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UNE MYLENE A L’AMERICAINE

Posté par francesca7 le 31 mai 2015

 

FRANCE SOIR du 30 MAI 1996

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JOURNALISTE(S) : RICHARD GIANORIO

Au lendemain de la première représentation du Tour 96, le 25 mai 1996 à Toulon, Mylène reçoit dans un salon du Zénith Oméga plusieurs journalistes de la presse nationale et régionale pour un entretien unique qui servira à alimenter des articles pour chacun des journaux représentés, dans une démarche similaire à ce qui avait été fait suite à la projection de presse de « Giorgino » en 1994.

En l’absence d’un enregistrement de cet entretien, nous faisons le choix de référencer chacune des parutions utilisant celui-ci, parfois partiellement, parfois plus longuement, et ce malgré quelques doublons dans les questions-réponses d’une référence à l’autre.

Après un long séjour dans l’androgynie, vous affichez enfin une féminité triomphante…

-Je n’ai plus peur de le dire : je suis une femme, enfin ! Par exemple, je m’imagine mal chanter « Plus Grandir » aujourd’hui. On m’avait toujours affirmé que la période 30-35 ans serait la plus belle, et c’est le cas !

Cela correspond-il à un épanouissement sexuel ?

-(elle rit puis elle rougit) Sûrement !

Vous apparaissez à demi nue en ouverture du spectacle. De la provocation ?

-Je ne le vois pas de cette façon. Pour moi, c’est l’évocation de la naissance et de la pureté comme la Vénus de Botticelli, mais je comprends qu’on puisse l’interpréter d’une façon plus sexuelle.

N’est-ce pas terrifiant pour vous si introvertie de vous exhiber de cette façon ?

-Au contraire, c’est beaucoup plus facile. La nudité n’est embarrassante que devant l’homme qu’on aime, ou sur un tournage lorsque toute l’équipe est à proximité. Mais sur scène, il y a cette distance qui fait qu’on n’y pense pas.

Vous exposez-vous pour mieux vous dérober ?

-Probablement. Là où j’ai l’impression de me dénuder vraiment, c’est dans les moments d’émotion.

Dans le clip de « California », réalisé par Abel Ferrara, vous jouez à la pute. A l’image, vous êtes souvent malmenée sexuellement. Du plaisir dans l’avilissement ?

-Dans la débauche, plus exactement ! (rires)

On a l’impression que votre univers se rapproche doucement de celui de Madonna…

-La comparaison est inévitable : je suis une chanteuse, j’ai des danseurs, je fais un show délibérément ‘à l’américaine’. Madonna est une personne de talent, non ?

Comme elle, vous possédez ce don de vous réinventer à chaque fois…

-J’ai cette chance, parce que j’aurais pu glisser facilement sur la mauvaise pente, celles des névroses, des obsessions et de l’autodestruction. J’ai vraiment connu l’isolement et l’enfermement : j’étais entourée mais seule.

Est-ce que l’échec de « Giorgino » a marqué la fin d’un cycle ?

-Oui, la fin d’un cycle de sept ans, comme par hasard. Le film représente pour moi symboliquement une deuxième naissance. J’aurais pu m’apitoyer sur cet échec, j’ai choisi de ne pas le faire. Cela a été libératoire. J’ai mis un terme à l’autodestruction, je vais bien.

imagesLa peine n’est donc plus votre amie, comme vous le chantiez naguère ?

-C’est un sentiment que je continue d’aimer, mais il y en a d’autres. L’amour, par exemple, est fondamental. J’ai appris le partage, le partage à deux : accepter de recevoir, aller vers l’autre, accepter de me faire aimer, parce que donner est tellement plus facile que recevoir…

On vous sent plus accessible, plus humaine aussi…

-Oui, même si je ne vais pas non plus me donner en pâture. Mais c’est vrai, j’ai accepté la vie, mais je ne porte plus mon passé comme un fardeau. Je suis plus légère.

Publié dans Mylène 1995 - 1996, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

MYLENE ET LES ENFANTS DE LA GUERRE

Posté par francesca7 le 31 mai 2015

 

TF1 du 27 NOVEMBRE 1996

 

hqdefaultJOURNALISTE: JULIEN COURBET

 

Mylène Farmer apparaît dans ce grand show de prime time autour de Luciano Pavarotti qui parraine War Child, un réseau d’associations qui viennent en aide aux enfants touchés par la guerre à travers le monde pour interpréter « Rêver » et répondre aux questions de Julien Courbet très brièvement en raison d’un triste évènement qui a bouleversé le déroulement de l’enregistrement de l’émission : avant d’arriver sur le plateau, Mylène vient en effet d’apprendre le décès d’un proche.

Après avoir interprété son dernier single en date dans la robe lamée qu’elle porte sur scène pour la même chanson et entourée de musiciens différents de ceux qui l’accompagnent sur scène, Mylène rejoint le canapé où l’animateur se trouve aux cotés de Luciano Pavarotti sous les applaudissements du public (dont une partie est composée de membres du Mylène Farmer International Fan Club).

Mylène Farmer : Merci beaucoup.

Julien Courbet : Mylène, cette chanson était de circonstance, « Rêver », quand on voit -alors on a vu ensemble il y a quelques instants, avant le démarrage de cette émission, le reportage qui va suivre, puisque nous allons maintenant parler des orphelins des Enfants de la Guerre. Quand vous avez vu ce reportage, Mylène, vos premières pensées, ça a été quoi, de voir tous ces enfants sans parents ?

MF : D’abord une grande émotion, bien sûr. Manque de mères, manque de femmes autour d’eux. Et surtout, je voudrais dire que je crois que c’est une très belle idée que d’associer la musique à cette douleur, à ce manque donc je suis toute avec eux. (sourire)

JC : En tout cas, c’était bien que vous soyez avec nous ce soir, Mylène.

L’émission continue alors sans que Mylène n’intervienne plus. Elle quitte en effet le studio aussitôt après, ce qui provoque la colère des nombreux fans qui avaient fait le déplacement spécialement pour la voir et à qui on avait promis une présence en plateau plus longue. C’est Mylène elle-même qui donnera pudiquement la raison de ce changement de planning au responsable du fan-club lors de son départ.

Publié dans Mylène 1995 - 1996, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

 

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