LISA N’A PAS PEUR DE LA NUIT QUI EFFRAIE LES PETITS

Posté par francesca7 le 3 août 2015

 

Mais la NUIT sera différente cette fois-ci ! Parce qu’elle va profiter vilement d’un moment, d’une défaillance de l’enfant. Il y a de l’électricité dans l’air et les nerfs sont à vif ; Lisa est toute tendue comme l’arc de « Clupidon » …(ou à peu près ce nom). Seulement, pas de rencontre amoureuse qui point à l’horizon ! NON, plutôt « Sieur BELZÉBUTH (qu’on nomme aussi DÉMON). (Quelque chose qu’elle pressentait puisque son nez démangeait !)

La peur

Ses compagnons sont auprès d’elle, nul ne démentirait… Mais l’ennemi qui la guette a plus d’un tour dans son sac à épices, plus d’un jour dans sa vie de malices ! Il reconnaît tous les malheureux qui tentent de lui échapper en feignant d’être heureux, quand ils souffrent d’ennui. Et il s’amuse bien vite avec eux pour les amadouer, car :

IL SAIT LES YEUX QUI RIENT ET QUI MIMENT LA JOIE, MAIS IL SAIT AUSSI LES SOURIRES QUI SE FIXENT EN EFFROI. ET IL AIME EFFRAYER, C’EST LÀ SON MÉTIER !

Heureusement, l’église est à proximité et ils pourraient tous s’y planquer ?… (Mais la porte est fermée.) Ou peut-être là, dans le petit cimetière qui est derrière le presbytère ? Après tout, les pierres tombales sont cachettes merveilleuses pour tous les écureuils. (Lisa en avait vu des milliers qui jouaient à cache-cache.) « Pourquoi ne pas faire comme eux et frôler les cercueils, sans faire le moindre bruit, que personne ne se fâche ? » ose la petite. Personne ne sentait réellement le danger arriver. Sauf Lisa ! C’est ainsi que, de but en blanc, elle proposa à ses amis de longtemps de faire un tour chez les mangeurs de racines, les douze mille enterrés en doux col de VERMINE. « Pas question !!! » s’affole le ver.

« Moi, j’ai le mal de terre ! ET SANS MOI ! VOUS IREZ !!!!!!!. Vous entendez ???? Le jour où je dis oui, ce sera le jour J, et ce sera », dit le rampant, « les pieds devant… si je puis dire ! » « Mais qu’est-ce que ça peut faire ? » lui rétorque l’Araignée. « Tu es un ver de terre, pas un ver de salon ! Tu fais honte à tes frères qui nourrissent les poissons. Et même les vers qui grouillent sur les dépouilles se moqueront de toi, si tu es paltoquet. Tu n’as plus bien le choix », ironise l’arachnée. « Vexante tu es ! Et blessante avec moi, de surcroît ! » balance l’asticot, qui, là, est aux abois. « Il ne manquait que cela ! Puisque tout le monde se ligue contre moi, je fais fi de notre amitié et, désormais, ferai un ultime pied de nez à l’adage encombrant :  » L’union fait la force.  » Eh bien MOI, je lui dis : CROTTE ! À bon entendeur, salut ! »

LE CLIMAT SE DÉGRADE DE MINUTE EN SECONDE, ET PROMET POUR L’ÉQUIPE UNE CHUTE DE TENSION, UNE CHUTE DU MONDE !

Lapin Martin suit l’Araignée, qui, elle-même un peu outrée par le comportement navrant du ver rampant, décide de partir pour d’autres continents. Sans même dire « au revoir », ni « à bientôt », « je reviens tard ! ». Tout est cafard. Aussitôt dit, et pas d’espoir ! Tout ceci n’avait ni de fondements, ni aucun sens. (Un peu comme l’hystérie des filles de cinquante ans.) 1988-02-dL’Âne-Catin boude dans son coin, Lisa a sans doute été un peu dure avec lui… « C’est vrai ! » Mais s’il savait combien elle était triste de fui avoir parlé de la sorte ! Et elle se voudrait morte ! Il en serait probablement tout retourné de ne pouvoir lui pardonner. Mais il est ignorant et pas vraiment content… C’est ainsi. C’est aussi « l’idéal » chantier de vanité pour l’ENTITÉ, le MAL, d’avoir à sa portée une petite étoile, qui est bien mal en point, puisqu’elle est à cheval entre l’envie d’aimer et l’envie de crever.

 

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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