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AVANT QUE L’OMBRE… À BERCY DÉROULEMENT DU SPECTACLE

Posté par francesca7 le 29 novembre 2015

 

Ce cri qui introduisait le spectacle en introduit aussi le film, sur des images du « rideau de scène », ou plutôt des gigantesques portes qui la cachent encore aux yeux du public. Ce sont en effet deux lourdes portes baignées d’éclairages dorés qui se présentent au public, lui-même baigné d’éclairages d’un rouge oppressant. Au milieu de la salle se trouve une seconde scène en forme de croix, posée au milieu de la fosse. Une musique inquiétante et mystérieuse se fait entendre, constituée de grondements sourds et de chants religieux dignes de l’album « Cendres de lune ».

 BERCY2

C’est l’Introduction. La pression monte du côté du public de ces treize dates exceptionnelles, treize représentations uniquement à Paris-Bercy. Alors que les grondements se font de plus en plus sourds, les lumières s’éteignent brusquement, déclenchant à nouveau les cris du public. La musique va crescendo, jusqu’à l’explosion… « SHUT UP !! ». Un sarcophage futuriste s’illumine des hauteurs de la salle, au-dessus du transept de la croix posée au milieu de la fosse. Mylène est allongée à l’intérieur, yeux clos. Le caisson descend lentement, tandis que des éclairs et des coups de batterie semblables à des explosions traversent la salle. Le sol de la scène centrale en forme de croix est tapissé d’un écran retranscrivant des images évoquant un cœur humain, images signées Alain Escalle, comme toutes celles du show. Lorsque le sarcophage est posé sur la croix, six hommes vêtus de longues robes violettes montent sur la croix, et entourent le sarcophage dans lequel Mylène gît, endormie. Après l’avoir débarrassé des chaînes qui l’ont fait descendre, ils soulèvent le sarcophage et le portent en direction de la scène principale, toujours masquée par ses lourdes portes. Au fil de leur marche, une passerelle reliant les deux scènes descend du plafond. Au moment où les porteurs posent le pied sur la première marche de cette passerelle, les portes s’ouvrent enfin avec fracas, laissant entrevoir dans un éclair aveuglant un escalier sans fin, et deux écrans reprenant les images projetées sur la scène centrale en forme de croix. Arrivé sur la scène principale, les porteurs posent leur fardeau sur un socle, puis se retirent en coulisses. Sous les yeux du public, émerveillé par une telle entrée, le socle se relève lentement à la verticale. L’image de Mylène à l’intérieur, les yeux toujours clos, se relevant lentement, est projetée en live sur l’écran gauche de la scène. Et brusquement, elle ouvre les yeux, comme si les cris du public lui avaient insufflé la vie… Le sarcophage s’ouvre, libérant Mylène tout sourire, qui adresse un signe de main à la foule en délire. 

Et c’est parti pour le voyage… Le voyage semble être le fil conducteur du spectacle, une idée empruntée à Guy de Maupassant, dont une citation figure dans le livre du spectacle. « Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve ». Mylène, renvoyée sur terre et ressuscitée treize fois de suite par son public, va donc nous faire voyager dans son monde, ses tableaux…

Mylène commence à chanter Peut-être toi, dans de très beaux éclairages rouge et or. Sa tenue est pour le moins originale, constituée d’une culotte, d’un soutien-gorge et de bottes couleur or, sertis de pierres précieuses. Par-dessus, Mylène porte une cape couleur or également, constituée de fines lanières qui volent derrière elle. Ce titre dynamique est repris par le public, et Mylène le termine avec les fameux « Pam pam pam, padadadam pam… ».

Les accords de guitare qui introduisent la chanson suivante sont rythmés par des éclairages violets qui se lèvent et se baissent en rythme. Parallèlement à cela, une partie de la scène, celle où se trouvent le directeur musical Yvan Cassar, le batteur Abraham Laboriel et le percussionniste Nicolas Montazaud, s’élève lentement, laissant apparaître guitaristes, bassiste et choristes. La scène s’éclaire de bleu lorsque le riff de XXL se déchaîne. Mylène interprète ce titre avec beaucoup de justesse, tandis que les écrans géants derrière elle retransmettent des images live. A la fin de la chanson, Mylène fait reprendre le refrain au public après lui avoir dit bonsoir.

 BERCY

Retour au calme pour Dans les rues de Londres. Les écrans derrière Mylène diffusent des images d’une silhouette dansante superposée avec une écriture manuscrite… Des éclairages reprenant une rue pavée sont projetés sur l’immense escalier sans fin qui fait office de décor. Mylène interprète ce titre en toute sobriété, se déplaçant le long de la scène, tandis que la scène est éclairée dans des tons dorés. A la fin de la chanson, nous découvrons que les écrans mobiles sont quatre en réalité, qui peuvent bouger, se séparer, se rassembler…

Un bruit de C.B. retentit dans la salle. Le public reconnaît immédiatement California. Les écrans et la scène centrale se recouvrent de la mention « Crime scene – Do not cross ». Mylène apparaît en hauteur, sur la première partie de l’escalier du décor, dans une ambiance très sombre, rougeoyante. L’escalier avance lentement vers l’avant de la scène, et Mylène le descend en rythme avec la chanson. Elle effectue une prestation toute en sensualité de son tube de 1996. A la fin du titre, elle ne manque pas d’adresser un clin d’œil au public sur un langoureux « So ssssex… » !

Un tampon élève Mylène au-dessus de la scène tandis que retentit le rythme saccadé de Porno Graphique. Mylène effectue une chorégraphie géniale totalement barrée, faite de mouvements aussi saccadés et « autistiques » que la chanson, faite de déhanchés suggestifs et de mouvements brusques. Dans une ambiance rougeoyante (encore !), des images d’une opération à vif sont projetées sur les écrans réunis. Au trois quarts de la chanson, sept hommes font leur apparition sur scène, en haut de la première partie de l’escalier du décor. Ce sont Los Vivancos, groupe de danseurs flamenco, espagnols donc. Ils restent immobiles jusqu’à la fin de la chanson où Mylène lâche « T’as pas un p’tit mojito ?! » avant de s’échapper en coulisses. Ils prennent alors possession de la scène pour un interlude flamenco endiablé, fait de claquettes et d’acrobaties, sur un instrumental hispanisant de « Porno Graphique ». Puis le noir se fait…

Une petite mélodie enfantine se fait entendre doucement, tandis que la salle est baignée d’éclairages bleu sombre. Puis les premières notes de Sans contrefaçon retentissent, déclenchant les cris de délire du public. Huit danseuses sont positionnées sur scène, encore immobiles. Elles sont vêtues de pantalons noirs, de vestes à carreaux (comme il se doit pour cette chanson !) colorés et chapeaux haut-de-forme rouges. L’intro se déchaîne, guitare, percussions, Mylène arrive en fanfare du côté droit de la scène, vêtue également d’un haut-de-forme bleu marine, ainsi que d’une petite robe noire à plumes très courte dotée d’une sorte de traîne froufrouteuse, noire également. Mylène et ses danseuses effectuent la chorégraphie bien connue de la chanson devant un public déchaîné, tandis que de superbes éclairages balaient toute la salle. Les écrans des deux scènes projettent des images d’une marelle remplie des symboles masculin et féminin tournant sur eux-mêmes. Mise en scène très réussie. Mylène fait reprendre le refrain au public à plusieurs reprises…

Retour au calme avec une version plus lente et plus sensuelle de Q.I. Les danseuses retirent leur pantalon, leur veste et leur chapeau, dévoilant une petite combinaison noire des plus sexy. Mylène retire également son chapeau et sa traîne. Mylène et ses danseuses effectuent une nouvelle chorégraphie sensuelle et plutôt originale, inspirée du Lac des Cygnes. Le public est enthousiaste, notamment sur la fin de la chanson « Ton Q.I, mon Q.E, ton Q.I, C.Q.F.D… ». Mylène remercie le public, puis reprend cette conclusion de la chanson en chœur avec lui, tandis que les danseuses effectuent de larges mouvements avec les bras.

Déjà, l’intro de C’est une belle journée retentit, et nouveau moment de liesse dans la salle pour le public qui reprend à tue-tête le refrain avec Mylène. Celle-ci, toujours accompagnée de ses huit danseuses, effectue la chorégraphie du titre présentée à la télévision quatre années plus tôt. Les écrans diffusent des dessins animés tirés du clip, accompagnés d’une multitude de lettres C.U.B.J., les initiales de la chanson. A la fin de la chanson, Mylène retourne en coulisses, tandis que les musiciens jouent un instrumental orientalisant, pendant lequel les Los Vivancos arrivent une nouvelle fois sur scène, pour effectuer un nouvel interlude flamenco/claquettes. Puis le noir se fait…

Un orage éclate dans Bercy. Des éclairs flashent toute la salle, tandis que le tonnerre, la pluie et le chant des cigales retentit. Sur la scène centrale en forme de croix, une trappe se retourne sur elle-même, laissant apparaître un piano à queue. Yvan Cassar s’avance sur la scène centrale, sous les applaudissements du public. Il s’installe au piano et débute une introduction que l’on reconnaît comme étant celle de Ange, parle-moi. La voix de Mylène se fait entendre. Mais où est-elle ? Elle est perchée dans un chandelier immense aux flammes en plastique, qui survole le côté gauche de la salle. Le chandelier parcourt ainsi la moitié de la salle, rapprochant Mylène des spectateurs assis de ce côté-ci des gradins. La foule est réellement en délire, on entend peu Mylène tant les cris sont nombreux. Mylène reste imperturbable et termine la chanson, ici dans une jolie version en piano-voix, en se posant au milieu de la scène centrale. Elle descend du chandelier, qui remonte au plafond. Elle porte une nouvelle tenue constituée d’un corset violet, d’un haut transparent passé par-dessus, et de cuissardes bleues. La chanson finie, le public réserve une standing ovation à Mylène, qui semble ne pas en revenir…

La chanson suivante est Redonne-moi, que Mylène interprète visiblement très émue. Dès le second couplet de la chanson, elle peine à finir ses vers. Le public ne manque pas d’aider Mylène et de l’applaudir. Yvan conclut joliment la chanson avec une reprise inédite au piano, durant laquelle Mylène reçoit un bouquet de fleurs du public. Elle lui dit : « Ce sont des moments tellement émouvants pour moi… Merci beaucoup… ».

Toujours sur la scène centrale, Mylène continue ce tableau « émotion », plus proche que jamais de son public. Bercy n’a jamais semblé si intimiste… Elle enchaîne avec Rêver. Dès la fin de l’intro, elle demande à Yvan, submergée par l’émotion : « Donne-moi une seconde… Pardon… ». Tandis que l’écran de la scène du fond retransmet toujours des images live de Mylène, de magnifiques éclairages habillent la chanson. Des colonnes de lumière s’élèvent tout autour de la scène centrale en forme de croix, tandis que Mylène interprète une de ses chansons les plus connues et aimées du grand public. On entend d’ailleurs nettement son public chanter avec elle lors des refrains. Le public reprend également en cœur le refrain lorsque Mylène le lui demande à la fin de la chanson. « C’est une chanson qui vous va si bien… Alors je vous laisse la chanter pour moi »…

L’obscurité grandit pour L’autre… que Mylène interprète encore une fois en toute sobriété, en communion totale avec le public, aussi ému qu’elle. Vers la fin de la chanson, après que la plupart des musiciens l’aient rejointe sur la scène centrale, elle fait monter une fan sur scène, parcourt un peu la croix avec elle puis la serre dans ses bras, concluant la chanson par : « C’est un ami… C’est lui… C’est lui… C’est vous… ».

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Dès que les premiers accords de Désenchantée sont plaqués par Yvan, un cri de délire inonde Bercy. Les danseuses de Mylène, en pantalon noir et en haut violet, la rejoignent sur la scène centrale. Elles effectuent avec Mylène la chorégraphie d’origine du titre, tandis que les écrans des deux scènes projettent des images psychédéliques de toutes les couleurs. Au fur et à mesure que la chanson avance, les éclairages sont de plus en plus fous. A la fin de la chanson, des torrents de lumières de toutes les couleurs déferlent dans tout Bercy. Le public, quant à lui, est euphorique. Mylène interprète son plus gros tube, son hymne, au milieu de la salle, au milieu de son public. Comme pour « Rêver », on le distingue bien chanter avec Mylène sur les refrains. En réalité, dans la salle, il chantait plus fort qu’elle… Lors du pont de la chanson, les musiciens restant passent d’une scène à l’autre par la passerelle, une nouvelle fois descendue. Après une multitude de refrains, la chanson se termine et les danseuses retournent sur la scène principale. Mylène reprend le refrain plusieurs fois avec le public, puis présente les musiciens qui l’accompagnent. Après avoir été présentés, ceux-ci retournent sur la scène principale. Puis Mylène va les rejoindre lentement, en reprenant une nouvelle fois le refrain de la chanson avec le public. Sur la passerelle entre les deux scènes, elle se penche pour adresser un petit signe au public juste en-dessous. Puis la musique explose à nouveau et un nouveau refrain est repris.

Retour au calme avec Nobody knows, que Mylène interprète en faisant de simples mouvements de bras et de tête. Les écrans, devant lesquels une sorte de tissu transparent a été descendu, diffusent des images oniriques dans des tons jaunes. Les éclairages rouges et jaunes balaient la salle. Mylène retourne dans les coulisses tandis que les musiciens et notamment Yvan Cassar concluent la chanson par un air mystérieux constitué d’arpèges.

Pour Je t’aime mélancolie, de longues colonnes de tissu descendent du plafond de la scène. A l’intérieur de certaines d’entre elles, Eric Chevalier le claviste, Mylène et quelques danseuses. Les autres sont disposées plus au devant de la scène. Dans une version assez similaire à celle du Tour 96, Mylène ré-interprète cette chanson avec la chorégraphie d’origine, en dépit de son micro qu’elle porte à la main. Dès le premier refrain, elle sort de sous la colonne de tissu. Elle est vêtue une nouvelle tenue : culotte et soutien-gorge en dentelle noirs, par-dessus lesquels elle porte une veste en dentelle noire également.

Interprétation toute en simplicité et en sensualité pour L’amour n’est rien…. Mylène évolue sur scène, jouant avec ses musiciens, notamment ses deux choristes et son bassiste. De jolis éclairages mettent en valeur les colonnes de tissus qui ont libéré toutes les personnes qui étaient à l’intérieur… Lors des derniers refrains de la chanson, ceux-ci montent et descendent en rythme avec la chanson.

Quelle surprise que cette nouvelle interprétation de Déshabillez-moi ! On peut dire que Mylène vit la chanson… Devant un pied de micro, elle joue avec lui et avec le public, multipliant les grimaces, les poses lascives. Sans oublier l’énorme cri qu’elle pousse… Interprétation magistrale de ce classique de Juliette Gréco !

Retour au calme avec Les mots. De magnifiques projections de roses ornent les deux côtés de la scène. Des images de pluie sont projetées sur les écrans, scindés en deux. Mylène chante son premier couplet. Pour le couplet de Seal, surprise, Abraham se lève et c’est lui qui va rejoindre Mylène. Remplaçant de treize soirs, il donne une nouvelle dimension à la chanson en interprétant superbement cette chanson avec une belle voix rauque. Mylène et Abraham semblent très complices et avoir beaucoup d’affection l’un pour l’autre. Mylène le gratifie d’ailleurs d’un smack sur la bouche à la fin de la chanson…

Fuck them all bénéficie d’une mise en scène très étudiée et très colorée. Les Los Vivancos sont de retour sur scène, l’un deux enserrant Mylène dans ses bras. Ils se retournent lentement vers le public au moment de l’intro. Les danseuses sont également présentes sur scène, habillées en geishas. Toute la troupe effectue une chorégraphie inédite, tandis que les écrans diffusent des images évoquant l’Espagne, avec beaucoup de rouge, des images de toréadors, des coupures de journaux… Lors des derniers refrains, la passerelle descend une nouvelle fois relier les deux scènes. La chanson finie, toute la troupe passe sur la scène centrale, au rythme de percussions et des « Fuck them all » qui résonnent dans toute la salle. Mylène présente les danseurs : « Ils sont tous frères, ils sont tous espagnols, ils dansent magnifiquement bien, ils s’appellent Los… Mylene_FarmerVIVANCOS !! ». Puis elle retourne vers les danseuses : « Elles viennent toutes de New York, je suis très très heureuse de travailler avec elles, elles sont toutes plus jolies les unes que les autres, ce sont les danseuses !! ». Tout le monde retourne sur la scène principale, seule Mylène reste… « Et merci à vous, un immense merci !! ». Explosion de guitares. Mylène tournoie sur la scène centrale, au milieu de son public qui l’acclame. On sent les larmes lui monter aux yeux… Elle retourne sur la scène principale. « FUCK THE ALL ! ». Le noir se fait.

Cris du public lorsque Mylène est de retour sur scène. Elle est vêtue d’une nouvelle tenue, un magnifique manteau rouge sang brodé d’or et de perles. Un véritable rideau d’eau coule devant la scène. L’image de Mylène en live est projetée dessus. L’effet est magnifique. Les premières notes de Avant que l’ombre… débutent. Mylène interprète la chanson visiblement émue. Lors des derniers couplets, le rideau se sépare en deux, laissant Mylène passer devant. « Mais laisser le passé, redeve…nir le passé… passé… ». Et à chaque fois que Mylène prononce le mot « Passé », celui tombe du rideau d’eau, constitué de gouttelettes d’eau. L’effet est grandiose, magnifique. C’est la première fois au monde que cette technologie est utilisée. Le public est scotché. Mylène termine la chanson, puis lorsque débute le long instrumental qui conclut la chanson, elle se dirige vers l’escalier sans fin du décor, maintenant orné d’immenses chandeliers dont le pied est sculpté de cobras. Tandis que le rideau laisse maintenant s’échapper la silhouette de Mylène (celle de l’affiche du spectacle), celle-ci monte lentement, très lentement, les marches de cet escalier sans fin. Arrivée à mi-chemin, elle ôté son long manteau rouge, se retrouvant presque nue. Arrivée tout en haut de l’escalier, dans la fumée, elle se retourne et lève la main en direction du public. Elle n’est plus qu’une silhouette lointaine en haut de cet escalier. Le public, abasourdi, répond au signe de main que lui adresse Mylène. Puis lentement, les lourdes portes qui cachaient la scène commencent à se refermer sur elle et sur Mylène, la main toujours levée. Sa silhouette se découpe toujours dans le rideau d’eau. Avec un immense fracas, les portes se referment définitivement. Le dernier plan du film nous montre les fans en pleur devant ce final incroyable et particulièrement fort en émotions…

 SOURCE  / http://www.innamoramento.net/

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Avant que l’ombre…à Bercy, Paris 2006

Posté par francesca7 le 29 novembre 2015

 

Cette année, Mylène a décidé de nous montrer qu’elle est toujours présente pour ses fans! En janvier dernier, Mylène remontait sur scène après 6 années d’absence. Depuis janvier, Mylène n’a pas chômé puisqu’elle nous a sorti deux singles extraits de l’album « Avant que l’ombre… » – qui dit single dit clip – et un duo inédit qui sortira très bientôt! La période « Avant que l’ombre… » se terminera après les CD-DVD live de « Avant que l’ombre… à Bercy » mais en attendant nous aurons le plaisir de lire et regarder le nouveau livre de Mylène Farmer! Ce livre officiel regroupera des photos de Claude Gassian légendées par Mylène Farmer elle-même! Ces photos retraceront « Avant que l’ombre…à Bercy » et le livre sera disponible dès novembre prochain. Son prix sera de 38 euros et le titre du livre n’est autre que le titre de cette news!

 

 avant que l'ombre

 

Les supports lives

« Avant que l’ombre… à Bercy » tiré des concerts du même nom est le live de tous les records ! Record d’attente tout d’abord puisque c’est seulement le 4 décembre 2006 soit + de 10 mois après le dernier concert que les différents supports live sont commercialisés ! Jamais un live n’aura été aussi attendu puisque n’oublions pas que de très nombreuses personnes n’ont pas eu la chance d’assister aux concerts, faute de pouvoir partir en tournée pour Mylène et son équipe. Un superbe 1er single aura tout de même précédé cette sortie puisque c’est la chanson finale « Avant que l’ombre… » et notamment son magnifique clip qui est choisie pour annoncer cette sortie évènementielle.

C’est une réussite totale à tous les niveaux ! La réalisation signée une nouvelle fois François Hanss est impeccable et les dernières techniques ont été utilisées pour les images et le son afin de restituer au mieux l’ambiance de ce show grandiose. Chaque tableau du concert est ainsi parfaitement rendu, Mylène est totalement dans son élément sur scène et plus proche que jamais du public… une bête de scène on vous dit ! Tous les musiciens et danseurs présents sur scène s’intègrent parfaitement au spectacle et prennent eux aussi visiblement beaucoup de plaisir à partager cette scène. De plus, les bonus du dvd donnent la parole aux principaux concepteurs du show (Mylène ne faisant que quelques apparitions furtives dans ces images !) qui en dévoilent les longs préparatifs, un travail passionnant mais difficile !

Côté supports, c’est la « routine » avec la sortie d’un double cd et d’un double dvd en édition limitée tout d’abord, dans un boitier coulissant en plastique de couleur ocre s’ouvrant comme les portes de la scène principale. Quant au coffret ultra-collector comprenant l’intégrale du spectacle dans une reproduction du sarcophage utilisé au début pour l’arrivée sur scène de Mylène, tout part en quelques heures !

Les ventes explosent au delà de toutes les espérances ! Un mois après sa sortie, ce sont près de 500 000 exemplaires du live tous supports confondus qui ont été vendus dont 345 000 exemplaires du dvd, 1 véritable exploit pour 1 dvd musical en France !!

 

Image de prévisualisation YouTube

 

LES CHANSONS

1. Intro
2. Peut-être toi
3. XXL
4. Dans les rues de Londres
5. California
6. Porno Graphique
7. Sans contrefaçon
8. Q.I
9. C’est une belle journée
10. Ange, parle-moi
11. Redonne-moi
12. Rêver
13. Ainsi soit-je OU L’autre
14. Désenchantée
15. Nobody knows
16. Je t’aime mélancolie
17. L’amour n’est rien
18. Déshabillez-moi
19. Les mots
20. Fuck them all
21- Avant que l’ombre…

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Commentaire sur Avant que l’ombre…à Bercy

Posté par francesca7 le 25 novembre 2015

Oh chouette, encore un live de Mylène Farmer ! Franchement, merci, c’est génial, c’est pas comme si ça faisait déjà le quatrième de sa carrière pour six albums studio sortis !

 

Bercy

Bon. Mieux vaut se calmer, retranscrire de la colère dès le début d’une chronique n’est pas une chose à faire. Mais tout de même, Farmer a-t-elle besoin de tirer un album live de chacune de ses tournées ? Peut-être pas elle, mais Polydor, si. La filiale d’Univers Sale est tombée sur une magnifique poule cendrée aux oeufs d’or, pas question de la lâcher ou de ne pas l’exploiter à fond, voire plus. Et hop, en décembre 2006, comme tant d’autres albums de la discographie de la rousse, Avant que l’ombre…à Bercy déboule chez les disquaires.
Le mot « Bercy » a dû faire sursauter bien des fans de Farmer. En effet, impossible de ne pas ignorer qu’un précédent live a été enregistré au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agissait du meilleur live de Farmer, le maitre-étalon de ce que devrait être un live idéal. Il n’en faut pas moins pour espérer que la chance et le talent reproduisent l’exploit. Ah, les espoirs déçus, il y a de quoi sortir un livre épais comme une brique…

Enregistré en janvier 2006, Avant que l’ombre…à Bercy se propose donc de présenter comment Mylène Farmer et ses musiciens ont défendu le dernier album en date, Avant que l’ombre… à Bercy, à l’issue d’une série de 13 concerts donnés dans la salle polyvalente. Ça, c’était facile à deviner. Ce qui l’est moins en revanche, c’est la qualité du live qu’on nous vend en lui-même.
La tracklist de l’album, comme prévu, comporte une majeure partie de Avant que l’ombre…Jusque là, rien d’anormal. Ce qui l’est un peu, ce sont les chansons qui restent sur le carreau. Elles sont loin d’être les plus faibles, et méritaient bien une exposition live. Pour les accompagner, les tubes de Farmer viennent combler les vides. Aucune surprise ici, contrairement au Mylenium Tour. Parmi ceux-là, la joie sera a priori au rendez-vous, avec trois morceaux d’Anamorphosée et deux des trois inédits de la compile Les Mots. En revanche, à titre personnel, j’avoue que la présence de « Q.I », l’une des plus mauvaises chansons de Farmer, me déplaît très fortement. Cette chanson est nulle, et ce n’est pas le live qui la rendra meilleure.

Côté interprétation, le bât blesse, et pas qu’un peu. Bien que le talent des musiciens convoqués n’est pas contestable, ils ne sont pas tellement à leur avantage ici. Le mixage, sans pour autant être qualifié de mauvais, n’est pas top, et en termes d’arrangements, ils sont amenés à participer à une accentuation « pop médiocre » des chansons, en particulier des anciennes. Après, il ne faut pas exagérer, ce n’est pas non plus un mauvais live. Quant à Farmer en elle-même, elle reste a priori aussi bonne interprète sur scène qu’en studio. Du moins, si on en croit les albums live…rien n’exclut que sa voix ait été retravaillée. Mais elle ne sera ni la première ni la dernière, loin de là. Certaines chansons sont fort bien interprétées, et collent plus que correctement à la scène, à l’image de « C’est une belle journée », et surtout du duo « Les Mots ». Cette fois, non seulement Farmer ne fait plus l’erreur de l’interpréter toute seule, mais en plus, c’est le batteur Abe Laboriel Jr. qui l’accompagne – Heidi Klum n’est pas prêteuse. Il est évident qu’il n’égale pas la performance de Seal, mais en terme d’émotion, la chanson frappe fort.

Allez, dans l’ensemble, Avant que l’ombre…à Bercy n’est pas si mauvais qu’on pourrait le craindre. Farmer chante bien, les musiciens interprètent leurs parties de bonne manière, bref, ça aurait pu être pire. Toutefois, contrairement à ses prédécesseurs, il est bien moins important et contente plus difficilement son monde. Un manque d’attraction et d’implication de la chanteuse (malgré de forts passages comme « L’autre », par exemple) n’en font pas un essentiel. C’est donc un 3 que je donne, mais du bout des doigts.

issu du site : http://fp.nightfall.fr/index.php

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ouvrage baptisé Avant que l’ombre…à Bercy

Posté par francesca7 le 25 novembre 2015

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Mylène Farmer est l’une des chanteuses les plus populaires en France. Elle a su conquérir un public très large et de tous âges à travers de nombreux succès, comme « Libertine », « Désenchantée », « Sans contrefaçon », « Les Mots », ou encore « C’est une belle journée », représentant à ce jour des millions de disques vendus. Mylène Farmer a déjà publié, aux éditions Anne Carrière, un conte illustré intitulé Lisa-Loup et le Conteur (2003).

téléchargement

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ainsi soit-elle en quelques phrases clés

Posté par francesca7 le 25 novembre 2015

COUVERTURE DE AINSI SOIT ELLE

  »Certaines voix, certains gestes, certains éclats changeants dans un regard de femme, certains mots employés que l’on devine en conscience possèdent un bien particulier, privilège, celui de se fixer presque sans effort apparent dans notre mémoire. 
  
 Ils y rythment de leur mélopée sinueuse prière douce, suggèrent les instants de notre vie, nous accompagnent dans la réalisation d’un destin que l’on ne maitrise pas toujours. 
  
 La chose la plus réellement importante est de préserver ces instants de grâce. Ils semblent en apparence, mais seulement en apparence, aussi fragiles que ces verres à vin du rhin, fuselés, hauts de forme et d’allure, précieux dans leurs teintes de mauve, de vert ou de bleu nocturne, mais que la moindre maladresse, la moindre attaque légère défigurent à jamais. 
  
 Sans le geste brusque qui les anéantit, ils défient les siècles sans perdre rien de leur éclat. Toutefois, ne soyons pas déroutés, ou encore moins surpris par la « forte présence », la santé de bon aloi de ces instants rares mais précis. Ils viennent de loin, du plus enfoui d’un corps de femme qui dissimule à peine. 
  
 Il y a de ces pudeurs…. une rage d’exister, une volonté tenace, un acharnement de naufragé à regagner la rive, un désespoir amer de petite fille à qui la vie a cassé les jouets, et une blessure aussi secrète. 
  
 Sa manière bien à elle de regarder les êtres, de les découvrir, sans laisser paraitre trop d’amour mais encore moins de haine, pour percer à jour un caractère, une attitude, un geste ou un mot en dit assez long sur l’étonnante conscience, la force et la maitrise qu’elle met à ne rien vivre d’autre que la passion. 
  
 Ainsi fait la bête fauve lorsqu’elle détourne les yeux sensibles blessés par le soleil. Ainsi fait le chat lorsqu’il refuse la caresse d’une main qui ne connaît pas le rite. 
  
 Aimer c’est pleurer quand on s’incline….. » 

EXTRAITS  Philippe Seguy / Sylvie Devilette, « Ainsi soit-elle » (Extraits), Ed. J.P Tallandier

 

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AVANT QUE MINUIT NE VIENNE (sortie juillet 2015)

Posté par francesca7 le 21 novembre 2015

Le livre sera vendu au prix de 12€ TTC (11,40€ en retrait magasin FNAC). Environ 170 pages. Sortie début juillet !

« Avant que minuit ne vienne » est un conte dont VOUS êtes le héros ! Voyagez à travers l’univers visuel développé par Avant que minuitMylène Farmer et Laurent Boutonnat depuis plus de 30 ans : vos choix et votre capacité à résoudre quelques énigmes vous permettront d’atteindre le bout de cette aventure construite autour des clips de la chanteuse. Un régiment anglais égaré, sept nains dans une chaumière, un radeau à la dérive et quelques squelettes dansant dans un cimetière… Parviendrez-vous à reconnaître toutes les références sur votre chemin ?

Après la biographie « Mylène Farmer : une grande astronaute » (Edilivre, 2014), Yannik Provost publie ce nouvel ouvrage plus léger et ludique autour de la carrière de la chanteuse. L’auteur reverse les bénéfices de ses droits d’auteur à l’association Rêves. Reconnue œuvre de bienfaisance et d’intérêt général, celle-ci a pour mission d’exaucer le rêve des enfants et adolescents atteints de pathologies graves ; de leur offrir une parenthèse enchantée pour oublier la maladie.
Sortie : juillet 2015.

Livre-jeu de Mylène Farmer

  »Mylène Farmer – Avant que minuit ne vienne » est l’adaptation écrite du jeu virtuel du même nom publié sur le site InnaNet en janvier 2010 et qui avait réuni plus de 1’500 joueurs en ligne ! Un roman dont VOUS serez le héros, une aventure imaginaire qui vous fera voyager à travers tous les clips de l’artiste comme si vous y étiez

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EXTRAIT DE AVANT QUE MINUIT NE VIENNE

Posté par francesca7 le 21 novembre 2015

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Comment lire ce livre ?

« Avant que minuit ne vienne » n’est pas un livre comme les autres car vous en êtes le personnage principal. C’est vous qui allez effectuer les choix à la place du héros. Ce livre est composé de paragraphes numérotés. Surtout, ne les lisez pas les uns après les autres comme un livre normal ! Votre aventure n’aurait aucun sens ! À la fin de chaque paragraphe, une ou plusieurs possibilités vous seront proposées. Vous choisirez l’action que vous souhaitez effectuer puis vous vous rendrez au paragraphe correspondant. L’évolution de l’histoire dépend ainsi de vos choix. Attention, certaines décisions vous feront parfois perdre et vous devrez alors recommencer plusieurs paragraphes en amont. Au fil du récit, votre personnage peut être amené à récupérer des objets utiles pour la suite de l’histoire. Ceux-ci sont soulignés dans le texte. Retenez-les ou notez-les : certains choix dépendront des objets que vous possédez ou non. Maintenant, vous êtes prêts pour l’aventure…

Rendez-vous au paragraphe 01 du chapitre 1. Bonne lecture et bon voyage !

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CHAPITRE 1 de : Avant que minuit ne vienne de Mylène F.

Posté par francesca7 le 21 novembre 2015

 

Citation page 2 « Tout le monde croit savoir exactement comment nous devrions vivre. Mais personne ne sait jamais comment il doit lui-même vivre sa propre vie. » Paulo Coelho

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Chapitre I « Quand les songes m’ont réveillée »

Vous ouvrez les yeux. Un peu sonné, allongé au sol, avec un mal de tête qui vous retourne les méninges. Vous vous redressez sur les genoux et regardez aux alentours : le lieu vous est inconnu. Des murs en parpaings, un sol poussiéreux. Vous êtes au centre d’un vieux hangar. Des dizaines de caisses en bois sont entreposées dans un coin, à quelques mètres de votre position. En levant les yeux vous comprenez encore un peu plus le piteux état de l’endroit : la toiture est délabrée et on peut facilement apercevoir le ciel étoilé à travers ses ouvertures. Il fait donc nuit. Mais que faites-vous ici ? Que vous est-il arrivé ? Vous fermez les yeux quelques secondes pour vous concentrer et tenter de vous souvenir. Rien n’y fait, impossible de reconstituer les événements qui vont ont amené ici. La seule chose qui vous revient, c’est le souvenir de vous être couché dans votre lit un matin, tôt, mort de fatigue après une longue nuit à jouer au Tarot avec des amis. Quelques souvenirs d’un soleil de mai qui se levait à travers les rideaux de votre chambre, lorsque vous tentiez de fermer les yeux pour vous reposer de cette fête bien arrosée. Vous décidez de chercher dans ce hangar des éléments pouvant vous aider à comprendre comment vous êtes arrivé là.

• Si vous parcourez des yeux les murs : 1.07

• Si vous ouvrez une des caisses : 1.04

La discussion qu’ont les deux hommes en uniforme ne paraît pas rassurante. Ils semblent parler de vous et on peut même lire dans leur regard une pointe de peur lorsqu’ils posent les yeux sur vous. Vous faites demi-tour pendant qu’ils échangent quelques mots sans vous regarder et vous partez en courant de l’autre côté du hangar, espérant trouver une autre sortie plus accueillante. Mais les deux militaires remarquent votre tentative et se lancent aussitôt à votre poursuite. Ils vous rattrapent rapidement lorsque vous vous retrouvez coincé dans un coin de la salle. Vous attrapez des cahiers rouges se trouvant dans la caisse toujours ouverte et les lancez avec acharnement sur vos assaillants. Mais vous êtes rapidement à court de munitions !

• Continuez : 1.06 1.03

Vous êtes de retour au croisement. Trois possibilités s’offrent à vous.

• Pour aller à gauche : 1.05

• Pour aller en face : 1.43

• Pour aller à droite : 1.26 1.04

Vous choisissez d’ouvrir la caisse la plus abîmée, histoire de ne pas vous fatiguer – vous l’êtes déjà tellement ! Recouvert de poussière, le couvercle en bois cède en quelques secondes. À l’intérieur, des centaines de petits cahiers rouges. Leur couverture est vierge, rien n’indique ce qu’ils peuvent contenir. Vous en ouvrez un au hasard. Des pages et des pages de texte écrit dans une langue qui vous est inconnue. Même l’alphabet utilisé est totalement incompréhensible. Pas de “I”, ni de “Q” : chaque forme est un mélange entre alphabet cyrillique et calligraphies chinoises. Vous savez que vous auriez dû passer plus de cinq jours à Pékin l’an dernier !

• Si vous parcourez des yeux les murs : 1.07

• Si vous regardez ce qui traîne sur le sol : 1.55 1.05

Vous prenez votre lampe torche et éclairez la salle mur par mur : un planisphère, des affiches, un Kandinsky tagué… Vous éclairez une grande porte blindée entourée de deux plantes grimpantes : l’une des deux est morte dans son pot, l’autre vient au contraire d’être plantée. Un petit clavier numérique sur la porte vous invite à entrer un code à huit chiffres. Impossible d’ouvrir celle-ci sans la combinaison.

• Rendez-vous au paragraphe du chapitre 1 correspondant aux deux premiers chiffres du code que vous voulez taper : 1.xx

• Ou continuez vos recherches pour tenter de trouver un indice sur ce code : 1.03 1.06

Vous marmonnez un timide « Bonsoir, Messieurs… ». Pas le temps d’en dire plus : le visage des deux hommes devient aussi pâle qu’un cachet d’aspirine. Vous ne savez pas pourquoi, mais l’un d’eux, le visage en sueur, panique et brandi dans un mouvement brusque une arme de sa poche. Vous n’avez pas le temps de leur expliquer qu’ils n’ont rien à craindre de vous que l’homme armé vous tire déjà dessus. Une onde électrique parcourt tout votre corps et toutes forces vous abandonnent. Vous tombez à terre lentement. Paralysé, vos yeux se ferment. Dans un dernier effort, vous entendez les hommes continuer à se parler, juste avant de sombrer dans un sommeil contre lequel vous ne pouvez lutter. Lorsque vous avez assez de force pour rouvrir les yeux, vous hésitez : vous ne savez pas combien de temps vous avez été inconscient et autour de vous le même étrange dialecte émane de plusieurs voix. Vous devinez avoir été transporté dans une vaste pièce : chaque bruit résonne autour de vous.

Vous ouvrez une paupière une fraction de seconde et ce que vous voyez ne donne pas envie d’en ouvrir davantage : vous êtes visiblement allongé sur une table d’opération, votre corps recouvert d’une bâche transparente et une dizaine de personnes en blouse blanche vous observent avec intérêt. Vous ouvrez une deuxième fois un œil. Cette fois, vous remarquez qu’en plus de médecins se trouvent dans la salle des militaires lourdement armés, montant la garde tout autour de la pièce sur des passerelles en hauteur. Vous espérez que tout cela ne soit qu’un rêve, une dérive de votre esprit suite à une forte consommation de petits Mojitos la veille.Minuit

Mais lorsque vous sentez qu’une des infirmières vous nettoie l’avant-bras et commence à y insérer une aiguille, la douleur vous fait comprendre que tout cela est hélas bien réel !

 • Si vous patientez encore un peu sur la table d’opération : 1.09

 • Si vous vous levez de force pour vous libérer : 1.18

Sur les murs qui vous entourent, un logo se répète, tagué sur les parpaings. Vous avez beau être amateur de géopolitique et d’art moderne, impossible de déchiffrer l’origine de ce petit singe assis sur une flèche pointant vers le bas, aux couleurs ternies par le temps. Ces inscriptions semblent aussi vieilles que le lieu, la peinture étant par endroit déjà complètement effacée. Qu’est-ce que cela représente ? Une entreprise ? Un pays ? Qu’importe, ce n’est pas cela qui vous aidera à trouver pour le moment comment vous avez atterri ici. Au contraire, ce symbole ne vous inspire guère confiance.

• Si vous ouvrez une caisse pour voir ce qu’elle contient : 1.04

• Si vous regardez ce qui traîne sur le sol : 1.55 1.08

Vous poussez des portes battantes et arrivez dans un vestiaire. Les murs et le sol sont pavés de carreaux d’une blancheur irréprochable et six baignoires sont alignées au fond de la pièce, recouvertes d’une plaque de métal où seul un orifice permet au baigneur de passer la tête. Sur le côté, des bancs sont posés face à une rangée de plusieurs casiers, où les employés de cet étrange bâtiment doivent sûrement ranger leurs effets personnels.

Vous parcourez des yeux les initiales inscrites sur chacune des petites portes des casiers : S.T., G.B., B.L., D.C.

• Si vous tentez d’ouvrir un de ces casiers : 1.46

• Si vous en avez terminé avec les vestiaires : 1.11 1.09

L’infirmière vous injecte un produit dans le bras et vous sentez le liquide se propager dans vos veines, paralysant petit à petit le moindre de vos muscles. Les jambes, les bras, le cou… Vous ne sentez à présent plus rien. Vos poumons se figent, et vous n’avez même pas assez de force pour tousser lorsque vous commencez à suffoquer. Et de toute manière, pas le temps de mourir d’asphyxie : votre cœur ralentit de plus en plus à chaque seconde, jusqu’à s’arrêter net.

 • Vous êtes mort ! 

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SUITE DU CHAPITRE 1 de AVANT QUE MINUIT NE VIENNE

Posté par francesca7 le 21 novembre 2015

 

Avant que minuitRecommencez votre aventure ici : 1.06 1.10 – Vous tapez le code « 10 » : rien ne se passe.

• Retournez au 1.05 1.11 Vous arrivez à un croisement. Trois possibilités s’offrent à vous.

• Pour aller à gauche : 1.17

• Pour aller tout droit : 1.27

• Pour aller à droite : 1.08 1.12 Vous êtes dans le vestiaire où vous avez récupéré votre sac avec ce mystérieux message à votre intention : « Retrouve-moi à Palerme. L. ».

• Il n’y a plus rien dans cette salle : 1.37 1.13

Vous attrapez à pleine main un serpent rouge qui glissait sournoisement entre vos pieds, et le mettez dans votre sac à dos ! Cela pourra toujours servir… Et puis vous êtes tellement fan des serpents !

 • Vous suivez les animaux qui courent vers une sortie : 1.24 1.14

Trois tiroirs sont superposés sous le bureau. Un seul n’est pas verrouillé. À l’intérieur, sous une pile de papiers, vous mettez la main sur deux piles. Hélas, votre lampe torche est restée dans votre sac que vous avez perdu depuis votre réveil dans la salle d’opération. Vous laissez donc les piles dans le tiroir.

• Si vous jetez un œil aux livres : 1.21

• Si vous avancez jusqu’à la statue : 1.57

• Si vous retournez au croisement des couloirs : 1.11 1.15

Vous apercevez sur un côté du hangar une porte « Sortie de secours ». Dans la pénombre, alors que glissent vos pas, vous trébuchez sur un objet. Votre visage se fige en découvrant qu’il s’agit de votre sac à dos que vous ne quittez jamais lorsque vous sortez…

Vous l’ouvrez et découvrez les éléments familiers qu’il contient : une lampe torche qui ne fonctionne apparemment plus, un styloplume, un bloc-notes et une montre à gousset. Mais vous n’avez pourtant aucun souvenir d’avoir fait votre sac, et encore moins d’être sorti avec en expédition pendant trois jours… C’en est trop pour vous. Vous mettez votre sac sur le dos et vous dirigez d’un pas ferme vers la sortie. Stupéfaction : la porte en bois commence à s’ouvrir devant vous avant même que vous ayez eu le temps de toucher la poignée. Deux hommes se présentent derrière, habillés en tenue militaire. Enfin une présence rassurante ! Mais en vous voyant, l’un des deux hommes se met à parler à son coéquipier, dans une langue que vous ne reconnaissez pas. Il vous semble reconnaître une pointe d’accent soviétique, peut-être du tchèque, mais vos maigres connaissances dans ces deux langues ne vous permettent pas d’en être certain.

• Si vous leur demandez de l’aide : 1.06

• Si vous préférez prendre la fuite : 1.02 1.16

Dans un ultime instant de conscience, vous sentez votre bras être agrippé. Quelqu’un vous tire en hauteur et vous sentez tout votre corps sortir de l’eau. Là, vous recrachez quelques litres d’eau puis reprenez votre respiration. Vous ouvrez les yeux – encore sous le choc – et découvrez Benoît devant vous. Vous êtes tous deux sur une plage isolée entre deux bâtiments. Vous jetez un coup d’œil derrière vous sur l’étendue d’eau dont vous venez de réchapper. Vous vous en voulez d’avoir encore dû compter sur l’aide de cet inconnu… Votre fierté en prend un coup ! Votre compagnon blond vous tend alors une main pour vous aider, une nouvelle fois, à vous relever.

• Si vous acceptez son aide : 1.52

• Si vous décidez de vous lever tout seul : 1.32 1.17

Vous avez choisi d’aller à gauche au croisement. La pièce dans laquelle vous parvenez est plongée dans l’obscurité. Vous cherchez un interrupteur sur les murs proches de vous, sans succès. Si seulement vous aviez quelque chose pour vous éclairer…

• Vous faites demi-tour et revenez au croisement : 1.11 1.18

Vous prenez votre courage à deux mains et vous relevez dans un mouvement sec. Sous la pression, les bandages qui vous tenaient attaché se déchirent un à un. Les médecins sont immédiatement pris de panique et l’un d’eux déclenche rapidement une alarme qui se met à résonner dans tout le bâtiment. Même si vous avez encore la tête qui tourne, vous vous dégagez de la planche en verre sur laquelle vous étiez allongé, tout en observant d’un regard amusé toutes ces personnes qui semblent vous craindre. Votre premier réflexe en voyant cette panique générale est de chercher une sortie où vous diriger discrètement. Si tant est qu’il soit possible d’être discret dans une telle situation. Alors que vous traversez la pièce, les médecins se figent et un silence s’installe.

1988-22-aHommes et femmes se rapprochent les uns des autres, hypnotisés, pour ne former qu’un seul groupe fusionnel. Collés les uns aux autres, chacun commence à se déshabiller. Débarque alors, par une porte dissimulée derrière une bâche, une petite troupe de militaires bien armés. « La sortie doit être parlà ! » Les soldats braquent leurs armes sur vous. Vous retenez votre respiration. Mais en un rien de temps, la tendance générale gagne ces beaux mâles et ils ne tardent pas à être eux aussi bien dévêtus, ayant rejoint dans la foulée le groupe de médecins dans leur folie.

• Si vous en profitez pour fuir : 1.41

• Si vous vous joignez au groupe pour une petite sauterie : 1.29 1.19

Vous tapez le code « 19 ». L’écran au-dessus du clavier devient vert et, dans un bruit mécanique, la porte s’entrouvre. Vous avez réussi ! En effet, le nombre 19 faisait partie du code « [19]091913 » trouvé à la bibliothèque et il s’agit de la seule suite de chiffres qui peut correspondre à une date (19/09/1913).

Vous ne savez pas trop de quelle date il s’agit. Une date de naissance ? Vous pénétrez dans la salle suivante en tirant la lourde porte en acier. Vous ne devez pas perdre de vue que vous pouvez être rattrapé d’un moment à l’autre par les personnes qui vous avaient attaché et que vous devez vite trouver comment sortir de cet établissement. Mince ! Encore une salle sans lumière. Pourtant, devant vous, des dizaines de petits points blancs s’illuminent. Vous comprenez vite qu’il s’agit là de dizaines de paires d’yeux qui vous observent dans le noir ! Ce qui n’est pas sans vous effrayer un chouïa… Vous tapotez d’une main le mur à votre droite à la recherche d’un interrupteur.

Bingo ! Et voilà que les néons du plafond s’allument un à un, vous faisant découvrir une multitude de cages alignées dans la pièce.

• Approchez des cages : 1.25

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Mylène Farmer – Avant que minuit ne vienne

Posté par francesca7 le 21 novembre 2015

Mylène Farmer – Avant que minuit ne vienne est sorti le 22 juillet 2015, et n’est pas passé inaperçu auprès des fans.

 Avant que minuit...

Résumé (Edilivre) : Avant que minuit ne vienne est un conte dont VOUS êtes le héros ! Voyagez à travers l’univers visuel développé par Mylène Farmer et Laurent Boutonnat depuis plus de 30 ans : vos choix et votre capacité à résoudre quelques énigmes vous permettront d’atteindre le bout de cette aventure construite autour des clips de la chanteuse. Un régiment anglais égaré, 7 nains dans une chaumière, un radeau à la dérive et quelques squelettes dansant dans un cimetière… Parviendrez-vous à reconnaître toutes les références sur votre chemin ?

Et les clips de Mylène Farmer, ce sont de véritables petits courts métrages, avec une indéniable identité artistique.

Mylène Farmer : Tristana – clip officiel

 

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Le livre-jeu de Yannik Provost donne une raison de replonger dans les clips de Mylène Farmer et, bien souvent, de son complice Laurent Boutonnat, de replonger dans cet univers féérique, quelquefois sombre, parfois libertin, à la fois tendre et cruel…

De plus, Edilivre précise que Yannik Provost reverse les bénéfices de ses droits d’auteur à l’association Rêves.

  • On peut trouver Mylène Farmer – Avant que minuit ne vienne sur Amazon
  • On peut trouver Mylène Farmer : une grande astronaute sur Amazon au format kindle et sur fnac.com au format papier et numérique avec -5% en choisissant le retrait en magasin.

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Mylène a fait une rencontre du troi­sième type

Posté par francesca7 le 20 novembre 2015

1Sa bonne étoile s’est mise à briller un peu plus fort, comme un signal lui rappe­lant qu’elle n’avait pas encore tout dit, qu’il était temps de dessi­ner un nouveau ciel au-dessus de sa tête, à l’au­tomne dernier.

Elle venait alors de termi­ner le shoo­ting du livre Fragile, première extrac­tion de l’ima­ge­rie roman­tique et gothique qui a fait sa légende. Devant l’objec­tif de Sylvie Lancre­non, Mylène Farmer s’était mise quasi­ment à nu, tout juste habillée d’un voile de mous­se­line, de talc ou d’ar­gile. Mue et renais­sance d’une artiste dans sa façon de se présen­ter à l’autre.

Restait à trou­ver le son qui corres­pon­drait à cette envie d’épure, de recom­men­ce­ment, sans renie­ment de celle qu’elle fut. Etre diffé­rent et fidèle à soi-même, pour un artiste, c’est… tout un art !

Ecrit et enre­gis­tré sous le ciel de Cali­for­nie, l’al­bumAnamor­pho­sée, plus rock, voire plus sensi­tif, plus orga­nique, fut une première surprise, il y a vingt ans. Nouvelle pulsa­tion de vie, au-delà des ecchy­moses, avec Bleu Noir, disque aux sono­ri­tés élec­tro travaillées par Moby, RedOne et Archive, en 2010.

Proje­tée dans ses rêve­ries depuis la fin de sa tour­née Time­less, il y a deux ans, Mylène a fait une rencontre du troi­sième type : Martin Kirs­zen­baum.

Fils de scien­ti­fiques argen­tins, ce natif de La Jolla, en Cali­for­nie, ne connaît qu’une limite : le ciel ! Déni­cheur de talents (les loli­tas russes de t.A.T.u, la Cana­dienne Feist, Lady Gaga…) pour Inter­scope, label d’Univer­sal, il a fondé sa propre divi­sion, Cher­ryT­ree Records, spécia­li­sée dans l’édition, le déve­lop­pe­ment et le mana­ge­ment d’artistes (Tokio Hotel,  Robyn, Ellie Goul­ding, LMFAO…), sans délais­ser la compo­si­tion musi­cale.

Mis au piano par sa mère dès ses huit ans, membre de divers groupes durant son adoles­cence, ce multi-instru­men­tiste comprend à ce point les envies de ses talents qu’il ne put refu­ser à Sting, proche depuis bien­tôt vingt ans, l’enre­gis­tre­ment de Songs from the laby­rinth, collec­tion de pièces pour luth, en 2006! Contre toute attente, sinon celle de Sting et de Kiers­zen­baum, l’album s’est vendu à plus de 270 000 exem­plaires rien qu’aux Etats-Unis, le plus diffi­cile des marchés.

« Cela ne m’inté­resse pas d’exploi­ter ce qui est à la mode, je suis bien plus inté­ressé à l’idée de défi­nir ce qui va plaire », aime à répé­ter ce mari et père de deux grands enfants, si enjoué qu’on en devine à peine les quarante-huit ans.

Compo­si­teur de neuf titres inédits sur les onze inclus dans Inters­tel­laires, ce nouvel album de Mylène que Cher­ryT­ree Records va distri­buer à l’inter­na­tio­nal, Martin Kiers­zen­baum a très proba­ble­ment réussi son pari avec l’icône Farmer.

MYLENE 2015

Gala vous en offre un avant-goût…

1. Inters­tel­laires: Choisi au dernier moment comme titre de l’al­bum, ce premier morceau en défi­nit l’am­biance. Retour d’une batte­rie et de guitares plus rock. Niveau texte, Mylène chante le voyage. Vers un ailleurs, une autre vie, l’éter­nité ? Le refrain laisse libre cours aux imagi­naires : « Si c’était moi/ Pour nos rêves/ Mettre les voiles/ Le jour se lève/ On se prépare/ Au voyage/ Pour des ères inter­stel­laires (…) ». La voix a gagné dans les graves. Les chœurs qui l’ac­com­pagnent vers la fin évoquent une incan­ta­tion tribale. On pense à Vertige, chan­son d’ou­ver­ture de l’al­bum Anamor­pho­sée. Et on imagine déjà une entrée de scène sur ce titre.

2. Stolen car : Premier single exploité, ce deuxième morceau, inter­prété avec Sting, est le seul duo de tout le disque. Déjà chan­tée par l’ex-leader de The Police en 2003, cette reprise, remixée et produite par le dj star The Avener, est aussi le seul titre d’Inters­tel­laires aux distor­sions élec­tro. Choisi par Mylène pour ses quali­tés ciné­ma­to­gra­phiques et sa construc­tion invi­tant à un dialogue franco-anglais, cette ballade mid-tempo entre regrets et rêves, réalité et fantasme, pose la problé­ma­tique très « farme­rienne » du désir qui fait désordre.

3. A rebours : Si, avec ce troi­sième morceau, Mylène chante la tenta­tion du retour en arrière, d’un erase and rewind, quand tout pèse, tout nous accable, le début parlé, à la limite du slam, n’est pas sans rappe­ler son tout premier talk-over sur Maman a tort, il y a trente ans. Musi­ca­le­ment, on est dans l’épure : piano, guitare et batte­rie sur la fin portent des paroles aussi simples que percu­tantes, fina­le­ment posi­tives, libre­ment inspi­rées d’un certain André Malraux. « La vie ne vaut rien mais / Mais… Rien ne vaut la vie / C’est epsi­lon plus que petit / C’est epsi­lon pour­tant l’en­vie (…) ». Inspi­rant.

4. C’est pas moi : Ce quatrième morceau est peut-être l’une des meilleures surprises de l’al­bum. Sur un texte abor­dant le refus du confor­misme, de la tièdeur et de l’en­nui (« Marcher sa vie entière à…/ Côté de soi/ Tant d’âmes se méprennent/ Un oui/ Un non/ Une ligne droite (…) »), Mylène s’es­saie à… des sono­ri­tés funk ! La ligne de basse, rela­ti­ve­ment démente, en fera danser plus d’un, comme le fit – allez, osons la compa­rai­son – leThriller de Michael Jack­son.

5. Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

6. Love song : Ponc­tué par un bruit de sonar, souli­gné lui aussi par des accords de guitare et la frappe d’une batte­rie, ce sixième morceau planant impo­sera à n’en pas douter l’al­lu­mage de briquets lors des prochains concerts de l’icône Farmer. A travers cette ballade envoû­tante, Mylène la femme laisse surtout trans­pa­raître son empa­thie pour les cabos­sés de la vie et de l’amour. « Love song / Love song/ Love song des lais­sés pour compte/ Love song/ Une Love song/ Quand je vois l’ombre/ Nous sépa­rer du monde (…) », scande-t-elle. Comme un baume répa­ra­teur.

7. Pas d’ac­cess : Recours au synthé, en complé­ment d’une basse, sur ce septième morceau, mais dans un style plus proche des Daft Punk que des dernières compo­si­tions de Laurent Bouton­nat. A nouveau, Mylène démontre toute l’éten­due de ses capa­ci­tés vocales, en oscil­lant entre registre bas et registre plus haut. Si le texte est l’un des plus sibyl­lins de l’al­bum, rédui­sant le monde à une cage pour les free-spirits (« Il n’y a pas d’ac­cess/ Il n’y a pas d’ac­cess/ Pour être libre (…) »), il permet aussi à Mylène d’ex­ploi­ter une nouvelle image­rie (« Rapace / Je m’évade/ Trou­ver son nid/ Cathé­drale/ Au Kamt­chatka/ Ou Sibé­rie (…) »). On aime, en outro, ce cri de faucon, aussi perché – dans tous les sens du terme – que déchi­rant. Nouvel animal totem ?

8. I want you to want me : Deuxième reprise de l’al­bum, après Stolen car. Origi­nel­le­ment chan­tée par le groupe de hard rock améri­cain Cheap Trick en 1978, ce huitième morceau reprend en fait les arran­ge­ments choi­sis par un autre Améri­cain, Gary Jules, proche de Mylène, lorsqu’il s’appro­pria lui-même ce titre en 2011. Moins rageuse, plus tendre, comme une confi­dence sur l’oreiller, cette version s’écoute comme une supplique amou­reuse d’un genre nouveau pour la chan­teuse. On l’y découvre en effet prête aux conces­sions les plus ordi­naires, mais sans doute les plus fonda­men­tales, de la vie de couple (« I’ll shine up my old brown shoes / I’ll put on a brand new shirt / I’ll get early from work / If you say you love me (…) »). Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour, en résumé et en version française.

9. Voie lactée : Jolie ballade, qui résume peut-être le mieux le nouvel état d’es­prit de Mylène, sa volonté de vivre en suspen­sion et en mouve­ment, entre spleen et idéal, de petites morts en renais­sances, « Comme les flocons d’air / De neige en hiver / Qui fondent au prin­temps (…) »« Pas le droit de m’en faire / Pas plus le droit de fuir (…) », « Pas le droit de me taire / Pas plus le droit d’en finir (…) » : sur ce neuvième morceau, l’ange roux entre­prend son examen de conscience. Quand bien même son reflet est une toile inache­vée, cet infini, cette « voie lactée » dont on n’aura jamais fini de mesu­rer les contours. Au début des années quatre-vingt-dix, l’ar­tiste se disait d’une « géné­ra­tion désen­chan­tée ». Avec ce titre, elle semble fina­le­ment refu­ser le renon­ce­ment, comme atti­rée par un ailleurs, la possi­bi­lité d’une autre fois. Lumi­neux dans son genre.

10. City of love : Notre coup de cœur, dès la première écoute. Piano, batte­rie, basse, chœurs, refrain impa­ra­ble… Le meilleur de Mylène Farmer se concentre dans ce dixième morceau qui n’est pas sans nous rappe­ler l’étrange mais convain­cante asso­cia­tion des groupes U2 et Boyzone sur le titre Swee­test Thing datant de 1998.« Les mots au bout des lèvres / Un chemin vers la vie / Si je m’aban­donne / Je bati­rai / The City of love (…) » : par ces quelques mots, la fragile et rétive Mylène révèle la force créa­tive et protec­trice que lui insuffle le senti­ment amou­reux. L’in­sou­mise devient maître-d’œuvre et gardienne. Il ne s’agit plus de redou­ter ce qui pour­rait corrompre l’amour, mais d’éri­ger plus haut les remparts qui sauront le préser­ver.

11. Un jour ou l’autre : Deuxième coup de cœur que ce onzième et dernier morceau. Débu­tée au piano, puis accom­pa­gnée d’un roule­ment de tambour, cette ballade évoque une bande-origi­nale de film. Ce sont les images de La fille de Ryan, le roman­tisme de David Lean, ces vastes et sauvages paysages irlan­dais chahu­tés par les vents qui défilent à l’es­prit, à mesure que la voix de Mylène monte de plus en plus haut. « Retrou­ver / Un jour ou l’autre/ Une étoile / S’en­dor­mir l’un contre l’autre (…) », et rester ainsi unis, malgré « Des ques­tions sans réponses / Des hommes qui renoncent / Des océans qui se mettent à genoux (…) ». Diffi­cile de clore plus joli­ment l’odys­sée Inters­tel­laires.

 

SOURCE http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars

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MYLENE INSONDABLE – le clip

Posté par francesca7 le 20 novembre 2015

 

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Mylène Farmer, qui a habitué son public à toujours se montrer patient, semble opter pour une nouvelle stratégie avec son retour dans les bacs. En effet, après Stolen Car, son duo avec Sting faisant office de premier single pour défendre son nouveau disque intitulé Interstellaires (qui sort le 6 novembre), la star présente déjà un autre titre (nouveau single exploité ?) : Insondables. Mieux, la chanson est même portée par un clip !

Après avoir joué la carte de la sensualité dans sa précédente vidéo, Mylène Farmer revient avec un concept inattendu puisque le clip allie prise de vues réelles dans les rues de Paris et effets spéciaux. C’est d’ailleurs l’occasion pour la star de multiplier les clins d’oeil à sa carrière ainsi qu’aux références culturelles qui lui sont chères : une photo prise dans les années 80 où elle apparaissait sur un cheval, son chien et même à sa chute sur le perron de l’Élysée en mars 2010. Autant de détails relevés par les fans et recensés par nos confrères de Purecharts.fr.

Ce nouveau morceau, très classique, a été co-composé et produit par Martin Kierszenbaum. Ce dernier a d’ailleurs aussi travaillé sur neuf des onze titres qui figurent sur Interstellaires. Les deux autres étant l’oeuvre du DJ et producteur français The Avener.

INSONDABLE

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EXTRAIT de AINSI SOIT-ELLE

Posté par francesca7 le 18 novembre 2015

 

Ainsi soit-elleMylène Farmer, pour cette raison, est éminemment kitsch (j’entends « kitsch » dans le sens de vernis visant à occulter/représenter un système totalitaire : un capitalisme effréné, une société matérialiste, un monde sans Dieu, un univers violent et déshumanisé, une soif de pouvoir grandiloquente, etc.). Elle emploie lors de ses concerts les techniques scénographiques les plus communes du despote voulant hystériser ses foules : les retards qui s’éternisent avant l’arrivée sur scène ; la longueur des introductions de chansons ; le surgissement dans les airs, comme un Christ en croix venu du ciel ; quelques rares phrases – concises mais au contenu simple et efficace – adressées à la foule ; les larmes d’émotion forcées sur les mêmes chansons ; les décors impressionnants d’inventivité ; des chorégraphies faciles à reprendre collectivement ; une mise en scène dignes des grands « shows à l’américaine » ; une maîtrise parfaite des techniques audiovisuelles les plus « high tech » du moment ; un entourage professionnel artistique costaud et étendu ; une ribambelle de danseurs tous plastiquement aussi parfaits les uns que les autres ; etc.. Bref, une vraie propagande politico-artistique que la communauté homosexuelle cautionne les yeux (presque) fermés, et qui sent la mégalomanie à plein nez, comme l’illustrent certaines paroles de chansons (« Il est à moi, le Monde ! Il est à moi, le Monde ! Il est à moi, le Monde ! » de « Dessine-moi un mouton » par exemple)… On ne sera pas étonné d’entendre la chanteuse déclarer elle-même qu’« elle possède un orgueil qu’elle croit terrible »

par Philippe Seguy l’auteur de l’ouvrage AINSI SOIT ELLE

 

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 »Insondables », une ballade inédite

Posté par francesca7 le 18 novembre 2015

 

SURPRISE – La nuit dernière, sur son compte Deezer, Mylène Farmer a dévoilé un titre inédit de son dernier album  »Interstellaires ». Dans cette ballade sensuelle, la chanteuse est délicate et étonnante.

Le mystère se lève. Interstellaires, le dixième et nouvel album de Mylène Farmer est attendu pour le 6 novembre prochain. Après  »Stolen Car » en duo avec Sting, voilà que la star a dévoilé une nouvelle chanson sur son compte Deezer.

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Une Mylène fragile et grave à la fois

À l’écoute de ce nouveau single,  »Insondables », on retrouve la Mylène Farmer des débuts. Dans cette ballade, il n’y a pas vraiment de mélodie entêtante, mais on entend une Mylène fragile, à la voix grave, avec des arrangements délicats. Un titre qui ne ressemble à rien dans la discographie de l’artiste. Ce titre parle de rupture et de séparation, dans le cœur et dans le monde.

Une pochette de l’espace

Il y a quelques semaines, Gala qualifiait sont album de  »lumineux big bang » avec un  »vent de renouveau », un fait que l’on retrouve dans cette ballade à laquelle ne s’attendait pas.  »Insondables » est le fruit d’une collaboration avec l’Américain Martin Kierszenbaum, co-compositeur et producteur.

A LIRE AUSSI >> Ce qu’on a appris en regardant  »Stolen Car », le nouveau clip de Mylène Farmer avec Sting.

La photo de la pochette du single est issue du même shooting que le cliché de l’album. Elle met Mylène Farmer parmi les étoiles, chevelure rousse flamboyante et tenue légère. L’artiste est iconique. Le thème de l’espace est d’ailleurs un thème cher au cœur de la star. Déjà en 2013, Timeless s’inspirait de l’univers cosmique.

Insondable

 

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Mylène Farmer est l’anti-people

Posté par francesca7 le 14 novembre 2015

 

 

Mylène interstellaireHugues Royer,  Grand admirateur de la star et auteur de la biographie non-autorisée « Mylène », le journaliste et écrivain Hugues Royer revient sur ce nouveau départ et explique pourquoi la star se sent enfin prête à conquérir le marché américain.

Pour la deuxième fois depuis Bleu noir (2010), Mylène Farmer ne collabore pas avec son complice de toujours, Laurent Boutonnat. Que s’est-il passé pour qu’il soit absent d’«Interstellaires» ?

Entre eux, il y a une sorte de dérive des continents. Laurent Boutonnat, qui a épousé une artiste russe et est devenu papa, entend poursuivre en priorité sa carrière de réalisateur. Des tensions seraient apparues lors de la dernière tournée de Mylène Farmer lorsqu’elle a insisté pour interpréter des titres issus de l’album «Bleu Noir» qui n’étaient pas de lui. Pour ce pygmalion dans l’âme, il n’est sans doute pas aisé de voir sa muse voler de ses propres ailes. Mais rien n’interdit les retrouvailles de ce tandem qui a tant marqué la chanson française…

A-t-elle eu peur de se répéter ?

C’est une artiste à la fois fidèle à son univers mais qui ne cesse d’élargir son horizon. Elle a besoin de prendre des risques et voulait éviter de tomber dans une forme de ronronnement musical. Pour certains de ses fans, les dernières compositions de Laurent Boutonnat n’étaient pas à la hauteur des premières. Les nouvelles collaborations (avec Sting, The Avener ou Martin Kierszenbaum, ndlr) répondent à une demande de son public, très pointu. Elle veut surprendre ses fans, les emmener sur d’autres terrains. Il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit de Mylène Farmer, star aux plus de 30 millions d’albums. Sa notoriété lui permet de s’offrir un duo avec Moby ou Sting…

«Interstellaires» compte des morceaux en anglais. Surprenant ?

A 54 ans, Mylène tente ce qu’elle n’avait pas jamais osé jusqu’à présent : une percée sur le plan international, qui  passe par une présence sur le marché américain. Je trouve cela incroyable et culotté. Jusqu’ici, en dehors des pays francophones, seule la Russie lui réservait un accueil de star…

Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait avant ? 

Elle n’était tout simplement pas prête. Elle a longtemps pensé qu’elle ne pouvait pas s’exprimer avec autant de nuances en anglais qu’en français. Puis, avec le temps, grâce à quelques cours et ses relations amicales avec des artistes anglophones, elle est devenue quasiment bilingue. Le parrainage de Sting l’a convaincue que c’était le moment idéal de faire le saut de l’ange.

Alors qu’elle est très discrète dans les médias, les fans sont toujours au rendez-vous. Jouer la carte du mystère, est-ce la clé de sa longévité ?

photo_Pure chartToute sa communication repose précisément sur la non-communication. C’est paradoxal. Alors qu’à ses débuts elle était omniprésente dans les médias, elle se fait très discrète depuis 25 ans. Et ça marche ! Mylène Farmer est l’anti-people : elle brille par sa rareté. On ne s’intéresse pas à la destination de ses vacances, aux secrets de sa ligne ou à l’identité de l’homme avec qui elle passe ses nuits… Sa vie privée est tellement secrète qu’on ne peut s’intéresser qu’à ses disques. Sur le plan marketing, c’est un cas unique dans le paysage musical hexagonal.

Est-elle réellement timide ?

Depuis son plus jeune âge, Mylène Farmer souffre d’une timidité maladive. En même temps, elle possède l’incroyable audace des vrais timides. Et elle se soigne ! Elle semble plus heureuse et moins tourmentée aujourd’hui. L’amour de ses fans est quelque chose qui la réconforte. Pour être digne de leur amour, elle est prête à décrocher la lune.  Tant que dure le sortilège, comment pourrait-elle envisager son retrait ?

Interstellaires, Mylène Farmer (Polydor/Universal)

Mylène, Hugues Royer (éd.Flammarion)

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Si vieillir lui était compté

Posté par francesca7 le 14 novembre 2015

 Vieillir chez Francesca

      Pour la première fois, le visage n’est pas lisse. Le front est strié de rides d’expression. Les yeux sont creusés de cernes que le maquillage accentue. Les cheveux sont plaqués à l’arrière. Sur certains clichés, elle nous fixe avec gravité. Sur d’autres, elle semble perdue, le regard fuyant. Devant l’objectif de Peter Lindbergh, Mylène a accepté de se montrer telle qu’elle est, loin de l’imagerie diaphane véhiculée depuis ses débuts. Une femme à la quarantaine épanouie. Et ces petits défauts n’enlèvent rien à sa beauté. Au contraire, le photographe a réussi à faire affleurer sur son visage la sourde inquiétude qui nourrit l’artiste. Publiés dans la version française du magazine Vogue, ces clichés en noir et blanc ont créé un réel émoi parmi ses inconditionnels.  

      « Beaucoup de gens m’ont avoué que cette série leur avait montré une Mylène Farmer plus “vraie” », a confié Peter Lindbergh après la séance. Lors de la première rencontre entre le photographe et la star, en 1999, son intention avouée était précisément de « casser son image glamour cheveux roux et bouclés ». Pour parvenir à un tel résultat, le maquillage a été déterminant. S’il sert, d’ordinaire, à masquer les défauts, « nous avons choisi, pour cette séance, de renforcer au contraire ces imperfections ». 

Et, si l’on en croit Lindbergh, la star se serait montrée très satisfaite des clichés. « Cette série a été une sorte d’expérimentation pour Mylène, qui était curieuse de savoir ce qui pourrait en ressortir. Alors que, souvent, les acteurs et les musiciens que je photographie imposent des conditions précises, elle s’est montrée au contraire totalement ouverte à mes propositions. Je crois qu’elle a apprécié la complexité qui se dégageait de ces portraits. » 

     Une Mylène sans artifices, rattrapée par les marques du temps… Sans le défi artistique de confier son visage à l’une des plus prestigieuses signatures de la photographie, la chanteuse aurait-elle accepté d’écorner la belle image ? Peut-être que non. Pour l’esthète qu’elle est, voir sa jeunesse s’enfuir n’est absolument pas un sujet de réjouissance. Dès 1998, elle le dit dans une chanson de l’album Innamoramento, dont le titre Et si vieillir m’était conté, renvoie à un film illustre de Sacha Guitry : « La nuit de ses doigts de fer / A abîmé la chair / De sa rouille cruelle. » Mais pourquoi donc la vie, après avoir donné la beauté, s’acharne-t-elle à la reprendre ? La question ne cesse de hanter le poète depuis l’aube de l’humanité. Il est si cruel, en effet, de voir se faner la beauté des femmes que le XXIe siècle semble livrer une guerre sans merci contre cette infamie.

     Anticiper, n’est-ce pas la seule manière d’accepter l’inacceptable ? Sans doute, mais cela n’empêche pas de se battre pour freiner la course du temps. Interrogée par un journaliste russe en 2000, qui lui demande si elle songe avoir recours, un jour prochain, à la chirurgie esthétique, Mylène répond sans détour. « Je ne crois pas. Beaucoup de femmes avec le temps deviennent plus belles qu’elles n’étaient. Ceci dit, je souhaite rester attrayante longtemps encore ! » 

     Pour continuer à séduire son public, elle le sait, préserver la fraîcheur de ses traits est essentiel. Et la chanteuse relève le défi haut la main, comme le confirment tous ceux qui l’approchent. Daniela Lombroso, qui la reçoit en 2005 dans une émission de France 2, parle même d’un « teint de jeune fille ». En même temps, assumer son âge, pour Mylène, c’est aussi accepter de se montrer plus pulpeuse, avec ces formes plus féminines dont elle rêvait adolescente, lorsqu’elle se trouvait trop fluette. 

     Quand elle arpentera la scène du Stade de France, le 12 septembre 2009, la star fêtera en public ses quarante-huit ans. « C’est un pur hasard, jure-t-elle. Il y a longtemps que je ne fête plus mon anniversaire.  L’idée de réunir des personnes pour le célébrer me tétanise  ! » Quelle sera alors sa réaction devant des dizaines de milliers de fans hystériques ? Une immense émotion, sans aucun doute, provoquant un torrent de larmes, c’est inévitable. Chaque année, la chanteuse reçoit des centaines de cadeaux de ses admirateurs, envoyés à sa maison de disques ou à son domicile parisien. Impossible pour elle d’oublier la date de son anniversaire : ses fans ne manquent jamais de la lui rappeler. 

     À quarante-huit ans, bien des chanteuses ont pris leur retraite. Mylène est l’exception. Et il y a fort à parier que Jean Paul Gaultier, responsable des costumes de la prochaine tournée, s’apprête à dessiner des tenues de scène sexy en diable. S’exhiber en cuissardes, à la ville comme à la scène, ne lui fait pas peur. « Vieillir, je l’accepte parce que c’est une fatalité. Mais grandir, non  ! » La raison raisonnable, elle laisse ça à d’autres : quand il s’agit de s’habiller, seul compte le plaisir de se sentir désirable, pour soi et pour les autres. 

      Une sorte de fuite en avant ? Certains n’hésitent pas à le penser. « Vieillir devant son public est un risque énorme pour elle, un danger de voir s’écrouler le mythe qu’elle a échafaudé », me dit Christophe Mourthé. Il y aura donc fatalement un cap difficile. Pas facile, en effet, de se projeter dans un futur

lointain quand on a bâti sa carrière sur une image érotique. On le voit bien avec Madonna qui, à cinquante ans, en fait trop dans le côté exhibitionniste.  Certes, comparer les deux chanteuses est une entreprise contestable, un poncif auquel il faut s’empresser de tordre le cou. « Je pense que Mylène a une vision artistique plus profonde et plus riche que celle de Madonna, confie Mark Fischer. Peut-être est-elle moins fashion, mais à travers son travail, elle essaie de nous dire quelque chose au sujet de l’existence. » 

      C’est justement pour cette raison que la star française est à l’abri d’un tel écueil : son répertoire ne repose pas tout entier sur une image érotique. Il y a dans les paroles de ses chansons un regard posé sur l’existence, des messages d’une teneur universelle qui s’adressent à l’esprit et ne se fondent pas exclusivement sur le désir. Et puis, elle a prévenu : « Je sais que viendra le moment où je ressentirai la nécessité de me retirer. » Pas question, donc, pour elle de livrer le combat de trop, celui qui réduirait à néant vingt-quatre ans de carrière. A-t-elle pour autant l’intention de faire ses adieux dans les années à venir ? « Par respect pour le public, je n’utiliserai jamais cela comme un argument promotionnel », répond-elle à Jérôme Béglé, qui lui demande si le Stade de France sera son ultime concert. 

     Partir comme Greta Garbo, demeurer mythique en gardant l’image intacte… C’est une hypothèse qui n’est pas exclue, mais pas totalement séduisante non plus, tant elle exige de renoncer à un métier qui agit comme une drogue puissante, et surtout de ne plus répondre à la vague d’amour qui s’est abattue sur elle. Le retrait de la Divine, aussi bénéfique fût-il pour sa postérité, pourrait bien avoir en même temps gâché sa vie. 

     Mylène est-elle prête à un tel sacrifice ? Rien n’est moins sûr, d’autant qu’elle semble désormais comblée sur tous les plans. « Je souhaite faire ce métier le plus longtemps possible », confiait-elle en 2004.      Dès lors, on peut donc très bien imaginer qu’elle continue à publier des albums durant encore dix ou quinze ans – à condition, bien sûr, qu’un tel format musical continue d’exister. Si elle persévère dans cette voie, sans doute peut-elle aspirer à un destin à la Barbara, faire vivre le culte dans le cadre de salles intimistes, accompagnée par un seul piano. Une seconde carrière qui ne manquerait pas de panache. Certes, pour l’heure, elle clame encore son goût de la démesure, mais elle conçoit déjà l’instant où cet appétit aura disparu : « Je saurai quand viendra le moment où il faudra que je change. Non pas le fond de mon expression, mais la forme. » 

     Pour tous ceux qui imaginent Mylène comme une femme conduisant sa carrière d’une main ferme sans jamais trembler, le témoignage de Marie de Hennezel, qui a rencontré la star à plusieurs reprises, permet de nuancer le propos. Quelques mois après l’entrevue sur un plateau de télévision organisée par Jean-Luc Delarue, en 1996, la psychologue répond favorablement à une invitation à déjeuner. « C’est un moment qui m’a beaucoup marquée. C’était chez elle, dans un grand appartement. J’étais touchée qu’elle me fasse ainsi entrer dans son intimité. J’ai pu y voir toute la fragilité et la vulnérabilité de cette jeune femme. La solitude aussi. Car elle est l’objet de tant de projections que cela en devient comme une forme de prison. [...] On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses et je pense que c’est au prix d’une certaine solitude. Elle m’a vraiment beaucoup touchée. » 

     Une chanteuse prisonnière de l’image qu’elle s’est construite, condamnée à répondre au désir de Ceux qui l’aiment : telle est l’équation difficile que Mylène doit résoudre en permanence. Certes, son devoir d’artiste est d’exprimer ses émotions, mais elle ne peut que s’inscrire dans la continuité du fil qui la relie au public depuis toutes ces années. Elle l’avoue au détour de la chanson Si j’avais au moins… : « Et moi l’étrange paumée / Fiancée à l’enténèbrement. » Bien qu’elle ait terrassé ses fantômes intérieurs, ils continuent de la poursuivre, comme si elle ne pouvait leur échapper. Sur le plateau du 20 heures de TF1, face à Claire Chazal, elle avoue ainsi s’être amusée avec le mot Dégénération, comme pour adresser un clin d’œil à une autre de ses chansons, Désenchantée. 

    Si vieillir m'était conté Pour demeurer à la hauteur de sa légende, Mylène n’est-elle pas condamnée à ressasser inlassablement les mêmes thèmes, à jongler avec les mêmes états d’âme ? « Tout créateur se répète inlassablement et inexorablement », dit-elle. Elle n’a pas tort. Et c’est même ce qui la différencie d’une Madonna, caméléon qui s’épuise à épouser sans cesse les dernières tendances. La star française possède a contrario une extraordinaire constance. Son entêtement à toujours creuser le même sillon, sans tenir compte des modes, signe sa condition d’artiste véritable.  

     « Le sentiment d’abandon est quelque chose qui me hante », dit-elle. N’est-elle pas, au fond, dans la position de la femme aimée qui, par peur de décevoir son amoureux, se force à incarner son fantasme afin de rester désirable à ses yeux ? « Elle ne cesse de chanter son mystère sans jamais dire son secret », a dit Thierry Demazière à propos de Mylène. Il y a quelque chose de juste et de profond dans cette phrase. Et l’erreur de bien des biographes est sans doute d’avoir cru qu’un tel secret pouvait être exhumé. 

Mieux, que sa révélation pouvait expliquer l’œuvre comme une évidence. Et si cette part de mystère irrésolue ne constituait-elle pas, au fond, la clé d’un succès nourri par les seules projections du public ?

C’est bien connu, le secret est le meilleur terreau pour l’imaginaire. 

     Dire cela ne retire rien à l’exception de ce parcours, ni même à la singularité de l’œuvre. Car quoi qu’on écrive sur elle, Mylène Farmer restera, dans l’Hexagone, la chanteuse phare du dernier quart de siècle. Aussi inspirés que soient les mots employés pour la dépeindre, aucun n’atteindra jamais la puissance lumineuse d’une de ses chansons.

 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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The Avener raconte Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 novembre 2015

 

 

 

le-23-octobreLe DJ niçois a raconté à Pure Charts comment s’est passée sa collaboration avec la chanteuse…

On lui doit la musique de Stolen Car, le duo entre Sting et Mylène Farmer qui figurera sur Interstellaires, le nouvel album de la chanteuse en vente dès ce vendredi. Le DJ niçois The Avener, alias Tristan Casara, a raconté à Pure Charts les conditions de sa rencontre avec l’auteure et interprète de Désenchantée. « C’est une personne aussi charismatique que douce, très ouverte d’esprit. Une artiste à part entière, pas du tout un projet, quelqu’un de vrai et de vraiment concentrée sur son travail. J’ai trouvé cette personne passionnante, c’est le mot », assure-t-il.

The Avener, qui s’est fait connaître pour ses « reworks » musicaux moins orientés vers le grand public, qualifie Mylène Farmer d’« icône » et se souvient qu’il se passait « en boucle », une cassette audio de la chanteuse alors qu’il avait 4 ou 5 ans. Il précise que c’est elle qui l’a contacté en vue d’une collaboration sur l’album qu’elle préparait. « J’ai la chance de compter Mylène Farmer parmi les admiratrices de mon travail. Je n’ose pas dire « fan » mais vraiment, les mots qu’elle m’a dits quand on s’est rencontrés pour la première fois m’ont beaucoup touché », se réjouit-il.

« On a tout de suite collé, Sting, elle et moi »

« Elle m’a laissé carte blanche sur l’instru et je lui ai envoyé très vite une démo. On a tout de suite collé, Sting, elle et moi », poursuit The Avener au sujet de Stolen Car, le morceau de l’ex-leader de Police qu’il a revisité. Il déplore n’avoir pas pu mettre sa patte sur d’autres chansons, faute de temps. Mais, pour lui, cette rencontre a été « un moment extraordinaire » qui l’a incité à revoir ses certitudes en matière de préférences musicales. « Il a fallu s’ouvrir un peu plus à la découverte et faire mûrir les goûts (…) Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il y a une vraie passion. »

De son côté, Mylène Farmer a accordé une interview pour le numéro de Gala à paraître ce mercredi. Au sujet des nouvelles collaborations qu’elle a sollicitées pour Interstellaires, elle déclare : « Je n’ai pas le sentiment de chan­ger, mais celui d’avan­cer, de décou­vrir… (…) Je ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aven­ture. » A en juger par ces mots The Avener et elle sont au diapason.

 


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MYLENE FARMER PEOPLE

Posté par francesca7 le 10 novembre 2015

 

Le 6 novembre, Mylène Farmer fera son retour dans les bacs avec « Interstellaires ». Un album distribué pour la première fois également aux États-Unis, une « jolie surprise » pour l’artiste.

 mylene-farmer

Mylène Farmer a la tête dans les étoiles avec la sortie de son nouvel album, son dixième, Interstellaires, dans les bacs dès le vendredi 6 novembre. Cet opus est le fruit de la collaboration de la star française avec l’Américain Martin Kierszenbaum qui en a composé la majeure partie. Une association lourde de sens puisqu’il s’agira du premier album dont la promotion s’est faite également aux États-Unis, territoire jusqu’alors inexploité par l’artiste.

« Je la vis comme une jolie surprise et non pas comme un enjeu » déclare Mylène Farmer dans une interview à Gala, « la sortie d’Interstellaires aux États-Unis est un alignement planétaire ». Un évènement qu’elle doit à son compositeur, également président du label américain Cherrytree Records en charge de la promotion de l’album.

Si aujourd’hui, la rousse volcanique trouve que « l’idée d’une distribution outre-Atlantique est amusante », ce ne fut pas toujours le cas. Jusqu’ici, la chanteuse a toujours refuser les propositions et ne le regrette pas le moins du monde : « Cela m’a permis de m’exprimer dans ma langue maternelle sur tous les sujets qui me tenaient à cœur et de porter des chansons dans une grande partie de l’Europe finalement. Je n’ai aucun regret. C’était ma décision. Ma liberté est à ce prix ».

Le changement c’est maintenant donc pour Mylène Farmer qui a davantage le sentiment « d’avancer, de découvrir (…) je ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aventure ». En attendant de partir à la conquête de l’Ouest, la belle va enflammer la scène des NRJ Music Awards avec Sting le 7 novembre 2015.

 

A voir aussi. Michel Onfray-Mylène Farmer, le coup de foudre « artistique » ?

 

sOURCE http://lci.tf1.fr/people/

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UNE MYLENE SEREINE

Posté par francesca7 le 8 novembre 2015

 

Sereine. C’est ainsi que Mylène Farmer apparaît sur la couverture du nouveau numéro de Gala. La chanteuse a accordé la primeur de sa première interview pour la sortie de son dixième album à nos confrères, donnant à découvrir une artiste apaisée et confiante, comme si enfin Mylène se révélait à elle-même, à 54 ans. Toutefois, « la femme, elle, reste privée » a-t-elle rappelé, expliquant qu’« il faut une certaine dose de détermination, mais aussi de fragilité pour exercer ce métier ».

« L’écriture m’a fait voyager au-delà de toute espérance »

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L’interprète de « Sans contrefaçon » s’est tout de même fendue de quelques confidences au sujet de son état de santé, alors qu’elle était apparue les béquilles à la main sur le tournage de son dernier clip  »Stolen Car » au mois de septembre. « Le 16 mars dernier, j’ai glissé sur les pavés et je me suis fracturé tibia et péroné. La tête dans les étoiles, je ne l’ai eue qu’une fois plâtrée jusqu’à l’entrejambe. Immobilisée, j’ai eu tout mon temps pour écrire mon album et illustrer un beau conte philosophique, « L’étoile polaire » de Michel Onfray » a-t-elle déclaré, expliquant avoir compris que « le soutien de ceux que vous aimez est fondamental et qu’à tout malheur peut succéder une renaissance ». « Je devais être sous l’ordonnance d’une bonne étoile, car l’écriture et le dessin m’ont fait voyager au-delà de toute espérance durant cette longue période alitée » explique-t-elle.

« Interstellaires » dans la lignée de « Bleu noir » et « Anamorphosée »

Par conséquent,  »Interstellaires » se distingue dans sa discographie, même si Mylène Farmer n’a pas le sentiment de « changer », plutôt d’« avancer » et de « découvrir ». La chanteuse considère ce nouvel opus comme une « continuité dans le changement », à l’image de ses albums « Anamorphosée » (1995) ou « Bleu noir » (2010) . Ce nouveau projet est le fruit d’une collaboration avec Martin Kierszenbaum et The Avener, lequel a dit le plus grand bien de la chanteuse à Pure Charts.

« Quand il n’y a plus de place pour la différence, la pensée décline »

Lors de cet entretien fleuve, l’artiste s’est également confiée à propos de ses inspirations. Elle a rappelé que « la peur n’est pas un moteur » et ce qui la faisait évoluer était « l’ennui ou la crainte de l’ennui ». Quant à la sortie de son nouveau disque aux États-Unis sur le label de Martin Kierszenbaum, Mylène Farmer la considère comme « une jolie surprise » et « non pas un enjeu » : « L’idée d’une distribution outre-Atlantique est amusante ». La chanteuse n’a d’ailleurs « aucun regret » de ne pas avoir démarré de carrière en Amérique, comme on il lui avait été proposé il y a 20 ans. « Cela m’a permis de m’exprimer dans ma langue maternelle. C’était ma décision » a-t-elle dit.

« L’autre est essentiel à ma santé mentale »

mylène couverture
Les fans en apprendront davantage sur la dimension mystérieuse que la star s’évertue à entretenir. Elle explique dans l’entretien ne pas vouloir dialoguer sur les réseaux sociaux comme le font beaucoup d’autres artistes. « Il me semble que je suis, au contraire, très présente. Ce n’est pas de mon fait, certes. Mais je préfère laisser les gens s’exprimer librement, sans intervenir. Ce que j’ai à partager se trouve dans mes albums, mes clips, mes concerts, et plus rarement dans quelques interviews » a-t-elle souligné. En revanche, Farmer a confié n’être pas faîte pour la solitude, contrairement aux idées reçues et révèle, amusée, être « solitaire, indépendante, libre mais rarement seule… L’autre est essentiel à ma vie. Et à ma santé mentale ! ».

« L’esprit de meute est destructeur »

Se réservant de se prononcer sur des sujets d’actualité bouillants, Mylène Farmer a néanmoins répondu à une question concernant le départ de Claire Chazal du JT de TF1, et notamment sur le tollé médiatique engendré par celui-là. « Je trouve l’esprit de meute déroutant et destructeur. Il répond au diktat de la pensée unique, comme si les plus nombreux ou les plus influents détenaient la vérité. Ce rapport de force n’est pas nouveau, mais il a pris de l’ampleur dans le jeu médiatique. Quand il n’y a plus de place pour la différence, le dialogue, la contradiction ou la nuance, la pensée décline » a-t-elle conclu.

Jonathan HAMARD

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INTERVIEW de Mylène pour Gala 2015

Posté par francesca7 le 8 novembre 2015

C’est une nouvelle odys­sée qu’elle s’apprête à débu­ter avec Inters­tel­laires, dans les bacs ce 6 novembre 2015. Un dixième album conçu comme un défi à la gravité et le mani­feste de ses nouvelles attrac­tions. Suivez l’étoi­le…

mylene

Plus profonde, mais, para­doxa­le­ment, plus légère. Telle est l’ar­tiste que le public va redé­cou­vrir avec Inters­tel­laires, son dixième album studio, composé dans sa quasi-tota­lité par l’Amé­ri­cain Martin Kiers­zen­baum et voulu comme une envo­lée vers des cieux aussi déga­gés qu’im­menses. Telle semble aussi la femme, plus apai­sée, moins braque, sans doute la première intri­guée par la possi­bi­lité de deve­nir qui elle est. 

Mylène Farmer, le cheva­lier d’Eon et de néons de la variété française, en a fini avec le traves­tis­se­ment, les effets de style. Musi­ca­le­ment, guitares, basses, piano et batte­rie se distinguent, mais sans la sono­rité martiale de ses dernières produc­tions, plutôt comme une rampe de lance­ment à sa voix aujourd’­hui parfai­te­ment maîtri­sée. Plus directs, souvent portés par d’im­pa­rables ballades, ses textes, eux, reflètent son envie d’au­then­ti­cité. Elle n’a jamais triché, mais elle s’est souvent sous­traite au prin­cipe de réalité, lais­sant la légende et les fantasmes embuer son miroir. Elle s’y voit mieux et elle ne s’y voit plus seule (…).

(…)

Gala : Votre dixième album studio, Inters­tel­laires, est un autre point de rupture. Nouveau son, nouveaux colla­bo­ra­teurs. Certains de vos fans appré­hendent le chan­ge­ment. Plus que vous, semble-t-il…

M.F. : C’était déjà le cas pour Anamor­pho­sée que l’on avait placé sous le ciel de Cali­for­nie, ou Bleu Noir écrit avec Moby, Archive ou RedOne. Je n’ai pas le senti­ment de chan­ger, mais celui d’avan­cer, de décou­vrir… L’ap­pré­hen­sion est compré­hen­sible. Lorsqu’on aime une personne, on a envie de la retrou­ver intacte, telle que dans ses souve­nirs. Mais je ne ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aven­ture.

(…)

Gala : En sautant dans l’in­connu avec Inters­tel­laires, ne vous êtes-vous pas rappro­chée de vous-même, en fin de compte ? De quoi aviez-vous peur avant cette ouver­ture artis­tique à l’autre ?

M.F. : La peur n’est pas un moteur chez moi. Par contre, l’en­nui, ou la crainte de l’en­nui, est bien souvent ce qui me fait évoluer vers d’autres mondes. J’ai aussi besoin de nour­ri­tures. Apprendre des autres est impor­tant.

(…)

Gala : Accor­der votre confiance, vous y parve­nez spon­ta­né­ment ? Ou est-ce un élan que vous réfré­nez ?

M.F. : C’est, comme pour la plupart des gens, s’en­ga­ger dans un chemin long et périlleux. Il ne suffit pas d’exi­ger la confiance de l’autre, il faut égale­ment s’en montrer digne. Si je ne sais pas faire confiance spon­ta­né­ment, en revanche, mon instinct m’in­dique immé­dia­te­ment les personnes qu’il faut fuir ! (Rires)

(…)

Gala : Aujourd’­hui, images, mots, tout se bous­cule et se chasse. La rareté devient un risque d’ex­tinc­tion. Vous l’as­su­mez ?

M.F. : Permet­tez que j’ex­prime mon désac­cord. Depuis l’ori­gine des temps, la rareté est un indice de valeur et de réfé­rence. Les hommes n’ont cessé de se mettre en danger pour s’em­pa­rer de ce qui est rare, le proté­ger. La « confu­sion » à laquelle vous faites réfé­rence est un épiphé­no­mène média­tique. On lance des trajec­toires éphé­mères pour le seul profit immé­diat. Cela entre­tient le quoti­dien mais, quel que soit le domaine, les grands rendez-vous sont toujours rares. Les étoiles filantes ne font pas la voie lactée.

(…)

Gala : Dans plusieurs titres de l’al­bum Inters­tel­laires, les mots « aimer » et « disso­nance » reviennent. Comme si ce n’était plus l’al­té­rité, mais la sépa­ra­tion, la déchi­rure, qui vous inquié­tait. Pour vous, elle est là l’hor­reur du temps qui passe ?

M.F. : Le temps qui passe est un maître despo­tique. On a beau aimer, pleu­rer, rire, parta­ger, vivre … Nous sommes les héros d’un film et nous n’igno­rons pas que nous allons mourir à la fin. Nus et, je l’es­père, dignes.

Gala : Le thème de la déli­vrance court égale­ment tout le long de l’al­bum. A l’in­verse de Sartre qui disait « l’en­fer, c’est les autres », diriez-vous que l’autre, c’est la provi­dence ?

M.F. : Nous sommes notre propre enfer ou notre propre déli­vrance. Certes, je ne suis pas opti­miste, mais je ne suis pas pessi­miste non plus, plutôt tragique… L’op­ti­miste s’at­tache au meilleur autour de lui. A l’in­verse, le pessi­miste n’en­vi­sage que le pire. Le tragique, lui, tâche de voir le réel tel qu’il est. J’es­saie de voir le réel tel qu’il est. L’autre en fait partie.

(…)

Propos recueillis par Thomas Durand

Retrou­vez l’inté­gra­lité de notre sujet « Mylène Farmer: Intime », notre inter­view et notre shoo­ting exclu­sif réalisé par Sylvie Lancre­non, dans le maga­zine en kiosque ce mercredi 4 novembre.

(Crédit photo ouver­ture: Sylvie Lancre­non / robe BCBG Max Azria, chauffe-épaules La Perla, sandales Giuseppe Zanotti, bagues person­nelles)

(Crédits photo avec Sting: Bruno Aveillan / pochette et livret album Inters­tel­laires: Ralph Wenig)

SOURCE  : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_la_peur_n_est_pas_un_moteur_chez_moi_353098

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LES SECRETS D’UN RETOUR GAGNANT

Posté par francesca7 le 4 novembre 2015

 

P1010353Après quatre ans d’absence, la star sera sur la scène des NRJ Music Awards pour interpréter son duo avec Sting. Avec ce nouvel album, elle compte bien surprendre le public

La diva de la chanson Française a mis toutes les chances de son côté pour s’assurer un retour gagnant. Pendant l’été, elle a dégainé sa première arme de séduction, un duo surprise avec une autre grande star, Sting . Mylène Farmer a ainsi jeté son dévolu sur le sulfureux titre de ce dernier, « Stolen car », paru en 2013 sur l’album « Secred love ». Le producteur et DJ français The Avener a, lui, été chargé de remettre le morceau au goût du jour.

Ell défendra cette chanson pour la première fois en live au Palais des Festivals de Cannes, lors des « NRJ Music Awards » le 7 NOVEMBRE 1015 accompagnée de Sting. Une initiative qui réjouit les fans, le clip de « Stolen car » ayant été vu par un million d’internautes dès sa première semaine de mise en ligne, mi octobre. Un score de bonne augure pour le onzième album studio de Mylène Farmer, « Interstellaires », disponible le 6 novembre.

Et si la chanteuse place ses pions pour conquérir le public avec ce nouvel opus, elle reste, comme à son habitude, mystérieuse sur sa conception. Seule information ayant filtré, un Anglo-Saxion, nouveau venu dans la galaxie Farmer, aurait œuvré à l’essentiel des compositions. Après sa tournée baptisée « Tumeless » inspirée du fil « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, en 2013, la star veut projeter ses fans dans une autre dimension et les onze titres d’ »Interstellaires » sont annoncés comme un lumineux big-bang.

A 53 ans, Mylène Farmer s’attelle en solo à ce nouveau défi et semble bien négocier l’après Laurent Boutonna, son Pygmalion vole en effet désormais de ses propres ailes et s’occupe d’une certaine Mona Kalina. 

L’inaccessible étoile à la voix fragile peut toujours compter sur ses nombreux fans pour la suivre dans de nouvelles voies célestes.

Par Gaëlle Guitard – article paru sur Télé-poche semaine du 7 au 13 novembre

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Le risque de l’absence

Posté par francesca7 le 2 novembre 2015

 

 

 téléchargement     Au piano, les premières notes d’Avant que l’ombre… résonnent comme un chant du cygne. Le public de Bercy sait qu’elle va disparaître. Et pour longtemps. Nous sommes le 29 janvier 2006. C’est le tableau final de la dernière date de cette série exceptionnelle de treize spectacles. Mylène est immobile, le regard dirigé vers le ciel, vêtue d’un manteau rouge sang brodé d’or et de pierres dessiné par Franck Sorbier. Au bout de quelques minutes, elle tourne le dos au public et se dirige lentement vers l’escalier, installé dans les coulisses de la scène afin de dégager une perspective – un horizon pour l’imaginaire. De chaque côté, des torches suspendues évoquent le décor conçu par Jean Cocteau pour La Belle et la Bête. 

      Un rideau d’eau, comme une pluie scintillante, sépare désormais la scène du public. Un souffle de fraîcheur se répand dans la salle. Elle gravit les marches une à une, dans un mouvement au ralenti, laissant la traîne de son manteau glisser sur le sol. Une reine en son palais. Puis, imperceptiblement, sans cesser de cheminer, elle se débarrasse de cette étoffe lourde comme un serpent le ferait d’une peau morte. 

Vêtue de sous-vêtements couleur chair, elle semble nue aux regards qui la fixent de loin. Et soudain, alors que le mot « passé » tombe en lettres d’eau, suscitant un formidable enthousiasme, elle se retourne vers la salle. Silhouette qui se découpe en ombre chinoise devant un nuage de fumée blanche, elle lève doucement la main et se fige dans cette position. Un dernier au revoir adressé au public, tandis que les deux immenses portes sculptées du décor se referment inexorablement sur elle.   Un immense vide. Dans la salle, des centaines de visages semblent perdus. Elle a été là, si proche et si lointaine, suspendue dans les airs, dansant ou pleurant au milieu de la fosse, traversant un pont suspendu, ne ménageant pas ses efforts pour que les spectateurs, de tous les côtés, Savourent sa présence.  

Et puis, plus rien. Rarement sortie de scène aura été aussi époustouflante. Toute la presse s’est d’ailleurs accordée à le reconnaître. Et le public ne s’y est pas trompé : il s’est rué sur le DVD du concert, commercialisé en novembre 2007 et vendu à près de cinq cent mille exemplaires. Encore un nouveau record. 

      Une sortie de scène qui en dit long, aussi, sur le souci qui anime Mylène de soigner le moment délicat où elle prend congé de ceux qui l’aiment. Accusée par ses détracteurs de théâtraliser ses départs pour susciter un manque chez ses fans, la star s’en est expliquée avec simplicité. « J’entretiens avec le public un rapport d’exigence, dit-elle. Je lui demande beaucoup et il me demande beaucoup. Cette relation exige la sincérité. C’est un peu comme un ami à qui vous ne donneriez pas de vos nouvelles et qui respecte ce silence parce que, précisément, il vous connaît bien. Ce silence annonce des retrouvailles encore plus belles. » 

      En même temps, il faut reconnaître que Mylène excelle dans ce jeu de cache-cache où la séduction n’est pas absente. Elle s’en amuse d’ailleurs elle-même en écrivant la chanson L’Histoire d’une fée, c’est…, qui figure sur la bande Originale du film Les Razmoket à Paris. Une commande, apparemment suggérée par Madonna – l’album est produit par Maverick, la société appartenant à la Ciccone –, que Mylène va détourner à son seul profit. Sans jamais évoquer les personnages du dessin animé, elle livre une clé aidant à comprendre sa personnalité. « Avant que minuit ne vienne / Attrapez-moi / Jeux de mains, jeux de M / Émoi », chante-t-elle avec malice, laissant entendre « aimez-moi ».  

Mylène

      Se faire rare pour maintenir le désir intact… La recette a longtemps fait ses preuves. Pourtant, elle porte en germe un risque que Mylène n’ignore pas : celui de lasser. Ainsi, en 2004, au moment de la sortie d’Avant que l’ombre… , son sixième album studio, le refus de la chanteuse d’en assurer la promotion va fragiliser son empire. À l’heure critique où le marché du disque s’est effondré de moitié, en partie à cause du développement des téléchargements illégaux via Internet, cette position intransigeante n’a rien arrangé. Lassés de voir leurs demandes d’interviews systématiquement rejetées, les médias ont boudé la chanteuse. Par un phénomène de contagion, sans doute, les radios ont moins diffusé les extraits de l’album, si l’on excepte Fuck Them All. Ainsi, la ballade Redonne-moi, jugée trop lente par les programmateurs, est-elle carrément passée à la trappe. Quant aux clips ayant illustré les singles de l’album, ils n’ont pas créé le choc attendu. Noyés dans la masse, ils n’ont pas laissé un souvenir aussi fort que nombre de vidéos précédentes.  

      Certes, le succès éclatant des concerts de Bercy, ainsi que le joli retentissement du duo avec Moby, Slipping Away – qui s’est hissé à la première place du Top 50 – ont tempéré ce sentiment. Mais les « ennemis mortels » évoqués par Mylène lors de son interview avec Thierry Demaizière sont déjà à l’affût, alléchés par l’odeur du sang, prêts à donner l’estocade finale au cas où ils sentiraient la belle flancher. Pensez donc ! Plus de vingt ans qu’ils attendent ça. Vingt ans que certains de ces artistes frustrés, chroniqueurs dans les médias ou programmateurs dans les radios, souhaitent déboulonner la statue de l’idole. Vingt ans qu’elle résiste sans pratiquer l’art des courbettes, dans une forme d’indifférence souveraine. Bras d’honneur insupportable qui alimente le ressentiment, forcément. Au début, bien sûr, les critiques l’ont affectée. Un article de Libération commentant un de ses passages sur scène a titré : « Mylène Farmer n’existe pas. » Il faut avoir la tête solide pour encaisser. À force d’être dénigrée par la presse, la chanteuse a fini par se bâtir une carapace. 

      Alors pas de quoi s’alarmer si les médias accueillent son nouvel album avec réserve. Une fois de plus, ils finiront par s’incliner devant la ferveur populaire. Car la star peut compter sur une armée de dizaines de milliers d’inconditionnels capables d’aller au combat pour elle. En août 2008, dès la première semaine de sortie du single Dégénération, ils ont été vingt-sept mille à se procurer le disque, propulsant la chanson au sommet du Top 50. Une première réponse cinglante à ceux qui ont trouvé Point de suture « sans surprise » ou « peu inspiré ». 

     Parce qu’elle n’est jamais aussi guerrière que dans l’adversité, Mylène a décidé de frapper fort pour son retour. Pas question de se répandre en interviews, mais pas question non plus de briller par  son absence, ce qui signifie bien cibler sa promotion. Un plan imparable en trois étapes.       

Une interview dans Paris Match en mars 2008 pour annoncer son retour sur scène. Une interview dans Têtu en septembre 2008, en direction du noyau dur de ses fans, avec une couverture qui frappe les esprits. Une apparition remarquée, vêtue d’un blouson de cuir noir, sur le plateau du journal de 20 heures de Claire Chazal le 31 août, sur fond de polémique avec Laurence Ferrari, à qui elle aurait refusé, quelques jours plus tôt, une interview en duplex.   Il n’en fallait pas davantage pour que la belle, sans déroger à sa ligne de conduite, semble soudain omniprésente. Son album, ses concerts, les nouveaux records, toute la presse en parle, et la Toile s’enflamme. Une fois de plus, elle a réussi à forcer ses détracteurs, qui rêvaient tant de la bouder pour que le public l’oublie, à parler d’elle sans pour autant condescendre à leur adresser la parole.  

      Parviendra-t-elle à réaliser son rêve de disparaître totalement tout en continuant à publier des albums ? Désormais, ce défi ne lui semble plus hors de portée. La preuve ? Alors que la plupart des journalistes ont largement commenté la photographie trash de la poupée recousue, aucun n’a souligné que, pour la première fois de sa carrière, la chanteuse était absente de la pochette. Tout juste trouve-t-on un portrait d’elle, de profil, à l’intérieur du livret – avec, sur l’épaule, une cicatrice composée de trois lettres qui semblent signifier, dans la langue hébraïque : « Avec la volonté de Dieu ». Ce qui confirme l’impression d’un effacement progressif : si l’on regarde les clips de ces dernières années, on constatera que la chanteuse est invisible dans trois d’entre eux, C’est une belle journée, Peut-être toi et Slipping Away.  

      Malgré tout, conjurer le risque de l’absence, elle le sait, demeure un exercice périlleux, surtout dans le monde contemporain. Se situer en marge de la société des people, qui repose sur un brouillage des lignes entre vie privée et vie publique, revient, bien sûr, à demeurer l’exception. Mais c’est aussi refuser de jouer le jeu, être menacée de disqualification. Contrairement à une Isabelle Adjani qui, après avoir préservé son mystère durant plus de vingt ans, est descendue dans l’arène people, durant l’été 2004, pour évoquer sa rupture avec Jean-Michel Jarre, Mylène tient bon. Dans l’Hexagone, elle demeure l’ultime figure d’un star-system finissant, désormais remplacé par l’avènement des people. « Vous savez, si on  y réfléchit bien, dit-elle, les conséquences de ce silence dont vous parlez auraient pu être un handicap à toute idée de succès. J’ai pris ce risque parce que je n’avais pas le choix. »  

     Combien de temps tiendra-t-elle encore ? Ne cédera-t-elle pas un jour au chant des sirènes, pour qu’on parle d’elle, à cette forme de troc par lequel, en échange de révélations intimes, un magazine est prêt à évoquer votre album ou le film dont vous faites la promotion ? Ce serait mal connaître Mylène. Qu’on ne compte pas sur elle pour démolir par un faux pas funeste la forteresse qu’elle a mis tant d’énergie à construire. Bien que de tempérament mélancolique, elle n’a aucun goût pour l’autodestruction.  

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Mylène Farmer devient Un mythe de son vivant

Posté par francesca7 le 2 novembre 2015

 

 

     « Elle venait et s’en allait comme une ombre », « la peau rivalisant avec le plus pur ivoire ».

 VISAGE ETERNEL

« L’étrangeté que je trouvais dans les yeux était indépendante de leur forme, de leur couleur et de leur éclat, et devait décidément être attribuée à l’expression. » On jurerait une évocation de Mylène, du moins de l’héroïne diaphane et romantique, incarnée dans certains de ses clips. Mais non, ces mots d’Edgar Poe dressent le portrait de Ligeia, l’un des fascinants personnages de ses Histoires extraordinaires. Une femme qu’on croit morte, mais qui renaît à la vie sous les traits d’une autre. Tout un symbole pour la chanteuse, qui s’est inspirée de cette nouvelle pour écrire la chanson Allan. 

     « De tout mon être je viens vers toi », entonne-t-elle, s’adressant à cette morte vivante comme à une sœur de sang. Autre lien troublant entre les deux femmes : « la pénétrante et subjuguante éloquence de sa profonde parole musicale ». Dans la préface du livre, Baudelaire, le poète traducteur, en qualifiant les femmes qui peuplent les Histoires extraordinaires, décrit « une voix qui ressemble à une musique » ainsi qu’une « mélancolie inguérissable ». Encore une fois, on pourrait utiliser ces mots sans en changer aucun pour qualifier Mylène. Dans certains passages de la nouvelle, alors que le narrateur ressent une relation de forte dépendance avec son personnage, il serait presque possible d’entendre le mentor Boutonnat parler de sa muse : « Sans Ligeia, je n’étais qu’un enfant tâtonnant dans la nuit. » 

     Si Mylène est parvenue à se hisser au rang de mythe de son vivant, c’est d’abord parce qu’elle a su incarner une héroïne, transcender la banalité du quotidien afin de porter des valeurs universelles. Là où seules des comédiennes avaient réussi cet exploit, parce que des metteurs en scène les ont sublimées à l’écran, elle a bénéficié du talent de Laurent Boutonnat sans lequel rien n’aurait été envisageable. Ce n’est pas une chanteuse qui regarde l’objectif en suppliant qu’on l’aime, mais une actrice engagée dans une action, un personnage auquel on s’identifie, un support pour toutes nos projections. 

     Dans un entretien publié dans le magazine Lire, l’écrivain Linda Lê décrit le processus qui aboutit au mythe. « C’est seulement par la connaissance des gouffres que l’on peut atteindre la vérité et par l’exploration des marges et de la nuit que l’on peut atteindre le mythe366. » Sans doute parce qu’elle s’est risquée à descendre dans les zones les plus ténébreuses de l’inconscient, Mylène a conquis cette dimension unique dans le paysage musical français. Ce voyage intérieur jusqu’à la racine de nos pulsions les plus archaïques confère un relief inédit à son œuvre. Jeux visant à défier la mort, découverte d’une nature humaine où la cruauté n’est jamais absente, revendication d’une liberté sexuelle totale… Il y a quelque chose de subversif dans les messages délivrés, un goût de faire la nique à l’ordre social. Même une chanson aussi entraînante que C’est dans l’air, sur l’album Point de suture, paraît une forme d’apologie du péché. « Les bons apôtres je les mange », fredonne une Mylène qui n’hésite pas à « parfois piquer la poupée ».

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     Rien de satanique là-dedans, juste une profondeur inhabituelle dans le répertoire d’une chanteuse populaire. Dire la banalité ne rime à rien. Tous ceux qui ont approché Mylène lui reconnaissent une conversation qui n’est jamais ordinaire. Elle pèse chaque mot, préfère de loin le silence aux formules attendues. Pourquoi parler si c’est pour combler un vide qui, de toute façon, ne l’effraie pas ? De même, pourquoi chanter si c’est pour enfiler des perles ? D’autres, les plus nombreux, le font à sa place… « Tout ce qui est tiède m’ennuie, le politiquement correct, l’uniformité de pensée et d’expression. » On ne le dit pas assez : derrière l’imaginaire farmerien, se trouve une pensée en mouvement, une préoccupation quasi philosophique, une quête de vérité. Des reniements, parfois, ou des contradictions patentes, mais toujours une exploration sincère, le goût de tordre le cou aux idées reçues . « Il y a de l’uniformité partout / De la pensée en boîte et c’est bien tout ! » murmure-t-elle dans Porno Graphique. 

     Savoir ce qu’il y a derrière, décortiquer, ouvrir, inciser, et dire ce que les autres n’osent voir par peur ou manque de curiosité : voilà le projet de tout artiste digne de ce nom. Il y a deux types d’enfants : ceux qui s’amusent avec les jouets qu’on leur offre et ceux qui préfèrent les déconstruire, comprendre comment ils fonctionnent. Mylène se situe dans le second camp, minoritaire. De ce point de vue, le choix des photographies du Japonais Alsuiki Tumi pour illustrer la pochette et le livret de Point de suture n’est pas anodin. Cette poupée recousue au milieu des instruments chirurgicaux, qui n’aurait pas déplu à  Marilyn Manson, constitue une réponse forte au titre de l’album. La star s’en est expliqué. « Dans le livret de cet album, il y a une réplique d’Al Pacino, qui incarne Carlito dans le film L’Impasse. Avant de mourir, en voix off, il dit : “Tous les points de suture ne pourront me recoudre.” C’est aussi ce que je

ressens. J’ai pour ma part choisi l’ambiguïté… Point de suture, ici au singulier, évoque aussi bien qu’il n’y a aucune possibilité de suturer les plaies que l’espoir de guérison. » 

     Entre les deux hypothèses, optimiste ou pessimiste, c’est l’histoire du verre à demi plein ou à demi vide qui se rejoue sans cesse. On le sait depuis longtemps, la chanteuse a clairement choisi son camp, même si elle s’efforce de « voir le soleil quand la nuit nous accable », selon ses propres mots dans Slipping Away, le duo avec Moby. « L’optimisme me fait peur, il est toujours en décalage avec la réalité des choses. Je préfère une onde de pessimisme. Mais un pessimisme qui va quand même de l’avant. J’ai malgré tout un côté très bagarreur en moi, que l’on retrouve dans mes textes. » 

      Dans un tel écart, en tout cas, existe une possibilité, pour celui qui écoute, d’échafauder ses propres réponses. Ne jamais verrouiller le message, laisser une place au doute, tel semble être une des constantes de l’imaginaire farmerien. Ainsi, bien malin qui pourrait dire ce que la chanson Derrière les fenêtres , présente sur l’album Avant que l’ombre… , évoque avec précision. Au-delà de la curiosité sincère d’une star pour les destins ordinaires, le sens demeure comme suspendu, ce qui participe de l’envoûtement. 

      De même, le titre Point de suture est une petite merveille d’ambiguïté. On croit d’abord qu’il s’agit d’un clone de Pas le temps de vivre, mais on découvre des paroles aériennes qui défient la logique. « Prends-moi dans tes bras / Donne-moi la main / Ne viens plus ce soir / Dis, je m’égare », répète Mylène dans le refrain. Là encore, la chanteuse touche du doigt une réalité psychologique subtile, cet état d’indécision où l’être peut basculer en un quart de seconde de l’équilibre au déséquilibre, ces moments où l’autre est suspendu à nos atermoiements. Le résultat est éblouissant. 

     Il y a dans ces points de suspension-là quelque chose qui entretient aussi le mythe. Depuis ses débuts, Mylène se caractérise par une approche singulière de la temporalité. Son exploit ? Se situer toujours en dehors des modes, afin de se préserver du risque d’être démodée un jour. « J’ai tendance à me situer hors de l’Histoire, dit-elle. Pas hors du temps, mais hors de l’Histoire. » Bien sûr, nul ne peut sauter par-dessus son époque, mais force est de constater que la chanteuse, en se forgeant une image intemporelle, a échappé à l’étiquette étriquée qui colle à la peau de ceux qui ont débuté, comme elle, dans les années 1980. Qu’on visionne à nouveau ses premiers clips : on constatera qu’ils n’ont pas pris une ride.

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      Le fait que certaines vidéos soient de libres adaptations de contes de l’enfance, en particulier Tristana et Sans contrefaçon, n’est pas étranger à ce sentiment. Dans Les Contes et leurs fantasmes, l’écrivain Jean Bellemin-Noël opère un rapprochement passionnant entre le conte et le rêve. Freud voyait dans le rêve « des accomplissements de désir [...] reposant pour une bonne part sur les impressions laissées par des événements infantiles [...] et bénéficiant pour leurs créations d’une certaine indulgence de la part de la censure ». Prolongeant cette réflexion, Bellemin-Noël définit les contes comme « des rêves qu’on partage au lieu de les inventer chacun pour soi [...] en restant éveillé… » À partir de la phrase magique « il était une fois », tous les scénarios sont placés sous le signe de l’évidence. Rien ne peut plus étonner celui qui se laisse embarquer dans l’histoire. Pour résumer sa pensée, le psychanalyste lâche cette formule : « Le conte merveilleux est le prêt-à-porter du fantasme. » 

     C’est à un périple de ce type dans l’inconscient que nous convie Mylène. Dans la plupart de ses clips, il existe bien un « il était une fois », formule qui permet d’adhérer à tous les possibles, aussi abracadabrants soient-ils. Peu d’observateurs ont compris la place de la sorcellerie dans cet univers. Être un mythe, c’est dépasser la simple condition de mortel. Pour preuve, la star réapparaît en magicienne, en 2008, dans le clip de Dégénération, clin d’œil au Cinquième Élément de son ami Luc Besson. Créature douée de pouvoirs magiques, l’héroïne de la vidéo est tout un symbole. Car derrière les pouvoirs surnaturels lui permettant de répandre l’harmonie et l’amour, les images bleutées du réalisateur Bruno Aveillan réveillent la toute-puissance propre à l’enfance. 

     Au fond, si Mylène est devenue un mythe, c’est parce que son répertoire est une histoire sans fin, un conte inachevé qui nous replonge dans le bain des premières années. Un monde où la douceur côtoie la terreur, mais surtout où l’imagination nous permet sans cesse de réinventer notre vie, sans nous soucier des contraintes de la réalité. Qui pourrait vouloir renoncer à ce voyage-là ?

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | 1 Commentaire »

 

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