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LISA DÉGOBILLA. PLUS RIEN DANS L’ESTOMAC

Posté par francesca7 le 5 août 2015

 

sang Un tout dernier sursaut, juste en bouquet final, le hoquet peu banal de la phase terminale, qui la force à cracher le petit cachotier : UNE PETITE GOUTTE-ENFANT UNE PERLE DE SANG.

Lisa observe et fixe son attention sur ce petit bout, qui gît, à plat sur le gazon… La sanguine souffle un peu, mais reprend vite ses esprits. Elle lui donnera son nom, et même l’objet de sa visite ! Lisa comprend que la goutte expulsée se prénomme : « L’ENNUI ». « Je suis l’ennui de siège et je coule dans tes veines !

J’étais là, prise au piège par tes peines qui sont vaines ! »

Lisa était tout ouïe : « Non pas celles du cœur, ni celles d’emprisonnement, mais celles de ton  » malheur  » qui te rongent lentement et pèsent comme un couvercle sur tes ressentiments : je veux parler de ton  » ENNUI « , Lisa, qui t’empêche de vivre. » « Mais moi, je n’y peux rien, si je m’ennuie tout le temps ? » dit-elle. « Si tout me lasse trop vite, si le matin me dit : aujourd’hui est pareil à demain qui le suit, qui m’ennuie, qui s’épuise, parce que tout est écrit ! » « Je m’ennuie ! Je m’ennuie ! Je m’ennuie ! » crie l’autiste, « je m’ennuie ! Je m’ennuie ! » dit la toute petite, qui en vomit des litres.

Une flaque opaque se répandait tout autour de Lisa. Dans une piscine d’hémoglobine, qui bientôt se meut en lac, douce COMPTINE CALIGULINE, Lisa se noie, l’humeur Caligula.

 

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

Publié dans LISA LOUP et le conteur | Pas de Commentaire »

LUCIFER PAR MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 5 août 2015

le titre

Tous sont éparpillés-séparés-solitaires, tous ont sousestimé l’emprise de : « LUCIFER ». ET DE CUEILLIR JOLI FRUIT MÛR, POUR LA BROYER EN CONFITURE.

Lisa est seule et entamée, la porte de l’église à laquelle elle s’est adossée est bel et bien close, mais néanmoins utile à l’enfant. Elle avait besoin d’une pause, pour respirer à nouveau (parce qu’elle a le cœur gros !) Quelle ne fut pas sa surprise quand elle se retrouva sur le postérieur : la porte qui s’est ouverte ??? Alors qu’elle est fermée ?… Personne à l’intérieur, pas de battements de chœurs… (Que l’odeur de l’encens qui soulage la petite, qui souffre depuis longtemps d’une drôle de sinusite.)

Alors, Lisa pénétre dans le lieu de culte, endroit qu’elle connaissait… puisqu’elle y dégustait l’hostie ! Histoire de faire comme ceux (qui nous affirment encore), que c’est, bien sûr, ici, le corps (celui d’un mort) : LE CORPS DU CHRIST.

« Il doit avoir bien mal, quand on lui mord le cou ! » pensait Lisa chaque fois qu’elle se mettait à genoux. « Hostia, ça veut dire VICTIME, en latin ! » ditelle tout fort, pour se donner la force. « C’est Mamie… qui me l’a dit… » Mais Lisa a compris… Elle sait que quelque chose d’étrange va se produire ; plus rien n’est comme avant dans cette église. Tous les cierges sont éteints, les bénitiers vidés de leur eau sanctifiée, tout est tout : chamboulé-mélangé-malaxé, un magma de papiers qui jonche sol mouillé.

« Des pages de la Bible ! » remarque la petite. Toutes sont éparpillées, c’est le Jugement dernier. Lisa se démène avec l’Invisible et, sentant sa présence maligne, se met à hurler, les yeux tout injectés : « Mais qu’est-ce que je t’ai fait, et qu’ai-je fait de mal ? Montre-toi ! Si tu es si malin ! » crie-t-elle pour cacher son chagrin.

MAIS LA BÊTE PERTURBATRICE SE PREND POUR UNE ARTISTE ! ET DE « GARBONISER » SON CHOIX : N’APPARAÎTRE QU’AUX ENDROITS OÙ L’ON NE L’ATTEND PAS.

L’obscurité du lieu n’a rien de réconfortant. Lisa tremble d’effroi, quand soudain : UNE LUMIÈRE DIVINE illumine le plafond et découvre des fresques, qui ouvrent l’horizon… Mais NON ! Lisa sait qu’il ne s’agit pas là d’une illumination, ni ne s’agit de FOI, puisqu’elle-même ne croit… (en tout cas pas comme ça). D’ailleurs, elle ne ressent aucune chaleur qui enveloppe son âme, plutôt un froid glacial qui annonce « l’ANIMAL » !

Et elle avait vu juste… Des éclairs se forment au-dessus de sa tête, manquant de peu de lui griller les yeux. Ce même froid glacial s’empare alors de l’édifice. (Elle avait vu cela dans un film :  » L’Exortriste  » ou quelque chose comme ça, et ça ne s’oublie pas !!!) « OÙ ES-TU ? » hurle l’enfant. « Montre-toi ! » reprendelle en pleurant. « Je suis à l’intérieur de toi, Lisa, je suis au fond de toi, au plus profond ancré, IL TE FAUT ME TUER ! » C’est donc une voix intérieure qui lui répondra, et non pas celle qu’elle suspectait ; et ce n’est ni la voix de Grand-Mère qui vient à son secours, ni la voix du conteur qui est grave-velours, mais celle de sa conscience… qui martèle son cerveau, et lui souffle « abondance » de 3 tout petits mots : « C’EST TON CHOIX, c’est ton choix, c’est ton choix ! jeune Lisa. »

« Que veut dire ce message ? Comment le décoder ? » sanglote-t-elle. « Tous mes amis sont partis et personne pour m’aider ?… » Lisa court au-dehors et s’effondre en pleurant. C’est alors qu’elle expulse de son corps enfantin toutes les déconfitures, tout le poids des chagrins qui s’étaient amoncelés pendant toutes ces années.

 

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

Publié dans LISA LOUP et le conteur | Pas de Commentaire »

 

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