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MYLENE ou Naissance d’une femme

Posté par francesca7 le 25 septembre 2015

 

 

68320« On ne naît pas femme, on le devient. » Le mot de Beauvoir a beau avoir été galvaudé, il s’applique à merveille au parcours de Mylène Farmer. Sa féminité ne s’est révélée qu’au fil du temps, et c’est presque sous nos yeux que, telle un  insecte sortant peu à peu de son cocon, la chanteuse a opéré sa mue. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si un de ses clips, celui de Comme j’ai mal, met en scène la secrète métamorphose d’une petite fille en magnifique libellule. De la jeune femme androgyne des débuts à l’icône glamour d’aujourd’hui, l’écart est tellement spectaculaire qu’on n’a pas l’impression d’avoir affaire à la même personne. Et pourtant…

 

Femme. Le mot lui a longtemps fait peur. À quinze ans, Mylène est mal dans sa peau, comme si elle refusait d’assumer le sexe que la nature lui a donné. « Adolescente, je rejetais toute féminité », dit-elle. L’androgynie affichée constitue alors une solution bien pratique, un moyen de créer l’illusion qu’on possède les deux sexes. À la limite, être un garçon la gênerait moins. « Je crois avoir une force de caractère masculine », avoue-t-elle, associant sans doute  inconsciemment le tempérament féminin à une forme de passivité, voire de mollesse. Si être une femme consiste à attendre que la vie vous comble de bonheur, alors quel est l’intérêt ?

 

À l’époque, les choix vestimentaires de Mylène vont traduire ce malaise. Bannissant tout ce qui pourrait souligner des courbes qu’elle n’assume pas, elle opte pour des habits trop grands pour elle. Au début de sa carrière, rien n’est encore totalement réglé. Si la chanteuse débutante ne se rêve plus en garçon, elle ne se sent pas davantage de l’autre sexe. Et regarde les autres femmes comme un horizon inaccessible. En 1985, elle s’en explique avec simplicité.

 

« J’ai un  complexe, c’est vrai : je me trouve trop maigre. Contrairement à la plupart des filles qui ne pensent qu’à maigrir, à perdre des kilos, moi je ne rêve que d’une chose : grossir. C’est pour ça que je porte des vêtements souvent assez larges. Je les achète régulièrement d’une ou deux tailles supérieures à la mienne. Moralité : je ne porte jamais (ou presque) de manches courtes, afin de ne pas montrer mes coudes que je trouve trop saillants. De même, je ne porte jamais de décolletés, car je n’ai pas le buste assez “pulpeux”. Heureusement pour moi, à part ça, j’ai la chance d’être relativement bien proportionnée, de ne pas avoir de défaut physique particulier. » 

Effectivement, à l’époque, Mylène porte des chemisiers épaulés, des pulls immenses, des jupes informes. Bref, elle joue à cache-cache avec elle-même. Accepter son sexe ne pourra se réaliser qu’à travers une série d’épreuves initiatiques. Étrangement, d’ailleurs, le vêtement va jouer un rôle essentiel dans cette acceptation progressive de sa féminité. 

Lorsque le couturier Jean Paul Gaultier habille Mylène en guêpière et top sexy sur le ring de boxe où elle s’adonne à la chorégraphie énergique de Je t’aime mélancolie, en 1991, un pas énorme est franchi. Le symbole est fort : chacun sait que le couturier a créé pour Madonna les fameux bustiers en forme d’obus, lui permettant d’afficher sur scène une féminité provocante. Encore timide, un peu garçon manqué avec ses cheveux courts en bataille, Mylène ne semble pourtant pas assumer pleinement cette panoplie qui souligne ses formes. L’habit ne suffit pas, mais il donne l’impulsion, permet à la chanteuse de se jeter à l’eau. 

Le tournant est pris avec Anamorphosée, l’album de toutes les ruptures. En découvrant Mylène en figure de proue de ce train des années 1920 dans cette robe vaporeuse griffée Thierry Mugler, on sent que le déclic s’est opéré. Jamais elle n’avait semblé si glamour. Pour la première fois, également, le message de sa chanson n’est pas universel : lorsqu’elle fredonne XXL, c’est aux femmes qu’elle s’adresse, au risque de se couper de la moitié de son public. Dans ce besoin d’amour qu’elle clame avec la force d’une prière, elle inclut la totalité du genre féminin : « Négatives ou positives / Toutes les filles. » Celles qui étaient naguère des étrangères sont devenues des sœurs. Bien sûr, la séance de photos signée Herb Ritts pour le livret est révélatrice de cette évolution. « Ses photos me montrent plus “femme”. C’est un mot qui ne me fait plus peur et que j’accepte totalement. » 

Sans que sa silhouette ait changé d’un iota, sa gestuelle est devenue plus féline, plus sensuelle. Décomplexée, elle veut désormais mettre en avant ses nouveaux atouts en osant des décolletés sexy, notamment dans le clip de California réalisé par Abel Ferrara. « Je préfère l’image de la femme qui a des formes. Mais la bonne évolution, dans tout cela, est que j’ai pris le parti de m’accepter comme je suis », dit-elle à l’époque. L’acceptation de soi, c’est ce qui fait toute la différence : en exhibant ses courbes au lieu de les cacher, Mylène montre qu’elle est devenue une autre. 

Cette femme, née sous nos yeux, va continuer à explorer cette voie comme une aventure passionnante dont elle ne sortira plus. Ainsi, il ne sera plus question pour Mylène de sacrifier ses longs cheveux comme elle l’avait fait à l’époque de l’album L’Autre. Un look qui se situe aux antipodes de celle qu’elle est devenue. Depuis, elle a compris que sa longue chevelure était un attribut à part entière de son identité. Avec l’album Innamoramento, on assiste à une nouvelle étape : la chanteuse sexy exhibant son corps comme pour se prouver qu’elle était capable de susciter le désir a laissé la place à une figure de la féminité plus intérieure, plus spirituelle. Et lorsqu’elle chante Méfie-toi, un titre dont elle signe paroles et musique, elle semble prendre possession de ce pouvoir si subtil qui caractérise son sexe. « Au jeu du corps à corps / L’esprit est bien plus fort », répète-t-elle dans le refrain, avant de lâcher, comme si elle s’adressait à un homme sûr de sa supériorité physique : « La force est féminine. » Qu’on n’évoque jamais devant elle l’idée que les femmes puissent être faibles : Mylène est la preuve du contraire.  

Mylène femmeIl semble loin, alors, le temps où elle chantait Sans contrefaçon. Au détour d’une interview, la chanteuse mesure d’ailleurs parfaitement la distance accomplie. « Si vous me posez la question : “Est-ce qu’aujourd’hui vous avez toujours envie de mettre un mouchoir dans votre pantalon ?”, je vais vous dire non, c’est du passé. Maintenant, je l’ai exprimé, ce moment-là. Mais cela ne veut pas dire pour autant que je doive véhiculer cette image et ce sentiment toute ma vie. » Changer signifie nullement se renier, juste se donner la possibilité d’évoluer pour vivre le présent avec la seule qualité qu’il exige de nous : l’intégrité. 

Sur l’album Avant que l’ombre… , un autre paramètre va approfondir cette quête par Mylène de sa propre féminité : le regard de l’homme. Le sentiment amoureux, dont elle pressentait l’impact « révolutionnaire » dans sa vie, selon le mot d’Alberoni, elle l’éprouve enfin : « Avant que l’ombre, je sais / Ne s’abatte à mes pieds / Pour voir l’autre côté / Je sais que… je sais que… j’ai aimé. » Une forme de renaissance qui irradie tout l’album. La chanteuse semble enfin accepter le risque de l’amour qu’elle redoutait tant, avec tout ce que cela suppose de confiance en l’autre. Et même si cet engagement ne vaut que dans l’instant, sans promesses d’éternité ni même de certitude pour demain, on découvre une Mylène inédite, manifestement éprise. « J’attends qu’il frappe à ma porte », chante-t-elle dans un titre bouleversant, J’attends, qui montre l’étendue du chemin parcouru. Attendre, n’est-ce pas précisément renoncer au contrôle, pour oser s’abandonner à la seule forme de dépendance acceptable, celle du sentiment amoureux ? 

Malgré tout, la chanteuse ne peut s’empêcher de redistribuer les rôles dans Fuck Them All, dont le refrain s’adresse à la gent masculine : « Faites l’amour / Nous la guerre / Nos vies à l’envers. » Une chanson qui n’a pas manqué d’interpeller les ligues féministes, avides de recruter de nouvelles porte-parole. La romancière Catherine Breillat aurait également adressé quelques appels du pied à la chanteuse, après avoir été impressionnée par le clip. Mais Mylène ne mange pas de ce pain-là. Lorsqu’elle appelle de ses vœux un monde où la femme prendrait sa revanche, il ne s’agit pas d’un projet politique, mais d’une utopie artistique. Certes, elle convoque l’histoire pour la renverser, prône une certaine inversion des genres. Si on la suit bien, les hommes sont devenus capables de « lâchetés » et les femmes « guerrières ». Mais elle ne parle qu’en son nom propre. Et le clip montre précisément cette dimension personnelle : écrasée dans sa cage, la victime agonise, tandis que triomphe l’autre Mylène qui, maniant l’épée, a fini par terrasser ses fantômes intérieurs. 

Un symbole fort. Une image triomphante de la féminité. On est loin des clips de la première période. Ici, le message est clair : Mylène veut se débarrasser de ses oripeaux de victime expiatoire. Brûler sur un bûcher n’est plus d’actualité. Nul besoin pour autant d’adhérer à un dogme féministe. Par sa carrière exceptionnelle et ce parcours si singulier pour incarner pleinement le sexe qui l’a vue naître, Mylène a indéniablement fait avancer la cause des femmes. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes quand on a débuté en chantant : « Je suis un garçon. » 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaire »

Dieu ou l’angoisse du vide pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 septembre 2015

 

 

mylene-farmer_clipUne croix chrétienne composée de deux allumettes entrecroisées. Mylène la porte autour du cou sur la pochette de l’album Avant que l’ombre… Elle semble protéger son sommeil, à moins qu’elle ne veille une morte. C’est toute l’ambiguïté de cette image : le velours capitonné fait songer à l’intérieur d’un cercueil. Le symbole est fort. Il marque en même temps la puissance et la fragilité de l’empreinte religieuse. Élevée chez les sœurs au collège Sainte-Marcelline de Pierrefonds, Mylène a reçu une éducation catholique. Elle a suivi avec assiduité les cours de catéchisme. Pour autant, si Dieu est une référence dans son imaginaire, elle ne lui voue aucune révérence. « Je ne crois pas en Dieu, mais j’aime ce mot », confesse-t-elle, citant aussitôt un mot de Cioran : « Le vide s’appelle Dieu. » 

Tout juste consent-elle à jeter un de ces pavés qui frôlent le blasphème. « Mon fantasme, c’est le prêtre. Je n’avais de cesse de séduire le prêtre qui enseignait le catéchisme. Ça n’est jamais arrivé. Mais avec lui, ça pouvait aller jusqu’au fantasme sexuel. » De ce souvenir pour le moins subversif, elle fera une chanson, Agnus Dei, qui inaugure superbement l’album L’Autre. « Te voir en chair / J’en perds la tête », lance-t-elle au prêtre, dont la voix grave récite la prière rituelle de l’Agnus Dei destinée à laver les fautes des hommes. Peine perdue ! Ce fantasme lui vaudra d’être excommuniée… 

En réponse à un journaliste, qui se montre intrigué par le sens des paroles, où il est question de « génuflexion » et d’« extrême-onction », autant de termes qui dénotent les traces indélébiles d’une éducation religieuse, la chanteuse lâche cette formule lapidaire : « Dieu, je ne connais pas. Peut-être que c’est ça ma mutilation. » Mylène « l’impie » a pris ses distances avec le Grand Ordonnateur : « Je suis loin de vous… », murmure-t-elle à la toute fin de la chanson. 

Comme si la cassure n’avait pas été assez franche, la chanteuse tord le cou à la religion de son enfance dans Je te rends ton amour. Filant la métaphore picturale, le titre ressemble fort à une rupture définitive et sans appel de son interprète avec Dieu. Les images du clip de François Hanss, devenues mythiques grâce à l’extraordinaire foisonnement de symboles qu’elles charrient, confirment ce scénario d’un divorce en règle. Une aveugle entre dans une église, trouvant refuge dans un confessionnal. Après avoir lu en braille un extrait de la Bible, elle retire l’alliance qui scellait son union avec Dieu. Sans doute parce qu’elle n’y voit pas, elle ne se rend pas compte que l’être qui s’installe de l’autre côté de la paroi de bois n’est pas un prêtre bienveillant, mais le Malin lui-même, reconnaissable à ses yeux rouges et aux griffes qui prolongent ses doigts. 

L’attirant à elle, il l’hypnotise et finit par briser toute résistance. Ensuite, c’est le chaos. Tandis qu’un ange de pierre tombe et se fracasse sur le sol, l’innocente jeune femme va subir les derniers outrages : violée et crucifiée par le Malin, elle s’offre à lui lors de noces barbares. Avant de se relever, nue comme au premier jour, dans une marre de sang qui symbolise la perte de sa virginité. S’agit-il d’un rituel satanique ?

 

Certains n’ont pas hésité à l’affirmer en découvrant ce clip très dérangeant, qui n’est pas sans rappeler le climat de Rosemary’s baby , de Roman Polanski. En piétinant ainsi les fondements mêmes de notre culture judéo-chrétienne, Mylène s’est d’ailleurs attiré les foudres de la censure. Toutefois, il serait absurde de voir dans cette petite bombe de subversion le signe de quelque pacte diabolique contracté. Non, la star n’est pas tombée, comme son héroïne, entre les mains des forces du mal. En réalité, le clip de Je te rends ton amour doit beaucoup à la thèse de Georges Bataille, l’un des auteurs favoris de Mylène, qui décrit paradoxalement le sentiment religieux comme la racine même du Mal. En voulant nous baigner de pureté, le dogme catholique nous fait entrevoir l’attrait des ténèbres : car la lumière ne va pas sans l’ombre. Ériger le Bien en valeur absolue, quand l’homme est incapable d’atteindre un tel horizon, n’est-ce pas dans le même temps engendrer le Mal ?

 

Ce partage de l’être en deux faces opposées, la chanteuse l’avait déjà abordé avec force dans le titre Sans logique, dès 1988. « Si Dieu nous fait à son image / Si c’était sa volonté / Il aurait dû prendre ombrage / Du malin mal habité », lance-t-elle comme pour se dédouaner d’être une simple pécheresse. 

Pourtant, si Dieu est banni de l’univers farmerien, comme Adam et Ève du paradis terrestre, cela ne signifie pas pour autant que toute spiritualité se soit évaporée. Ainsi, la figure de l’ange conserve-t-elle une place de choix dans le répertoire de la star. « Quand je suis seule au plus profond d’un spleen, je sais qu’il est là. C’est peut-être mon double, meilleur. En tout cas, c’est une présence amie. » 

De fait, le mot est un de ceux qui reviennent le plus souvent dans ses chansons. « Les anges sont las de nous veiller », fredonne-t-elle dans Rêver. Sur l’album Avant que l’ombre…, Mylène consacre un titre, Ange, parle-moi, à cet autre auquel elle lance un appel au secours. Car cette voix qui la guide, cette présence qui l’aide à affronter la solitude existentielle, il lui arrive aussi parfois de se taire. « Parle-moi, parle-moi / Dis-moi si tu es là ? », clame alors la chanteuse pour briser un silence soudain angoissant. 

Tout le malheur de l’humanité, écrit en substance Pascal, provient de ce que l’homme serait incapable de rester seul avec lui-même dans une chambre. Mylène a beau s’isoler, elle se sent mieux lorsqu’elle peut entendre cette voix amicale. Elle abordait déjà cette question dans la chanson L’Autre : « C’est la solitude de l’espace / Qui résonne en nous / On est si seul, parfois / Je veux croire alors qu’un ange passe / Qu’il nous dit tout bas / Je suis ici pour toi / Et toi c’est moi. » On le voit, il s’agit d’une forme de dédoublement de la personne : l’ange, c’est l’écho de la conscience, un guide qui encourage, alerte ou dissuade. Tant qu’il entretient ce dialogue avec l’être, la solitude demeure supportable. 

tv-01-aLorsqu’elle chante Il n’y a pas d’ailleurs, un cri déchirant qui semble nier toute perspective d’un au-delà, Mylène ne sait pas encore que la lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort, dans les années 1990, va modifier la donne. « Je crois avoir découvert l’idée d’une vie après la mort, dit-elle alors. Et cette acceptation est un changement assez bouleversant dans ma vie. » À cet instant-là, la sincérité du propos est indiscutable. Pourtant, sans doute en raison de l’« impermanence » dont parle Sogyal Rinpoché, cette consolation ne sera que provisoire. En 1999, Mylène n’hésite pas à faire machine arrière. « Au jour d’aujourd’hui, je ne suis plus habitée par cette philosophie. Les pansements se sont envolés »

 

Malgré tout, et même si, en raison de ce revirement, la chanteuse reprend Il n’y a pas d’ailleurs sur scène, son imaginaire continue d’être traversé par les questions spirituelles. De ce point de vue, la chanson Méfie-toi constitue à elle seule une véritable déclaration de foi dans la puissance de la pensée. « L’esprit fort est le roi / Il règne ainsi sur la matière. », chante Mylène, qui  l’autoproclame « vierge iconoclaste ». Au fond, les pensées sont comme les rayons d’un soleil intérieur qui est notre esprit. Une fois émises, elles ont une réalité, un pouvoir, une efficacité, exactement comme les choses matérielles. 

Pour s’être intéressée de près à l’astrologie, notamment au contact de Bertrand Le Page, Mylène n’ignore rien non plus de la révolution que constitue l’entrée imminente de notre planète dans l’ère du Verseau. Durant l’Ère des Poissons, les hommes ont beaucoup exploré le domaine de la navigation, qui témoigne de l’influence de l’Eau. Désormais, c’est l’Air qui va être à l’honneur. Certes, l’homme d’aujourd’hui vit déjà par l’Air : l’avion, les fusées et les télécommunications en témoignent. Mais Internet n’est qu’un brouillon de ce que seront demain les grands réseaux d’informations internationaux. En fait, ce que l’ère du Verseau nous réserve, c’est une communication puissance dix. 

Mylène l’a parfaitement compris : c’est l’artiste française dont les supports sont le plus téléchargés. En outre, plus de soixante-dix sites non officiels lui sont consacrés sur la Toile. Après avoir brûlé Dieu de façon spectaculaire, tout comme l’avait fait Frances Farmer dans sa dissertation, Mylène s’est donc inventé une nouvelle religion toute personnelle. L’ange gardien y occupe une place de choix, mais cette croyance singulière intègre également des puissances invisibles. « Quelle solitude / D’ignorer / Ce que les yeux ne peuvent pas voir » chante-t-elle dans Dessine-moi un mouton. 

Avec son regard d’enfant qui dissèque le monde, Mylène sait combien les mots ont de poids. Elle sait aussi combien une chanson peut s’avérer la plus efficace des prières. La vie lui a montré que, pour qu’un vœu se réalise, il fallait demander beaucoup, quitte à supplier parfois. Le ciel l’a exaucée en lui offrant un destin XXL. 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008


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