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Une musique pour des Robots

Posté par francesca7 le 17 mai 2015

 

 

Pour la tournée, Philippe Stegemann a utilisé deux robots de 2 mètres et trois de 2,30 mètres. Il s’agit de machines employées à l’origine sur les chaînes de fabrication des industries pharmaceutique ou des semi conducteurs, par exemple. A part l’ajout d’un masque en carbone conçu spécialement par Robolounge, ils ne sont pas modifiés. « Mais on utilise des paramètres jamais utilisés dans l’industrie, notamment des accélérations et des décélérations qui leur donnent des mouvements souples », explique le fondateur. Pour ce spectacle, tous les mouvements sont pré-programmés, mais ils pourraient aussi être programmés pour réagir au BPM ou au style de musique, sur un set non connu à l’avance. 

Image de prévisualisation YouTube

La musique de l’interlude a été composée en fonction des robots

Au départ, Robolounge a créé le tableau de C’est une belle journée en travaillant sur les vidéos de la chorégraphie. Puis l’idée d’assurer le premier interlude, pendant lequel la chanteuse change de tenue au bout d’environ 35 minutes de spectacle, s’est imposée. Et là, ce ne sont pas les robots qui se sont adaptés à la chorégraphie, mais le directeur musical, Yvan Cassar, qui a composé la musique en fonction des robots. « Il a consulté nos vidéos et a très bien analysé notre registre, confie Philippe Stegemann. Cela cadre parfaitement, avec une montée en puissance en partant de la musique classique pour aller vers du dubstep. Chaque tableau a une émotion particulière. » 

Effectivement, l’effet est saisissant. Seuls sur scène, sur une adaptation de Schubert, les cinq robots-danseurs forment un ballet esthétique, puis mettent le feu sous les lasers en bougeant comme des danseurs hip-hop. On oublie complètement qu’ils ne sont même pas humanoïdes, tant l’articulation du cou, du « bassin » et des « épaules », plus le masque, suffit à imaginer des bras et des jambes. Timeless est moins coquin que les précédents shows de la star, dommage car sinon elle aurait pu signer la première chorégraphie « robo-érotique », tant on a l’impression que ces robots peuvent tout jouer. 

« On a travaillé avec Mylène sur l’introduction de la chanson »

image-40Les choses sont plus compliquées quand Mylène et les danseurs sont à côté des robots, car ils doivent respecter une distance de sécurité correspondant à leur rayon d’action. Mieux vaut éviter le choc avec un robot de 115 kg en rotation à pleine vitesse… C’est pourquoi, à ces moments là, ils n’effectuent que des mouvements latéraux. En cas de pépin, Philippe Stegemann a cependant constamment dans la main un poignée de validation et un arrêt d’urgence.  

En tout, la préparation du show a duré un an. « L’équipe de Mylène est très pro, très unie, et attentive. Cela m’a beaucoup aidé, ne venant pas du métier. » Philippe Stegemann a même travaillé en direct avec la star, qui s’est investie aussi dans cet aspect du spectacle. « Ca lui plaisait et ça l’intéressait. C’est très agréable de travailler avec elle. On a travaillé ensemble sur les détails de l’introduction de C’est une belle journée. J’ai été très surpris par la rapidité avec laquelle elle a compris les problématiques techniques, elle pourrait être ingénieur. » 

Une belle aventure, donc, pour ce pionnier de la robotique artistique, à laquelle la tournée Timeless 2013 offre une formidable exposition, au moment où la robotique française, plutôt en pointe dans le monde, est soutenue comme un des secteurs industriels d’avenir par François Hollande. D’ailleurs, Philippe Stegemann ne dit pas tout, mais on devine que cette visibilité s’est déjà traduite en contacts pour de futurs projets. « C’est la chance d’une vie ! Je suis sur un nuage », dit-il encore étonné.  

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Faut qu’ça bouge Mylène

Posté par francesca7 le 17 mai 2015

images (1)

Pour résumer, Dégénération est la démonstration même de la démarche créatrice de Mylène Farmer. Elle est réflexion sur la possibilité même de l’écriture sans changement, et elle conclut sur la victoire du mouvement sur le coma. Le refrain est à l’image de cet impossible coma, le beat en effet disparaît sur les premières phrases, et les longues notes tenues provoquent une sensation de calme et d’apaisement au sein de cette chanson dynamique : mais le coma est alors qualifié par le terme, fort, de dégénération. Dégénération, soulignons, est un synonyme rare de «dégénérescence». Il désigne un avilissement profond des caractères originaux d’un pays, d’une nation. Aussi attirant soit l’arrêt, il n’a en fin de compte rien permis, rien engendré d’autre qu’une dégénérescence désespérée, un vide créatif… La chanson se fait réflexion sur les mécanismes et les conditions même de l’engendrement d’un texte… Tentation de la boucle, tentation de l’arrêt, et toujours pourtant cette envie d’autre chose. Retour de la rythmique sur la deuxième partie du refrain, comme un réveil qui fait alors émerger une question lancinante : celle de son public… Où est ma génération «désenchantée» ? Où est mon public, qu’est-il devenu ? L’artiste semble se regarder droit dans les yeux, constater la dégénération et vouloir lui trouver une solution : ce sera Point de Suture, album up-tempo, album qui vise sans doute à secouer les choses qu’Avant que l’ombre avait quelque peu ouaté, lissé, anesthésié… 

 

MysterFrizz du site http://www.innamoramento.net/

 

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Mylène Farmer les appelle « ses filles »

Posté par francesca7 le 17 mai 2015

imagesDes danseuses ?

Il n’y en a aucune sur sa dernière tournée, « Timeless 2013″, qui a débuté le 7 septembre à Bercy. Non, elles, c’est plutôt le gabarit 115 kilos, deux mètres de haut. Des robots. La chanteuse française de tous les records, habituée des mises en scène spectaculaires, a encore une fois créé la surprise avec ses robots-danseurs, une première mondiale pour un show de cette envergure. D’autant que ces robots à usage habituellement industriel ne sont pas un élément parmi d’autres du décor, mais sont intégrés aux chorégraphies et assurent même un peu plus de 4 minutes du spectacle à eux seuls. 

Au troisième morceau, deux bras articulés blancs portant un masque aux yeux lumineux font leur apparition sur scène. Présence menaçante. Mylène Farmer les regarde l’un, puis l’autre, d’un air attendri qui les habille aussitôt d’humanité, avant d’entamer les premiers pas de danse de C’est une belle journée. Les robots embrayent, mimant les mouvements de la star. Six danseurs de chair et d’os rejoindront le tableau, les robots devant. Et ça fonctionne, le public est archi-conquis. 

« Montrer que la robotique peut être artistique »

Le marionnettiste, derrière les vedettes de métal de Timeless 2013, s’appelle Philippe Stegemann. Ce spécialiste en automatismes et en robotique a créé en 2006 sa société de prestations en robotique, après 18 ans passés à programmer des robots industriels. Musicien amateur, il s’amuse alors à programmer des robots pour qu’ils bougent en rythme sur de la musique. En 2008, il crée sa première chorégraphie en hommage à Daft Punk, vite repérée sur YouTube. Ce qui l’incite à creuser ce filon en créant une deuxième activité, roboLounge, dédiée à l’événementiel. « L’idée, c’est de s’amuser avec la robotique et de montrer que cela peut être artistique. J’essaie d’humaniser les robots, de les rapprocher des gens », explique-t-il. 

Tribute to Daftpunk, par roboLounge: 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Son business fonctionne bien et prend même progressivement le pas sur son activité de conseil dans l’industrie. La société réalise des prestations dans des salons professionnels, pour créer du trafic sur les stands des exposants. Jusqu’à ce que la production de l’émission « La France a un incroyable talent » le remarque, et l’invite à participer au divertissement de M6. Robolounge va jusqu’en demi-finale avec une chorégraphie de trois robots se battant au sabre laser. C’est là que l’équipe de Mylène va le repérer. « Anthony Souchet, le meilleur ami de Mylène, m’a appelé en 2012 pour me rencontrer. J’ai cru à une farce. Il m’a expliqué qu’ils avaient envie de quelque chose de futuriste pour le concert. » De fait, les tableaux avec les robots ont quelque chose de froid mais s’intègrent parfaitement à l’univers de Timeless, dont l’affiche donnait déjà le ton.  

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