La veine artistique de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 août 2015

 
 
mylene-farmer-ouvOn ne devient pas artiste par hasard. 
On ne choisit pas ce chemin à part sans y avoir été initié. 
Ce germe qu’on porte en soi, comme une poussée impérieuse, 
encore faut-il qu’il croise la route d’un autre pour 
former une arborescence. 
Selon Lacan, « le moi se construit à l’image du semblable ».
 Le mieux, sans doute, est d’avoir pu trouver un modèle dans
 son entourage familial. 
C’est du côté de la branche paternelle
 que le tempérament artistique de Mylène s’enracine. 
Depuis sa jeunesse, Paul Albert Gautier,le grand-père,
 s’adonne à la sculpture sur bois et sur plâtre. 
Même s’il décède bien avant la naissance de sa petite-fille,
 celle-ci n’ignore pas qu’il avait aménagé un atelier 
d’artiste à Vanves, près de Paris, afin de donner libre cours à sa passion. 
Dans le clip de Plus grandir apparaît d’ailleurs l’une de ses œuvres,
 une vierge en plâtre, prêtée par son père pour l’occasion. 
En 2006, lorsqu’elle choisit de situer l’action du clip
 de Redonne-moi dans un atelier de sculpture, Mylène rend, d’une certaine façon,
 un nouvel hommage à ce grand-père qu’elle n’a pas connu. Elle avouera d’ailleurs 
avoir elle-même été attirée par cette discipline. 
« Plus jeune, j’ai pratiqué le modelage, la poterie. 
Le contact avec la terre est si particulier. »
 
                                                      ** 
Autre référent incontournable, la grand-mère Jeannette. 
Une femme de caractère, indépendante, très différente de Marguerite, qui semble
 ne vivre que pour ses quatre enfants. Depuis la mort de son mari, en 1953, 
Jeannette s’est installée avec la famille dans la maison de Pierrefonds. 
Une cohabitation pas toujours facile, notamment pour sa belle-fille qui a parfois
 le sentiment que Max lui échappe, pris dans les filets de sa mère comme un petit garçon docile.
 « Elle ne cessait de me disputer mon mari »,confiera-t-elle. Autoritaire, Jeannette exige 
le silence absolu lorsqu’elle s’installe au piano – elle a obtenu un premier prix au
 conservatoire de Marseille. C’est le père de Mylène qui, pour faire plaisir à sa maman,
 a fait installer l’instrument au milieu du salon. 
Lorsqu’elle joue, les enfants ont pour consigne de se taire. 
Il ne leur viendrait pas à l’idée, d’ailleurs, de contrarier leur grand-mère. 
Parfois, sa présence suffit à glacer l’atmosphère. 
Peut-être le goût profond de Mylène pour le silence vient-il de là... 
En tout cas, Jeannette semble avoir noué un contact privilégié avec la fillette, 
qui l’admire et la redoute à la fois. Toutes deux ont trouvé un singulier terrain d’entente :
 la visite des cimetières. Entre la mamie et sa petite-fille, s’instaure également 
une vraie correspondance. Alors qu’elle n’a rien d’une élève modèle, Mylène s’applique
 dès lors qu’il s’agit d’écrire à sa grand-mère. Elle forme bien ses lettres, veille
 à ne laisser aucune faute d’orthographe. Là, s’enracine sans doute le sentiment 
que l’écriture peut être un soulagement quand le contact avec l’autre s’avère difficile.
 « J’ai été très gentille, alors fais ce que tu as promis, emmène-moi au cimetière »,
 disent en substance les missives de Mylène. Au bas des pages, elle signe à l’américaine,
 avec des croix en guise de bisous.
 
                                                      ** 
Des années plus tard, la chanteuse a maintes fois évoqué le souvenir de sa mamie Jeannette. 
« Dimanche prochain, je t’emmènerai dans tel cimetière, m’écrivait-elle dans des lettres
 que j’ai conservées. Je l’envisageais sans angoisse, comme un cadeau à lui faire, 
une belle chose à partager. C’est avec elle que j’ai appris que ces endroits sont 
certes parfois tragiques, mais jamais sinistres45. » Pour la petite fille, les cimetières
 constituent une compagnie plutôt rassurante. On peut y contempler des curiosités architecturales,
 y comparer les stèles, y déchiffrer les hommages gravés dans le marbre. 
Bref, imaginer le destin de ces êtres dont l’existence semble coincée entre deux dates.
 Silencieux, ces lieux sont propices, sinon à la prière, du moins à la méditation. 
« J’arrive tout à fait à me recentrer dans un cimetière. » 
Décor privilégié de son enfance, les cimetières vont hanter l’imaginaire farmerien.
 Deux de ses clips, Plus grandir, à ses débuts, et Regrets, le duo avec Jean-Louis Murat,
 seront tournés dans ces endroits mortifères – le premier à Saint-Denis, le second à Budapest.
 Surtout, la scénographie du premier spectacle de Mylène, en 1989, sera entièrement 
conçue autour d’un cimetière. Après avoir interprété L’Horloge, la chanteuse s’engouffre
 même dans une tombe. Cette noirceur assumée classera d’emblée Mylène parmi 
les icônes « gothiques ». 
                                                    **
Rien de morbide, pourtant, dans cette passion pour les cimetières. 
Du plaisir, au contraire, une forme de communication avec cette grand-mère qui 
fascine Mylène. Mamie Jeannette se montre également très intéressée par les choses de l’art.
 « Elle adorait le théâtre et la peinture47. » À son contact, Mylène s’intéresse à la comédie.
 Certains soirs, alors que ses frères et sœur sont endormis, elle se rêve actrice. 
Une manière d’exorciser la peur des autres qui la bloque parfois. Quand elle s’imagine 
sur scène, ceux qui la paralysaient se mettent à l’écouter religieusement. 
C’est comme une revanche. Elle n’a plus à surmonter cet effort surhumain de briser la glace. 
Sa grand-mère lui montre également des reproductions de tableaux dans des livres lourds 
qu’elle feuillette comme des reliques. Elle lui apprend à distinguer les nuances infinies
 du ciel, le gris des nuages, les dégradés de vert qui donnent aux paysages leurs reliefs.
 
                                                    ** 
largeMylène n’a que quatorze ans quand Mamie Jeannette s’éteint, en 1975. 
Durant plusieurs semaines, elle se terre, inconsolable, 
dans un silence violent comme une colère sourde.
 Elle caresse parfois les touches du piano, devenu muet, mais aucune 
mélodie ne fait danser ses doigts. Impossible de tourner la page sans 
saisir le sens de tout ça. 
Cette femme lui a montré la voie. Elle savait se faire entendre et 
respecter. 
Surtout, elle a vécu sans rien sacrifier de ses passions. 
Mylène sent confusément qu’elle partage cette exigence avec sa Mamie. 
Elle non plus ne veut pas d’une existence tiède et convenue. 
Et puis, la disparition soudaine d’un être aimé renforce encore 
le sentiment d’urgence qu’éprouve l’adolescente : 
la vie n’attend pas, il faut la prendre à bras-le-corps, 
sans remettre au lendemain la moindre de ses envies. 
Dès cet instant, l’école lui semble
 un insupportable carcan. Mais il est trop tôt encore pour ruer dans les brancards. 
                                                    **
Même si tout est encore un peu flou, Mylène entend rester fidèle aux valeurs que lui
 a transmises sa grand-mère adorée. Par la suite, elle n’aura de cesse de rechercher 
la compagnie des artistes. Les seuls êtres avec lesquels elle peut partager ses angoisses
 sans se sentir exclue ou anormale. Les seuls qui soulageront le sentiment de solitude 
abyssale qui la ronge. Mais, surtout, elle veut elle-même devenir artiste. 
Dans quel domaine ? Il est trop tôt pour le dire. Elle aime dessiner, peindre, 
chanter aussi. Mais elle ne ressent aucune vocation précise. Juste l’envie de 
« devenir quelqu’un ». Comme un défi lancé à la mort.  
 
Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Mylène Farmer, une Fille manquée

Posté par francesca7 le 29 août 2015

 
 
Fille manquée« Dis, maman, pourquoi je suis pas un garçon ? » La question, 
dérangeante à souhait, introduit les  premières notes d’une de
 ses chansons les plus emblématiques, Sans contrefaçon. 
Pour l’occasion, la voix de Mylène est celle d’une fillette espiègle.  
Durant ses vacances d’été à La Garde-Freinet, en 1987, elle s’était
 amusée à faire son marché chez  les commerçants locaux, demandant
 quelques poireaux et autres pommes  de terre, comme si elle avait 
cinq ans. Des fous rires partagés avec  la photographe Elsa Trillat.
 Venue rejoindre son amie dans  une maison louée avec 
Laurent Boutonnat, elle a été le témoin de la  genèse de 
Sans contrefaçon.
  
     Au départ, les deux jeunes femmes écoutent en boucle Comme un 
garçon, un vieux tube de Sylvie  Vartan, dans la voiture d’Elsa.
 Et puis, Mylène se lance. 
Au bord de la piscine, armée d’un dictionnaire de rimes, 
elle griffonne dans la bonne humeur des mots en lettres 
majuscules sur une feuille de papier. 
Chaque fois, elle demande à son amie ce qu’elle pense de ses 
trouvailles. En deux heures, l’affaire est bouclée. 
Laurent Boutonnat est aux anges. Sans contrefaçon fera un carton. 
Et pas seulement
 parce que le thème de l’ambiguïté sexuelle, qu’il aborde, va comme un gant aux années 1980, 
durant lesquelles fleuriront le groupe Indochine et son apologie du « Troisième sexe ». 
Non, si Mylène triomphe avec ce titre, c’est parce qu’il correspond à un questionnement sincère.  
La chanteuse a grandi avec ce trouble en elle. Elle est loin d’être la seule : pour de nombreux
 adolescents, filles et garçons, la bipolarisation de l’espèce humaine en deux genres opposés n’a
 aucun sens. Comme Freud l’a constaté, chaque être peut abriter une part masculine et une part 
féminine. 
                                                     ** 
À l’âge où sa sœur Brigitte coiffe ses poupées, Mylène préfère jouer avec des soldats de plomb, 
seule, accroupie dans sa chambre. Les témoins de sa petite enfance canadienne en témoignent :
 Mylène est plus intrépide, plus insoumise aussi, que ses deux aînés. Ainsi, elle ose se rouler
 sur la pelouse même si ses parents le lui interdisent. Plus tard, à Ville-d’Avray, comme les 
garçons de son école, elle fabrique des pétards à l’aide de bouchons et de mèches. 
Puis elle les dépose devant les portes avant de sonner et d’aller se cacher pour observer la 
réaction des gens. « Je n’ai jamais aimé jouer à la poupée, à la dînette, dira-t-elle. 
J’ai toujours préféré la compagnie et les jeux des garçons. Je n’étais pas un garçon manqué, 
mais une fille manquée. » 
Une jolie formule qui dit bien tout le cheminement qui reste à accomplir pour que Mylène 
s’approprie ce sexe qui lui a pourtant été donné à la naissance. 
Se sent-elle, à l’époque, plus garçon que  fille ? En tout cas, elle cultive l’ambiguïté avec 
une indéniable délectation. « J’ai cette réflexion d’un gardien d’immeuble gravée dans 
ma mémoire. J’étais allée chercher le courrier. 
Il m’a demandé comment je m’appelais. J’ai dit : “Mylène”, et il m’a dit, très sérieusement : 
“C’est un beau prénom pour un petit garçon.”» 

Puisque les gens la prennent pour ce qu’elle n’est pas, Mylène va en jouer jusqu’à créer 
la confusion. Sa voix est grave, ses cheveux sont courts. Afin que l’illusion soit totale, 
il ne lui reste, comme elle le chante, qu’à glisser un mouchoir dans son pantalon, 
« pour voir ce que ça fait ». 
Et l’adolescente n’est pas déçue des réactions ! Elle s’étourdit de ses provocations, 
sans doute  pour mieux masquer sa détresse. Car, derrière ces jeux avec son identité, 
un véritable malaise l’étreint. 
« Je pensais être entre deux sexes. Je ne l’expliquais pas, c’était comme ça : j’étais
 quelqu’un d’indéfini. Mon comportement était celui d’une excentrique. 
Je refusais le carcan imposé par les normes attribuées à chacun des deux sexes. 
C’était un état de révolte, certainement révoltant aussi pour mon entourage. » 
                                                    **
 
En famille, le climat est à l’orage. C’est avec sa mère que les tensions sont les plus lourdes. 
Marguerite est une femme coquette qui s’efforce de toujours s’habiller avec goût : 
elle ne comprend pas l’attitude rebelle de sa cadette. Pourquoi n’est-elle pas délicate 
et féminine comme Brigitte,  son aînée ? 
En outre, elle se montre agacée par les frasques de Mylène. Elle veut pouvoir partager
 son affection équitablement entre ses quatre enfants, refuse que l’une de ses filles 
tire la couverture à elle.
 Se comporter comme un garçon, n’est-ce pas encore une manière pour Mylène de faire
 son intéressante ? 
Max, son père, semble moins inquiet. Sa fille a toujours su comment s’y prendre pour obtenir
 de lui ce qu’elle voulait. Un sourire charmeur, et le voilà qui cède. Depuis toujours, 
ces deux-là se comprennent souvent à demi-mot, d’un regard. Sans doute Max pense-t-il que
 cette révolte n’est 
que passagère... 
Bien sûr, durant cette période tourmentée, Mylène n’est pas à l’abri du fameux complexe 
œdipien décrit par Freud. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si le clip de 
Tristana, des années  plus tard, reproduira de manière symbolique, en revisitant l’histoire
 de Blanche-Neige, le trio formé par l’adolescente et ses deux parents. Selon Bruno Bettelheim,
 à qui l’on doit une passionnante Psychanalyse des contes de fées , Blanche-Neige met en scène 
la rivalité entre la mère et sa fille au moment de la puberté. Plus belle, la jeune femme
 renvoie à son aînée l’image  de la mort, ce qu’elle ne peut supporter. D’où l’idée de la 
faire disparaître pour demeurer le seul objet de désir aux yeux du père. 
C’est donc l’attirance inconsciente de la fille pour son 
géniteur qui provoque la colère de la mère.  
mylène fille manquéeDifficile pour une adolescente de prendre pour modèle une maman 
avec laquelle elle partage si peu 
de points communs. Mylène préfère admirer ce père à qui elle 
ressemble de plus en plus. Or, pour 
devenir adulte, il importe de s’identifier au parent du même sexe. 
Mylène se retrouve donc dans 
une impasse qui ne va aucunement simplifier son apprentissage 
sentimental. « Plutôt que des amours, j’ai eu des intimités 
intellectuelles avec des garçons, des relations platoniques,
 évidemment. 
Ce qui n’était pas le cas de mes copines. Elles avaient plein 
d’aventures et, bizarrement, j’en ai souffert. 
Quelque part, je jalousais leur succès auprès des 
garçons. J’avais trop d’appréhension 
pour franchir le pas. Je trouvais les autres filles tellement
 plus belles que moi! » 
                                                    ** 
Alors qu’elle éprouvait auparavant un plaisir non feint à brouiller les repères en se grimant
 en garçon, Mylène ressent à présent un malaise diffus. C’est la contrepartie de ce jeu 
dangereux autour de l’identité sexuelle : désormais, sa difficulté à devenir une femme 
génère de la souffrance.
 Et même de l’envie, car l’adolescente se demande ce que les autres ont de plus qu’elle. 
Comment s’y prennent-elles pour attirer les garçons ? Quand elle se regarde dans le miroir,
 elle  rêve de posséder ces formes qui, soudain, rendent si attirantes les filles de son âge. 
Mais à quoi bon les jalouser ? De toute façon, Mylène ne ressent pas encore l’appel du désir. 
Il est enfoui, verrouillé. Pour vivre ses premiers émois, il faudra qu’elle soit prête. 
L’heure n’est pas venue. D’où la gêne qu’elle éprouve lorsqu’elle se rend dans les « boums ».
 Mal dans sa peau, elle passe son temps assise à refaire le monde avec un garçon qui n’aura, 
de toute façon, pas le privilège de l’embrasser. 
« À cette période, l’ado est travaillé par la bisexualité, explique Maryse Vaillant, psychologue 
clinicienne. C’est un passage obligé pour tout être humain et un moment trouble, difficile
 à vivre, qu’il préfère cacher. 
Il se rend compte aussi qu’il sera toute sa vie assigné à un seul sexe. 
Mylène met en scène son rêve inaccessible : l’androgynie. c’est la complétude narcissique dont 
parle Freud, un idéal fondamental de perfection qui contient tout à la fois : 
le mâle, la femelle,  le début, la fin. L’androgyne est immortel. »
 
                                                     ** 
Avoir les deux sexes et ne jamais mourir. Deux fantasmes qui se répondent et se complètent, 
dessinant un idéal hors de portée pour l’être humain, nécessairement assigné à un genre et 
condamné à mourir. Mais il ne suffit pas de savoir pour cesser d’espérer : la thématique de 
l’androgynie parcourt l’œuvre farmerienne de part en part. 
Les images des clips en disent d’ailleurs aussi long que les textes des chansons. La marionnette
 de Sans contrefaçon est un garçon qui s’anime sous les traits d’une femme. Libertine est une 
femme qui se comporte et s’habille comme un homme. Cheveux courts et pantalon, le personnage de
 Désenchantée est parfaitement asexué. Ce n’est qu’après 1995 que Mylène va se muer en femme 
fatale, quittant peu à peu les oripeaux d’une ambiguïté sexuelle qui aura toutefois posé le socle
 de son succès. C’est d’abord parce qu’elle a conservé intacte cette révolte face à la séparation
 du monde en deux sexes que tant d’adolescents se sont reconnus en elle.
  
Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Conte philosophique illustré par… Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 août 2015

Michel Onfray : 

le philosophe publiera en novembre un conte philosophique illustré par la chanteuse la plus secrète de France.

Etoile Polaire

Pour tout savoir de Michel Onfray, c’est simple : suivez son compte Twitter ! Sa dernière révélation en date, cette semaine, aura été la couverture de L’Étoile polaire, un conte philosophique à paraître en novembre prochain. Jusque-là, rien que de bien logique. Mais le philosophe et essayiste précise au passage l’identité de l’illustratrice : une certaine Mylène Farmer.

 

Sans titre

Un « teasing » parfaitement réussi, à quelques jours du premier passage radio de « Constellations », un duo inédit de la mystérieuse et sulfureuse chanteuse avec Sting. Michel Onfray, qui avait déjà confié dans une interview ne pas être insensible à sa « voix extraordinaire », sa « sensualité », sa « volupté », sa « poésie contemporaine », avait fait allusion à cette collaboration lors de son passage au Petit Journal, juste avant l’été.

PAR 

 

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Mylène Farmer : découvrez son duo

Posté par francesca7 le 28 août 2015

Annoncé, souvent à tort depuis plusieurs semaines, le nouveau single de Mylène Farmer est disponible aujourd’hui sur les plateformes de téléchargement.  »Stolen Car », produit par le DJ français The Avener, est un duo avec Sting écrit en français et en anglais. Le clip est réalisé par Bruno Aveillan. Photographe, plasticien et réalisateur, Aveillan signe également la pochette du disque. C’est la troisième collaboration entre les deux artistes après « Dégénération » et « Si j’avais au moins ».

« Stolen Car » est le prélude à un album que la chanteuse sortira chez Polydor au mois de novembre. Aucun concert ni tournée ne sont prévus cette année. L’automne de Mylène Farmer sera néanmoins chargé, car elle illustre également L’Étoile polaire, un livre de Michel Onfray qui paraîtra début novembre aux éditions Grasset. Le philosophe avait à deux reprises, sur Radio Classique et dans Le Petit Journal de Canal+, dit tout le respect qu’il portait à l’interprète de « Génération désenchantée ». Alertée, celle-ci a remercié son admirateur, qui lui a proposé de prendre le pinceau pour donner des couleurs à ce conte philosophique.

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Article Lepoint.fr

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LA TIMIDITE MALADIVE DE MYLENE

Posté par francesca7 le 26 août 2015

 

 
2000-ClaudeUne enfilade de couloirs où même les pas feutrés résonnent. 

Une odeur d’éther qui vous prend à la gorge. Des chambres glacées, des lits étroits,
 des brancards qui vont et viennent dans les ascenseurs. 
Chaque dimanche, elle est fidèle au rendez-vous. Au départ, Mylène accompagnait
 d’autres élèves de son âge après les cours de catéchisme. 
Et puis, depuis plusieurs semaines, elle y vient seule. 
Elle préfère s’y rendre loin du regard des autres. 
Chaque dimanche, « pour échapper à l’ennui », dit-elle, elle visite les enfants
 malades à l’hôpital de Garches. Certains, victimes d’accidents de la route, 
sont paralysés. D’autres souffrent de maladies génétiques. Elle a quatorze ans. 
Voilà un souvenir, une fois n’est pas coutume, qui demeure indélébile. 
Mylène l’a évoqué maintes fois, et y revient sans cesse, comme un épisode
 marquant de son enfance à Ville-d’Avray. « Un électrochoc », dit-elle. 
« Une clé », même, pour comprendre qui elle est. 
 
Avant de préciser : « S’occuper d’enfants tétraplégiques, c’est insupportable
 pour quelqu’un qui marche. » Révoltée devant le spectacle de la maladie, 
l’adolescente ressent une forme de culpabilité, qui s’ajoute au chagrin. 
Impuissante devant ces drames souvent irrémédiables, elle se force à sourire,
 à s’ouvrir à ces enfants qui ont le même âge qu’elle. 
« J’essayais de communiquer avec eux, de jouer, de leur apporter quelque chose.
 C’est quelque chose qui vous marque fatalement à vie. Ça rend triste, définitivement. »
 Pour passer autant de temps auprès de ces êtres que la vie a diminués, 
il faut éprouver une immense solitude. 
Surtout, il faut se sentir soi-même différent de la multitude. 
Le handicap n’est pas nécessairement une catégorie répertoriée par un diagnostic médical.  
 
Il peut être vécu de l’intérieur, comme une fêlure qui vous rend inapte à une
 existence sociale normale. Baudelaire l’a bien montré dans son poème L’Albatros.
 « Ses ailes de géant l’empêchent de marcher », écrit-il à propos du poète, 
moqué par ses frères humains parce qu’il semble incapable de trouver 
sa place dans leur communauté. Pour Mylène, partager des moments 
intenses avec ces enfants n’a rien d’une sinécure.  
Pourtant, la jeune fille y trouve son compte. Elle échappe à l’ambiance familiale,
 où elle se sent souvent incomprise. 
À leur contact, surtout, elle trouve un sens à ce mal-être sourd qui grandit 
depuis que sa famille a quitté le Canada. C’est cette proximité avec l’autisme 
qui permettra à Mylène d’incarner avec tant de crédibilité Catherine, l’héroïne 
de Giorgino. Pour se préparer au rôle, elle visitera d’ailleurs à nouveau un
 hôpital psychiatrique. « Je suis fascinée, confiera-t-elle, par les enfants autistes.
 Par le mystère qu’ils gardent, leur incapacité à communiquer. » 
                                                     **
 
     Dans ces derniers mots, tout est dit, ou presque. Si l’adolescente se sent 
différente, c’est parce qu’elle se vit comme emmurée en elle-même.  
« Je suis constamment gênée par le regard des autres depuis que je suis toute petite»,
 avoue-t-elle. Une timidité maladive, voilà son infirmité. Trait de caractère qui
 la rapproche de son père, un homme du genre réservé, y compris dans le travail, 
si l’on en croit ses collègues de l’époque canadienne. Elle n’y peut rien : dès 
qu’un inconnu pénètre dans la maison de Ville- d’Avray, elle devient muette comme une carpe. 
Incapable de s’ouvrir, elle baisse les yeux et ne décroche pas un mot.  
Tous ceux qui, plus tard, ont croisé un jour la route de Mylène ont été frappés 
par cette timidité extrême. Sophie Tellier, la célèbre rivale de Libertine dans 
le clip et sur scène, en témoigne. « Elle est très renfermée. Lorsqu’il y a plus
 de deux personnes autour d’elle, elle ne parle pas. » 
 mylene-farmer-photo-facebook« Face aux gens, elle semble être totalement démunie, sans défense, comme si elle
 n’avait pas de cuirasse27 », m’explique la photographe Elsa Trillat. Christophe Mourthé,
 qui a réalisé quelques-uns des clichés les plus glamours de la chanteuse entre 1986 
et 1988, me raconte :  
« Quand nous marchions ensemble tous les deux dans la rue, elle était toujours 
du côté du mur, comme s’il lui fallait un rempart pour être protégée des autres. »
 Philippe Séguy, le premier biographe officiel de la star, relate comment Mylène 
s’est présentée à lui au premier rendez-vous. « Elle baissait les yeux, m’a tendu
 la main, n’a fait que pincer la mienne, offrant un sourire aussitôt ravalé de 
petite fille intimidée. » 
                                                     **
 
Un tempérament qui constitue un obstacle majeur pour sa carrière. 
À ses débuts, elle est tellement réservée qu’il est impensable, pour Jérôme Dahan,
 qui a cosigné Maman a tort avec Laurent Boutonnat, d’envisager pour elle une 
carrière tonitruante à la Jeanne Mas. Lui, songe davantage à un créneau plus 
discret à la Françoise Hardy. « Chez ma mère, où il y avait une grande pièce avec un piano,
 on répétait la mise en scène des morceaux. Mylène avait du mal à appréhender tout cela,
 et on devait, Laurent et moi, lui apprendre les chorégraphies. Elle n’avait pas du tout
 de vision, de conscience de son corps. » 
Bertrand Le Page, son premier manager, m’a également confié son désarroi devant 
une artiste aussi peu extravertie. « Ce n’était pas dans sa nature, il a fallu 
qu’elle travaille dur pour sortir quelque chose d’elle-même. Je mettais la chanson,
 je montais le son à fond et je lui disais : “Vas-y, montre-moi ce que tu sais faire.” 
Mais ce n’était pas du tout concluant. » 
C’est là que Sophie Tellier va jouer un rôle déterminant. Danseuse professionnelle
 proche de Redha, créateur de ballets cultes dans les années 1980, elle devient la
 chorégraphe personnelle de Mylène. Il lui faut d’abord rompre cette gangue qui 
emprisonne le corps de son élève. Patiente, Sophie se rend tous les jours au domicile
 de la chanteuse et gagne sa confiance en la faisant rire. Peu à peu, elle parvient à
 trouver les mouvements de bras, de jambes et de tête qui lui sont naturels. 
Avec un professeur aussi doué, les résultats sont spectaculaires. 
Malgré tout, lorsqu’on revoit les sauts de cabri de Mylène chantant Libertine sur le
 petit écran, on ne peut s’empêcher d’y déceler une raideur encore maladroite. 
Une telle exubérance force sans doute à l’excès son côté introverti. Plus tard,
 à mesure qu’elle trouvera des gestuelles plus adaptées à son véritable caractère,
 une indéniable grâce se dégagera des tableaux de certaines chansons comme Désenchantée
 ou L’Âme-Stram-Gram. Mais cette aisance inattendue, gagnée à la sueur de son front, 
ne changera rien à la nature profonde de Mylène.
                                                      **
 
Pour tous ceux qui ont partagé des moments forts avec la chanteuse, en tout cas, 
cette réserve extrême, loin d’être rebutante, s’impose comme un charme supplémentaire.
 « Elle en use et en abuse, mais elle le fait tellement bien que tout le monde est 
amoureux d’elle », explique Christian Padovan, bassiste sur la première tournée en 1989. 
 La chanteuse Marie Laforêt, dont Mylène reprendra sur scène Je voudrais tant que tu 
comprennes, n’est pas insensible non plus à la séduction qui se dégage d’une nature 
aussi effarouchée. « Je me suis retrouvée deux fois en interview avec elle, raconte-t-elle. 
Elle était quasiment muette, si bien que je me sentais obligée de meubler un peu. 
Elle était infiniment touchante : elle avait l’air d’un oiseau tombé du nid. » 
 
Des années plus tard, cette timidité semble s’être encore aggravée, si l’on en croit 
Mylène elle-même : sa cruelle absence médiatique, y compris au moment de promouvoir 
ses albums, serait la conséquence de cette appréhension ancrée en elle. 
En décembre 2005, ce n’est que sur l’insistance de sa maison de disques et de ses fans
 qu’elle consent à accorder une interview à Thierry Demaizière, dans le cadre de l’émission 
« Sept à huit » sur TF1. Un moment terrifiant pour elle. « Je vous dois une semaine 
et demie d’insomnie et un presque ulcère », dit-elle en préambule avec ironie. 
Quant au journaliste, qui n’a pas pu rencontrer l’artiste auparavant, il confiera après coup : 
 « Elle tremblait à la fin de l’entretien. Elle souffrait vraiment. 
1996-08-a» On la retrouve encore superbe et tétanisée, les cheveux défaits en cascade,
 le 12 décembre 2006, face à Patrick Poivre d’Arvor, dans le 20 heures de TF1,
 où elle vient annoncer la sortie de son DVD live. Sourire crispé, rires nerveux 
émaillent cette interview aux allures de séance de torture. 
Le regard de l’autre, d’autant plus acide lorsqu’une caméra la filme, semble aussi
 difficile à accepter qu’à l’époque où Mylène était petite fille. Seule la scène lui
 permet de dépasser cette angoisse. Il lui faut se sentir démesurément aimée, 
submergée d’un amour XXL, pour offrir au public ses trésors les plus intimes.
 
Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Mylène et les Thérapies racontées

Posté par francesca7 le 26 août 2015

 

image-40À quoi bon entreprendre une thérapie si c’est pour rouvrir des plaies enfouies ? 
Voilà pourquoi, sans doute, Mylène n’a jamais cédé à la tentation du divan. 
Elle s’en est expliquée. « On ne guérit jamais de son enfance. 
On peut analyser, prendre un peu de distance, pardonner. Les émotions demeurent. 
Enfouies mais entières. J’ai parfois rêvé de revivre sous hypnose, 
ou à l’occasion d’une psychanalyse, ces moments forts qui m’ont marquée.
 Pour retrouver à l’état brut l’intensité émotionnelle d’alors. 
J’ai hésité. J’hésite encore. Par peur peut-être. 
Par crainte aussi d’y perdre ma créativité. » 

Et pourtant, au détour d’une chanson, Redonne-moi, Mylène caresse l’idée
 d’émerger de ce grand trou noir. Alors qu’elle s’enfonce dans la souffrance,
 une voix amie lui murmure combien il pourrait être salutaire de
 « retrouver une trace de soi ». 
À quoi ressemblent donc ces souvenirs interdits et comme prisonniers sous la glace ?
 « Peut-être sève ? Peut-être fièvre ? », fredonne Mylène, désemparée, comme 
si elle ignorait absolument tout de son passé... 
 
Si sa mémoire demeure aussi imprécise, c’est aussi parce que l’enfance de Mylène
 n’appartient pas tout à fait au passé. « Il y a une grande part d’enfance en moi.
 Peut-être que je ne dois pas la quitter. » 
Toujours en contact avec la petite fille qu’elle fut, la star se félicite même
 de ne pas être « une grande personne » parce que « ça ne comporte aucun intérêt ».
 Si l’enfance reste aussi vivante dans son présent, on comprend qu’elle ne puisse
 faire l’objet de réminiscences. Comment pourrait-on prétendre cueillir des 
souvenirs alors qu’il n’existe aucune cloison étanche avec ce passé ? 
Pour tout cela, et pour d’autres raisons encore, Mylène est devenue une immense star.
 Loin d’être des handicaps, ces zones d’ombre  ont d’ailleurs largement contribué 
à sa reconnaissance publique. Quand la neige fond, tout semble sale et gris. 
L’éclat du blanc fait place à des paysages peu séduisants. mylène7

Mieux vaut sans doute alors garder l’image de la plaine enneigée.
 Comme une tache de lumière qui embellit la vie.
 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Nouvel album de Mylène Farmer en décembre 2015

Posté par francesca7 le 25 août 2015

avant que minuit ne vienneSelon Paris Match et  Pure Charts son dixième album 

Si le plus grand mystère entoure encore la sortie du dixième album de Mylène Farmer, les premières informations et rumeurs commencent à circuler. Selon les informations de Paris Match, l’opus de la chanteuse rousse préférée des Français sortira au mois de décembre 2015, exactement trois ans après « Monkey Me », son dernier album écoulé à près de 400.000 exemplaires. En revanche, aucune tournée ne serait prévue pour 2016, malgré le plébiscite de sa précédente tournée « Timeless 2013″, avec plus de 450.000 spectateurs réunis dans les plus grandes salles de concerts du pays.
Le premier single dévoilé en octobre

Selon nos informations, la star serait d’ores et déjà en pourparlers pour se rendre à Cannes à l’occasion de la 17ème édition des NRJ Music Awards, qui aura lieu le 7 novembre 2015. Une participation qui laisse penser que le premier single de la chanteuse devrait être interprété dans la soirée et dévoilé quelques jours avant, à la fin du mois d’octobre. La chanteuse âgée de 53 ans est une habituée de la cérémonie de TF1 puisque depuis son lancement en 2000, elle a remporté neuf prix, ce qui en fait l’une des artistes les plus primées de l’histoire des NRJ Music Awards.

Une nouvelle équipe

648x415_mylene-farmer-cotes-sting-projet-constellations-2015 - CopieSi la préparation de l’album a pris autant de temps, c’est que l’interprète de « California » a dû aller à la recherche de nouveaux collaborateurs. Muse a un temps été envisagé pour poser sa patte sur l’album, mais la bande de Matthew Bellamy avait démenti l’information lors d’une interview accordée à Pure Charts. Son pygmalion de toujours Laurent Boutonnat ne devrait pas non plus apparaître aux crédits de nouvel album, occupé par d’autres projets. De qui s’est-elle entourée pour ce dixième album ? Le mystère reste entier.

Mylène Farmer a fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps. Après avoir publié un livre de photos « Fragile », fruit d’une rencontre avec l’artiste Sylvie Lancrenon et qui a donné lieu à une exposition, la star était aussi à l’honneur de l’exposition consacrée à Jean-Paul Gauthier où ses tenues de scènes les plus emblématiques ont été présentées au public.

article de Matthieu RENARD

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-98307.html#GSd4RipQWMIYksDf.99

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Constellations 2015 : duo Mylène et Sting

Posté par francesca7 le 25 août 2015

 

une photo publiée par le label Polydor, accompagnée de la date du 28 août 2015. Le nom Constellations a également été dévoilé, sans que l’on sache s’il désigne le fameux morceau ou l’album entier.

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A l’heure où tout circule librement sur Internet et où plus rien n’est secret, la chanteuse française est parvenue à maintenir l’embargo sur son 10ème et nouvel album. Rien ou presque n’aura filtré jusqu’au dernier moment. Les rumeurs allaient bon train, pourtant : le retrait annoncé de Laurent Boutonnat, des titres enregistrés à Londres avec le groupe Muse, un premier single composé par Yvan Cassar (dont les propos élogieux à l’endroit de Mylène ont fait le tour des forums au mois d’avril 2015)…

Finalement, c’est la Fnac, puis Pascal Nègre lui-même – patron d’Universal Music – qui ont dévoilé la première information : le nouvel opus de la star sortira avant la fin de l’année 2015, soit près de trois ans après Monkey Me (2012), certifié disque de diamant en France en seulement un mois. 

Le 18 août, Polydor créé l’effervescence sur les réseaux sociaux en annonçant le titre Constellationsla date du 28 août et en dirigeant les internautes vers le site www.mylenefarmer-constellations2015.com sur lequel figure une photo de Mylène, enlacée par le chanteur Sting ! Les fans de l’icône rousse sont bien sûr aux anges et se perdent en conjectures. D’aucuns déclarent déjà qu’il s’agirait d’un album constitué entièrement de duos…

En savoir plus sur http://www.evous.fr/Mylene-Farmer-Constellations-2015-duo-Sting,1188623.html#cbfoSuckLR21mqAJ.99

 

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MYLENE Un single ? Constellations 2015

Posté par francesca7 le 23 août 2015

est-il le nom de l’album ou d’un projet plus vaste ? Combien de titres va chanter Sting ? Et quel rôle a-t-il dans tout le processus de création de ce dixième opus ? Tant de questions, si peu de réponses. 

Si les annonces précédentes autour des collaborations de Mylène Farmer avec des artistes internationaux tels que Muse ne s’étaient pas concrétisées, il semblerait que celle avec Sting ait abouti. La chanteuse prépare son dixième album, comme l’avait confirmé Pascal Nègre au début du mois d’août sur Twitter.

Et soudain, le 18 août 2015, la maison de disques de l’artiste poste un message énigmatique :

Sans titre

Blottis l’un contre l’autre, Mylène et Sting (qui s’est laissé pousser la barbe et arbore un poil bien plus foncé que le blond qu’on lui connaissait) prennent la pose devant un cahier de partitions. Mais les deux stars n’en disent pas plus sur leur collaboration. S’agit-il d’un single? D’un album entier? De reprises de Police et de Sting par Mylène Farmer? Il faudra visiblement attendre fin août pour lever ce mystère.

En travaillant avec Sting, Mylène Farmer signe en tout cas son onzième duo après des morceaux aux côtés de Jean-Louis Murat, Moby, Seal, Ben Harper ou encore Gary Jules.

Si Constellations 2015 est bien un album, il s’agira du 10ème de Mylène Farmer. 

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Un combat secret de mylène

Posté par francesca7 le 23 août 2015

 

Si certaines personnalités étalent leur engagement en faveur du bien-être animal dans les médias, Mylène Farmer préfère agir en silence.

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Les confrères du magazine VSD rapportent dans leur nouveau numéro que la chanteuse n’hésite jamais avant d’améliorer le sort des animaux. Dans la nuit du 2 au 3 mai 2009, Mylène Farmer se produisait à Nice sous le regard de Pascal Nègre (patron d’Universal), Jean-Paul Gaultier, à l’origine de l’une de ses tenues de scène et du maire de la ville, Christian Estrosi, pour lancer le coup d’envoi de sa tournée. A la suite de sa prestation au Palais Nikaïa, Mylène Farmer s’est rendue « en petit comité » dans un restaurant pour se restaurer.

Dès son arrivée dans l’établissement, la chanteuse a immédiatement remarqué un vivier de homards vivants. « Ils vont être mangés ? » demandait-elle, très inquiète, avant de proposer au restaurant de leur acheter ces petites bêtes afin de les sauver. Quelques heures après, à 2 heures du matin, Mylène Farmer a traversé la promenade des Anglais « pour rendre leur liberté à une dizaine de crustacés bleus » rapporte le magazine VSD, ironisant sur le fait que la star n’est « même pas végétarienne ». 

Une jolie anecdote qui devrait sans aucun doute augmenter l’effervescence autour du grand retour de Mylène Farmer.

Cette semaine, on apprenait que la chanteuse reviendra le 28 août 2015 prochain avec Constellations, un titre en duo avec Sting, avant de dévoiler un nouvel album à la fin de l’année.

Source : http://www.closermag.fr/people

 

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De l’inconvénient d’être née

Posté par francesca7 le 22 août 2015

 

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Certains n’ont pas choisi de naître. Ils ne ressentent pas, 
au fond d’eux, ce souffle 
qui bouscule tout, chasse les nuages et vous pousse 
toujours vers la lumière. 
Ils traversent l’existence comme des fantômes, promenant leur 
souffrance comme un fardeau greffé dans leur dos. 
Parfois, ils ont besoin de se pincer très fort 
pour se rappeler à eux-mêmes qu’ils sont vivants. 
Ils ne parviennent pas à aller de l’avant sans être 
paralysés de questionnements. Ils ne sont pas suicidaires,
 non, ni forcément morbides. 
 
Simplement sceptiques. Pourquoi sont-ils nés ? 
Est-ce le fruit  du seul hasard ? 
Leur existence a-t-elle bien un sens ?
 
Autant de doutes qui ne les laissent jamais en paix. Jusqu’à leur dernier soupir, 
il leur faut apprendre à apprivoiser leurs peurs, ne plus redouter la tombée du 
jour comme la promesse d’une nouvelle insomnie.
 
Mylène est de ceux-là. Elle aime à citer un mot de Samuel Beckett qui, dit-elle,
 l’accompagne depuis des années : « Ma naissance fut ma perte. » 

Le 12 septembre 1961, pourtant, c’est un magnifique bébé qui vient au monde à 
l’hôpital du Sacré-Cœur de Pierrefonds. Il est 5 heures 17 quand Mylène voit le jour,
 ce qui lui donne une configuration astrale singulière, Vierge ascendant Vierge. 
Marguerite, sa mère, a déjà donné la vie à deux autres enfants, Brigitte, en 1959, 
et Jean-Loup, en 1960. Pour cette femme de trente-sept ans à la silhouette gracile, 
la naissance de Mylène marque la fin d’un cycle. 

D’ailleurs, alors que les trois premiers enfants se suivent à une cadence rapide, 
le petit dernier, Michel, ne pointera le bout de son nez que huit ans plus tard. 
Une pause semble donc avoir été nécessaire avant d’agrandir encore la famille.
 
Mylène n’ignore rien des circonstances de sa venue au monde. La photographe Elsa Trillat,
 qui a eu des contacts privilégiés avec la famille Gautier en 1987, en témoigne.
 « Une fois, sa mère a fait une projection de photos de famille. J’ai vu Mylène bébé,
 elle était bien costaude. Ravie, elle s’est tournée vers moi et m’a dit : “Tu vois, 
quand je suis née, j’ai déchiré les entrailles de ma mère 8.” » Formule lapidaire qui
 dénote l’humour décapant de la chanteuse. Provocation, aussi, adressée à sa génitrice,
 comme si une rivalité fantasmée avait pu s’instaurer dès l’origine entre les deux femmes.
 Comme si, entre le bébé qui se bat pour naître, et sa maman, se jouait une lutte à mort,
 au terme de laquelle l’un des deux pouvait éventuellement disparaître...
 
                                                   1987-16-a
 
     « Je suis née en colère », affirme Mylène. Un sentiment qui ne la quittera pas, 
signant sans doute une forme d’insoumission dans son tempérament. Surtout, cette colère
 va s’avérer très productive : elle sera le carburant de son expression artistique. 
Bien plus tard, la chanteuse évoquera un cauchemar récurrent qui la poursuit, et dans
 lequel son inconscient revisite cette scène archaïque. « Un lit immense, des draps blancs. 
J’y suis blottie en position du fœtus. Devant moi, un énorme cordon ombilical, 
vraiment énorme...
 
Il m’incombe de le couper. Comment ? Avec les dents ? Je ne suis qu’une enfant. » 
Détresse d’un être qui, malgré ses appels au secours désespérés, doit apprendre à se 
débrouiller seul. À bien des égards, ce mauvais rêve est révélateur d’une obsession 
qui va hanter l’œuvre farmerienne : cette solitude existentielle qu’elle chantera 
sur tous les tons.

 De constitution fragile, Marguerite doit se ménager. Une amie de la famille Gautier,
 Bertha Dufresne, évoque également ses problèmes de dos. Bricoleur, Max Gautier fait 
son possible pour que son épouse puisse s’occuper des trois enfants dans les 
meilleures conditions.  « Dans la salle de bains, il avait installé une planche 
amovible qui permettait à Marguerite de réaliser la toilette de Mylène en évitant 
de se pencher trop en avant au-dessus de la baignoire, car son dos la faisait parfois 
souffrir. »
 
 Entre ce bébé robuste qui, très tôt, semble jauger les êtres, et cette maman 
ralentie par la fatigue, une forme d’incompréhension va s’installer.
 
Mylène ignore encore pourquoi elle ressent cette colère sourde. 
À mesure qu’elle grandit, que son corps s’affine, que son regard sur le monde 
s’intensifie, tout va s’éclairer. Impossible de savoir à quel moment le déclic
 se produit. Toujours est-il que cette découverte va marquer son existence à jamais :
 la fillette prend conscience de sa finitude. Ce que la vie a de révoltant, c’est 
qu’elle s’achève dans la mort. Rien ne dure, nous ne sommes que de passage. 
Comment ne pas éprouver une immense rage face à cette cruelle évidence que le monde
 adulte semble vouloir cacher aux enfants ? Un choc terrible, qui résonne comme 
la fin d’une certaine innocence. « Le fait d’être mortelle est quelque chose 
d’insupportable, dit-elle. Je porte ce fardeau avec moi. »
 
                                                     **
 
      Il lui faut vivre avec cette vérité indépassable, qui ne la réconcilie 
nullement avec sa mère. Car en lui donnant la vie, celle-ci l’a condamnée à 
mourir par la même occasion. Est-ce un hasard si la première chanson de Mylène 
s’intitule Maman a tort ? À l’époque, Marguerite semble dubitative sur le succès 
du 45 tours. Sans doute ne croit-elle pas, à l’époque, aux chances de réussite de 
cette enfant qui lui semble si peu conciliante. Au fond, la comptine dit surtout 
le refus de la fille de s’identifier à la figure maternelle.
 
Lors de son premier spectacle, en 1989, Mylène mettra d’ailleurs en scène une 
dispute avec sa mère, interprétée par Carole Fredericks, sur le thème :
 « Tu n’es pas ma mère et je ne serai jamais ta fille. » Un clin d’œil aux conflits 
qui ont émaillé les rapports entre les deux femmes. 
 
Donner la vie, c’est donner la mort. Le clip de Sans contrefaçon illustre 
bien ce paradoxe. La marionnette de bois ne devient vivante qu’au contact de 
la figure maternelle, incarnée par Zouc ; son regard plein d’amour suffit à l’animer.
 Mais cette vie, qu’elle réussit à lui insuffler, elle la lui reprend aussitôt : dès
 qu’elle s’éloigne, l’héroïne redevient pantin, au grand désespoir de son créateur.
 
                                                    Mylène-Farmer
 
 « Pendant vingt-trois ans, j’ai maudit ma mère de m’avoir mise au monde », avoue-t-elle.
 Avant d’ajouter : « Et puis après, je l’ai adorée. » Il aura donc fallu que 
Mylène entame sa carrière de chanteuse pour trouver un sens à son existence et, 
par conséquent, faire la paix avec celle qui l’a enfantée.
 
Voilà qui en dit long sur l’ambition qui la guide : en devenant artiste, 
elle veut, ni plus ni moins, défier cette mort qui lui gâche la vie. 
Une obsession qui transparaît dans nombre de ses clips, où les personnages 
qu’elle incarne semblent flirter avec la Faucheuse comme pour mieux l’apprivoiser. 
Ainsi Mylène est-elle enterrée dans Plus
grandir, empoisonnée dans Tristana, abattue dans Libertine, noyée dans 
Ainsi soit je, brûlée vive dans Beyond My Control, assassinée dans California, 
suicidée dans L’Âme-Stram-Gram ou encore refroidie dans Fuck Them All. 
Mettre en scène sa propre fin, n’est-ce pas le meilleur moyen d’exorciser 
son angoisse de disparaître ?
 
Dans Paradis inanimé, l’une des chansons de son dernier album, la chanteuse
 imagine même le scénario de sa mort avec une sérénité déconcertante :
« Dans mes draps de chrysanthèmes / L’aube peine à me glisser / Doucement son requiem
 / Ses poèmes adorés. » Aucune angoisse n’affleure : le repos éternel a des 
allures de long sommeil apaisant. Rien ne viendra désormais perturber ce silence
 qui enveloppe le corps comme un linceul. Et lorsque les pensées ressuscitent le passé,
 c’est avec le sentiment d’une existence pleinement savourée. 

Le meilleur antidote à l’angoisse de disparaître ? L’amour reçu que Mylène garde
 dans son cœur comme un trésor inaliénable. « Et mourir d’être mortelle / 
Mourir d’être aimée », chante-t-elle à la fin du refrain.

Dans le salon de son appartement, en région parisienne, Marguerite Gautier
 expose à la vue des visiteurs le premier disque d’or de sa fille. 
Un signe qui ne trompe pas. Si Mylène a gardé en elle, intacte, cette colère 
qui reste le moteur de sa créativité, elle a fait, depuis longtemps, la paix avec 
celle qui lui a donné la vie.
 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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CHAPITRE 1er de MYLENE

Posté par francesca7 le 22 août 2015

1b« Pourquoi moi ? »

       Plus fort que Madonna. La presse n’en finit pas de commenter l’exploit. Les places pour la prochaine tournée se vendent comme des petits pains. Le 28 avril 2008, jour de l’ouverture des guichets, la totalité des 80 000 places du concert au Stade de France, qui aura lieu le 12 septembre 2009, soit plus d’un an après, s’arrachent en deux heures. Pour satisfaire les fans frustrés, une autre date est ajoutée. 

Cette fois, le show affiche complet en une heure et quinze minutes. Record battu ! Dès lors, Thierry Suc, tourneur et manager de Mylène, peut annoncer que la star se lancera dans une vaste tournée en France, en Belgique et en Suisse. Le 23 mai 2008, lorsque les billets sont disponibles, l’hystérie atteint son comble. 

En vingt-quatre heures, 100 000 places sont prises d’assaut. Quant au concert du 4 septembre 2009, à Genève, il affiche, à son tour, complet en un temps record. 

« Nous avons tous été très, très émus. Et Mylène en premier lieu, évidemment, commente alors Thierry Suc. Tous ces gens qui se sont déplacés, qui ont attendu, qui parfois n’ont pas eu de place. C’est la preuve d’un amour réel du public, d’une relation unique et inexplicable. » Au printemps 2008, c’est le manager de Mylène qui est chargé d’assurer la promotion de la tournée. C’est lui qui accorde les interviews à la presse régionale, tandis que la chanteuse, fidèle à elle-même, se tait. « Je pense que Mylène a duré parce qu’elle n’a jamais cherché à expliquer ou expliciter ce qu’elle fait. Elle livre les choses, c’est tout. Et son public les reçoit. Elle fédère l’amour des gens comme personne. En France, aujourd’hui, il y a Johnny et Mylène. »

 Thierry Suc n’a pas tort. En inscrivant son parcours dans la durée, alors que tant d’autres artistes ont sombré dans l’oubli, Mylène s’est forgé une légitimité. Elle est devenue un monument de la chanson. Aussi n’est-il pas étonnant que le grand public lui rende visite sur scène comme on honore un fleuron du patrimoine national. C’est la famille au grand complet, toutes générations confondues, qui va à un concert de Mylène, afin d’entendre ses tubes incontournables, Libertine, Sans contrefaçon ou Désenchantée. Pas sûr, en revanche, que la majorité des spectateurs connaissent par cœur les chansons du nouvel album, Point de suture. 

                                                     **

 

« Après vingt ans de chansons et de scène, je mesure le succès à l’envie du public qui n’a jamais cessé. Cela est essentiel à mes yeux3 », a récemment déclaré la chanteuse lors d’un entretien à Paris Match. Pourtant, Mylène le sait, le succès n’est jamais acquis. Redoutable position que d’être la première de sa catégorie, la chanteuse qui vend le plus d’albums dans l’Hexagone depuis deux décennies. 

À chaque fois, il lui faut remettre son titre en jeu. Voilà pourquoi il lui arrive de s’étonner, avec une humilité non feinte, fût-ce devant treize mille témoins, d’être toujours au sommet. 

Palais omnisports de Bercy, mardi 17 janvier 2006. Mylène donne le quatrième des treize concerts qui font l’événement en ce début d’année. Elle se tient debout au centre de la scène, au côté d’Yvan Cassar, qui l’accompagne au piano pendant la séquence des ballades. Le recueillement est à son comble. Soudain, au beau milieu de Rêver, elle s’interrompt pour confier quelques mots au public, murmurés d’une voix étranglée de petite fille. « Vous n’imaginez pas l’émotion que ça donne. Je n’arrive pas à dormir en ce moment, je me demande pendant des heures “pourquoi moi” ? » 

8

« Pourquoi moi ? » C’est toute la question, en effet. 

 
Comment expliquer que Mylène Farmer soit la seule rescapée, côté filles, des chanteuses
 ayant commencé leur carrière dans les années 1980 ? 

Et, surtout, par quel prodige a-t-elle réussi à relever ce défi qu’elle aurait, à l’âge de 
quatorze ans, lancé à ses camarades : « Je deviendrai quelqu’un » ? 

L’ambition, aussi démesurée soit-elle, n’explique pas tout, même lorsqu’elle est partagée 
avec un  Pygmalion génial. Il faut croire que, depuis ses débuts, un ange veille sur elle.
 Qu’il la préserve des erreurs qui, à maintes reprises, auraient pu lui être fatales. 

En 1984, Laurent Boutonnat et Jérôme Dahan envoient la maquette de Maman a tort à de
 nombreuses maisons de disques, mais se heurtent à un refus unanime. 

Ils auraient pu en rester là, choisir une autre interprète, ou même renoncer à la chanson – 
Boutonnat rêve surtout de cinéma –, mais non. Têtus, ils décident de réexpédier la même 
version en prétendant qu’il s’agit d’un « mix ». Un mensonge qui fait mouche : François Dacla,
 chez RCA,  mord à l’hameçon. Et Mylène enregistre son premier 45 tours. 
Un succès d’estime qu’elle a bien l’intention de réitérer. « On dit souvent qu’il est
 difficile de durer, moi je mise sur une carrière et je préfère y croire, je cherche 
la continuité. »

Pourtant, après l’échec cuisant de son deuxième single, On est tous des imbéciles, 
l’aventure aurait pu s’arrêter là. Mylène doit trouver une nouvelle maison de disques. 
Le métier lui accorde une seconde chance : Alain Lévy, chez Polydor, qui semble 
croire en son avenir, lui permet d’enregistrer son premier album.

 Tout pourrait sembler idyllique, sauf que le choix de Plus grandir comme single, 
imposé par le patron, risque une fois encore de faire capoter la jeune carrière 
de Mylène. Une grave erreur, selon Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page, le manager 
de la chanteuse, qui misent beaucoup sur Libertine. 

« Nous sommes tous fiers de cette chanson, persuadés d’avoir le grand succès du disque, 
racontera Jean-Claude Dequéant, le compositeur. 

Le choix d’Alain Lévy a failli tout compromettre. Finalement, c’est le lancement de 
Libertine qui fera décoller l’album. C’est là que tout démarre vraiment, mais au bord du désastre. » 
Et encore, le succès de Libertine va en partie reposer sur le choc provoqué par le clip. 
Sans le soutien de ce petit chef-d’œuvre de raffinement pervers, qui surclasse toutes les 
productions de l’époque, peut-on imaginer que la chanson aurait connu un destin aussi 
prodigieux ?
 Le comble, c’est que ce court- métrage n’a pu être financé que grâce au soutien bénévole 
de Movie Box, une société de publicité où Laurent Boutonnat avait quelques amis. 
Toute l’équipe du clip, acteurs et techniciens, a accepté de participer à l’aventure
 sans la moindre rémunération.

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Trop tard… Prologue du livre : Mylène

Posté par francesca7 le 21 août 2015

 

villaronga myleneIl n’y a plus un seul coffret au premier étage de la Fnac Saint-Lazare. En ce lundi 25 août 2008, le magasin a exceptionnellement ouvert ses portes dès neuf heures du matin. Mais trop tard.

La vingtaine de collectors de l’album Point de suture mise en vente s’est arrachée en moins de trente secondes, me dit-on. Il est neuf heures dix. Je m’engouffre dans le métro et file en catastrophe vers la Fnac des Ternes. Elle n’ouvre qu’à dix heures. J’attends une demi-heure devant les grilles de l’entrée. Là, j’ai toutes mes chances. Je plaisante avec une fille qui a réussi à se procurer le coffret tant convoité, mais qui veut en acheter un autre pour un ami – louable intention. « Il contient une aiguille et une pince à suturer », me dit-elle, enthousiaste.

À l’heure dite, dès que les grilles commencent à remonter, une trentaine de personnes se ruent vers l’intérieur. Bien décidé à mettre la main sur le précieux trésor, je prends l’escalator et m’élance jusqu’au deuxième étage. Las, point de collectors sur les présentoirs. « Ils sont au rez-de-chaussée », nous indique un vendeur, constatant la panique qui s’empare des clients. Je redescends aussitôt sans traîner, tourne et vire à la recherche des boîtiers métalliques couleur argent. En vain. J’aperçois un présentoir vide. Les coffrets se trouvaient-ils ici ? En quelle quantité ont-ils été livrés au magasin ? Comment ont-ils pu se volatiliser aussi vite ? Autant de mystères que je ne résoudrai pas. Je repars bredouille. Furieux et frustré. ** Pourquoi le nier, j’aime Mylène.

Depuis 1989, au moins. Depuis qu’elle a posé cette question qui m’obsédait déjà à l’époque : « À quoi je sers ? » Je débutais alors dans l’enseignement et partageais bien des doutes existentiels avec les élèves de terminale qui découvraient la philosophie par mon intermédiaire. À bien y réfléchir, pourtant, mon mal vient de plus loin. Trois ans auparavant, j’avais été intrigué par le clip de Plus grandir, par cette femme brune et frêle qui promenait sa poupée en poussette dans les allées d’un cimetière pour la conduire sur sa propre tombe. Déjà, je m’étais dit : voilà une artiste qui détonne. Par la suite, initié par une amie qui ne jurait que par elle, j’ai succombé à mon tour. J’ai attendu ses albums comme autant de pièces formant un puzzle inachevé. Je me suis suspendu à son filet de voix comme à la parole d’une sœur.

J’ai puisé dans certains textes des consolations provisoires à un mal de vivre qui, aujourd’hui encore, m’étreint parfois comme un baiser au goût morbide. Amélie Nothomb a raison de dire que Mylène aide « bien des personnes dans leur vie ».

En pointant ses propres fêlures, ce sont les nôtres qu’elle nous renvoie, comme dans un miroir. En cela, elle remplit le rôle le plus précieux qui incombe aux artistes : non pas simplement nous divertir en nous faisant sortir de nous-mêmes, mais nous conduire à l’intérieur de nous-mêmes pour nous aider à mieux nous comprendre et nous accepter. ** Être fan suppose, toutefois, une soumission qui m’est impossible. Mylène n’est pas ma colonne vertébrale, je tiens debout sans elle. Amateur, c’est autre chose. Ça n’exclut pas de garder un certain sens critique. Malgré l’exigence de qualité qui traverse sa carrière depuis ses débuts, tout ce que publie la chanteuse n’emporte pas mon adhésion béate.

Il m’arrive même d’être exaspéré par une forme de complaisance dans l’exposé de la souffrance. Mais ces petits agacements n’ont jamais suffi à me détourner d’elle. Si elle exerce un tel pouvoir de séduction sur moi comme sur tant d’autres c’est, bien au-delà de l’indéniable sex-appeal qui la rend si désirable, parce qu’elle offre à qui veut l’entendre un univers rare autant que complexe. Et c’est là qu’il faut être vigilant, éviter le piège des clichés. Car depuis plus de vingt ans qu’elle fait carrière, Mylène est l’objet d’une rhétorique stérile qui l’a enterrée vivante dans une posture d’icône.

Pour résumer : « C’est une star inaccessible, secrète, mystérieuse qui n’aime pas se livrer à la presse ; une diva sulfureuse adulée par des fans hystériques ; ses clips forment un cocktail de sang, de religion et de mort ; ses concerts ressemblent à des messes ; elle offre des shows à l’américaine, c’est notre Madonna française. »

Si rien de tout cela n’est totalement faux, on conçoit bien qu’un tel laïus, aussi hagiographique soit-il, porte en germe un risque de fossilisation. Les biographies nombreuses déjà publiées à la gloire de la chanteuse semblent retracer une histoire qui s’est figée à force d’être réécrite dans les mêmes mots. Voilà pourquoi il importe de dépoussiérer un mythe qui sent déjà la naphtaline. Oui, il est urgent de retrouver le souffle de Mylène derrière la machine de guerre Farmer.

Mylène Farmer, c’est bien davantage qu’une discographie. C’est un monde qui s’ouvre. Un livre sans fin qui en contient d’autres. Il faut insister sur ce point : en multipliant les références littéraires, la chanteuse aspire son public vers le haut. Pour celui qui la suit, c’est une source de richesse intarissable. Si la chanteuse a pu échapper à la banalité ambiante et se forger une mythologie singulière, c’est parce que son œuvre ressemble à un labyrinthe. Ne faut-il pas accepter de se perdre si l’on veut conserver une chance de se trouver ?

« J’aime l’idée que chacun puisse y puiser ce qu’il a envie d’y puiser, et se raconter, dans le fond, sa propre histoire », dit-elle à propos de ses chansons. On comprend mieux, dès lors, la sainte horreur de la justification qu’elle revendique depuis ses débuts. L’essentiel, n’est-ce pas cette relation profonde qu’elle a nouée avec son public ? Si les gens se déplacent en masse pour venir l’applaudir lors de ses shows pharaoniques, c’est en réalité avec chacun des spectateurs qu’un lien se tisse.

FarmerBercy10L’immensité d’un Bercy n’empêche pas une forme d’intimité. En laissant sa « voix d’ange déchu » – comme la qualifie joliment Salman Rushdie – lui souffler des mots à l’oreille, chacun puise ce qu’il est venu chercher.

 « Pourquoi percer l’hymen si fragile de notre relation que je devine fusionnelle2 ? », écrit Mylène en guise de préface au livre de Claude Gassian qui immortalise ses derniers concerts à Paris-Bercy. Loin de moi l’idée, à travers ces pages, de briser un lien aussi unique. Dans ce monde paradoxal où l’essor des technologies vouées à la communication engendre plus de solitudes que jamais, Mylène n’a plus à se demander à quoi elle sert. Être là pour nous, ce n’est pas rien du tout.

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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MYLENE par Hugues Royer

Posté par francesca7 le 21 août 2015

 

Du même auteur Mille et Une raisons de rompre, Zulma, 1998. Mémoire d’un répondeur, Le Castor Astral, 1999. La Vie sitcom, Verticales, 2001. Comme un seul homme, La M artinière, 2004. Ma mère en plus jeune, Le Cherche-M idi, 2006. Daddy Blue, Le Cherche-M idi, 2007. La Société des people, essai, M ichalon, 2008.

 

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À Papa… « La vie des autres m’intéresse beaucoup plus que la mienne. » Mylène Farmer 

Sommaire du livre intitulé : MYLENE

Prologue 1 – « Pourquoi moi ? »

 

2 – De l’inconvénient d’être née

3 – La neige qui recouvre tout

4 – Une timidité maladive

5 – « Fille manquée »

6 – La veine artistique

7 – « Être indépendante »

8 – La muse et le Pygmalion

9 – Et Mylène devint Farmer

10 – Occuper le terrain

11 – Pourvu qu’elle soit rousse

12 – Créer une image

13 – Mylène est Libertine

14 – Provoquer pour exister

15 – Never explain

16 – Dernier sourire

17 – Je t’aime mélancolie

18 – « On va le payer très cher »

19 – L’exil américain

20 – L’épreuve du miroir

21 – Ce que Mylène veut…

22 – La lectrice cannibale

23 – « Oui, je suis narcissique »

24 – Le bestiaire farmerien

25 – Un corps parfait

26 – Les mots sont nos vies

27 – Dieu ou l’angoisse du vide

28 – Naissance d’une femme

29 – Tout contrôler

30 – « C’est un ami, c’est lui »

31 – Dans la main d’Isis

32 – « Rentrez chez vous, il fait froid »

33 – « Je m’ennuie »

34 – Le business Farmer

35 – « Tendre et drôle »

36 – Peut-être lui

37 – Icône gay

38 – La voix d’un ange déchu

39 – Tourner la page

40 – Un mythe de son vivant

41 – Le risque de l’absence

42 – Si vieillir lui était compté Remerciements Les records Discographie sélective

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Un passage de Ainsi soit-elle

Posté par francesca7 le 20 août 2015

 

Le texte qui suit a été écrit par l’écrivain Philippe SEGUY (seul biographe officiel de Mylène Farmer), qui sortait à l’époque son ouvrage Le Vent de Sud : Mémoires du compte de Cagliostro  (éditions Les Presses de la Renaissance, 1999). A cette occasion il écrit pour le Mylène Farmer International Fan-Club (aujourd’hui fermé) un texte qui trace un parallèle entre la conception de la révolte par Laurent Boutonnat et les évènements de mai 1968.   Philippe SEGUY a publié une biographie (depuis très recherchée) de Mylène FARMER en 1990 Ainsi soit-elle. On reconnaît dans tous ces textes le style de son auteur… 

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     Un visage aigu, entouré d’une coiffe de cheveux roux. Un regard clos, une bouche fermée. Seul le col blanc, en fer de lance, éclaire le costume sombre de cette garçonne qui marche, pommette rosie des coups reçus, sur cette plaine Hongroise, emportant dans son sillage un troupeau d’enfants carapaçonnés de hardes. En 1991, Mylène FARMERinterprète Désenchantée. Laurent BOUTONNAT réalise le clip. Tous deux semblent conjuguer un passé défini, une mémoire prête à jaillir et qui se fige, pareille à de la cire, pour cause de nostalgie et de défaites répétées à croire, encore, en l’homme et en ses idées.

    Cette infinie langueur intime dangereusement le mal dont souffre une génération tout entière, privée, bien malgré elle, des bruits et des agacements furieux du mois de mai 1968. C’est en elle, c’est pour elle que Mylène FARMER incruste le désenchantement, source amère où elle boit seule. Le je qu’elle emploie ici n’a pas figure de règle, ne fait pas vœu de sacerdoce, ne prétend à rien d’autre qu’au constat d’une solitaire, déçue. Blessée par ce qu’elle récent comme une trahison, délestée de tous les mots d’ordre, des anathèmes brandis, des idées d’amphithéâtre. Le drapeau rouge n’en finit plus de s’effilocher dans le chaos. De lui ne demeure qu’un rideau de scène s’entrouvrant par à-coups sur un théâtre d’ombres, la satisfaction amère de ressasser les causes perdues par les autres, de s’en rassasier jusqu’à le crier dans une chanson.

    Mylène FARMER admet que l’on partage sa souffrance, qu’elle sait véritable, qu’elle ne veut pas contagieuse, mais ne juge personne digne de réparer les cicatrices. Dans cet enclos lugubre où la plongent les caméras de Laurent BOUTONNAT, elle suscite et mène la révolte, rompt des liens, se grise, un temps, de liberté. Voici de quoi nourrir un malentendu définitif, elle qui se refuse à fédérer, à rassembler et dont la première place l’expose encore davantage. La fatalité ouatée de l’échec rattrape la bande de forçats miniatures, courant sous le soleil qui tombe vers un désarroi glacé. Pas une plainte. Plus une larme. Le piège du paradoxe se referme. Faire le tour de la prison n’est pas l’apprivoiser. Dans le regard de Mylène FARMER, se lit le courage triste d’avoir perdu la foi en franchissant le seuil de l’age adulte.

Philippe SEGUY.

                                                 extrait du mfifc n°26 – printemps 2000.

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Auteur de la biographie Ainsi soit-elle nous dévoile

Posté par francesca7 le 20 août 2015

 

 

100_2045J’ai un parcours un peu atypique. A la base, je suis docteur en histoire. En même temps, j’ai été comédien professionnel pendant 9 ans. Le destin a fait que j’ai arrêté mon métier d’acteur, que j’adorais, et que je me suis dit « qu’est-ce que je peux faire maintenant que je ne suis plus comédien : écrire ». J’ai donc commencé à piger à droite à gauche, et à rencontrer des gens qui m’ont donné la possibilité de le faire. Parmi ces gens, j’ai rencontré grâce à une amie comédienne Sylvie Devillette, qui à l’époque était quasiment rédactrice en chef de plusieurs magazines de variété. Je parlais très souvent de Mylène, parce qu’à l’époque, elle faisait Libertine. Etant spécialiste du XVIIIème siècle, j’avais adoré la manière dont Mylène abordait le XVIIIème. On a une tendance un peu ridicule de considérer le XVIIIème siècle comme un siècle gentillet, de jolis rubans et de moutons, alors que c’est un siècle extrêmement cruel, très dur. Les liaisons dangereuses ne sont pas loin, et surtout, la Révolution n’est pas loin. C’est un siècle où le sang coule et dieu sait, pour revenir à Mylène, que le sang est un élément important de ses problématiques. Je parlais donc assez souvent de Mylène Farmer à cette amie comédienne, qui m’a dit que je devrais écrire sur elle. Je lui ai répondu que ça n’intéresserait personne. Sans me le dire, elle en a parlé à Sylvie Devilette qui m’a commandé un article pour Rocknews. Je m’en souviens très bien, puisque j’avais trois jours pour le faire ! Je ne dis pas que j’ai fait un chef d’œuvre, mais j’ai fait mon papier. Deuxième hasard, Bertrand Le Page, qui était à l’époque manager de Mylène, a vu ce papier. Mylène l’a également lu et m’a envoyé un mot adorable de félicitations. Il y a donc eu un premier article, un deuxième article, un troisième article et le groupe de presse qui produisait Rocknews a décidé de consacrer un numéro spécial à Mylène. J’ai écrit la quasi-totalité des textes, avec toujours cette frustration d’être calibré par un magazine.

Genèse
C’était le moment où Mylène se plaçait dans le Top 50, où les ventes explosaient, après l’album Ainsi soit je… On sentait de la part du public une curiosité, qui ressemblait déjà à de l’amour. On n’était pas encore dans le domaine du sacre, mais il y avait quelque chose qui était du domaine de l’affectif, très intense. Puis Mylène a débuté sa tournée en 1989, et il y a eu un dîner organisé dans les Jardins de Bagatelle (ndlr : après la première au Palais des sports). Au cours de ce dîner, Sylvie Devilette, qui connaissait personnellement Laurent Boutonnat, m’a d’abord présenté à Laurent, ensuite à Mylène, et enfin à Bertrand. J’ai parlé quelques minutes avec Mylène, le contact a été très bon. C’est en revenant à ma table avec Sylvie que j’ai eu l’idée d’un livre sur Mylène qui me permettrait de donner davantage de profondeur. Bertrand Le Page a été le premier à être d’accord pour un livre. Celui qui allait devenir le mari de Sylvie, François, a réalisé la maquette. On était tous les trois extrêmement d’accord pour faire un livre qui plaise tout d’abord à Mylène, ensuite à nous, et bien évidemment à ceux qui nous feraient la grâce de bien vouloir l’acheter. Nous avons eu tout d’abord contact avec trois éditeurs. Comme les gens voyaient que le livre allait certainement coûter beaucoup d’argent, ce qui a d’ailleurs été le cas, il y a eu plusieurs désistements.

Bertrand
Bertrand Le Page était un personnage extrêmement particulier, très douloureux, pour des raisons personnelles, remarquablement cultivé et intelligent. C’est un personnage qui envoûtait et qui en même temps faisait peur à tous ceux qui l’approchaient. Il portait cette espèce de brisure, de fêle en lui, qui étaient très intenses. Mylène est une femme qui est à la fois fascinée par cet aspect morbide, mais qui, en même temps, a un tempérament de vie très fort. Je crois que, pour arriver 100_2048à écrire sur la mort comme elle le fait, il faut avoir un goût de la vie certainement beaucoup plus important qu’on ne veut bien vous le laisser croire. C’est ma version des choses. Bertrand avait compris ça, que Mylène montait, qu’elle était dans l’ascension, et que lui était progressivement dans la chute. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il avait également un désir d’exigence terrible. Il disait que la couleur rousse des cheveux de Mylène, c’était lui. Il m’a dit au moins dix fois : « Vous comprenez, Philippe, une chanteuse, ce n’est pas châtain. C’est blond, brun ou roux. Il faut trancher, il faut donner une couleur, une marque, une griffe. » Pour en revenir au livre, Bertrand avait évidemment tenu à voir le texte, Mylène aussi, puisque je l’ai vraiment rencontrée à ce moment-là, et qu’on a travaillé ensemble. Dès que Bertrand s’est intéressé au projet, l’accord de Mylène m’était acquis. Il a organisé des séances d’interview, au Crillon si je m’en souviens bien. J’ai aussi interviewé Laurent.

Dîner aux Beaux Arts
Le livre est sorti en 1991, et en 1989, il y a eu ce drame sombre. Mylène, à l’issue de sa tournée, a donné un autre dîner à l’école des Beaux-arts, que Bertrand avait encore une fois entièrement organisé. J’étais en train de parler avec Mylène, car ma table était voisine de la sienne, et j’ai vu son regard se figer complètement. Je me souviens qu’il y avait dans la salle des chaises Napoléon III. Bertrand a pris une chaise et l’a jetée contre une autre chaise. Laurent, lui, n’avait pas quitté son manteau, il sentait la soirée très mal, il passait de table en table avec un regard assez figé, assez dur. Et là, Mylène m’a dit quelque chose du genre « excusez-moi Philippe, mais Bertrand est en train de faire n’importe quoi ». Et la rupture était faite. C’est moi qui ait du dire à Bertrand que le chapitre du livre qui lui était consacré sautait… Après la rupture, Bertrand n’était plus rien. Il a essayé de travailler avec d’autres artistes, Sheila, ou Corinne Hermès, qui l’a d’ailleurs assez mal vécu car il était très dur. J’ai continué à garder contact avec lui, pour des raisons strictement personnelles. Il m’a raconté une histoire atroce. Un jour, il conduisait la Mercedes, au moment du concert. Il était extrêmement fatigué, il a du déraper et la voiture a basculé légèrement de son ornière, mais il l’a rapidement redressée. Mylène a du avoir peur je pense, et lui a dit « écoute, si tu veux te suicider, fais-le sans nous »… C’est une femme qui peut être dure. On ne fait pas la carrière qu’elle a faite sans être dure. Alors, qu’est-ce que veut dire la dureté ? Si la dureté veut exigence, elle est dure. Si la dureté veut dire cruauté, alors elle n’est pas dure.

Mylène au travail
La préparation du livre a donc duré assez longtemps. Je me souviens de la rencontre avec Sylvie Devilette, où Mylène a découvert mes textes. J’étais dans une autre pièce avec Bertrand, c’est Sylvie qui me l’a raconté. Elle me disait que Laurent passait à Mylène les feuilles les unes après les autres, en lui soulignant les passages de son doigt, et qu’elle manifestait quand même une certaines émotion. On passait de l’article au livre, et pour une jeune artiste évidemment, ça n’a rien à voir, le mécanisme est différent. Lorsque je l’interviewais, c’était une femme qui me parlait assez spontanément. Il n’y a pas eu de corrections de sa part, par exemple. Elle parlait toujours avec une grande précision. Cela m’énerve d’ailleurs un peu lorsque je lis des interviews publiées dans la presse, et où quelque part, je ne la retrouve pas. Alors bien évidemment, les années sont passées, les choses évoluent. Mais on sent bien parfois que les journalistes n’ont pas entendu ou n’ont pas voulu entendre. Le son « Farmer » est très particulier. Mylène est une femme intelligente, qui s’exprime très bien, et ce son part, parfois, un peu en vrille dans la presse.

Cadeaux
J’ai aussi eu contact avec Thierry Suc, c’est d’ailleurs lui qui m’a emmené la première fois en voiture chez l’éditeur du livre, Jean-Pierre Taillandier. Pour la petite histoire, dans la voiture, Thierry me faisait écouter un single de Mylène qui allait sortir. Et moi, je visualisais tous les feux pour qu’ils passent au rouge, et que j’aie la possibilité d’en entendre le plus possible ! Thierry m’avait d’ailleurs proposé de m’arrêter, si je voulais ! C’est un garçon exquis, un très grand professionnel. Mylène m’a fourni des dessins pour ce livre. Je voulais qu’elle me donne des choses qui lui soient extrêmement personnelles. Au départ, il était même question qu’elle me donne des lettres qu’elle écrivait quand elle était petite. J’ai vu ces lettres, elle les signait à l’américaine, avec les croix qui symbolisent les bisous. Et dans l’une de ses lettres, c’était absolument adorable, elle disait à sa grand-mère : « j’ai été très gentille, je n’ai pas fait pipi au lit, j’ai été vraiment mignonne, alors fais ce que tu m’as promis, emmène-moi au cimetière ». Cette adoration pour les cimetières n’est pas du tout une invention marketing, pas plus que celle pour le sang. Des années avant Je te rends ton amour, Mylène me disait « le sang est une belle matière ». Mais il ne faut pas la limiter à « ça ne va pas bien, c’est horrible ». Mylène est une femme qui aime la vie. Je n’ai pas gardé contact avec Mylène après le livre. Et ce n’était pas fait pour. Elle a tourné la page, j’ai tourné la page. Je suis passé sur d’autres projets. Je suis romancier, et j’ai d’autres livres qui sont sortis depuis.

100_2050Mylène la séductrice
A un moment donné, Mylène avait dit de moi « j’aurais préféré ne jamais le connaître ». C’était balzacien, bien sûr à notre niveau, entendons-nous. Quand madame Anska tombe éperdument amoureuse de Balzac, elle tombe d’abord amoureuse de l’auteur et d’un homme qui écrit comme un Dieu et qui la fascine, elle, la petite aristocrate polonaise. Avec Mylène, il y a eu une séduction qui est passée par les mots. Elle m’a donné ses mots, j’en ai fait un livre et je lui ai donné mes mots. Ma manière d’écrire est très tactile, très cinématographique. J’ai besoin d’un regard, d’une présence, d’une silhouette. J’ai besoin de quelque chose qui s’incarne. Mylène m’a donné une émotion, et c’est sur cette émotion que j’ai travaillé. Ce parfum, cette façon de s’habiller, cette façon d’enrouler ses membres sur elle-même, ce côté chrysalide qu’elle peut avoir, cette grâce extraordinaire… tout ça, j’en avais besoin. Vous savez, quelqu’un qui génère votre magazine, qui offre une réflexion au niveau du texte, au niveau de la maquette, c’est quelqu’un qui mérite le respect. C’est une belle carrière, c’est une carrière longue, c’est la première star de France, c’est quelqu’un qui mouille sa chemise, qui donne… Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’a dit « je suis un ami intime de Mylène, je la connais très bien ». A-t-elle des amis proches ? Je n’en sais rien. Quel rapport a-t-elle vraiment avec sa famille ? Je l’ignore. Elle m’a raconté qu’elle avait un jour évoqué avec sa mère, comme toutes les adolescentes, l’idée du suicide. Sa mère lui a répondu : « Ma petite, tu es comme la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe ne meurt jamais ». Cela m’a amusé de constater que, quelques années plus tard, Mylène reprenait la formule sans problème aucun.

 

source Instant-Mag – 2004

 

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AINSI SOIT ELLE – ÉDITIONS TAILLANDIER

Posté par francesca7 le 20 août 2015

résumé :

Il était une fois une petite fille qui n’aimait que ses songes. Elle s’appelait Mylène. Elle préférait déjà le clair-obscur à la lumière, le froid de la neige à la tiédeur de l’été. La petite fille est maintenant devenue Mylène Farmer et c’est une star. Ce livre se veut le témoignage de ses choix, de ses paradoxes, de son univers si particulier, si attachant aussi. Depuis son enfance passée dans l’hiver canadien jusqu’à sa rencontre avec Laurent Boutonnat, il retrace le cheminement d’une histoire d’amour, celle d’une femme qui offre à son public les secrets de sa vie ; solitude, temps qui fuit, amour, mort, autant de thèmes chers au coeur de Mylène.

1ère biographie officielle de l’artiste, écrite par Philippe SEGUY. En réaction à la publication non officielle (et en accord avec Mylène !) d’un précédent ouvrage écrit quelques mois plus tôt par Patrick MILO, et qui ne convenait pas du tout à l’artiste. Le style y est précis, littéraire et les photos sont majestueuses. Couverture rigide. 98 pages. Taille : 30,5 x 22,5cm. Sortie : 1990

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- Voici la petite histoire de la naissance de la biographie officielle « Ainsi soit-elle » sortie en 1990 : la volonté de Mylène était de faire un livre d’entretiens, en réaction au livre ‘Mylène Farmer’ de Patrick Milo (qui n’avait jamais rien fait avant, et n’a jamais rien fait depuis !). En 1989, après la dernière date de sa tournée (à Bercy), elle a donc contacté un auteur avec qui elle avait fait une longue interview pour un petit magazine avant le Palais des Sports (peut-être Stars Mag) et qui avait complété ledit magazine de textes lyriques sur son univers : Philippe Séguy. Elle voulait faire un livre d’entretiens, mais il en a fait un livre constitué uniquement de textes pompeux et impénétrables. Depuis, elle aurait eu en projet de refaire quelque chose plus conforme à sa première idée, mais cette envie a été freinée par la déferlante de livres ininterrompue que l’on peut observer depuis 1999. 

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A l’expo photos de Lancrenon, on découvre Mylène

Posté par francesca7 le 17 août 2015

 

Mylène Farmer a posé pour Sylvie Lancrenon. Ensemble, elles ont réalisé une série de photographies où le corps de la chanteuse est mélangé à l’argile.

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A propos de ces photos, exposées à la galerie acte2gallery, Sylvie Lancrenon déclare : « Cette seconde peau change son apparence, accentue sa sensualité, dévoile son corps, autant de facettes d’elle jamais vues. Fragile est le titre de ce travail, c’est le résumé de ce mélange de douceur et de force.

« Là est mon défi artistique : saisir l’intimité d’un être, sans le connaître. Le challenge est de taille, je dois en une après midi raconter une histoire qui deviendra la nôtre. »
Signé Sylvie Lancrenon

 

 

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Le temps d’une pause, Mylène s’expose

Posté par francesca7 le 17 août 2015

Paris: Mylène Farmer par Sylvie Lancrenon à acte2gallerie

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Fragile : Mylène Farmer © Sylvie Lancrenon

Mylène Farmer a posé pour Sylvie Lancrenon. Ensemble, elles ont réalisé une série de photographies où le corps de la chanteuse est mélangé à l’argile.

A propos de ces photos, exposées à la galerie acte2gallery, Sylvie Lancrenon déclare : « Cette seconde peau change son apparence, accentue sa sensualité, dévoile son corps, autant de facettes d’elle jamais vues. Fragile est le titre de ce travail, c’est le résumé de ce mélange de douceur et de force.

« Là est mon défi artistique : saisir l’intimité d’un être, sans le connaître. Le challenge est de taille, je dois en une après midi raconter une histoire qui deviendra la nôtre. »
Sylvie Lancrenon

EXPOSITION
Fragile : Mylène Farmer de Sylvie Lancrenon Du 5 juin au 31 juillet 2015 acte2rivegauche / la galerie d’en face 
7 rue Pierre-Louis Courier 75007 Paris France
Les tirages ont été réalisés par le laboratoire 
Picto : http://www.acte2galerie.com  & http://www.sylvielancrenon.com

 

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Quand fragile résonne avec argile

Posté par francesca7 le 15 août 2015

Jusqu’à présent, quasiment aucune information n’avait filtré au sujet de cet ouvrage qui contiendra 90 photos. Bien informé, Le Point révèle aujourd’hui qu’il est le résultat d’une collaboration avec la photographe Sylvie Lancrenon. Cette dernière est connue pour avoir travaillé avec des mannequins et actrices, notamment Emmanuelle Béart, et quelques chanteurs dont Johnny Hallyday. Pour « Fragile », elle a réalisé un shoot qui mélange le corps de la chanteuse à de la glaise et de l’argile. Un concept qui n’est pas sans rappeler le clip « A l’ombre » de Mylène (2012), lui-même inspiré par la transfiguration d’Olvier de Sagazan ! « Cette seconde peau change son apparence sans la déformer, accentue sa sensualité, dévoile des détails de ses pieds ou de ses mains » révèlent nos confrères, précisant par ailleurs que cette ouvrage de 168 pages a été réalisé « sans artifice ni trucage » et qu’il est ponctué par des textes de chansons de Mylène Farmer.

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Mylène sans fard ni artifice

Posté par francesca7 le 15 août 2015

 

Près de 90 photos sur lesquelles Mylène Farmer se livre sans fard ni artifice !

Dans « Fragile », on découvre une Mylène Farmer sans fard, sans armure, sans filtre. Une mise à nu signée Sylvie Lancrenon : « Je tenais à ce qu’elle soit naturelle, sans artifice, en contraste avec l’artiste qui se présente sur scène » confie la photographe à Gala. Plans serrés sur ses pieds, ses mains, son regard, l’objectif célèbre ses faiblesses. Shootée dans un studio de 120 m² dans le 11ème arrondissement de Paris, Mylène Farmer a souhaité montrer une autre facette de sa personnalité :

 « Nous avons préparé la séance comme un film, avec des repérages dans toute la France, un story board. Nous avons mis beaucoup de temps à trouver la robe qui habillerait Mylène. Je voulais que cette dernière ait l’air d’une seconde peau, qu’elle épouse ses mouvements, qu’elle laisse transparaître sa respiration » affirme Sylvie Lancrenon.

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Des LIEUX et AMBIANCE pour FRAGILE

Posté par francesca7 le 13 août 2015

 

Mylène Farmer s’expose à travers un shooting réalisé par la photographe Sylvie Lancrenon, qui sera présenté au public dans la galerie parisienne Acte 2, à partir du 5 juin. Mis en page dans un ouvrage intitulé Fragile (Editions Anne Carrière), les 90 clichés de la chanteuse montrent majoritairement ses pieds, ses mains et son regard. Pour Sylvie Lancrenon, célèbre pour ses collaborations avec plusieurs célébrités dont Johnny Hallyday, il s’agissait de « révéler une nouvelle facette de Mylène ». « Je tenais à ce qu’elle soit naturelle, sans artifice, en contraste avec l’artiste qui se présente sur scène ».

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C’est au studio Sala dans le 11ème arrondissement, sur un plateau de 120 m2, que les deux femmes se sont prises au jeu. « Nous avons préparé la séance comme un film, avec des repérages dans toute la France, un story board. Nous avons mis beaucoup de temps à trouver la robe qui habillerait Mylène. Je voulais que cette dernière ait l’air d’une seconde peau, qu’elle épouse ses mouvements, qu’elle laisse transparaître sa respiration ».

Ravie du résultat, la photographe parle d’une femme « quasiment à nu, de chair, de talc et d’argile ». « Je l’ai laissée venir à moi… un peu comme on apprivoise un animal » raconte-t-elle. A noter que le livre Fragile sera disponible à la vente dès le 15 mai 2015.

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Mylène et l’effeuillage des corps

Posté par francesca7 le 13 août 2015

 

C’est un effeuillage dans les règles de l’art que s’offre la chan­teuse MYLENE F. avec Fragile, livre de photos sensuelles réali­sées par Sylvie Lancre­non, paru le 15 mai 2015 (aux Editions Anne Carrière).

détail anato­mique parti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’icône Farmer.

bel ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de l’ar­tiste, et, véri­table réflexion sur la créa­tion, la pulsion de vie et le mouve­ment, entre­prise en colla­bo­ra­tion avec Sylvie Lancre­non, il s’agit juste­ment de reve­nir sur… les mains de Mylène Farmer ! Au même titre que ses pieds ou son regard, elles sont photo­gra­phiées en détail dans Fragile, le livre de 168 pages publié par les éditions Anne Carrière. Un juste choix, car pour avoir rencon­tré la chan­teuse, s’il est bien une partie de son anato­mie qui vous surprend, vous saisit, voir vous imprègne, ce sont ses deux mains.

FRAGILE EXPO

FRAGILE 2

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Au cours des IMAGES DE FRAGILE

Posté par francesca7 le 12 août 2015

 

FRAGILE 1

FRAGILE 2

Fragile livre

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TEXTES DE FRAGILE de Mylène

Posté par francesca7 le 12 août 2015

 

Mylène Farmer est l’une des chanteuses les plus populaires en France. Elle a su conquérir un public très large et de tous âges à travers de nombreux succès, comme ” Libertine “, ” Désenchantée “, ” Sans contrefaçon “, ” Les Mots “, ou encore ” C’est une belle journée “, représentant à ce jour des millions de disques vendus. Mylène Farmer a déjà publié, aux éditions Anne Carrière, un conte illustré intitulé Lisa-Loup et le Conteur(2003) et Avant que l’ombre… A Bercy – Paris (2006). Cet album la présente au travers de quelque 90 photographies de Sylvie Lancrenon, accompagnées de quelques textes de chansons.

 

FRAGILE PDF

Tout est affaire de goût en terme d’art … Mais tout d’abord le format et la couverture note la noblesse dont Mylène affectionne (et Sylvie Lancrenon d’ailleurs). La simplicité des scènes mettant Mylène en valeur rendent des photographies simplement somptueuses. De plus on y découvre Mylène différente voir presque intime d’une façon officielle (chose particulièrement rare ).

Un livre en deux parties où dans la première on peut saisir un esprit de tendresse et d’innocence et une deuxième partie plus affirmée et démonstrative. Un univers dont Mylène affectionne aussi et dont Sylvie a su reproduire au travers des clichés. C’est un peu “diabolique est mon ange”, mais “fragile” est tout à fait adapté. Pour ceux qui aime, c’est franchement une invitation à l’exposition.

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Fragile Infos

  • Editeur : Anne Carrière (14 mai 2015) ( Télécharger le PDF :  )
  • Langue : Français
  • Dimensions du produit: 38,1 x 2,6 x 30,2 cm
  • Auteur : Mylene Farmer
  • ISBN-10: 2843377846
  • ISBN-13: 978-2843377846

Biographie de l’auteur

Mylène Farmer est l’une des chanteuses les plus populaires en France. Elle a su conquérir un public très large et de tous âges à travers de nombreux succès, comme ” Libertine “, ” Désenchantée “, ” Sans contrefaçon “, ” Les Mots “, ou encore ” C’est une belle journée “, représentant à ce jour des millions de disques vendus. Mylène Farmer a déjà publié, aux éditions Anne Carrière, un conte illustré intitulé Lisa-Loup et le Conteur(2003) et Avant que l’ombre… A Bercy – Paris (2006).

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