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Le beau pansement de Mylène

Posté par francesca7 le 4 mars 2015

 

L’ALSACE – 2 OCTOBRE 1994 – Entretien avec Pierre­Louis CEREJA

Nb : cf la retranscription de l’entretien intégral dans la section Bonus.

giorgi-03-bA propos de son passage de la chanson au cinéma :

­ Le cinéma, c’est ludique, mais il est difficile de trouver une émotion plus prodigieuse que la scène…

A propos du fait qu’elle n’aime pas les interviews :

­ Je ne fais pas cela spontanément, non. Définitivement non.

A propos du personnage de Catherine :

­ Catherine, ce n’est pas moi. Mais il y a chez elle une fragilité et une colère rentrée, une sensation de n’être pas comprise par les autres, d’avoir un comportement irrationnel que je retrouve en moi. J’ai une colère en moi contre la vie, quelque chose de violent contre la difficulté de vivre. L’amour, c’est un très beau pansement à la colère.

A propos de sa rencontre avec des malades pour préparer son rôle :

­ C’était bref, mais pourtant troublant et bouleversant. J’ai trouvé dans cette rencontre avec les malades une gestuelle pour Catherine, dans les mains raides aux doigts écartés et dans l’inquiétude des yeux.

A propos des rôles qu’on lui avait déjà proposé :

­ On m’avait déjà proposé des rôles, mais ils manquaient d’intérêt : c’était un androgyne au temps de « Sans Contrefaçon » ou un rôle dénudé à l’époque de « Libertine »…

A propos de la rareté de ses apparitions médiatiques :

­ Faire peu, c’est fondamental pour moi. Il me semble que la scène ne peut pas être un métier routinier, et je sais parfaitement qu’il y a des émotions qu’on ne peut pas toujours ressentir avec la même force. Je n’ai pas envie de ressentir quelque chose seulement à peu près. Je refuse l’exploitation de mon image par la presse, mais il n’y a aucune stratégie marketing là­dedans. Je n’ai pas voulu de fan­club, on ne peut pas donner à tout le monde tout le temps. C’est ma nature profonde, et je crois que les gens acceptent cela.

 

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Mylène Farmer, l’ange pervers

Posté par francesca7 le 4 mars 2015

 

LE FIGARO -  4 OCTOBRE 1994 – Entretien avec Brigitte BAUDIN

giorgi-06A propos de sa personnalité :

­ Il faut se méfier de l’eau qui dort ! Je suis pétrie de contradictions, et peut­être meurtrière à mes heures !

Profondément timide et pudique, j’aime cependant les extrêmes, la démesure, provoquer, piétiner les tabous.

La tiédeur, la mollesse, la modération m’épouvantent. Je me sens aussi irrésistiblement attirée par le morbide, sans pouvoir en analyser la cause. Enfant, ma grand-­mère m’emmenait dans les cimetières. J’y ai probablement pris goût, ainsi qu’en lisant Edgar Poe, Stephen King et Henry James.

A propos du personnage de Catherine :

­ Catherine m’a séduite par sa fragilité, son étrangeté, par cette violence sourde, enfantine qui émane d’elle.

Mal armée pour se défendre, elle exprime ses émotions brutalement, simplement, sans passer par le tamis de la réflexion. Je me sens moi­même proche de cette animalité, de cette réponse immédiate et instinctive à toute agression extérieure.

A propos d’une actrice qu’elle admire :

­ Romy Schneider. Elle me fait pleurer de beauté et de talent.

 

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