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Mylène Farmer à STUDIO GABRIEL

Posté par francesca7 le 24 janvier 2015

 

29 MAI 1996 – Présenté par Michel DRUCKER

Entretien avec Gaël LEFORESTIER sur France 2

1996-04-bGaël Leforestier, chroniqueur musique dans l’émission quotidienne de Michel Drucker, propose ce jour­là un petit reportage sur le premier concert du Tour 96 de Mylène Farmer, au Zénith de Toulon, quatre jours plus tôt.

On y voit pêle­mêle l’hystérie de dizaines de fans présents devant la salle dès le matin, des techniciens qui s’affairent aux dernières mises en place, l’entrée du public dans le Zénith, le stand merchandising…

Mylène y dit quelques mots, mais on ne la voit pas parler.

Gaël Leforestier : (off sur des images du public courant pour s’installer au premier rang) Quel est votre rapport avec les fans, Mylène ?

Mylène Farmer : (off sur des images du public dans la salle) Vous savez, des bouffées comme ça, des bouffées d’amour, ou d’agressivité, c’est toujours quelque chose de très, très porteur et très déstabilisant. (sur des images des danseurs, choristes et musiciens, en coulisses) J’avais envie de travailler avec des danseurs américains parce que je savais que je pouvais trouver un métissage. (on voit Mylène sortir de sa loge, un peignoir blanc par­dessus sa tenue légère d’entrée en scène) J’attends ces moments de scène, et je l’ai attendu pendant longtemps donc ça a été très, très fort.

1996-04-aImages du concert de Toulon : « Alice », « Désenchantée », « Je t’aime mélancolie ».

MF : (off sur des images furtives de l’entretien : Mylène et Gaël Leforestier sont assis sur des fauteuils, dans la loge de la chanteuse qui porte une chemise et un pantalon écrus) Si vous évoquez la scène, j’ai passé un moment assez incroyable, assez extraordinaire.

Publié dans Mylène 1995 - 1996, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

Mylène dans VSD pour confession d’une star

Posté par francesca7 le 24 janvier 2015

 

5 DÉCEMBRE 1996 – Confessions d’une star blessée

Entretien avec Olivier WICKER

1996-16-bA propos de l’aura de mystère qu’on lui prête volontiers :

­ Ce mystère, c’est ma nature profonde. C’est la raison pour laquelle je raréfie volontairement mes apparitions publiques.

A propos de son ouverture au monde :

­ J’ai le sentiment de m’être plus ouverte au monde sur le dernier album, mais il est vrai que je ne suis capable que d’envisager mes propres sentiments. L’ennui est un compagnon de longue date, l’activité n’est pas forcément mon mode de guérison : je peux rester prostrée chez moi, ou bien si l’envie m’en prend lire, ou dessiner, ou encore voyager.

A propos de son séjour aux Etats­Unis :

­ Mis à part l’exotisme et l’anonymat, vivre à Los Angeles ne solutionne rien. Paris est aujourd’hui une ville dépressive, plombée par une dépression ambiante. Elle dégage des vibrations qui ne m’aident pas.

Au journaliste qui évoque la possibilité de se mettre au vert :

­ J’ai du mal à envisager une vie à la campagne !

A propos du bouddhisme :

­ Il s’agit plus d’une philosophie de la vie, celle qui vous enseigne qu’il ne faut pas s’attacher de façon négative aux gens ou aux choses. Le bouddhisme est un pansement pour l’âme.

A propos de son mal­être :

­ Je n’aime pas mon physique, mes doutes. L’amour des autres ne change rien au problème : quand vous exprimez un mal­être, les personnes qui vous aiment finissent par vous conforter dans ce mal­être.

A propos de sa perception de la scène :

­ Un concert est un moment choisi, unique, un moment d’inconscience qui n’appartient à personne d’autre.

Bien sûr, une foule anonyme peut être oppressante car ses réactions sont incompréhensibles, mais sur scène je la désire.

A propos du fait qu’elle fonde en larmes parfois sur scène :

­ Cela m’arrive quand un thème me touche particulièrement. J’ai remarqué que l’émotion me submerge plus spécialement sur les morceaux lents.

A propos du trac avant de monter sur scène :

­ Chez moi, cela ressemble à des angoisses, à des nœuds. Quand ils sont trop serrés, j’ai envie de tout arrêter !

A propos de ‘ceux de ses fans qui la considèrent comme une déesse vivante’ :

­ J’espère qu’ils ont autre chose dans la vie que leur passion pour moi. Pour cette raison, j’ai toujours refusé l’idée d’un fan­club. Je ne réponds pas au courrier, en ce sens que je n’entretiens pas de correspondance, mais je renvoie une dédicace à ceux qui me le demandent.

A propos de sa famille et de son enfance :

­ Je refuse de parler de ma relation avec mes parents pour les protéger et me protéger. J’ai effacé mes souvenirs parce que ça ne m’intéresse pas. Je préfère aujourd’hui à hier et je refuse de penser au futur. Je me voyais plutôt actrice que chanteuse. Je n’admirais personne. Parfois, quand je sortais du cinéma, je rêvais d’être à la place d’une actrice A propos de l’échec de « Giorgino » :

­ Quand je fais quelque chose, j’envisage toujours la possibilité d’un échec. Même si celui­là fut violent, je n’en souffre plus. Je ne comprends pas les raisons de mon échec. Depuis, je me pose une question : est­ce que les gens ont envie de voir autre chose de moi que ce qu’ils connaissent déjà ?

A propos de ses envies de maternité :

­ Cette envie d’avoir un enfant est assez récente. Il me semble que cela est presque indispensable pour une femme ! Bien sûr, avoir un enfant nécessite d’avoir une vie plus ‘programmée’, mais je crois que la chose essentielle, c’est d’abord l’acceptation de soi.

A propos de s’imaginer dans le futur :

­ 1996-16-aLe vieillissement des cellules me terrifie. S’il s’agit de voyager dans le temps, c’est plutôt une chose bénéfique !

A propos de la possibilité de casser son personnage public :

­ Oui, c’est une idée qui me traverse l’esprit. J’y pense régulièrement. Je sais que j’arrêterai beaucoup plus tôt que d’autres. J’espère avoir cette honnêteté de mettre un terme à ma carrière lorsque la lassitude deviendra trop importante, ou lorsque je m’essoufflerai.

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