AU LENDEMAIN DE SON CONCERT, Mylène

Posté par francesca7 le 4 juillet 2015

 

RTL – 12 SEPTEMBRE 2009 : ANTHONY MARTIN

cb0ac37eabd1ef4335fdcc2214cef593Au lendemain de son deuxième concert au stade de Genève, Mylène Farmer reçoit Anthony Martin dans sa suite située au bord du lac Léman. Diffusée le jour de l’anniversaire de la chanteuse, qui se produit le soir même pour sa deuxième représentation au Stade de France, cette interview a été annoncée à grand renfort de publicité dans la presse au début de la semaine par la station qui en a même diffusé un court avant-goût dans son émission matinale « Laissez-vous tenter » le mercredi 09.09.2009.

En préambule, Anthony Martin nous apprend que l’entretien a eu lieu assis dans l’herbe, dans le petit jardin attenant à la suite de la chanteuse, fatiguée mais souriante et bavarde !

Bonjour, Mylène Farmer !

-Bonjour.

Merci de m’accorder cet entretien. Nous sommes à Genève. Vous avez donné un concert hier devant trente-deux mille personnes à Genève. Comment vous sentez-vous au lendemain de ce concert ?

-Je vais vous répondre comblée et à la fois évidemment très, très fatiguée ! (rires) Mais des moments inoubliables. Inoubliables !

Vous ne vous ménagez pas sur scène : vous arpentez la scène de long en large, vous dansez évidemment –parce qu’on vous attend aussi pour ça. Vous concevez la scène comme un défi physique, aussi ?

-En tout cas, je m’y prépare : j’ai à peu près six mois d’entraînement avant que de me produire en scène avec un coach qui s’appelle Hervé Lewis, avec qui on fait un travail incroyable. Il me connaît depuis presque j’allais dire une quinzaine d’années (vingt-cinq en réalité ! nda) donc on se connaît vraiment très, très bien. Donc oui, l’appréhension physique, si je puis dire, en tout cas l’exercice physique fait partie du spectacle, mais quand on est porté par un public –celui que j’ai devant moi- c’est quelque chose qui est tellement porteur qu’on en oublie l’effort ! C’est plus l’émotion qui gagne le terrain.

Vous adorez entendre chanter le public : souvent, à la fin d’un morceau, d’un tableau, d’une chanson, vous reprenez a capella pour les entendre. Ca, c’est le plus beau cadeau, finalement, pour un artiste…

-C’est le moment probablement le plus magique, en tout cas un des moments les plus magiques c’est vrai, puisqu’ils s’approprient la chanson. J’allais dire, c’est presque de l’ordre du divin. Ce sont des mots un petit peu graves toujours, mais c’est quelque chose –je reprends le mot ‘magique’- c’est exceptionnel de vivre quelque chose comme ça, bien évidemment.

Diffusion d’un extrait de « Rêver » enregistré lors des concerts de Genève

Quand on vous voit sur scène, on se dit que vous ne pouvez pas préférer l’ombre à la lumière : vous avez l’air si forte, si vivante dans la lumière !

-Là, je vais vous répondre que le choix de l’ombre et de la lumière est le choix entre la vie privée et la vie publique, qu’on peut rester vivant aussi dans l’ombre. J’ai ce paradoxe en moi : je suis capable de vivre aussi bien dans l’ombre et de m’exprimer dans la lumière.

On a l’impression que votre timidité est transcendée quand vous vous trouvez, comme hier soir par exemple, devant trente mille personnes. Vous l’expliquez comment, ça ?

-Alors ça, je crois que je n’ai pas d’explication. Je l’ignore moi-même, si ce n’est que je sais mon handicap devant trois personnes, je ne sais pas si je peux qualifier ça d’aisance devant trente mille personnes, mais en tout cas il y a une bascule qui se fait presque naturellement. J’ai plus de difficultés, oui, avec deux, trois personnes que devant une immense audience.

Parce que finalement vous n’avez pas à leur parler : vous êtes là pour leur offrir et recevoir. C’est peut-être ça…

-En tout cas, les mots sont à travers mes textes et puis là, pour le coup, il n’y a rien de préparé : quand j’ai envie de dire quelque chose, c’est que j’en ressens le besoin. Là, c’est place au naturel, c’est place à l’émotion en direct, pour le coup !

Diffusion de « C’est une Belle Journée »

Justement, quand vous écrivez vos textes, est-ce que vous pensez déjà à l’aspect visuel d’un tableau dans un futur, sur scène ?

-Non, sincèrement. Là, je suis dans une pièce isolée, je travaille avec Laurent Boutonnat donc, qui est aussi compositeur, et les mots j’allais dire s’appuient, s’accrochent, s’harmonisent avec la musique donc j’ai besoin de la musique avant d’écrire des mots. Parfois, la musique m’inspire des sentiments, des sensations ; parfois, j’ai une envie de texte et puis la musique s’accorde avec ce texte mais en aucun cas l’image n’apparaît dans ma mémoire à ce moment-là, non.

Vous me disiez vous êtes dans une pièce quand vous écrivez vos paroles : vous êtes seule comme un écolier à son bureau, avec une page blanche, le stylo, vous mettez un fond sonore –donc là, vous vous inspirez de la musique- ça se passe vraiment comme ça ?

 

-Ha, tout à fait ! Dans une pièce en tout cas totalement isolée, ça j’en ai besoin. Comme un écolier / écolière ? J’ai un très mauvais souvenir de scolarité ! En tout cas, besoin bien évidemment d’isolement et puis la musique sur laquelle je mettrai des mots.

Sur scène, vous incarnez vraiment –et c’est ce qui est fascinant- l’intimité et la grâce dans une mise en scène gigantesque. Quel est le secret pour marier tout ça, pour y arriver ?

-J’ai toujours aimé, moi, en tout cas avoir besoin du gigantesque et du spectaculaire. Maintenant, j’ai besoin de moments d’intimité et c’est ce qu’on a essayé de créer sur ce spectacle, à savoir avec le proscenium et la croix (petite confusion de Mylène, puisque le proscenium en forme de croix était celui du spectacle présenté à Bercy 2006. Pour les stades en 2009, le proscenium se finit en forme d’étoile, nda) qui est au centre du stade même, et c’est là qu’il y a un vrai, vrai partage. J’allais dire il y a un partage même quand on est sur une scène frontale, mais vraiment au milieu sur cette croix (sic) on crée ce moment intime qui pour moi est de l’ordre j’allais dire de la communion, presque –encore un mot fort, mais c’est vrai que c’est un vrai, vrai moment d’intimité malgré le grand nombre : ce grand nombre devient un, devient quelque chose d’assez exceptionnel pour moi.

Il y a un autre couple –on a parlé gigantisme et intimité- il y a aussi le couple qui frappe quand on vous voit sur scène, c’est discrétion et provocation. Comment faites-vous pour que discrétion et provocation fassent bon ménage ?

-Tout dépend si vous évoquez discrétion dans la vie privée, ou est-ce que c’est discrétion sur scène même ?

 

Sur scène, vous êtes discrète, vous êtes intime et en même temps vous êtes forte, vous êtes présente : ça tient sur vous, c’est vous qui menez ce gros barnum –le mot n’est pas beau mais au moins on comprend ce que je veux dire- et vous êtes dans la provocation aussi dans les chorégraphies, les tenues…

-Je vais vous faire une réponse assez banale : toutes ces facettes font partie de moi. Je suis de nature discrète en général, de nature timide parfois mais l’éclat de rire fait partie de moi aussi comme vous avez pu le constater puisque nous avons eu du mal à démarrer ! (rires) (Anthony Martin relata effectivement en préambule à l’interview que juste avant de démarrer l’entretien, amusés par l’incongruité de la rencontre, assis face à face dans l’herbe aux abords d’une suite, lui et Mylène Farmer sont partis d’un fou rire spontané qui eût l’avantage de détendre l’atmosphère, nda) Et puis à la fois je crois que j’ai cette –là pour le coup, je n’y suis pour rien, c’est un cadeau de la vie- j’ai à la fois sans doute cette fragilité mais aussi cette force -en tout cas je vais l’exprimer de cette façon- c’est une force qui me permet de surmonter toutes mes peurs, tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin.

Il ne reste plus que trois concerts dans cette tournée 2009 (deux lors de la diffusion de l’interview, nda). Est-ce que vous avez une appréhension de la fin de tournée ? Le ‘spectacle blues’ ?!

-Je l’ai. Je crois que je l’avais dès le premier jour puisqu’on sait que tout début a une fin. Maintenant, quand à la gestion de ce blues, de ce grand vide, c’est quelque chose qui m’est d’abord très, très personnel mais je ne vous cache pas que tout artiste vous répondra que oui, c’est un vide qui est presque insurmontable. Je crois que le secret dans ces cas-là c’est, ma foi, de se reprojeter dans une création. Voilà, créer quelque chose, non pas pour oublier mais pour se redonner la force et de continuer et de vivre.

Donc c’est par la création que vous allez remplacer les applaudissements chaque soir à 21 heures parce qu’il y aura plus personne pour vous applaudir dans votre salon ?!

-Alors, ‘remplacer’ ça va être compliqué : de toute façon, c’est irremplaçable. Mais oui, c’est certainement par la création que je vais retrouver des forces et l’envie de continuer ! (rires)

Diffusion de « Beyond my Control », suivi d’une pause publicitaire

Que faites-vous, Mylène Farmer, dix minutes avant d’entrer en scène ? Si on peut faire le décompte, vous êtes avec qui ? Vous êtes où ? Est-ce que vous avez des rituels, des objets qu’il faut absolument avoir sous la main… ?

-Ecoutez, quant aux rituels, je ne sais pas si je peux… Non, là encore, la pudeur regagne du terrain ! (rires) J’ai auprès de moi Anthony (Souchet, son meilleur ami, nda) qui reste avec moi dans la loge. C’est un moment, en tout cas les dix dernières minutes sont vraiment un moment de recueillement. Quand j’allais dire de recueillement, c’est plus de concentration. Et puis, pour trahir un tout petit secret, Laurent (Boutonnat, nda) passe cinq minutes avant l’entrée en scène, me serre la main et me dit ‘Fais le vent’ ! (elle éclate de rire) Et là, personne ne comprend, mais ‘Fais le vent’, ça veut dire ‘Respire’, c’est une manière de respirer et d’essayer de déstresser un peu. Mais c’est vraiment dans le silence. Et quant aux objets, ma foi, ils sont là mais ils sont miens ! (rires)

Vous en avez, en tout cas…

-J’en ai !

Diffusion de « L’Instant X »

 Vous êtes attentive aux productions des autres artistes, parfois sur scène ou en studio, les albums ? Vous écoutez beaucoup ?

article_765_photo2-J’écoute beaucoup de musique. Je suis attentive et j’ai évidemment, comme tout le monde, des préférences. Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. Je vais vous donner quelques noms : j’adore Sigur Rós –j’adore leur univers-, j’adore Depeche Mode, j’adore David Bowie, j’adore Juliette Gréco etc. etc. Il y a énormément d’artistes que j’apprécie, bien sûr, et ce sont en général des artistes qui ont leur propre univers et sur scène qui ont envie de proposer au public des choses aussi incroyables, même si là elles restent très, très intimes si on parle d’une Juliette Gréco par exemple, mais c’est j’allais dire une telle présence, un tel univers de mots et de personne, des choses profondes qui me touchent beaucoup.

C’est marrant, parce que Juliette Gréco, que j’ai rencontré il y a deux mois à peu près en interview au moment de la sortie de son album, m’a longuement parlé de vous en interview en disant tout le bien qu’elle pensait et l’admiration qu’elle avait pour vous !

-C’est gentil ! Ca me touche.

Puisqu’on parle des autres artistes, est-ce que la mort de Michael Jackson vous inspire ? En tout cas, qu’est-ce qu’elle vous inspire, cette mort ?

-Le tragique, la notion d’incompatibilité, j’allais dire encore, de vie privée et vie publique, de médias. C’était un immense, immense artiste –ça, nous le savons tous. C’est quelqu’un dont j’appréciais, comme beaucoup d’entre nous, les spectacles mais l’homme aussi : sa fragilité, sa sensibilité. C’est tragique. C’est le mot qui me vient à l’esprit, voilà. Je suis triste, comme beaucoup de personnes.

Et les albums, les DVD, vous les avez à la maison ?

-Absolument.

Diffusion de « Désenchantée », suivi d’une pause publicitaire

Si on fait le point, Mylène Farmer, puisqu’on se rend compte en 2009, au mois de septembre, ça fait vingt-cinq ans ! Vingt-cinq ans de carrière ! Pour durer, le secret c’est le travail ?

-J’ai toujours peur de donner des leçons, mais en tout cas le travail, l’opiniâtreté sont essentiels, oui.

Parfois dans la souffrance ?

-Je crois que c’est là, indissociable. En tout cas, je ne vais parler que de moi : j’allais dire tout travail est certes un plaisir, c’est un acharnement, mais la douleur en fait partie –la douleur, parce que les doutes ; ce peut être la douleur physique, il faut aller au-delà de soi…

Je me posais la question, parce que votre univers, on le connaît, il est très défini, très cohérent depuis le début : où est-ce que vous allez chercher votre nourriture artistique ?

-Un peu partout. Je peux vous parler d’une exposition que j’ai découvert à New York il y a quelques temps et qui s’appelait « Art Body » (« Our Body » en réalité, nda) : beaucoup d’écorchés, c’est l’humanité décharnée, découpée et j’avoue que j’ai été non pas choquée, mais très impressionnée, intriguée. C’est parti aussi d’une réflexion et ça m’a donné l’idée, en tout cas l’envie d’exploiter l’écorché et justement le corps, et donc est venue, est née cette idée de l’écorché et j’en ai parlé à Jean-Paul Gaultier qui était enchanté de pouvoir créer un écorché multiplié par tous les danseurs et c’est le tableau d’ouverture. Voilà, ce peut être une source d’inspiration. Maintenant, bien sûr, la peinture, la littérature, tout ce qui peut passionner et faire partie de notre vie. Des auteurs : Stefan Zweig, mais là encore je vous épargnerai la liste parce que… ! (rires)

C’est assez intéressant finalement de savoir. Peut-être les voyages vous inspirent. Est-ce que les rencontres humaines vous inspirent ?

-Je crois que l’être humain m’inspire, tout simplement. Maintenant, vous dire est-ce que cette personne aura déclenché telle idée : là, ponctuellement, je peux pas vous le dire, j’en sais rien. Mais les rencontres –les belles rencontres- sont très, très rares mais elles sont indispensables à sa vie.

Je le disais : vingt-cinq ans de carrière, Mylène Farmer. Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir construit une œuvre ?

-Non, je peux pas vous le dire. Non. Stefan Zweig va construire une œuvre ! J’ai construit quelque chose, je suis fière de ce que j’ai pu construire, sans prétention aucune. Je suis heureuse d’avoir rencontré un public, je suis heureuse de cette fidélité. Voilà ! (rires)

Est-ce que le fait de durer, aussi, répond à une obsession de laisser une trace ?

-Ecoutez, très sincèrement, l’obsession de laisser une trace ne ait pas partie de moi. Maintenant, pour être tout à fait honnête, j’aimerais que l’on ne m’oublie pas. Mais la vie n’est pas finie, donc à moi de le construire.

Diffusion de « À Quoi je Sers… »

Vous avez peu de souvenirs de votre enfance. Est-ce que vous avez imprimé ces vingt-cinq dernières années de chanson, de musique, de tournée, de rencontre avec le public ?

-J’ai imprimé des moments uniques. J’ai une mémoire qui est très, très sélective aussi -je crois que c’est nécessaire, sinon on est envahi par trop de choses- et des choses qu’on voudrait ou qu’on a oubliées, c’est nécessaire, je crois, pour sa santé mentale. Mais des choses qui sont inscrites très, très fortement : bien évidemment. Tout au long de ces années, forcément…

Ce sont des images de scène ?

-Aussi. Aussi et surtout. Mais il y en a d’autres aussi, plus douloureuses mais qui ont nourri ma vie.

Et puis la présence chaleureuse du public, qui se manifeste pendant les concerts et peut-être aussi entre les concerts, quand vous croisez les fans…

-Ca, vous savez, c’est une fois de plus –là encore, c’est moi qui réponds mais j’imagine que tous les artistes répondent la même chose, si ce n’est que j’allais dire : je leur dois tout. Je ne sais pas si c’est la vérité, mais j’ai une chance inouïe. Je le sais. C’est eux qui m’ont soutenue, qui m’ont, j’allais dire, aidée probablement de vivre. C’est incroyable. C’est incroyable. C’est, là encore, un cadeau de la vie que je ne soupçonnais pas possible pour moi, et même si on évoquait le travail, laissons le magique opérer et ce public pour moi est magique et dans son intensité et dans sa fidélité, bien évidemment. J’ai une chance inouïe.

Est-ce que finalement ce métier a été votre survie ?

-Oui, oui. Là, définitivement, oui. Oui. C’est quelque chose qui m’a aidée à m’incarner là où j’avais le sentiment plus jeune de n’être pas incarnée du tout, de n’être attachée à rien, de n’être reliée à rien. Oui, c’est fondamental.

C’est très fort de dire oui, finalement à cette question…

-Parce que là encore, c’est je crois… J’allais dire l’honnêteté, même si ça peut paraître enfantin ou démagogue. Enfin, peu importe, là vous êtes témoin : c’est spontané, c’est vrai.

Diffusion de « Appelle mon Numéro », suivi d’une pause publicitaire

Est-ce que vous avez apprivoisé vos peurs et vos souffrances avec le temps, avec le succès ?

-Non, et c’est sans doute pas grave. Ou très grave, je ne sais pas ! (rires) Je n’ai pas la réponse, mais j’ai certainement pansé des plaies. Il y a toujours ce mot qui revient dans le vocabulaire de chacun d’entre nous, c’est ‘faire le deuil de quelque chose’ : malheureusement, moi je ne crois pas qu’on puisse faire le deuil de quelque chose. Maintenant, on peut tenter de faire ré émerger la vie et des choses qui vous aident à tenir, qui vous aident à vous réveiller, qui vous aident à sourire. Maintenant, tout ce qui est douleur, tout ce qui est doute, tout ce qui est peur est là, ancré et là encore ça fait partie de votre sang, de vos veines : c’est là. C’est présent mais c’est sans doute nécessaire –peut-être pas, mais c’est là en tout cas ! (rires)

Nécessaire à la création ?

-On va dire que c’est… Forcément, forcément ça aide, en tout cas à une certaine créativité, oui.

Dans le spectacle, visuellement, sur les deux écrans géants, on voit beaucoup de têtes de mort. Est-ce que l’idée de mourir vous terrifie encore ?

-L’idée de mort, de ma propre mort, en tout cas l’idée de la mort me terrifie, fait partie de chaque deux secondes de ma vie. Est-ce que ma propre mort me terrifie ? Je vais vous dire parfois oui, parfois non. Parfois, le mot ‘fatalité’ est plutôt serein : je me dis ‘Bon, ça se fera. De toute façon, c’est inéluctable !’ (rires) Parfois elle me hante et parfois je l’oublie. Là encore, c’est tout et son contraire donc je ne vous aide pas beaucoup avec ma réponse ! (rires)

Qu’est-ce qui vous fait rire dans la vie, Mylène Farmer ?

-(elle pouffe) Les débuts d’interviews où on a un air très dramatique quand on commence ! (en rapport avec l’anecdote rapportée plus tôt, nda). L’absurde, probablement.

L’absurde sous toutes ses formes : visuel…

-Toutes ses formes.

…dans les dialogues, aussi…

-Aussi.

…au cinéma –je sais que vous, vous avez une passion pour le cinéma !

-Je voudrais aller voir le film de Tarantino, puisqu’on m’en a dit grand bien et ça a provoqué beaucoup d’éclats de rire, donc… ! Je n’aime pas tout, il y a certains films que j’ai adorés -de même que j’accepte qu’on n’aime pas tout de moi- mais ce film-là en particulier, oui, il m’intrigue !

Vous avez finalement passé vingt-cinq ans –et ça va encore continuer, on le sait et évidemment je vous le souhaite- à peaufiner les contours de votre univers artistique, avec ce culte évidemment du mystère. Comment est-ce que vous définissez le mot ‘mystère’ ?

-(pensive) Le mot ‘mystère’… Oh, mon Dieu ! Déjà, pour commencer, il n’y a pas de stratégie du mystère me concernant. J’espère qu’on a compris. Maintenant, vous dire quelque chose sur le mystère, c’est quelque chose qui est caché, qui peut être d’un ordre religieux –mais là, je vais vous donner une définition de dictionnaire ! Laissons cette réponse mystérieuse, je ne suis pas sûre de pouvoir définir le mystère.

giorgi-02-aDiffusion de « Libertine », suivi d’une pause publicitaire

Nous sommes le 12 septembre, c’est une belle journée, Mylène Farmer : c’est votre anniversaire aujourd’hui et vous n’êtes pas près d’aller vous coucher puisqu’un gros cadeau vous attend au Stade de France ce soir, quatre-vingt mille personnes pour le dernier concert de votre tournée en France.

Vous aimez faire la fête pour votre anniversaire ?

-Je vais vous faire une confidence : il y a fort longtemps que je ne célèbre plus mon anniversaire, mais pour être tout à fait franche, un anniversaire devant quatre-vingt mille personnes au Stade de France, c’est quelque chose qui sera, je crois, incroyable à vivre, donc j’adore cette idée-là ! (rires) Celle-ci, je l’aime ! Et cette date évidemment n’a pas été choisie : il se trouve que le Stade de France était libre le 11 et le 12 septembre. Il se trouve que le 12 septembre est cette fameuse date anniversaire donc ce sera quelque chose d’assez unique, effectivement pour moi. Ce sera un immense cadeau de quatre-vingt mille personnes. C’est incroyable ! (rires)

Puisqu’on parle de l’avenir, vous m’avez dit d’ailleurs ‘Après une tournée, le meilleur c’est de se replonger dans la création’ : est-ce que vous avez une idée du prochain disque studio ?

-Absolument pas. Absolument pas, parce que bien évidemment on pense à ‘Qu’est-ce que je vais faire demain ? Qu’est-ce que je vais faire demain ?’, maintenant je n’ai pas les réponses. J’ai le projet d’un long-métrage…On verra ! J’ai, bien évidemment, le projet d’un prochain album, mais là encore c’est une page blanche. Une page totalement blanche, mais très envie de m’y remettre très, très vite !

On évoquait votre passion pour le cinéma, vous me dites ‘projet d’un long-métrage’ : j’imagine que c’est quelque chose qui vous tient très à cœur. Est-ce qu’on peut en savoir un peu plus ?

-C’est un projet qui avait été initié par Claude Berri, que j’aimais profondément, tiré d’un ouvrage de Nathalie Rheims et dont le metteur en scène sera Bruno Aveillan, et ce sera pour lui son premier long-métrage. Et ma foi, après c’est le… l’avenir dira !

Et ce sera pour vous un premier rôle…

-Et ce sera pour moi un premier rôle, un deuxième film et, j’espère, une rencontre avec le public. (sourire) (le projet sera définitivement abandonné quelques années plus tard, nda)

Est-ce que ça veut dire pour l’avenir aussi que peut-être un jour vous essaierez de laisser une part plus importante au cinéma ?

-Je n’ai aucune, aucune réponse à cette question. J’ai besoin de la musique, j’ai besoin des mots. Je pense que je suis –j’en suis même convaincue- je suis quelqu’un d’instinct, d’instinctif donc je sais que le jour où je ne souhaiterai plus dire ces mots, chanter, je choisirai ce moment avant qu’il ne me choisisse et ne me saisisse. Est-ce que ça sera pour laisser la place au cinéma ? Je n’ai sincèrement pas la réponse. Je ne sais pas.

Vous connaissez la date, l’échéance ?

-Non. Bien sûr que non. Non, non.

Vous me rassurez !

-(rires) C’est gentil ! Non…

Qu’est-ce qui vous ferait arrêter la musique ?

-L’absence de désir. (un temps) Vous allez avoir un énorme silence pour une radio, ici ! (rires)

C’est parfois intéressant !

-Quand on n’a plus envie de donner ni envie de recevoir –d’abord j’imagine qu’on est un être mort, donc je ne me le souhaite pas- mais je crois que tout art a ses limites. Je sais pas. Je vais peut-être dire une énorme absurdité, je sais pas, je reviens encore à l’idée d’instinct : je crois que ça sera spontané, quelque chose en moi me dira ‘Là, il faut arrêter’.

Ca révèle une vraie force de caractère !

-Peut-être ça fait aussi partie de moi, cette force de…oui, oui de caractère, sans doute. En tout cas, ne pas tricher avec soi-même. Voilà : ne pas se mentir et essayer de dormir un petit peu de temps en temps ! (éclats de rires)

Vous dormez tranquille enfin aujourd’hui ou… ?

-Non. (nouvel éclat de rire) Non, ce n’est pas possible !

1996-08-cDiffusion d’un extrait de « Effets Secondaires »

-Mais là encore -je crois qu’on va conclure cette interview- j’ai une fois de plus une chance incroyable. Je vis des moments incroyables. Je remercie à nouveau de vive voix le public, je remercie cette fidélité et puis…et je vais essayer de ne pas pleurer, là on va arrêter ! (dans un tremblement de voix) Merci beaucoup.

Et c’est moi qui vous remercie. Merci, Mylène Farmer, de m’avoir accordé cet entretien. Merci beaucoup.

Diffusion de « Sans Contrefaçon » pour finir l’émission.

Publié dans Mylène 2009 - 2010, Mylène et ses longs discours, Mylène N°5 ON TOUR 2009 | Pas de Commentaire »

CONCERT N° 5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

Date de tournées du N° 5 On Tour 2009 

 

CONCERT N° 5 On Tour 2009 dans CONCERTS DE MYLENE mylene-farmer-zenith-toulouse·         samedi 02 mai 2009 Nikaïa Nice 

·         dimanche 03 mai 2009 Nikaïa Nice 

·         mardi 05 mai 2009 Zénith de Clermont-Ferrand 

·         mercredi 06 mai 2009 Zénith de Clermont-Ferrand 

·         samedi 09 mai 2009 Le Dôme Marseille  

·         dimanche 10 mai 2009 Le Dôme Marseille 

·         mardi 12 mai 2009 Le Dôme Marseille 

·         vendredi 15 mai 2009 Zénith de Toulouse 

·         samedi 16 mai 2009 Zénith de Toulouse 

·         lundi 18 mai 2009 Zénith de Toulouse 

·         mardi 19 mai 2009 Zénith de Toulouse 

·         samedi 23 mai 2009 Zénith de Nantes 

·         dimanche 24 mai 2009 Zénith de Nantes 

·         mardi 26 mai 2009 Zénith de Nantes 

·         mercredi 27 mai 2009 Zénith de Nantes 

·         samedi 30 mai 2009 Zénith de Rouen 

·         dimanche 31 mai 2009 Zénith de Rouen 

·         mardi 02 juin 2009 Zénith de Rouen 

·         vendredi 05 juin 2009 Zénith de Strasbourg 

·         samedi 06 juin 2009 Zénith de Strasbourg 

·         lundi 08 juin 2009 Zénith de Dijon 

·         mardi 09 juin 2009 Zénith de Dijon 

·         vendredi 12 juin 2009 Halle Tony Garnier Lyon 

·         samedi 13 juin 2009 Halle Tony Garnier Lyon 

·         lundi 15 juin 2009 Halle Tony Garnier Lyon 

·         mercredi 17 juin 2009  Galaxie Amneville 

·         vendredi 19 juin 2009 Gayant Expo Douai 

·         samedi 20 juin 2009 Gayant Expo Douai 

·         lundi 22 juin 2009 Gayant Expo Douai 

 

·         dimanche 28 juin 2009 Saint-Petersbourg (Russie)  

·         mercredi 01 juillet 2009 SKK Olipimski Moscou (Russie)  

 

·         vendredi 04 septembre 2009 Stade de la Praille Genève 

·         samedi 05 septembre 2009 Stade de la Praille Genève 

·         vendredi 11 septembre 2009 Stade de France 

·         samedi 12 septembre 2009 Stade de France 

·         samedi 19 septembre 2009 Stade Roi Baudouin Bruxelles 

·         Le Tour 2009 est la cinquième série de concerts de Mylène Farmer. Le CD N°5 On Tour sorti en décembre 2009 issu de cette tournée a été capté lors des dates de Lyon, et les DVD et blu-ray Stade de France, sortis le 12 avril 2010 de celles du stade de France

 

Le film du concert a été diffusé au cinéma dans 19 grandes villes de France le dimanche 11 avril 2010 à 20h30 (dont au Grand Rex à Paris). Une heure et cinquante minutes de ce film avaient déjà été projetées à quelques journalistes triés sur le volet. Cette projection avait été précédée et suivie de deux messages vidéos enregistrés par Mylène Farmer, dans lesquels elle s’excusait de son absence due à une mauvaise chute au Palais de l’Élysée mais assurait qu’elle reviendrait très prochainement parler de ses nouveaux projets. 

 

Mylène Farmer a quarante-sept ans et cela fait seulement trois ans qu’elle n’est pas montée sur scène mais dix ans qu’elle n’a pas fait de tournée. Elle fête le 12 septembre 2009 son quarante-huitième anniversaire sur la scène du Stade de France.

album-mylene-farmer-n-5-on-tour dans Mylène N°5 ON TOUR 2009

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Informations du N° 5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

 

 

Pour la tournée française et russe 

Scène 

Informations du N° 5 On Tour 2009 dans CONCERTS DE MYLENE 2009_NathalieDelepine_1-2_024La disposition de la scène est assez classique et celle-ci dispose d’une légère avancée arrondie au centre. Les éléments du décor sont tournés vers l’art et l’au-delà. Sont utilisés des casiers qui tapissent le fond, recouvert à l’arrière d’écrans géants. Disposé à l’intérieur, des mannequins de vitrine nus à la perruque rousse évoquent Mylène Farmer dans différentes positions. Au centre du plateau, deux écorchés articulés s’élèvent à sept mètres de hauteur lorsqu’ils sont en position debout ; ils sont librement inspirés de la sculpture le Transi de René de Chalon de Ligier Richier. Les deux squelettes, tous deux dans un état de putréfaction avancée, encadrent un écran géant fixe surplombant un escalier qui s’entrouvre à la fin du spectacle pour y laisser pénétrer la chanteuse, à l’image d’une catabase. L’entrée en scène, qui s’effectue sur le titre Paradis inanimé, est précédé d’une introduction musicale qui laisse place à Mylène Farmer. Cette dernière apparait sur une colonne derrière six écrans géants tout en hauteur, écrans qui ont la particularité de glisser indépendamment les uns des autres sur des rails et d’être constitués de mailles aérées. 

 

Transports, personnel, lumières 

Avec un concert estimé à plus de quatorze millions d’euros de budget, les moyens de transports utilisés et le personnel demandé sont énormes : six autobus pour les techniciens, vingt semi-remorques de trente-huit tonnes, cent vingt techniciens dont soixante pour le montage et soixante pour le démontage ainsi que trois cent quatre-vingts sources de lumières. 

 

Pour la tournée des stades 

Scène 

 

Conçue spécialement pour les stades, tout comme le spectacle en lui-même, elle est formée d’une scène rectangulaire classique à laquelle il faut ajouter une avancée de scène d’environ soixante-cinq mètres se terminant par une deuxième scène plus petite, en forme d’étoile. La scène centrale d’une ouverture de spectacle de 70 mètre de large et 20 mètres de haut en fait la scène la plus grande d’europe jamais réalisée pour un concert. 

 

 

Transport, personnel et matériel 

 

16gjt46 dans Mylène N°5 ON TOUR 2009Quatre-vingt-dix semi-remorques transportent mille-trois cents tonnes de matériel nécessaires à l’infrastructure tandis que mille deux cents techniciens (dont quatre cents rattachés à l’équipe de tournée de Mylène Farmer) travaillent au montage et démontage de la scène.

 

 

La scène est entièrement couverte par un toit de mille six cents mètres carrés (soit l’équivalent de la surface au sol de la Geneva Arena) afin de parer tout risque d’intempérie ; il s’agit d’ailleurs de la scène couverte la plus importante d’Europe. C’est la société belge Stageco qui est chargée du montage grâce à un système semblable au moteur d’un téléphérique. La pression de l’infrastructure sur la pelouse est d’environ deux cents tonnes et est notamment due à sept cents cinquante mètres carrés d’écrans géants. Trois générateurs indépendants fournissent trois mille kilowatts d’électricité à la scène, soit l’équivalent de la consommation électrique de quatre habitations. Le son est pour sa part spatialisé et multidiffusé avec des haut-parleurs situés dans tout le stade. Le stade de France bénéficie par ailleurs de la présence exceptionnelle de deux écrans supplémentaires à la taille conséquente.

Barre scintillante

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Répétitions du N° 5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

 

Afin de répéter son spectacle, la chanteuse a réservé la Geneva Arena pour y tester les jeux de lumières ainsi que les principaux éléments de mise en scène, tandis que le Stade de Genève est utilisé à partir du 24 août pour répéter le spectacle grandeur nature (ce qui oblige d’ailleurs une équipe de football locale, le FC Sion, à disputer ses matches UEFA au stade de la Pontaise, à Lausanne). La billetterie des deux premiers concerts en Suisse rapportera d’ailleurs environ six millions cinq cent mille francs suisses de bénéfices bruts pour une infrastructure supérieure à celle du concert d’adieu de Johnny Hallyday

 

 

 

Personnes sur scène 

Interprètes : 



  • Mylène Farmer 


Choristes : 



  • Esther Dobong’Na Essienne[8] 

  • Johanna Manchec 

Musiciens : 



  • Direction musicale :Yvan Cassar 

  • Guitares : Bernard Gregory Suran Jr 

  • Guitares : David Levitt 

  • Basses : Paul Bushnell 

  • Batterie : Charles Paxson 

  • Percussions : Nicolas Montazaud 

  • Claviers : Jean-François Berger 

Danseurs : 



  • Miguel Edson 

  • Kyle Bernbach 

  • Cris Cangero 

  • Victor Gonzalez 

  • Reed Kelly 

  • Michael Angelo Melendez 


Danseuses : 



  • Maria Carofano 

  • Mayte Natalio 


Danseuses additionnelles pour les stades : 



  • Ayo Berner Jackson 

  • Alexis Anne Covento 

 

Équipe 

Artistique : 




Administratif : 



  • Production : Thierry Suc 



Son : 



  • Stéphane Plisson 

Visuel : Alain Escalle 





Répétitions du N° 5 On Tour 2009 dans CONCERTS DE MYLENE mylene_farmer_tour_2009

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Places du N°5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

Déroulement de la mise en vente des places du N° 5 On Tour 2009 

Places du N°5 On Tour 2009 dans CONCERTS DE MYLENE 2301783113_small_1Mylène Farmer donne pour la première fois de sa carrière des concerts au Stade de France, les 11 et 12 septembre 2009. Seule la date du 12 septembre est initialement mise en vente, mais au vu de l’engouement suscité (la soirée est annoncée complète en deux heures de temps), la date du 11 septembre est rapidement ajoutée et affiche elle-même Complet au bout d’une heure quinze. Une troisième date est d’abord évoquée mais assez vite oubliée ; la cause la plus probable, selon les sources, serait une indisponibilité du Stade de France dans la période concernée
Deux autres dates, dans deux stades, l’un en Belgique, l’autre en Suisse, s’ajoutent peu après.


Puis vient la mise en vente des places de la tournée en province, seize dates à travers dix villes. Rapidement, d’autres dates viennent s’ajouter à la liste dans des villes déjà visitées, et une nouvelle ville, Douai, remplace le stade de Lens. Les gérants de ce dernier se sont rétractés le jour où les affiches annonçant la venue de Mylène Farmer sont apposées, arguant que la structure serait fermée pour travaux lors de son passage. Il n’en est cependant rien et quinze jours avant la date initialement prévue pour la chanteuse, c’est Johnny Hallyday qui s’y est produit. Une date au Galaxie d’Amnéville est ajoutée à la tournée plus tardivement, en janvier 2009. 


Au début de l’année 2009, plus de 250 000 places sont déjà vendues pour la tournée en province. À ces places, il faut ajouter les 160 000 des deux concerts au Stade de France ainsi que celles des autres stades et des dates à l’étranger. 

Le 12 mai 2009, 10 000 places sont mises en vente pour les deux dates du Stade de France, suite à une autorisation exceptionnelle d’augmenter la jauge des concerts.

 

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Liste des titres Concert 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

Tournée française : 

  1. D’entre les morts 

  2. Paradis Inanimé 

  3. L’Âme-Stram-Gram 

  4. Je m’ennuie 

  5. Appelle mon numéro 

  6. XXL 

  7. À quoi je sers… 

  8. Pourvu qu’elles soient douces 

  9. Point de suture 

  10. Nous souviendrons nous 

  11. Rêver 

  12. Ainsi soit je… 

  13. Interlude Avant que l’ombre… (instrumental) 

  14. Libertine 

  15. Sans contrefaçon 

  16. Je te rends ton amour 

  17. Dégénération 

  18. Désenchantée 

  19. C’est dans l’air 

  20. Si j’avais au moins… 

Dates russes : 

  1. D’entre les morts 

  2. Paradis inanimé 

  3. L’Âme-Stram-Gram 

  4. Je m’ennuie 

  5. Appelle mon numéro 

  6. XXL 

  7. L’amour n’est rien… 

  8. Pourvu qu’elles soient douces 

  9. Point de suture 

  10. Rêver 

  11. Ainsi soit je… 

  12. Interlude Avant que l’ombre… (instrumental) 

  13. Libertine 

  14. Sans contrefaçon 

  15. Je t’aime mélancolie (seulement à Saint-Petersbourg) 

  16. Fuck them all 

  17. Dégénération 

  18. Désenchantée 

  19. C’est dans l’air 

  20. Si j’avais au moins… 

Stades : 

  1. D’entre les morts 

  2. Paradis inanimé 

  3. L’Âme-Stram-Gram 

  4. Je m’ennuie 

  5. Interlude Je m’ennuie (instrumental) 

  6. Appelle mon numéro 

  7. XXL 

  8. California 

  9. Pourvu qu’elles soient douces 

  10. Point de suture 

  11. Nous souviendrons nous 

  12. Rêver 

  13. Laisse le vent emporter tout 

  14. Ainsi soit je… 

  15. Interlude Avant que l’ombre… (instrumental) 

  16. Libertine 

  17. Sans contrefaçon 

  18. L’instant X 

  19. Fuck them all 

  20. Dégénération 

  21. C’est dans l’air 

  22. Désenchantée 

Liste des titres Concert 2009 dans CONCERTS DE MYLENE mylene-farmer_album_n-5-on-tour_bon-pre-commande_001

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Accueil critique du N° 5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

Pour la tournée française et russe 

 

La tournée en province et en Russie est généralement très bien accueillie, les reproches qui lui sont faits étant plutôt rares. 

 

Accueil critique du N° 5 On Tour 2009 dans CONCERTS DE MYLENE 12nov2009-sonomagDès le 2 mai 2009, Nice Matin titre « Mylène Farmer électrice Nice », avant d’ajouter dans son édition du 6 mai : « Au-delà du phénomène, ce que l’on retiendra de ces deux concerts d’ouverture de la tournée […], c’est qu’ils furent tout simplement excellents ». Selon Philippe Dupuy, Mylène Farmer « a une nouvelle fois réussi à donner à son public ce qui se fait de mieux en matière de spectacle musical ». Il ajoute même : « Contrairement à Madonna, que l’on a vue à la peine l’été dernier au même endroit, Mylène Farmer parvient à ne pas paraître désincarnée malgré la mise en scène et la débauche d’effets spéciaux ». 

 

À Clermont-Ferrand, le quotidien La Montagne, dans son numéro du 6 mai, apprécie essentiellement la « scénographie impressionnante, […] débauche de lumières, d’écrans, de guitares, de danses, de corps tissus au vent ». 

 

La Provence, de son côté, dans son édition du 10 mai, loue essentiellement la « beauté androgyne » de la chanteuse, « joliment satinée par les années qui pour elle aussi, passent mais font preuve de beaucoup plus de clémence qu’avec le reste des mortels » ainsi que ses costumes, « jolie défilé de haute couture extravagante » et la scénographie « hors normes ». 

Si le quotidien toulousain La Dépêche du Midi titre le 16 mai « Mylène Farmer : quel show ! », le journal Ouest France, à Nantes, plutôt que d’un concert, préfère parler le 23 mai de « l’effet hypnotique d’un show qui mélange habilement chansons habillées d’électro-pop, chorégraphies, costumes, images ». Les Dernières nouvelles d’Alsace semblent aller dans ce sens dans leur édition du 7 juin en déclarant « Les tournées de Mylène Farmer proposent plus que de la musique ». Et L’Observateur du Douaisis d’enfoncer le clou le 25 juin : « La mystérieuse artiste a en effet réussi un joli tour de force : composer un véritable show ». 

 

En Belgique, la critique des concerts de Douai est tout aussi élogieuse, ainsi qu’en témoigne l’édition du 22 juin du quotidien Le Soir : « On ne résiste pas aux anciens Libertine, Sans contrefaçon et Désenchantée ». Le journal ajoute ensuite : « Mylène réussit son pari de faire une nouvelle fois très fort, en en mettant plein la vue ». 

 

 


 dans Mylène N°5 ON TOUR 2009En France, la critique la plus détaillée vient quotidien national Le Figaro, qui affirme d’abord que la mise en scène est « plutôt réussie, car jamais un même jeu de lumière n’est répété » avant d’ajouter « Tout a été pensé pour embarquer le spectateur dans un voyage sidéral (et souvent sidérant) de près de deux heures sans entracte ». Jérôme Béglé précise par la suite que « la chanteuse prouve » avec ce concert « qu’elle a conservé sa cohérence d’artiste sans céder aux modes qui ont poussé sur le devant de la scène des genres musicaux et des interprètes éphémères avant de les oublier ». Il salue enfin la façon dont « sa voix a progressé. Graves, aiguës, elle tient toutes les notes, passe du vibrato à des moments plus saccadés. Son timbre a gagné en puissance ». Le Parisien conclut simplement dans son édition du 3 mai 2009 : « Quel concert d’enfer ! » 

 

En définitive, les quelques critiques faites à cette tournée sont formulées par le quotidien belge La Dernière heure du 22 juin 2009, qui déplore que la chanteuse se permette de « minauder Appelle mon numéro dans une nuisette rouge dessinée par Jean-Paul Gaultier, nous resservir la même chorégraphie depuis 20 ans sur Libertine ou, avec la précision d’un métronome, verser quelques larmes d’une émotion elle aussi hyperprofessionnelle ». 

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LA TOURNEE du N° 5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

LA TOURNEE du N° 5 On Tour 2009 dans CONCERTS DE MYLENE N-5-On-Tour_650x300

 

Pour la tournée des stades 

Cette tournée des stades est elle aussi globalement très bien accueillie, malgré les soucis techniques de la première du 4 septembre 2009, au Stade de Genève

 

La Tribune de Genève du 5 septembre 2009 met notamment en valeur une « esthétique fascinante » et un « univers artistique qui permet toutes les fantaisies », lesquels confèrent à Mylène Farmer une « aptitude naturelle à chanter à la belle étoile » et « tous les atouts […] pour « allumer le feu » dans un stade ». Même l’incident technique de la première lui semble pardonné : « Divine, la Française – après un petit moment d’hésitation – n’a pas perdu le sourire. […] Au fond d’elle, elle a certainement dû pester contre cette « imperfection ». Mais celle-ci n’aura pas réussi à gâcher cette soirée ». 


mylene-farmer-tour2009-seite dans Mylène N°5 ON TOUR 2009Le Matin du dimanche
du 6 septembre 2009 titre de son côté « Mylène Farmer envoûte le Stade de Genève », tandis que l’édition du 7 septembre du Matin commence par affirmer « Le pari n’est pas gagné d’avance pour la chanteuse, car n’est pas Johnny qui veut. » avant de poursuivre : « Tout ne semble pas gagné d’avance pour Mylène Farmer qui s’adonne dans son costume moulant à une chorégraphie très américaine, toute en génuflexion et balancements de bras avec ses danseurs ». Mais les éloges ne tardent pas : « Mylène réussit son pari lorsqu’elle se retrouve seule avec son pianiste Yvan Cassar au bout de la passerelle, au milieu du stade. […] Elle enchaîne ses morceaux les plus intimes avec une émotion palpable ». Le quotidien conclut : « À ceux qui en douteraient encore, Mylène Farmer prouve qu’elle sait chanter, et plutôt bien. […] Après deux heures et quart d’un show apocalyptique, Mylène Farmer prend congé du public en l’invitant à chanter avec elle son hymne, Désenchantée ». 


De son côté, l’édition de
Genève de Vingt minutes, dans son numéro du 7 septembre, affirme simplement : « La star a offert un show en tous points parfait ». 

 

2438423189_1Le Monde du 5 septembre salue une mise en scène où « la scénographie de Mark Fisher (Rolling Stones, U2), les graphismes, la conception des images d’Alain Escalle et les lumières de Dimitri Vassiliu ont fait de l’intégralité de l’espace scénique une sorte d’écran ». Le critique se montre également sensible au répertoire, qui « a aussi été pensé pour la formule stade […] avec des accroches rock […], une poussée techno-transe […], les tubes les plus anciens […], traités dans une sécheresse claquante plutôt que dans le lyrisme pop originel. Cela peut déconcerter, mais renforce l’accord musique et visuel. » Le 13 septembre 2009, le même journal remarque que « le spectacle a ainsi enchaîné ses différents tableaux avec fluidité », puis détaille certains passages qui lui semblent particulièrement réussis : « la suite L’Âme-Stram-Gram et Je m’ennuie avec ses danseurs et danseuses dans un ballet de corps écorchés […] ; un remarquable travail en triple plan durant Point de suture […] ; la lente remontée de la scène centrale vers la scène principale sur la musique d’Avant que l’ombre… […] ; la quatrième partie du spectacle où la succession de Libertine, Sans contrefaçon, L’Instant X, Fuck them all, Dégénération et C’est dans l’air a transporté le stade en un espace mouvant avec l’ensemble du public emporté dans la danse et dans le chant ». 

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Déroulement de la tournée 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

 

 

Déroulement de la tournée 2009 dans CONCERTS DE MYLENE concert-mylene-farmerLa tournée est divisée en deux parties séparées par les deux mois de l’été 2009.
La première partie est constituée de la tournée proprement dite, à travers des salles de France d’environ 8 000 à 17 000 places dans onze villes, auxquelles devaient s’ajouter quatre dates en Europe de l’Est avant la rupture de contrat en janvier 2009 entre TS3 et le producteur local. Quelques semaines plus tard, 2 nouvelles dates en Russie sont annoncées.
La seconde partie est ce qu’on pourrait appeler une petite tournée des Stades, trois au total, allant de 40 000 à 80 000 places. Les trente-six prestations prévues ont toutes été données aux dates indiquées. 


Le 4 septembre 2009, au stade de Genève, lors du final, sur Désenchantée, le son est brusquement coupé au niveau du deuxième couplet. D’abord contrariée par cet incident, Mylène Farmer en rit par la suite et continue à interpréter le titre
a cappella avec son public, déclarant dans un éclat de rire « C’est le direct ! », avant que la musique ne finisse par reprendre. 


Cette mésaventure se reproduit lors du premier concert au stade de France, le 11 septembre 2009, sur le pont musical de Sans contrefaçon et le premier refrain de Désenchantée ; la chanteuse adopte alors la même attitude. 


Le 12 septembre 2009, pour de l’anniversaire de Mylène Farmer, les fans ont allumé des bâtonnets fluorescents verts sur
Rêver, lui ont chanté un joyeux anniversaire juste après, accompagnés finalement au piano par Yvan Cassar et ont gonflé des ballons blancs sur Désenchantée, la chanson qui clôt le spectacle. Pour s’organiser, les fans s’étaient fait passer le message sur Internet pendant les mois précédents et pendant la journée du 12 septembre dans les files d’attente. 

 

 

mylene-farmer dans Mylène N°5 ON TOUR 2009Son dernier DVD « Stade de France » s’est écoulé à 200 000 exemplaires en à peine trois mois et son album live « N°5 On Tour » s’est vendu à 200 000 copies lui aussi. En tête des ventes de DVD musicaux pendant près de deux mois, son « Stade de France » est encore classé en deuxième position des ventes.
Enfin, sachez pour les fans qu’une sortie encore mystérieuse pourrait voir le jour à la fin de l’année : un coffret DVD de ses clips paraît-il. Notez également qu’un nouvel album est bel et bien prévu mais pas avant un à deux ans… Patience donc ! 

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Merchandising n° 5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 14 octobre 2011

Merchandising pour la tournée du N° 5 On Tour 2009 

Merchandising n° 5 On Tour 2009 dans CONCERTS DE MYLENE

 

T-SHIRT :

- « Tour 2009 » : T-shirt blanc avec la photo de l’affiche de la tournée devant, et les dates de la tournée derrière. Unisexe. L et XL.

- « Sextonik » : T-shirt noir. « Serial, lover, killer » écrit devant, et « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » derrière. Sans photo. Unisexe. Taille unique.

- « Dégénération » : 2 coloris : blanc et fuchsia. « J’sais pas moi, faut qu’ça bouge !» écrit devant, et « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » derrière avec la photo du single. Modèle blanc en taille unique. Modèle fuchsia skinny, pour femme, en S et M.

- « Point de Suture » : t-shirt noir avec la photo de Mylène présente dans le livret de l’album sur le devant ; et « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » écrit derrière. Unisexe. Taille unique.

- « Cicatrice » : en 2 coloris : blanc et noir. « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » écrit sur le devant. Et une grande cicatrice, la même que Mylène, sur le derrière. Unisexe. M et L.

DÉBARDEURS :

- « Sextonik » : en 2 coloris : blanc et fuchsia. « Serial, lover, killer » écrit devant, et « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » derrière. Sans photo. Modèle blanc pour homme. Modèle fuchsia pour femme.

- « Cicatrice » : débardeur blanc. « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » écrit sur le devant. Et une grande cicatrice, la même que Mylène, sur le derrière. Existe pour homme et pour femme.

SWEATS :

« Cicatrice » : en 2 coloris : noir et rouge. « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » écrit sur le devant. Et une grande cicatrice, la même que Mylène, sur le derrière. En 2 modèles différents : avec et sans capuche. En M et L.

CASQUETTE :

Casquette noire et rouge, avec la cicatrice et le logo « Point de Suture ».

BRIQUET :

Briquet noir avec la cicatrice d’un côte et « MYLENE FARMER » écrit de l’autre.

DRAPEAU :

Avec la photo de l’affiche et « MYLENE FARMER – EN TOURNÉE », inscrit. 75 x 110 cm.

OREILLER DE VOYAGE :

Mini oreiller blanc de voyage. Avec la cicatrice d’un côté, et « MYLENE FARMER – TOUR 2009 » de l’autre.

AFFICHE :

Reprenant l’affiche de la tournée « MYLENE FARMER EN TOURNÉE ». 40 x 60 cm.

PHOTO DÉDICACÉE :

Photo de Simon HAWK (photo semblable à celle de la pochette de « Si j’avais au moins revu ton visage ») dédicacée. 30 x 40 cm.

mylene-farmer-lot-de-4-cartes dans Mylène N°5 ON TOUR 2009CARTES POSTALES :

Lot de 4 cartes postales reprenant des photos de Simon HAWK.

TATOUAGES AUTOCOLLANTS :

Set de 5 tatouages autocollants : 2 cicatrice, logo « MF », logo « DÉGÉNÉRATION », logo « FAUT QU’CA BOUGE ».

BADGES :

- Set de 4 badges avec : l’affiche de la tournée ; la cicatrice et le logo « MF » ; les logo «
DÉGÉNÉRATION » et « FAUT QU’CA BOUGE »

PROGRAMME :

En cours de préparation. Il se présenterait comme le dossier médical de Mylène…

CALENDRIER :

Le calendrier 2009 officiel.

2183852639_small_1PORTES CLÉS :

- Porte clé musical « DÉGÉNÉRATION » : Reprenant la photo du single d’un côté et le slogan « J’sais pas moi, faut qu’ça bouge » de l’autre. En appuyant dessus on peut entendre Mylène dire « J’sais pas moi, faut qu’ça bouge ».

- « Oreiller » : Porte clé en forme de mini oreiller avec la cicatrice d’un côte, et le logo « MF » de l’autre.

PACK TOURNÉE :

- Pack contenant le programme, la photo dédicacée, le briquet, les tatouages autocollants ainsi que l’affiche personnalisé pour les 13 villes (hors Moscou et St Petersbourg) où passera la tournée. Le pack sera limité entre 200 et 800 exemplaires par ville, selon le nombre de fois où Mylène s’y produit.

Le merchandising devrait être légèrement différents pour la seconde partie de la tournée à Genève, Paris et Bruxelles.

 

 

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