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Mylène Farmer et LES ANIMAUX DU MONDE

Posté par francesca7 le 25 février 2015

 

Présenté par Marylise DELAGRANGE TF1 22 MAI 1988

1988-04-aLa promotion de « Ainsi soit ­je… » continue pour Mylène qui fait escale sur le plateau de cette émission animalière. Si le contexte se prête peu à une interprétation de la chanson, Mylène offre cependant la première diffusion de son nouveau clip.

L’occasion pour elle d’évoquer encore et toujours son amour des animaux, entourée de son ami Gaétan, éleveur d’animaux qui tient une ferme en Normandie et que Mylène avait déjà présenté pour un reportage photo dans Télé 7 Jours en 1986 et évoqué depuis à plusieurs reprises.

On découvre Mylène assise aux côtés de l’animatrice. Elles sont assises sur des gradins, entourées d’enfants. Mylène porte un tailleur blanc et un nœud blanc également dans les cheveux.

L’émission débute sur un reportage dans un centre animalier d’Afrique qui recueille des orangs-­outans. Au retour plateau, Mylène joue avec Cheeta, un chimpanzé assis à ses côtés.

Marylise Delagrange : Mylène, vous êtes un peu la marraine de Cheeta, vous ?!

Mylène Farmer : Je voudrais être sa propriétaire, la voler à Gaétan ! (rires) Il ne veut pas…

MD : Comment vous avez réagi en regardant ce document où il s’agissait, là, de vie sauvage ?

(Mylène câline Cheeta, désormais allongée sur ses genoux tout en jouant avec le nœud de ses cheveux) Non, Cheeta, alors laisse s’il te plaît le nœud parce qu’on voudrait que Mylène soit habillée jusqu’au bout !

MF : (dans un sourire, les yeux plongés dans ceux du singe) Laisse­moi parler, Cheeta !

MD : Comment est­-ce que vous avez réagi à ce document où on voyait des animaux contents d’être réhabilités à la vie sauvage, contrairement à Cheeta ?

MF : Moi je trouve ça formidable. Formidable.

MD : Alors est­6ce qu’il y a pas quelque chose d’un peu contradictoire dans votre position, qui est d’avoir des animaux chez vous, de les aimer, d’aimer les toucher, et puis justement d’aimer un document comme on vient d’en voir un ?

MF : C’est vrai, c’est très paradoxal mais moi je me dis que je préfère voir mes capucins à la maison avec une cage qui est très, très grande pour eux et que je peux les sortir autant de fois que je veux et les promener. Je préfère les voir à la maison que dans une petite cage dans des magasins.

MD : Oui, parce que c’est là où vous les avez trouvé. On va aller vous rendre visite dans votre appartement de Beaubourg, où justement vous avez deux petits pensionnaires…qui s’appellent comment ?

MF : Le premier, celui que vous allez voir, s’appelle E.T., je l’ai depuis maintenant quatre ou cinq ans, et puis…

MD : C’est un singe capucin ?

MF : C’est un sajou capucin. (l’écran géant au centre du plateau diffuse les images d’E.T. que Mylène avait filmé dans son appartement de l’époque pour l’émission « Mon Zénith à Moi » d’octobre 1987)

MD : (elle désigne l’écran) Le voilà !

MF : Voilà. Et depuis, j’en ai un autre qui est également un capucin, qui a un pelage beaucoup plus clair et qui a été totalement adopté par E.T.

MD : Et ils vivent en semi­ liberté chez vous ?

MF : En semi­ liberté, oui.

MD : Ils font pas trop de ravages ?

MF : Le plus petit, davantage, parce qu’il est beaucoup plus nerveux. Mais elle a un comportement extraordinaire.

MD : Et ce sont des animaux que vous trouvé ou acheté…vous avez été émue parce qu’ils étaient dans une toute petite cage ?

MF : C’est les regards…Moi j’attache une importance considérable aux regards. C’est vrai que quand je suis rentrée dans ce magasin, j’ai vu le regard d’E.T., qui avait un comportement plutôt passif. Et pour moi, c’était évident que de le prendre et de l’avoir à mes côtés et pouvoir lui donner toute l’affection dont elle avait besoin.

MD : Alors, tout le monde se demande comment vous pouvez tourner, travailler et avoir comme ça deux petits singes qui demandent beaucoup de soins et beaucoup d’affection.

MF : C’est à peu près compatible dans la mesure où on n’a pas trop, trop de velléités de grande voyageuse, que je n’ai pas actuellement. Donc, c’est pouvoir rester à la maison et s’en occuper au maximum. Mais si je dois réellement partir, y a une personne, et une seule, qui pourrait s’en occuper. L’animatrice lance ensuite un reportage sur Stella, une jeune anglaise qui recueille et s’occupe de jeunes chimpanzés avant de les réintroduire dans la nature. Au retour plateau, on voit Mylène faire un énorme câlin à Cheeta.

MD : Je crois qu’on le voit : les singes ont besoin d’énormément de tendresse, surtout quand ils sont jeunes. Ils ont vraiment besoin de leur mère, en fait ! (rires) Alors, Mylène, il y a tout de même une chose que vous m’avez dite tout à l’heure que j’aimeriez que vous redisiez parce que je crois que c’est important, c’est qu’en général vous refusez de montrer votre vie avec vos singes pour ne pas inciter d’autres gens à en acheter.

MF : (tout en caressant Cheeta) Oui, parce qu’une fois de plus, un singe n’est ni un chat, ni un chien. On ne peut pas le laisser quand on part en vacances à une tierce personne. C’est un animal très dépressif, je crois, qui pourrait s’abstenir de manger, certes, pendant deux, trois ou quatre jours, mais je pense que ça peut être un traumatisme pour lui que de quitter ses maîtres, Gaétan pourrait le dire mieux que moi.

MD : Et est-­ce que vous ne seriez pas tentée par une expérience semblable à celle de Stella ? Est-­ce que vous êtes un jour capable de dire ‘Au revoir, je m’en vais, je vais aller m’occuper de singes dans la jungle’ ?

MF : Je me sens foncièrement capable. Maintenant, de là à y arriver, à prendre cette décision…Je pense que je le ferai beaucoup plus tard, en tout cas. Mais je crois que ça ne se fait pas non plus à la légère, c’est rentrer comme on rentre dans un couvent. Et avoir certainement avoir beaucoup plus de connaissances quant aux singes et à leur vie que je n’en ai moi­6même. Donc ça serait plus un rêve… Mais j’ai suivi longuement la vie de Diane Fossey, que vous aviez présentée lors de votre émission et qui était fascinante.

MD : Enfin, en tout cas ne nous quittez pas trop vite, je pense que tous les jeunes admirateurs qui sont là seraient très, très tristes, n’est-­ce pas, si Mylène s’en allait !

MF : (rires) Mais je les emmènerai avec moi… Marylise Delagrange lance ensuite un reportage sur Tippi Hedren, célèbre actrice américaine, qui vivait alors entourée de félins. Au retour plateau, Mylène est à nouveau plongée dans ses jeux avec Cheeta.

MD : Je n’arrive vraiment pas à arracher Mylène à sa passion ! (…) Il faut peut­être revenir à la chanson pour conclure : en fait dans beaucoup de vos chansons, il y a des animaux (elle veut en réalité parler des clips) (…) Alors dites­nous, Mylène : il y a des chevaux dans « Tristana », c’est ça ?

MF : Dans « Tristana », il y a des chevaux et surtout un loup, donc, qui appartenait à Gaétan. « Libertine », y a beaucoup de chevaux, « Sans Contrefaçon », il y avait aussi des chevaux, carrioles, marionnette… Et puis le dernier, c’est à découvrir ! Il y a une biche et un grand­duc.

MD : (aux téléspectateurs) Alors nous allons vous montrer, ce sera la conclusion de cette émission, en exclusivité…

MF : Absolument, oui.

MD : …puisque ce n’est encore jamais passé à l’écran, je crois…

MF : Non, jamais.

MD : …le dernier clip de Mylène, qui s’appelle, enfin qui est la chanson « Moi, je » (sic) et vous allez…

MF : (elle la corrige tout en caressant le visage de Cheeta) « Ainsi Soit Je… »…

1988-04-cMD : « Ainsi Soit Je… », pardon !

MF : …qui ne sera pas dans son intégralité, puisqu’on va être obligés, je crois, de couper au bout de quatre minutes.

MD : C’est ça. Mais je crois que les téléspectateurs auront beaucoup l’occasion de le revoir !

MF : Bien sûr, oui.

MD : En les tout cas, merci beaucoup Mylène d’être venue.

MF : Merci à vous. Merci à Gaétan, aussi.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène AU FIL DES MOTS | Pas de Commentaire »

QUEL AVENIR MADAME pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 février 2015

1987-16-aSEPTEMBRE  1987 « Tristana » est votre cinquième 45­trs mais vous n’avez connu véritablement le succès que l’an dernier grâce à « Libertine ». Vous aviez alors vingt­-quatre ans. Cette gloire soudaine a­-t­-elle changé votre existence ? ­

Je ne crois pas. Bien sûr, sur le plan pratique il est plus intéressant d’être connu et d’avoir du succès. Les portes s’ouvrent plus facilement, on a un semblant de respect et on en éprouve une certaine fierté. Par ailleurs, je n’ai plus besoin de faire des galas plus ou moins minables, de me produire dans des clubs entre deux disques ringards. Je me suis jurée de ne plus jamais faire ça. Enfin, financièrement, ce n’est pas mal non plus, puisque chaque matin je peux m’acheter trois croissants au lieu de deux !

Qu’attendez­-vous de l’existence ?

Comment rêvez-­vous l’avenir ? ­

Je ne me suis jamais posée la question. Je vis au présent et pas tellement dans le futur ni le passé. Ce qui est certain, c’est que je ne pense pas au mariage, aux hommes, aux enfants… Je peux même dire que j’occulte totalement le sujet des enfants. Je préfère nettement les animaux ! (rires) Mais cela changera peut­ être un jour…

Vous êtes née le 12 septembre 1961 à 5h17 du matin, à Montréal. Vous êtes donc du signe de la Vierge, ascendant Vierge. Avez-­vous conscience de l’influence de votre thème astral sur votre caractère ? ­

D’assez loin, je dois l’avouer. L’astrologie m’intéresse par personne interposée. Je veux dire par là qu’un ami, Bertrand Lepage, qui travaille à mes côtés, est passionné par le sujet et m’en parle souvent. Son approche est très intelligente et je la respecte totalement, bien que n’étant pas influencée pour autant. Il m’a un jour établi mon thème et m’a révélé des choses assez étonnantes. Il m’a prédit des évènements auxquels je ne pouvais absolument pas m’attendre et qui sont réellement arrivés peu après. Il m’a prédit aussi le succès de « Libertine ». De là à consulter des voyants, il y a un grand pas que je n’ai pas encore franchi. Je pense que le fait d’être du signe de la Vierge m’en a attribué quelques grands traits de caractère, mais je ne suis pas assez calée pour vous dire si je suis une vierge typique.

Quels sont donc alors vos défauts et vos qualités ? ­ J’ai beaucoup de défauts mais je ne vous en citerai que trois, les plus marquants : mauvais caractère, trop de cynisme, et beaucoup d’intolérance. Quant à mes qualités… disons la rigueur et l’intégrité !

 Êtes-­vous superstitieuse ? ­

Non, vraiment pas ! J’aime les chats noirs plus que les autres et je ne vois pas pourquoi la couleur verte ou le fait de passer sous une échelle m’attirerait les foudres de l’au­-delà.

A propos de l’au­-delà, croyez­-vous à une autre existence après la mort ? ­

Je suis dans une phase d’interrogation. Je me sens attirée par ce domaine, mais je reste pour l’instant incrédule. Je n’ai jamais essayé, même par jeu, d’entrer en communication avec les esprits. En revanche, j’ai entendu les témoignages de nombreux amis en qui j’ai toute confiance et qui ont été très troublés par des séances de spiritisme. J’aimerais essayer un jour mais à condition de le faire avec des personnes très sérieuses et très documentées. Pour l’heure, je préfère m’intéresser à l’esprit plutôt qu’aux esprits.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

 

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