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STAR MAGAZINE : Confessions – Interview fleuve de Mylène

Posté par francesca7 le 2 octobre 2014

 

AVRIL 1989 - Entretien avec Marc THIRION & Jean-François VINCENT

« On peut être une artiste populaire tout en cultivant un certain élitisme. »

Cet entretien est paru très partiellement et plus ou moins remanié en novembre 1988 dans le magazine Spotlight, en décembre 1988 dans Rock News et en janvier 1989 dans Podium. Quelques questions sont également reprises dans Rock Hits en mai 1989. A l’occasion de ce numéro spécial de Stars Magazine, l’interview est alors publiée dans son intégralité. En voici donc le script entier.

1989-02-cA quel moment avez-vous songé à donner une suite au clip de « Libertine » ?

- Le personnage était très fort, nous avions envie de le voir vivre plus longtemps. L’idée d’une suite n’était donc pas exclue dès le tournage de « Libertine ». Tout a ressurgi avec « Pourvu qu’elles soient Douces », même s’il était difficile, voire complexe, de greffer cette histoire autour de la chanson.

Pouvez-vous revenir sur le tournage de ce clip ?

- Nous avons passé huit jours dans la forêt de Rambouillet. Debout à cinq heures du matin et couchés le lendemain vers une heure. J’ai tenu à être présente en permanence, même lorsque je ne tournais pas.

L’équipe technique était composée de cinquante personnes, auxquelles il faut ajouter les quelques six cents figurants. C’était des engagés dans l’armée ou des appelés. Nous avons également travaillé avec un conseiller historique. C’était essentiel pour la crédibilité de tout ce qui touchait à cette époque. Il m’a appris, par exemple, que les femmes tenaient le pistolet différemment des hommes. Si ce clip a été le plus dur à tourner, il s’est révélé le plus passionnant.

Pour vous, le clip est-il un luxe ou un moyen d’imposer vos chansons ?

- Le clip de « Pourvu qu’elles soient Douces » a coûté près de 2,8 millions de francs. On peut donc parler de luxe ! Pour ce qui est de la seconde partie de votre question, je crois aujourd’hui en avoir la réponse. La chanson a démarré comme une fusée, ce qui est toujours un peu effrayant. C’est peut-être le fruit de quatre années de travail. Toujours est-il que si ce clip a enrichi la question, il n’a pas été le facteur primordial de sa bonne marche.

Ce besoin d’illustrer vos chansons en images correspond-il à la pensée de Gainsbourg comme quoi la chanson est un art mineur ?

- Non, il s’agit d’un art comme les autres. D’ailleurs, Gainsbourg a rectifié sa déclaration par la suite en affirmant : ‘Les arts mineurs sont en train d’enculer les arts majeurs’. La musique est essentielle à l’homme, comme le sont les images et les mots. Et puis, tout dépend de qui s’immisce dans cet art, hélas souvent galvaudé !

Pourquoi ce choix du XVIIIème siècle ?

- Je redécouvre aujourd’hui l’Histoire, qui ne m’intéressait guère à l’école. J’adore les costumes du XVIIIème, j’adore me projeter dans cette époque. Avec « Libertine », elle s’est imposée d’elle-même.

Vous semblez néanmoins avoir un côté passéiste…

- Vous faites allusion à mon goût profond pour les costumes, les décors ? Certes, je les aime. Je dirais que j’aime le costume pour le costume. Le fait est que je me sens mieux dans des costumes d’époque, souvent plus masculins. Les cols officiers ou les chemises à jabot, je peux tout aussi bien les porter dans la vie.

En littérature, je suis plus attirée par le XIXème siècle. Par contre, si je devais tourner au cinéma, je préférerais être projetée dans un univers antérieur.

Et l’Angleterre ?

- C’est un pays que je connais mal, j’ai donc peu de choses à en dire. Je lui préfère la culture française. Le clip est un peu ironique envers les anglais, mais pas méchant. Tout au plus souligne-t-il là le côté maniéré des anglais de l’époque !

Venons-en à la scène et au rendez-vous fixé au Palais des Sports en mai prochain…

- Je sais être attendue au virage. Les gens me pousseraient à placer ma tête sous la guillotine, mais je ne suis pas sûre qu’ils vont me la couper. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas laisser tomber la lame, mais par provocation, je l’affûte ! Rien n’est plus excitant. Monter sur scène est un projet ambitieux et ce, dans n’importe quelle salle. Dès le début, j’ai tenu à placer la barre très haut. Je ne voulais pas une salle dite ‘intimiste’. La communication avec le public est évidemment nécessaire, mais j’aime aussi l’idée de distance, d’une scène grande et profonde. La salle du Palais des Sports est celle qui a allumé en moi une petite flamme.

Il va falloir que je surprenne, je le sais. Je ne peux rien en dévoiler, mais je travaille déjà tous les jours sur la chorégraphie du spectacle. Je me suis imposée un rythme de travail draconien.

Avez-vous une idée du public qui viendra vous voir ?

- Il sera composé en grande majorité de jeunes, mais pas seulement. C’est normal, vu les thèmes abordés dans mes chansons. Ce qui prouve qu’on peut être une artiste populaire tout en cultivant un certain élitisme.

De toute évidence, il existe une envie de démolir les tabous, de se violer, soi et le public, avec des thèmes qui ne sont pas populaires. Seul Gainsbourg avait su jusqu’à présent les aborder. J’ai envie de succès, mais depuis mes débuts je n’ai fait aucune concession. De « Maman a Tort » à « Libertine », nous ne sommes pas dans le mouvement pop. D’autres facteurs rentrent d’évidence en jeu, comme la médiatisation. Une partie du public s’attache à la personnalité d’une artiste, l’autre à son image…

Êtes-vous perfectionniste dans tous les domaines ?

- Je suis en quête de perfection. C’est une faille de ma personnalité, un défaut. On peut ne pas aimer ce propos, c’est pourtant l’image transparente de mon original. Ne pas être attaquable, c’est ne pas tendre de perches.

Justement, parlons un peu de vos rapports avec la presse : vous ne la recevez qu’en échange d’une couverture…

- La couverture ou rien, c’est ce à quoi vous faites allusion ? Quand vous démarrez, on vous rappelle souvent  ce que vous n’êtes pas encore. J’ai souffert et beaucoup travaillé pendant quatre ans.   Maintenant, je suis en droit de demander quelque chose, une récompense peut-être. Pour moi, une couverture c’est magique et beau. La demander peut sembler agressif à certains : je les laisse libres de ne pas parler de moi. Ce n’estpas grave…

Auriez-vous un ego surdéveloppé par rapport aux autres artistes ?

- J’ai assurément un ego très fort, mais pour moi, c’est plus la couverture en tant qu’objet qui compte. J’ai toujours admiré l’emballage d’un cadeau. C’est vrai : je suis narcissique !

Qui est Mylène par rapport à Farmer ?

- Mylène et Farmer sont mon identité, mon nom. Le tout forme sur moi et sur ma popularité une protection. Il n’y a pas de différence entre Mylène, ma vie intime, et Farmer, ma vie professionnelle. Je suis toujours lamême, quelles que soient les situations dans lesquelles je me trouve.

Parvenez-vous à écrire pendant les périodes de promotion ?

- Je voudrais dire tout d’abord que l’écriture a été pour moi une thérapie. Je l’ai découverte seule quand je vivais mal le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Je l’ai ressenti comme un viol. Ecrire, c’est s’avouer des choses. Il m’est arrivé de rayer des phrases que ma main écrivait. Mon esprit me poussait à les retirer, je ne me sentais pas encore prête pour les révéler.

Pour en revenir à la question, je ne peux pas écrire en période de promotion car j’ai besoin d’une concentration permanente. Tout ce que je peux faire, c’est extraire des phrases de mes lectures, ou des pensées. Le plus gênant, c’est que j’arrive de moins en moins à ouvrir un livre. Pour lire, j’ai besoin de temps, de repos, comme un recueillement, ce qui m’est impossible quand je travaille beaucoup. Je parviens heureusement à dévorer un livre de temps en temps. Je vous recommande « L’Apprentissage de la Ville » et « Le Bonheur des Tristes » de Luc Dietrich. Il est mort d’une blessure de guerre alors qu’il écrivait un troisième bouquin sur les hôpitaux psychiatriques.

Vous prenez un malin plaisir à brouiller votre personnage ?

- Je n’aime pas jouer. Quand je parle, je ne joue pas. Je hais les jeux, sous toutes leurs formes. Sans doute par appréhension de perdre. De plus, je ne triche pas. Tricher, c’est mentir. La façon dont je me présente est le reflet de mes sentiments internes. La monotonie est si laide…

Dans « Ainsi Soit Je… », avez-vous l’impression de vous être entièrement dévoilée ?

1989-02-a- Oui, par rapport à une volontaire inhibition antérieure. Cet album est presque un viol organisé de ma personne, dû à des contextes, à une écriture. Ce viol était un besoin, comme celui de me dévoiler par l’écriture. J’ai l’impression d’avoir dit des choses qui m’étonnent moi-même. Sur mon premier album, je n’avais écrit que trois textes. Avec « Ainsi Soit Je… », je suis arrivée à transmettre d’autres choses, sur des thèmes que je juge inépuisables.

Vous brillez dans l’ombre du mystère de votre personne. Est-ce consciemment ?

- C’est plutôt une volonté, pas toujours affirmée, certes. Je suis dans la position suivante : avoir besoin de points couverts pour mieux me dévoiler.

Et si l’inspiration, un jour, n’était plus au rendez-vous ?

- Si je sens en moi une faiblesse, je n’écrirai plus. S’il y a une qualité que je m’accorde, c’est bien l’honnêteté.

Je n’aime pas jouer, je ne sais pas tricher.

Parlons du duo Farmer / Boutonnat…

- C’est la magie d’une rencontre dans le domaine créatif. Je crois qu’on peut parler d’une source intarissable.  Peut-être, un jour, aurons-nous besoin de nous échapper, mais pour l’instant nous ne vivons ni tension, ni fatigue. Du moins pour ce qui regarde le public…

Vous laissez volontairement planer un doute sur votre relation ?

- Je ne veux pas de jardin secret qui devienne lieu commun. Ma vie privée m’appartient, je n’ai aucune envie d’en parler. Je préfère écrire des textes. C’est de toute façon complexe : je pourrai vous dire une chose aujourd’hui et son contraire demain. Il n’est pas facile de se protéger. Quelquefois, j’éprouve même un malaise car j’aimerais répondre. Mais il existe ce barrage du journaliste et de la projection sur le public. Je suis néanmoins beaucoup moins bloquée en interview que je ne l’étais à mes débuts. C’était vraiment terrible !

Le terme de ‘Pygmalion’ employé par beaucoup pour évoquer Laurent Boutonnat vous gêne-t-il ?

- Ca me laisse indifférente. Je réponds simplement que deux personnes sont nées en même temps. Bien sûr, le terme de producteur est toujours plus magique aux yeux des gens que celui d’interprète. Mais je suis en paix avec moi-même et mon album « Ainsi Soit Je… ».

Laurent Boutonnat a su vous rendre dans vos clips à la fois pudique et provocante. Imaginez-vous quelqu’un d’autre derrière la caméra ?

- Fameux paradoxe que ma nudité dans les clips ! Elle était certainement liée à Laurent… Si demain un autre me le demandait, je ne sais comment je réagirais. Là, je savais qu’il n’y avait aucune trahison, aucune vulgarité. Laurent ne m’impose jamais rien, il y a avant tout dialogue entre nous.

Vous parlez de nudité au passé ?

- Certainement, et pourtant je n’ai aucune idée du sujet de mon prochain clip. Mais cette fois, je crois que c’est terminé !

Même pour un long-métrage ?

- C’est différent : si ça présente une utilité évidente pour le sujet, pourquoi pas ? Un corps de femme est beau s’il est bien filmé…

Mylène et l’érotisme : un fantasme ?

- Oui. J’aime l’érotisme, c’est très beau. Mais je dis non au sexe, je l’abolis. Je suis une romantique, violente et sensuelle.

Vous disiez auparavant ne pas aimer votre personne…

- Paradoxe ! Je suis propulsée dans le courant avec une étiquette ‘paradoxe’. Comme dit le proverbe : ‘Apprends à cultiver ce dont les autres se moquent’. Mais je ne le fais pas par jeu !

Êtes-vous désormais en parfait accord avec votre corps ? La fameuse question du miroir…

- Le miroir est fondamental dans ma vie. J’ai en permanence besoin de mon reflet. Il n’est pas toujours celui que j’espérais, mais il ne m’empêche pas de me jeter au devant d’une scène.

Vous êtes très attachée à la notion d’androgynie…

- Je me sens éternellement androgyne. Adolescente, j’étais une fille manquée, je rejetais toute féminité. J’ai vécu une période pas très agréable. Aujourd’hui, j’ai l’impression de changer un peu. Une transformation à la fois physique et mentale.

Une personnalité complexe se dégage de vous…

- On parle de fragilité…Elle existe certainement, mais je ne suis pas que fragilité. Je crois avoir une force de caractère masculine.

Comment vous séduit-on ?

- C’est un sujet un peu difficile à aborder. Disons que les choses immédiates me séduisent : n’importe quoi, un regard, une façon de se mouvoir…Mais je veux bien m’échapper de ce sujet…

Parlons de solitude…

- J’aime la solitude. Plus on devient un personnage public et plus on y plonge. Il faut s’y faire et l’apprivoiser.

Vous donnez l’impression de vivre en dehors du temps présent…

- Je ne me désintéresse pas de l’actualité, mais mes jouissances viennent d’ailleurs. Je refuse néanmoins l’isolement total, qui deviendrait dangereux.

Pourtant, vous évoquez la mort, le suicide…

- Des thèmes et des actes… J’ai croisé la mort sans m’en être approchée. Ca marque à vie. Je pense à une phrase d’Edgar Poe : ‘La vie est une longue tragédie dont le héros est un ver conquérant’.

Si je devais choisir, je préférerais la congélation à la déchéance physique !

Croyez-vous en la réincarnation ?

- Je voudrais bien croire à l’immortalité et à l’existence d’un dieu. J’aime cette idée d’un être supérieur. Une petite histoire me revient en tête : deux poissons sont dans un bocal, l’un d’eux demande : ‘Dieu existe-t-il ?’, l’autre répond : ‘Si Dieu n’existait pas, qui nous changerait notre bocal ?’

Croyez-vous au destin ?

- Il y a les élus et les autres… De cette élection peut naître soit une grande élévation, soit l’abîme le plus profond. Certaines choses nous sont données, à nous de les enrichir.

Et si vous n’aviez pas été Mylène Farmer ?

- Comme je suis très attirée par les singes, je dirais Diane Fossey. Elle a vécu avec les gorilles. Dans une vie antérieure, je crois avoir été une souris. Dans mes rêves, il y a souvent des souris !

Les nuits de Mylène ?

- Je ne suis pas insomniaque, mais j’ai des nuits difficiles, sans réveils subits, mais tourmentées, faites de rêves et de cauchemars. Des nuits surpeuplées. Je n’ai pas un sommeil réparateur qui me laisse fraîche et dispose le lendemain matin.

1989-02-fVotre attirance pour les animaux est-elle le signe d’une fuite du monde des humains ?

- C’est une forme de solitude, de lâcheté peut-être…Ne pas vouloir affronter la réalité des êtres. Par ailleurs, j’ai un besoin tactile de les caresser !

Le masque ?

- On rejoint ce que j’ai dit précédemment : je n’ai pas de masque qui me voile la face, même si parfois, je dois faire des efforts par rapport aux autres. J’essaie de leur faire partager le moins possible mes moments difficiles. L’artiste n’est pas seul à souffrir.

Parlons de la musique que vous écoutez…

- J’ai une attirance pour les musiques de film. En ce moment, j’écoute celle de « Mission ». J’aime aussi Moricone, John Barry, Delarue, Goldshmitt. Mais j’écoute aussi Peter Gabriel, Kate Bush, Laurie Anderson et beaucoup de classique…Mais là encore, j’ai besoin de temps, comme pour la lecture : une préparation est nécessaire…

Vous ne faites partie d’aucun courant musical, d’aucune bande d’artistes. Est-ce une volonté ?

- C’est vrai, j’ai très peu d’amis dans ce métier. Je préfère être entourée de personnes qui font un métier éloigné du mien.

Si nous terminions par vos passions ?

- J’aime les animaux, mais nous en avons déjà parlé –j’ai deux singes. J’ai plutôt des passions artistiques, j’admire tout ce qui est création. Plus jeune, j’ai pratiqué le modelage, la poterie. Le contact avec la terre est si particulier…

 

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MIDI-PIC reçoit Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 octobre 2014

 

27 MARS 1987 – Présenté par Philippe BACHMAN - FR3 ÎLE-DE-FRANCE

1987-03-aMylène retrouve une fois encore l’animateur Philippe Bachmann dans cette émission de la mi-journée. Elle interprète « Tristana » puis répond à quelques questions de l’animateur avec qui Mylène est toujours aussi détendue et spontanée.

PB : Mylène Farmer, sa nouvelle chanson : « Tristana ». Impressionnante au niveau de la chorégraphie, c’est de mieux en mieux ! (rires de Mylène) Parce que déjà tu nous avais habitués à pas mal de chorégraphies sur les anciens titres… Je te laisse reprendre ton souffle, tu remarqueras…

Mylène Farmer : Oui ! (rires)

PB : …je discute pendant ce temps-là tranquillement, parce que c’est épuisant, croyez-moi, le métier de chanteuse ! (Mylène acquiesce d’un mouvement de tête) Il ne suffit plus de chanter, il faut savoir aussi danser !

MF : Vous avez des spots qui sont très violents ici, il fait très, très chaud !

PB : Oui, oh c’est pas le seul studio où y a des spots violents, je crois de toute façon !

MF : Non !

PB : (Alors que la pochette du 45-Tours de « Tristana » est montrée à l’écran) C’est un titre qui ne ressemble pas du tout au précédent.

MF : Non, on a essayé de faire exactement le contraire, en fait, de « Libertine »…

PB : Oui…

MF : …de ne pas plagier cette chanson.

PB : Mais toujours dans la même qualité, quand même !

MF : C’est gentil ! Et puis avec une nouvelle ambiance, une nouvelle atmosphère…

PB : Oui…

MF : Et là on a pris justement un peu tout l’univers russe.

PB : Oui, alors ça tombait bien justement…

MF : Ca tombait bien !

PB : …puisqu’on va recevra dans quelques instants Igor Moïsseïev (chorégraphe russe, invité suivant de l’émission, ndlr). Cela dit, un clip en perspective, je suppose ?

MF : Oui, on va tourner je pense d’ici deux semaines. On va prendre comme décor des plaines enneigées et puis ma foi après, c’est un secret !

PB : Tu vas pas aller tourner en Union Soviétique, quand même ?

MF : J’aurais bien aimé, mais je compte faire un voyage là-bas. J’ai vraiment envie d’y aller.

PB : Vraiment envie d’y aller…

MF : Oui !

PB : Tu penses souvent, et depuis le début j’ai remarqué, souvent ‘image’.

MF : Oui.

PB : Parce que tu ne penses pas seulement à la voix, tu penses à l’image, c’est pour ça que je parlais de la chorégraphie tout à l’heure. On parle pour dans quelques mois de la sortie de disques lasers, mais audio et vidéo. Tu dois être au courant, non ?

MF : Un petit peu, mais…

PB : Qu’est-ce que tu en penses ?

MF : Pourquoi pas…

PB : Pour le métier ?

MF : Je sais pas, moi je…On parle toujours de la suppression de TV6 (chaîne essentiellement musicale supprimée trois semaines auparavant et remplacée aussitôt par M6, ndlr) et c’est quelque chose qui, moi, me tient vraiment à cœur parce que c’était une chaîne qui développait un peu autre chose…

PB : C’est vrai.

MF : …et une fois de plus c’est une chaîne qui a été enlevée. Maintenant, des disques dont vous parlez je trouve ça très bien, oui bien sûr.

1987-03-bPB : Enfin on murmure qu’il y aura peut-être une septième chaîne qui sera peut-être thématique dans le style de l’ancienne TV6.

MF : (en chuchotant) Je n’ai pas entendu les murmures ! (rires)

PB : Si, si on le dit, on le dit en tout les cas ! Bon, merci, en tout les cas, et puis on le passera, tiens, ton clip !

MF : D’accord !

PB : Na ! Merci, Mylène Farmer.

L’animateur rejoint ses invités et l’émission continue.

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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C’EST ENCORE MIEUX L’APRÈS-MIDI avec Mylène

Posté par francesca7 le 2 octobre 2014

 

9 AVRIL 1987 - Présenté par Christophe DECHAVANE

ANTENNE 2

1987-06-bEn tout début d’émission, Mylène est seule sur le plateau, assise sur une marche dos au public, en tailleur noir et cheveux maintenus par un ruban noir, pour interpréter « Au bout de la nuit ». Elle finit la chanson les yeux baignés de larme.

On la retrouve un peu plus tard dans l’émission. Elle porte alors une tenue différente (en l’occurrence un costume beige) et Christophe Dechavanne l’invite à s’asseoir à ses côtés sur le canapé et la présente à Georgina Dufoix.

Christophe Dechavanne : Mylène, venez à côté de moi ! (…) Donc, ça y est vous avez fait connaissance ?

Mylène Farmer, Georgina Dufoix…

Georgina Dufoix : Oui, oui. Moi j’ai une grande admiration pour elle depuis tellement longtemps !

Mylène Farmer : J’en ai une autre (d’admiration, ndlr) pour madame Georgina Dufoix.

CD : Voilà, si vous voulez vous pouvez vous faire quelques compliments pendant quelques secondes !

MF : C’est déjà fait ! (rires)

CD : Je suis ravi de vous avoir toutes les deux côte à côte. C’est vrai que votre chanson (« Au bout de la nuit », ndlr) était très jolie et qu’en plus c’était très touchant, voilà !

MF : Merci !

Georgina Dufoix présente ensuite une de ses amies qui est styliste et qui propose un petit défilé de ses créations sur le plateau. A l’issue de ce défilé, Christophe Dechavanne demande à Mylène quelles tenues ont sa préférence et Mylène en désigne deux en souriant (un tailleur rose à ceinture verte et une robe noir et blanc à poix à ceinture jaune).

Après plusieurs rubriques auxquelles elle n’assiste pas, on retrouve Mylène qui prend place au bar de l’émission pour la rubrique culinaire. Georgina Dufoix complimente la diététicienne Michèle Rayjal, présente sur le plateau pour parler d’équilibre alimentaire.

GD : Michèle est la vivante incarnation du fait que quand on mange bien, on est belle ! (…)

CD : Mylène ?

MF : Alors ça veut dire que je suis laide parce que j’ai une alimentation épouvantable !

CD : Qu’est-ce que vous mangez ?

MF : Beaucoup de Coca-cola, beaucoup de bonbons…

CD : (…) Beaucoup de choses sucrées, donc.

MF : Coca-cola et beaucoup de bonbons !

CD : Oui, Coca-cola c’est pas la peine de le citer douze fois !

MF : Je fais ce que je veux ! (sourire)

CD : Sinon vous mangez hamburgers, frites… ?

MF : Ca m’arrive, oui. Mais c’est vrai que j’ai une alimentation épouvantable.

CD : Mais des choses diététiques, des choses comme ça ?

MF : (rires) Pas du tout !

Michèle Rayjal présente alors une recette diététique, une mousse de pêches aux fraises et à la menthe, que Georgina Dufoix fait goûter à Mylène avant de le goûter elle-même. Christophe Dechavanne en prend également une portion, tout ça avec une seule et même cuillère !

CD : (…) Vous avez trouvé ça comment, Mylène ? Parce que vous dites rien, et quand vous dites rien… !

MF : Qu’ai-je dit ?!

1987-06-aCD : Justement, rien !

MF : Je trouve ça très bon, mais pas assez sucré ! Donc, voilà moi je rajouterai un petit peu de sucre !

CD : Oui, mais alors ça perd ses propriétés amincissantes ! Remarquez, vous avez pas vraiment besoin de mincir !

MF : Pas vraiment, non !

D’autres rubriques ont lieu sans Mylène, et on retrouve celle-ci en toute fin d’émission pour chanter « Tristana » entourée de ses deux danseuses. A la fin de la chanson, Christophe Dechavanne rejoint Mylène, accompagné de Georgina Dufoix, pour saluer les téléspectateurs.

 

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