Fragile sorti le 15 Mai 2015

Posté par francesca7 le 10 août 2015

 

Un livre de 168 pages, format 288*370, proposant plus de 90 photos de Mylène dont émane une pureté assez saisissante, ponctuées de textes de chansons

1TEXTE DE FRAGILE

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Un livre de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 août 2015

La chanteuse publiera au mois de mai un livre de photos troublantes et sensuelles. Un corps-à-corps avec… de l’argile, orchestré par Sylvie Lancrenon.

 FRAGILE de mimi

Les éditions Anne Carrière publie le 15 mai 2015 Fragile, un livre de 90 photos inédites de Mylène Farmer. La chanteuse avait déjà signé Lisa-Loup et Le Conteur, un conte philosophique, en 2003 et Avant que l’ombre… À Bercy, une galerie d’images de scène de sa tournée. Elle s’essaye cette fois-ci à un troisième genre en prêtant son corps, son visage et sa peau à un véritable ouvrage d’art… À l’automne dernier, Mylène Farmer a posé pour Sylvie Lancrenon. Ensemble, elles ont réalisé une série (en couleur, noir et blanc et sépia) où l’artiste se mélange à la glaise et à l’argile. Cette seconde peau change son apparence sans la déformer, accentuent sa sensualité, dévoile des détails de ses pieds ou de ses mains. Bref, même les meilleurs connaisseurs de l’interprète de « Désenchantée » découvriront d’elle des facettes et des poses jamais vues.

Le livre de 168 pages est imprimé sur un luxueux et épais papier. De temps à autre, des extraits de textes de chanson viennent ponctuer ces images. Fragile rappelle bien entendu le mot « argile », mais est également le résumé de ce mélange de douceur, de fragilité et de force qui se dégage de ce travail. Le livre révèle l’histoire d’un corps et la rencontre de deux femmes (Mylène Farmer et Sylvie Lancrenon) qui ont additionné leurs créativités pour les mettre au service de l’émotion. Cet ouvrage (vendu 45 euros) sans artifice ni trucage frappe par son épure. Du talc, de l’argile et de l’eau… Rien de plus ! Pas de rideau rouge ni de pampilles ; pas de lourdes étoffes ni de lumières aveuglantes ; et pas d’accessoires ni de prétextes… Fragile, ou l’éloge de la simplicité !

 

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ELLE NE VOIT PLUS LE CIEL

Posté par francesca7 le 10 août 2015

 

 S’OBSCURCIT TANT ET PLUS, QU’À LA FIN LOUP ET LUNE SE SENTENT UN PEU PERDUS.

« Voilà c’est fini », avoue-t-elle entre deux sanglots. « J’ai perdu… J’ai pourtant cru longtemps qu’on allait le trouver, le garder près de nous pour lui dire des secrets… … Tout ça pour rien ! Tout ce  » ÇA  » qui vous mène au chagrin. Tous les jours à attendre un petit signe de vie, et puis rien que du vent, que du vent et du temps ! » Que du Vent, que du Vent qui fait bouger les Vignes, que du vent, que du vent ET PAS LE MOINDRE SIGNE ! Lisa ne contenait plus sa fureur, elle tapait sans répit et du poing et du pied, évitant l’Araignée qui, au sol, zigzaguait.

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ÉPUISÉE ENFIN, LISA FERME LES YEUX, POUR MIEUX VOIR DERRIÈRE EUX. Elle voyait le cimetière où reposait Grand-Mère, entendait doucement sa voix rauque et tremblante, cette voix d’autrefois, que Lisa aimait tant ! « C’est tout chaud dans le cou quand ses mots dégoulinent », se souvient-elle. Cette même voix lui disait : « N’abandonne pas, ma Lisa, il est là, je le sais ! Il est si près de toi ! N’abandonne pas, Lisa, ton cœur a fait son choix, et il sera à toi… Il faut que tu me croies, retrouve confiance en toi. » Un très léger frisson parcourait son échine. Lentement, la naissance d’un joli sourire se dessina sur le bord de ses lèvres. « Elle a souri, et elle reprend vie ! » chantent tous ses amis. Mais Loup, lui, est parti. Loup s’est évanoui dans la nuit. (Il sait que Lisa n’aura bientôt plus besoin de lui.) Elle n’est plus seule aujourd’hui… … Une silhouette au loin, découpée par une lune amie, s’avance à grands pas ; ses pieds nus ne semblent toucher sol… pourtant il ressemble à un homme ? Le cœur de Lisa bat pour lui, et mon cœur bat aussi.

APRÈS TOUT, IL LUI RESTAIT ENCORE AU MOINS CENT ANS ICI ! … Quel s o u c i !

Merci… à tous ceux que… J’aime !!!

 

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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DECOURAGEMENT des propos de Mylène

Posté par francesca7 le 8 août 2015

 

Les mois passent, les années passent, Lisa est lasse… parfois. Ils ont vu tant de choses, posé tant de questions qu’il faudrait des années pour décrire tout ce qui s’est passé. Bien sûr, ils se sont disputés, dit des mots qu’on voudrait oublier, mais rien aujourd’hui ne les séparerait ! Ils sont tous si différents, si délicieusement compléments ! Lisa ne portait plus ses chaussettes toute la nuit, mais des collants quand il faisait froid dedans ; elle n’utilisait plus des gommettes pour se faire des pommettes haut placées (comme les grands), elle avait grandi l’enfant… Et comment ! DÉJÀ 17 ANS !

la mort

DÉCOURAGEMENT Après des jours et des jours, après des mois sans amour, Loup et Lisa ont traversé les humeurs des uns, traversé les saisons des autres, stoppés par des murs d’incompréhension, par des tribus de bougons, les bourgeons donnaient des fleurs, les méchants, des peines au cœur. Et Lisa commençait de désespérer. Pas pour l’attitude de pauvre chien mouillé, ni pour la compassion qu’elle pourrait susciter… elle se désespérait vraiment : la lumière de ses yeux prenait un air vitreux. Ni Loup ni l’Araignée ne l’avaient vue ainsi. Elle restait là, prostrée comme une guirlande guindée qui a raté Noël. Pauvre Lisa, ses chaussettes avachies qui étaient sa fierté n’ont plus de réparties, elles sont tristes elles aussi !

« Est-ce que tu veux aller au cinéma ? » demande Loup à Lisa. « Est-ce que tu veux gagner des chats ? » lui demande l’Araignée. « La kermesse n’est pas loin et Martin a des mains ! Il peut viser les cibles, dégommer des lapins, emporter le gros lot et… Oh oh !… » (Confuse est l’Araignée, réalisant la gaffe.) « Mais j’n'ai pas fait exprès ! » dit-elle en se courbant, « Aïe ! » Évitant de mille sauts, « ouille ! » le courroux du Jeannot ; craignant Lapin Martin qui, rouge et très rageant, lui montre un peu les dents. « Ce que j’en dis, moi… C’était tout pour Lisa », s’essouffle l’Araignée, légèrement piétinée. Petite Lisa n’a pas peur du noir, ni même des cris la nuit, pas plus que des Orties, qui piquent les Orteils ; Lisa n’a pas peur des Ogres, des monstres de l’enfer, des gores du Commodore, encore moins des abeilles ! Alors qui ? Ou plutôt quoi, effrayait tant Lisa, au point de la pétrir ? Son âme était broyée, sa vie anesthésiée.

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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DANS UN MOUVEMENT DE CORPS QUI RÉVEILLERAIT UN MORT

Posté par francesca7 le 8 août 2015

 

LISA SE TOURNE ALORS VERS MOI ! S’adresse à « MOI » en vrac, en pleurs, et me demande, À MOI ! L’AUTEUR de cette histoire qui fend le cœur, une solution à son problème « métaphysique et pas comique ».

« COMMENT VEUX-TU QUE JE TROUVE LA MORALE QUAND MOI-MÊME SUIS ATTEINTE PAR CE TERRIBLE MAL ? MOI AUSSI, JE M’ENNUIE, JE M’ENNUIE, JE M’ENNUIE. C’EST POUR ÇA QUE TU VIS… C’EST POUR ÇA QUE J’ÉCRIS ! »

pardon

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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LISA DÉGOBILLA. PLUS RIEN DANS L’ESTOMAC

Posté par francesca7 le 5 août 2015

 

sang Un tout dernier sursaut, juste en bouquet final, le hoquet peu banal de la phase terminale, qui la force à cracher le petit cachotier : UNE PETITE GOUTTE-ENFANT UNE PERLE DE SANG.

Lisa observe et fixe son attention sur ce petit bout, qui gît, à plat sur le gazon… La sanguine souffle un peu, mais reprend vite ses esprits. Elle lui donnera son nom, et même l’objet de sa visite ! Lisa comprend que la goutte expulsée se prénomme : « L’ENNUI ». « Je suis l’ennui de siège et je coule dans tes veines !

J’étais là, prise au piège par tes peines qui sont vaines ! »

Lisa était tout ouïe : « Non pas celles du cœur, ni celles d’emprisonnement, mais celles de ton  » malheur  » qui te rongent lentement et pèsent comme un couvercle sur tes ressentiments : je veux parler de ton  » ENNUI « , Lisa, qui t’empêche de vivre. » « Mais moi, je n’y peux rien, si je m’ennuie tout le temps ? » dit-elle. « Si tout me lasse trop vite, si le matin me dit : aujourd’hui est pareil à demain qui le suit, qui m’ennuie, qui s’épuise, parce que tout est écrit ! » « Je m’ennuie ! Je m’ennuie ! Je m’ennuie ! » crie l’autiste, « je m’ennuie ! Je m’ennuie ! » dit la toute petite, qui en vomit des litres.

Une flaque opaque se répandait tout autour de Lisa. Dans une piscine d’hémoglobine, qui bientôt se meut en lac, douce COMPTINE CALIGULINE, Lisa se noie, l’humeur Caligula.

 

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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LUCIFER PAR MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 5 août 2015

le titre

Tous sont éparpillés-séparés-solitaires, tous ont sousestimé l’emprise de : « LUCIFER ». ET DE CUEILLIR JOLI FRUIT MÛR, POUR LA BROYER EN CONFITURE.

Lisa est seule et entamée, la porte de l’église à laquelle elle s’est adossée est bel et bien close, mais néanmoins utile à l’enfant. Elle avait besoin d’une pause, pour respirer à nouveau (parce qu’elle a le cœur gros !) Quelle ne fut pas sa surprise quand elle se retrouva sur le postérieur : la porte qui s’est ouverte ??? Alors qu’elle est fermée ?… Personne à l’intérieur, pas de battements de chœurs… (Que l’odeur de l’encens qui soulage la petite, qui souffre depuis longtemps d’une drôle de sinusite.)

Alors, Lisa pénétre dans le lieu de culte, endroit qu’elle connaissait… puisqu’elle y dégustait l’hostie ! Histoire de faire comme ceux (qui nous affirment encore), que c’est, bien sûr, ici, le corps (celui d’un mort) : LE CORPS DU CHRIST.

« Il doit avoir bien mal, quand on lui mord le cou ! » pensait Lisa chaque fois qu’elle se mettait à genoux. « Hostia, ça veut dire VICTIME, en latin ! » ditelle tout fort, pour se donner la force. « C’est Mamie… qui me l’a dit… » Mais Lisa a compris… Elle sait que quelque chose d’étrange va se produire ; plus rien n’est comme avant dans cette église. Tous les cierges sont éteints, les bénitiers vidés de leur eau sanctifiée, tout est tout : chamboulé-mélangé-malaxé, un magma de papiers qui jonche sol mouillé.

« Des pages de la Bible ! » remarque la petite. Toutes sont éparpillées, c’est le Jugement dernier. Lisa se démène avec l’Invisible et, sentant sa présence maligne, se met à hurler, les yeux tout injectés : « Mais qu’est-ce que je t’ai fait, et qu’ai-je fait de mal ? Montre-toi ! Si tu es si malin ! » crie-t-elle pour cacher son chagrin.

MAIS LA BÊTE PERTURBATRICE SE PREND POUR UNE ARTISTE ! ET DE « GARBONISER » SON CHOIX : N’APPARAÎTRE QU’AUX ENDROITS OÙ L’ON NE L’ATTEND PAS.

L’obscurité du lieu n’a rien de réconfortant. Lisa tremble d’effroi, quand soudain : UNE LUMIÈRE DIVINE illumine le plafond et découvre des fresques, qui ouvrent l’horizon… Mais NON ! Lisa sait qu’il ne s’agit pas là d’une illumination, ni ne s’agit de FOI, puisqu’elle-même ne croit… (en tout cas pas comme ça). D’ailleurs, elle ne ressent aucune chaleur qui enveloppe son âme, plutôt un froid glacial qui annonce « l’ANIMAL » !

Et elle avait vu juste… Des éclairs se forment au-dessus de sa tête, manquant de peu de lui griller les yeux. Ce même froid glacial s’empare alors de l’édifice. (Elle avait vu cela dans un film :  » L’Exortriste  » ou quelque chose comme ça, et ça ne s’oublie pas !!!) « OÙ ES-TU ? » hurle l’enfant. « Montre-toi ! » reprendelle en pleurant. « Je suis à l’intérieur de toi, Lisa, je suis au fond de toi, au plus profond ancré, IL TE FAUT ME TUER ! » C’est donc une voix intérieure qui lui répondra, et non pas celle qu’elle suspectait ; et ce n’est ni la voix de Grand-Mère qui vient à son secours, ni la voix du conteur qui est grave-velours, mais celle de sa conscience… qui martèle son cerveau, et lui souffle « abondance » de 3 tout petits mots : « C’EST TON CHOIX, c’est ton choix, c’est ton choix ! jeune Lisa. »

« Que veut dire ce message ? Comment le décoder ? » sanglote-t-elle. « Tous mes amis sont partis et personne pour m’aider ?… » Lisa court au-dehors et s’effondre en pleurant. C’est alors qu’elle expulse de son corps enfantin toutes les déconfitures, tout le poids des chagrins qui s’étaient amoncelés pendant toutes ces années.

 

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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LISA N’A PAS PEUR DE LA NUIT QUI EFFRAIE LES PETITS

Posté par francesca7 le 3 août 2015

 

Mais la NUIT sera différente cette fois-ci ! Parce qu’elle va profiter vilement d’un moment, d’une défaillance de l’enfant. Il y a de l’électricité dans l’air et les nerfs sont à vif ; Lisa est toute tendue comme l’arc de « Clupidon » …(ou à peu près ce nom). Seulement, pas de rencontre amoureuse qui point à l’horizon ! NON, plutôt « Sieur BELZÉBUTH (qu’on nomme aussi DÉMON). (Quelque chose qu’elle pressentait puisque son nez démangeait !)

La peur

Ses compagnons sont auprès d’elle, nul ne démentirait… Mais l’ennemi qui la guette a plus d’un tour dans son sac à épices, plus d’un jour dans sa vie de malices ! Il reconnaît tous les malheureux qui tentent de lui échapper en feignant d’être heureux, quand ils souffrent d’ennui. Et il s’amuse bien vite avec eux pour les amadouer, car :

IL SAIT LES YEUX QUI RIENT ET QUI MIMENT LA JOIE, MAIS IL SAIT AUSSI LES SOURIRES QUI SE FIXENT EN EFFROI. ET IL AIME EFFRAYER, C’EST LÀ SON MÉTIER !

Heureusement, l’église est à proximité et ils pourraient tous s’y planquer ?… (Mais la porte est fermée.) Ou peut-être là, dans le petit cimetière qui est derrière le presbytère ? Après tout, les pierres tombales sont cachettes merveilleuses pour tous les écureuils. (Lisa en avait vu des milliers qui jouaient à cache-cache.) « Pourquoi ne pas faire comme eux et frôler les cercueils, sans faire le moindre bruit, que personne ne se fâche ? » ose la petite. Personne ne sentait réellement le danger arriver. Sauf Lisa ! C’est ainsi que, de but en blanc, elle proposa à ses amis de longtemps de faire un tour chez les mangeurs de racines, les douze mille enterrés en doux col de VERMINE. « Pas question !!! » s’affole le ver.

« Moi, j’ai le mal de terre ! ET SANS MOI ! VOUS IREZ !!!!!!!. Vous entendez ???? Le jour où je dis oui, ce sera le jour J, et ce sera », dit le rampant, « les pieds devant… si je puis dire ! » « Mais qu’est-ce que ça peut faire ? » lui rétorque l’Araignée. « Tu es un ver de terre, pas un ver de salon ! Tu fais honte à tes frères qui nourrissent les poissons. Et même les vers qui grouillent sur les dépouilles se moqueront de toi, si tu es paltoquet. Tu n’as plus bien le choix », ironise l’arachnée. « Vexante tu es ! Et blessante avec moi, de surcroît ! » balance l’asticot, qui, là, est aux abois. « Il ne manquait que cela ! Puisque tout le monde se ligue contre moi, je fais fi de notre amitié et, désormais, ferai un ultime pied de nez à l’adage encombrant :  » L’union fait la force.  » Eh bien MOI, je lui dis : CROTTE ! À bon entendeur, salut ! »

LE CLIMAT SE DÉGRADE DE MINUTE EN SECONDE, ET PROMET POUR L’ÉQUIPE UNE CHUTE DE TENSION, UNE CHUTE DU MONDE !

Lapin Martin suit l’Araignée, qui, elle-même un peu outrée par le comportement navrant du ver rampant, décide de partir pour d’autres continents. Sans même dire « au revoir », ni « à bientôt », « je reviens tard ! ». Tout est cafard. Aussitôt dit, et pas d’espoir ! Tout ceci n’avait ni de fondements, ni aucun sens. (Un peu comme l’hystérie des filles de cinquante ans.) 1988-02-dL’Âne-Catin boude dans son coin, Lisa a sans doute été un peu dure avec lui… « C’est vrai ! » Mais s’il savait combien elle était triste de fui avoir parlé de la sorte ! Et elle se voudrait morte ! Il en serait probablement tout retourné de ne pouvoir lui pardonner. Mais il est ignorant et pas vraiment content… C’est ainsi. C’est aussi « l’idéal » chantier de vanité pour l’ENTITÉ, le MAL, d’avoir à sa portée une petite étoile, qui est bien mal en point, puisqu’elle est à cheval entre l’envie d’aimer et l’envie de crever.

 

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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Comment dire je t’aime Mylène

Posté par francesca7 le 3 août 2015

 

MAIS, COMME JE NE M’AIME PAS, COMMENT DIRE :  » JE T’AIME  » À SOI-MÊME ? Est-ce que tu le sais, toi ? » questionne Lisa. Mais Loup ne répond pas, puisque Loup n’entend pas.

je t'aime

« Veux-tu que je te mette sur mon dos ? » questionne la petite, « tu me semblés bien à plat, même si c’est ton état ! Tu es en mauvais état, je ne le supporte pas ! » « Pas la peine », pense Loup, qui est tout mou. « Je te suis comme ton ombre, aucune chance de me perdre, ne seraitce qu’une seconde. » La grue perce le ciel ; Loup et Lisa percent les oreilles des passants : ils chantent à tue-tête des airs très populaires, qui irritent les camions qui font crisser l’essieu, agitant les gitans, qui, eux, jouent comme des dieux, contaminent les pigeons (rebuts de vieux bidets), réussissant au mieux, à nous les disperser… Mais tout ça dans un chaos général et ça, c’est bon pour leur moral ! Ils se rapprochent peu à peu du lieu de cantiques… C’est bien ici que, chaque dimanche, la petite et d’autres enfants se partageaient l’hostie et les sermons trop lents. (Pardon ! L’auteur s’égare !)

Se partageaient l’hostie et les « ENSEIGNEMENTS ». Lisa avait vu juste ! Humphrey et l’Araignée étaient assis nonchalamment, à l’ombre d’un olivier. Quant à Lapin Martin (des carottes à la main), il se frottait le nez ! (Tout de même un peu gêné…) Lisa n’avait pas envie de les incriminer. L’heure n’est plus aux règlements de comptes. À chaque jour suffit sa peine, même si demain est un problème… Rien ne sert de courir si l’on boit du bon vin… Remettre tout à demain, c’est parfois pour le bien… etc. etc. Et le vent, qui était content, faisait danser les branches du centenaire au corps noueux. (C’était d’ailleurs l’arbre favori de Grand-Mère, qui est aux cieux).

LA PETITE GLISSE ALORS TOUT BAS À L’OREILLE DU TOUT PLAT QU’UNE VAGUE FORME ET DEUX POINTES (QU’ELLE N’IDENTIFIAIT POINT) LES FIXAIENT FIÉVREUSEMENT…

« C’était troublant », pensait-elle. « Exactement comme le regard d’un enfant qui voudrait tant qu’on l’aime… qu’on lui dise tous les jours… qu’on l’inonde d’amour, pour qu’il donne en retour, sans douter, sans détour. » Et ce regard, Lisa l’avait déjà croisé, puisque son nez la grattait ! Au zoo, peut-être ? Ou à la S.P.A. ? (L’orphelinat des chats…) ou……………………… quelque chose comme ça ! Derrière l’arbre précieux se dessinaient des yeux, puis des pattes qui sont quatre, une queue insolente qui chassait les « volantes », et un flanc rebondi qui n’aime que les orties. Mais, pour identifier l’inconnu, Lisa et Loup contournent comme des Sioux le tronc de l’olivier, et découvrent avec stupeur : un âne à croix.

UN ÂNE À CROIX PRÈS DE L’ÉGLISE ??? QUELLE CRISE DE RIRE !

En effet, sur son dos, une croix dessinée s’allongeait sur le pelage de notre âne bâté ! « Bonjour ! » dit Lisa (qui semble très intriguée par ce nouveau venu). « C’est parce qu’ils t’ont crucifié que tu ne souris plus ? » L’âne ne savait que rétorquer. Après tout, il était ignorant, et comme pour s’excuser de ne combler les blancs… il montra ses douze dents, qu’il avait de fort blanches. « Qu’est-ce-que tu sais faire, à part braire ? » demande la petite. « Et puis quel est ton nom ? »

catin

« On m’appelle l’Âne-Catin… Ma maman est fille de joie, c’est pour ça ! » dit-il, très fier. « Elle est toujours contente, c’est donc ça ? Quelle chance elle a… Loup, tu vois, j’en étais sûre ! Il y a des gens sur terre qui sont des êtres élus ! » (Mais elle ne se doutait pas que l’Âne était bâtard, et toujours en pétard. Ainsi, son père ne l’a point reconnu, alors qu’il était nu… il n’avait pas crié, et déjà il était repoussé !) L’Âne a donc conté son histoire, et Lisa, pour changer, broie du noir ! « … Et en plus l’église est fermée ! » s’énerve-t-elle pour masquer son trouble. « Et en plus les puces de l’Âne qui se sont déchaînées ! ! ! » pense Loup, qui n’aime pas ça du tout !

« C’est un comble ! D’accord, la lune est ronde », reprend la petite, « mais N’EST-IL PAS ABSURDE que nul, à cette heure-ci, ne soit bien accueilli dans la maison de Dieu ? »

« N’est-il pas normal que l’on se réfugie dans ce lieu peuplé d’anges et d’hospitalité ? » s’associe l’Araignée. « C’est une sainte hypocrisie ! ajouterais-je (le ver est vert), de dire que ce lieu de prières, en somme, ouvre ses bras à n’importe quel homme, alors qu’une lourde porte s’érige devant les cieux, devant leurs vœux ! » Loup, quant à lui, n’en pense plus rien… Il fixe d’un œil « ânin » l’Âne-Catin… Lapin Martin est mécontent, il se lamente : ses carottes ont un fort goût d’amiante ! « Tout fout le camp ! » grogne-t-il, « elles n’ont même plus le goût des champs ! Mais un vilain goût de la ville. » Tout ce beau petit monde semble être au bord de la craquette !

Et pour distraire la tempête qui guette, Lisa invite toute la ménagerie à faire plus ample connaissance avec leur tout nouvel ami. Après bien des discussions, LA PETITE PHRASE MAGIQUE (que tous redoutent tant puisqu’elle fâche à chaque fois l’enfant) est libérée et, d’une seule volée, percute les feuilles de l’Âne, tout hébété. « Est-ce que tu sais raconter des histoires qui font veiller tard ? » demande Lisa avec sa toute petite voix. Sans même réfléchir (et là… craignons le pire !) l’on voit « Âne-Catin » qui s’élance en cadence dans une folle danse qui frôle l’hystérie, qui frôle le débit ! « Sssûr ! » commence-t-il… (Petite recommandation de l’auteur : à lire à mille à l’heure !)

« C’est Blanche-Neige, elle est avec les sept nains. Elle a mordu dans la pomme, elle est morte ! » s’excite-t-il. … C’est un petit garçon, il met les miettes dans la forêt, ils lui ont tout bouffé, il est mort ! » s’énerve-t-il. … C’est Cendrillon, elle a des méchantes sœurs, elle a trouvé une citrouille, elle est allée au bal, elle a perdu sa chaussure, elle est morte ! » enrage-t-il. … C’est Peau d’Âne, elle a mis une peau sur le dos, elle a fait un gâteau, elle a perdu sa bague, elle est morte ! » en bave-t-il. « Mais, arrête ! Tu dis n’importe quoi là ! » hurle Lisa. « C’est jamais court comme ça les histoires ! Les tiennes n’ont ni à manger, ni à boire. Alors, arrête maintenant ! C’est déprimant !!! Je préfère bien manger la terre, que de t’écouter braire ! » L’Àne-Catin, qui n’a de répartie, est un piètre conteur… (L’idée fut une erreur !) LISA A BIEN COMPRIS LA LEÇON : PAS DE CONTREFAÇONS ! Les deux seuls êtres qui pouvaient l’apaiser, étaient l’homme qui raconte et sa Grand-Mère aimée… Le bel homme des contes, qui jamais ne venait.

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extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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Le vent qui poussait la fillette venait d’éparpiller le tout petit en miettes

Posté par francesca7 le 1 août 2015

 

« Suis-moi, si j’étais toi… j’ai une petite idée… » reprend-elle. « Allons droit vers la grue… Ils sont peut-être là-bas, nos amis disparus ? » Loup ne se fit pas prier bien longtemps, devant tant d’innocence et de tempérament, il fut conquis de suite, fut conquis sur-le-champ !

petit en miette

En un instant à peine, il se réconstitua, pour le seul plaisir d’être aux côtés de Lisa. Il eut pourtant une boule d’amertume qui trahissait une lassitude.

« JE N’EXISTE PAS, JE SUIS TOUT PLAT, ET PAS DE PAPA ! » dit Loup.

« Mais arrête de dire ça tout le temps ! Tu mens… » dit Lisa (qui perd un peu le contrôle de la situation). « C’est moi qui t’ai inventé, je t’ai créé, alors je sais… » « Non… » dit Loup, « non ! J’étais là avant toi. » « Ah ??? » s’interroge Lisa, tout en marchant. « Oui, j’étais là avant toi, puisque j’étais Moi ! » Lisa, comme vexée d’être un peu dépassée, s’empresse de lui rétorquer : « Ah bon ! Et tu étais quoi alors ? » « J’étais un dinosaure », répond Loup. « Tiens donc, et pourquoi tu es tout plat, là ?… » reprend Lisa. « Parce que c’est l’Âme de mon corps d’autrefois. » « Si tu étais là avant moi, alors pourquoi répètes-tu sans cesse :  » Je n’existe pas ?  » » « Parce que je n’attends que toi pour me le dire tout bas… », dit l’enfant plat. « …

Que tu existes en moi ? » « Oui, et je suis là pour Toi ; et toi, c’est moi ! » conclut Loup, sur le coup. Lisa n’était pas très sûre de comprendre. Pourtant, ce que Loup lui disait était important. Si Loup ne parle pas vraiment, que dans les pensées de Lisa, c’est qu’il est la partie emmurée de l’enfant :

CE QU’ELLE NE DIT PAS.

Si Loup n’entend pas, c’est qu’il est encore trop tôt pour Lisa d’entendre ce que la vie doit lui enseigner, ce que sa peur doit apprivoiser. « Ne me quitte plus jamais, d’accord ? Tu es mon meilleur ami, ma moitié d’appétit », dit Lisa dans un petit sanglot. « Si je dois dire JE T’AIME, c’est à moi qu’il me le faudra dire tout bas… C’est ça ??? Et moi, c’est Toi ! Et toi, c’est Moi ?

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

 

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LA RELIGION VUE PAR MYLENE

Posté par francesca7 le 1 août 2015

 

LA RELIGION SEMBLE ÊTRE UN FARDEAU QUI REND LES FOUS PLUS FOUS, QUI EN REND FOU PLUS D’UN… QUI EST TOUT POUR CERTAINS, QUI SE PERDENT EN CHEMIN !

Mais, comme Lisa était baptisée, c’est naturellement qu’elle fut envoyée tous les dimanches chez le Père Dition, (quel drôle de nom !) pour se familiariser avec la BIBLE : UN CONTE pas ordinaire, mais bien moins drôle qu’un dictionnaire ! Elle se dirigeait alors tout simplement vers l’école du catéchisme, dont elle avait longuement usé les bancs. Elle en avait parlé, bien sûr, à ses trois amis, mentionnant sa proximité avec une gigantesque grue, qui fendait l’air et plus !

Religion

était longiligne, la fille la plus haute de la ville ! Elle espérait bien trouver là ses copains. Mais c’est sur le chemin qu’elle fut percutée par une rude pensée…

POURQUOI LOUP N’ÉTAIT-IL PLUS À SES CÔTÉS ?

Lui qui devait être son ombre ! Sa moitié ! Sa pénombre ! Il ne l’a pas suivie dans la prison (mais le soleil non plus n’y rentre)… Alors ???? Bien sûr ! Le soleil ! Dehors, celui-ci était caché par des nuages au plumage qui fait rage chez les grands couturiers !

IL SUFFISAIT DE REGARDER EN L’AIR POUR PERCER LE MYSTÈRE !

Loup avait trouvé refuge dans la ouate adorée. Après l’arrestation, après tant d’émotions. Loup réclamait douceur et besoin de rêver. Les deux pieds sur terre ? QUE NENNI ! C’est un pied de nez à l’évasion. C’était pour lui indispensable d’avoir la tète dans les nuages, pour faire passer l’orage des mauvaises intentions, des gros, des gris, des gnons ! « Tu peux descendre maintenant, j’ai beaucoup de choses à te conter », dit Lisa à Loup (qui n’est déjà plus là !)

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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