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LES JOURS SUIVANTS pour Mylène avec Lisa-Loup

Posté par francesca7 le 26 juillet 2015

 

LE DEUXIÈME JOUR Le jour suivant, Loup et Lisa apprendront de leurs amis, que l’homme n’était autre qu’un merveilleux conteur qui vivait une vie sans peurs et sans pleurs ; à ses côtés, un magnifique petit garçon s’offrait déjà toute son attention, son amour et ses contes. Mais le malheur s’est abattu sur l’horizon, laissant l’homme dépourvu QUAND LA MORT FUT VENUE. Son fils disparu quand la vie continue ? C’était inconcevable ! L’homme inconsolable voulait se supprimer, mais un vœu l’empêchait de commettre l’irréversible. (Une promesse qu’il avait faite à sa douce Camille.) « Je jure… RÉPÈTE avec moi ! » lui disait-elle, alors qu’il était à son chevet (parce qu’elle était malade, et d’un mal incurable). « Je jure… » (leurs deux voix se faisaient écho)… « que jamais… je ne ferai ce que mon père… a lui-même un jour fait. Je jure… que la mort n’aura jamais l’audace… de m’entraîner vers elle et de prendre ma place ! »

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LE PÈRE DE CAMILLE ÉTAIT PARTI EN VRILLE. LA FOLIE ORDINAIRE L’A CONDUIT AU CIMETIÈRE. Quant à Camille, elle n’était autre que la sœur du conteur (sa préférée sans doute !)… Un peu comme la choucroute… L’homme était une personne au grand cœur, il voyait bien qu’elle ne fermerait ses yeux qu’après l’avoir entendu prononcer ce vœu. Elle souffrait déjà beaucoup trop ! Il devait lui donner le repos. Quand il eut fini de répéter sa promesse à voix haute, elle souriait, mais d’un sourire de là-haut… Elle le quittait pour l’éternité. (Même si l’éternité est un mot inventé.) Lisa était émue devant ce récit de tant de vies perdues. Alors, pour la distraire de ce conte mortifère, plus tard, dans la soirée, les UN-DEUX-TROIS compères la passionneront quand elle apprendra comment, un matin de printemps, ILS ONT VU LE JOUR… DÉCOUVRANT LEURS CONTOURS !

La plume les chatouillait sérieusement quand l’homme les croquait ! Et le pinceau mouillé de couleurs endiablées aussi, quand il remplissait l’intérieur de leurs corps dessinés ! Mais le plus magique, ont-ils expliqué à la petite (qui est de plus en plus fascinée), était quand l’homme demandait à son fils Allan de se glisser dans son lit douillet, pour lui conter sa toute dernière histoire ! « Alors… et nous avions bien sûr tout répété, tout parfaitement synchronisé ! » racontait l’Araignée, moins gênée. « L’homme, de sa voix la plus grave commençait la lecture d’un récit sans ratures ! » « Nous, nous avions pour mission de sortir de l’ouvrage et de mimer l’action devant le petit garçon sage ! » poursuivait Humphrey. Lisa n’en croyait pas ses oreilles, tout ce récit la travaillait. Un mélange de joie et de tristesse s’entremêlait. Elle, qui avait tant rêvé qu’on lui lise des contes, être si proche du but et manquer la rencontre ! Elle avait bien compris : la vie régnait dans cette maison, et la passion était raison. Tout ce qu’ils faisaient ensemble était précieux diamant ! Ils s’apprenaient mutuellement le plus de choses sans se soucier du temps !

MAIS LA MORT JALOUSE LA PAIX DES VIVANTS, ET LA MORT AUX YEUX ROUGES A EMPORTÉ L’ENFANT. Depuis ce sinistre jour, l’homme a délaissé sa plume et ne voit plus la lune. Depuis ce sinistre jour, plus rien n’a été dit, plus rien ne s’est écrit. Et nous, personnages inventés, avons perdu gaieté et dans le livre sommes tous retournés, tout retournés ! Abandonnés sur du papier glacé, tous délaissés sur du papier, couchés. LE TROISIÈME JOUR Le troisième jour, il faisait lourd ! (Les radiateurs avaient repris « poil de la bête » et, bien que tous fussent coupés net, ils avaient décidé de leur réchauffer squelette !) Il est vrai que tout le monde dans la maison était un peu bouleversé depuis le départ de l’homme, et un peu refroidi, en somme !

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C’EST AU BEAU MILIEU DE LA BIBLIOTHÈQUE QUE LOUP, LISA, LAPIN MARTIN, HUMPHREY ET L’ARAIGNÉE SE SONT EN ROND INSTALLÉS, DEVISANT ET RÉFLÉCHISSANT À CE QUE POURRAIT ÊTRE DEMAIN ? « Il faut retrouver l’homme ! » s’écrie Lisa en rogne. Sa soudaine colère a surpris tous les autres !!! Elle ne se veut pourtant autoritaire… .. Mais Loup est muet et bâille à s’en décrocher les écailles ! Quant à nos trois amis, ils attendent une idée À laquelle se fixer… « Toi, Loup, tu te réveilles ! » poursuit Lisa, qui est groseille. « J’ai besoin de tous tes sens en éveil ! Nous prendrons baluchons, du gruyère et du thon, et dès demain matin nous quitterons la maison ! » … « Oui, très bien, mais par quel bout commencer ? » se demandait-elle, un peu perdue. … « Je ne sais même pas où est le nord, où est l’ouest, où est le sud ? Oh ! qu’importe ! » souffle-t-elle, un peu déboussolée. … « Je dois penser très fort aux lieux dont Grand-Mère se servait pour remplir ses histoires pour dormir sans cachet ! » La journée se déroula sans incidents : Loup se cogna au moins mille fois, Lapin Martin chantait parfois, le ver Humphrey grinçait des dents, et l’Araignée cousait le temps… Petite Lisa, quant à elle, se répétait, les jambes en l’air, L’ITINÉRAIRE.

LE QUATRIÈME JOUR

Dehors, déjà les oiseaux gazouillaient, le gazon sans la neige secouait ses antennes et la troupe sur la route parcourait les ruelles, et tous, en file indienne, se réjouissaient d’avance de cette vie nouvelle. « Ce matin, un lapin a tué un chasseur… » chantonne Lapin Martin, la joie dans le cœur. « Que c’est faux ! » dit l’asticot. « Ne voudrais-tu pas plutôt te taire et réfléchir au sens du mot EXOGÈNE, pour la peine ? » « Qu’est-ce que ça peut bien faire ? » se pique le rongeur, qui tourne mauvaise humeur ! « Tu préfères, toi, qu’on nous taxe de sinistres, qu’on se ronge le plafond, ou qu’on soit apathiques ? » « C’est quoi EXOGÈNE ? » demande l’Araignée, blême. (Elle est toute pâle, parce qu’elle a mangé très mal ce matin ; trop vite et trop de mouches ! Même Loup en a gobé bien douze en douce !) « Dépêchez-vous ! » leur dit Lisa. « Vous marchez trop lentement, et là on perd du temps ! » Sur la route, une enseigne attire leur attention…

Et une enseigne qui en dit long… « CARTOMANCIENNE, VENEZ CHEZ MOI ! » est-il écrit. Invitation qui tombe à pic ! (Il ne manque que le mot pique-nique !) Lisa a faim, c’est le matin ! Tous entrent, contents, chez Madame X, pensant qu’elle serait assez classe pour leur offrir une glace. (Ils ont tous en commun doux péché capital : ils pourraient dévorer deux-trois LOUPS en cavale.) Et puisque gourmands ils sont… gourmands Ils resteront ! « Iiirrkk !!! » note Lisa, qui, au passage, écrase un chat. « Ça ne sent pas bon ici, une odeur-rance-les-yeux qui piquent ! » Puis, soudain, un deuxième (siamois celui-là), qui lui saute sur le bras. Un troisième (un peu XVIe ) qui lui mordille le doigt, et des centaines de bébés rats, qui font des bonds, des entrechats. « Ils ont mis un coup de pied dans la ruche ou quoi ? » s’effraie Humphrey très effrayé ! Le temps de prononcer ces mots, et il se retrouve nez à nez, avec un gros MATOU poilé… Et les moustaches de l’angora de titiller le ver à soie.

« MARTIN ! » hurle-t-il. « MARTIN ! Tire-moi de là !!!! » « Que dis-tu, Humphrey ? Je ne t’entends pas », lui répond Lapin Martin qui n’a pas oublié l’agacement du matin ! « Tu veux que je chante quelque chose ? » « DÉPÊCHE-TOI ! Il va me dévorer ! » supplie le ver, vert de colère. « EXOGÈNE ? C’était bien cela, n’est-il pas ? » ironise-til. « Je dois me concentrer, si tu n’y vois pas d’objections… et, de toute façon, ne peux faire en même temps, deux bonnes  » Zactions  » » (Ça, c’est pour la liaison !) Lapin Martin aide plutôt l’Araignée, qui est elle-même un peu coincée ! (Il était très content d’imiter la façon de parler du ver… tout à l’envers. Mais point d’efforts de sa part. C’est une leçon pour lui, plus tard !) Heureusement, Loup est là, pour le sortir de ce très mauvais pas ! Il l’attrape habilement, sans froisser ses vêtements ; LE VER EST SAUF, MAIS IL EST MAUVE ET POUR CAUSE !

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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LA COMTOISE AUTREFOIS ARRÊTÉE DÉGAINAIT SA MISSIVE À CHAQUE HEURE ÉCOULÉE

Posté par francesca7 le 26 juillet 2015

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. « Il est tard, il est tard… » répétait-elle sans arrêt. « Il est tard, il est tard et chaque heure est comptée ! » Lisa, pour sa part, avait l’étrange impression que, passées les deux heures du matin, sa vie serait ratée… (Sans doute parce qu’elle avait entendu des centaines de fois de la bouche de Benoît. QUE L’AVENIR APPARTENAIT À CEUX QUI SE LEVAIENT TÔT !!!) Benoît était plombier, somnambule et fort beau ; c’était facile pour lui de se lever à l’aube. Il courait d’une pièce à l’autre, sans se casser les côtes ! À toute heure de la nuit, il pouvait s’affairer, réparer les conduits, recouder les tuyaux. Et il ne voyait même pas le travail accompli puisqu’il était toujours tout endormi ! Ce qui fît dire à Lisa : « Les plombiers c’est comme les pieds : plus ça va vite, plus c’est gonflé ! » Tous vont donc se coucher, et demain absolument tout ! ils se raconteront. Aussitôt dit… sous l’édredon ! (Grand-Mère serait bien fière de sa petite-fille : elle est allée tout droit au lit, sans faire de traîne-la-patte, ni même de grimaces.)

extrait de Lisa-Loup et le Conteur aux Éditions Anne Carriére

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