MYLENE FARMER ET SA PREMIERE FOIS

Posté par francesca7 le 31 octobre 2014

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C’est  un car de police qui m’a ramenée. La première fois que j’ai conduit, c’était avec une R5 Alpine, au bois de Boulogne. Je n’avais pas mon permis, je me suis fais arrêter. J’ai évidemment chanté que j’étais libertine ! 

En revanche,  la vraie boum pour moi lorsque j’étais au Canada, c’était la fête d’Halloween. Tous les enfants se déguisent, sortent dans la rue, et sonnent aux portes. Si les adultes ne leur donnent pas des bonbons, on leur jette de la farine dessus !

 

J’ai eu quelques amies, quelques très bonnes amies, que j’ai quittées, parce que ce sont des choses qui se font aussi naturellement. J’ai eu la chance d’avoir des parents intelligents, ouverts, généreux dans l’âme. Si je voulais leur parler, je pouvais le faire sans problème mais mon caractère d’adolescente introvertie me poussait plutôt à me taire. Je me suis opposée deux fois à l’avenir qu’ils envisageaient pour moi. Après deux jours de terminale, j’avais claqué la porte du lycée pour suivre une carrière en rapport avec les sports équestres. On se laisse porter par les jours qui passent et un matin on se dit « Stop, j’ai terminé mes classes » ! Et c’est ce qui s’est passé. Je devais avoir dix-huit, dix-neuf ans. 

Mes parents souhaitaient me voir poursuivre des études générales jusqu’au BAC pour préparer ensuite un examen d’entrée dans l’une ou l’autre des grandes écoles. Ils me voyaient énarque ou ingénieur, comme mon père. Mes parents me voyaient mariée à un jeune diplômé de l’ENA qui me ferait cinq enfants ! Alors que je portais en moi la conviction très forte que j’allais réussir dans un domaine artistique, mais je ne savais pas encore lequel. En fait, à part notre « exode » difficile au début, j’ai vécu dans un univers plutôt agréable, entouré de frères et de sœurs, comme la plupart des autres familles. Je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste les désirs. J’avoue que j’avais été choquée par les sommes exorbitantes que recevaient certains élèves. 

Être obsédé par le souvenir de l’enfance fait partie de la vie de chacun.  C’est une période qui marque et qui marque pour tout le reste de sa vie. J’ai du mal à m’en extraire. Je ne le pourrais jamais d’ailleurs. J’aime l’enfance, mais elle m’inquiète. La mienne est tellement sourde, étrange…

 

EXTRAIT du livre : « Mylène FARMER – une grande Astronaute » –  de Yannik Provost aux Editions Edilivre.

 

 

 

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