Mylène Farmer change de peau

Posté par francesca7 le 1 février 2015

 

LE GUIDE MÉRIDIONAL du 12 JUIN 1996 - Entretien avec Patrick MERLE

1996-12-aA propos de sa préparation physique :

­ Dans ma préparation physique, je suis plus ‘fond’ que ‘forme’. Je ne mange pas de viande, plutôt des sucres lents.

A propos de sa motivation pour remonter sur scène :

­ Deux spectacles en sept ans, cela peut paraître peu mais j’ai peur de la redite. Ce retour correspond à une nouvelle envie, et bien sûr il y a le nouvel album.

A propos de son état d’esprit :

­ C’est une alchimie. J’ai rempli ces quatre ans de voyages à Los Angeles, New York, Bali aussi, de liberté, d’apprentissage de la vie avec une volonté de déracinement du cocon, qu’il soit bon ou mauvais. On peut parler d’épanouissement. Je voulais aller vers l’autre : je me sens un peu plus légère, mes doutes sont moins profonds. De mon côté, c’est un changement radical de vivre dans l’instant présent. A Los Angeles, par exemple, je recherchais une perte d’identité, au moins artistique.

A propos de « Giorgino » :

­ J’aime jouer, mais je savais que ce serait lourd à porter. Le choix n’était pas ‘populaire’ et j’avais envisagé l’échec. Pour autant, avec Laurent Boutonnat, la relation n’a pas été endommagée. Je travaille avec lui depuis douze ans, il était normal en revanche que se développe aujourd’hui un nouvel esthétisme. Il y a dans ce show un travail important sur l’image que je trouve très beau.

A propos du Tour 96 :

­ C’est un show avec des départements différents, dans la tradition américaine. Je ne pourrais pas m’en tenir à moi seule derrière un micro ! Le changement passe par un côté sexy. J’apprécie toujours Cioran mais je suis moins cynique. Je remplacerais par de l’humour.

A propos de l’utilisation de « Sans Contrefaçon » par le film « Pédale Douce » (sorti quelques semaines plus tôt, nda) :

­ J’ai accepté spontanément. Je passe pour une pionnière de la cause homosexuelle. Si une part importante de mon public s’en revendique, j’en suis ravie mais je ne prône pas le militantisme. Plus on en parle, mieux c’est. C’est tout !

A propos du choix de Toulon pour rôder le spectacle :

­ J’ai commencé par le Sud car en rentrant, j’ai trouvé Paris noir plombé. J’y vis toujours, mais je bouge beaucoup. En revanche, si je pourrais sans problème m’expatrier en Europe, je ne deviendrais pas américaine. La qualité de vie y est ponctuellement agréable. Quant au choix de Toulon, c’était celui d’une salle, l’une des meilleures de France, pas celui d’une ville. Personnellement, je n’ai pas envie de délivrer des messages.

NB : cette interview a été donnée dans un salon du Zénith de Toulon, au lendemain de la première date du Tour 96, lors d’une rencontre avec plusieurs journalistes.

 

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