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Erotico-morbide Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 avril 2016

 

Erotico-morbide, élec­tro- gothique, lyrique et enfan­tin, le nouvel album de la rousse icône comble les fans. Auréolé de mystère jusqu’à sa sortie, ce 7ème opus entre­tient le mythe «Mylène», chan­teuse sombre et tortu­rée. En vente depuis ce matin, le disque suscite déjà des réac­tions. Et dérange. Sa pochette repré­sente une poupée scari­fiée, déman­ti­bu­lée, sangui­no­len­te… Tout un programme.

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Tris­tesse


Entre génie marke­ting et phobie de la média­ti­sa­tion, l’idole mystique a entouré d’un épais brouillard son grand retour. Point de Suture sort offi­ciel­le­ment aujourd’hui dans le commerce. Mais la créa­ture au teint opalin ne sort pas de l’ombre pour autant. Pas la peine de s’ex­po­ser au grand jour et aux flashes des photo­graphes. Les plus mordus de la liber­tine ont déjà placé ses nouveaux titres en tête des plate-formes de télé­char­ge­ment sur Inter­net. Il faut dire que le clip de Dégé­né­ra­tion, sur les écrans depuis quelques jours, a de quoi ensor­ce­ler. La sculp­tu­rale Mylène, écar­te­lée sur une table d’opé­ra­tion, soigne sa douleur en s’adon­nant à la jouis­sance physique. Pas éton­nant que le coffret collec­tor qui contient des outils chirur­gi­caux s’ar­rache depuis ce matin. Peut-être les incon­di­tion­nels espèrent-ils avoir le plai­sir de décor­tiquer la star?


Success


Entre ballades roman­tiques et provo­ca­tions sexuelles, ce nouveau disque est mis en place à près de 350 000 exem­plaires. Paral­lè­le­ment, 250 000 portables SFR-Sony Erics­son conte­nant l’al­bum en exclu­si­vité sont en vente, soit 100 fois plus qu’a­vec les ritour­nelles du dandy Julien Doré.

Avec sa tour­née à guichet fermé prévu en 2009 et ses deux dates au Stade de France, dont les billets se sont écou­lés en deux heures, la dépra­vée âgée de 47 ans fait mieux que Madonna, U2 et même notre Jojo natio­nal. Aux dix titres origi­naux s’ajoute un morceau caché. Il s’agit d’une reprise de l’Ave Maria de Schu­bert. Notre inter­prète avait déjà chanté ce cantique lors des obsèques du compo­si­teur Frédé­ric Botton (ex-mari de Natha­lie Rheims et grand ami de la chan­teuse) en juin dernier.


Confesse


Marie-Hélène Gautier de son vrai nom (et pas Chuckie), se confie dans le maga­zine Têtu daté du 20 août, le seul média auquel elle aura accepté d’accor­der une inter­view. Habi­tuel­le­ment si secrète, la star évoque sa carrière, son dernier disque, son senti­ment après le raz-de-marée des ventes de places pour ses concerts en 2009, son public gay et ses futurs projets. Pour cette couver­ture excep­tion­nelle, elle a accepté d’être reloo­kée en garçon et pose en train de se raser. Et confesse: « Je partage avec le public gay le senti­ment d’être diffé­rent, qui provoque des diffi­cul­tés de vivre dans ce monde. »

On y découvre notam­ment que pour le nom de son nouvel album Point de Suture, elle s’est réfé­rée à une phrase d’Al Pacino dans le film L’Im­passe: « Tous les points de suture du monde ne pour­ront nous recoudre ».

Enfin, à la ques­tion « imagi­nons qu’une personne ne connaisse abso­lu­ment pas votre œuvre, par quoi lui diriez-vous de commen­cer pour vous connaître un peu? », elle répond: « Par le titre caché dans ce nouvel album… ». Ave Mylène.


Article du Lundi 25 août 2008- par le Magazine GALA.

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MYLENE aux multiples déchirures

Posté par francesca7 le 1 avril 2016

 

 BANDEAUACCUEIL

 

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer englou­tit tous ses secrets depuis bien­tôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophé­lie des temps moder­nes… Une héroïne noyée, remon­tant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insai­sis­sable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profon­deurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flam­ma­rion)? Eh bien…

Surprise! S’ap­puyant sur divers témoi­gnages, le jour­na­liste de Voici Hugues Royer, égale­ment psy de forma­tion, offre une clé qui déca­de­nasse l’œuvre de la chan­teuse, plom­bée par l’in­ceste, l’hys­té­rie et une fasci­na­tion pour le morbide. Chez les Gautier, véri­table patro­nyme de l’icône liber­tine, maman a long­temps eu tort, alors que papa incar­nait l’homme idéal. Comme Mylène le confir­mera à une amie, la photo­graphe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’en­fance, en 1987, t out commence par une «déchi­rure» : sa nais­sance à l’hô­pi­tal du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépê­ché pour parti­ci­per en tant qu’in­gé­nieur des Ponts et Chaus­sées à l’édi­fi­ca­tion du barrage Daniel-John­son.

La chan­teuse est un bébé robuste. L’ac­cou­che­ment est un trau­ma­tisme pour sa mère, Margue­rite. Fragi­li­sée physique­ment par des problèmes de dos, cette dernière mini­mise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi instal­ler une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faci­li­ter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en gran­dis­sant, qu’à travers le jeu et l’ex­pé­ri­men­ta­tion. Gamine intré­pide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand déses­poir de Margue­rite, femme discrète, sa benja­mine aime trem­per les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grim­per aux arbres, dans leur jardin de Pier­re­fonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capa­cité à se replier dans le silence, héri­tée de son père mais vécue comme une provo­ca­tion.

Deuxième «déchi­rure», le retour des Gautier en région pari­sienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creu­ser ce goût pour la réserve. A l’école, l’ac­cent québé­cois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moque­ries. Des séances chez l’or­tho­pho­niste l’ai­de­ront à corri­ger sa pronon­cia­tion, expliquant aujourd’­hui encore son phrasé précieux. Mais, humi­liant, ce travail ne l’en­cou­rage guère à s’ou­vrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont instal­lés, l’en­fant prend la fuite à chaque fois que des incon­nus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jean­nette, la grand-mère pater­nelle, devient une confi­dente privi­lé­giée. La vieille femme n’a pas seule­ment le chic pour agacer sa belle-fille, Margue­rite. Premier prix du conser­va­toire de Marseille, elle initie égale­ment sa petite-fille à la musique, à la litté­ra­ture, à la pein­tu­re… et aux prome­nades dans les cime­tières.

Mylène s’épa­nouit enfin

A sa dispa­ri­tion, Mylène conti­nuera d’ap­pri­voi­ser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’ado­les­cence, elle préfé­rera philo­so­pher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la décou­verte des plai­sirs sexués. Un comble pour une future liber­tine ! La troi­sième «déchi­rure» se produit à sa majo­rité. Au bout de deux jours en termi­nale A4, Mylène annonce à Margue­rite et Max, aussi catas­tro­phés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour deve­nir moni­trice d’équi­ta­tion. Elle quit­tera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Bouton­nat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choi­sit pour chan­ter sa comp­tine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier mana­ger, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui appren­dra à incar­ner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répé­ter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congé­die et qu’il se suicide, en 1999.

Les liens se desser­re­ront avec Bouton­nat, après l’échec de leur film Gior­gi­no… Libé­rée de toute rela­tion trian­gu­laire, Mylène s’épa­nouit aux côtés du produc­teur Benoît Di Saba­tino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduc­tion ambi­guë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tour­menté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’­hui à sa mère lors de leurs déjeu­ners domi­ni­caux…

Thomas Durand pour le magazine Galla 

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