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CONFIDENCES : En plein mystère avec Mylène

Posté par francesca7 le 8 avril 2015

 

 

FÉVRIER 1987 – Entretien avec Danièle ASLAN

French Singer Mylene FarmerA propos de son apparition nue dans le clip « Libertine » :

­ Une chanson, c’est comme un rôle dans un film. On ne le joue qu’une seule fois. Pour réaliser le clip vidéo de « Libertine », j’ai accepté de me montrer nue. Mais je pense que ce sera la dernière fois où la public e verra dans la tenue d’Eve.

A propos de sa jeunesse :

­ Je suis née il y a 25 ans, à Montréal au Canada. J’y ai vécu pendant huit ans une enfance des plus normales dans un milieu relativement aisé. Je suis ensuite venue en France où j’ai pratiqué l’équitation plus que le lycée.

Après deux jours de terminale, j’ai quitté l’école pour suivre une carrière en rapport avec les sports équestres. Je me suis donc aperçue qu’après avoir longuement posé pour une série de photos, je n’étais pas faite pour enseigner, même l’équitation. J’ai alors pris des cours de théâtre et rencontré, je ne sais plus où, Laurent Boutonnat, mon compositeur, réalisateur et manager. Il ne connaissait pas ma voix, moi non plus d’ailleurs, mais mon physique l’a séduit. Il faut croire que cela suffisait pour chanter. Il m’a fait écouter « Maman a tort », j’ai accepté.

A propos du thème véhiculé par « Libertine » :

­ Libertine ? Cela fait partie d’un idéal. Il ne faut pas prendre ce qu’on raconte dans une chanson pour argent comptant. Il y a ainsi des choses qu’on dit, qu’on fait à un certain moment de sa vie, pour une raison définie, mais qu’on serait incapable de refaire dans une autre occasion. J’ai accepté de me déshabiller dans mon clip, mais j’ai refusé de poser nue pour les magazines qui me l’ont ensuite proposé. Je ne veux plus que mon corps rentre dans les foyers. C’est la même chose pour l’émission « Sexy Folies », sur Antenne 2 où j’ai déclaré n’avoir connu l’amour que très tard par rapport aux jeunes femmes de mon âge. Mon enfance et mon adolescence ne m’avaient pas apporté cette joie.

Aujourd’hui, l’instant magique est passé. Je refuse de m’expliquer sur ce sujet. Je ne veux plus me souvenir, sinon de mon premier amour à quatre ans pour un professeur qui le fascinait ! Depuis j’ai des rapports très difficiles avec les hommes.

A propos de « son acharnement à se rendre distante », dixit la journaliste :

­ Je crois aussi que je me complais dans cet état. Parfois pourtant je ne le fais pas exprès. Peut­être même que je me le reproche. Peut­être aussi que j’envie les hommes. L’un de mes aspects androgynes. J’aimerais d’ailleurs jouer un jour le rôle d’un homme au cinéma. J’ai aussi développé cette envie dans l’émission « Sexy Folies » en avouant que j’aimais quelqu’un mais que je rêvais d’être polygame, d’aimer quatre hommes à la fois ! Une pensée très masculine sur laquelle je ne reviendrai pas. Une fois de plus, l’instant magique est passé.

Aujourd’hui, je dirai simplement que je vis à Paris dans un appartement en duplex quasiment vide en compagnie de E.T., mon petit singe. Pourtant, même s’il n’y a qu’un nom sur ma boite aux lettres, cela ne m’empêche pas d’être fidèle !… Parce que, en ce qui me concerne, je ne comprends pas ce que tromper veut dire. Evidemment, si l’homme me trompe, je le tue ! Mais c’est une autre histoire…

Une histoire qui ressemble  un peu au mariage. C’est le cadet de mes soucis. Et les enfants ? Le second cadet de mes soucis.

 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

POUR LE PLAISIR Présenté par Christian DANIEL

Posté par francesca7 le 8 avril 2015

 

 

20 AVRIL 1986 – sur FR3 ALSACE

1986-02-aMylène chante « Maman a Tort » puis rejoint Christian Daniel et s’installe sur un tabouret.

Mylène Farmer : Merci beaucoup !

Christian Daniel : Mylène, « Maman a Tort ». Mylène, j’ai relevé quelques­unes des paroles dans vos chansons et j’ai le sentiment un petit peu, votre sourire a l’air de me démentir, que vous aimez chanter un petit peu la mélancolie et la tristesse. Je me trompe ?

MF : C’est vrai, je dois être une personnalité un peu mélancolique. Il y a quelqu’un de très célèbre qui disait que la vie pourrit l’esprit et que la mort pourrit le corps. Je sais que c’est très philosophique et très macabre, mais parfois il y a des moments qui sont prodigieux dans la vie aussi.

CD : Est­ce que vous êtes comme ça dans la vie ?

Mylène hausse les épaules d’un air amusé.

CD : Mylène, je relève : « La vie est triste/Aimer c’est pleurer/J’aime ce qu’on m’interdit/Les plaisirs impolis »…

MF : C’est vrai, je pense qu’il y a des moments qui sont terriblement cruels dans la vie et également des moments qui sont prodigieux. Je dois être certainement quelqu’un de mélancolique, mais je pense pas que ça soit incompatible avec ce métier et avec la joie de vivre.

CD : Est­ce que vous n’essayez pas également un petit peu dans vos chansons de provoquer, d’être un petit peu provocante ?

MF : Si, ça depuis le début ! « Maman a Tort », après y avait « On est Tous des Imbéciles », maintenant « Libertine », c’est vrai que j’ai le goût de la provocation mais c’est un peu le but de…comment dire ?…de vouloir défaire les choses, un peu, provoquer, oui…

CD : L’album, avec en titre le nouvel album (single, ndlr) « Libertine ». Alors, vous dites carrément « Je suis une libertine, je suis une catin » : ça, c’est de la provocation, ça !

1986-02-bMF : Oui, à cela je vous réponds que nous sommes tous la prostituée de quelque chose ou de quelqu’un, certainement oui !

CD : Ecoutez, on va écouter « Libertine ». Auparavant, je vous prends par la main pour votre amener sur notre étoile. Mylène Farmer : « Je suis libertine » (sic !)

Il joint le geste à la parole, et Mylène chante sa chanson en effectuant la chorégraphie.

Elle revient à la fin de l’émission pour le générique de fin, au milieu des autres invités et porte un grand bouquet de fleurs dans les bras.

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

CINQ SUR CINQ reçoit Mylène

Posté par francesca7 le 8 avril 2015

 

1er MARS 1986 – Présenté par Antoine VERGLAS – LA CINQ

1986-01-cMylène est l’une des invités de cette émission musicale pour présenter son tout premier album qui est alors sur le point de sortir, ainsi que le premier extrait de celui-­ci que personne ne connaît encore : « Libertine ».

Antoine Verglas : Aujourd’hui, je reçois Marc Lavoine, Florence Guérin…

Mylène Farmer (elle le coupe) : Et Mylène Farmer ! (rires)

AV : Et Mylène Farmer ! Bonjour, Mylène.

MF : Bonjour !

AV : Alors, vous sortez un 33­Trs…

MF : Oui, absolument, j’ai un album. C’est mon premier album et il s’intitulera « Cendres de Lune ». Et cet album sera précédé d’un 45­Trs ­ c’est très important ­ qui s’appelle « Libertine ». C’est tout un programme !

AV : Tout un programme !

MF : Oui !

L’animateur lance ensuite le clip de « Plus Grandir », où seule la partie chantée est diffusée.

AV : Ca doit vous changer d’atmosphère de vous retrouver dans un studio aussi clean par rapport à tout cet univers un peu macabre ?!

MF : Moui… Vous m’avez fait cette réflexion tout à l’heure que je n’allais peut­être pas cadrer dans le clean !

(rires) Mais ça change d’univers, ça ! On a choisi un château plus que quelque chose de dénudé : ce clip, ça pourrait être l’illustration d’un conte fantastique.

AV : Déjà dans « Maman a Tort », c’était un petit peu spécial, quand même, comme ambiance.

MF : J’ai toujours essayé de trouver des univers un peu bizarres, mais c’est sans doute parce que je suis quelqu’un de très bizarre, non ?! (rires)

AV : Déjà la façon dont vous vous habillez, je trouve ça assez marrant !

MF : Ha bon ?

AV : On dirait Dracula qui arrive…

MF : Justement, j’ai lu récemment « Dracula » de Bram Stoker et c’est un bouquin fabuleux. J’aurais bien aimé jouer le rôle de Dracula !

AV : Mais chez vous c’est comment ? C’est un petit peu comme dans ces clips ?

MF : Ca ressemble un peu, mais pour l’instant j’ai pas envie de parler de chez moi parce que souhaite déménager, donc c’est un lieu que je voudrais…

AV : Pour aller dans un endroit un petit peu plus…

MF : Ben, peut­être un endroit clean, finalement, pour changer d’image ! (rires)

AV : J’ai entendu tout à l’heure que vous aviez un singe ?

MF : Absolument, oui !

AV : Vous vivez avec lui ?

MF : J’ai un petit capucin, oui, qui demande énormément d’attention, presque comme un enfant. C’est encore une idée originale, mais c’est très agréable.

AV : C’est tout votre univers de fantasmes qu’on retrouve dans le prochain album ?

MF : Vous croyez que c’est un fantasme d’avoir un singe ?! (rires)

AV : Le singe, peut­être pas ! Mais je veux dire…

MF : Oui, l’album c’est un univers que j’aime beaucoup, et j’espère qu’il plaira. C’est en tout cas un travail de longue haleine et qui m’a plu énormément.

AV : Vous prévoyez de faire un clip ?

MF : J’espère qu’on fera un clip ! Tout ça c’est aussi une question d’argent, puisqu’il faut le dire. Je souhaite faire un clip sur « Libertine », donc on va voir ! Il y a de très belles choses à faire, déjà le libertinage y a toute une histoire !

Diffusion d’une sélection de clips du moment : Shade et Tears for Fears.

1986-01-bAV : Mylène, tu préfères quel style de musique, dans nos nouveautés ?

MF : Je trouve que c’est un bon choix, j’aime les deux. J’ai peut­être une préférence pour Shade, je trouve que c’est une femme qui est d’abord très belle, ce qui n’est pas courant, et qui a énormément de classe, ce que je trouve très important aussi.

AV : On va se quitter, on te souhaite bonne chance pour ton premier album !

MF : Merci !

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

 

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