MYLENE FARMER – UNE ENFANCE HEUREUSE

Posté par francesca7 le 26 octobre 2014

 

MF80_175aJusqu’à l’âge de dix ans, j’ai vécu une enfance heureuse. J’étais très  ouverte, bavarde… Puis nous nous sommes installés en France, dans la banlieue parisienne vers Versailles. C’est le travail de mon père qui nous a amenés à Paris. L’arrivée en France a été un moment un peu difficile, un choc assez violent. C’est en tout cas ce qu’on m’a dit. Sans parler de choc de cultures, parce que ça n’a pas lieu d’être, c’est un comportement et un mode de vie qui sont radicalement différents. C’est assez choquant quand on est enfant. Ça se traduit par une forme d’agression, des rapports plus durs. 

Par exemple, je n’ai jamais eu beaucoup d’amis en France, par contre au Canada, quand il y avait un anniversaire, ce n’était pas en petit comité : y avait près de cent enfants. C’était assez étonnant. Alors qu’ici, c’est beaucoup plus concis. Donc certainement des amitiés beaucoup plus sélectives. Et même maintenant, les personnes qui vont au Canada sont toujours étonnées par l’accueil de ce peuple, parce que c’est quelque chose qu’ils ont en eux. A Paris, les rapports sont froids, concis. Les gens ne ressentent pas tout à fait les choses de la même façon. Ils sont peut-être un petit peu moins énervés là-bas qu’ici. Mais je fais partie des énervés donc je suis mieux ici ! 

Heureusement, quand on est petit, on ne se rend pas vraiment compte de ces choses-là. Les enfants en général n’ont pas trop de mal à s’intégrer et ont de réelles facilités d’adaptation. 

Quand j’étais très petite, je n’arrêtais pas de chanter. Je rêvais d’un métier artistique mais je ne pensais pas vraiment à la chanson. Je n’achetais pas de disques, ma seule passion était les animaux. Je me voyais donc plutôt comme monitrice d’équitation. J’ai eu un prix de chant à l’âge de dix ans au Canada. Je ne me rappelle plus pour quelle chanson. C’était une comptine, une petite chanson. L’année suivante, j’étais deuxième. J’ai injurié tout le monde. Depuis ce jour, mon caractère s’est développé dans ce sens-là ! Je suis née en colère ! J’ai commencé par le « je déteste » puis après j’ai appris  à aimer. C’est un sentiment qui ne m’a jamais quitté et qui allait  grandissant. 

 

EXTRAIT du livre : « Mylène FARMER – une grande Astronaute » –  de Yannik Provost aux Editions Edilivre.

 

 

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