• Accueil
  • > Archives pour le Samedi 29 novembre 2014

Mylène fait l’Actualité des années 88

Posté par francesca7 le 29 novembre 2014

 

SALUT Magazine - MARS 1988

63857Journaliste : Didier Reboul-Scotty

 

La préparation et l’enregistrement d’un album comme « Ainsi Soit Je… » demandent quelle somme de travail ?
-Le temps d’y penser, de le préparer et enfin de concrétiser les idées. Disons cinq mois en tout. 

Où a-t-il été enregistré ?
-Essentiellement au studio Méga, porte de la Muette. 

Quelles sont en général vos sources d’inspiration pour écrire ?
-Elles me sont propres, mais pourraient prévenir de Baudelaire, Edgar Poe…

Ce look garçonne, est-ce une manœuvre médiatique délibérée ou est-ce un goût spontané ?
-Comme on aime changer de comportement, on aime changer d’habits sur chaque chanson. Aborder chaque fois un thème différent, c’est amusant. 

Qui vous habille ?
-Différents couturiers. Fayçal Amor, avec qui j’ai beaucoup travaillé. Il y a aussi une femme que j’aime beaucoup, c’est Marie-Pierre Tattarachi.

Ne songez-vous pas à créer une griffe Mylène Farmer ?
-Non ! Ce n’est pas mon propos…

Vous aimez cultiver l’ambiguïté. Vous imaginez-vous homme ?
-Non ! De même que je ne m’imagine pas plus femme. C’est exactement le paradoxe que je n’ai pas su résoudre !

Depuis « Tristana », vous dansez dans vos chansons. Avez-vous pris des cours de danse ?
-Non, pas du tout. C’est moi qui ai inventé la chorégraphie. En fait, disons que c’était l’envie d’aborder une gestuelle plus qu’autre chose. 

On ne vous a pas vue dans le disque « Band Aid » ou dans toute autre œuvre humanitaire. Pourquoi ?
-Parce que ce n’est pas mon métier, ni ma volonté que de privilégier telle ou telle cause humanitaire. Parce qu’à ce moment-là, il faudrait toutes les faire. Je préfère faire des choses que personne ne fait, et surtout ne pas médiatiser ce genre d’activités. 

Un grand journal vient de publier un article concernant le play-back à la télévision en s’élevant contre son utilisation intensive. Qu’en pensez-vous ?
-Le problème, c’est que l’on ne donne pas aux artistes tous les moyens pour bien chanter en direct à la télé. Alors pourquoi aller se casser les pieds ? –parce que c’est vraiment ça ! Ou alors, on met la technique à la hauteur de ses envies. Quant à ceux qui prônent l’autre sensibilité à la télévision, ils se trompent. Pour ça, il y a la scène. Donc laissez les gens en play-back à la télé.

Alain-Fournier a dit que ‘le bonheur est une chose terrible à supporter’. Qu’en pensez-vous ?
-Je ne sais pas ce qu’est le bonheur…

Vous n’êtes pas heureuse ?
-Ce n’est pas le problème. Je ne pourrais pas parler en terme de bonheur. Disons tristesse et beauté…

Qui a eu l’idée de reprendre le titre « Déshabillez-moi » ? Cela venait juste d’être fait !(par Patty Layne, nda)
-Détrompez-vous, les deux chansons sont sorties simultanément. C’est donc purement un hasard. J’aime cette chanson, le texte est très amusant. 

Si un grand magazine, genre Lui, vous proposait de poser nue, accepteriez-vous ?
-C’est déjà chose faite et je n’ai pas accepté. Je n’éprouve aucun plaisir à faire ce genre de séance…

Avant de faire ce métier, aviez-vous des illusions que vous auriez perdues en route ?
-Ma vie est faite de désillusions…

Qui dit désillusions dit également illusions, non ?
-Je n’ai jamais eu d’illusions. L’illusion, c’est se tromper soi-même. Je ne pense pas, jusqu’à présent, m’être trompée ou avoir eu à fabuler sur telle ou telle chose. Non, je pense simplement qu’il y a des découvertes. 

Sortez-vous beaucoup ? Fréquentez-vous les lieux branchés ?
-Pas du tout, je sors très peu. 

Pardonnez-vous facilement les erreurs des autres ?
-Disons que je pardonne en règle générale tout ce qui est pardonnable.

Et vos erreurs à vous ?
-Quelqu’un a dit ‘Avoir un remord est une seconde faute’. Voilà.

Qu’est-ce qui vous semble le plus dur dans ce métier ?
-Mais tout est difficile. Pour moi, je crois sincèrement et sans aucune animosité que ce sont les interviews. 

Avec Renaud et Goldman, notamment, vous faites partie de ces chanteurs avec qui on ne sait jamais si on obtiendra un rendez-vous. Pourquoi avez-vous une telle défiance à l’égard de la presse ‘jeune’ ?
-Peut-être parce qu’elle a tendance à trahir nos propos, voulant les vulgariser au sens premier du terme. C’est déplaisant parfois de se relire et de ne pas retrouver ses mots, sa pensée…

Les projets ? Les ambitions ? Mais au fait, êtes-vous une ambitieuse ?
-Je pense que j’en suis une, oui. Les projets ? Une salle à Paris, mais je ne peux pas en parler car rien n’est encore décidé. Disons dans un futur proche…

Appréciez-vous une certaine qualité de vie ? En deux mots, êtes-vous du genre bourgeois ?
-J’apprécie simplement ‘ma’ qualité de vie, du moins je la vis. 

L’argent, c’est important ?
-Oui, dans la mesure où je peux m’offrir ce dont j’ai envie. À part cet avantage, cela ne va pas au-delà. 

Vous n’êtes pas matérialiste ?
-Vraiment pas du tout !

 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaire »

MYLENE fait parfois des caprices de stars

Posté par francesca7 le 29 novembre 2014

 

TÉLÉ STAR 11 AVRIL 1988 - Journaliste : Michael de Montzlov

 

47602Retrouvez en exclusivité sur le site dans la section Bonus de l’année 1988 la retranscription de l’entretien intégral donné par Mylène qui servira à Télé Star pour rédiger cet article.

À propos du fait qu’elle signe désormais tous ses textes :
-Une progression normale. Ecrire est devenu un plaisir, un besoin. Enfant, j’ai toujours été encline à l’autocensure. Impossible de tenir un journal intime, malgré mon envie. Il me fallait découvrir les autres, qui s’appelaient Maupassant, Edgar Poe ou Strindberg…

À propos de son arrivée en France, alors qu’elle était encore enfant :
-Un choc violent. Heureusement, les enfants ont de réelles facilités d’adaptation. A Paris, les rapports étaient froids, concis. Au Canada, par exemple, un anniversaire ne se fête pas en petit comité. Quelquefois, cent gosses sont invités !

À propos de son caractère, enfant :
-J’avais envie de faire tout ce que les autres ne faisaient pas, frappé par cette peur panique de ressembler à quelqu’un. Ce que je suis aujourd’hui n’est que la concrétisation de cet état d’esprit.

À propos de son statut de célébrité :
-Je fais des caprices de star, donc je suis une star ! Depuis mes débuts, je n’ai accepté aucune concession. La qualité que j’admire le plus : l’intégrité. Et je remercie la vie qui m’a permis de suivre ce chemin.

À propos de Laurent Boutonnat :
-Nos univers sont parallèles. Laurent est un romantique, avec tout ce que cela comporte d’extrême.

À propos de l’air du temps des années 80 :
-On est dans une ère de dépression qui mène fatalement à la décadence. La jeunesse actuelle vit dans un mélange de désespoir et a parfois envie de hurler. Ce dialogue entre le public et moi montre bien que nous sommes sur la même longueur d’ondes, non ?

À propos de ses envies de cinéma :
-A dix-huit ans, je payais mes cours avec Daniel Mesguich en faisant le mannequin. Me lancer dans la comédie à cet âge aurait été une erreur. Maintenant je suis prête. La chanson m’a nourrie…

 

 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

LE CHEVAL EST SON AMI

Posté par francesca7 le 29 novembre 2014

 

TÉLÉ 7 JOURS 29 OCTOBRE 1988 - Journaliste : Cécile Tesseyre

 capture-d_c3a9cran-2013-01-31-c3a0-00-38-46

À propos de son amour des chevaux :
-Le plaisir d’être à cheval est immense. Les angoisses disparaissent, plus rien n’a d’importance… C’est une discipline que je conseille à tous, même si moi je dois m’en priver pour éviter tout accident. J’ai découvert les chevaux à l’âge de dix ans. J’ai même voulu faire de l’équitation mon métier mais, au moment de passer mon diplôme d’institutrice, j’ai tout abandonné.

À propos de la participation du dresseur Mario Luraschi au clip « Pourvu qu’elles soient Douces » :
-J’ai découvert Mario Luraschi en le voyant à la télévision. Quand les producteurs de mon clip l’ont contacté, j’ai eu la chance de le rencontrer. Les chevaux de Mario sont si bien dressés qu’on a l’impression d’être le meilleur cavalier du monde. Mario leur parle comme à une femme… Dans mon clip, Mario a exécuté toutes les cascades dangereuses. Autrement, c’est moi qui joue mon rôle, comme dans les précédents clips. 

À propos du tournage du clip et de son histoire :
-Il nous a fallu huit jours de tournage en forêt de Rambouillet, cent cinquante figurants, et une équipe technique renforcée. L’action se déroule en 1759, au beau milieu de la guerre de Sept ans qui opposait les armées française et anglaise. Les français envoient un bataillon de prostituées espionnes semer le trouble dans le camp britannique. C’est là qu’intervient Libertine, dont un capitaine anglais est tombé éperdument amoureux… Nous avons eu un conseiller historique pour éviter les anachronismes.

À propos du goût limité de Mylène pour l’Histoire :
-A l’école, elle me passait au-dessus de la tête. Mon caractère rebelle me faisait refuser l’enseignement des professeurs. Plus tard, j’ai découvert les plaisirs de la littérature et je me suis instruite toute seule.

À propos de sa nudité affichée dans le clip :
-C’est le paradoxe de l’artiste. On peut accepter des scènes de nu si elles ont un intérêt, et si on a l’assurance d’un travail bien fait. J’ai confiance en Laurent Boutonnat. Pourtant, j’appréhendais un peu ces scènes. Ce sont les regards, ou les commentaires des personnes sur le plateau qui peuvent rendre la situation embarrassante. Là, tout s’est très bien passé. Malgré tout, me déshabiller dans mes clips ne va pas devenir systématique.

À propos d’un éventuel troisième volet mettant en scène le personnage de Libertine :
-Peut-être même un long métrage sur ce personnage qui me ressemble un peu. Comme elle, je suis une insoumise permanente, et mon caractère est comme le sien, très féminin, avec en plus le côté intrépide des garçons.

À propos des paroles de « Pourvu qu’elles soient Douces » qui peuvent choquer certaines oreilles :
-Disons que la perversité des uns peut être la normalité des autres. C’est une question de tolérance. Avec le temps, je suis moi-même devenue bien plus tolérante à l’égard d’autrui. Mon pardon est plus facile.

À propos de sa collaboration avec Laurent Boutonnat :
-Il y a des rencontres qui marquent. Laurent apporte tant de réponses à mes demandes ! Je crois que, dans une vie, on ne trouve qu’une fois une relation créative aussi forte que la nôtre.

À propos de la préparation de son spectacle au Palais des Sports, en mai 1989 :
-Tous les jours, un professeur vient m’entraîner. Cela demande des sacrifices et une rigueur alimentaire. Fini, les folies Coca-Cola ! Je prends aussi des cours de chant pour donner plus d’assurance à ma voix. Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point la respiration est importante.

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...