Le goût de la provocation chez Mylène

Posté par francesca7 le 5 octobre 2014

 

LE RÉPUBLICAIN LORRAIN 19 NOVEMBRE 1989

Entretien avec Daniel FALLET

1989-16-aLes cheveux rouges, c’est une de vos idées ?

- Pas du tout ! Au cours d’un dîner, j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Cinéaste, musicien à l’occasion, il a écrit une chanson mais il cherchait avant tout une interprète idéale pour un premier 45-trs – c’était «Maman a Tort». En fait, c’est lui le véritable créateur de l’image Farmer.

Vous vous souvenez de vos débuts ?

- Tout à fait ! Au début, d’ailleurs, je ne pensais pas du tout à la chanson. J’étais bonne cavalière et je rêvais de faire carrière dans l’équitation. Puis j’ai fait de nombreux concours de chant. Mais, découragée, je me suis tournée vers le cinéma. Je me voyais déjà en haut de l’affiche. Je n’ai finalement obtenu que quelques apparitions dans des films publicitaires ou des petits emplois de mannequin. Pas terrible ! A cette époque, j’étais brune, les cheveux bouclés. J’avais l’air sage et ingénue. Heureusement, Laurent est arrivé !

Laurent Boutonnat, votre manager ? (sic)

- Oui. C’est lui qui a changé littéralement mon look, il m’a demandé de couper mes cheveux, de les raidir et de leur donner cette couleur roux écureuil. (la réponse de Mylène continue visiblement sur la confusion entre le manager, Bertrand LePage, et Laurent Boutonnat, nda)

C’est ce qui vous donne cette allure provocante ?

- A vrai dire, je me ‘viole’ moi-même !

C’est-à-dire ?

- J’aime la provocation. J’essaye de donner mon image à défaut de pouvoir donner mon corps !

Vous avez complètement délaissé le cinéma ?

- Pas du tout ! Après le clip « Pourvu qu’elles soient Douces », je projette un long métrage avec Laurent.

Un film provocant ?

- Je ne sais pas encore. Pour l’instant, il faut que je termine ma conquête du show-biz.

Vous effectuez actuellement votre première en province. Comment ça se passe ?

- Formidable ! Je fais une moyenne de sept mille spectateurs par concert. A Lyon, on a même dépassé les quotas habituels : treize mille personnes sont venues me voir ! La tournée compte soixante dates dans une quarantaine de villes pendant quatre mois. Je finirai en beauté à Bercy les 7 et 8 décembre prochain.

Et le public de province est-il le même qu’à Paris ?

- Exactement le même. Chaud, très chaud !

Pourquoi Bercy ?

- Je me disais : ‘Je dois y venir, sinon j’en mourrai’.

Le spectacle sera-t-il différent qu’en province ?

- Non, ce serait trop dur de changer de rythme.

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