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LES ANNÉES TUBES reçoit Mylène

Posté par francesca7 le 1 février 2015

 

18 MAI 1996 – Présenté par Jean­Pierre FOUCAULT sur TF1

Une semaine avant le lancement de sa nouvelle tournée, Mylène Farmer participe à ce qui est devenu la seule émission de variétés régulière de TF1. Pour l’évènement, la star chante deux titres et accorde un petit entretien à Jean­Pierre Foucault.

1996-01-cPremier titre : « Sans contrefaçon ». La prestation est semblable à ce qu’il se passera sur scène pendant le Tour 96 : des danseurs torse nus, simplement habillés d’un mini short à paillettes, d’un boa et d’une coiffe à froufrous, le tout dans des couleurs très flashy. Mylène, quant à elle, porte la tenue qui sera la sienne pour « Désenchantée » lors de la tournée à venir. Il manque la veste d’homme pour en faire la copie conforme du Tour 96 sur « Sans contrefaçon ». La chanteuse est bien présente face au public, mais sa prestation est mixée à une autre enregistrée plus tôt. Des traces du montage sont plusieurs fois flagrantes. On citera, par exemple, le moment où, après le pont, Mylène reprend le refrain de dos, en plan large, alors qu’elle est de face en plan serré.

Après la chanson, la chanteuse est alors rejointe par Jean­Pierre Foucault.

Jean­Pierre Foucault : Bonsoir Mylène.

Mylène Farmer : Bonsoir.

JPF : Et tout le monde se rassied ! Quel succès ! Tout le monde se lève, tout le monde danse, ce qui prouve que quand vous venez, il se passe quelque chose, et pourtant vous êtes bien rare à la télé !

Alors, la première question que j’aimerais vous poser, c’est pourquoi vous vous faites si rare. Est­ce que c’est une volonté délibérée de votre part, non pas de vous cacher, mais enfin de quelque peu vous préserver vis­à­vis du public et de la télévision, Mylène ?

MF : Pas me préserver du public mais une façon de me préserver en général. C’est quelque chose que j’aime faire, mais avec parcimonie. Ça dépend aussi des émissions qui vous offrent une qualité de travail, que ce soit une qualité de lumières, de tournage, autant de choses qui sont rares en télévision et qui sont importantes pour moi.

JPF : Exigeante donc, c’est bien. Et merci en tout cas d’apprécier le travail de l’ensemble des équipes, avec notre ami Gilles Amado.

MF : Merci à vous.

JPF : Alors Mylène, Bercy, ça c’est une aventure, d’autant que vous y serez trois soirs : le 31 mai, le 1er juin, puis une date un petit peu plus lointaine dans le courant du mois de juin, ce sera le…

MF : Le 28. (cette date sera finalement reportée au 12.12.1996 suite à l’interruption de la tournée,   nda)

JPF : Je peux vous dire pour m’être renseigné : Bercy pour Mylène Farmer, on va pas faire de comparaison, mais il y a au moins trois semi­remorques de plus que Johnny puisqu’il y a dix semi-remorques, donc une équipe technique impressionnante sur scène. Et puis une équipe aussi humaine à laquelle vous tenez beaucoup, et notamment dans le métissage des gens qui vous entourent…

MF : Oui, c’est vrai que j’ai souhaité avoir des danseurs qui viennent donc des Etats­Unis, de New York. Et c’était pour avoir justement ce métissage, avoir des peaux de couleurs différentes.

JPF : Alors, des chansons qu’on connaît, comme celle­là, et puis plein d’autres…

MF : Oui. Il y a dix­sept chansons, je crois, dix­huit. (cris dans le public)

JPF : Moi je vais vous dire ‘dix­sept mots’, il y a personne qui crie dans la salle ! Il suffit que Mylène dise ‘dix­sept chansons’…Vraiment, la vie est injuste ! Merci en tout cas d’être venue ce soir.

MF : Merci à vous.

1996-01-a

JPF : On vous reverra un peu plus tard pour chanter une autre chanson, une des dernières. Merci beaucoup, Mylène Farmer.

MF : Merci de votre accueil. (elle se lève aussitôt et fait un signe au public)

JPF : Restez avec moi !

Mylène se rassied alors que Jean­Pierre Foucault annonce l’invité suivant, Félix Gray.

Mylène apparaît effectivement plus tard dans l’émission pour la seule prestation télévisée de « California ».

Pour cette prestation, la chanteuse, qui porte une robe blanche, est accompagnée d’un des danseurs du Tour 96. L’unique occasion de les voir se livrer, l’un contre l’autre, à une chorégraphie sensuelle et langoureuse, car il n’y aura pas d’autre télé pour ce titre, et que la performance du Tour 96 sera totalement différente.

 

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Mylène Farmer change de peau

Posté par francesca7 le 1 février 2015

 

LE GUIDE MÉRIDIONAL du 12 JUIN 1996 - Entretien avec Patrick MERLE

1996-12-aA propos de sa préparation physique :

­ Dans ma préparation physique, je suis plus ‘fond’ que ‘forme’. Je ne mange pas de viande, plutôt des sucres lents.

A propos de sa motivation pour remonter sur scène :

­ Deux spectacles en sept ans, cela peut paraître peu mais j’ai peur de la redite. Ce retour correspond à une nouvelle envie, et bien sûr il y a le nouvel album.

A propos de son état d’esprit :

­ C’est une alchimie. J’ai rempli ces quatre ans de voyages à Los Angeles, New York, Bali aussi, de liberté, d’apprentissage de la vie avec une volonté de déracinement du cocon, qu’il soit bon ou mauvais. On peut parler d’épanouissement. Je voulais aller vers l’autre : je me sens un peu plus légère, mes doutes sont moins profonds. De mon côté, c’est un changement radical de vivre dans l’instant présent. A Los Angeles, par exemple, je recherchais une perte d’identité, au moins artistique.

A propos de « Giorgino » :

­ J’aime jouer, mais je savais que ce serait lourd à porter. Le choix n’était pas ‘populaire’ et j’avais envisagé l’échec. Pour autant, avec Laurent Boutonnat, la relation n’a pas été endommagée. Je travaille avec lui depuis douze ans, il était normal en revanche que se développe aujourd’hui un nouvel esthétisme. Il y a dans ce show un travail important sur l’image que je trouve très beau.

A propos du Tour 96 :

­ C’est un show avec des départements différents, dans la tradition américaine. Je ne pourrais pas m’en tenir à moi seule derrière un micro ! Le changement passe par un côté sexy. J’apprécie toujours Cioran mais je suis moins cynique. Je remplacerais par de l’humour.

A propos de l’utilisation de « Sans Contrefaçon » par le film « Pédale Douce » (sorti quelques semaines plus tôt, nda) :

­ J’ai accepté spontanément. Je passe pour une pionnière de la cause homosexuelle. Si une part importante de mon public s’en revendique, j’en suis ravie mais je ne prône pas le militantisme. Plus on en parle, mieux c’est. C’est tout !

A propos du choix de Toulon pour rôder le spectacle :

­ J’ai commencé par le Sud car en rentrant, j’ai trouvé Paris noir plombé. J’y vis toujours, mais je bouge beaucoup. En revanche, si je pourrais sans problème m’expatrier en Europe, je ne deviendrais pas américaine. La qualité de vie y est ponctuellement agréable. Quant au choix de Toulon, c’était celui d’une salle, l’une des meilleures de France, pas celui d’une ville. Personnellement, je n’ai pas envie de délivrer des messages.

NB : cette interview a été donnée dans un salon du Zénith de Toulon, au lendemain de la première date du Tour 96, lors d’une rencontre avec plusieurs journalistes.

 

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