS DE MYLENE MFConcert89_13a« Son show, rythmé et calibré au millimètre, dans le registre fantasmé qui lui est cher, est celui d’une vraie professionnelle (…) Dommage quand même qu’on ait droit à une vrai sono de garage et qu’on doive deviner plutôt que comprendre les paroles délicieusement sulfureuses du répertoire estampillé Farmer-Boutonnat » (France Soir

 

 

« c’est bien fait, sans âme certes, mais sans vulgarité. Glacial, mais colossal (…) Tout est destiné à magnifier la rousse flamboyante (…) Mais derrière tout cela, il n’y a rien. Ni plaisir, ni bonheur et surtout, pas de chanteuse (…) Un filet de voix plus asséché que le Sahel. Un regard névrotique et la prétention de faire du modernisme là où les Gainsbourg, Higelin et Mitsouko étaient déjà passés avec en plus, ce petit rien dont l’absence relève de l’escroquerie ; le talent » (Le Parisien). 

 

« Si Mylène n’est pas une chanteuse exceptionnelle, elle se rattrape très largement en proposant un show qui, lui, fera date » (Le Méridional). 

 

 

« Les neuf musiciens et choristes sont les artisans d’une cacophonie sonore indescriptible. Et les huit danseurs, les interprètes d’une chorégraphie dont la nullité n’a d’égale que la stupidité. En parfait garce bien dressée, Mylène Farmer exécute son personnage en public, cultive l’ambiguïté de son être profond ( ?) sur lequel repose son succès » (Le Matin)

 

 

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Concerts de Mylène

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Mylène FarmerTour 89Dates et Villes 

MAI 1989 

11 mai  Saint Etienne
 (Palais des Sports)
 
18 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 
19 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 
20 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 
21 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 
23 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 
24 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 
25 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 
27 mai  Paris
 (Palais des Sports)
 

SEPTEMBRE 1989 

19 septembre  Grenoble
 (Le Summum)
 
23 septembre  Fréjus
 (Arênes Romaines)
 
24 septembre  Avignon
 (Parc des Expositions)
 
29 septembre  Montpellier
 (Zénith)
 
30 septembre  Toulouse
(Palais des Sports)
 
OCTOBRE 1989 

01 octobre  Toulouse
 (Palais des Sports)
 
06 octobre  Limoges
 (Palais des Sports)
 
07 octobre  Montluçon
 (Athanor)
 
08 octobre  Le Mans
(La Rotonde du Parc des Expositions)
 
10 octobre  Lyon
(Halle Tony Garnier)
 
11 octobre  Clermont-Ferrand
 (Maison des Sports)
 
13 octobre  Lausanne
(Palais de Beaulieu)
 
14 octobre  Annecy
 (Chapiteau Place des Romains)
 
18 octobre  Rennes
(Salle Omnisports)
 
20 octobre  Bruxelles
 (Forest National)
 
21 octobre  Bruxelles
(Forest National)
 
24 octobre  Bordeaux
 (Patinoire Meriadeck)
 
25 octobre  Angers
(Parc des Expositions)
 
27 octobre  Poitiers
(Arênes)
 
28 octobre  Pau
(Foire Expo)
 

 

NOVEMBRE 1989 

05 novembre  Lausanne
(Halle des Fêtes)
 
11 novembre  Tours
(Parc Expo Rochepinard)
 
15 novembre  Sanary-sur-mer
(Esplanade de la mer)
 
16 novembre  Marseille
(Palais des Sports)
 
17 novembre  Bourg en Bresse 
20 novembre  Caen
(Parc des Exposititons)
 
21 novembre  Reims
(Parc des Exposititons)
 
22 novembre  Besançon
(Palais des Sports)
 
24 novembre  Lons Le Saunier 
25 novembre  Metz
(Parc des Expositions)
 
26 novembre  Lievin
(Stade Couvert)
 
DECEMBRE 1989 

01 décembre  Rouen
(Parc des Expositions)
 
02 décembre  Nantes
 (Stade de la Beaujoire)
 
03 décembre  Amiens
(Centre d’expositions et de congrès)
 
05 décembre  Mulhouse
(Palais des Sports)
 
06 décembre  Strasbourg
(Rhénus Sport)
 
07 décembre  Paris
(Bercy)
 
08 décembre  Paris
(Bercy)
 

Concerts de Mylène dans CONCERTS DE MYLENE MFConcert89_05a

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Concert Live Tour 89

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

 

 

VIDEOS EXTRAITS 1989 DU CONCERT  LIVE TOUR 89 – 

 

 

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Sans Contrefaçon – Mylène Farmer (En Concert 89) 

 

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L’Horloge (extrait) – Mylène Farmer – En concert (1989) 

 

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Mylène et Gilles Laurent

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Interview exclusive de GILLES LAURENT co-concepteur 

 

« l’idée de base était l’inexorable écoulement du temps » 

 

 

 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

 

 

QUESTIONS/REPONSES 

 

Mylène et Gilles Laurent dans CONCERTS DE MYLENE barreClients

 

 

Sur le Tour 89, vous êtes crédité comme « co-concepteur du spectacle », avec Mylène et Laurent Boutonnat. Qu’avez-vous fait exactement ? 

 

Il existait un vrai univers porté par Mylène Farmer – j’ignore si c’est encore le cas, aujourd’hui. Mon travail était d’y apporter de la matière grise. Il y avait chez Mylène et Laurent une forte volonté de mettre du sens dans ce spectacle. De la même façon que Laurent a toujours eu ce souci de ne pas juste faire de l’illustration avec des clips, mais e raconter une histoire. 

 

MFConcert89_06a dans Mylène TOUR 1989Pourquoi avaient-ils besoin de vous pour cela ? 

 

Il s’agissait d’une certaine continuité, je crois. J’avais travaillé avec Laurent sur le scénario des clips « Pourvu qu’elles soient douces » et « Sans logique ». Très naturellement, lorsque le projet du spectacle du Palais des Sports est arrivé, Laurent m’a demandé de le concevoir avec lui et Mylène. Il s’agissait de savoir ce qu’on pouvait imaginer pour amener le personnage de Mylène sur scène. 

 

Vous avez accepté tout de suite ? 

 

Non car autant j’étais proche de Laurent et de Mylène, autant je trouvais Bertrand Le Page, le manager de Mylène, assez effrayant. D’habitude, je me cantonnais dans la partie « images » de Mylène (clips, cinéma), mais là, on me demandait de mettre les pieds dans le domaine de Bertrand. Il ne faut pas oublier son importance dans la carrière de Mylène. C’est notamment lui, le rouquin qui a eu l’idée de singulariser Mylène par ses cheveux…  « rouges » disait-il. Une part de lui existait indéniablement à travers elle. Donc je voulais bien accepter ce travail, mais il me fallait l’acceptation de Bertrand….. 

 

Une fois que vous avez eu son aval, vous vous êtes donc mis au travail avec Mylène et Laurent pour le Tour 89. Comment cela c’est organisé ? 

 

J’ai fait des propositions, nous nous sommes réunis, et nous avons débattu ensemble de toutes les questions : Quelles chansons ? Quel ordre ? Quel décor ? Quelles affiches pour être symboliquement en accord avec le « monde de Mylène » ? 

 

Quels ont été les éléments principaux qui se sont dégagés de vos réunions de travail ? 

 

L’idée de base était l’inexorable écoulement du temps. On a donc choisi un ordonnancement reprenant la ronde des saisons, organisée autour de « L’horloge » de Beaudelaire. L’affiche illustre un monde fermé, rendu mystérieux par la brume, auquel le commun des mortels n’a pas forcément accès, et dont Mylène est le gardien. Elle invite le public à y entrer à la manière d’un Hitchcock nous disant : « c’est ici que tout a commencé, entrez, je vais vous expliquer comment c’est arrivé … » 

 

18858394C’était donc en référence à Hitchcock ? 

 

Entre autres. On avait, avec Laurent, une fascination commune pour une certaine littérature, qu’on pourrait illustrer par « Le tour d’écrou ». Un roman angoissant et tragique à la fin obscure, que beaucoup de cinéastes ont vainement essayé de restituer. Il s’agit de l’histoire d’une hantise qui touche un enfant. Le visuel du spectacle de Mylène a très naturellement été imprégné par cette littérature du XIXème, morbide, effrayante et romantique. Mais je ne sais pas trop ce qui en est resté dans le spectacle, au final. 

 

Comment cela ? 

 

Je n’ai jamais vu ce spectacle, ni en vrai, ni en vidéo. 

 

Pour quelle raison ? 

 

Disons que, à la suite de situations rocambolesques, je n’ai pas assisté au spectacle. Je n’en dirai pas plus car ça n’a pas grand intérêt. 

 

Parlez-nous du décor. Pourquoi un cimetière ? 

 

Ce n’était pas vraiment un cimetière. On est parti de photos de Stonehenge que j’avais trouvées – des pierres en ruine mystérieusement agencées, véritable observatoire des planètes, qui raconte les hommes face au temps. On y trouvait une liaison symbolique évidente avec l’idée maîtresse des saisons et du temps qui passe. Que cela ait revêtu des habits de cimetière au final, c’est une dérive, sans doute, mais qui raconte aussi « le temps assassin » dont parle « L’horloge ». La mort  a toujours été une attirance très profonde, tant chez Mylène et Laurent que chez moi. A l’époque où Laurent ne connaissait pas encore Mylène, j’avais fait un court métrage, « La lettre à Dieu », et je lui avais demandé de bien vouloir filmer en tant que cadreur (car Laurent cadre fort bien !) La fin se déroulait dans un cimetière. Cela fait partie de ces choses qui nous ont réunies. Il y avait un aspect de la foi chez Laurent qui m’intéressait énormément. On en a beaucoup parlé. Il avait un rapport à la mort aussi qui me touchait ; quand nous nous sommes connus, il répétait tout le temps qu’il pourrait à 20 ans ! 

 

Vous parlez beaucoup de Laurent et assez peu de Mylène ? 

 

Oui, car j’étais plus proche de lui au quotidien. Mylène échangeait beaucoup plus avec Bertrand. Mais nous avons tout de même travaillé à trois. Mylène est quelqu’un d’intelligent, de particulier. Elle est écorchée, elle a une craie sensibilité, une réelle écoute, et un instinct tout à fait remarquable. 

 

A la fin du film « en concert », le décor du spectacle est brûlé dans un champ. Etes vous à l’origine de cette idée ? 

 

Non pas du tout. J’avoue d’ailleurs que je ne le savais pas puisque je n’ai pas vu le film. C’est quelque chose qui ne me parle pas. Les ruines de Stonehenge m’impressionnent par leur éternité figée au-delà de nos existences humaines. Les brûler, je ne comprends pas très bien… 

 

 

Une purification peut-être ? 

 

Dans ce cas, j’airais personnellement choisi d’y faire tomber la neige. Mais il s’agit ici de mon fantasme. J’ignore les motivations de Laurent et Mylène dans ce décor brûlé, puisque comme e vous le disais tout à l’heure, je n’ai pas vu le spectacle, et j’ai même perdu de vue Mylène et Laurent pendant près de deux ans après son élaboration. 

 

Vous en êtes néanmoins le co-scénariste, avec Laurent. Comment est né ce projet ? 

 

giorgino5C’est parti d’une musique au piano… qui fait d’ailleurs partie des thèmes musicaux du film final. Laurent avait le fantasme d’une histoire se construisant autour de ces notes. 

 

 

Vous n’avez participé ni au tournage, ni au montage du lm. Donc vous l’avez découvert une fois fini. Y avez-vous retrouvé ce que vous aviez écrit avec Laurent ? 

 

Oui, bien sûr. J’y ai aussi vu la perte de certaines choses, comme les traits d’humour présents dans le projet original. Par exemple, quand Giorgino rentre des marais après avoir regardé l’endroit où les enfants se sont noyés, ses chaussures mouillées étaient censées faire un « pschout pschout » ridicule qui faisait se retourner tous les gens de l’auberge ; un brin de légèreté qui rendait la douleur un peu plus supportable, mais qui a disparu. 

 

Pourquoi Laurent a-t-il enlevé ce type de détails ? En avez-vous parlé avec lui ? 

 

Non. Si on ne vous appelle pas au montage, quand le film est fini, il est fini. On retrouve rarement à l’écran le film qu’on a écrit. Hélas ! C’est une souffrance que connaissent régulièrement les scénaristes (et dont la majorité des critiques n’ont aucune idée ! » 

 

Avez-vous été satisfait du casting ? 

 

J’imaginais le personnage de Giorgio plus solide, plus fort, un héros américain. Jeff est trop frêle, trop enfantin. L’enfant dans l’histoire, c’était censé être Catherine (Mylène). 

 

Avez-vous été sensible aux critiques lors de la sortie de « Giorgino ? » 

 

Bien sur ! j’ai essentiellement été frappé par les attaques personnelles visant Laurent. Je lui ai d’ailleurs envoyé une lettre à l’époque pour lui dire à quel point je trouvais certaines attaques indignes. On a le droit de s’attaquer au metteur en scène, mais à l’homme. C’était immonde. Et c’était sans aucun doute lié au succès et au personnage de Mylène Farmer 

 

Vous auriez aimé participer au nouveau long métrage de Laurent ? 

 

Non, je crois que la mise en commun de nos imaginaires fait partie du passé ! Laurent m’a rappelé un jour pour que nous discutions du projet de film. J’étais heureux e le revoir, mais les choses en sont restées là. 

 

Donc les ponts ne sont pas coupés ? 

 

Non. Mais je n’ai pas de nouvelles récentes.

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Mylène et Edwige Chandelier

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Interview exclusive de EDWIGE CHANDELIER – Danseuse 

 

« Une scène a été coupée pour le clip de Allan » 

 

 

QUESTION / REPONSES 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

 

Mylène et Edwige Chandelier dans CONCERTS DE MYLENE barreClients

 

 

Comment est-vous arrivée sur cette tournée ? 

 

je connaissais Sophie Tellier l’éternelle rivale de « Libertine », NDLR). On avait travaillé ensemble sur plusieurs spectacles, comme « l’Amérique, de Fred Astaire à nos jours », une sorte de rétrospective des comédies musicales. Sophie y était surtout chanteuse, et moi danseuse. C’était entre 1987 et 1989. 

 

Elle vous a donc pistonnée auprès de Mylène ? 

 

Non. Elle m’a simplement informée qu’on recherchait des danseurs pour le premier spectacle de Mylène Farmer. J’ai donc donné photos et CV. Au départ, ce devait être une audition in peu privée parce que Mylène ne voulait pas se retrouver avec des milliers de personnes. Finalement, il y avait au moins 500 personnes ! C’était LA grande audition de l’année car on savait que ceux qui seraient choisis auraient du boulot pour un an. De surcroît, Mylène était la seule à proposer un spectacle très théâtralisé et très chorégraphié, donc c’était très intéressant pour les danseurs. 

 

Vous vous intéressiez à son travail avant cette tournée ? 

 

Ah oui, j’adorais ! J’aimais bien ses chansons, ses clips, son univers

 

Où et quand a eu lieu l’audition ? 

 

Je crois que c’était en février 1989. Et ça se déroulait dans les grands studios de répétition du Théâtre des Champs Elysées. 

 

Mylène était-elle là ? 

 

Oui, elle regardait beaucoup, mais intervenait très peu. 

 

Comment s’est passé le casting ? 

 

mr89jg dans Mylène TOUR 1989Sophie avait préparé une petite chorégraphie… sur « Sans logique » je crois. On passait par groupes de dix filles devant Mylène et Sophie. Il me semble que Bertrand Le Page, le manager de Mylène, était là aussi. Ça a duré des heures ! Après une première audition, assez peu de filles sont restées. Mylène a alors demandé à nous revoir. On a passé une seconde audition, quelques jours plus tard. Trois filles et quatre garçons ont été sélectionnés. 

 

Les danseurs ont été les mêmes tout au long de la tournée ? 

 

Non. Car un garçon et une fille nous ont lâchés au moment de la tournée en province, à l’automne 89 ; ils ont juste fait le Palais des Sports au mois de mai. 

 

Pourquoi cela ? 

 

Je crois qu’ils avaient des engagements par ailleurs. 

 

 

Mais vous n’êtes pas tenus par contrat d’aller jusqu’au bout de la tournée ? 

 

Si, bien sûr. Je ne sais pas comment ça s’est passé avec la production. Peut-être ont-ils trouvé un arrangement à l’amiable. 

 

Qui est parti ? 

 

Mariane Filali a prévenu deux ou trois jours avant le début de la tournée. Elle a été remplacée au pied levé par Dominique Martinelli qui avait déjà fait quelques télés avec Mylène. Chez les garçons, c’est Pascal Montrouge qui a quitté le navire ; il a été remplacé par Yann Jonas. 

 

 

Quand ont commencé les répétitions ? 

 

Deux ou trois semaines après les dernières auditions. Dans un premier temps, on a répété près d’un mois, dans ces mêmes studios du Théâtre des Champs Elysées. Puis on est parti répéter dix jours à St Etienne où l’on a donné un concert avant de faire le Palais des Sports. 

 

Comment était Mylène pendant les répétitions ? 

 

Elle était très gentille, très agréable. Mais ce n’était pas évident pour elle, dans la mesure où elle n’avait pas de formation de danseuse. Elle a énormément bossé. 

 

C’était de longues journées ? 

 

On répétait six ou sept heures par jour. Et Mylène avait, en outre, des répétitions avec les musiciens et les choristes. 

 

Au même endroit ? 

 

Non. Je crois me souvenir que c’était aux studios Hocco, à Vitry sur Seine. 

 

Y a-t-il eu d’autres imprévus ? 

 

Oui ! Lors de notre premier filage, les fermetures éclair des costumes ont éclaté à cause des chorégraphies. Du coup, il a fallu faire descendre tout l’atelier de Thierry Mugler à St Etienne pour refaire une partie des costumes afin qu’on puisse bouger dedans. C’était la grosse panique car on était à quelques jours de la première. 

 

1989_MarianneRosenstiehl_2-1_006Comment était l’ambiance pendant la tournée ? 

 

C’était très agréable. C’est vrai que les musiciens restaient de leur côté, et nous, danseurs, du nôtre. Mais ça marchait très bien comme ça. 

 

 

Mylène participait à cette vie de groupe ? 

 

Oui. On dînait souvent ensemble. Du moins quand elle était dans le même hôtel que nous car parfois, à cause de fans qui la pistaient, elle allait dans un autre hôtel. 

 

Elle faisait la route avec vous, dans le bus de la tournée ? 

 

Non. Elle était en voiture avec Bertrand Le Page, son manager, et Thierry Suc, le tourneur. Il est arrivé qu’elle prenne un ou deux danseurs avec elle en voiture. Et elle est venue deux ou trois fois  avec nous dans le car. 

 

Vous la sentiez porche de vous ? 

 

Oui. Même si nos rapports restaient essentiellement professionnels. Elle avait un certain charisme qui imposait le respect ; elle n’inspirait pas la tape dans le dos. Mais ça ne nous empêchait pas d’avoir des discussions très intéressantes. Elle venait parfois avec nous dans les loges, elle nous coiffait, elle nous offrait des petits cadeaux. Je me rappelle par exemple qu’on avait fait un peu de promo à la télé pour le spectacle – même s’il n’en avait pas vraiment besoin puisqu’ils ‘est rempli très vite – et Mylène nous a offert les tenues qui avaient été créées pour l’occasion par Plein Sud. Et à la fin de la tournée, on a tous eu un stylo Bulgari, et un peignoir griffé « Mylène Farmer – Tour 89 ». 

 

Et en comité plus restreint ? 

 

file_42_92Après la tournée, pour les besoins d’un clip, Laurent voulait brûler le décor. Il l’a donc fait reconstitué dans un champ à La Ferté Alais, en région parisienne. Et après le tournage, on a fait un grand repas tous ensemble – Mylène, Laurent, les musiciens, la production et les danseurs. 

 

Quelle relation avez-vous eu avec les fans de Mylène ? 

 

Dans la mesure où Mylène partait rapidement après sa sortie de scène, on servait souvent de palliatif aux fans qui l’attendaient après le concert. On en retrouvait à l’hôtel, au restaurant ; ils nous suivaient partout. Même après la tournée, je recevais des lettres et des coups de fil chez moi – je ne sais pas comment ils faisaient pour avoir mes coordonnées. Mais je n’ai pas donné suite parce que ça me faisait assez peur ce fanatisme. 

 

Pourquoi ? les fans étaient violents ? 

 

Non, pas du tout. Mais ils étaient souvent dans un état émotionnel qui me perturbait car j’ai du mal à comprendre le fanatisme à ce point. 

 

Vous n’avez jamais collaboré à nouveau avec Mylène après le Tour 89 ? 

 

Si, une seule fois. C’était juste après la tournée, pour les besoins du clip de « Allan ». 

 

Mylène a assisté au tournage ? 

 

Oui. Elle est même venue nous aider après car on peinait à se débarrasser de cette boue qui nous collait à la peau. Elle nous a séché les cheveux et nous a coiffées. 

 

Qu’avez-vous fait depuis cette tournée ? 

 

J’ai arrêté la danse presque aussitôt après. Je me suis lancée dans les relations presse. Puis dans le chant. Aujourd’hui, je chante (des chœurs pour Serge Lama, Hervé Vilard, Disney…) et j’enseigne le chant dans les écoles de formation.

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Mylène et Bruno Fontaine

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Interview exclusive de BRUNO FONTAINE – Claviers, direction musicale. 

 

« certains soirs, il y avait un quart d’heure de rappel » 

 

 

QUESTIONS / REPONSES 

 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

 

Mylène et Bruno Fontaine dans CONCERTS DE MYLENE barreClients

 

 

Comment êtes-vous arrivé sur le Tour 89 de Mylène Farmer ? 

 

Par l’intermédiaire de Thierry Suc qui s’occupait de cette tournée et avec qui je venais de travailler pour Alain Chamfort.il m’a contacté et m’a demandé de travailler sur la première tournée de Mylène. 

 

Avez-vous dit oui aussitôt ou avez-vous demandé à y réfléchir ? 

 

J’ai évidemment pris le temps de la réflexion car une tournée, c’est un vrai investissement au niveau du temps. Ce qui m’a convaincu, c’est la rencontre avec Laurent Boutonnat et Mylène. Ils m’ont expliqué ce qu’ils voulaient faire ; j’ai rapidement été séduit. 

 

danseurs89 dans Mylène TOUR 1989Et la rencontre avec Mylène ? 

 

C’était peu de temps après ma rencontre avec Laurent, à l’ancien studio Mega, Porte de la Muette, tandis que l’on commençait une longue préparation pour cette tournée. Je crois me souvenir que c’était bien six mois en amont. Il s’agissait notamment de préparer des bandes additionnelles et de travailler sur les arrangements. 

 

Vous avez eu un bon feeling avec elle ? 

 

Très bon oui. On a rapidement eu une relation amicale basée, comme pour Laurent, sur pas mal d’intérêts communs, que ce soit en musique ou en littérature. On avait notamment une passion commune pour Cioran (auteur d’essais sur le néant tels que « La tentation d’exister et « de l’inconvénient d’être né », NDLR). Dans un autre domaine, on appréciait tous les deux beaucoup les sushi. Pendant la tournée, et encore quelques temps après, une vraie relation amicale s’est nouée ; on se voyait pas mal. 

 

Mylène donne l’image d’un être torturé, c’était encore plus vrai à l’époque ; avait-elle néanmoins des fous rires parfois sur la tournée ? 

 

Elle est beaucoup plus rigolote qu’on ne l’imagine. On s’est beaucoup  amusé. Laurent aussi. Il a un humour incroyable. 

 

Correspondait-elle à l’image vous pouviez en avoir avant de la rencontrer ? 

 

Disons que je la voyais en icône assez lointaine et cet a priori s’est rapidement dissipé. C’est une fille assez simple finalement. A l’époque du moins car je ne la fréquente plus d’aussi près depuis un moment. 

 

Elle est très en marge dans le paysage musical français. Qu’en pensez-vous ? 

 

Je pense que c’est très sain qu’elle se maintienne ainsi à part des gens du métier. J’ai toujours trouvé qu’elle et  Laurent avaient une manière très intelligente d’appréhender les choses. La façon dont ils ont fabriqué l’image de Mylène est fascinante ; je précise que je ne mets aucune connotation péjorative dans le terme « fabriqué ». 

 

Comment fonctionnait le duo Boutonnat/Farmer sur le Tour 89 ? 

 

Sans entrer dans les détails de leur vie privée, il me semble que c’était très fusionnel entre eux. Ils étaient assez touchants. Mais leur relation pouvait être très électrique parfois ; ça l’est sûrement encore aujourd’hui. 

 

Vous voulez dire qu’il y avait des accrochages fréquents ? 

 

Des conflits artistiques, oui. Ça se chicanait pas mal en studio, lors des préparations de la tournée ou pour la post production. Mais c’était pour la bonne cause. Mais, encore une fois, je les trouvais très touchants. Lors des premiers concerts, ils contemplaient leur œuvre. C’était d’autant plus émouvant que je savais combien ils s’étaient investis là-dedans, à tous points de vue. Je garde un souvenir précis de Laurent à la fin du premier concert, à Saint Etienne ; il était totalement bouleversé. Comme s’il venait de voir leurs réalisations prendre vie. 

 

 

qu’avez-vous pensé du public de Mylène Farmer sur cette tournée ? 

 

 ça m’a totalement scotché ; Il y avait une sorte de vénération pour elle qui était hallucinante ; j’imagine que ça n’a fait que s’accentuer depuis. Je  me souviens que chaque soir, quand elle apparaissait sur scène, c’était la Madone. Je me rappelle aussi de l’hystérie avant la dernière chanson (« Je voudrais tant que tu comprennes », NDLR). Certains soirs, il y avait un quart d’heure de rappel ! Je n’ai jamais vécu un truc aussi fou ! 

 

 

Dans quel état se trouvait Mylène après chaque spectacle ? 

 

Les dernières minutes du concert étaient très chargées émotionnellement. Après la chanson finale, on lançait un instrumental que Laurent et moi avions presque improvisé en studio avant la tournée, en à peine deux heures. Il s’appelait « Mouvements de Lune » ; c’était une sorte de long adagio. Quelque chose de vraiment très intense. Mylène était chaque soir très bouleversée à sa sortie de scène. D’autant qu’il y avait pour elle quelque chose que, par définition, elle ne pourra plus connaître : la découverte qu’elle pouvait le faire. Elle en était très inquiète pendant les sessions préparatoires ; elle avait peur que sa voix ne tienne pas. Elle a beaucoup bossé. Elle a pris des cours de chant pour renforcer sa voix. 

 

 

MFConcert89_10aMylène restait-elle dans sa tour d’ivoire ou se mélangeait-elle à l’équipe ? 

 

Elle voyageait séparément pour pouvoir réellement se reposer, mais sinon elle était assez proche de la troupe. L’ambiance était vraiment très bonne. Même si, au bout des deux tiers de la tournée, les relations entre Mylène et Bertrand le Page, son manager, sont devenues assez tendues. Je crois d’ailleurs qu’elle s’en est séparée après le dernier Bercy. Il est vrai que, pour des raisons que j’ignore et que je ne veux pas connaître, j’ai vu Bertrand totalement basculer à un moment de la tournée. J’ai l’impression qu’il voyait son bébé lui échapper et qu’il aurait voulu avoir plus de crédit pour ce qu’il avait apporté à Mylène. C’était ma théorie en tous cas. Quoiqu’il en soit, ça a créé un climat assez lourd. Mylène et Laurent me semblaient moins détendus sur la fin. Ça a réellement perturbé les quinze derniers jours de la tournée. 

 

Pour ce qui est du film du concert, est-il vrai que vous ayez tourné dans une salle vide pour que Laurent puisse obtenir tous les plans qu’il désirait, puis que le tout ait été mixé à un vrai enregistrement en public ? 

 

Oui, J’avais totalement oublié ça. C’était au Forest, à Bruxelles. 

 

Ce n’est pas une pratique très courante. Cela vous a choqué ? 

 

Non. C’est un grand luxe. 

 

Quelle place tient le Tour 89 dans votre parcours professionnel ? 

 

Une place toute particulière. D’abord parce que j’en suis très fier, d’autant que c’était le premier de Mylène et qu’il est le fruit d’une collaboration très intéressante avec elle et Laurent, deux êtres passionnés et passionnants. C’était un spectacle énorme ; la seule chose comparable à laquelle j’ai participé, c’est Johnny Halliday à Bercy deux ans avant. Ce Tour 89 est particulier pour moi aussi parce que c’est une période assez douloureuse de ma vie ; au moment des dernières répétitions, quelques jours avant la première date, j’ai perdu mon père. Ce spectacle est donc très chargé émotionnellement dans ma mémoire. 

 

Le fait qu’il soit assez morbide – des lumières sombres, un cimetière comme décor – ne devait pas vous faciliter la tâche alors ? 

 

Non, ça allait. A la limite, c’était même presque une manière d’exorciser. 

 

Avez-vous un regret quant à votre travail avec Mylène ? 

 

Que la vie de chacun nous ait ensuite emmenés dans des directions différentes. J’aurais aimé que l’on se perde moins de vue ; je pense qu’elle l’aurait souhaité aussi. C’est vraiment une des rares personnes avec qui j’ai travaillé que j’aurais beaucoup de plaisir à revoir, même en dehors des activités professionnelles. 

 

 

 

 

« lors des premiers concerts, Laurent et Mylène contemplaient leur œuvre. J’avais l’impression d’avoir en face de moi deux gamins émerveillés qui réalisaient leur rêve ». 

 

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Le film du concert Mylène 1989

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

 

 

 

Le film du concert Mylène 1989 dans CONCERTS DE MYLENE Concert89K7 vidéo sortie en 1990 contenant 15 titres (Durée 90 mn). 

Prologue – L’horloge – Sans logique – Maman a tort – Déshabillez-moi – Puisque – Pourvu qu’elles soient douces – A quoi je sers… – Sans contrefaçon – Jardin de Vienne – Tristana – Ainsi soit je… – Libertine – Je voudrais tant que tu comprennes – Mouvements de lune

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Vidéo TOUR 89

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

 

Image de prévisualisation YouTube 

 

Tour 89, Mylène Farmer pour la première fois sur scène 


La première tournée de Mylène Farmer, départ le 11 mai 1989 à Saint-Étienne, avec 46 dates dans 3 pays différents, notamment en France, en Belgique et en Suisse. Une équipe comprenant pas moins de 8 danseurs, 7 musiciens, 3 choristes et 50 techniciens, un chargement de 5 camions pour 38 tonnes de matériel. Fin de la tournée le 8 décembre 1989 à Paris Bercy, pour un budget estimé à l’équivalent aujourd’hui de 6 millions d’euros. Mylène Farmer a réunit lors de cette tournée plus de 300 000 spectateurs. 

 

Vidéo TOUR 89 dans CONCERTS DE MYLENE MFConcert89_07aMylène Farmer a interprétée lors du Tour 89

  • Prologue 

  • L’horloge 

  • Plus grandir 

  • Sans logique 

  • Maman a tort 

  • Déshabillez-moi 

  • Puisque 

  • Pourvu qu’elles soient douces 

  • Allan 

  • A quoi je sers…  (A partir de septembre) 

  • Sans contrefaçon 

  • Jardin de Vienne 

  • Tristana 

  • Ainsi soit je… 

  • Libertine 

  • Mouvements de lune (Partie I) 

  • Je voudrais tant que tu comprennes 

  • Mouvements de lune (Partie II) 

barre de séparation

 

MFConcert89_01a dans Mylène TOUR 1989Production du spectacle : Laurent Boutonnat – Thierry Suc

Direction artistique : Laurent Boutonnat 

Chorégraphies : Mylène Farmer 

Coordination des chorégraphies : Sophie Tellier 

Décor : Hubert Monloup 

Costumes : Thierry Mugler 

Coiffures : Rosa Perez Casais 

Maquillage : Pascal Thiollier 

Lumières : Jacques Rouveyrollis 

Lumières salle: Fred Peveri 

Son : Patrice Cramer 

Ingénieur retour son : Dominique Chalhoub 

Musiciens

  • Bruno Fontaine (Direction musicale/claviers) 

  • Yves Sanna (Batterie) 

  • Philippe (Drai Percussions) 

  • Slim Pezin (Guitares) 

  • Christian Padovan (Basse) 

  • Jean-Philippe Audin (Violoncelle) 

  • Carole Fredericks (Choriste) 

  • Beckie Bell (Choriste) 

 

 

MFConcert89_05aDanseurs

  • Sophie Tellier 

  • Edwige Chandelier 

  • Christophe Danchaud 

  • Bruno Balto 

  • Georges Barrier 

  • Alicia de la Fuente 

  • Yann Jonas 

  • Dominique Martinelli 

 

·         Production : Thierry Suc & Laurent Boutonnat 

·         Directeur de production : Thierry Teodor 

·         Assistant de Laurent Boutonnat : Paul Van Parys 

·         Assistants de Thierry Suc : Anne d’Assignies – Philippe Bascugana 

·         Administrateur de tournée : Marie-Thérèse Boisseau 

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Collector 1989

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

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Mylene Farmer Briquet Tour 89 - Cassettes, Mini-disques, Laser-disques

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