MYLENE, Entretien avec Frédéric BESSE

Posté par francesca7 le 16 février 2016

NRJ 31 MAI 1996 – Fait rarissime dans sa carrière, Mylène Farmer donne une interview en direct quelques minutes avant d’entrer en scène, ici le soir de la première représentation du Tour 96 à Bercy.

Il faudra attendre son deuxième Stade de France en 2009 pour assister à un nouveau duplex en direct.

1996-02-a

Frédéric Besse : Bonsoir à tous. Nous sommes donc ici à Bercy, où dix­-sept mille cinq cents personnes se sont donné rendez­-vous pour ce premier concert parisien de Mylène Farmer. Mylène a eu la gentillesse de nous ouvrir les portes de sa loge, elle doit monter sur scène dans quelques minutes. Elle est à nos côtés. Mylène, bonsoir !

Mylène Farmer : Bonsoir. FB : Tout d’abord, merci de bien vouloir se prêter au jeu du direct. Ma première question, c’est qu’attendez-­vous de ces retrouvailles avec le public parisien ? J’imagine que ce premier concert au Palais Omnisports de Paris­-Bercy constitue un des moments forts, un des temps forts de votre tournée…

MF : Je considère chaque date comme très importante : Bercy comme Toulon, comme toutes les villes de France. Qu’est-ce que j’attends ? Une formidable émotion, j’espère.

FB : Quels sont les grands souvenirs que vous conservez de vos différentes performances à Bercy ?

MF : Je crois que j’ai à peu près tout effacé, si ce n’est le souvenir de regards, de visages.

FB : Au fil du temps, avez­-vous le sentiment d’être devenue une véritable bête de scène ? C’est en tout cas l’argument qu’avancent vos plus grands fans !

MF : Non, je ne peux pas répondre ! (rires) En tout cas parler de moi en ces termes. En tout cas, j’ai un vrai, vrai, vrai plaisir que de monter sur scène.

FB : Beaucoup de personnes qui nous écoutent en ce moment n’auront peut­-être pas la chance de vous voir sur l’une des dates de votre tournée, alors j’aimerais que vous nous expliquiez un peu comment se constitue cette tournée, comment ça se passe sur scène et comment vous définissez cette formidable scène qui a été mise en place avec je crois dix­-sept personnes sur scène…

MF : Oui, il y a donc dix­-sept personnes, il y a beaucoup de musiciens, il y a huit danseurs qui viennent de New York pour la plupart ­ avec un danseur français tout de même ! (sourire) Que puis-­je vous dire ? Vous parler d’un écran, un écran géant qui fait 55m² et que j’utilise à la fois pour habiller les chansons avec beaucoup d’images abstraites, et ça c’est le travail d’une équipe qui m’a beaucoup aidée pour ça, et également qui pourra projeter ce qui se passe sur scène, des images lives. Il y a après des surprises dans le spectacle, beaucoup de mouvement et j’espère un peu de joie ! (rires)

FB : Je crois qu’il est très important de préciser que le spectacle que les gens vont voir ce soir à Bercy est exactement le même point par point que celui que les gens vont voir en province. Est­-ce que pour vous il est important de pas faire de privilégiés, comme ça ?

MF : C’est en tout cas le souhait et, si je puis dire, j’ai imposé et je n’ai pas eu grand mal parce que Thierry Suc, donc qui est le producteur du spectacle, est d’accord avec moi. J’avais envie effectivement, si je présentais un spectacle, je voulais présenter le même pour tout le monde.

FB : Près de six cent mille exemplaires de l’album « Anamorphosée » ont été vendus. Comment expliquez-­vous cette espèce de mysticisme de vos fans qui caractérise à chaque fois votre carrière ­ enfin, l’évolution de votre carrière ? C’est un petit peu délicat…

MF : Je ne sais pas. Là encore, je vais vous décevoir : je ne m’explique pas tout et je n’essaye pas, dans le fond, d’expliquer. J’essaye de recevoir, c’est tout. (sourire)

 FB : Dans quelques minutes, vous êtes sur la scène de Bercy. Quel contact, quel rituel aimez­-vous instaurer avec votre public ? Est­-ce que vous aimez vraiment rentrer en communion avec eux, qui connaissent à chaque fois chacune de vos chansons ?

 MF : Rentrer en communion, je crois que ça se fait relativement naturellement quand j’ai la chance d’avoir le public que j’ai. C’est vrai qu’il chante toutes les chansons tout au long du spectacle, donc il y a fatalement quelque chose d’assez fort qui se passe.

FB : Voilà, on va laisser Mylène se préparer tranquillement dans sa loge, parce que là il est 21h05 et donc dix­-sept mille cinq cents personnes attendent avec impatience de voir Mylène. Je vous rappelle qu’elle va monter sur scène d’ici très, très peu de temps. On la remercie d’avoir très gentiment voulu se prêter au jeu du direct en notre compagnie.

MF : Merci, au revoir.

FB : Merci, Mylène. Diffusion de « California » pour clore la séquence (on entend Mylène tousser alors qu’est lancée l’intro de la chanson)

 

Laisser un commentaire

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...