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UN FINANCEMENT PERSONNEL DE BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 11 juillet 2014

 

Mylene-Farmer-Libertine

 

Grâce aux royalties qu’il touche depuis trois ans avec ses compositions et productions discographiques, Laurent Boutonnat crée en 1987 Toutankhamon S.A; société produisant à la fois les disques qui sortiront désormais, et les clips qu’il tournera. C’est avec ce label que l’album Ainsi soit-je sortira dans le commerce ainsi que les chansons extraites et le clip du même nom. En 1988 la production grandiose de la suite de Libertine, Pourvu qu’elles soient douces nécessite un apport de deux millions de francs que Laurent Boutonnat seul ne peut pas apporter. C’est pourquoi il s’associera pour l’occasion au producteur François Casamayou. C’est la dernière fois que Boutonnat aura besoin d’une co-production pour un de ses clips. Afin de rentabiliser sa production, plusieurs tentatives seront faites par le réalisateur afin de placer Pourvu qu’elles soient douces en avant-programme de long-métrage au cinéma. Conjointement au clip, Boutonnat a déjà pour projet la conception d’une longue tournée pour son interprète, ainsi qu’un film de long-métrage sur le spectacle. C’est pour cela qu’il crée le 19 janvier 1989 la société Heathcliff S.A.82 dont il se servira dorénavant pour produire tous ses clips, dont Sans Logique et A quoi je Sers (1989), mais aussi son prochain long-métrage : Giorgino (1994). 

Laurent Boutonnat est alors un vrai producteur indépendant à la tête de deux sociétés s’illustrant dans l’industrie musicale, que ce soit par des supports discographiques ou cinématographiques.

Domaine inconnu dans lequel il n’est pas très à l’aise, il ne s’occupera pas de la production de la tournée de 1989 qu’il confiera à la société spécialisée Tuxedo Tour. En revanche la sortie dans le commerce du double album du concert marquera la naissance le 26 octobre 1989 de Requiem Publishing, sa société d’édition phonographique qu’il détient à parité avec la chanteuse Mylène Farmer et qui éditera pendant plus d’une décennie la totalité des chansons écrites par les deux collègues.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

Publié dans Les Clips de Mylène, Mylène et Boutonnat | Pas de Commentaire »

BOUTONNAT et recherche de co-producteurs

Posté par francesca7 le 11 juillet 2014

 

 

Après des négociations avec sa nouvelle maison de disque Polydor et en échange d’une répartition particulière et avantageuse de ses royalties, Laurent Boutonnat se trouve chargé de la production exécutive et de la réalisation des clips relatifs aux chansons qu’il écrit pour la chanteuse Mylène Farmer.

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Lorsqu’en 1985 Polydor décide de sortir en 45 Tours Plus Grandir, il charge Stephan Sperry, producteur de films publicitaires, de produire le clip assez coûteux qu’il a écrit et story-boardé. C’est grâce à cet investissement que Boutonnat peut entre autres tourner sur pellicule en cinémascope, et loue pour l’occasion les studios de Stains où il fait construire un vaste décor représentant une aile de château. Les recettes relatives à la production du clip sont proportionnelles aux ventes du disque ; ce qui pour Plus grandir ne permet pas le remboursement intégral des sommes investies. 

 Pour des sociétés de production publicitaire habituées à un système de paiement relativement fiable et régulier, la production de vidéo-clips ne garantie pas obligatoirement un retour total sur investissement, leur fréquence de diffusion n’étant pas garantie. Economiquement, Laurent Boutonnat fait le pari, en faisant passer ses clips pour des œuvres à visée cinématographique, d’augmenter le nombre de leurs passages télévisés afin de faire croître les droits d’auteur, de compositeur et d’enregistrement qui lui permettront plus tard, de les produire lui-même. Lorsqu’il décide en 1986 avec Polydor de faire du clip Libertine un événement, Boutonnat cherche un producteur pouvant apporter les 46 000 Euros photo estimés que va coûter le film. Alain Grandgérard, patron de Movie-Box apporte cette somme tout en veillant sur le plateau à faire bon usage du budget en question. Les prises de vue en cinq jours de Libertine seront quatorze ans après l’objet d’un reportage télévisé79 où Grandgérard parle entre autres des scènes d’intérieur tournées de nuit afin de maximiser le temps de tournage, du casting amateur fait dans les boites de nuit de la capitale et de la décoration approximative du château de Ferrières pour que le XVIIIe siècle soit rendu le mieux possible à l’image.

Après une avant-première le 18 juin 1986 réservée à la presse, Alain Grandgérard s’occupera avec

Boutonnat des premières organisées au cinéma le Mercury des Champs-Élysées. Le bouche-à oreille fonctionne alors plus que bien, et la recette de cette semaine d’exploitation permet à Movie-Box de couvrir largement la somme mise en jeu pour le clip qui ne s’élevait finalement qu’à 38 000 Euros80. A cela s’ajoute un bénéfice d’image car si Libertine n’était pas le premier clip au monde réalisé sur pellicule 35 mm; ce fut le premier d’après nos recherches à être exploité officiellement en salles de cinéma. Six mois après la sortie du clip Libertine, Laurent Boutonnat réalise Tristana toujours grâce à Movie Box avec le même système de financement et de tournage. L’équipe partira pour l’occasion trois jours dans le Vercors pour tourner les extérieurs sensés représenter la Russie et louera encore les studios de Stains en Seine-Saint Denis pour les plans d’intérieur. Fin 1987, Alain Grandgérard ne suit plus Laurent Boutonnat sur ses projets qui se démarquent du caractère divertissant de leur travail commun. C’est la productrice Claudie Ossard qui produira le clip Sans Contrefaçon, assez loin du simple divertissement apparent auquel consistaient les deux précédents. Loin des duels au pistolet et des histoires d’amour romanesques, Sans Contrefaçon extrapole Pinocchio en le plaçant avec onirisme sur une plage bretonne en hiver. Habituée des projets cinématographiques difficiles,

Claudie Ossard met tous les moyens en œuvre pour faire de Sans Contrefaçon le clip poétique et

particulier que Laurent Boutonnat souhaite voir.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

Publié dans Mylène et Boutonnat | Pas de Commentaire »

 

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