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SKYROCK avec Frédérico et Mylène

Posté par francesca7 le 17 février 2015

 

31 MAI 1996 : Entretien avec Frédérico MUSA :

1996-04-bA propos de sa motivation pour remonter sur scène :

Mylène Farmer : C’est une vraie, vraie envie profonde, un vrai désir que de retrouver le public, donc c’est dur en aucun cas. Maintenant, un spectacle de deux heures, c’est toujours difficile. Il y a beaucoup de changements de costumes, ça c’est exercice assez difficile. Mais moi, j’ai pris vraiment, vraiment un grand plaisir !

A propos de la conception du Tour 96 :

MF : J’ai décidé de monter sur scène un peu tardivement. C’est­-à­-dire, j’ai travaillé à peu près ­ nous avons travaillé ! ­ deux mois, je crois, ce qui est très peu. Il y avait des postes séparés, sachant qu’il y a eu des réunions et des désirs précis. Maintenant, j’ai fait appel à une équipe de concepteurs, donc, d’images avec qui j’ai beaucoup parlé, chanson par chanson et eux après m’ont apporté leur talent, leurs idées. De même, chorégraphiquement, j’ai fait appel à deux chorégraphes (Christophe Danchaud et Jaime Ortega, nda) plus mes propres chorégraphies. J’ai réellement souhaité sur ce spectacle avoir des talents extérieurs différents parce que je pense que ça peut apporter quelque chose.

 A propos de sa vie à Los Angeles :

MF : Non, je vis à Paris ! Néanmoins, j’aime bien le voyage, j’aime bien Los Angeles sur des périodes courtes. C’est une ville violente, mais ça, nous ne le savons pas parce qu’on est quand même dans des quartiers un peu plus protégés, donc je ne vais pas mentir et vous dire que j’ai été confrontée à cette violence mais elle existe vraiment, bien évidemment. Maintenant, Los Angeles, non, est une ville qui est difficile parce que la rencontre est difficile. Maintenant, moi j’y ai trouvé l’espace, j’y ai trouvé une idée de liberté et de repos, en tout cas pour l’esprit, et ça a été parfait pour cette période.

A propos de la musique qu’elle écoute :

MF : J’aime beaucoup MC Solaar parce qu’il a apporté, indépendamment de ce rythme ­ le rap ­ et de ces boucles, une vraie richesse dans ses textes et c’est quelqu’un que j’aime beaucoup, oui. Sinon, j’aime beaucoup U2, j’aime beaucoup Peter Gabriel… (elle réfléchit) Quand on doit les évoquer, on les oublie ! (rires) J’aime Bob Marley, j’aime les Eagles, j’aime beaucoup de choses, Alanis (elle bute sur le prénom puis se reprend) Morisette ­ pardon, j’écorche son nom ­ j’aime beaucoup, beaucoup !

A propos de la dance et des remixes qu’elle propose de façon presque systématique :

MF : J’aime l’idée de danse, j’aime regarder les gens danser. J’aime cette évasion, donc j’aime l’idée qu’il y ait des dance remixes, oui. J’aime beaucoup le remix en revanche de « I miss you ». (il faut comprendre « Missing », du groupe Everything but the girl, nda)

A propos de son singe capucin,

1996-04-aE.T. : MF : E.T. est toujours à la maison, les singes n’ont pas le droit de voyager, elle a été obligée de rester. Le singe est interdit, de tout façon, c’est pas un animal que l’on doit domestiquer. Mais elle va bien, merci ! (rires)

NB : cette interview a été réalisée au Zénith de Toulon, le lendemain de la première, lors d’une rencontre avec plusieurs journalistes. Diffusée dans la matinale de Cauet, celui­-ci demande à son acolyte de raconter un petit incident qui est survenu pendant cette rencontre : un journaliste de France 3 a attaqué son interview en faisant remarquer à la chanteuse que malgré la réussite de son spectacle, elle n’avait ‘pas de voix’. Mylène a aussitôt coupé court à l’entretien en indiquant la sortie à ce journaliste ! La séquence se finit avec la diffusion de « California ».

Publié dans Mylène 1995 - 1996, Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

LES ENFANTS DE LA GUERRE avec Mylène F.

Posté par francesca7 le 17 février 2015

 

27 NOVEMBRE 1996 – Présenté par Julien COURBET TF1

1996-13-bMylène Farmer apparaît dans ce grand show de prime time autour de Luciano Pavarotti qui parraine « War child », un réseau d’associations qui viennent en aide aux enfants touchés par la guerre à travers le monde pour interpréter « Rêver » et répondre aux questions de Julien Courbet très brièvement en raison d’un triste évènement : au moment d’enregistrer l’émission, Mylène vient d’apprendre le décès d’un proche.

Après avoir interprété son dernier single en date dans la robe lamée qu’elle porte sur scène pour la même chanson, Mylène rejoint le canapé où l’animateur se trouve aux cotés de Luciano Pavarotti sous les applaudissements du public.

Mylène Farmer : Merci beaucoup.

 Julien Courbet : Mylène, cette chanson était de circonstance, « Rêver », quand on voit ­alors on a vu ensemble il y a quelques instants, avant le démarrage de cette émission, le reportage qui va suivre, puisque nous allons maintenant parler des orphelins des « Enfants de la guerre ».

Quand vous avez vu ce reportage, Mylène, vos premières pensées, ça a été quoi, de voir tous ces enfants sans parents ?

MF : D’abord une grande émotion, bien sûr. Manque de mères, manque de femmes autour d’eux. Et surtout, je voudrais dire que je crois que c’est une très belle idée que d’associer la musique à cette douleur, à ce manque donc je suis toute avec eux. (sourire)

JC : En tous cas, c’était bien que vous soyez avec nous ce soir, Mylène.

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LE HAVRE PRESSE RECOIT MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 17 février 2015

 

Entretien avec Gilles GLEVAREC 18 OCTOBRE 1994

giorgi-14-aQu’est­-ce qui vous a séduite dans le scénario de Laurent, et tout particulièrement dans le rôle de Catherine que vous interprétez ? ­

L’histoire de ce jeune médecin démobilisé un moi avant l’armistice de 1918 qui, enquêtant sur la mort suspecte d’enfants dit retardés, va rencontrer l’amour en la personne de cette jeune fille solitaire, réfugiée dans l’enfance et d’une fragilité psychique que certains n’hésitent pas à qualifier de folie, est un sujet qui m’a immédiatement attirée par son étrangeté et son originalité. Quant au personnage lui­-même, j’ai tout de suite senti qu’il pourrait me permettre de faire passer beaucoup d’émotions, car Laurent y avait indiscutablement intégré plusieurs facettes de ma personnalité.

Qui est­ elle vraiment, cette femme­ enfant mystérieuse que les gens disent folle ? ­

Catherine est assurément différente des autres et elle paiera cette différence, surtout en raison du conformisme du microcosme que constitue ce petit village de montagne où elle vit. Je crois que c’est avant tout sa fragilité qui m’a émue. Par ailleurs, j’aime beaucoup les aspects enfantins de son comportement que sont l’innocence et la violence intérieure. Les enfants ont ça en eux : naïveté, pureté et colère. En fait, je suis très sensible à son incapacité malgré son âge à s’intégrer au monde des adultes.

Vous interprétez ce personnage que l’on perçoit errer parfois aux limites de la folie d’une façon très mesurée. Vos gestes et vos regards sont certes intenses mais ne versent jamais dans le registre expressionniste.  Est-­ce une volonté imposée par Laurent Boutonnat, ou la façon dont vous teniez absolument à incarner Catherine ? ­

Me connaissant très intimement, Laurent savait que c’était de cette façon que j’aurais les meilleures chances de m’investir totalement dans le personnage. Donc, quand je lui ai suggéré cette approche, il a immédiatement accepté. En fait, je préfère les paroles murmurées aux mots criés : je n’aime pas imposer, je préfère proposer. Cela vient d’une pudeur et d’une timidité qui font partie de moi. C’est ma personnalité profonde et sans doute que mon jeu s’en ressent. Par ailleurs, dans cet univers qui un peu celui du conte où il y a un constant va­-et-vient entre le réel et l’irréel, la compréhension du personnage ne devait bien sûr pas, pour ménager un maximum d’ambiguïté, être trop évidente

Vous venez d’insister sur votre timidité et votre pudeur : ne pensez-vous pas que cette confidence peut paraître pour le moins sujette à caution, quand on sait que vous montez des spectacles durant lesquels vous devez nécessairement éprouver un immense plaisir à vous exposer aux regards de milliers de spectateurs ? ­

C’est vrai que cela peut paraître paradoxal. Mais en ce qui me concerne, il s’agit sans doute d’un plaisir masochiste car j’éprouve tout à la fois un désir névrotique à m’exhiber sous les projecteurs et une folle envie de me cacher. Je bascule constamment entre ce désir et ce refus et quand je fais de la scène, il est vrai que je suis angoissée par la perspective du rendez-­vous avec le public. Mais d’un autre côté, j’en ai besoin pour vivre car je préfère les choses brûlantes, même dangereuses, aux choses tièdes.

On le sait, vous manifestez depuis longtemps de l’intérêt pour le cinéma. Mais quels sont les films et les cinéastes qui ont le plus fortement marqué votre imaginaire ? ­

Côté films, le premier est indiscutablement « M le Maudit » de Fritz Lang. Plus récemment, je citerais « Witness » de Peter Weir que je trouve en tous points parfait, et « La leçon de piano » de Jane Campion, que je n’hésite pas à qualifier de chef­-d’œuvre. Pour ce qui est des réalisateurs, il y en a beaucoup, mais ceux qui me viennent spontanément à l’esprit sont David giorgi-14-cLean, notamment pour « La fille de Ryan », Ingmar Bergman, David Lynch, Steven Spielberg et Oliver Stone. En fait, j’aime les projets ambitieux, les metteurs en scène qui ont une démesure, une folie, comme celui que j’ai gardé pour la bonne bouche, c’est-­à­-dire Stanley Kubrick.

Pour conclure, pouvez-­vous nous parler de votre prochain projet ? ­

Sans doute un album, ou alors un nouveau film. Mais franchement, après ces longs mois de préparation et de tournage, au demeurant totalement passionnants, j’aimerais chanter de nouveau et refaire de la scène. Mais pour cela, il faut attendre que le réalisateur veuille bien délaisser sa caméra pour que le compositeur puisse retourner à son piano !

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène et GIORGINO | Pas de Commentaire »

 

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